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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 18:02
https://yangfamilytaichi.com/

Le matin du 9 novembre 2020 a eu lieu au salon funéraire Longshan à Taiyuan, Shanxi une grande cérémonie d'adieu en l’honneur  de M. Yang Zhenduo, troisième fils de Yang Chengfu. Cette figure emblématique du Tai ji quan a quitté ce monde au petit matin du 7 novembre à l'âge honorable de 95 ans.  Les dirigeants les plus célèbres et les représentants des arts martiaux de tout le pays ainsi que les parents de Maitre Yang Zhenduo, Yang Zhifang, Yang Bin, Yang Yong… sont venus lui rendre un dernier hommage.

Pour les pratiquants de l’école Yang familiy, c’est une page qui se tourne, même si son petit fils, Yang Jun, a repris le flambeau déjà depuis quelques temps : En juillet 2009, lors du premier symposium international de Tai Chi Chuan, Maître Yang Zhenduo a annoncé que Maître Yang Jun était le cinquième héritier officiel de la lignée du Tai ji quan de style Yang traditionnel.

Pour tous les pratiquants de Tai ji quan, c’est une figure qui a marqué l’histoire du Tai ji quan qui disparait.

Mieux le connaitre :

Yang Zhenduo est né à Pékin en 1926 et sa maison ancestrale est dans la province du  Hebei. Très jeune, il s’engage dans la tradition familiale, apprend et s’entraine avec son père et son frère. Il travaille dur, apprend sans cesse et progresse dans sa compréhension de la théorie du Tai ji quan.

 En 1960, Maître Yang Zhen Duo s'installe à Taiyuan, province du Shanxi. Depuis lors, l’école Yang s'est progressivement étendue et rayonne aujourd’hui à travers le monde.

Par sa pratique, mais aussi par ses actions et grâce aux différents postes qu’il a occupés, il a permis à la famille Yang de rester au premier plan. Voici quelques dates phares :

Il a été vice-président de l’Association Shanxi Wushu depuis 1980.

En 1982, il a fondé et a été président de l’Association Shanxi Yang Style Tai Chi Chuan et en a été le président honoraire à vie. Cette association compte maintenant plus de 30 000 membres dans toute la province et est la plus grande organisation d'arts martiaux du genre en Chine.

En 1998, Yang Zhenduo a fondé l’Association internationale de Tai Chi Chuan de style Yang. Sous sa direction, l'association compte désormais 28 centres dans 12 pays avec plus de 2000 membres dans le monde.

En 1996, l'Académie chinoise de Wushu a reconnu Yang Zhenduo comme l'un des 100 meilleurs maîtres de Wushu en Chine.

Ses connaissances, ses recherches, sa gentillesse et son désir de transmettre ont fait de lui un Maitre hors du commun.

Pour en savoir plus sur cette école:

https://yangfamilytaichi.com/

 

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 16:42

La posture de préparation et d’ouverture est fondamentale.

C’est le commencement, c’est le moment où l’on se pose !

 

 

 

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre » présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 – MPC.

 

«  La recherche d’équilibre est constante, que l’on soit en mouvement ou non. La station debout, à l’arrêt, n’est pas forcément la posture la plus simple à tenir lorsque l’équilibre n’est pas sûr. Il reste cependant plus aisé au départ de travailler à l’arrêt. Cela va nous permettre de nous concentrer plus finement sur nos perceptions.

Nous commencerons debout, pieds écartés, car, s’exercer à se tenir debout, les pieds joints, est plus compliqué que de s’entrainer à se tenir debout, les pieds écartés de la largeur du bassin.

      Quelles informations recevons-nous dans cette posture ? Si nous portons notre attention sur l’ensemble du corps dans une perception globale, il est clair que l’axe joue un rôle majeur.

En position debout, nous pouvons sentir que le corps est emporté vers l’avant si le regard est dirigé vers le bas, et que donc la tête n’est pas bien « droite »[1], puisque le fil qui nous relie au ciel est distendu. Regarder droit devant soi, en rentrant légèrement le menton, permet d‘étirer les cervicales, de diminuer la lordose à cet endroit et de maintenir un axe correct, une belle verticalité. On peut imaginer que l’on cherche à empiler les vertèbres les unes sur les autres.

Nous sentons aussi nettement que si la lordose lombaire n’est pas gommée, le poids du corps se déporte vers l’avant. En poussant légèrement mìng mén (4 VG, Porte de la vie) vers l’arrière comme si nous cherchions à coller notre dos au mur, nous pourrons également limiter la lordose lombaire.

Nous pouvons aussi nous apercevoir que si les genoux sont verrouillés, nos jambes se raidissent et se comportent comme deux bâtons. Nous n’avons plus « d’amortisseurs » pour absorber. Pour absorber et pouvoir réagir à bon escient, nos jambes devraient être des bambous flexibles.[2]

Chaque élément du corps dépend, pour sa stabilité et pour ses mouvements, de la position du segment sous-jacent. Donc, si les pieds sont mal positionnés, les éléments sus-jacents – comme les genoux par exemple, en souffriront. Il faut donc être particulièrement attentif à la position des pieds au sol.

Nous pouvons tester différents placements de pieds et nous nous apercevrons que la position la plus confortable et la plus stable est de conserver les deux pieds parallèles pour que nos genoux et nos hanches s’installent selon cet alignement.

 

Le premier exercice sera – en position pieds écartés de la largeur du bassin et parallèles - de partir de notre position naturelle et de prendre la position axée étirée du tài jí quán, en adoucissant la lordose cervicale et la lordose lombaire et en relâchant les genoux. Nous sommes alors  centrés et cultivons cette sensation de solidité en prenant le temps d’analyser nos sensations dans cette posture. Il est important d’étudier nos sensations pour mieux comprendre les réactions du corps.  

http://taichi.snowcron.com/chigun_jan_joan_pictures/jan_joan_05.jpg

Nous pourrons ensuite alterner ces deux postures, posture naturelle puis posture axée, afin d’apprendre à mieux sentir les différences entre les deux et à adopter de plus en plus naturellement une posture favorable à l’équilibre en fonction de notre propre morphologie et de nos capacités physiques.

Les genoux par exemple seront plus ou moins relâchés, il faut juste prendre garde qu’ils restent dans l’alignement des pieds et ne pas les projeter au-delà des pieds. La fonction des jambes et des pieds est de transférer jusqu’au sol le poids provenant de la base du tronc.

L’important est que la hanche, le genou et la cheville soient alignés, le corps du fémur et le corps du tibia aussi.

 

Les pieds sont ancrés. Les orteils sont bien en contact avec le sol. Le poids du corps se répartit également dans les deux pieds. En position debout immobile et verticale, c'est le talon qui supporte la moitié du poids du corps. Ici, le poids du corps se place harmonieusement dans tout le pied, avec un point fort sur l’extérieur et une zone allégée à l’intérieur, comme on peut le voir ci-après.

 

 

 

Enfin, les épaules seront détendues et basses : elles ne s’affaissent pas pour autant, elles ne sont pas rejetées en arrière, la poitrine est simplement légèrement creusée. Sur cet exercice, les bras sont naturellement détendus et placés le long du corps.

 

Cet entrainement permettra par la suite, et au quotidien, de trouver plus facilement et plus rapidement la posture la plus favorable au maintien de l’équilibre en station debout à l’arrêt… »

 

http://taichi.snowcron.com/chigun_jan_joan_pictures/taichi_twist_04.jpg

 

[1] On parle le plus souvent de tête droite, mais « droit » n’est pas synonyme de vertical. On peut par exemple dans la technique « coup de poing vers le bas » ou « aiguille au fond de la mer avoir la tête « droite », c’est-à-dire dans l’axe du corps, dans le prolongement de la colonne vertébrale, elle n’est alors pas verticale dans le sens sur l’axe Terre/Ciel.

 

[2] Souvenons-nous de la fable de La Fontaine : « Le roseau plie »… mais il ne rompt pas.

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 16:23
http://www.blogdexiaolong.com/

http://www.blogdexiaolong.com/

 On vous serine en Tai Ji Quan « Tenez votre ballon, reprenez votre ballon, soyez rond,circulaire... ». Mais c’est difficile, il est complètement virtuel ce ballon, alors il se rebelle, il s’écrase en ballon de rugby, se riquiquise en balle de tennis, se dilue en pneu dégonflé sans volume…comment le maitriser?

Alors, peut-être serez-vous content d’apprendre que le ballon … existe… Il n'est pas si virtuel que ça... Il existe des exercices qui se font avec une balle!

 

Et d’où nous viens cette balle de Taiji?

 

Autrefois cette pratique s'appelait le « Qi Gong yin-yang de la balle de taiji ». D’après Yang Fukui (dit Yang Lu Chan), l'utilisation de la balle comme outil pour le Tai Ji Quan viendrait du style Chen, puis se serait diffusé dans les styles Yang et Wu.  

Un « chant de la balle » est attribué à Chen Chan Xing (1771-1853), qui était le professeur de Yang Lu Chan.  La balle aurait été très à la mode dans les années 20 à 40 (il y a toujours des modes!), puis la balle est tombée ;) un peu aux oubliettes…

De nos jours, et déjà depuis de nombreuses années, c’est Yang Jwing-Ming –qui réside aux États-Unis qui a remis l’exercice de la balle –en bois- au goût du jour. Ces balles osnt belles et agréables et pèsent leur poids! C'est un bon moyen de prendre conscience de ce qu'est réellement une balle et de la façon dont on peut la manipuler, la faire rouler!

De nombreuses combinaisons sont possibles, par exemple :

 

En échauffement :

La balle de Taiji est un outil pédagogique qui gagne à être connu, notamment pour le travail en spirale du tronc, et la souplesse des articulations des hanches. C’est donc un bon échauffement.
Le travail est ludique, peut se faire seul, ou à deux. Il existe des exercices spécifiques et même de petites formes.

La masse de la balle renforce l'intensité de l'exercice qui du même coup devient plus ou moins exigeant. On peut donc, selon sa forme, et ses envies choisir une balle plus ou moins lourde et faire travailler ses petits muscles.

En Tai Ji Quan, on ne cherche pas non plus à devenir Rambo -ou bien?, donc des balles de 1 à 4 kg sont bien suffisantes  pour développer une force souple et dynamique, ou travailler la vitesse et le délié, sans risques pour les articulations. Pensez à elles, elles vous le revaudront bien, c’est sûr ! On trouve des balles en plastique et des balles en bois –plus chères bien sûr- mais bien belles !!!

Certains pratiquants les « parfument »  avec des huiles essentielles… C’est aussi donc un "Méga antimites" si vous les mettez dans votre penderie… s’il y a de la place !

 

fightingarts.com

 

La balle peut aussi servir à présenter les exercices de Tui Shou.

On fait des cercles verticaux en tenant à deux la balle. Ce travail doit être précédé d'un travail en solo car le mouvement implique tout le corps, il faut apprendre d’abord à manier « l’outil » seul, pour ensuite savoir synchroniser avec un partenaire. Une souplesse élastique de la colonne vertébrale est recherchée, n’oubliez pas cependant de ménager vos cervicales et lorsque le mouvement se propage aux bras, il ne remontera pas vers le cou!.

NB: vous n'êtes pas obligés de descendre dans vos jambes aussi bas que sur la photo!

Une fois que les partenaires sont à l'aise, on peut commencer le travail d'attaque et de neutralisation.

On est vraiment dans l’état d’esprit Tui Shou : L’important est d'écouter pour ne pas s'opposer, mais juste dévier, absorber, transformer…

Le geste est continu, on écoute, on suit... On y trouve la circularité et une approche solo et/ou duo qui permet de prendre conscience des trajectoires des poussées, de comprendre que neutraliser et contre-attaquer forment une unité. On peut s’entrainer sur place ou à pas mobiles… Bref, infinies possibilités !

 

 

 

Pour le travail en solo cette vidéo montre combien cette recherche de la circularité  est simplifiée lorsqu'on bénéficie de la sensation -réelle- de volume!

Le travail avec la balle est aussi une façon d’approcher ce qu’est le Dan Tian.

Sentir son centre et sentir que les mouvements viennent de ce centre...C’est une bonne base pour acquérir fluidité, souplesse et élasticité. Savoir garder son axe et travailler la taille.

 

"Tenez la balle et imaginez qu'il y a un axe 
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions."
 
(Extrait du Chant de la balle attribué à Chen Chan Xing.

 

https://www.chinatown-shop.com/

 

 

 

 

Il existe de nombreuses formes, comme par exemple « La forme de balle de Yang Lu Chan » qui conviendra bien aux personnes pratiquant les styles Yang qui ont l’habitude d’être en appui arrière permanent.

Mais bon, comme toujours, il faut apprendre avec un professeur qui saura vous mettre en garde contre les « mauvaises postures » !


 

Allez, au travail, vous serez bientôt un enfant de la balle…

 Excuse me, it is a video but … en anglais…

mais . avec les sous titres!!!

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 14:37

Quoi riment exactement les formes codifiées ?

Les formes codifiées ont certainement pour but dans un premier temps de faire apprendre des techniques de base. Cela pourrait expliquer pourquoi les formes courtes, pédagogiques, sont apparues. Il est difficile pour un occidental d’aborder d’emblée une forme longue d’une centaine de mouvements. Cela demande une patience, une persévérance, un travail profond et au long cours qui ne correspond pas forcément à ce que la majorité des pratiquants recherchent dans une activité de loisir.

PHOTO XIAO LONG

Ce terme de loisir est important : il ne faut pas oublier que le Tai ji quan est une activité de loisir pour beaucoup, une façon de se détendre, de couper les ponts un moment avec le quotidien. Grâce à des formes courtes, on peut apprendre à maîtriser quelques techniques de base et avoir cette impression que nous aimons bien, à savoir que nous possédons quelque chose de fini. (Rien à voir avec les reportages qui montrent des enfants qui, debout au lever du soleil, pratiquent avant même le petit déjeuner et vont passer le temps entre étudier et s’entraîner…)

Quel que soit le nombre de mouvements à exécuter, on peut se demander comment les exécuter. Car c’est bien là la difficulté !

Si l’on pratique dans une optique de détente, de santé, la tentation sera forte de réaliser les mouvements doucement, tranquillement, sans force… et du coup sans contenu réel. On se laisse porter, on respire, on est sur son petit nuage… on est peut être fluide, mais on est quand même franchement mollasson !

Xiao Long vous rappelle à ce propos qu’être fluide et souple ce n’est pas être mou et dégoulinant et que rester circulaire ne signifie pas agiter les bras en rond pour brasser de l’air (cela n’est bon que pour les éoliennes... qui ont leur utilité, certes… mais pas besoin de les imiter !)

 Il faut tout de même que votre forme ait une forme !

 

PHOTO XIAO LONG

 

À l’opposé, il y a des tenants de la martialité. Il est vrai à que chaque technique correspond à des applications martiales, cependant si l’on avait voulu que l’application soit totalement visible dans la forme, le critère de fluidité n’aurait pas été un des critères fondamentaux pour la pratique du Tai ji quan !

Xiao Long  rappelle à ceux qui aiment que ça pète, que le kung-fu existe. Il ne faut pas oublier que les formes s’appellent formes CODIFIEES : la technique est un code c’est-à-dire qu’il ne faut pas forcément la prendre au pied de la lettre. Elle suggère, elle ouvre des perspectives, elle peut être interprétée, et c’est bien là que réside la richesse de la pratique.

Si l’on reste trop près d’une pratique martiale, on va raidir, on va figer, on va simplifier le geste et présenter une finition brutale. Très souvent aussi le mouvement se raccourcit, devient plus compact et les cercles se perdent. Petit Dragon rappelle qu’une des caractéristiques fondamentales de l’école Yang guiding est l’amplitude du geste et la finition « élastique » de chaque mouvement (et non pas « vlan, et un coup sur le nez »).

PHOTO XIAO LONG

Bien, alors, ce n’est pas tout ça… Il doit bien–avoir une voie du milieu entre mollesse et dureté. Eh bien, oui !

La martialité est dans l’intention, l’intention est dans la précision du geste, dans la respiration, dans le regard ainsi que dans la mobilisation totale du corps à la fois fort et compact mais aussi souple est délié. La martialité s’exprime par l’alternance du relâché et du tendu qui donne vie aux mouvements - et non pas par la vitesse d’exécution.

En résumé, si vous êtes attirés par le côté mou de la force, choisissez carrément la relaxation, allongé sur un tapis, c’est très sympa aussi ! Si votre truc c’est le côté dur de la force, faites du kung-fu, de la boxe, du karaté… (ou bien, cherchez des crosses à votre voisin…).

 

Qiu Hui Fang et Yuan Lao Shi (Yuan Hong Hai) à Rouen en 2015 PHOTO XIAO LONG

 

Bien sûr, le Tai ji quan ne se résume pas aux formes codifiées et donc il est important de travailler avec un partenaire sur des applications martiales réalistes. Cependant, il faut faire la différence entre échange avec un partenaire et réalisation d’une forme. Les échanges avec un partenaire enrichissent les mouvements de la forme par ce qu’il y a un vécu derrière, mais il faut savoir doser l’expression de l’externe dans ces formes internes où l’invisible prend le pas sur le visible…

 

PHOTO XIAO LONG

 

Bon, Xiao Long va s’arrêter là parce qu’il commence à dire des trucs bizarres sur le visible, l’invisible, l’interne et il ne faut pas l’oublier, l’énergétique, toujours présent dans nos pratiques.

Si, encore une petite chose : à propos de voie du milieu, ne travailler que la forme vous laissera sur votre faim, car la compréhension profonde des mouvements nécessite un travail avec partenaire. Privilégier le travail avec partenaire et délaisser la pratique individuelle vous privera aussi de sensations fines. Il faut arriver à équilibrer les deux pour que réaliser une forme traduise à la fois la solidité et la légèreté.

 

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 15:02
PHOTO XIAO LONG

 

S’il y a bien un incontournable en Tai ji quan, c’est bien le concept des « portes »… Evidemment, si on pratique tout seul et que l’on a jamais l’occasion de travailler (« jouer » serait plus juste J) avec un partenaire, on peut complètement passer à côté. Mais, j’enfonce là une porte ouverte… (désolée, ça sent les vacances !)

Elles sont partout, dans chaque technique, parfois une toute seule comme une grande, parfois plusieurs… Et, pour ceux qui se demanderaient encore à quoi sert d’apprendre à tourner des mains, Xiao Long leur répondra que c’est une approche de ces mêmes portes.

 

Un brin de théorie :

Bā Mén : que l’on traduit par les huit portes ou bien les 8 potentiels, ce terme fait référence aux 8 principales techniques de mains (membres supérieurs)  

 

Elles correspondent aux 8 trigrammes* (BAGUA) et aux 8 directions géographiques. Enfin, ce concept de correspondance ne serait pas chinois s’il n’était pas multiforme… et différentes théories cohabitent en fonction des écoles, des époques… Donc, Le Petit Dragon – qui a beaucoup réfléchi et s’est cassé les dents sur ces lignes continues et discontinues- n’ira pas jusqu’à vous présenter la panoplie complète des possibilités, il a lâchement fait des choix qui –pour notre pratique- semblent judicieux…

 

*Figure formée de trois traits superposés, coupés ou non en leur milieu, utilisée dans la divination chinoise, cf : Yi Jing.

 

 

Huit potentiels : l’essence du Tai ji quan

Au début, il y a péng…

 

, on prononce péng et on traduit par parer. Dans la pratique, il est perçu comme une force d’expansion. L’énergie de péng est comme celle d’un bouclier qui tourne, dévie et protège, il permet l’écoute. Péng est omniprésent, il est ce fameux « ballon », il exprime notre centre et il comprend virtuellement ses amis lǔ , et les autres… C’est un plaisir de commencer par péng en travail à deux, car il nous ouvre toutes les portes !

On l’associe à Qián, le ciel, le créateur, la créativité, la force, l’initiative.

 

: lǔ   signifie lisser, peigner avec les doigts.

 

lǔ est traduit par tirer, rouler en arrière, attirer dans le vide, céder, guider et neutraliser. Petit Dragon voit dans  lǔ un guidage qui laisse passer la force tout en adhérant et en contrôlant, lǔ est différent de cǎi.

On l’associe à kūn , la terre, la disponibilité, l’adaptabilité, l’accueil, le don de soi.

 

, : jǐ : Presser, bousculer, pousser…

C’est une action percutante ou une énergie qui propulse. C’est péng plus àn.

On l’associe à kǎn, l’eau, l’insondable, la profondeur, force de l’eau qui avance… un yang entre deux yin.

 

: àn

    Presser, appuyer sur, contenir, contrôler, restreindre, réprimer, tenir quelque chose dans la main, selon, conformément à.

    Dans le contexte du tai chi chuan, àn est traduit par pousser, presser vers le bas, l’avant ou le haut, repousser des deux mains.

C’est une énergie qui repousse et déracine.

On l’associe à lí , le feu, ce qui s’attache, la clarté, la lucidité, la vivacité, l’éclat.

 

https://www.coaching-evolution.net

 

: cǎi C’est cueillir, exploiter, recueillir, extraire… on dit souvent saisir. Au sens propre et figuré finalement car, on va saisir- par exemple un poignet- et tirer vivement dans une direction pour surprendre le partenaire, le faire sortir de son centre, l’obliger à réagir et profiter de cette réaction ;)

   

On l’associe à xùn , le vent, une rafale de vent qui déracine.

 

, : liě est traduit par ranger, aligner, citer, inscrire… Pour nous   liě c’est fendre ou séparer, c’est une clé possible, c’est créer un point fixe –par exemple bloquer un pied- et déséquilibrer le partenaire, le faire basculer…

 On l’associe à zhèn, le tonnerre, l’impulsion, la secousse.

 

: zhǒu

   

    Coude !  C’est simple, non ? Eh bien, non, ce n’est pas si simple car  si zhǒu est l’action de donner un coup de coude, c’est aussi frapper avec une articulation saillante.

 

On l’associe à duì, le lac : Petit Dragon n’a pas trouvé mieux, il y a une faille dans chaque système… en cherchant bien et longtemps, on finit toujours par trouver un argument… beaucoup de yang caché sous une surface yin ?

 

: kào

    S’appuyer contre ou sur, être proche de…

C’est le plus souvent l’action de donner un coup d’épaule, de tamponner…ce que l’on peut faire aussi avec la hanche, le dos… kào est puissant et heureusement, car si je dois l’utiliser, c’est que je suis dangereusement proche de mon partenaire… c’est ma dernière chance…

    On l’associe à gèn, la montagne, la solidité. Bon, là… l’image est probante

 

 

Beaucoup de pratique :

La théorie est jolie et c’est un point intéressant, car elle nous fait toucher du doigt une autre façon de concevoir les choses… mais pour comprendre vraiment, c’est la pratique qui va nous aider. Et, c’est en pratiquant que de nouveaux horizons s’ouvrent (normal, il y a des portes !!!)

Donc, finis les discours… Allez chercher un partenaire et amusez-vous !

 

 

https://www.radiolaser.fr

 

 

 

 

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 18:11

 

Mais qui est ce Martial dont on nous parle ?

Il semble toujours délicat d’aborder cette question, le Tai Ji Quan donne cette belle image lisse, fluide, reposante et hautement pacifique. Nombreux sont ceux qui ne voient dans nos mouvements que des … mouvements lents –voire mous- exécutés en « pyjama » pour le plaisir des yeux.

C’est oublier un peu vite l’aspect martial de cet art interne.

Et comme le dirait Xiao Long, si c’est pour faire du Tai Ji Quan 100% énergétique… il vaut mieux faire du Qi Gong !

 

 

Parler « martial » ne signifie pas que l’on doive se taper dessus, tout rouge et en sueur… (Là, c’est de la lutte qu’il faut faire !).

Cela signifie simplement qu’il faut tenir compte de cet aspect qui fait partie intégrante du Tai Ji Quan (ben oui, il y a « Quan » quand même dans l’histoire et Quan, c’est le poing !)

 

Alors,  à quoi cela sert-il de connaitre  des applications martiales ?

 

À donner du « corps » à notre forme en complément de la dimension énergétique, un peu de Yang dans le Yin… Pour qu’une harmonie naisse de ce jeu d’équilibre entre énergétique et martialité.

 

Est-ce pour tout le monde ?

 

Ce travail sur les applications martiales est à la portée de tous. Il suffit de se pencher sur une technique, se poser la question de sa finalité puis de tester avec un partenaire les différentes possibilités. Le but n’est pas –pour nous- d’être rapide ou efficace au point d’envoyer valser son partenaire (mais le sera-t-il encore ?) à l’autre bout de la pièce. Le but est de voir si l’application peut-être crédible, cohérente, comprendre mieux la technique, redécouvrir le mouvement de la forme dans un contexte différent : à deux et non seul, face à … l’imaginaire.

Le partenaire donne de la consistance à nos réflexions.

 

https://www.vodkaster.com/

Comment savoir si l’efficacité est là, alors que les attaques sont lentes et codifiées ?

 

L’efficacité ne peut être « réelle », nous ne sommes pas non plus dans le style « full contact », si on entend efficacité au sens de mettre HS un autre individu : non, nous ne sommes pas efficace ! Les applications ont du coup l’air moins réalistes puisqu’on fonctionne un peu « au ralenti »…

 

Mais transformer une attaque, repousser, déraciner son partenaire, appliquer une clé avec modération… prouvent que la technique est bonne et qu’elle « pourrait » être efficace.

Et là, en ce qui nous concerne, il vaut mieux prendre son temps, être précis, plutôt que de vouloir être trop rapide et utiliser finalement la force et non la technique pour arriver à ses fins, au risque d’ailleurs de se blesser ou de blesser l’autre. On cherche juste à savoir si dans les faits la technique tient la route, si elle est faisable.

 

Un jeu… ?

 

Finalement, ces applications sont un jeu, il n’y a que des gagnants car les questions que l’on se pose, la réflexion que l’on mène à deux sur les techniques nous ouvre des perspectives.

Et l’on s’aperçoit que les solutions sont infinies…

 Contrairement à certains qui vous diront :

 « Alors l’application de « La grue blanche déploie ses ailes » c’est ça. »

Sous-entendu, point barre, il n’y en a qu’une, c’est la bonne, c’est la mienne… On se rend compte que l’on peut imaginer de multiples solutions, et en fonction de notre physique, de notre personnalité, nous pourrons choisir celles qui nous conviennent le mieux.

 

maître Tung Ying Chieh. sur le site http://www.e-qi.net/

Le plus difficile au début, c’est de rentrer dans cette optique et de se libérer d’un certain nombre de préjugés ou d’appréhensions… et de trouver un partenaire prêt à la même démarche !

Mais ceux qui s’engagent sur ce chemin ne le regrettent pas… C’est le premier pas qui coûte !

 

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 13:28

 

Vues de l’extérieur, nos pratiques sont faciles. On se déplace tranquillement, lentement, l’air de rien, les mouvements paraissent simples… mais ce n’est là que la surface. Tout bien réfléchi, c’est un peu comme si on regardait évoluer des patineurs sur la glace : les gestes sont fluides, harmonieux, on ne voit vraiment pas en quoi réside la difficulté… et pourtant…

Et pourtant… lorsqu’on s’initie au Tai ji quan ou au Qi gong, on s’aperçoit que le mental aussi bien que le physique sont largement sollicités. Ainsi, notre posture de base (se tenir debout et évoluer) demande déjà un peu de travail.

Vous me direz, se tenir debout, ce n’est quand même pas très compliqué ! Et le Petit Dragon vous répondra que se tenir debout est tout un art…

 

Maitre YUAN Hong Hai

On pourrait parler des appuis : une des remarques les plus répandues à la fin d’un cours lorsqu’une personne n’a encore jamais pratiqué, c’est que l’on sent bien ses jambes ! Car si l’on se tient « debout », on se tient tout de même un peu fléchi, et, dans notre école en particulier, nous nous devons de rester au même niveau pour évoluer et éviter le célèbre syndrome du yo-yo.

Pour pouvoir rester fléchi le temps de réaliser une forme, il faut que nos jambes soient solides. Si nos jambes sont trop faibles, alors nous aurons tendance à remonter sur nos appuis pour nous soulager et nous évoluerons  de façon discontinue avec des hauts et des bas… et de plus en plus de haut – de moins en moins de bas ;)

 Ainsi, contrairement à une idée répandue, nous ne nous reposons pas…  travaillons : nos muscles sont sollicités et nous pouvons renforcer nos jambes en douceur.

N’oublions pas que les Chinois disent que nous vieillissons par les jambes, par les genoux. Entretenir la musculature de nos jambes c’est aussi entretenir notre santé.

Il ne suffit pas d’avoir de bonnes racines et d’être bien installé dans le sol. Se tenir debout c’est aussi se tenir vertical.

On pourrait alors aussi parler d’axe : on nous dit toujours d’imaginer qu’un petit fil de soie relie le sommet de notre crâne au ciel. Cette image peut être utile, mais il est souvent difficile de la garder en mémoire tout au long d’une forme. Parfois, ce petit fils se casse, la tête par vers l’avant, ou bien vers le côté. À nouveau, il nous faut travailler. Car penser à maintenir son axe nous demande un effort.

Mais ces efforts, celui de s’étirer vers le ciel et celui d’alourdir le bas de notre corps, sont toujours récompensés (si, si, je vous assure !).

C’est cette attitude qui va nous permettre d’évoluer ensuite aisément et avec un minimum de fatigue. C’est ainsi que nous pouvons être détendus et concentrés, stables et présents à ce que nous faisons. C’est ainsi que nous pouvons respirer au mieux. C’est ainsi que nous pouvons laisser l’énergie circuler librement dans tout le corps.

Donc, en résumé, nous avons le droit, en toute modestie ( !?), de nous redresser, d’être « fiers » de pratiquer le Qi gong ou le Tai ji quan.

 

https://www.icone-gif.com/

 

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 10:55

 

Chacune de nos techniques porte un nom, mais ce nom est en chinois et l’on peut se demander si la traduction est bien correcte. Petit Dragon a enquêté sur la chose ! Et va vous livrer quelques découvertes…

 

Dan bian se traduit en français par « simple fouet ».

Dan pourrait effectivement être traduit par « simple, unique ».

Bian pourrait être traduit par « fouet » de cuir, de rotin ou de bois, il y a l’embarras du choix. Utile pour l’équitation, le fouet peut aussi être utilisé comme une arme et en Chine, il existe un fouet à neuf sections est une chaîne, le Jiu Jie Bian, il fait partie des armes traditionnelles.

 

Yun Shou traduit en français par « Mouvoir les mains » ou « Mains dans les nuages » correspond bien au chinois

Yun: Nuage.

Shou: Main.

PHOTO XIAO LONG

 

Lou xi ao bu se traduit par « brosser de genou ».

Lou pourrait être traduit par «  prendre dans ses bras, embrasser, brosser ». Xi se traduit par «  Genou ». Ao pourrait être traduit par «  tourner, dévisser ». Bu pourrait être traduit par «  pas, étape ». Jusque-là pas de grandes surprises.

 

 

Mais,

Gao tan ma se traduit en français par « Flatter l’encolure du cheval », « Flatter le cheval » ou « Caresser l’encolure du

cheval ». L'image invite à tenir la tête du cheval contre soi pour bien le maîtriser, le temps de lui caresser l'encolure… c’est une version…

Cependant Gao pourrait être traduit par « haut, élevé ». Tan pourrait être traduit aussi  par explorer. Là l’image n’est plus la même, on voit plutôt un cavalier qui du haut de son cheval inspecte les environs. Une chose est sûre, il y a un cheval.

 

PHOTO XIAO LONG

 

À ne pas confondre avec Ye ma fen zong. Là aussi nous avons une histoire de cheval, mais celui-là est « Ye » : sauvage, farouche.

Fen se traduit par « diviser, séparer ». Zong et la crinière.

On trouve en français plusieurs traductions comme « le cheval sauvage balance sa crinière » ou bien « séparer la crinière du cheval ». On peut supposer, que séparer la crinière signifie que l’on passe une main sur la crinière du cheval.

Petit Dragon préfère cette version à celle du cheval sauvage qui balance sa crinière, qui laisserait penser que le cheval remet en place son brushing J

 

Dao juan gong que nous traduisons par « repousser le singe », se traduit aussi parfois par « enrouler les bras vers l’arrière » en fait dao peut être traduit par « changer, reculer, revenir… » Juan pourrait être traduit par : retrousser, rouler et gong signifie … humérus !

Nous sommes bien loin du singe ! Et aussi, beaucoup plus proche de l’application martiale.

 

Shuang feng guan er que nous traduisons par « frapper les oreilles du tigre », n’a rien à voir avec le tigre… puisqu’on pourrait le traduire par « double vent traverse les oreilles ». (Et puis, quoi, il faut arrêter de frapper les tigres !!!)

 

Il y en a bien d’autres et nous n’allons pas tous les détailler…

 

Nous terminerons en prenant un peu de hauteur avec :

shang bu qi xing que nous traduisons en français par « Avancer vers les sept étoiles ». Qi Xing signifie bien « sept étoiles ».

En Chine il s’agit de la constellation de la Grande Ourse. Les chinois pensent en effet que la disposition des étoiles de cette constellation cache de nombreuses stratégies martiales.

Il existe encore d’autres correspondances… Les sept étoiles correspondent aux 7 ouvertures du corps. Le Cœur est considéré comme la Grande Ourse du corps humain. Celui qui parvient au centre parvient à l’immortalité…

 

PHOTO XIAO LONG

Bon, voilà, nous avons atteint l’espace et les lointaines galaxies… Il est temps de revenir sur terre !

 

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 16:14

 

 

Verticalité : qu’est-ce que c’est ?

PHOTO XIAO LONG

 

Souvent, on vous dit « Tenez-vous droit »… Droit ou vertical ? Vous me direz, c’est du pareil au même. Non !

On peut être droit sans être vertical… oui, parfaitement ! Lorsque je réalise « l’aiguille au fond de la mer », le corps est droit, mais… il n’est pas vertical.

La plupart du temps, les deux peuvent se confondre : nous sommes droits et verticaux et le regard porte au loin. Cette verticalité est l’axe que nous devrions conserver tout le long de la forme, mais… que nous avons tendance à perdre en route… souvent, les yeux qui regardaient au loin, finissent par se baisser et regarder vers le plancher. Ce mouvement des yeux vers le bas correspond souvent à une forme d’excès de concentration. On se replie vers l’intérieur mentalement, et le regard se tourne vers l’intérieur, physiquement les yeux regardent le sol. Pour éviter cela, il faut essayer de maintenir une concentration légère. Pour ce faire, il faut bien sûr avoir déjà mémorisé la forme que l’on réalise.

Etre vertical, ce n’est pas être ancré ou être suspendu au ciel, c’est être enraciné ET être suspendu au ciel, c’est la recherche d’une cohésion entre le haut du corps léger et fluide, et le bas du corps fort et solide. La souplesse et la fluidité des mouvements du haut du corps ne peuvent se concevoir sans de solides bases que sont les jambes.

 

PHOTO XIAO LONG

 

Commençons par le bas :

Le relâchement du bassin (légère rétroversion) procure une impression de descente du poids du corps dans les jambes. On peut y associer la sensation d’enfoncement des pieds dans le sol, dans la terre. On se laisse aller, on peut imaginer

que nos pieds se prolongent par déracine qui s’enfoncent dans le sol… mais, s’enraciner ne signifie pas se tasser! Puisque...

 

PHOTO XIAO LONG

 

En haut :

Le sommet de la tête est suspendu au ciel par un fil, un fil de soie bien sûr. La tête pousse le ciel, un étirement en douceur de la colonne vertébrale se crée.

C’est la connexion des deux pôles, terre et ciel, qui nous permet de ressentir notre axe. Il faut prendre le temps de ressentir, rester réceptif et maintenir l’axe. On est là, détendu, il n’y a aucune crispation, juste une présence.

Se tenir vertical favorise également une bonne respiration. La poitrine est ouverte, on peut inspirer profondément. Une bonne respiration favorise à son tour la détente est donc la fluidité du geste.

Un bon moyen de tester notre enracinement et la sensation de l’axe vertical consiste à faire l’enchaînement sans les bras. En ne conservant que les mouvements des jambes, les bras ne participent plus à l’équilibre et nous pouvons être plus attentifs au maintien de la verticalité et à son importance dans l’équilibre. En effet, il est plus facile de rester en équilibre lorsque le corps est détendu et vertical, que si l’on est crispé ou que l’on baisse la tête, le poids de la tête entraînant le corps vers l’avant.

C’est autour de cet axe-pivot fort que s’organisent les torsions et les rotations du corps. Une fois de plus, nous pouvons nous apercevoir à quel point tout est lié. Si l’axe n’est pas correct, la respiration n’est pas correcte, la technique n’est pas aboutie, l’enchaînement n’est pas fluide.

Alors…

 Restons bien verticaux, lié au ciel et à la terre : à notre place* finalement…

 

 

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*San-Cai ( les trois puissances sont engendrées par les deux pôles yin et yang : le ciel, l’homme, et la terre. En pratiquant le tai ji quan, l’homme occupe la place qui lui revient entre le ciel et la terre. Il est à la croisée des énergies yin, de la terre et yang, du ciel

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15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 09:26

 

Nous reprenons nos activités et pour ceux qui débutent, apprendre peut paraitre difficile. Nous avons tout à coup trop de mains et de pieds à gérer ! Ce que nous faisons en automatique, comme marcher ou prendre un livre sur une étagère nous semble tellement naturel que nous n’imaginons pas le travail d’apprentissage que nous avons dû faire pour y arriver...

https://stickeramoi.com

Les apprentissages laissent donc dans notre cerveau une trace physique, et cette dynamique s’appelle la plasticité cérébrale. La découverte de ce mécanisme par les neuroscientifiques a permis de comprendre une chose essentielle : rien n’est figé dans notre cerveau ! Il évolue sans cesse, il le peut dans tous les cas, même si nous n’utilisons as toujours les possibilités qui nous sont offertes.

 

La plasticité cérébrale permet donc de remodeler le cerveau en permanence selon nos apprentissages. Ce remodelage est non seulement relativement rapide mais – malheureusement- réversible. En effet, une équipe de chercheurs a trouvé que certaines régions du cerveau chez de jeunes adultes présentaient des modifications structurelles importantes après trois mois d’apprentissage à la jonglerie, par rapport à des personnes n’ayant pas suivi cet apprentissage .Ces modifications disparaissaient quelques semaines après l’arrêt de cette activité. Voilà pourquoi les  artistes et… les pratiquants doivent s’entrainer régulièrement... je dirais même tous les jours, au lever du soleil… (Je vous rassure, en Normandie à la mi-saison et en hiver… on peut faire grass’mat’ !!)

 

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Nous sommes en quelque sorte « programmés » pour apprendre. L’organisation de notre cerveau peut s’adapter et se reconfigurer à tout moment, en fonction des expériences que nous vivons. Certaines périodes de la vie sont plus propices à certains apprentissages. Cependant tout reste possible à tout âge : Apprendre à parler une langue étrangère, à jouer d’un instrument, ou se lancer dans la peinture prendra plus ou moins de temps mais cela se fera et plus nous varions nos activités, plus des « connexions » se mettent en place.

 

L’accumulation des expériences au cours de la vie augmente la quantité de connaissances stockées dans le cerveau. Cette accumulation d’expériences et la complexité des connaissances qui y sont associées sont plus importantes chez les personnes âgées. En vieillissant, nous pouvons tirer profit de notre raisonnement plus affûté pour apprendre de nouvelles informations … en prenant notre temps…

Mais, la plasticité du cerveau « s’entretient » (comme une voiture   vidange, graissage, changements des filtres…) en restant curieux, en continuant à apprendre, en diminuant les facteurs de stress, en ayant des relations sociales…

 

…Hmmmmm, voyons voir… mais, c’est bien là la démarche du Tai Ji Quan et du Qi Gong si je ne m’abuse…

Donc, pas d’impatience, le surplus de mains et de pieds va disparaitre, et chaque technique apprise et mémorisée va nourrir votre cerveau qui va « s’assouplir » en même temps que vous… et l’apprentissage deviendra de plus en plus facile ! Tellement facile, que lorsqu’on a commencé, on ne veut plus s’arrêter… si, si, c’est vrai !!!

 

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.