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28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 09:22

On ne connait que trop bien le judo, le karaté, l’aïkido… les arts martiaux japonais en général… par contre, on connaît assez mal les arts martiaux chinois.

Pour les occidentaux, il y a le Kung fu d’un côté et le Tai ji quan de l’autre... pour faire court, le premier est destiné aux jeunes qui peuvent sauter de tous les côtés et le second aux plus vieux qui ne sautent plus aussi haut !

PHOTO XIAO LONG

 

Tout cela est très schématique et l’on présente ces deux disciplines sous forme de vraies caricatures. Le Tai ji quan tout particulièrement souffre de cette image qui lui est attachée et trop nombreux sont ceux qui pensent que cette pratique est strictement réservée aux petits vieux souffreteux ! Évidemment cette façon de voir montre à quel point nous méconnaissant ces arts martiaux chinois.

On conçoit bien que les plus jeunes ont envie de bouger  et ils sont naturellement plus attirés par le Kung fu. En Chine, l’évolution peut se faire plus simplement puisque la pratique du Tai ji quan peut faire suite naturellement à celle du Kung fu et la complète ainsi que celle du Qi gong.  Nous découvrons souvent tard ces disciplines et c’est bien dommage !

 

 

PHOTO XIAO LONG

PS: pas obligé de faire pareil...

Le plus souvent, pour nous, le Tai ji quan nous vient à l’esprit lorsque, déjà adulte (bien adulte parfois…), nous nous rendons compte que nous cherchons autre chose qu’une activité bruyante et sportive (parfois à outrance) qui nous épuise plus qu’elle ne nous ressource.

Cependant, ce n’est pas parce que nos mouvements sont lents que notre corps ne travaille pas. Et si par « sports de vieux » on entend « pratique qui s’adapte à chacun en fonction de ses capacités du moment », alors d’accord.(Le contraire étant « sport de jeunes » (à tout âge aussi) qui se dépensent sans compter … parfois en oubliant quelques règles fondamentales de connaissance de son corps et de ses limites.

N’oublions pas que si chez nous le terme vieux est plutôt négatif, le terme lăo est entre autre en Chine symbole d’un certain degré de sagesse  et exprime le respect comme dans ( lăoshī = enseignant), 老板 ( lăobăn = patron ), 老虎 ( lăohŭ = tigre )…

 Petit Dragon retiendra le terme « sagesse »…

 

Externes ou internes ?

On a coutume de classer les arts martiaux chinois en deux catégories : les arts externes et les arts internes. Le Qi gong est quant à lui énergétique et ne rentre pas dans la classification martiale (la nôtre).

Dans les arts externes la pratique est plus axée sur le développement physique, la rapidité, l’efficacité… on classe dans les arts internes les disciplines plutôt centrées sur le développement du souffle, du travail dans la lenteur, de l’énergie interne… On oppose ainsi Shaolin et Wudang.

 

https://chine.in

Version 1 : Ouille !

https://www.wudang-store.com/blogs/wudang-blog

Version 2 : cool!

 

 

Cela reste cependant de nouveau stéréotypé : il y a de l’interne dans l’externe et de l’externe dans l’interne. On ne peut pas dire que l’externe ne travaille pas le souffle, l’énergie interne.

On ne peut pas dire que l’interne ne travaille pas sur la finalité des mouvements et le travail avec partenaire est incontournable dans cet art. Nous ne sommes donc pas juste tout seul à faire des ronds dans l’air… Il y a plus !

Bref, comme toujours tout est à l’image du symbole yin yang où l’on peut voir dans le yang un petit point yin et dans le yin un petit point yang. On ne peut pas simplement ouvrir un tiroir « externe = baston » et « interne = danse » !

 

Il faut savoir que le terme Kung fu (Gong fu) signifie avoir la maîtrise dans un domaine quel qu’il soit. Par exemple, le Gong fu cha est l’art du thé. Ce terme n’est donc pas très précis.

Le Kung fu est représenté par de nombreux styles et écoles (boxes du sud, du nord, Mante religieuse, singe…panda.. euh, non, ça c’est dans le film…)

 

https://www.youtube.com/watch?v=LcdXPOvYXAU

 

Quant au terme Tai ji quan il englobe de nombreux styles (Chen, Yang, Wu, Sun, Zhao Bao… et j’en passe !) et de nombreuses écoles (Petit Dragon ne cherchera même pas  à en citer tant elles sont nombreuses). On dit parfois qu’il y a autant d’écoles que de maitres. Cette diversité montre la richesse de cette discipline.

On croise aussi sur notre route le terme *Wushu (le savoir-faire shù pour stopper la hallebarde … quand même !) qui est censé représenter l’ensemble des arts martiaux et énergétiques chinois. Mais en réalité à l’heure actuelle ce terme est utilisé plus spécifiquement pour la pratique moderne de compétition des arts martiaux chinois.

Les arts martiaux Chinois sont donc sans limite et leur apprentissage permet de découvrir de nouvelles choses à chaque pas. Cette évolution est dans la logique même du yin yang. Rien n’est statique, tout est mouvement, transformation, évolution… ainsi Kung fu et Tai ji quan ne s’opposent pas mais se complètent.

 

Voilà sans aucun doute ce qui fait la force des grands maîtres (師傅 ou 師父 shīfu où  (shī) signifie « enseignant, maître, expert » et (fù) « tuteur » dans le premier alors que (fù) signifie « père » dans le second), qui ont une connaissance de l’ensemble de ces arts contrairement à la majorité des professeurs (老師; lǎoshī) qui ont une connaissance de l’une ou l’autre discipline uniquement (ce qui n’est déjà pas si mal… la suite dans notre prochaine vie ?).

 

Pour le moment,

Pratiquons …

et nous atteindrons la paix intérieure…wink

 

 

 

*le terme de « wushu » apparaît pour la première fois pendant la dynastie Liang de l'époque des dynasties du Nord et du Sud (Nanbei chao, 502-557), dans le recueil des textes de Xiao Tong (501-531), qui n’est autre que le fils aîné de l’empereur Liang Wudi, Xiao Yan. Le terme y désigne les techniques militaires en général. (…) Le terme « wushu » fut peu usité pendant l’antiquité chinoise, il ne s’est vraiment répandu qu’à la fin de la dynastie Qing et après l’avènement de la République de Chine en 1911.(…)  La définition usitée de wushu dans les manuels devient alors : manière de pratiquer et d’utiliser les arts de combat, les pratiques et techniques afférentes (gymnastiques, hygiène sportive, etc.) et les enchaînements codifiés esthétiques ou gymnastiques. (…) Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Wushu_(terme)

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 16:07

 

Voilà de quoi fêter dignement le printemps : l’école d’arts martiaux  Shaolin Tagou* de la province du Henan nous propose un peu de rêve… et Patit Dragon vous propose un extrait du Gala de la fête du printemps 2019 diffusé par la télévision chinoise.

Force, précision, coordination, harmonie… On ne peut qu'admirer...

Quand on sait le temps qu’il faut pour synchroniser un groupe de 10 personnes…. On imagine sans peine le travail qu'il y a derrière cette démonstration !!!

 Petit Dragon ne se lasse pas… Ahhh! quelques années (euh… décennies ?) de moins et il ne demanderait qu’à gambader pareil avec ses amis… ;)

-Tout le monde a le droit de rêver, si, si !

 

 

 

Et pour continuer à se régaler, voici l’incontournable danse du Dragon et du Lion** qui va nous apporter la chance :

 

*Cette école est probablement la plus célèbre est la plus grande école de Chine. 19 grands gymnases et 400 salles de classe sont réservés à l’enseignement et à l’entraînement. Plus de 25 000 personnes vivent sur ce campus enseignants et élèves. Bien sûr,ces élèves connaissent de nombreux succès lors des compétitions. Ce centre international de formation Shaolin permet de recevoir une formation très complète dans les disciplines comme le Kung-fu, le Qi gong, le Tai ji quan, le Bagua, le Xing yi… mais aussi en langue chinoise, calligraphie, etc.

Les étudiants étrangers y sont aussi accueillis, venant de plus de 40 pays dont les États-Unis,  la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne etc.

 

**Il semblerait que l’origine de la danse du lion ne soit pas chinoise , il existe d’ailleurs des formes différentes de danse du lion au sud et au nord de la Chine. Il en existe aussi des versions japonaises, coréennes, tibétaines et vietnamiennes. Les couleurs des Lions ne sont pas choisies au hasard : le lion blanc, comme on peut l’imaginer, et le lion le plus âgé. Le lion vert symbolise l’amitié, alors que le lion rouge symbolise le courage. Le lion noir est le plus jeune, le lion jaune est l’enfant du milieu…

Les danses sont accompagnées par des tambours, des gongs, des cymbales… la danse du lion est aussi souvent associée aux arts martiaux, d’ailleurs de nombreuses écoles d’arts martiaux ont une section « danse du lion ».

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 13:42

 

Il est parfois étonnant dans le milieu des arts martiaux de voir à quel point certains s’écartent totalement des principes fondamentaux de « fonctionnement » des arts martiaux.

 

Loin de la sérénité, du respect mutuel, de l’ouverture d’esprit auxquels on pourrait s’attendre, on y retrouve des clans, des pour et des contres, des ego surdimensionnés, des tricheries, des intrigues de cour …

 

 

Xiao Long le déplore, cet état des lieux l’attriste sincèrement et il voudrait modestement rappeler les « vertus martiales » que nous devrions tenter de mettre en application : Wu De…

武 德

Ces notions sont très anciennes et bien sûr elles peuvent paraitre « ringardes »… et pourtant …

C’est un état d’esprit qui est le socle de nos pratiques.

 

Les 6 vertus martiales sont :

1–  Rén  cœur et bienveillance

rén 

Avoir du cœur, être bon , savoir partager et savoir pardonner.

Aimer son école, sa pratique, ses enseignants, ses proches, ses « concurrents »…

 

2 – Yi  ordre, équité, droiture

 意 ?  comme   jìng yì

C'est le respect implicite des règles : préséance et hiérarchie.

 

3 – Li  politesse (Rites, bienséance, étiquette)

 ? comme      lǐ mào

La politesse c’est savoir se comporter avec les autres, rester correct afin de conserver des rapports humains harmonieux.

On peut exprimer un désaccord sans se mettre à hurler sur le premier qui passe…

 

4 – Zhi discernement

 ?      zhì sagesse

Rester maître de soi, faire la part des choses, du vrai et du faux, du bien et du … moins bien. Savoir tenir la place qui est la sienne.

 

5 – Xin  honnêteté, sincérité, fidélité

 ? comme      dān xīn

Dans le milieu des Arts Martiaux Chinois, les notions d'honnêteté et de loyauté sont très importantes.

Une parole donnée se respecte, un engagement se respecte…

 

6 – Yong courage

comme yǒng qì

Venir en aide, lutter pour défendre une cause juste, c’est une forme de courage, en respectant les notions qui précèdent…

 

Il est aujourd’hui encore nécessaire de les connaitre et de les suivre en les adaptant à notre « monde ». Et même si nous ne sommes pas du tout parfaits,,, on peut essayer de se rapprocher de ces "idéaux"...

 

Le respect des autres est une valeur sûre, la cohérence entre nos paroles et nos actes aussi, la mise en sourdine de l’ego est nécessaire (et comme le disait la grand-mère du Petit Dragon : « On finira tous au même endroit »).

 

La vie est courte, la « gloire » éphémère et relative :

« Derrière la montagne, il y a une autre montagne ».

 

 

Ce n’est pas souvent, mais de temps à autre Xiao Long est très sérieux…

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

 

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 12:31

Aujourd’hui petite histoire (vraie !) de chat et de dragon…

 

Présentation des personnages :

 

Neko: un chat qui n’a pas froid aux yeux et ne demande qu’à se transformer en Tigre (shotokan bien sûr !)

 

 

Xiao Long : un petit dragon fureteur qui aime bien gratter les apparences pour découvrir ce qui se cache dessous… et mettre un peu beaucoup le bazar dans les esprits aux idées préconçues.

 

Xiao Long et Neko bavardait tranquillement devisant sur les arts martiaux et leurs différences. Neko (ねこ) alors se place et présente un enchainement (kata) de karaté (から)…

Xiao Long se gratte le crâne. Plus que les différences ce sont les points communs qui sautent aux yeux du Dragon.

 

Il est clair que de nombreuses techniques rappellent – en plus « vif » !- des techniques que nous utilisons en Tai Ji Quan. (Je rappelle que pour certains karatekas nous ne sommes que des gentils « petits vieux » en pyjamas...).

Il n’en fallait pas plus pour que Chat et Dragon, aussi curieux l’un que l’autre se mettent en tête de créer un enchainement de Tai Ji Quan à partir de ce kata (sochin). Beaucoup de discussions, d’analyses des techniques, et … de feeling aussi…

 

 

https://www.karatedo.asia/wp-content/uploads/2013/10/sochin.gif

(sur ce site video de Me Kanasawa!)

 

Sochin signifie « force tranquille » ou « grand silence ». Ce kata est de la même école (Ryu Aragaki) que Unsu « mains en nuages » et Nijushiho « kata des 24 pas »)… Il faut avouer que ces noms nous font penser à  la forme 24 Tai Ji Quan et que les Yun Shou… on connait aussi !!!! humm mm… ça sent la Chine tout ça….

De plus Sochin fonctionne sur l’alternance de temps lents et de temps rapides et la tension musculaire est progressive contrairement à d’autres enchainements ou l’expiration est rapide et la tension musculaire brève. Il se prête donc particulièrement bien à ce travail de recherche…

 

Fondamentalement les techniques sont les mêmes. Il n’y a pas dix mille façons de frapper avec le poing ou le pied, il n’y a pas dix mille façons de se protéger…  L’expression et les stratégies diffèrent.

 

NB : D’ailleurs sans qu’on le sache un style d’art martial est souvent déjà un mélange de plusieurs styles. Et il n’y a pas un style meilleur qu’un autre.  Donc ceux qui s’accrochent désespérément à l’idée de pratiquer La seule forme, Du seul Style d’Origine Unique et Pur se font peut-être des illusions…

 

Bref, voilà le Chat et le Dragon en grande gamberge !

Le rythme du kata est particulier, on ne s’arrête pas n’importe où… et on s’arrête parfois… alors que le taolu se fait en continu, sans arrêt. Alors cherchons les transitions cohérentes qui vont lier entre elles les techniques et donner un sens à l’affaire ! Un peu de Yin/Yang, de circularité…

 

Que serait notre pratique sans « jolies » transitions toutes rondes… (Bon, d’accord, ça fait un peu superficiel comme remarque, mais c’est un clin d’œil à Yuan Lao Shi, qui me fait comprendre ainsi que je « personnalise » parfois un peu mes transitions… Il fronce le nez et avec un sourire me dit « c’est joli ! »)

 

La technique karaté fait dans le « droit au but » ! Puisque le contact –imaginaire-  est la finition (vlan ! et ça fait mal… enfin, ça pourrait… puisque bien évidemment tout est sous contrôle !). Alors que notre démarche est de prendre contact d’abord puis d’agir… (On tâte le terrain, on laisse faire - puis on fait). La ligne/ le cercle… Mais la même idée qui sous-tend l’action : l’efficacité.

Le kata fonctionne sur lignes droites et changement de directions: nos taolu sont plus modestes sur les déplacements dans les 4 (8) directions… mêmes s’ils sont bien présents.

 

bai she tu xin

 

 

Commentaire de Xiao Long :

Bref, il en est sorti quelque chose d’intéressant pour le Chat et le Dragon. Et je n’ai pas peur qu’on me tombe sur les écailles en hurlant « Ouais, c’est inadmissible de faire des trucs pareils ! Pour qui il se prend ce Dragon ! Chacun son camp ! Et que rien ne déborde !!! ».

Il faut des Petits Dragons curieux qui grattent partout, mettent les pieds dans le plat… posent des questions et s’en posent… Ce serait bien triste de vivre dans un monde catégorisé, étanche et sans surprise ! Tant pis pour les frileux…

Trop souvent nous pratiquons « les yeux fermés », en monde clos… ouvrir les yeux sur d’autres choses, comparez, tester, discuter ne peut être que bénéfique et enrichissant.

 

mae geri

 

 

En bref un peu d’Histoire…

 

Xiao Long a feuilleté le web pour vous donner une petite idée de la « parenté » entre Arts martiaux chinois et Karaté !

Il est admis que l’Inde est un point de départ important : le kalaripayat serait né il y a 3000 ans ! En Chine, la lutte chinoise, shuai jiao, aurait été développée par l’Empereur Huangdi (-2697 à -2598). Le Japon est un point d’aboutissement après une étape à Okinawa. À 500 km au
sud du Japon, 500 km au nord de Taiwan et
740 km à l'est de la Chine continentale, les premiers habitants d’Okinawa étaient surtout originaires de Chine et du sud du Japon.

  Le Shuri-te, « Main de Shuri », est un style de karaté qui s'est développé sur l'archipel d’Okinawa dans la ville de … Shuri. Il est le nom de l’un des deux grands styles dominants qui émergèrent à Okinawa sous l’influence des arts martiaux de Chine, avec le Naha-te qui s'est développé dans la ville de … Naha.
 

Les armes étant interdites sous l’occupation chinoise de 1429, les techniques à mains nues se développent ainsi que l’emploi … d’outils divers (bâtons, fléaux…). Émergent des Maitres, chacun ayant ses « secrets » (il faut bien se « vendre » et se démarquer) … suivent des disciples. Tout ce petit monde s’entrainant en nocturne…

Parmi les premiers Maîtres est un Maître chinois : Kwang-Shang-Fu, cet expert originaire du nord de la Chine vint à  Okinawa en 1761 en qualité d'ambassadeur de l'Empire Ming. Il était contemporain de 2 autres experts, Chatan Yara et son disciple Peichin Takahara. À eux trois et à travers un seul et même disciple commun, Kanga Sakugawa, ils ont formé les bases de ce qui allait devenir le karaté.

 

Si cet article vous a mis la puce à l'oreille...

Pour en savoir plus sur le karaté et sur la voie du Chat: http://www.karate-evreux-nekodo.fr/




 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 13:26
DES POINTS PARTOUT, L’ART DU « DIANXUE »…

 

On savait déjà que pour les Chinois notre corps est sillonné de méridiens eux-mêmes recouverts de points… Ces points utilisés en médecine chinoise pour harmoniser et guérir ont aussi une autre « utilité ».

Bon nombre de pratiquants d’arts martiaux ont entendu parler du fameux Dianxue (diǎnxué 点穴) ou « art des points vitaux ». Xué signifie « point d’acupuncture » et Diǎn  « pointer, toucher, effleurer ».

On connait aussi cette pratique sous le nom de Dim mak (点脉). D’après Erle Montaigue auteur de plusieurs livres sur le sujet, le Dianxue serait d’ailleurs un aspect du style Yang ancien

 

On peut grâce au travail sur les points (acupuncture, acupressure, moxibustion…) rétablir la bonne circulation énergétique dans le corps. Nous sommes là dans l’aspect thérapeutique de la force !

 

Dans le Dian Xue, il ne s’agit plus trop alors de sauver des vies…mais plutôt de tirer parti de certains points afin d’immobiliser un adversaire (comme on le voit dans le film «Tigre et Dragon »), le mettre hors combat… en l’immobilisant, en provoquant une syncope… voire plus si affinités…  en pinçant ou en frappant ces points afin de perturber le flot énergétique  ou même l’interrompre. Là, nous sommes plutôt du côté obscur de la force, Obiwan !…

Ces points correspondent le plus souvent à des zones sensibles, points de passage de nerfs, d’artères et autres gros vaisseaux…

http://www.icone-gif.com

Pas de panique cependant !

Il faut non seulement bien connaitre l’emplacement de ces points mais aussi une grande pratique si on veut être efficace, cet art ne s’improvise pas un livre à la main ! Arrêtez de regarder votre voisin avec cet œil méfiant!

 

http://brucelee.karate.free.fr

 

 

Il semble qu’un certain moine taoïste du nom de Feng I-Yuan de la dynastie Ming se soit penché de très près sur la question : intensité, type et angle de frappe, moment… rien n’est laissé au hasard.

L’énergie circule dans le corps selon des cycles horaires et donc la pression sur un point aura plus au moins d’effet selon le moment où elle est appliquée. On peut ainsi avoir un effet immédiat –ou pas !

 

Des bruits ont même répandu l’idée que Bruce Lee serait mort à la suite de l’application d’une technique « à effet différé » de ce type…

 

Feng I-Yuan avait répertorié 36 points vitaux.

Leur nombre est passé à 72 puis à 108 (hautement symbolique puisque chiffre sacré du bouddhisme!)… bref, il y en a… quelques-uns !

 

Donc, désormais vous saurez que dans les Wuxia (films d’arts martiaux chinois), si le méchant tombe alors que le héros appuie sur son coude, ce n’est pas parce qu’il a un pouce « superpuissant »… c’est qu’il sait où il faut appuyer !

 

http://www.onderhond.com

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 15:10

Le Ba Ji Quan est traditionnellement classé dans les arts martiaux internes au même titre que le Xing Yi Quan et le Ba Gua Zhang.

Le Ba Ji Quan, 八极拳 , peut se traduire par: « boxe des huit extrémités ». « Ba Ji » peut se traduire par « huit directions » ou « huit extrémités », mais il est généralement employé pour désigner un « point infiniment éloigné. 

C’est un art martial chinois traditionnel, originaire de Cang (province du Hebei) qui s'est propagé au sein de la communauté des Hui. La minorité Hui est traditionnellement de confession musulmane, les experts successifs du Ba Ji Quan se sont toujours inspirés du taoïsme et de la pensée traditionnelle chinoise pour établir les fondements de leur pratique. Le terme « Ba Ji » est issu d’un classique chinois.  Son inspiration semble donc être taoïste.

L’efficacité au combat du style a valu au Ba Ji Quan le surnom de « style des gardes du corps ». . Les gardes du corps du dernier Empereur de la dynastie Qing, Pu Yi, ainsi que du dernier président de la République de Chine, Chiang Kaï-Chek, et du premier président de la République Populaire pratiquaient le Ba Ji Quan.

 Il n'y a pas de mouvements acrobatiques et les positions sont stables et basses. Toutes les parties du corps sont utilisées pour frapper, même les hanches ! On retrouve des mouvements puissants et rapides, d'où une explosivité qui favorise la projection de Qi. C'est un style de combat corps à corps avec un usage fréquent de projections, frappes et clés.

En ce qui concerne la pratique, une des bases réside dans le travail immobile de la position dite des « deux principes », Yin et Yang, qui permet un équilibre parfait du corps, une harmonie entre le Ciel (Yang) et la Terre (Yin) et une accumulation de l’énergie interne au niveau du Dan Tian.

 

 

ARTS INTERNES : BA JI QUANARTS INTERNES : BA JI QUAN

Le Ba Ji Quan est un style de combat du nord de la Chine. Wu Zhong (1712-1802), membre de la minorité Hui vécut dans le village de Meng Cun (孟村) dans la province du Hebei.

Wu Zhong atteint rapidement un niveau inégalé dans la pratique des arts martiaux, on le surnomme le « dieu de la lance ». Le manuel martial de la famille Wu, indique qu’un moine taoïste itinérant du nom de Lai , « le lépreux », et son disciple Pi, « le passionné », auraient séjourné à Meng Cun pour enseigner le Ba Ji Quan ainsi que le maniement de la grande lance à Wu Zhong. Par la suite, le Baji Quan fut transmis au sein de la famille Wu qui diffusera ce style auprès d’autres familles de Meng Cun et des villages alentours.

Recruté pour servir d’instructeur à la cour impériale, Wu Zhong retournera dans son village, à 60 ans, et consacrera les trente dernières années de sa vie à transmettre son art du combat : le village devient la source du développement du Ba Ji Quan.

À l’époque de Wu Zhong, le Baji quan ne comportait que trois formes. On compte actuellement une quinzaine de formes dans le système de la famille Wu. La pratique des armes est fondée sur le maniement de la grande lance des 6 harmonies (plus de 3 m de long), du bâton et du sabre. C’est un style d’apparence simple, aux techniques dépouillées, et son orientation directe vers le combat est évidente.

 

Pour en  savoir plus, un très beau site :

http://www.wufamilybajiquan.fr/

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 12:41

Les arts martiaux chinois internes ne sont pas tous aussi « connus » que le Tai Ji Quan, ils n’en sont pas moins intéressants et  connaitre leur existence ne peut pas nuire...

Ba Gua Zhang  八卦掌  signifie « paume des huits trigrammes ». C’est un art martial traditionnel chinois « interne » donc, tout comme le Tai Ji Quan. Cette boxe, originaire du nord, est  liée mythologiquement aux montagnes du Wudang.

Comme le Tai Ji Quan ou le Xing Yi Quan, le Ba Gua Zhang ne désigne pas un style unique, mais plutôt une famille d'écoles qui ont des points communs et des différences. Un certain nombre de principes sont toutefois communs; ils sont résumés dans un texte anonyme connu sous le titre de Shi Yao Ba Fa, 十要八法 autrement dit, les Dix ordres et les huit principes comme vous l’aviez parfaitement traduit...

 

ARTS MARTIAUX CHINOIS INTERNES : BA GUA ZHANG

 

Définition :

 

 « Les bases du Ba Gua s'illustrent par l'observation des phénomènes astronomiques de révolution, de rotation et de pivot. Dans les mouvements de base du Ba Gua on marche en tournant autour d'un point, comme la terre tourne autour du soleil. La terre effectue simultanément une révolution autour du soleil et une rotation sur elle-même. Pour conserver cette image le changement de la paume en Ba Gua établit le même rapport qu'entre la terre et le soleil. »

C’est à la fois un art martial fondé sur une stratégie de combat par contournement et enroulement mais aussi une gestuelle de santé , une thérapeutique énergétique, et une discipline spirituelle fondée sur la répétition du pas glissé, parfois appelé "le pas dans la boue" (La Normandie est donc une région qui se prête tout particulièrement à ces exercices, on évitera cependant les grosses bottes en caoutchouc qui masqueraient la finesse du « glissé » !) .

ARTS MARTIAUX CHINOIS INTERNES : BA GUA ZHANG

L'art du Ba Gua Zhang est fondé sur des déplacements circulaires (Bu  Gang)  qui visent à éviter l'affrontement, le face-à-face, c'est-à-dire à esquiver les pièges d'un rapport de force. Il s'agit de se dérober au face-à-face et de passer sur les côtés ou dans le dos de l'adversaire.

Les esquives du corps fondés sur ces déplacements se font par frottements des membres supérieurs, plutôt que par chocs. Il y a aussi un travail de frappe et de projection. Cependant le Ba Gua Zhang est souvent étudié en parallèle à des styles comme le Xing Yi Quan, la Boxe de la Forme et de l'Intention ou d’autres styles linéaires qui permettent au contraire de travailler en ligne droite, dans l'axe de l'adversaire. L’alliance du cercle et de la ligne droite est un cocktail efficace dans les affrontements

Dong Hai Chuan (1804-1882)

 

Personnalités :

On considère Dong Hai Chuan, né dans le Hebei (1813 ?-1882), comme le fondateur de ce style. On ne sait que peu de choses sur cet homme, artiste martial et grand voyageur, a-t-il rencontré et étudié auprès de maitres ? a-t-il été moine taoïste ? ou criminel notoire ? Bref, flou artistique…

.

 Aujourd'hui, le grand maître Liu Jing Ru, 8° duan (Dragon d'argent) de la fédération chinoise de Wushu semble bien être la personnalité la plus en vue de ce style.

 

Pour avoir une idée de cette discipline… une démonstration du dragon qui nage , Cheng Shi Ba Gua Zhang, par Me Han Yan Wu.

http://www.youtube.com/watch?v=j6TVYw8moFI

 

      Liu Jin Ru

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 15:27
On parle souvent de Wushu, mais on ne sait pas toujours exactement ce qui se cache derrière ce mot. Il en est de même pour le terme Kung Fu... Et nous, pauvres malheureux de pratiquants de Tai Ji Quan, on ne sait plus trop où on se situe…
 
« Wu », le pictogramme signifie stopper,   « Shu », l’idéogramme représente une hallebarde et signifie savoir-faire, art, au sens d’apprentissage de longue haleine.
Wushu, ce serait donc « arrêter la lance », l’objectif de la force ou du militaire est d’arrêter la guerre, le fin du fin serait de la gagner sans combat ou mieux encore de l’éviter !
 wushu.jpg
Wu Shu apparaît pour la première fois sous la dynastie Liang (502-557) dans un recueil de texte de Xiao Tong (et pas Long !!!). Wu Shu désigne alors les techniques militaires en général.
Ce mot ne sera vraiment utilisé fréquemment qu’à partir de la fin de la dynastie Qing et après 1911 (République).
En 1915, un ouvrage est édité : « Les nouveaux arts martiaux chinois » (Ma Liang). C’est à compter de cet instant que Wushu voit son sens de « préservation par technique militaire » adouci en « type d’activité sportive traditionnelle »… wushu1.jpg
La définition de Wushu s’élargit considérablement et devient alors « la manière de pratiquer et d’utiliser les arts de combats, les pratiques et techniques afférentes, les enchainements codifiés, standardisés, esthétiques ou les gymnastiques ». Pour la faire courte, Wushu englobe tous les arts martiaux de Chine.
wushu4.jpgEt le Wushu moderne alors ?
Le Wushu « moderne » est un sport de compétition international qui a sa fédération (International Wushu Federation :IWUF !). Il est dérivé des arts martiaux « traditionnels », les taolu (formes) ont été définies par des comités désignés par le gouvernement chinois dans les années 50. On institue des programmes pédagogiques, on certifie des instructeurs, on met en place des classements. Ce sport est introduit dès lors dans le secondaire et à l’Université.
 
Il comprend différentes disciplines  à mains nues:
Boxe longue du nord Chang Quan,
Boxe courte du Sud Nan Quan,
Taiwushu5.jpg Ji Quan (eh oui… Forme 42 Internationale) ;
et des formes avec armes:
sabre Dao,
épée Jian,    
Tai Ji Jian (eh oui… Forme 42 Internationale),  
sabre du Sud Nan Dao
bâton Gun,
bâton du Sud Nan Gun,
lance Qiang,
et le combat:San Da.
Et le Kung Fu/Gong Fu dans tout ça ?
On utilise souvent « Kung Fu » pour désigner les arts martiaux chinois externes, même si ce terme est en réalité très général : il désigne simplement le travail , long et difficile (sinon, ce n’est pas drôle !) nécessaire à l’acquisition de savoir-faire qui nous mèneront vers la maîtrise d’un art. Donc qu’il s’agisse de faire du thé, du tricot, de la lance ou du pipeau dans les règles de l’art… on est dans le Gong Fu !
taiji-wushu.jpgEt le Tai Ji Quan alors…
Si on considère que le Tai Ji Quan est bien un art martial (et non juste l’art de brasser de l’air avec élégance !), il fait partie du Wushu.
Si on admet que la route est longue pour en acquérir un semblant de maîtrise (quelqu’un en doutait ?), il est un Gong Fu.
Si on se souvient des (superbes !!!) démonstrations lors de la cérémonie d’ouverture des J.O de 2008, le Tai Ji Quan est un… sport.
Si l’on ajoute encore qu’il n’est pas sans avoir des vertus relaxantes et apaisantes pour le corps comme pour l’esprit (souvent agité par des tsunamis de pensées diverses !), et lu-zi-jian.jpgque Lu Zi Jian a vécu  118 printemps en pratiquant Tai Ji Quan et Ba Gua Zhang… Alors, là… nous voilà avec une motivation à toute épreuve pour continuer sur la voie…
 
 
NB: Photos des exercices matinaux que vous commencez demain dans cet article... :) et une vidéo des exercices de Lu Zi Jian ^^!

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 13:35

Quelle qu’en soit l’origine véritable, le Wing Chun  fait bien partie des arts martiaux qui ont souffert lors de la Révolution Culturelle (1966-1976). De nombreux Maitres dans cet art interne/externe combiné, quittent la Chine d’alors, développant différents styles de Wing Chun.

yip_man_wing_chun_kung_fu_mannequin_de_bois_mu_ren_zhuang.jpgCependant, c’est bien le style de Yip Man qui domine et ce grâce ses anciens élèves : Bruce Lee (1940-1973) qui devient une star internationale et Leung Ting qui favorise la diffusion du Wing Chun en structurant l’enseignement de cette discipline (uniformes, grades, diplômes…).  

Les principes fondamentaux du Wing Chun sont proches de ceux des autres arts martiaux et s’appuient sur la « non force » : économie de mouvement et d’énergie, l’information qui passe par le contact est plus directe que celle qui passe par l’œil ; toujours protéger son centre en attaque et en défense ; canaliser la poussée des bras vers l’avant ; utiliser la force de l’adversaire et la retourner contre lui ; dévier la force en défense et utiliser la ligne droite en attaque (céder, renvoyer)… Gêner l’adversaire ; utiliser la masse corporelle et non la force de frappe.

Les techniques de mains sont très efficaces  (Chi Sao), les techniques de jambe aussi! L'exercice au mannequin de bois , Mu Ren Zhang, est sans doute l'aspect le plus connu de l'entrainement Wing Chun. Les "jambes collantes", moins célèbres, permettent d'éviter balayages et autres tentatives adverses... désagréables!  

Les armes de prédilection du Wing Chun sont celles qui correspondent à ses origines Hakka. Ce peuple vivait au bord des lacs et des mers du sud de la Chine, où pulullaient les bateaux et les jonques .

canton-bateau-de-fleur.jpgOn y pratiquait le commerce en général et en ... particulier (sur les "bateaux fleuris" ou "bateaux à lanternes rouges"... qui n'étaient pas les derniers contrairement à leur dénomination!). En cas de mésentente, on utilisait "la perche fleur de prunier", longue de 4 mètres, elle servait à faire avancer le bateau... et l'on peut se poser la question de savoir si les gondoliers vénitiens savaient aussi bien s'en servir en cas de "conflit"... à l'ombre des ponts du Grand Canal!

ph-0.jpg

La paire de couteaux papillons avait aussi ses adeptes: il s'agit en fait d'une paire de sabres d'appontage pour que les (faibles) femmes puissent dénouer sans force les noeuds marins ou trancher les amarres en cas d'urgence! En dehors de ce contexte, on appréciait leur petite taille qui les rendait facile à dissimuler. Le commerce, quel qu'il soit, mais surtout clandestin, n'étant pas forcément de tout repos, ces outils, détournés, pouvaient devenir des armes redoutables!

 

 

 

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 09:52

Les transcriptions :

Pour ce qui est de l'orthographe, on est servi: ving tsun, wing tsun, wing tsung, yongchun, wyng tjun, wing tzun, wing tschun et on en passe... Certains maitres ont créé leur propre appellation contrôlée pour se démarquer des enseignements traditionnels... Par exemple, le terme ving tsun de Ip Man... Enfin, bref!

    Yongchun quan en pinyin mndarin, wing-chun kuen en Wade-Giles cantonnais (et je n'ai pas la version serbo-croate à mon grand désespoir!!)Wing chun signifie "poing du printemps"...

 

yim-wing-chun.jpg    Ces techniques nous viennent du sud de la Chine, et se pratiquent à mains nues et avec armes. Répandues essentiellemeent à Hong Kong et Taiwan (ou se réfugièrent les maitres après 49), elles se propagent en Europe et aux USA assez tard, au XXème siècle: l'efficacité du wing Chun en interesse plus d'un et Bruce Lee, alors à son apogée, joue un rôle non négligeable dans ce phénomène d'expansion!

 

       Les origines: Le Wing Chun aurait été crée dans la province de Fujian, il y a plus de trois siècles. L'enseignement initial, comme toujours, était purement oral, de maitre à élèves, ce qui ne nous aide guère dans la collecte d'informations précises et fiables. Alors, comme souvent, l'imagination vient à notre  secours, et la légende se substitue à l'histoire... Pour ne pas être en reste, plusieurs légendes circulent en parallèle, afin de nous laisser choisir celle qui nous convient!mg muiEn voilà donc une: Yim Wing Chun, une jeune et certainement très belle femme, refuse la proposition de mariage d'un grand seigneur local (mauvaise idée!). Celui-ci se déclare prêt à renoncer à ce mariage, à une condition: Wing Chun doit le vaincre en duel! Il n'est donc plus l'heure de se consacrer à la broderie... Wing chun rend visite à une nonne bouddhiste du nom de Ng Mui. Elle lui demande de lui enseigner l'art du combat. Comme on peut déjà le deviner, Wing Chun est une élève hors pair! Et , il fallait s'y attendre, elle gagne ce duel qui l'oppose à son... ex-futur-époux. cette liberté acquise "aux poings", elle pourra convoler quelques temps après avec Leung Bok Chau, lui même versé dans les arts martiaux et dans cet art qu'il nommera "Wing Chun"... Bon, y-a-t-il une once de réalité historique là dedans? Peu importe.... pour les fans de films asiatiques, on peut se permettre de voir le film de Joe Cheung "Kung Fu Wing Chun" avec la toute mignonne Bai Jing (qui frappe fort!!!) ... Suite au prochain épisode!  kung fu wing chun 1

 

 

 

 

 

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