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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 15:22
https://www.amazon.fr/

 

Nous les connaissons sous le nom de "boules chinoises", mais aussi de  «保定健身球» Baodìng Jianshen Qiu (mais c’est bien sûr !) ou encore de balles d’harmonie ... ou de santé ... ou même de qi gong… Elles sont souvent présentées dans un beau coffret et sont décorées.

Gadget ou tradition qui perdure ?

 Les boules chinoises  sont des objets traditionnels chinois qui aident, selon la médecine chinoise, à se détendre et à faire circuler les énergies dans le corps. Les boules chinoises sont fabriquées depuis plusieurs siècles …

Sous les Song déjà, il existait des boules en pierre pleine. Elles servaient semble-t-il de récompense. C’est à partir des Ming (entre 1368 et 1644) que ces boules se sont répandues et ont été produites en fer. Il en existe aussi en bois !

Bao Ding (保定  Bǎodìng) est  le nom de la ville où ces boules sont fabriquées (Hebei). La production de ces boules à Bao Ding ne s’est interrompue qu’en 1937, lorsque les Japonais s’emparent de la ville.

En 1955, la production reprend pour s’interrompre à nouveau en 1966 lors de la révolution culturelle. En 1981, enfin, la ville peut reprendre son activité. On vante dès lors les mérites de ces boules et l’on insiste sur leurs nombreuses propriétés bienfaisantes pour le corps et l’esprit.

Les boules en pierres sont des sphères pleines en onyx, marbre ou jade. Silencieuses, elles sont lourdes et froides et permettent ainsi de calmer plus efficacement les énergies yang dit-on. La manipulation des boules chinoises en pierre est rendue plus facile grâce à leur surface lisse.

Les plus connues sont les boules chinoises en métal, conçues en fer plaqué argent, elles  sont creuses. À l’intérieur, on trouve des lamelles sonores qui déclenchent un son très doux lorsqu’on les utilise. Les boules chinoises en bois ne sont pas aussi répandues. Néanmoins, certains amateurs les préfèrent et s’y tiennent.

 

Comment ça marche ?

C’est très simple : on prend deux boules dans la paume d’une main et on essaye de les faire tourner dans le sens des aiguilles d’une montre au creux de la paume. Ce sont les doigts qui travaillent et font avancer la boule point. Après les avoir tournées quelques minutes dans un sens, il faut faire tourner les boules dans l’autre sens. Rien de compliqué !

Enfin, ce n’est pas compliqué de le dire ! Cela peut devenir plus compliqué de le faire… nos doigts ne sont pas toujours aussi souples qu’on pourrait l’imaginer, et surtout notre dextérité n’est pas la même s’il s’agit de la main droite de la main gauche.

Ces exercices sont donc très intéressants pour développer l’agilité de nos mains. Ensuite, utiliser les boules chinoises vous permet d’améliorer votre circulation sanguine. La pratique détend les muscles et les tendons, évite les engourdissements de la main et prévient les risques d’arthrose ou de rhumatismes. C’est également un travail de coordination très amusant (bon, peut-être pas pour tout le monde... On s’amuse comme on peut !)

Le mieux est de choisir un environnement calme et de prendre son temps. Ces exercices peuvent être très relaxants… Il faut savoir cultiver la patience ! Il ne s’agit pas en effet de contracter les doigts, ou de se crisper, ou de se mettre à jurer parce que ces satanées boules ne veulent pas tourner ! On reste cooooooool !

Du point de vue de la médecine traditionnelle chinoise…

Le Qi, l’énergie, circule dans tout le corps grâce aux méridiens. Cette énergie nourrit nos organes. Si cette circulation se fait correctement, alors, pour les Chinois, nous sommes en bonne santé. Pour prévenir les maladies, il est essentiel que le Qi circule librement, sans blocage.

 

 

 

Les mains, ainsi que les pieds d’ailleurs, sont des zones importantes pour la circulation énergétique car on n’y trouve un ensemble de points réflexes qui correspondent à nos organes. Donc s’exercer avec des boules chinoises permet un vrai massage énergétique puisque les boules vont appuyer sur certains points clés.

Si les énergies circulent librement, votre mental et vos émotions seront aussi harmonisées. Les exercices avec les boules chinoises sont aussi une forme de lâcher prise (on a dit « lâcher prise », mais pas lâcher la boule !).

 

https://medecinechine.com

 

Une vidéo pour commencer en douceur…

 Une autre vidéo : Bon ! Ok ! C’est de la pub pour Greg…

 Mais ça vaut le coup d’œil !

 Désolée, y’a pas de sous-titres…. Mais on comprend tout quand même !

Donc ...  à partir de la rentrée, on fera nos taolu avec une paire de boules chinoises dans chaque main !!! Vous avez l’été pour vous initier…

A savoir :

En 1985, la première compétition de boules chinoises s’est déroulée à Bao Ding ! Donc … même dans ce domaine, on peut être « compétitif » !!!

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6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 16:52

 

PHOTO XIAO LONG

 

Si on connait bien le grand panda avec son pelage blanc et noir, le petit panda n’est pas si connu que ça … sauf peut-être par ceux qui voguent et naviguent avec Firefox ?

 

Animal emblématique de la province du Sikkim, il est un porte-bonheur au Bhoutan où le panda roux est considéré comme la réincarnation de moines bouddhistes, (la couleur de sa fourrure est semblable à la toge des moines !).

La première trace écrite connue sur le Petit panda se trouve dans un rouleau chinois du XIIIe siècle qui représente une scène de chasse … déjà ! Il ne fait pas bon avoir une belle fourrure !

PHOTO XIAO LONG

Originaire de l'Himalaya et du Sud-Ouest de la Chine, ce petit panda vit  en altitude (entre 2 200 et 4 800 m !) ce qui explique sa  fourrure épaisse, y compris sur la plante des pattes. Petit Dragon l’envie… des semelles intégrées bien chaudes pour l’hiver… Il ne risque rien, ce petit panda, ni par temps de neige, ni par les belles gelées qui sévissent dans les régions où il est implanté. Il est super équipé, puisque grâce à ses griffes fortes et  courbes, il peut saisir les branches d'arbres même étroites, les feuilles et les fruits. Il a un « faux pouce », comme le panda géant, qui est en réalité une extension de l'os du poignet. Ce «sixième doigt» lui sert en fait de pouce opposable. Il sait descendre un arbre tête la première, il fait pivoter sa cheville pour contrôler sa descente, c'est une des rares espèces grimpantes à en être capable (d’autres descendent aussi tête la première, mais sans pattes pivotantes !).

 Il préfère les forêts montagneuses et  surtout celles qui ont de vieux arbres et des sous-bois denses de bambous, leur repas de prédilection…

 

PHOTO XIAO LONG

C’est quoi un panda ?

Pour certains,, le mot « panda » serait une anglicisation de poonya qui signifie  « mangeur de bambou » (comme le panda géant, le petit panda ne peut pas digérer la cellulose et doit donc consommer un grand volume de bambou pour survivre même s'il peut se nourrir de petits mammifères, d'oiseaux, d'œufs, de fleurs et de baies.).

Son nom chinois est  小熊猫  (xiǎoxióngmāo) c’est à dire « petit ours-chat» ! Son surnom est hǔo hú (火狐), renard de feu… firefox !

...

Le panda roux, quand c’est le moment,  rassemble des matériaux, comme des broussailles, de l'herbe et des feuilles, pour construire…  un nid ! un arbre creux ou une fissure rocheuse font l’affaire, et Madame construit même plusieurs nids, car elle déplace fréquemment les jeunes (de 1 à 4) , d'un nid à l'autre.

La durée de vie  d'un panda roux se situe entre huit et dix ans, mais peut aller jusqu'à 14 ans. On a peiné à le classer: différent des ours ou des ratons-laveurs, on a décidé de lui créer sa propre famille, celle des Ailuridés.

L’effectif exact de la population actuelle de pandas roux dans la nature est inconnu, mais on estime qu’il reste moins de 10000 individus et que cette population décroît à cause de la réduction de son habitat (exploitation forestière …), mais également à cause du braconnage, ou encore de la consanguinité (du fait de la fragmentation de leur habitat, les populations de pandas roux se trouvent isolées les unes des autres).

Il a disparu déjà  des provinces chinoises du Guizhou, Gansu, Shaanxi, et Qinghai.

Et manque de chance au Népal, certains shamans utilisent sa peau et sa fourrure pour leurs robes de cérémonie : le panda roux est considéré comme un animal protecteur qui préservera son porteur des attaques des mauvais esprits…et les shamans ne connaissent pas la fourrure acrylique !

    En Inde, certains utilisent la queue du panda roux comme un talisman. En Chine, dans la province du Yunnan, un chapeau en fourrure de panda roux est censé porter bonheur au jeune marié…

Bien sûr, des mesures de préservation sont prises dans ces pays , mais sa situation reste bien fragile…

 

PHOTO XIAO LONG

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 15:48

 

Le  1er juin va faire date : Beijing a décidé de pénaliser une série de comportements jugés "non civilisés" afin d'améliorer l'hygiène générale dans les lieux publics en pleine pandémie.

Nous pourrions nous aussi nous pencher sur la question d’ailleurs, surtout lorsqu’on connait par exemple le sous équipement de la majorité des écoles en lavabos, savon(s), essuie-main-quand il y en a-,  toilettes et j’en passe… Car, nous qui sommes si prompts à critiquer les autres pays sur leur hygiène, sommes-nous plus propres ? No comment !)

 

https://img.aws.la-croix.com

La Chine, qui enregistre officiellement sur son sol  fin avril plus de 82.000 personnes contaminées au Covid-19 et 4.632 décès, a été le premier pays touché par la maladie. Les chiffres sont ce qu’ils sont, et ce, dans tous les pays… d’autant plus que tout le monde ne « compte » pas la même chose…

Au travail comme à l'école, la Chine dépiste à tout-va (car… ils ont des tests -eux-).

Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes passent un test de dépistage dans le pays où le Covid-19 a fait son apparition à la fin de l'an dernier (ce n’est pas hier…).

La cellule de crise du gouvernement, présidée par le Premier ministre Li Keqiang, a appelé la semaine dernière à des efforts redoublés pour tester la population, car les cas importés sont nombreux. Les laboratoires pharmaceutiques multiplient dans tout le pays les lignes de production de tests à l'acide nucléique, dont l’efficacité certes est mise en cause par certains – ceux qui ne les produisent pas ? Il est pourtant important de  pouvoir repérer  les cas asymptomatiques, les personnes qui peuvent transmettre le virus, sans même savoir qu'ils sont eux-mêmes infectés.

 

https://img.aws.la-croix.com

 

Dans la province du Zhejiang , une méga-école privée a lancé un méga-dépistage :  pas moins de 20.000 élèves et enseignants ont été testés depuis le 13 avril. Séparés par un intervalle d'un mètre cinquante, les élèves se voient administrer le test dans la cour de récréation. Il est interdit aux élèves de rentrer en classe tant que le test n'est pas négatif. Chez le géant de l'internet Sina, toute  une pièce du siège à Beijing  est réservée  au dépistage. Les employés peuvent s'y rendre en cas de doute. Ailleurs dans la capitale, un service «drive» permet de passer le test sans même sortir de sa voiture (car… ils en ont, eux ! Oups, déjà dit…). A Guangdong (Canton), plus de 30.000 chauffeurs de taxi y sont passés en début de semaine, ainsi que 208.000 élèves et enseignants.

Mais revenons à nos moutons (qui n’ont pas besoin de masque – que nous n’avons pas non plus d’ailleurs… Mais dans la patrie du système D, on n’a qu’à s’en fabriquer un tout seul…).

Désormais, éternuer ou tousser sans se couvrir le nez ou la bouche et ne pas porter de masque en public en cas de maladie font  partie d'une nouvelle liste d'infractions dans la capitale chinoise  et donc, amende à la clé (on pourrait faire pareil ? et se cotiser ensuite, grâce aux sous récupérer pour se payer des … tests ?).

La nouvelle réglementation impose également d'installer des marquages pour la distanciation sociale dans les lieux publics.

Les dernières règles encouragent par ailleurs la police à signaler les infractions graves, qui peuvent affecter le "crédit social" d'une personne. Les comportements « non civilisés » sont par exemple : cracher en public, jeter n'importe où des détritus, promener des chiens sans laisse et fumer dans les lieux où cela est interdit.

Les citoyens sont priés aussi de faire attention à leur tenue et de "s'habiller proprement": le « bikini de Beijing » est donc malvenu… Quand la chaleur  de l'été arrive, de nombreux hommes exposent leurs ventres (quelle qu’en soit l’apparence… et apparemment le ventre rebondi a plus la côte que les tablettes de chocolat !!! En réalité, elles sont à l’intérieur !).

https://www.sadanduseless.com

Ces messieurs flânent l’abdomen découvert, il s’agirait d’une habitude  prise pour faire « respirer » le corps… pour montrer que l’on est bien nourri aussi … Donc, désormais, on redescend son tee-shirt si on ne veut pas être pénalisé.

https://www.sadanduseless.com

 

 

 

 

 

 

 

La Chine a mis en place ces dernières années un  système de "crédit social" : il accorde des points aux "bons" citoyens qui respectent les règles et autrui et empêche les indélicats de prendre le train, l'avion, ou d'effectuer une réservation d'hôtel. Le métro à Beijing a ainsi annoncé en mai dernier qu'il avait commencé à enlever des points aux voyageurs qui mangent à l'intérieur des rames.

Bon, nous sommes d’accord, tout n’est pas plus vert ailleurs… mais, on pourrait au moins y prendre ce qui est bien. Petit Dragon trépigne (c’est la saison, un fond de colère, printemps, Foie…)  quand il voit que certaines personnes, certains pays, ont de bonnes idées et sont efficaces, mais que toutes ces choses se perdent parce que chacun pédale dans son coin et  que les méandres administratifs étouffent les initiatives potentielles.

 

 

Faites attention à vous, protégez-vous et protégez aussi les autres. Rien n’est vraiment important dans nos activités quotidiennes habituelles. Il n’y a qu’une chose qui soit essentielle : la vie !

https://www.icone-gif.com/

 

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 17:04

 

Il y a plusieurs façons de faire face aux crises…. Improviser au coup par coup, attendre que ça se passe, ou bien réfléchir et prendre des mesures efficaces !

Dans de nombreux pays, l’école est arrêtée pour cause d’épidémie et on sait qu’une reprise risque fort d’entrainer une deuxième vague d’épidémie (les adultes sont nombreux à intervenir dans une école, enseignants, personnels d’entretien, aides…), et de nombreux parents ont recours aux … grands-parents pour garder ou venir chercher les enfants si besoin…). Difficile de ne pas propager les germes et virus divers.

 

Taiwan a eu une idée pour protéger ses élèves et leurs familles…

Chaque enfant désinfecte ses chaussures et ses mains dès l’entrée dans l’école et un garde prend leur température avant de les laisser entrer. En classe, les élèves sont bien séparés les uns des autres grâce à une barrière jaune qui cloisonne l’espace autour de chaque enfant, comme on le voit par exemple à l'école élémentaire de Dajia à Taipei, capitale du pays.

 

 

 

Les enfants portent tous un masque en cours et mangent à leur table derrière la protection qui leur permet d’ôter leur masque en toute sécurité.

C’est le directeur de l’école Li Chung-hui qui a eu cette idée peu onéreuse : pour cette protection en plastique il faut compter 1,50 euros! Un simple coup d'éponge avec un désinfectant suffit pour les nettoyer lorsque les élèves sont partis.

Taiwan n’a fait état que de 50 cas avérés et 6 décès. Mais l’ile est

en état d’alerte depuis le début pour éviter une expansion de la contamination et a réagi rapidement avec des mesures drastiques . Le port du masque est généralisé (mais –comme ailleurs en Asie- n’est pas nouveau !) et on en fabrique sur place, ainsi que des tests d’ailleurs. Les personnes suspectées d'être malades et  celles revenant de l'étranger restent 2 semaines confinées. L'accès aux tests est très facile, ce qui permet d'écarter rapidement les individus atteints pour éviter la propagation.

 

 

Depuis le 1er avril, tous les passagers des trains et des bus interurbains doivent s'équiper de masques, le  contrôle de température est systématique dans les gares, aéroports et ports du pays. Les personnes avec plus de 38° C de température ne peuvent plus se déplacer…

Ces photos viennent du reportage proposé par SABC news  que l’on trouve sur youtube

https://www.youtube.com/watch?v=UctrZMeVn_A

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 10:25

 

L’auteur :

Chi Zijian est née en 1964 près de Mohe dans la province de Heilongjiang, où elle réside toujours.Sa grand-mère aimait raconter des histoires  et ce sera une grande source d’inspiration pour ses écrits, ainsi que la nature et les gens autour d’elle. Elle a publié de nombreux livres depuis 1985. Elle décrit les choses du quotidien, les choses les plus banales avec une grande simplicité et une belle poésie qui nous fait participer à cette nature omniprésente dans la vie des Evenki.

Elle a obtenu,  en 2008, le grand prix Mao Dun pour ce roman « Le Dernier Quartier de la lune ». Elle est le seul écrivain à avoir obtenu trois fois le prestigieux prix Lu Xun, grand prix littéraire national !

 Le titre :

Le titre original est « « La rive droite de l’Argun » (额尔古纳河右岸》), cependant le traducteur italien et le traducteur anglais ont choisi de donner un autre titre à ce roman en s’inspirant des dernières pages du roman, une dernière partie très brève, en forme d’épilogue, intitulé « Croissant de lune ».

La vieille femme, restée seule, contemple la lune… (non, Xiao Long ne vous dira pas tout !) :

« Je lève la tête pour regarder la lune, et il me semble voir un renne blanc courant vers nous ; et quand je le regarde à nouveau, je le vois s’approcher de plus en plus, comme si ce pâle croissant de lune était en train de tomber sur terre… »

https://zhuanlan.zhihu.com

 

Le roman :

Il nous raconte la saga des Evenki, ces nomades éleveurs de rennes qui vivent sur la rive droite de la rivière Argun qui, avec ses 900 kilomètres, sert de frontière entre Chine et Russie et qui près de Mohe, la ville la plus au nord de la Chine, rejoint la Chika pour former le fleuve Amur (Heilonjiang en Chinois) qui, sur 1600 kilomètres, matérialisera la frontière.

 

wikimedia .org

La narratrice a quatre-vingt-dix ans et a été l’épouse de deux chefs de clan Evenki. Elle nous conte sa vie et celle de son peuple.

Les Evenks sont  30000 en Chine  et 35000 en Russie. Ils constituent en Chine l’un des 55 groupes ethniques. Ils ont toujours vécu avec des rennes. Ces précieux animaux vont librement avec leurs grelots et reviennent au matin au camp.

 Chi Zijian a passé les 17 premières années de sa vie dans la région de Mohe  avant d’aller à Beijing à l’université, et elle connait les tribus Orogen et Evenki. L’exploitation de la forêt, commencée dans les années 1960, déséquilibre le mode de vie des Evenki et de leurs rennes et voilà que les autorités essaye de les sédentariser en Mongolie Intérieure ce qui ne va pas sans problèmes...

Pour les Evenki la nature se respecte et les animaux aussi, même s’ils doivent chasser pour subsister. Ils sont plus que proches de cette nature, ils fusionnent avec elle, ils savent l’exploiter sans détruire ou épuiser les ressources.

Bien sûr, tout n’est pas rose dans ce roman, les antipathies, les rivalités existent. Les Evenki sont humains ! Et en plus,  l’h(H)istoire ne les épargne pas : l’occupation japonaise et le Mandchukuo, arrivent jusqu’à eux. L’opposition entre communistes et KMT, la réforme agraire, la famine du Grand Bond en avant, la Révolution Culturelle et les exactions des gardes rouges, tout cela crée des incidents parfois graves mais ne change pas fondamentalement leur mode de vie. Ce n’est que l’exploitation de plus en plus intensive de la forêt qui va créer la rupture.

Et pourtant dans ce roman, pas de grands couplets sur « les grands méchants détruisent notre nature »… C’est au contraire la vie qui est au centre de tout, la vie de tous les jours avec ses aléas, ses joies, ses peines et toujours le réconfort que procure la nature omniprésente qui est simplement là, belle, majestueuse, rude parfois…

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 10:56

 

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Difficile en ce moment de à côté de l’actualité… on parle en ce moment beaucoup de masques sanitaires et le Petit Dragon s’est demandé pourquoi le port de ce masque en avis est aussi populaire alors que chez nous, nous aurions plutôt tendance à regarder d’un sale œil celui qui le porte.

Le nombre de personnes qui portent un masque chirurgical au Japon  et dans  les pays d'Asie comme la Chine, la Corée… est surprenant pour des Occidentaux qui dramatisent et n’apprécient pas  le port de masques. En Asie, avoir une bonne partie du visage caché par le masque sanitaire ne pose aucun problème.  Cet usage serait ainsi apparu progressivement après la pandémie de grippe espagnole en 1919, qui aurait causé plus de 400.000 morts.

 

 

 Les premières apparitions des masques chirurgicaux dans la rue étaient dues à la politesse japonaise élémentaire. Des personnes qui ne se sentaient pas bien mais qui voulaient tout de même se rendre à leur travail ou sortir, se sont mises à porter des masques pour que leurs germes ne contaminent pas les autres. Des études (Xiao Long n’a pas plus de précisions)  montrent ainsi qu'il réduirait de 80% le risque de contagion.

C’est une simple marque de respect et d'hygiène. Il faut avouer que chez nous, il semble trop souvent normal d’aller et venir sans précautions particulières et on a trop souvent tendance à distribuer généreusement, et avec insouciance, autour de soi ses germes et virus…

Alors que, pourtant, lorsqu’on peut le faire, c’est bien en se reposant chez soi que l’on récupère le mieux et il serait souhaitable non seulement de prendre soin de soi mais aussi des autres qui n’ont pas forcément envie d’être atteints à leur tour. Il y a bien des activités que l’on peut suspendre momentanément, sans que cela porte préjudice à qui que ce soit.

Si renvoie tant de monde porter ses masques en Asie, cela ne signifie pas pour autant qu’il soit tous malades ! Cool!

Depuis d’autres raisons expliquent leur popularité.  L’utilisation de  masques a presque triplé en dix ans et le marché japonais du masque rapporte quelques  230 millions de dollars par an.

Certains (surtout des jeunes) portent des masques pour s’isoler et rester dans leur bulle. Selon le psychologue Jun Fujikake, il existe une obsession de communication indirecte grâce à la technologie (lorsqu’on porte masque, écouteurs sur les oreilles et téléphone dans la main, c’est qu’on ne recherche pas forcément la discussion avec autrui…). On peut aussi ainsi être plus neutre et ne pas montrer ses émotions !

Il y a aussi le port du masque  en hiver pour garder son visage au chaud. Il remplace l’écharpe sur le nez ? S’il fait très froid ou en cas d'air sec, porter un masque permet de ne pas respirer l'air "directement" et évite d'irriter sa gorge ou d'attraper froid.

Il y a la prévention des allergies printanières. Les pollens au Japon  sont très puissants, de février à fin mai  ils circulent en abondance et de nombreux Japonais sont allergiques.

Il y a la version antipollution, pour se protéger de nombreuses particules en suspension. Et en scooter ou deux roues de tous poils, très répandus en Asie, ce n’est pas négligeable (sans parler des insectes percutés à grande vitesse ! Pauvres insectes !)

Il y a le port de masque « esthétique » : se montrer en public sans maquillage ou non rasé n’est pas très correct, alors on se camoufle un peu… (Peut être la mode des « barbes » est-elle née de la non utilisation de masque ?)

 

https://imall.com/product

Les masques peuvent devenir des accessoires de mode ! L'écrasante majorité des masques vendus sont blancs, mais on en trouve aussi de plus farfelus.Un grand nombre d’entreprises lancent sur le marché tout un choix de jolis modèles de masques, toutes les couleurs sont possibles, différentes formes aussi, ainsi que des imprimés (Hello Kitty pour les enfants par exemple ou des dents de vampires…)

Le fabricant de cosmétiques T-Garden a créé le Flavour Mask , tout beau, tout rose (gnarff ! pour les filles du coup ?), il répand un agréable parfum de framboise.

Il existe donc de nombreux fabricants de masques et il s'en vend un peu partout, notamment dans les konbini (supérettes) ou encore les 100¥ Shops.

Bien, nous n’en sommes pas là… même si nos grandes villes sont bien polluées, nos pollens bien actifs et nos virus et autres  bien présents. Si vous voulez vous y mettre en tout cas, je vous conseille celui avec un panda ou encore le joli rose clair avec des nounours sur les oreilles !

Pour ce qui est de la dernière image, Petit Dragon vous prévient : la coiffure va avec !

 

https://en.vogue.me

 

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 09:44

 

« Pèlerins des nuages et de l'eau », voilà un titre tout à fait de saison ! C’est le nom d’une œuvre de l'artiste japonais Torao Yazaki, sur lequel il est bien difficile d’avoir des informations.

 

PHOTO XIAO LONG

 

Né en 1904 à Paris semble-t-il ; il y serait décédé en 1988…. Cette « petite » sculpture de bronze a été créée en 1971. Elle représente des pèlerins, bouddhistes, et trône dans le bois de Vincennes à proximité du lac Daumesnil, du centre bouddhiste Kagyu-Dzong et de la pagode de Vincennes.

Le patriarche, assis en tailleur, est encadré de  six  pèlerins zen dont sur un large pavé de bronze, un pieux à sa gauche, en prière de la manière la plus respectueuse, un autre agenouillé à droite derrière le maître, quatre sont debout derrière, l’un tête nue et les trois portant de grands chapeaux de paille, qui les abritent de la pluie et du soleil...

 

PHOTO XIAO LONG

 L'un des côtés du socle en pierre porte le nom de l'œuvre « Unsui Gunzo »*  雲水群像, calligraphié en caractères chinois par le calligraphe Hiragushi.

 

PHOTO XIAO LONG

 Cette sculpture vaut (le tour et) le détour et il faut tranquillement la regarder et tourner autour d’elle pour voir avec quelle richesse la scène est dépeinte. L’original se trouve au Temple de Sojiji  qui fut jadis l’un des plus importants temples du bouddhisme zen au Japon, mais a été bien endommagé par tremblement de terre en 2007  . Le comité japonais de soutien à l’Institut international bouddhique a offert ces statues  à la ville de Paris en témoignage de  l’amitié franco-japonaise.

*雲水群像: les nuages , l’eau , le groupe , la statue.

L’idée est que comme les nuages et l’eau ces pèlerins se déplacent au cœur de la nature à la recherche de la vérité...

 

PHOTO XIAO LONG
PHOTO XIAO LONG

 Si vous passez par là le jour de la cérémonie du jour de l'an... faites une halte et... méditez...

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 17:38
https://upload.wikimedia.org

On pourrait faussement croire que les communications entre les pays étaient autrefois  peu performantes et peu fréquentes … quoique, en ce moment, évoquer les communications, les transports, les trains, les métros … c’est un peu délicat ! Il faut peut-être songer au bateau ?  Que Petit Dragon vous raconte l’histoire d’un petit bateau sur l’eau…

En 1323, il y a donc un petit moment, sombrait au large des côtes coréennes un navire marchand de la dynastie chinoise des Yuan, les cales remplies  d’une multitude d’objets. Il était  en route pour le Japon. Son épave est restée enfouie dans les eaux de Sinan un grand moment et  six siècles et demi plus tard, après onze campagnes de fouilles (1976-1984), cette épave a refait « surface » grâce à un pêcheur : il  naviguait au large de Jeungdo, une île du canton de Sinan (province du Jeolla du Sud), et a ramené dans son filet six vases de céladon ! Drôles de poissons !

Bien sûr, la rumeur se répand vite et même si des fouilles officielles sont prévues, les pillards sont bien tentés d’aller fureter, attirés par ces objets précieux qui, la rumeur enflant, sont certainement innombrables.

Les eaux environnantes ont finalement été classées en zone de protection du patrimoine culturel.

 

https://koreana.or.kr

 

L’épave n’était pas très fraiche après plus de six siècles, on le conçoit ! Le pont et la mâture étaient presque entièrement recouverts de rouille, mais la boue avait préservé la coque en l’empêchant de prendre l’eau. À l’époque de sa découverte, le navire mesurait 28,4 mètres de long, sur 6,6 mètres de largeur maximale et 3,4 à 3,8 mètres de profondeur (sans doute a-t-il un peu rétréci au « lavage »).

 

Par 대한민국 정부 — http://ehistory.korea.kr/page/pop/photo_pop.jsp?photo_PhotoSrcGBN=BK&photo_PhotoID=18&detl_PhotoDTL=3379, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27400094

Extraire les objets ne s’est pas fait sans peine (peu de visibilité, couche de boue considérable…), mais la découverte de ce navire marchand parti du port de Ningbo, au sud de Shanghaï , à destination de Hakata et de Kyoto a permis d’éclairer bien des aspects du commerce de cette époque: on y a trouvé  plus de 20 000 pièces de porcelaine (dont 5 303 pièces de porcelaine bleue et blanche… C’est bon, on peut changer les assiettes à chaque service…), des objets en métal variés, des laques, des verreries, des poteries en grès, des articles en os et en corne, des épices (notamment du poivre noir et du genévrier de Chine), des pierres à encre, des thés, des plantes médicinales et des céréales diverses…

 

Par 대한민국 정부 — http://ehistory.korea.kr/page/pop/photo_pop.jsp?photo_PhotoSrcGBN=BK&photo_PhotoID=18&detl_PhotoDTL=3380, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=27399928

Le succès que connaissaient alors les produits de provenance chinoise au Japon est incontestable, que ce soit les productions  céladon issues des fours de Longquan (province de Zhejiang), les vases et encensoirs, les théières et ustensiles destinés à la consommation de thé comme les bols, bocaux ou étuis ou encore les meubles en bois de rose ( on parle de 1 017 pièces, sans doute pour ranger la vaisselle J!).

https://upload.wikimedia.org

Il y avait même des pièces de monnaie chinoises en cuivre (28 tonnes !!! Il faut un très gros porte-monnaie…). Chaque paquet de pièces portaient une étiquette en bois décrivant le contenu, la somme, la date et le nom du propriétaire  (le Japon n’émettait pas sa propre monnaie, il lui fallait faire venir ces pièces chinoises !).

La cargaison est maintenant exposée au musée maritime national de Mokpo (Corée) qui en 2016  célébrait le quarantième anniversaire de la première découverte de l’archéologie sous-marine coréenne.

 Si vous passez par là…

Et si vous voulez tenter votre chance, allez pêcher dans l’Iton… qui sait ? (vous trouverez peut-être… une chaussure et avec du bol (en porcelaine ?) une paire !!!?).

 

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 15:41

 

A Noël, la Chine prend des airs d’Occident et de vieille Europe (c’est rigolo « vieille Europe »… on ne dit pas « vieille Chine »…). Et donc, ver, rouge et blanc à foison et … des sapins, des pères Noël bien sûr… et même un, « made in France »…

Le vosgien Alain Simonin séjournera un mois entier en Chine, à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, petite agglomération d'environ 14 millions d'habitants. Et pendant tout ce temps, comme tous les ans, il  jouera le rôle du père Noël pour la clientèle de Global Center (oups ! pas de pub, on a dit !).

 Ce complexe  géant, le plus grand  au monde, possède à la fois d'un centre commercial et d'un hôtel de 1100 chambres. Cette information nous est donnée par viavosges.tv.

 

 

Même le parc de sculptures de neige Disney du village de Noël à Mohe, dans la province du Heilongjiang (nord-est de la Chine), se met au goût du jour :il a accueilli ses premiers visiteurs le 20 novembre 2019 propose sa version Père Noël : une sculpture de neige, le Père Noël, de 50 mètres de long et 15 mètres de haut ! Imaginez un peu la cheminée !!!

 

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http://french.china.org.cn

 

Et chez nous, Noël prend des couleurs d’Asie… comme quoi…

les Dragons sont de toutes saisons : le festival de lanternes chinoises traditionnelles de la Côte d'Azur qui se tient du 29 novembre 2019 au 23 février 2020 cette année.  C’est sous les lumières de Chine , ou plutôt à la lumière des lanternes chinoises traditionnelles que le parc Phœnix, parc botanique et animalier niçois, fêtera la fin de l’année.

550 lanternes ( ce qui représente 70.000m² de satin, 40 tonnes de métal, 12.000 ampoules LED et 22km de fil électrique, rien que ça !) , une reproduction de la muraille de Chine de 18 mètres de haut, deux dragons de 50 mètres de long flottant sur le lac… entre autres, il y a de quoi en voir plein les yeux. Les plus petites lanternes ont été conçues en atelier dans l'usine de Hui Longtang, située à Zi Gong, dans la province du Sichuan.

Selon les organisateurs, c'est un véritable voyage à travers les traditions et le savoir-faire chinois illustrés par des scènes de vie et des paysages féériques. Il y aura aussi des démonstrations d'arts martiaux et des stands de dégustation…

 

http://french.xinhuanet.com

 

Voilà un joli croisement de culture et une couleur en commun :

le rouge ! Joie et bonheur !

 

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 14:34

 

Voilà un groupe curieux et bien intéressant qui  s’est formé en 2016 à … Oulan-Bator … Et non, ce n’est pas la porte à côté et du coup, il est peu connu chez nous et c’est dommage ! Le groupe se définit comme un groupe de "Hunnu Rock"… et c’est quoi ça ?  Réponse : ce terme est une allusion à l'empire hunnique. Gengis Khan n’est pas loin !

Ce n’est qu’ en 2018 qu'ils se font connaître grâce à  leurs deux premiers clips sur Youtube. En 2019 sort leur premier album. En 2019 aussi,  ils jouent en concert pour la première fois en France et même si on ne comprend absolument rien à ce qu’ils racontent*, on se laisse facilement  prendre par la musique, curieux mélange de rock et de chants traditionnels et en plus les vidéos proposent de superbes images de paysages…

(*Il semble d’ailleurs que les sous titres en anglais des vidéos ne soient pas des plus fiables… mais Xiao Long n’est pas franchement spécialiste de la langue mongole…).

Si vous êtes fan de Schubert ou de Brahms… vous pouvez oublier… quoique : les révélations existent !

Xiao Long a un petit faible pour les bikers de « Wolf Totem »….

 Leur « rock » associe des instruments traditionnels mongols, comme un violon à tête de cheval (morin khuur), une gimbarde (tomor khuur) et une guitare mongole (tovshuur) avec une basse et des tambours. Ils chantent d’une manière gutturale connue sous le nom de « chant de la gorge ».

Si vous voulez faire pareil... attendez d'être bien enruhmé, ça ne devrait pas tarder ;)

 

 

Et si The Hu vous bottent, je vous conseille de vous installer confortablement dans votre yourte et d’aller voir leur site : https://www.thehuofficial.com/

 Ou de réserver votre soirée du 3 février 2020 car ils seront à Paris !

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