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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 13:50

 

Nous voilà de nouveau avec une question à la fois simple et compliquée...
Il y a cinq styles majeurs: Chen, Yang, Wu, Wu Hao, Sun. (Ce qui sous-entend qu'il existe des styles mineurs... mais, bon...)
Nous pratiquons les formes du style Yang, le plus répandu et dont la famille est toujours représentée actuellement par Yang Zhen Duo et son petit fils Yang Jun.

 


(http://www.yangfamilytaichi.com/yang/history/ pour plus de renseignements)

Le style Yang se caractérise par ses postures larges, ses mouvements sont fluides, naturels, légers, son rythme constant, uniforme. Il n'y a pas d'accélérations ou d'explosions comme dans le style Chen par exemple. C'est un style que l'on adapte facilement à sa morphologie et à ses ressources physiques car les postures peuvent être basses ou moyennes ou hautes.


Ce qui explique sans doute qu'il soit considéré plus comme une technique de mise en forme thérapeutique que comme un art martial interne. (Xiao Long pense que les deux ne sont pas incompatibles et que l'on peut préserver sa santé et cultiver l'énergie tout en étudiant des techniques martiales -pour la compréhension du mouvement bien sûr, et non pour le self defense... en ce qui nous concerne).

 


Là où l'affaire se complique, c'est que les pratiquants de ce même style sont parfois étonnés des différences entre leur façon de faire et celle d'autres clubs ou écoles. Car "Il y a Yang et Yang". 
Yang originel, Yang Tung, Yang Chen Man Ching ou Wang Yen Nien... pour n'en citer que quelques uns. Mais au delà des différences et parfois des guerres de clochers ("Restons zen!" dirait un japonais... "Calmes comme la montagne" me souffle Xiao Long),

 

nous pratiquons tous le Tai Ji Quan (et c'est ça l'important) et grâce à ces différences nous pouvons apprendre plus et comprendre mieux notre propre façon de faire.
Ce qui reste fondamental, c'est l'ouverture d'esprit.

Yang Chen Fu (wikimedia)

 


 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 13:10

 

Dans les années 50 est née la volonté de donner quelques repères fixes pour la pratique du Tai Ji Quan, car de nombreuses écoles de non moins nombreux styles étaient tentés de « tirer la couverture » à soi en affirmant pratiquer de la bonne façon (sous-entendu à peine voilé : les autres, eux ne pratiquent pas comme il faut)…

Ceci dit entre nous, certains aujourd’hui encore pensent qu’il n’existe qu’une seule façon de faire : la leur… Ce qui témoigne d’une certaine… disons, étroitesse… d’esprit un peu paradoxale tout de même avec nos disciplines où l’on recherche l’amplitude… (Aparté de Xiao Long finie !)

 

C’est ainsi que l’on assiste au développement d’une nouvelle forme dite « simplifiée » (简化太极拳 – Tian Hua Tai Ji Quan).

 

 

 

jinli.com

 

 Li Tian Ji  est l’homme qui a initié le mouvement. Pour lui les « 9 fils du Dragon avaient produit 9 variations », 九子九 – Jiu Zi Jiu Yang, c’est-à-dire que le maitre avait formé de bons étudiants qui avaient évolués chacun de leurs côtés et dont l’enseignement n’était plus fidèle à celui de leur Maitre initial.

 

Il était important d’éviter une trop grande dérive et il fallait sauvegarder les techniques correctes. Pour ce faire, Li Tian Ji met au point la forme 24 en 1956, fondée sur l’ancienne forme traditionnelle dans le droit fil de l’enseignement des écoles d’arts martiaux familiales.

Certains étudiants cependant  n’avaient aucune envie d’apprendre cette nouvelle forme, quelques rares donc suivirent ce nouvel enseignement.

Li Tian Ji  a commencé la pratique des arts martiaux enfant, il est devenu l’entraineur de la 1ère équipe nationale de Chine. Il est surnommé le « Père du Tai Ji Quan contemporain ». Il a aussi créé la forme 32 épée…

 

La famille Li  est connue – plus en Chine que chez nous bien sûr- Li Tian Ji était l’oncle de Li Deyin (donc Grand-oncle de Faye Li Yip qui représente à l’heure actuelle la tradition familiale en Europe et qui est installée en Grande-Bretagne)

 

 

 

 

 

La forme simplifiée en 24 mouvements a été suivie de la 88, de la 66, de la 48 puis de la 42 et ainsi de suite…l’idée étant toujours de donner une image correcte des techniques pour éviter les pratiques chaotiques et fantaisistes. C’est une forme de « standardisation » au sens positif de terme. C’est un fil rouge.

 

Nous savons tous que le temps a tendance à éroder nos mouvements, il faut juste veiller à ce qu’il ne les déforme pas… conserver une bonne position et rester fidèle aux techniques de base, pour que le mouvement soit « juste » et compris.

 

Et comme vous avez été sage... je vous offre une belle vidéo... Xiao Long vous déconseille de tester dans votre salon... à moins que vous ne vouliez refaire la déco?

 

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 13:30


Le Tigre (Hu) est très présent dans la culture chinoise, dans les légendes et.. dans nos formes.
Le Tigre est le 3ème animal qui apparait dans le zodiaque chinois.
 

 


  

Il est tout à la fois Yin  et Yang: il sait être toute souplesse, toute fluidité: un (méga) gros gentil chat,  mais  il peut soudain bondir, saisir sa proie avec ses griffes et l'emporter...



Chasseur de démons, roi des animaux à fourrure, il porte parfois sur le front le caractère "Wang" - qui signifie "roi" (et oui, nous avons un lion, Roi des animaux... noq amis Chinois un tigre). 


 

Lors de la fête du double 5 (5ème jour du 5ème mois lunaire), on traçait ce caractère- symbole du Tigre-sur le front des enfants pour les protéger des démons.De nombreux bonnets ou pantoufles d'enfant portent des oreilles de Tigre, des têtes de Tigres... pour affoler les mauvais esprits!

PHOTO XIAO LONG


Le Tigre symbolise la force, la puissance, le courage, et comment prouver au mieux sa valeur, si ce n'est en se mesurant à lui, en l'affrontant.  

Sans doute est-ce pour cette raison que le Tigre est aussi présent dans notre pratique. Si les enchainements de  8 et de 16 mouvements préfèrent laisser le tigre en paix, et il doit bien en profiter, car tout se gâte pour lui par la suite...



Dans la forme 24, ou forme de Beijing, le tigre n'a qu'à bien se tenir et a interêt à avoir la peau dure: On va lui frapper les oreilles (shuang feng guan er). Il est à noter cependant qu'en chinois le terme "Tigre" n'apparait pas dans le nom de cette technique. En fait on parle du vent!  Le "Double vent traverse les oreilles" et... celà fait bien mal aussi!

 

La forme 48 propose  de l'attraper, à droite, puis à gauche (pai jiao fu hu), de le frapper aux oreilles (et re!), puis de le chevaucher (du li kua hu)( sur un pied en plus!) avant de tirer à l'arc sur le Tigre (wan gong she hu)! La pauvre bête... de quoi finir en descente de lit...
 


Il ne reste plus, dans la forme longue (88), et ce par deux fois, qu'à "porter le Tigre dans la montagne" (bao hu gui shan) où - nous l'espérons - il pourra goûter à un repos bien mérité...

Et faire le "Tigre" des 5 animaux pour se remettre de ses émotions!


 PHOTO XIAO LONG

 

  

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 09:09

 

Pour une fois, c’est un proverbe de chez nous qui va faire l’ouverture :

« Patience et longueur de temps

Font plus que force ni que rage ».

Voilà qui colle particulièrement bien à nos disciplines ! La Fontaine aurait pu être un bon pratiquant !?

 

 

PHOTO XIAO LONG

Patience :

Lorsqu’on commence à pratiquer, on ne se doute pas forcément que notre patience va être testée à tout moment. Si on se lance dans ces pratiques avec l’idée que du jour au lendemain, tous nos mouvements seront harmonieux et fluides… alors on est loin du compte…

 

Si on croit que nous allons en retirer des bénéfices immédiats, alors la déception nous guette…

Tai Ji Quan et Qi Gong sont une belle école de patience et de persévérance. Petits Dragons speed s’abstenir…

 

On parle de Gong Fu : Ce terme,功夫 (pinyin gōng fu) a été introduit en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux, du coup, pour nous le Gong Fu, c’est l’expression « externe » des arts martiaux chinois, c’est Bruce Lee dans toute sa Fureur du Dragon ! C'est un peu réducteur … et on a perdu de vue sa signification première…

 

photo eastasia.fr

En chinois moderne il peut signifier soit une période de temps ( 五天的工夫 , 5 jours) ou un effort, un travail (花了好大工夫) , mais aussi le talent, l’art, l’habileté dans un domaine précis (这画工夫真到家 cette peinture fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle).

 

« Gong » désigne d'abord le « travail », puis la « maîtrise », le « perfectionnement » ou la « possession d'un métier ». Ce terme est proche du mot « artisan » comme on l’entendait en Europe au XIXe siècle : un homme de métier qui par un apprentissage auprès d'un maître acquérait connaissances, techniques et savoir-faire.

 

« Fu » désigne étymologiquement l'homme accompli puis le maître, le mari (sans commentaires...)

Il faut donc s’engager sur le chemin armé de patience qui finalement ne vous coûtera pas tant que ça, car à chaque pas vous attend une découverte sur la discipline, sur vous-même, sur les autres…

 

Rigueur :

La rigueur ici est celle du travail bien fait, de la précision de la technique. C’est elle qui va structurer les choses, c’est un peu le squelette, l’ossature de nos formes.

Bien sûr, au début, on reste essentiellement occupé à mémoriser les mouvements et on reste tout naturellement dans l’approximation pendant un temps. Mais c’est là que la patience joue, il faut savoir ne pas être trop gourmand et ne pas vouloir manger trop de techniques à la fois pour vite arriver au bout de la forme. L’indigestion vous guette sinon… Il faut savoir prendre le temps d’être rigoureux et essayer de corriger sa technique pour qu’elle soit correcte.

Prenons l’exemple des armes, où les inexactitudes sont d’autant plus visibles que notre main est prolongée par un instrument… Prenons l’éventail, cher au cœur de Xiao Long : la beauté des techniques vient, dans les enchainements que nous pratiquons, de la position nette de l’éventail : bien horizontal, ou vertical, ou diagonal : il ne doit pas y avoir de « flou » (qui dans ce cas-là ne saurait être « artistique »…) pas de David Hamilton de l’éventail.

L’éventail est bien tenu et positionné, pas d’éventail qui pendouille, triste, en oreille de cocker…

Connaitre l’enchainement des techniques n’est pas une fin, c’est un début, une base de travail.

 

 

 

 

 

 

 

Il en va de même en Qi Gong, où si l’on veut espérer des effets, on se doit de respecter les règles. Savoir si le mouvement se fait en tension ou en relâché, si l’angle, l’amplitude sont corrects.

 

Patience n’est pas synonyme d’ennui et rigueur ne signifie pas austérité.

Patience et rigueur font toujours partie des bagages, car la route est longue mais agréable : plus on avance, mieux on comprend et plus on découvre, plus on sent qu’il y a encore à découvrir… C’est un cheminement bienfaisant au physique comme au mental et pour une fois, rien ne presse, on a le droit de prendre son temps ! Alors, profitons-en !!!

 

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:44

 

On pourrait se dire (à tort…) que l’on n’a pas besoin d’échauffement avant de pratiquer : à la vitesse où l’on va, comment se froisser un muscle !

Alors, voilà une explication au temps d’échauffement de début de séance : l’adénosine tri phosphate... Ben, voyons, mais c’est bien sûr !

Cette molécule plus connue sous le nom d’ATP (en effet, cela change tout !) est la source d’énergie du muscle et elle ne se stocke pas. En quelques secondes, hop, le muscle épuise sa réserve. Pour en produire, le muscle respire ou … fermente (façon choucroute ?).

Si l’on s’échauffe, le travail musculaire est graduel et le muscle « respire ». Si le muscle est froid et qu’on lui demande un gros effort, la respiration seule ne pourra lui fournir assez d’énergie et il va fermenter. Il produit alors de un peu d’ATP et beaucoup d’acide lactique : de là la fatigue musculaire, les bobos et les courbatures. Respirer est donc fondamental et la mise en mouvement progressive aussi !

 

NB : En Tai Ji Quan, nous développons des muscles « lents » : on ne deviendra dons jamais M. Muscle (ou Mme !). Les muscles sont fins. Néanmoins nous faisons fonctionner tous nos muscles et pratiquons une sorte de « sport » complet souple contrairement à ce que certains pourraient penser en nous voyant faire : nous travaillons notre « physique »… et pas que !

 

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 12:03
source:news.xinhuanet.com
source:news.xinhuanet.com

source:news.xinhuanet.com

Le chemin du pratiquant de Tai Ji Quan est semé d’embûches… sinon, ce ne serait pas drôle !!

FORME :LA

On s’est tous demandé à un moment donné pourquoi ces mouvements qui paraissent si beaux et si simples sont si durs à reproduire…

 

Tout ça, c’est de la faute à notre cerveau !

Il ne voit pas le simple, il cherche à décortiquer le geste en petites séquences, en unités élémentaires : ceci est mamain droite, ceci est ma main gauche, ceci est…

. Pour « jouer le global », c’est-à-dire pour comprendre le geste comme un tout, il faudrait le répéter un certain nombre de fois (et certainement un nombre certain) pour que notre tête suive sans vouloir à toutes forces le décortiquer…

L’alternative, le plus souvent d’ailleurs, c’est cette solution qui est utilisée, et de morceler le geste, de l’expliquer dans un premier temps, puis d’y mettre de « l’huile ».

Ce mouvement est comme un énorme beefsteak (un gros potiron pour les végétariens !) : ou bien, on l’engloutit d’un coup comme un python affamé et on va mettre un certain temps pour le digérer… ou bien, on en fait des portions raisonnables et la digestion est moins difficile.

 

 

Notre cerveau ne peut enregistrer qu’un nombre limité d’informations et donc s’il se concentre sur les bras, il oublie les pieds, s’il pense à la taille, il oublie autre chose…. Il faut donc prendre le temps d’avancer : on ne peut pas capter tous les détails en une fois, c’est par petites touches que l’on s’approchera du geste juste. Et il faut aussi de temps à autre s’arrêter et observer précisément le « modèle »…

Une fois que l’on a compris l’essentiel, on se dit que le tour est joué et qu’on peut passer à l’action. Oui, mais… on a la curieuse sensation de ressembler à D2R2, charmant petit robot aux loupiotes qui s’allument…

 

 

 

 

C’est encore M. Cerveau qui fait des siennes… il repasse les instructions et les applique, du coup… on manque un brin de naturel… et c’est normal, car on ne connait pas encore « par cœur » le mouvement, on l’exécute volontairement et les infos arrivent les unes après les autres… Cela me demande beaucoup de concentration pour un résultat finalement assez approximatif. On reste dans le réfléchi et non dans la sensation, mais cela correspond bien aux cartésiens que nous sommes !

Certains sont au contraire de fervents adeptes du « je répète le geste dans sa globalité jusqu’à l’avoir assimilé ». Il faudra être patient et répéter longtemps en se laissant (trans)porter par le rythme, la logique naturelle du mouvement.

Chacun va trouver sa propre recette, et les 2 techniques sont bien complémentaires…

Une fois répertorié et acquis, le mouvement représente pour le cerveau une séquence, un programme qu’il lance au moment où vous le voulez…

Il suffit d’être… patient !

 

 

TRAVAIL A DEUX :

 

 

 

Continuons avec nos questions gênantes… Pourquoi est-ce si difficile lorsqu’on connait un mouvement de la forme de passer à son application martiale ?

C’est que d’autres facteurs sont à prendre en compte : on n’est pas tout seul ! On calcule la trajectoire du poing, on doit ajuster la distance, adapter le geste… et tous ces paramètres font partie d’un autre programme.

En réalité, il s’agit alors de « réapprendre » ce geste à deux, puisque les repères que l’on a dans la forme ne sont pas tous pertinents, et que d’autres s‘y ajoutent…

Ce qui toutefois est très positif (car je sens bien qu’il y a du mou dans les troupes et qu’on ne voit plus très bien en quoi cette discipline peut nous détendre….) c’est qu’au fil du temps, des connexions se créent et de plus en plus vite. Là aussi, on réagit de plus en plus globalement et on a de moins en moins besoin de tout décomposer.

Mais si!!!

n peu d’entrainement … et votre cerveau sera « top-forme », et … vous ne vous poserez plus de questions ?

Euh, vous vous en poserez moins…

 

 

 

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 16:25

Coup de gueule de Dragon ce weekend…

 

 

 

Vous connaissez maintenant bien Xiao Long, ce Petit Dragon pondéré et pacifique qui sait faire preuve d’une graaaande compréhension. Il y a cependant des jours où Petit Dragon se rebiffe. Cela n’arrive pas très souvent, et lorsqu’il sort les griffes, c’est que l’on a vraiment abusé de sa patience…

 

Voilà que Xiao Long passe devant une affiche qui fait l’article pour une nouvelle « discipline » d’une section de gymnastique, le « Body and mind ».

À croire que le français ne suffit plus pour faire du marketing !de la pub, quoi…. On utilise l’anglais pour emballer la marchandise. Donc, Xiao Long, intrigué, approche le nez pour mieux lire…

 

Le cours proposé donne son programme, je cite :

«Taï chi oxygénation ( ? ) … Méditation, stretching, renforcement, relaxation, et  (la cerise sur le gâteau !) réveil par la reprise du Taïchi ».

 Xiao Long apprécie cette notion de réveil…  On vous a bien endormi avant donc… BRRRRRRR les écailles de Xiao Long se soulèvent d’effroi, ses petits yeux se plissent et le voilà prêt à … s’enflammer (sans doute à cause de l’oxygène dégagé par le « Taï chi »…)

 

Xiao Long qui n’est habituellement pas mesquin, ne peut s’empêcher de remarquer qu’avant de l’enseigner, il serait bon d’apprendre à l’écrire : Tai Ji Quan (rappelons que le pinyin est la transcription officielle du chinois depuis de nombreuses décennies !!! et qu’il serait temps que tout le monde s’y mette) et il enfonce le clou en précisant qu’il ne faut pas zapper le « Quan » (poing/boxe…), à moins que l’on sous-entende que l’on enseigne les principes philosophiques du Tao.( Cette notion est essentielle dans la cosmogonie chinoise. L’idée évoque la suprême poutre faîtière de la structure de l'univers, la clef de voûte indifférenciée d'où apparaissent le Yin et le Yang).

 

Xiao Long est très curieux de voir ce que contient ce « tout en un ». Rappelons que les exercices proposés sont des disciplines à part entières, que ce soit le stretching, la méditation, ou le Tai Ji Quan… mais, bon… on ne va pas … chinoiser ! On va dire que c’est là que réside la nouveauté…

 

Mais là où Xiao Long va chercher des poux (et en trouver une quantité…), c’est l’utilisation de ce concept de « gym Taïchi ».

 

 

Il y a des moments dans la vie où il faut prendre une décision : par exemple : fromage ou dessert, boire ou conduire ou bien … faire de la gym ou -pratiquer du Tai Ji Quan !!!

 

 

Il faut arrêter de créer de toutes pièces des disciplines nouvelles qui ne sont qu’un mixage de disciplines existantes, juste pour faire dans le coup et pour capter le chaland. Et en prime baptiser le tout d’un beau nom anglais histoire de faire « in » et encore plus opaque (fog ?)….

Xiao Long a l’esprit ouvert et s’intéresse à beaucoup de choses, mais il y a un moment où il faut arrêter !!!

La gym, c’est de la gym. Le Tai Ji Quan, ce n’est pas de la gym.

 

 

Il s’agit d’un art martial interne, il faut peut-être le redire, pour ceux qui l’ignorent encore ou qui l’ont oublié. Ce n’est pas seulement une activité physique.

C’est un art de penser, de bouger, de vivre. Son lien à la culture et à la civilisation chinoise est fort et va plus loin que la dégustation d’un plat de nouilles chinoises au resto du coin !

Le Tai Ji Quan est un monde en soi,  qui a ses styles, ses écoles, ses maitres, ses enseignants –formés- à cette discipline.

 

Maitre Yang Zhen Duo

Il est vrai que les formations de nos jours se font par pôles et que celui qui a son diplôme « gym sport loisirs » peut enseigner le step, le stretching, un peu tout et le Tai Ji Quan ou le Qi Gong. C’est sans doute là qu’il y a un problème. Et en plus, il est conseillé d’être polyvalent pour avoir de meilleures chances d’être embauché dans une association…

 

Il ne viendrait pas à l’esprit pourtant d’inclure dans ces diplômes  l’enseignement du judo ou  du VTT ! Alors pourquoi le Tai Ji Quan ? À cause de cette image « gym de santé »… qui fait totalement abstraction des dimensions martiales, internes et énergétiques qui font du Tai Ji Quan ce qu’il est.

 

Bref, Xiao Long en a assez d’entendre que le Tai Ji Quan, c’est de la gym, et pense qu’il faut cesser d’abuser ainsi les pratiquants -ou devrais-je dire le consommateur ?

Cette déviation du concept est là pour « faire de l’argent » en surfant sur la vague de la mode zen ! Et cela en devient ridicule et ternit l’image du Tai Ji Quan. Xiao Long a rencontré lors d’un forum des associations, une personne qui lui a dit que le « tai chi, c’est trop statique, on est allongé les trois quarts du temps… » et qui a écarquillé les yeux en apprenant qu’il existait des enchainements, du travail à deux, etc…

 

 

 

 

Moralité (car il y en a une) :

Pour choisir un cours de Tai Ji Quan, il faut prendre le temps de s’informer sur le contenu des cours, sur l’enseignant et sa formation dans ce domaine particulier. Je rappelle qu’il y a des grades dans cette discipline, qu’il y a des diplômes dans cette discipline…

 Il faut poser des questions et si on vous dit que c’est un cours /ou dans un cours de « gym », alors…, il serait plus que légitime d’avoir des doutes sur ce « Taï chi » sauce zen de raccroc…

 

Xiao Long a dit ce qu’il en pensait et se sent plus léger…

 

 

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 12:42

 

Xiao Long va essayer de répondre à cette question souvent posée : C’est quoi, l’enracinement ? Ce n’est pas simple, il est plus facile de dire ce que ce n’est pas !

 

Lorsqu’on demande à un pratiquant de « s’enraciner » pour réaliser un équilibre, le plus souvent celui-ci fléchit méchamment la jambe d’appui et place tout son poids dans un malheureux genou qui se demande s’il va tenir le choc… On est dans l’effort musculaire. On fige tout. On se raidit. On « s’effondre » dans le sol… Cela ne signifie pas pour autant que l’on a trouvé ses racines…

 

Un peu de « science » :

 

Le muscle est fait de fibres musculaires contractiles et de cellules conjonctives non contractiles. L’exercice musculaire statique développe les cellules conjonctives non contractiles.

 

 

Léopold Busquet est un spécialiste de la posture et il explique la chose suivante (attention, on s’accroche…) :

De par la position de la tête, l’homme est en déséquilibre vers l’avant, la ligne de gravité passe en avant de la cheville. Ce déséquilibre permanent est compensé par une chaine de *« fascias » localisée le long du dos et sur les côtés des jambes.

De plus, le diaphragme aussi joue un rôle : les viscères sont dans une poche de liquide incompressible, A l’inspiration, le diaphragme appuie sur cette poche qui transmet la pression à la partie inférieure du bassin. En opérant une rétroversion du bassin, on favorise l’alignement des forces à cet endroit.

 

 

Dans cette optique, les muscles ne sont pas là pour tenir (statique) une posture (coûte que coûte), ils sont là pour rééquilibrer la posture ou créer le mouvement.

 

Pour faire (plus) simple :

On va minimiser l’effort. On laisse faire la gravité. On se laisse aller, on s’abandonne en confiance et ce n’est plus le muscle seul, mais toute la structure osseuse et des fascias qui créent une poussée vers le haut. Les hanches sont relâchées. Les genoux sont lâchés, mais pas pliés à l’excès. Et ils vous disent merci ! Les orteils sont « collés » au sol, il se crée un petit creux au niveau de Yong Quan (source bouillonnante-R1). On s’économise et on soulage ses articulations. Voilà une façon de trouver ses racines en douceur, avec efficacité et en tout confort!

 

 

doc sur cairn.info

doc sur cairn.info

 

* Un fascia est une membrane fibro-élastique qui recouvre ou enveloppe une structure anatomique. Il est composé de tissu conjonctif riche en fibres de collagène.

Ils sont connus pour être des structures passives de transmission des contraintes générées par l'activité musculaire ou des forces extérieures au corps.

Ils sont capables de se contracter et d'avoir une influence sur la dynamique musculaire.(wikipedia)

 

 

 

Bien il est temps de reposer aussi nos méninges et l’entrainement à l’ancrage commencera dès demain !!!

 

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 12:39
TAI JI QUAN : O N JOUE A LA BALLE ?

 On vous serine en Tai Ji Quan « Tenez votre ballon, reprenez votre ballon ».. Mais c’est difficile, il est complètement virtuel ce ballon, alors il se rebelle, il s’écrase en ballon de rugby, se riquiquise en balle de tennis, se dilue en pneu dégonflé sans volume…

Alors, peut-être serez-vous content d’apprendre que le ballon … existe….

Enfin, la balle en tout cas !

 

Et d’où nous viens cette balle de Taiji?

 

Autrefois cette pratique s'appelait le « Qi Gong yin-yang de la balle de taiji ». D’après Yang Fukui (dit Yang Lu Chan), l'utilisation de la balle comme outil pour le Tai Ji Quan viendrait du style Chen, puis se serait diffusé dans les styles Yang et Wu.  

Un « chant de la balle » est attribué à Chen Chan Xing (1771-1853), qui était le professeur de Yang Lu Chan.  La balle aurait été très à la mode dans les années 20 à 40, puis la balle est tombée un peu aux oubliettes…

De nos jours, et déjà depuis de nombreuses années, c’est Yang Jwing-Ming –qui réside aux États-Unis qui a remis l’exercice de la balle –en bois- au goût du jour.

 

De nombreuses combinaisons sont possibles, par exemple :

 

En échauffement :

La balle de Taiji est un outil pédagogique qui gagne à être connu, notamment pour le travail en spirale du tronc, et la souplesse des articulations des hanches. C’est donc un bon échauffement.
Le travail est ludique, peut se faire seul, ou à deux. Il existe des exercices spécifiques et même de petites formes.

La masse de la balle renforce l'intensité de l'exercice qui du même coup devient plus ou moins exigeant. On peut donc, selon sa forme, et ses envies choisir une balle plus ou moins lourde.

En Tai Ji Quan, on ne cherche pas non plus à devenir Rambo, donc des balles de 1 à 4 kg sont bien suffisantes  pour développer une force souple et dynamique, ou travailler la vitesse et la souplesse, sans risques pour les articulations. Pensez à elles, elles vous le revaudront bien, c’est sûr ! On trouve des balles en plastique et des balles en bois –plus chères bien sûr- mais bien belles !!!

Certains pratiquants les « parfument »  avec des huiles essentielles… C’est aussi donc un Méga antimites si vous les mettez dans votre penderie… s’il y a de la place !

 

fightingarts.com

 

La balle peut aussi servir à présenter les exercices de Tui Shou.

On fait des cercles verticaux en tenant à deux la balle. Ce travail doit être précédé d'un travail en solo car le mouvement implique tout le corps, il faut apprendre d’abord à manier « l’outil » seul pour ensuite savoir synchroniser avec un partenaire. Une souplesse élastique de la colonne vertébrale est recherchée, n’oubliez pas cependant de ménager vos cervicales et lorsque le mouvement se propage aux bras, il ne remontera pas vers le cou!.

Une fois que les partenaires sont à l'aise, on peut commencer le travail d'attaque et de neutralisation.

On est vraiment dans l’état d’esprit Tui Shou : L’important est d'écouter pour ne pas s'opposer, mais juste dévier, absorber, transformer…

Le geste est continu, on écoute, on suit... On y trouve la circularité et une approche solo et/ou duo qui permet de prendre conscience des trajectoires des poussées, de comprendre que neutraliser et contre-attaquer forment une unité. On peut s’entrainer sur place ou à pas mobiles… Bref, infinies possibilités !

 

site webmartial

 

Le travail avec la balle est aussi une façon d’approcher ce qu’est le Dan Tian.

 

"Tenez la balle et imaginez qu'il y a un axe 
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions."
 
(Extrait du Chant de la balle attribué à Chen Chan Xing.

 

 

youtube.com

 

Il existe de nombreuses formes, comme par exemple « La forme de balle de Yang Lu Chan » qui conviendra bien aux personnes pratiquant les styles Yang qui ont l’habitude d’être en appui arrière permanent. Mais bon, comme toujours, il faut apprendre avec un professeur qui saura vous mettre en garde contre les « mauvaises postures » !


C’est une bonne base pour acquérir fluidité, souplesse et élasticité. Savoir garder son axe et travailler la taille.

Allez, au travail, vous serez bientôt un enfant de la balle…

2 vidéos :

 Excuse me, it is a video but … en anglais… où l’on  voit Maître yang Jwing Ming (qui fait bien un peu sa publicité… mais on ne lui en veut pas…) et ...

another video ... et in anglische aussi pareil... avec les sous titres!!!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:34

Un coup d’œil sur le titre et voilà, vous pensez déjà que Xiao Long est passé du côté obscur de la Force !

Emporté par un Ego surdimensionné, il pense tout savoir et imposer ses vues !!!

Mais non, rassurez-vous, Xiao Long a toujours les deux pattes arrière sur terre (les pattes avant sont trop courtes pour ça !).

 

Bon, dans tous les cas au menu du jour, nous allons parler de Moi (non, pas moi, mais du Moi, de vôtre Vous quoi !). Car notre pratique est là pour que notre vrai Moi s’exprime…

 

Le côté obscur :

 

L’EGO : le melon ?!

 

C’est un sujet … sensible et le terme n’est pas franchement positif. Au départ, c’est simplement le « moi/je »… À l’arrivée, cela peut être autre chose.

 

Dans certaines approches spirituelles, l’ego est la représentation fausse que l’on se fait de soi-même. , l'ego n'a pas réellement de réalité, il ne serait qu'un « complexe » produit par des constructions mentales, des dysfonctionnements psychiques… Pour le bouddhisme, par exemple, l'ego ne correspond à aucune réalité tangible. Il n'est ni dans le corps ni dans l’esprit.

Au départ cependant, aucune connotation négative…

Et pourtant lorsqu’on parle d’ego, on n’est généralement sur le chemin qui mène à l’égo-centrisme,  la vanité, l’orgueil, l’envie de pouvoir et autres joyeusetés du même acabit, qui vous empêchent du coup de « passer les portes ». Bref, c’est ce qu’on pourrait appeler « avoir le melon » … quoique dans ma région d’origine, où l’on ne fait jamais les choses à moitié, ce serait plutôt « la pastèque »…

 

                   

photo: happyhippieshake.blogspot.com

 

Et cette fausse image est un obstacle à l’expression de la vraie nature de la personne concernée. Dans cette conception, une personne libérée de son ego connaît l’éveil spirituel. La voie bouddhiste par exemple consiste, entre autres, à libérer l'être humain de cette perception qui le place au centre de tout, et surtout, de le libérer de la souffrance liée notamment à la croyance de l'existence du moi.

Car il faut un moment arrêter de croire que tous les yeux sont posés sur nous, arrêter de tout prendre pour  « soi », arrêter de se dire que le monde est injuste, regarder son nombril et murmurer:

« Je suis malheureux, on ne m’aime pas, on m’en veut, j’aurais dû mieux faire, réussir… etc. … »

 

Le côté lumineux de la Force :

 

Le vrai Moi :

Plus on avance sur le chemin de nos disciplines, plus on comprend que « le but ultime de notre Tai-chi est justement d’atteindre, par la pratique, l’éveil du Moi », comme l’exprimait Maitre Gu Mei Sheng. Maitre Gu disait aussi : « Ce vrai Moi, c’est le tai-chi en vous ».

On touche là à la dimension interne du Tai Ji Quan. Quand on parle d’art martial interne, on vous dit le plus souvent que la différence avec l’externe c’est notre lenteur… Ce n’est pas faux… mais est-ce tout ?

Ce n’est pas tout…

 

Au début, on apprend les techniques, les règles, l’enchainement et le Moi, là-dedans n’a pas trop de place tant on a à penser. On est encore englué dans un gentil ego : on craint un peu le regard des autres, on a peur de « mal faire », bref… on est encore tourné vers le dehors.

Se libérer des règles après les avoir apprises et appliquées est un pas important. On s’aperçoit alors que si le geste est juste, il n’est pas unique et que chacun selon sa sensibilité, son vécu, interprètera la technique/ le mouvement différemment. Voilà un peu de votre Vous  qui apparait.

 

Et Xiao Long insiste (en tapant du pied !) :

Il n’y a pas UNE façon de faire correcte et d’autres qui seraient fausses.

Il n’y a que des intransigeants parfois (honnêtement convaincus du bien-fondé de leur démarche) qui voudraient imposer « une/leur » façon de faire.

De ce côté-là Xiao Long a ses idées aussi (mais ne vous les imposera pas…) :

Un professeur apprend à ses élèves l’alphabet (technique) qui permettra à ses élèves de lire dans tous les livres (taolu). Mais, nous n’avons pas tous la même écriture, certains feront de belles boucles, rajouteront des gros points sur les « i », d’autres écriront plus sobrement… même si à la base, le texte est identique. Et c’est bien ainsi !

 Car avant tout, nous pratiquons pour nous-même et pas pour la galerie. Nous sommes tous différents. Notre pratique est différente. La seule chose importante est que l’idée portée par la technique de base soit juste (axe, racines, amplitude, fluidité, intention …)

 

 

Au début de l’apprentissage, on trouve souvent deux façon de faire :

soit on mémorise seul, on « récite » son taolu, bien concentré –donc déjà un peu tourné vers l’intérieur, même si ce sont surtout les neurones qui chauffent et que notre petit Moi est encore bien coincé ; soit on imite les mouvements en regardant les autres…

Là, l’œil est encore tourné vers l’extérieur. Et il faudra prendre confiance en « soi », pour se détacher des modèles…

 

 Mais une fois que l’on sait, que l’on est imprégné de l’enchainement et des techniques, que l’on a déjà quelques « heures de vol », alors on peut laisser son Moi, tout son être agir au point de ne faire qu’un avec le mouvement.

 

 Ce qui fait d’ailleurs que l’on peut tout à fait perdre le fil directeur, se tromper, ou s’interrompre, ou sans s’en apercevoir tout de suite passer à une autre forme.

Et peu importe ! On est enfin dedans (et plus dehors !)

 

C’est ici le contraire du « Je pense, donc je suis » ! C’est le « Je ne pense plus, donc je suis vraiment » … C’est une forme de prise de conscience instantanée de l’éphémère au moment même où l’on fait une forme.

Il est toujours difficile de mettre des mots sur des expériences de ce type : ou l’on devient pompeux (et pompant !), ou l’on passe dans l’expression poétique trop éthérée… un brin psychédélique (et la moquette est un peu passée de mode !)

 

Bref, où que vous en soyez sur la route … sachez que le Tai Ji Quan n’est pas juste « une gymnastique de santé » comme on le trouve encore trop fréquemment dans de nombreux articles.

 

C’est une découverte de soi, de son unité, de son lien avec la Nature …. C’est une approche constructive et positive de soi. Et c’est donc aussi une approche positive des autres.

 

 

 

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.