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24 septembre 2022 6 24 /09 /septembre /2022 16:18

 

Le 10 septembre cette année, était  fêtée la mi-automne. La date ne cette fête varie selon les années, puisque les fêtes suivent un calendrier soli-lunaire (le 15ème jour du 8ème mois lunaire)  et non notre calendrier classique.

La « fête de la mi-automne » (zhōngqiū jié) est aussi appelée « fête de la lune », car le 15ème jour de la 8ème lune, la lune est pleine, particulièrement brillante, plus ronde, et plus belle que les autres jours de l'année (quand on peut la voir!).

La pleine lune est symbole de réunion familiale, ainsi cette fête est aussi appelée "fête de la réunion".

 

PHOTO Xiao Long

 

Une légende (entre d’autres...) court sur cette nuit de la mi-automne, la légende de Chang'e (ou Heng-e 姮娥) :

Autrefois, la Terre était entourée de 10 soleils illuminant tour à tour la Terre. Un jour, les 10 soleils apparurent en même temps et occasionnèrent sècheresse et ébullition des mers!

Hou Yin, courageux et habile archer, décrocha du ciel avec ses flèches 9 soleils! Il sauva ainsi la terre et...devint roi! Mais il se comporta comme un tyran et vola l'élixir de longue vie de la Reine Mère céleste, il voulait régner éternellement. Mais, c'est son épouse Chang'e qui le but pour sauver la Terre des lois tyranniques de son mari.

 Chang'e sentit alors son corps flotter dans l'air et s'envola jusqu'à la lune. On dit qu'en observant bien la lune, on peut apercevoir Chang'e dans son palais de jade, Guanghangong (廣寒宮)

Sur la lune, vivrait également un lapin apothicaire et pour cette raison  de nombreuses images représentent Chang’e accompagnée d’un lapin blanc.

On dit aussi que cette fête remonterait à la dynastie des Tang (618-901). Les frontières du nord étaient régulièrement attaquées, l’empereur Li Shimin donna l’ordre au général Li Ning de mettre un terme à ces agressions. Il revint victorieux le 15e jour du 8e mois de l’année. On dit que c’est pour célébrer cette victoire, qu’un gâteau rond comme la lune fut créé…

Ainsi traditionnellement pour la fête de la mi-automne, on mange des gâteaux de lune (yuè bǐng ) et les anciens racontent aux plus jeunes des histoires sur la lune.

Ces gâteaux (que l'on trouve aisément toute l'année à Paris 13ème – c’était notre pause publicitaire) sont parfois fourrés à la purée de graine de lotus, à la noix de coco, au pavot, à la pâte de haricot rouge, aux dattes… et décorés sur le dessus de sinogrammes ou de symboles de bon augure.

On en trouve aussi fourrés avec un œuf de cane. L’œuf, bien au centre du gâteau, n’est pas sans rappeler la lune bien sûr !

À Hong Kong , ces pâtisseries symbolisent aussi le soulèvement contre les Mongols au XIVème siècle : pendant le conflit, les rebelles communiquaient en dissimulant des messages dans les gâteaux de lune (ancêtres des « biscuits chinois » à proverbes ?). Les Hongkongais fabriquent pour l’occasion des milliers de lanternes de toutes formes avec lsquelles on déambule pour égayer les soirées.

Xiao Long s'y connait bien en gâteaux de lune!!! Et les expérimente chaque année avec plaisir…

Pour déterminer scientifiquement lequel aura vos préférences, il vous faudra malheureusement… tous les goûter !

Parlons encore un peu de 中秋 zhōngqiū jié !

Cette fête est également très populaire au Japon, où l’on mange alors des mochi, à base de pâte de riz gluant (et c’est très bon, même si, a priori, le terme « riz gluant » ne fait pas envie…)

Au Laos aussi, ainsi qu'au Vietnam, la lune est fêtée avec chants et danses et autres réjouissances...

 

PHOTO Xiao Long

Cette fête est une des plus importantes en Chine avec celle du nouvel an et celle des bateaux dragons. Les défilés de dragons d’ailleurs ne sont pas absents de cette fête de mi-automne :

En 2012 , un dragon de 67 m de long, décoré de baguettes d’encens (fumer ne tue pas les dragons !) circulait dans les rues du village de Tai Hang.

Cette coutume remonte au jour où, il y a plus d’un siècle, un typhon ravagea le village. Les habitants durent, en plus, tuer un vilain python qui en avait profité pour s’installer là et dévorer leurs bêtes. Et, pour faire bonne mesure, une épidémie de peste se déclara!

Le devin interrogé décréta que ce python était le fils du roi Dragon : pour que l’épidémie cesse, un immense dragon de paille couvert d’encens fut construit par les villageois qui le firent danser trois jours durant pour se faire pardonner… Et cela a fonctionné à merveille: la peste disparu !

 Comme pour le jour de l’an, la télévision chinoise propose un grand gala qui souvent dure plus de deux heures pour que la fête soit complète.

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 16:51

 

Connaissez-vous les "portes de lune"? Je suis d'accord, on connait mieux les gâteaux de lune, mais, bon... Tout ne peut pas se manger!

Dans les jardins chinois si bien pensés et aménagés, il est bien rare de ne pas trouver au moins une "porte de lune" 月亮 yuèliàng mén. Il s'agit d'une simple ouverture ronde pratiquée dans un mur.

Car le jardin chinois est conçu comme une œuvre d'art avec ses vides et ses pleins, ses avant-plans, ses arrière-plans… et doit offrir au regard sans cesse de nouvelles perspectives. On ne voit jamais l'ensemble du jardin. On aperçoit une chose, puis une autre... y déambuler est une découverte permanente. C'est un cheminement...

Des fenêtres ajourées, des portes, des pagodes, des étangs, des recoins où s’arrêter et se poser, transforment le jardin en mini-univers où les yeux découvrent à chaque pas un nouveau "tableau" et l'on passe ainsi de scène en scène, de la "forêt de bambous" aux "montagnes" ou au "lac"... Car ces éléments, eau, pierre et végétaux sont incontournables.

Comme une estampe sur rouleau qui ne dévoile que très progressivement l'œuvre créée, un jardin chinois vous mène de surprise en surprise.

PHOTO Xiao Long

 Cet élément d'architecture, la porte de lune,  marque clairement et symboliquement le passage dans un autre "monde" , ce n’est pas une coupure, c’est une ouverture.

Lorsqu'on franchit la porte, parfaitement ronde, on en forme soi-même le centre. On retrouve ici l'influence de la philosophie taoïste, où l'homme s'intègre à l'univers, où il est une partie de la nature.

Cette porte ronde comme une pleine lune est pour certains une allusion au renouvellement incessant, au cycle de la vie, à la renaissance ou encore au cercle familial, union et force… Les symboles sont comme toujours nombreux et chacun pourra y adhérer selon sa sensibilité…

 Traditionnellement, il semble que les portes de lune n’étaient cependant pas parfaitement rondes, seul le haut de la porte représentait un demi-cercle, le bas avait la forme d’un rectangle et elles n'avaient pas de seuil. Ce grand rectangle à la base du cercle devait marquer l’équilibre entre Ciel et Terre, l’équilibre entre yin et yang.

Le jardin chinois n'est pas l'œuvre du hasard, tous les éléments sont choisis pour leur signification symbolique. Le jardinier en est le créateur et doit respecter l'équilibre naturel. Le promeneur n’aura plus qu’à se laisser guider et profiter de cet univers miniature, un petit paradis, un jardin préservé et abrité, protecteur…

Cette jolie "porte" ronde, sans porte (!), représente encore un avantage : personne ne pourra la claquer sur votre nez !

 

PHOTO Xiao Long

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE SYMBOLES
13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 13:56

 

                   C'est toujours la grosse question qui empêche de dormir (Non, même pas?!): "Qui a inventé le Tàijí quán alors?"

Ce serait plus simple de dire qui a inventé le téléphone ou qui a inventé le fil à couper le beurre (encore semble-t-il ne pas l'avoir inventé... pas malin!).

 Et il est toujours aussi délicat, lorsqu'on s'aventure sur ces sentiers,  de savoir où commence le conte, où s'arrête l'histoire véridique. Sans doute pourrait-on trouver un proverbe chinois pour affirmer que " Pratiquer sans curiosité, c'est pratiquer l'esprit libéré"?

Mais Xiao Long est un dragon curieux (et un curieux dragon aussi !).

Quoiqu’il en soit, quelques noms sont à connaitre …

La belle histoire de Zhāng Sānfēng

  ...  Il est dit que Zhāng Sānfēng (张三丰 , entre dyn. Song et début dyn. Ming ?), retiré dans la solitude de sa cabane et récitant les Classiques, fut interrompu soudain par un cri étrange.

A pas feutrés, il se dirigea alors vers la fenêtre, il se pencha et vit un oiseau, une grue. Immobile, elle scrutait un serpent lové au pied de l'arbre où elle avait bâti son nid.

L'oiseau tout à coup, poussa un cri et vola vers le serpent, gonflant ses plumes, battant des ailes, cherchant à le piquer avec son bec. Le serpent se dérobait toujours à ses attaques, esquivait, ondulait, ses glissements sinueux, fluides, en spirale le rendait insaisissable.

Zhāng Sānfēng décida de se rapprocher pour les observer, mais lorsqu'il atteignit le pas de la porte, l'oiseau et le serpent avaient disparus...

Avait-il rêvé?

C'est ainsi, dit-on, que Zhāng Sānfēng posa les principes fondateurs de ce qui deviendra le Tàijí quán: la souplesse prime sur la rigidité, le mouvement continu sur le mouvement saccadé, l'absorption sur la force de l'adversaire.

 

PHOTO Xiao Long

Le serpent et l'oiseau sont opposés et complémentaires, on peut y voir l'image du  Yin et du Yang, ils peuvent symboliser les arts martiaux internes et externes et bien d’autres choses encore...

Il existe évidemment  bien des versions et des variantes de cette histoire, on dit même que ce moine taoïste n'a peut-être jamais existé, mais la légende est belle et pleine d'enseignements et il n'y a pas que les enfants qui aiment les histoires...

Il serait le fondateur de l’école des arts martiaux du mont Wudang.

 

Nos origines :

Chén Wángtíng (陈王庭, 1600-1680) semble bien être celui qui crée le Tàijí quán, même s'il n'existe encore aucune théorie du Tàijí quán sur le papier, la technique est bien là ! Il se serait inspiré d’un ouvrage militaire d’un général (dyn.Ming).

Passionné d'arts martiaux et de littérature, Chén Wángtíng associe sa connaissance des techniques de santé, de la philosophie taoïste, de la stratégie militaire (il était commandant des garnisons du comté de Wenxian) pour inventer une nouvelle boxe caractérisée par des mouvements souples et fluides, combinés à de puissantes explosions de force.

A la recherche du mouvement logique et efficace, il crée  quelques enchaînements (7 formes dit-on, une 108, un enchainement « poing canon », et encore 5 autres qui auraient été oubliés).

Tous les principes de base sont là: technique martiale, technique de respiration, circulation énergétique dans les méridiens, alliance Yin Yang...

 Mais il faudra encore attendre un siècle avant que Wáng zōngyuè, 王宗岳, ne pose par écrit la théorie du Tàijí quán dans un traité (Tàijí quán lùn, 太極拳論 ).

Le style Chen, dont découle le style Yang, est toujours largement pratiqué, mais demande une bonne condition physique si on veut réaliser fidèlement les mouvements vrillés, les sauts, les fājìn (explosions de force), les postures basses...

PHOTO Xiao Long

 

Le théoricien :

Wáng zōngyuè (1736-1796) est natif du Shanxi, il aurait vécu sous le règne de Qiánlóng,.

Selon les sources Wáng zōngyuè aurait fait halte à Chénjiāgōu et aurait appris son art auprès de la famille Chén... On affirme parfois qu’il aurait été le maître de Jiang Fa. D’autres documents attestent qu’il aurait, dans son vieil âge, été professeur dans sa propre école de Luoyang en 1791. On dit aussi qu’il aurait été actif encore en 1795 à Kaifeng… Difficile de s’y retrouver.

Une chose est sûre cependant: son livre le " Tàijí quán lùn ", autrement dit le "Traité sur le Tàijí quán ", a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette discipline. Cette œuvre en constitue le fondement théorique, puisque pour la première fois des textes définissent la pratique de cette « boxe du faîte suprême ».

Sa thèse s’inspire avant tout du : Yì jīng, le bien connu « Classique des Mutations », le plus ancien traité divinatoire du monde, qui doit permettre à celui qui le consulte, de mieux comprendre l’ordre de l’univers, la situation qu’il vit lui-même et peut l’aider à prendre une décision, à déterminer sa conduite pour vivre en harmonie avec la Nature.

Au début, il y a le wújí,  l’indifférencié, qui existe depuis toujours.

C’est le moment où dans la forme l’individu est statique : on est calme, on existe simplement, le poids est réparti également sur les deux pieds, il n’y a ni avant, ni arrière, ni gauche, ni droite, ni intérieur, ni extérieur.

De cette immobilité naît le mouvement. L’énergie circule dans le  dān tián  bien qu’il n’y ait pas d’action. C'est le Tàijí .

 

PHOTO Xiao Long

Dès le premier mouvement le Yin se sépare du Yang. Ils se distinguent dans la droite et la gauche, le haut et le bas, l’avant et l’arrière.

 Ainsi se dessinent les 5 déplacements (wǔ bù, comme dans wǔ bù quán le petit enchainement que beaucoup d'entre vous connaissent... mais si, vous connaissez...) correspondants aux 5 éléments (wǔ xíng)) : le feu avance , l’eau recule , le bois regarde à gauche , le métal prend garde à droite , la terre occupe le centre.

        Les déplacements s’orientent selon 8 directions (bā guà ) les 8 points cardinaux. On obtient les 8 portes (bā mén) qui correspondent à 8 techniques: parer (Peng), tirer (Lu), presser (Ji), pousser (An), emmener vers le bas (Cai), déraciner vers le côté (Lie), coup de coude (Zhou), coup d’épaule (Kao). C'est bien, vous n'avez pas perdu le nord...

Bref, c'est Wáng zōngyuè qui pose sur le papier les bases théoriques du Tàijí quán!

 

Quand le Tàijí quán s’adoucit :

Yáng lùchán (1799-1872) est connu comme le fondateur du Tàijí quán, de style Yang. Il n'a donc pas créé le Tàijí quán, puisqu'il apprit lui-même les techniques dans la famille Chén.

On dit que travaillant au service de cette famille, il apprit en secret les techniques en espionnant les cours de Chén.  Découvert, il fit une démonstration de ce qu'il savait et Maitre Chén aurait été si impressionné qu'il aurait décidé de le prendre parmi ses élèves!

Plus tard, il se rendit à Běijīng enseigna à ses propres élèves puis à partir de 1850 (dynastie Qing),  enseigna à la famille impériale et à quelques membres  de la garde impériale mandchoue...

Toujours vainqueur des défis qu'on lui proposait, on le surnomma "l'invincible"!

Il fit évoluer la pratique, retira les "explosions de puissance"( fājìn), et réserva  dans un premier temps l’apprentissage de ses techniques à quelques initiés.

Ce style n'a cessé d'évoluer, d'où l'existence d'écoles différentes, de pratiques différentes, de la "gymnastique santé" au ... martial.

Les pratiquants d'arts martiaux japonais ont pour coutume de saluer la photo du Maitre avant de commencer le cours: si nous devions en début de séance saluer un Maitre, ce serait sans Yáng lùchán puisque nous travaillons le style qui porte son nom... même si ses formes ont évolué au fil du temps et que les écoles se sont multipliées...

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN CULTURE
16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 14:50

Quoi de plus naturel que de manger avec des baguettes (non, la bonne réponse n’est pas « manger avec une fourchette » !) ?

Mais, c’est une arme double qu'il faut apprendre à manier, si l’on veut espérer attraper quelque chose avec.

 

Ce n’est pas une invention récente : Elles nous viennent de la Dynastie Shang (XVIème-XIème avant J-C) et leur usage se répand largement au IIIème siècle, toujours avant J-C!

 

Pourquoi ?

 

Il existait alors un impôt (eh oui, déjà!!!) sur le fer, si bien que les familles ne possédaient le plus souvent qu'un wok et un couteau. Les autres ustensiles étaient en bambou, en bois  ou en porcelaine... Que ne ferait-on pas pour payer moins d’impôts !

Bien sûr, il existe aussi une légende pour expliquer l’utilisation des baguettes :

On raconte qu'un Empereur chinois fit interdire couteaux et fourchettes (?) de peur d'être assassiné et que l'on inventa alors les baguettes afin de ne pas manger avec les doigts...

 

Une autre histoire attribue à Yu le Grand cette invention:

Cet Empereur mythique, fondateur de la première dynastie chinoise des Xia était si impatient de manger la viande qui mitonnait dans le pot, qu'il arracha deux branchettes d'un arbre dont il se servit comme d'une pince afin de ne pas se brûler les doigts...

 

Une autre légende circule encore: il s'agirait de Zhou, un roi chinois, qui, craignant pour sa vie faisait goûter ses plats par sa concubine favorite (en plus!). Le plat étant trop chaud, celle-ci retira deux baguettes qui retenaient  sa chevelure pour manger... (D'où l'expression "cheveu sur la soupe"??) La coutume s'installa dans le pays.

 

PHOTO Xiao Long

 

Plus prosaïquement, il semble que les baguettes aient été préconisées par Confucius, considérant couteaux et fourchettes comme des symboles de violence (des armes blanches ?!) alors que les baguettes ne reflètent que gentillesse et bienveillance, la nourriture arrivant déjà découpée sur la table...

Tout le travail de découpe se fait lors de la préparation des plats, ce qui n’est pas le cas chez nous. Cela évite d’avoir à découper une pauvre bête une fois à table ! Et permet une meilleure digestion puisque on ne peut pas avaler d’énormes morceaux.

 

A vous de choisir votre version... Il y en a certainement d'autres tout aussi surprenantes!

 

Mode d'emploi:

Les baguettes chinoises sont longues, à bouts cylindriques: à ne pas confondre avec les baguettes japonaises plus courtes, à bouts pointus. Le mode d'emploi est rarement livré avec ...

 

Bien utiliser les baguettes demande une certaine pratique. Il existe plusieurs techniques, dont la plus simple consiste à :

1. Placer les deux baguettes dans le creux formé par le pouce et l'index de la main droite ou de la main gauche pour les gauchers.

2. Fermer la main sans forcer de manière que les baguettes soient soutenues dans le haut par le pouce. Majeur, annulaire et auriculaire viennent automatiquement se placer autour des baguettes. L'auriculaire doit soutenir la baguette se trouvant vers le corps. Cette baguette est également soutenue par la partie inférieure du pouce, qui exerce une légère pression.

La deuxième baguette repose légèrement sur le majeur. Elle est en plus maintenue par l'index et l'extrémité du pouce. Seule la baguette du haut est mobile. En recourbant légèrement l'index, le majeur et le pouce, il est maintenant possible de saisir des petites bouchées comme vous le feriez avec une pince.

 

PHOTO Xiao Long

 

Code dans la pratique périlleuse des baguettes:

 

Certaines règles sont connues déjà des utilisateurs de couverts classiques:

 

Il ne faut pas utiliser ses baguettes pour pousser les plats, ne pas les agiter en tous sens en discutant, ni les pointer vers quelqu'un, ne pas farfouiller dans le plat pour trier les morceaux, ne pas prendre un plat dans la main qui tient les baguettes, ne pas lécher ostensiblement ses baguettes...

On évitera aussi de tambouriner sur la table avec (comportement des mendiants qui prient pour de la nourriture), de les faire tomber (porte malheur...).

On espèrera tomber sur des baguettes de longueur égale sans quoi on risque fort de rater son avion, son train, son bateau... et on ne plante pas ses baguettes dans le riz! (cela ressemble trop aux bâtons d'encens que l'on plante dans le sable des brûle-parfums).

 

Si les baguettes sont croisées, l'affaire se complique: ce peut être pour signifier que l'on a fini et que l'on attend l'addition, certains y voient le malheur, d'autres une invitation romantique... Dans le doute...

Il semble que jeter ses baguettes par la fenêtre lors d’un mariage est une manière de souhaiter aux mariés une abondante descendance. (NB : viser bien la fenêtre et vérifier qu’il n’y a personne qui passe par là !)

 

On ne pose pas ses baguettes sur le bol (sinon, on signifie que le repas n'était pas terrible...), mais à côté.

On évite également de se gratter la tête avec (!) ou de s’en servir de cure-dent (pour ce faire, il y a des … cure-dents).

 

Bien, on va s'arrêter là, sinon, vous serez tellement occupé à penser à ce qui se fait ou ne se fait pas avec des baguettes que vous n'aurez plus d'appétit...

 

 

Des chiffres:

De nos jours, 30% de la population mondiale mange avec des baguettes, 30% avec des couverts et 40% avec les doigts (Vive les hamburgers et les sandwiches !)...

J'aimerais beaucoup savoir comment on a pu compter tout ça... Avec un boulier peut-être?

 

PHOTO Xiao Long

 

Déforestation ?

On n’aime guère se servir des baguettes déjà utilisées et lavées, on leur préfère les baguettes jetables. Résultat, on consomme en Chine plusieurs millions de tonnes de bois car 80 milliards de paires de baguettes sont mises à la poubelle chaque année. La Chine est le premier consommateur  et importateur de bois au monde.

Pour freiner cette consommation massive, on veut inciter les Chinois à utiliser des couverts.

 L’alternative est de renouer avec certaines traditions et de porter sur soi, dans un étui, ses propres baguettes. On est ainsi toujours prêt  - arme au poing pour ainsi dire-  en cas de petit creux. Et, avantage non négligeable, cela vous épargne le casse-tête (chinois) des baguettes (chinoises)  attachées ensemble qu’il faut casser proprement, ce qui est rarement le cas !

Bref, dégainer ses baguettes persos hors d’un bel étui, c’est quand même plus classe que de s’acharner sur deux malheureux bouts de bois qui n’ont pas l’intention de vous laisser manger !

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 14:47

Nous avons déjà brièvement abordé le sujet, mais il mérite un petit détour supplémentaire !

 

"Zhuangzi rêva qu'il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Zhuangzi .

Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Zhuangzi.

Il ne savait plus s'il était Zhuangzi qui venait de rêver qu'il était papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Zhuangzi."

 

Ce "rêve" de Zhuangzi, date du IVème siècle avant notre ère et fait partie d'un recueil de contes allégoriques, de fables, de paraboles qui contiennent tout l'esprit du Tao.

Le Zhuangzi, 莊子, est une des œuvres majeures du taoïsme avec le Dao de jing (Lao Zi).

Même les experts ne savent pas d’ailleurs lequel de ces ouvrages a précédé l’autre, mais ce n’est pas forcément le plus important dans cette histoire… ce sont des textes incontournables de toute façon.

 

Et comme souvent pour des œuvres aussi anciennes, certains pensent qu’il s’agirait de textes écrits par Zhuangzi – mais pas que !  Il y aurait aussi d’autres auteurs, ce serait une sorte de « compil », le fait qu’il s’agisse de petites saynètes autour d’une même thématique va dans ce sens…

Zhuangzi cependant a bien existé, né dans l’Etat de Song (Henan), il a vécu à l'époque des Royaumes Combattants dans le royaume de Chu. Il aimait la nature. Petit fonctionnaire (surintendant du jardin d’arbres à laque), il décline l’offre du roi de Chu d’occuper un poste très en vue et se retire loin de la cour pour vivre de la vente des sandales en paille qu’il tresse, puis voyage à travers les états sans rechercher succès, renommée ou richesse.

 

Ce recueil rassemble donc de petites histoires qui ne sont pas dénuées d’humour, le ton y est parfois un peu provocateur. Il est agréable à lire, et nous laisse pensif !

 

Il invite l'homme au Wuwei, un non-agir qui ne signifie pas passivité (rien à voir avec une petite sieste postprandiale sous un arbre, les doigts de pieds en éventail – par ailleurs, c’est un très gros effort d’avoir les doigts de pieds en éventail, je vous assure : essayez !), mais plutôt conformité de l'action à la nature des choses et des êtres.  

Certains textes montrent combien la connaissance humaine est limitée. La logique, les raisonnements poussés à l’extrême , peuvent devenir pervers et sont des leurres. Souvent l’histoire se clôt sur un non sens patent qui n’est là que pour nous faire prendre conscience d’une autre vérité. Où est la frontière entre le rêve et la réalité ? Où est la frontière entre la connaissance et l’ignorance ? Est-ce déterminant ?


 

PHOTO Xiao Long

 

"Le rêve du papillon" est sans doute le passage le plus connu du Zhuangzi et pose la question de la nature de la réalité...

Dans notre volonté de tout contrôler, nous scindons la réalité, ce qui nous donne l’impression de mieux la maitriser. Nous oublions ce qu’est l’expérience immédiate –et donc incontrôlable.

 L’unité avec le Dao ne peut être atteinte que par le détachement, la quiétude (contraire de l’inquiétude !), ne pas se demander où cela nous mène, mais simplement suivre.

« L’homme authentique » qui atteint cet état est le sage par excellence, invincible, rien ne le touche. (NB : ce nom « homme authentique » est souvent utilisé dans la dénomination de mouvements de formes de Dao Yin Yang Sheng Gong »)

 

Si vous voulez  butiner plus, il vous suffit de voleter tranquillement, de vous poser chez  votre libraire et de chercher "Le rêve du papillon", de Tchouang Tseu (et oui, une autre transcription!!!), par exemple aux éditions Albin Michel, collection "spiritualités vivantes".

 

 Quel intérêt pour nos pratiques :

 Ben, oui, nous ne sommes que des humains et nous cherchons à savoir en quoi ces lectures nous apportent quelque chose (on peut aussi régler le problème autrement et se dire que, si toute connaissance est vaine, ce n’est pas la peine de passer un weekend sur cette œuvre… Mais, bon, c’est un peu facile ça !!!)

 

Deux idées peuvent êtres pertinentes :

Que faisons-nous en Tui shou ? Adhérer, coller, suivre…, se détendre, être présent à l’action qui se fait, ne pas s’opposer directement… Avez-vous remarqué comme les idées préconçues se prêtent peu au Tui shou ? Si vous partez avec l’idée que vous allez faire ceci ou cela, c’est-à-dire que vous partez en voulant contrôler ce qui va se passer, en général, il n’en sort rien de bon (rien du tout même !)

Il vaut mieux s’adapter et ne rien imposer. C’est très Zhuangzi tout ça !!!

 

Dans un autre texte de ce recueil « Le boucher de Ding », il est question des artisans dont le savoir-faire est si ancien qu’il en devient une seconde nature, il devient instinctif et leur pratique est en accord total avec la nature. L’art acquis, nous sommes dans le « sans effort », le lâcher-prise.

 Nous sommes des artisans en Tai ji quan, lorsque nous pratiquons, notre esprit est libre, nous sommes plus instinctifs que « raisonnés ».

Bon, je vois les sourires en coin d’ici… On est d’accord, ça ne vient pas tout de suite, d’ailleurs le boucher dit : « Au début, je ne voyais que le bœuf ; à présent mon esprit opère plus que ma vue » …

Et nous au début, nous sommes focalisés sur les détails, ce  qui disperse notre pensée et ne permet pas à notre forme d’être fluide. Mais au fil du temps…

 

 Bref, il ne faut pas croire que ces « vieux » textes soient dépassés. Il y a bien des sujets de réflexion pour les soirées d’hiver ou … les siestes d’été au frais au milieu de cette nature simple et en perpétuelle mutation.
 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans DES PAGES et DES IMAGES CULTURE
25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 12:36

 

La première Impératrice chinoise se nommait  Wǔ Zétiān, 则天 (la seule d’ailleurs, car les femmes ne pouvait exercer le pouvoir dans le système impérial que de façon temporaire (en temps que régente) et ne pouvaient pas porter le titre « d’Empereur ».

 

 

Et pourtant, Wǔ Zétiān fonda la dynastie Zhou (la seconde), se réclamant de l’antique dynastie Zhou.

 Cet «  esprit sage » régna sous le nom d’ « Empereur Shengshen » Shèngshén huángdì, 聖神皇帝), de 690 à 705, année de sa mort : elle avait alors 81 ans !

Son père, Wu Shiyue (武士彠), devenu duc de Taiyuan en remerciement de ses actions militaires, eut trois filles de sa seconde épouse qui lui avait été « attribuée » par l’empereur, parmi elles : Wǔ Zétiān. N’étant donc pas issue d’une grande famille aux glorieux ancêtres, rien ne semblait la prédestinée à devenir Impératrice.

 

PHOTO Xiao Long

 

Comment s’y prendre pour devenir Impératrice ?

 

Wǔ Zétiān entra par la petite porte : vers l’âge de 12 ans, elle est introduite dans le « harem » de l’Empereur Táng Tàizōng (deuxième Empereur de la dynastie Tang).

Une anecdote bien connue raconte que l’Empereur Taizhong  avait un cheval appelé « Lion », il était sauvage et personne n’arrivait à le contrôler ; la belle Zétiān se proposa de dominer la bête si on lui donnait un fouet de fer, un marteau de fer et une dague. D’abord, elle aurait fouetté le cheval, puis s’il refusait toujours d’obéir, elle se proposait de le frapper avec le marteau et s’il se montrait toujours rebelle de lui trancher la gorge.

Tout en finesse…

 

On dit que le prince héritier, futur Empereur Táng Gāozōng  s’intéresse à elle.

Tàizōng décède et elle doit entrer au monastère comme toutes les autres veuves de l’Empereur…

Comme dans les bons films, les intrigues de palais vont bon train, et les jeux d’influence sont monnaie courante.

La première épouse de Gāozōng, toujours sans enfant et craignant d’être supplantée par la seconde épouse, souhaite conserver son « poste » et connaissant l’inclinaison de son époux pour Wǔ Zétiān , elle organise sa sortie du monastère. C’était l’occasion rêvée !

 

Elle était vraiment  très belle dit-on, on dit aussi qu’elle n’était pas particulièrement tendre… Elle fait tranquillement son chemin au gré des intrigues et grimpe dans la hiérarchie. Son influence sur l’Empereur s’accroit aussi au grand dam de la première épouse !

 On raconte que son premier enfant était une fille, qu’elle l’étouffa de ses mains et fit porter le chapeau à la première épouse, ce qui lui permit de prendre sa place !

 

Elle use de son influence pour discréditer les épouses gênantes qui freinent son ascension. Et la voilà, à 32 ans, première épouse de Gāozōng  …

 

La santé de l’Empereur n’est pas des meilleures et Wǔ Zétiān, dissimulée derrière un rideau participe largement aux affaires de l’État ! Et elle sait prendre de bonnes décisions dans de nombreux domaines (philosophique, agricole, militaire… Elle fit aussi beaucoup pour le statut des femmes.) et on ne peut mettre en doute l’efficacité politique de cette femme d’action que rien n’arrête.

 

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Pour mener à bien ses projets, rien n’est exclu… Elle se débrouille pour éliminer les conseillers et  ministres encombrants, le premier fils héritier meurt un peu empoisonné, le second un peu assassiné, le troisième docile et toléré un temps, sera remplacé par son jeune frère… de toute façon, dans son testament l’Empereur  sous le charme de son épouse, exigera qu’elle reste chargée des affaires de l’État !

 

Oui, mais…

 

Elle n’est qu’une femme et une femme ne peut être Empereur…

Pour être acceptée, elle soutient le bouddhisme.

Elle fait bâtir des temples et une immense statue de Bouddha. On raconte qu'elle a  participé à la traduction d’un des ouvrages les plus importants du bouddhisme chinois. Elle dépêcha même des émissaires en Inde afin de ramener en Chine le manuscrit complet. 

En retour, les moines ont déclaré que le pouvoir divin avait été accordé à Wǔ Zétiān, ce qui légitimait donc son pouvoir. Leur aide a été essentielle.

 

PHOTO Xiao Long

 

En dehors de ces activités politiques (qui furent nombreuses, elle lança de nombreuses réformes) Wǔ Zétiān possédait quelques  qualités littéraires : elle écrivait aussi des poèmes et un bon nombre de ses poèmes ont d'ailleurs été rassemblés dans deux recueils «  Poèmes de Tang » et « Essais de Tang ». Elle avait bénéficié d’une éducation très complète et l’époque Tang est une période où les femmes étaient assez libres.

 

Pour « s’amuser » et voir Wǔ Zétiān: Film « Detective Dee »

 

 

 

 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 19:20

 

2021, c'est l'année du Buffle de Métal, qui a commencé le 12 février 2021 et durera jusqu'au 31 janvier 2022. Puis en 2022, l'année du Tigre suivra et devrait être plus dynamique… Mais nous n’en sommes pas là !

 Revenons à notre Buffle. (Je dis Buffle, d’autre disent Bœuf ou même Vache… Restons un peu branchés Asie, restons sur Buffle !)

 

PHOTO XIAO LONG

Le buffle domestique est un animal très présent dans la culture asiatique. Le buffle est également une figure associée au bouddhisme. C’est un animal ambigu, puisqu'il est passé de l'état sauvage à l'état de servitude et les dix tableaux du « dressage du buffle » sont un thème iconographique bouddhiste connu pour nous faire réfléchir à l’art d’apprivoiser l’essentiel… en maitrisant nos émotions, en accédant à l’apaisement

 

Un bref rappel pour se situer dans les animaux :

Le buffle occupe la deuxième position dans le zodiaque chinois. Les 12 animaux du zodiaque sont: le rat, le buffle, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.

La légende (déjà maintes fois racontée…) en résumé :

 Le buffle se leva tôt pour arriver le premier aux pieds de l’Empereur de Jade et gagner le privilège d’être le premier animal du zodiaque. Il ne voyait aucun inconvénient à se réveiller très tôt et il entama la traversée du fleuve en toute confiance.

Une fois sur la rive, le buffle court vers le palais de l'Empereur de Jade et pense bien être seul… et pourtant, arrivé devant l’Empereur, le rat qui s’était placé sur l’oreille du buffle pour effectuer la traversée sans se mouiller les pattes, se précipita au pied du souverain et gagna  - assez peu loyalement - la première place.

Voilà comment le buffle devint le deuxième animal du cycle zodiacal!

Animal besogneux, placide,  patient, le Buffle est synonyme de force, flexible et obéissant, il ne devrait avoir aucun mal à suivre  les règles établies, car le Métal, élément associé, évoque les règles, les contraintes… Comme il n’aime pas la foule, il n’aura pas la tendance à se rapprocher trop de ses congénères, la distanciation sociale sera respectée 😊

Et les contraintes, en cette période particulière Covid, on connait ! Et ce sera plus facile de s’y plier 😊

La prononciation du mot « buffle »  niú ressemble à celui du mot  « tourner » en mandarin 扭  niǔ  et comme l'expression « renverser la tendance » est devenue très populaire, car tous espèrent que les choses vont changer… certains font le rapprochement!

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6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 16:52

 

PHOTO XIAO LONG

 

Si on connait bien le grand panda avec son pelage blanc et noir, le petit panda n’est pas si connu que ça … sauf peut-être par ceux qui voguent et naviguent avec Firefox ?

 

Animal emblématique de la province du Sikkim, il est un porte-bonheur au Bhoutan où le panda roux est considéré comme la réincarnation de moines bouddhistes, (la couleur de sa fourrure est semblable à la toge des moines !).

La première trace écrite connue sur le Petit panda se trouve dans un rouleau chinois du XIIIe siècle qui représente une scène de chasse … déjà ! Il ne fait pas bon avoir une belle fourrure !

PHOTO XIAO LONG

Originaire de l'Himalaya et du Sud-Ouest de la Chine, ce petit panda vit  en altitude (entre 2 200 et 4 800 m !) ce qui explique sa  fourrure épaisse, y compris sur la plante des pattes. Petit Dragon l’envie… des semelles intégrées bien chaudes pour l’hiver… Il ne risque rien, ce petit panda, ni par temps de neige, ni par les belles gelées qui sévissent dans les régions où il est implanté. Il est super équipé, puisque grâce à ses griffes fortes et  courbes, il peut saisir les branches d'arbres même étroites, les feuilles et les fruits. Il a un « faux pouce », comme le panda géant, qui est en réalité une extension de l'os du poignet. Ce «sixième doigt» lui sert en fait de pouce opposable. Il sait descendre un arbre tête la première, il fait pivoter sa cheville pour contrôler sa descente, c'est une des rares espèces grimpantes à en être capable (d’autres descendent aussi tête la première, mais sans pattes pivotantes !).

 Il préfère les forêts montagneuses et  surtout celles qui ont de vieux arbres et des sous-bois denses de bambous, leur repas de prédilection…

 

PHOTO XIAO LONG

C’est quoi un panda ?

Pour certains,, le mot « panda » serait une anglicisation de poonya qui signifie  « mangeur de bambou » (comme le panda géant, le petit panda ne peut pas digérer la cellulose et doit donc consommer un grand volume de bambou pour survivre même s'il peut se nourrir de petits mammifères, d'oiseaux, d'œufs, de fleurs et de baies.).

Son nom chinois est  小熊猫  (xiǎoxióngmāo) c’est à dire « petit ours-chat» ! Son surnom est hǔo hú (火狐), renard de feu… firefox !

...

Le panda roux, quand c’est le moment,  rassemble des matériaux, comme des broussailles, de l'herbe et des feuilles, pour construire…  un nid ! un arbre creux ou une fissure rocheuse font l’affaire, et Madame construit même plusieurs nids, car elle déplace fréquemment les jeunes (de 1 à 4) , d'un nid à l'autre.

La durée de vie  d'un panda roux se situe entre huit et dix ans, mais peut aller jusqu'à 14 ans. On a peiné à le classer: différent des ours ou des ratons-laveurs, on a décidé de lui créer sa propre famille, celle des Ailuridés.

L’effectif exact de la population actuelle de pandas roux dans la nature est inconnu, mais on estime qu’il reste moins de 10000 individus et que cette population décroît à cause de la réduction de son habitat (exploitation forestière …), mais également à cause du braconnage, ou encore de la consanguinité (du fait de la fragmentation de leur habitat, les populations de pandas roux se trouvent isolées les unes des autres).

Il a disparu déjà  des provinces chinoises du Guizhou, Gansu, Shaanxi, et Qinghai.

Et manque de chance au Népal, certains shamans utilisent sa peau et sa fourrure pour leurs robes de cérémonie : le panda roux est considéré comme un animal protecteur qui préservera son porteur des attaques des mauvais esprits…et les shamans ne connaissent pas la fourrure acrylique !

    En Inde, certains utilisent la queue du panda roux comme un talisman. En Chine, dans la province du Yunnan, un chapeau en fourrure de panda roux est censé porter bonheur au jeune marié…

Bien sûr, des mesures de préservation sont prises dans ces pays , mais sa situation reste bien fragile…

 

PHOTO XIAO LONG

 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 14:52

 

Pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un jardin et qui , les malheureux, ne connaissent donc pas les plaisirs du désherbage, du ratissage, de la tonde et autre exercice de taille ... Xiao Long, qui vient de fêter fin mars ses 11 ans, a une pensée émue et ... vous offre un peu de printemps et de nature...

 

PHOTO XIAO LONG
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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 10:56

 

Difficile en ce moment de à côté de l’actualité… on parle en ce moment beaucoup de masques sanitaires et le Petit Dragon s’est demandé pourquoi le port de ce masque en avis est aussi populaire alors que chez nous, nous aurions plutôt tendance à regarder d’un sale œil celui qui le porte.

Le nombre de personnes qui portent un masque chirurgical au Japon  et dans  les pays d'Asie comme la Chine, la Corée… est surprenant pour des Occidentaux qui dramatisent et n’apprécient pas  le port de masques. En Asie, avoir une bonne partie du visage caché par le masque sanitaire ne pose aucun problème.  Cet usage serait ainsi apparu progressivement après la pandémie de grippe espagnole en 1919, qui aurait causé plus de 400.000 morts.

 

 

 Les premières apparitions des masques chirurgicaux dans la rue étaient dues à la politesse japonaise élémentaire. Des personnes qui ne se sentaient pas bien mais qui voulaient tout de même se rendre à leur travail ou sortir, se sont mises à porter des masques pour que leurs germes ne contaminent pas les autres. Des études (Xiao Long n’a pas plus de précisions)  montrent ainsi qu'il réduirait de 80% le risque de contagion.

C’est une simple marque de respect et d'hygiène. Il faut avouer que chez nous, il semble trop souvent normal d’aller et venir sans précautions particulières et on a trop souvent tendance à distribuer généreusement, et avec insouciance, autour de soi ses germes et virus…

Alors que, pourtant, lorsqu’on peut le faire, c’est bien en se reposant chez soi que l’on récupère le mieux et il serait souhaitable non seulement de prendre soin de soi mais aussi des autres qui n’ont pas forcément envie d’être atteints à leur tour. Il y a bien des activités que l’on peut suspendre momentanément, sans que cela porte préjudice à qui que ce soit.

Si renvoie tant de monde porter ses masques en Asie, cela ne signifie pas pour autant qu’il soit tous malades ! Cool!

Depuis d’autres raisons expliquent leur popularité.  L’utilisation de  masques a presque triplé en dix ans et le marché japonais du masque rapporte quelques  230 millions de dollars par an.

Certains (surtout des jeunes) portent des masques pour s’isoler et rester dans leur bulle. Selon le psychologue Jun Fujikake, il existe une obsession de communication indirecte grâce à la technologie (lorsqu’on porte masque, écouteurs sur les oreilles et téléphone dans la main, c’est qu’on ne recherche pas forcément la discussion avec autrui…). On peut aussi ainsi être plus neutre et ne pas montrer ses émotions !

Il y a aussi le port du masque  en hiver pour garder son visage au chaud. Il remplace l’écharpe sur le nez ? S’il fait très froid ou en cas d'air sec, porter un masque permet de ne pas respirer l'air "directement" et évite d'irriter sa gorge ou d'attraper froid.

Il y a la prévention des allergies printanières. Les pollens au Japon  sont très puissants, de février à fin mai  ils circulent en abondance et de nombreux Japonais sont allergiques.

Il y a la version antipollution, pour se protéger de nombreuses particules en suspension. Et en scooter ou deux roues de tous poils, très répandus en Asie, ce n’est pas négligeable (sans parler des insectes percutés à grande vitesse ! Pauvres insectes !)

Il y a le port de masque « esthétique » : se montrer en public sans maquillage ou non rasé n’est pas très correct, alors on se camoufle un peu… (Peut être la mode des « barbes » est-elle née de la non utilisation de masque ?)

 

Les masques peuvent devenir des accessoires de mode ! L'écrasante majorité des masques vendus sont blancs, mais on en trouve aussi de plus farfelus.Un grand nombre d’entreprises lancent sur le marché tout un choix de jolis modèles de masques, toutes les couleurs sont possibles, différentes formes aussi, ainsi que des imprimés (Hello Kitty pour les enfants par exemple ou des dents de vampires…)

Le fabricant de cosmétiques T-Garden a créé le Flavour Mask , tout beau, tout rose (gnarff ! pour les filles du coup ?), il répand un agréable parfum de framboise.

Il existe donc de nombreux fabricants de masques et il s'en vend un peu partout, notamment dans les konbini (supérettes) ou encore les 100¥ Shops.

Bien, nous n’en sommes pas là… même si nos grandes villes sont bien polluées, nos pollens bien actifs et nos virus et autres  bien présents. Si vous voulez vous y mettre en tout cas, je vous conseille celui avec un panda ou encore le joli rose clair avec des nounours sur les oreilles ! Si, il faut oser!!

 

 

 

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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