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2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 16:19

On le sait, c’est un art bien délicat que le tuishou. Il y a tout de même quelques fondamentaux à ne pas perdre de vue :

 

LES QUATRE ÉNERGIES DE BASE

 

Zhan – Coller/toucher

Zhan c’est adhérer à son partenaire comme de la colle adhère au papier. Quand le contact est fait, essayez de ne plus le perdre. Cela vous permettra de toujours savoir où est votre partenaire et sentir son intention., Restez détendu sur ce « coller », il ne doit pas devenir un « pousser »...

 

Nian – Collant/poisseux

Zhan et Nian ont des significations proches, mais ne sont pas exactement la même chose pourtant. C’est une question de point de vue. Zhan et Nian vont ensemble et alternent :Si vous êtes dans le Zhan, votre partenaire est dans le Nian (l’inverse est vrai et vice et versa… C’est un jeu à deux et non une simple « volonté » individuelle.

 

 

Lian – Continu

Des mouvements continus, des attaques continues, des énergies continues.

Tout est lié dans un flux continu. On maintient en permanence le lien, sans rupture quel que soit le contexte.

 

Sui – suivre

Sui c’est suivre votre partenaire. Allez avec lui, suivez le, il suffit d’aller là où l’on vous emmène et non de vouloir diriger une manœuvre quelconque. On reste relax. Si votre partenaire bouge, vous bougez, si il s’arrête, vous vous arrêtez.

 

PHOTO Xiao Long

 

On ne peut écouter son partenaire que si on se relâche, trop souvent on y met une « volonté d’action » qui pousse à la rupture ou qui casse le flux.

 

Coller c’est ce qui permet de sentir, si on perd le contact, si on rigidifie le contact, on perd les sensations. On n’utilise pas la force , on ne résiste pas.

 

Il faut savoir de quel type de tuishou on parle.

 

Lorsqu’on voit le tuishou de compétition, on se rapproche plus de la lutte chinoise que du tuishou initial, et pas de problème, si c’est ce qui vous plaît, allez-y ! Pour moi, cela reste très proche de l’externe et n’est plus assez interne, il s’agit d’autre chose et ce n’est pas ce tuishou-là qui m’intéresse .

 

Comme disait mon maître, Yuan Hong Hai, il n’y a pas de « gagner ou perdre » quand on pousse les mains. S’il y a une volonté de victoire, on est dans une autre démarche. Ce n’est pas forcément la plus intéressante pour nous. Petit Dragon envisage le tuishou comme une coopération, un jeu sans enjeu.

 

L’écoute est le but de la pratique des 4 énergies ci-dessus. Si on écoute bien (et si on s’entend bien…:😄), on sent les failles, les possibilités de pousser l’autre au déséquilibre avec un minimum d’effort. Il faut juste trouver LE bon moment.💡

 

Pour cette raison, avec le temps, je ne suis plus très fan des tuishou codifiés. Ils induisent une mécanique où le geste est un imposé, et comme chacun sait ce qu’il « doit » faire, on tourne dans le vide et non dans la conscience du mouvement. 🎡

 

On comprend bien pourquoi ces exercices ont été créés, mais finalement, je me demande s’ils ne sont pas contre-productifs et -paradoxalement- surtout pour les débutants, qui moulinent, en pilotage automatique en se racontant leur week-end. 😉

 

Certes, ces exercices permettent un apprentissage postural et la mise au point de certains réflexes, mais… il ne faut pas faire que ça !

 

Et il n’est pas superflu de pratiquer, dès le début un tuishou « libre », c’est à dire où les mouvements ne sont pas des imposés, mais sont aléatoires et où le seul but est d’appliquer les 4 énergies fondamentales.

C’est le corps qui « travaille » et non la tête. On est dans la sensation et non dans le raisonnement. Dévier, absorber, transformer, répondre au plein par le vide, tout cela se fait « naturellement », sans préméditation.

C’est une forme de non agir… pour mieux agir ensuite. L’action se fait toute seule dans le sens de la moindre résistance.

 

C’est la façon de voir du Petit Dragon, aujourd’hui. Il y a d’autres façons de voir et chacune correspond à un moment de vie, de pratique, à une personnalité.

Rien n’est fixe et défini une fois pour toute… (mini proverbe chinois?)

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 15:36

Il existe un enchaînement, que nous ne pratiquons pas dans notre école, mais qui représente la quintessence des principes et des techniques du tai ji quan .

Il comporte 13 mouvements.

Ces treize mouvements associent les huit gestes principaux/ huit potentiels (parer, tirer, presser, repousser, couper, séparer, donner un coup de coude, donner un coup d'épaule), aux cinq déplacements (vers l'avant, vers l'arrière, vers le droite, vers le gauche, rester au centre).

 

Comme toujours, il recèle aussi un sens symbolique -sinon, ce ne serait pas marrant.

Le chiffre huit est associé aux huit trigrammes (ba gua) du Yi JING ( le Traité des mutations, un des livres Classiques de la Chine).

Le chiffre cinq, quant à lui, est associé aux cinq mouvements de l'énergétique chinoise (eau, bois, feu, terre, métal).

Ces cinq mouvements ou « éléments » sont reliés à cinq déplacements :

« vers l'avant » pour le feu, « vers l'arrière » pour l'eau, « vers la droite » pour le métal, « vers la gauche » pour le bois, et « rester au centre » pour la terre.

Approches des 8 potentiels

Vous trouverez ici une présentation synthétique des 8 potentiels, tels que nous les définissons -brièvement 😀 .

 

Peng (p’ĕng)

Parer, embrasser, avoir la sensation d’être comme un ballon gonflé, toute pression le fait tourner sur lui-même autour de son centre.

C’est comme un bouclier qui protège qui nous protège. C’est ce qui , en contact avec un partenaire par ce potentiel, nous permet l’écoute tacite de l’autre.

L’énergie est sur l’extérieur de l’avant bras.

Les notions de rondeur, volume, absorption représentent le côté yin de ce potentiel. Le côté yang de Peng se manifeste par l’explosion, un rebond, on retrouve l’idée du ballon...🌍

La traduction habituelle est «  Parer ». Le potentiel est expansif.

 

Lu (lǚ)

Tirer - je préfère « guider » à tirer : nous accompagnons la force existante, nous n’en appliquons pas une, nous guidons l’adversaire vers l’arrière, dans le vide, et utilisons sa propre force.

Le potentiel est attractif.

 

Ji

Presser, percuter. Ji est souvent confondu avec Peng. Si Ji est correctement exécuté, il n'y a pas de rebond comme avec Peng, mais plutôt une attaque qui ébranle l’adversaire.

Le potentiel est propulsif ( une impulsion et une expansion en même temps !).

 

An (àn)

Repousser d'une main ou des 2 mains. L’action de repousser est progressive et déracinante. La clé de ce mouvement est la légère bascule du bassin qui permet d’absorber d’abord et ensuite la détente de la jambe arrière sur la poussée.🧐L'image est celle de la vague qui recule avant de réavancer.

Le potentiel est impulsif 

 

Cai cǎi

On trouve souvent la traduction « cueillir » ou « couper » ou « tirer vers le bas ». On y trouve une idée de levier, de soudaineté de l’action. C’est peut-être un des potentiel les plus difficiles à appliquer et nombreuses sont les questions à son sujet. Le potentiel est extensif.

 

Lie liè

On le traduit par « séparer » ou « tordre », il y a l’idée de spirale, d’énergies appliquées en sens contraires pour déraciner par exemple ou pour casser (moins drôle!!)

Le potentiel est offensif.🤕

 

Zhou zhǒu

Traduit souvent par « donner un coup de coude », c’est utiliser son coude (mais aussi toute autre articulation saillante) pour percuter ou faire levier, etc…

Pas de surprise, le potentiel est percutant !

 

Kào (k’ào)

C’est l’action de donner un coup d’épaule , mais cela vaut aussi pour toute autre partie du corps qui percute ou pousse pour attaquer les bases de l’adversaire ou le propulser.

Le potentiel est heurtant (le bump…🕺)

 

 

Un peu de lecture pour aller plus loin , pour ceux qui aiment bien jouer avec la théorie….🙄🤔

 

Traité sur le taijiquan de Zhang Sanfeng

" Parer (Peng), tirer vers l’arrière (Lu), presser (Ji), repousser (An), cueillir (Cai), tordre (lie), donner un coup de coude (zhou) et donner un coup d’épaule (kao) représentent les huit trigrammes.

 

Avancer (Jin Bu), reculer (Tui Bu), se déplacer vers la gauche (Zuo

Gu), se déplacer vers la droite (You Pan) et se fixer au centre (Zhong Ding) correspondent aux cinq éléments.

 

Parer, tirer vers l’arrière, presser et repousser correspondent respectivement aux trigrammes Qian, Kun, Kan et Li ; ils représentent les quatre orientations cardinales.

Cueillir, tordre, donner un coup de coude et donner un coup d’épaule correspondent respectivement aux trigrammes Xun, Zhen, Dui et Gen, qui représentent les quatre orientations diagonales.

 

Avancer, reculer, se déplacer vers la gauche, se déplacer vers la

droite et se fixer au centre correspondent respectivement au Métal

(Jin), au Bois (Mu), à l’Eau (Shui), au Feu (Huo) et à la Terre (Tu).

Ces gestes représentent les treize mouvements."

 

Et bien sûr :

Extrait des « 8 portes et 5 déplacements »

de Yang Ban-Hou (fils de Yang Lu

Chan) :

"(...) Les 8 trigrammes [et donc les 8 potentiels] sont dissimulés dans les mouvements des mains et dans le déplacement des pieds conformément aux 5 éléments. Les mains et les déplacements, 8 et 5, donnent le chiffre 13." 

 

Pour préciser et prendre en compte les variantes de traductions, voici un panel de possibilités. Il faut toujours éviter de rester sur une seule traduction et profiter des idées données grâce à cette variété de propositions qui peuvent nous aider à mieux appréhender des notions qui ne sont pas simples…

 Péng : « Parer », « Esquiver », « Repousser » en un mouvement de ressort. « Creuser la poitrine et arquer le dos ».

 Lŭ : « Rouler en arrière », « Tirer à soi », « guider vers l’arrière »

 Jǐ : « Presser », « percuter »

 Àn : « Appuyer », « Pousser », « Repousser ».

 Căi : « Cueillir », « Saisir », « tirer vers le bas ».

 Liè : « Séparer », « Fendre », « Déchirer », « Briser ».

Zhŏu : « coup de coude » « Percuter »

 Kào : « s’appuyer contre », ou « s’appuyer sur », « propulser »

 

Le nombre 5, quant à lui, fait référence aux 5 déplacements des membres inférieurs (Wŭ Bù 五步), ceux ci se combinent avec les potentiels ci-dessus.

 Pas en avant ou « avancer » (Jìn Bù 进步)

 Pas en arrière ou « reculer » (Tuì Bù 退步)

 Prendre garde à gauche / Se préoccuper de la gauche (Zuŏ Gù 左顾)

 Regarder à droite (Yòu Pàn 右盼)

 Équilibre central (Zhōng Dìng 中定)

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 janvier 2026 6 24 /01 /janvier /2026 15:18

 

La vie n’est pas tendre et les stress s’accumulent.

 

Il y a des moments où rien ne va, où rien n’avance comme on le voudrait ... où la moindre démarche devient un casse-tête chinois…

 

Avez-vous remarqué , dans notre monde où -soit disant- la communication est simplifiée, combien il est difficile, de se faire entendre et d’obtenir des réponses…

 

Le plus souvent personne en face de soi, il faut « créer son espace » pour envoyer un message, les mails restent sans réponses, le téléphone vous envoie une belle voix d’IA qui vous apprend que pour jouer, il faut taper 1 ou 2 ou 3 (et à la fin de l’annonce, votre cas n’étant pas prévu, vous finissez par taper n’importe quoi...)

 

Bref, se détendre n’est pas superflu !

PHOTO Xiao long

 

Il est bon de prendre sur soi et de se ménager une bulle de tranquillité au milieu de ce monde où l’on doit s’agiter beaucoup avant d’obtenir gain de cause.

 

Pour harmoniser les émotions, on peut, le soir, faire le point sur les contrariétés de la journée passées et tenter de les évacuer pour éviter que toutes ces pensées ne viennent nous empêcher de dormir.

 

Les techniques sont nombreuses et se fondent le plus souvent sur la respiration.

 

On peut, par exemple commencer en posant une main sur le ventre et une main sur la poitrine, un geste qui apaise, et écouter sa respiration tranquillement, se concentrant sur le mouvement du ventre qui monte puis redescend, sur le mouvement de la poitrine, qui monte puis redescend.

 

Respirer calmement, profondément est une aide pour calmer l’esprit.

 

On peut alors choisir un « problème », le formuler puis l’évacuer en expirant, comme si tout ce qui me pèse se répandait vers l'extérieur avant de disparaître …

Si on préfère s’allonger pour se détendre, on peut imaginer que c’est la terre qui absorbe ces pensées et nous libère.


 

Il est important de ne pas tout garder « à l'intérieur » et de ne pas laisser les émotions négatives s'empiler gentiment jusqu'à la rupture...

On peut ainsi opérer une sorte de "vidange" , un peu de ménage dans ce bric-à-brac de pensées, et permettre à l'esprit de souffler!

 

Parfois, il peut être difficile de se relaxer dans l’immobilité.

Alors… on peut être mobile (élémentaire, mon cher Watson!)  : entre autres bienfaits le Qi gong et le Tai ji quan nous aide à nous détendre et à vider notre esprit.

 

PHOTO Xiao Long

 

Faire un enchaînement en restant concentré sur les mouvements que l’on exécute permet à notre esprit de sortir de la boucle des idées négatives.

Nous remplaçons ces idées, pesantes, par un mouvement bienfaisant qui demande à notre esprit de se fixer sur ce que nous faisons à cet instant.

 

Coordonner le souffle, le corps et l’esprit est véritablement libérateur. Ces pratiques lentes, fluides, douces, nous offrent des « bulles », des instants suspendus, où rien ne peut nous atteindre.

 

« Le corps parcours l’espace et l’esprit se libère » dit un proverbe chinois...

 

Prendre un moment pour soi est simple...😯
Il suffit... de le faire... 😉


 

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Published by Xiao Long - dans MEDITATION RELAXATION QI GONG TAI JI QUAN
20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 14:44
PHOTO Xiao Long

On parle beaucoup de : mais qu'est ce que c'est?

 Le symbole Qi représente dans sa partie haute la vapeur s'échappant d'une céréale en train de cuire (partie basse). Il y a donc une dynamique, une transformation, le Qi est en mutation constante, se concentre, se dissout, circule...

Concept de base de la culture chinoise, le Qi (prononcer "tchi") précède la scission binaire du Yin et du Yang. Il est traduit le plus souvent par "l'énergie" ou "les souffles" en médecine traditionnelle chinoise (MTC).

Si l'on parle d'énergie invisible, impalpable, non mesurable... il est tentant de dire pour un occidental que tout ça n'existe pas ou que c'est du vent (!) et que l'on n'y "croit" pas, comme s'il s'agissait d'une religion…

Pour les chinois cette idée fait partie de leur conception du monde alors que les explications proposées en occident ne sont pas loin de dériver  parfois  vers l'ésotérisme.
Attention, on s'accroche, on va essayer de faire clair...

Cette idée d'énergie vitale n'est pas facile à appréhender pour les occidentaux rationnels que nous sommes. Pourtant l'idée se rapproche du "pneuma" grec, le souffle de vie ou du "spiritus" latin (de spirare=souffler) ou encore du "prana" indien...

Le Qi 氣 est partout, il anime toute forme de vie, il y a le Qi du ciel (Tian Qi), le Qi de la terre (Di Qi), chaque homme, animal, plante, minéral, est animé de Qi. Ainsi l'homme est un axe entre ciel et terre. Il reçoit le Qi du ciel et celui de la terre.

A l'intérieur du corps humain, le Qi circule dans les méridiens.


Le but de l'acupuncture, des massages, du Qi Gong et du Tai Ji Quan est maintenir l'équilibre et la bonne circulation du Qi dans le corps, car pour la MTC, lorsque le Qi se bloque, une maladie surgit.
La détente, les mouvements lents du Tai ji Quan ou le jeu des contractions, décontractions du Qi Gong permettent d'harmoniser la circulation du Qi.

Voilà une brève (et donc incomplète) explication de que l’on entend par Qi.

Vous entendez aussi souvent parler du Dantian. 丹田 « champ de cinabre ». On vous dit par exemple « posez les mains sur le Dantian »… Il est question alors le plus souvent du Dantian inférieur (et oui, du coup, cela signifie qu’il y en a d’autres… mais, pas tout à la fois!).

Pour certains il est défini comme l’emplacement du point « Mer du Qi », pour d’autres on le définit comme une zone assez étendue qui occupe l’espace entre la « mer du Qi » hǎi

et la « porte de la Vie » míngmén . Toujours est-il que c’est là un centre énergétique important. C’est un peu notre moteur, que nous nous devons d’alimenter pour que la machine tourne.

 

Bien sûr, on pourrait aller plus loin et plus précisément et si ces questions vous intéressent, je vous y engage. Ce n’est pas la documentation qui manque. Xiao Long espère juste que les choses sont un peu plus claires. Comprendre cette vision et cette démarche est important pour profiter au mieux des bénéfices de la pratique.

PHOTO Xiao Long

 

 

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Published by Xiao Long - dans QI GONG TAI JI QUAN CULTURE
16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 14:01

 

En début et en fin de cours, nous nous saluons . 🖐

Oui, mais pas n’importe comment… Nous utilisons BÀO QUÁN LǏ. Voilà qui mérite quelques éclaircissements...

 

Mais qu’est ce que ça veut dire ?

 

BÀO () signifie « tenir », « cacher », "envelopper."
QUÁN () , on le connaît bien, signifie "poing".

Enfin, LǏ () Signifie "salut" .

 

Nous sommes donc debout, pieds joints et bien droits, dignes pour effectuer notre salut.

Une main forme donc le poing, la main droite. Elle représente, la force, la bravoure. C’est le côté martial.

La main gauche est ouverte. Elle représente la raison, l’intelligence, la culture.

Ainsi la force est contrôlée par l’esprit, la connaissance.

Ce salut exprime le respect, celui des élèves vis à vis du professeur, celui du professeur vis à vis de ses élèves. Il exprime également le respect de la discipline et du lieu de pratique.

La main ouverte est plus yin, la main fermée plus yang. Ce salut crée donc un équilibre yin yang inévitable. Il semble qu’autrefois les hommes saluaient poing droit dans la paume gauche ouverte, tandis que les femmes faisaient l'inverse. Mais il n’y a plus de différence aujourd’hui.

 

Et qu’est ce qu’on raconte en chinois dans nos cours pour saluer  et accompagner le geste ?

 

Au début du cours le professeur salue les élèves :

tóng xué men hǎo! (Bonjour les élèves)

( ce qui donne quelque chose comme « Tong chué mèn rhao »!)

 

Les élèves répondent:

lăo shī hǎo! (Bonjour professeur)

(Lao cheu rhao !)

 

A la fin du cours, le professeur dit :

tóng xué men zài jiàn! (Au revoir les élèves)

(Tong chué men tzaï tièn !)

 

Les élèves répondent :

lăo shī zài jiàn! (au revoir professeur)

(Lao cheu tzaï tièn !)

 

NB :

Dans le terme lăo shī , 老师 on trouve lăo "" qui signifie vieux, ancien… Celui qui enseigne n’est pas forcément « vieux » pourtant !.

Ce terme est utilisé lorsqu’on s’adresse à quelqu’un pour exprimer le respect. Sans doute celui qui a de l’expérience et des connaissances mérite-t-il ce "" , signe d’estime.

Désormais notre salut n’a plus de secret pour vous !

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
1 novembre 2025 6 01 /11 /novembre /2025 14:24

 

Les arts martiaux sont une bien ancienne « invention »…

à croire que depuis la nuit des temps, la tentation est grande de taper sur son voisin ...

( «  Je te dis qu’il est frais mon poisson ! »

  « Naaan, il est pas frais ton poisson !!! » etc.)

 

On parle le plus souvent de techniques d’auto-défense, mais… si l’on doit se défendre, c’est peut-être bien parce qu’on a été attaqué… Bref, quelle que soit l’époque, quelle que soit la situation géographique, les arts martiaux sont présents.

Pour éviter une baston générale😡, il fallait donc canaliser cette force brute et en parallèle à ces diverses techniques de combat sont nés des codes, code d’honneur, code moral, vertus martiales… quels que soient leurs noms: il fallait des règles.

 

PHOTO Xiao Long

La plus ancienne tradition martiale remonterait à 3 000 ans avant notre ère. Le kalaripayat est apparu en Inde, dans la province du Kerala. On le considère souvent comme l'ancêtre commun des arts martiaux d'Asie. Les mouvements s’inspirent des comportements animaux et les enchaînements se combinent à des exercices respiratoires ainsi qu'à une parfaite connaissance des points vitaux.

 

D'après la légende, c'est le moine Bodhidharma qui a fondé la première école de kalaripayat au Sud de l'Inde, avant de prendre la direction de la Chine… où découvrant à Shaolin des moines affaiblis par leur pratique de l’ascèse, il développa une discipline associant corps et esprit, méditation et techniques guerrières, entraînements énergétiques et exercices pour préserver la santé.

De là serait né donc le Kung fu, mettant en avant la persévérance dans l'effort sur chemin de la perfection.

 

PHOTO Xiao Long

 

Dans nos disciplines, il est question de Wǔdé.

Avez-vous déjà entendu parler de Wǔdé ? Non ? Alors, il est temps de se pencher sur ce principe.

Le mot Wǔdé  existe depuis quelques 3000 ans dit-on et dans les communautés anciennes, les dirigeants ne pouvaient être choisis que s’ils possédaient cette qualité.

 

"Wu" () signifie martial , militaire, arme, c’est le caractère que l’on trouve dans wǔ shù (arts martiaux) ; "De" () signifie vertu, moralité, coeur, bienveillance. Le plus souvent, on le traduit par « vertus martiales ».

Il n’est pas sans intérêt de souligner qu’elles sont fondamentales, même si à l’heure actuelle, on les évoque toujours – verbalement- on peut bien voir qu’en réalité, elles sont reléguées à l’arrière plan !

 

Ces règles nous viennent du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme et mettent au premier plan le respect, la bienveillance, la loyauté. Bien sûr avec le temps, les choses évoluent et peu à peu ces valeurs traditionnelles nous paraissent désuètes et il a fallu adapter le discours au monde moderne et à la diffusion des arts martiaux à travers le monde.

 

Ces qualités/vertus initiales et chevaleresques sont au nombre de six :

1, rén : bonté et bienveillance

C’est la plus élevée. Avoir un grand cœur et être bienveillant vis à vis de chacun. Les parents sont bienveillants, les enfants également, les amis entre eux, le professeur est bienveillant , l’élève également.


2 – = ordre

Il s'agit ici d’accepter la place qui nous revient dans une communauté. Professeur, élève, parents – enfants... C'est le respect implicite des règles de préséance tenant compte de la hiérarchie. Nous devons rester humbles, reconnaître nos limites et nos progrès.

 

3 – Li = politesse

Se comporter dignement, rester courtois, avoir une tenue correcte, cela est indispensable pour établir des rapports humains harmonieux, et encore plus dans le milieu des arts martiaux où la rigueur est de mise et où les règles sont strictes. Dans le milieu traditionnel des arts martiaux il est dit qu'avant la technique il faut d'abord connaître la politesse.(Ce qui peut éviter d’en venir aux mains??) Au quotidien, tous les pratiquants doivent adopter un comportement à la fois naturel, poli et correct.

 

4 – zhì = sagesse

A tout moment, il faut rester maître de soi, savoir discerner le bon du mauvais, le vrai du faux et décider de la bonne conduite à tenir. On l’avouera, ce n’est pas simple...


5 - zhōng xīn = honnêteté et loyauté.

La parole donnée doit être respectée jusqu'au bout même si cela est difficile, risqué. D'une personne sans loyauté, on ne peut attendre ni générosité, ni grandeur d'âme.

 

6 – yǒng qì = courage(s)

Le grand courage protège, vient en aide au plus faible, combat la violence, lutte pour défendre une cause juste et cela en toute circonstance. Il en va de même du "petit courage" mais celui-ci s'applique plutôt dans les cas personnels ou particuliers, l'amitié, par exemple.

 

On retrouve ce même code (bushido) au Japon, les même valeurs y apparaissent :

Les samouraïs respectent 7 valeurs incontournables : Gi : le sens du devoir – Yu : le courage – Jin : la bienveillance, la grandeur d’âme" – Rei : la politesse , l’étiquette , le respect – Makoto :) la sincérité, l’honnêteté – Meiyo : 名誉 l’honneur et enfin Chugi : 忠義 la loyauté.

 

Même si ces valeurs semblent appartenir à un lointain passé, les arts martiaux devraient les mettre en avant et les pratiquants s’en inspirer et ne pas les glisser si souvent sous le tapis- tatami ?.

L’idée de base était de poser un idéal clair. Selon cette philosophie, le pratiquant travaille sérieusement et assidûment, il donne une image honorable de la personne, de la discipline, il respecte les professeurs, les partenaires, les adversaires, il sait partager avec les autres, communiquer. Il respecte les règles et reste serein sans dénigrer les autres (ou piquer une grosse colère quand l’arbitre le sanctionne par exemple.)

 

Mais...

 

Le milieu ses arts martiaux -chinois ou japonais- n’est pas si glamour… et les batailles d’ego sont bien présentes , on se croirait parfois dans une cour d’école… (C’est moi le plus fort, d’abord ! Na!).

Il serait souhaitable que ce code moral soit dépoussiéré et remis en vigueur car les arts martiaux pourraient être une belle école de vie.

Il est vrai que l’aspect compétitif, souvent développé à outrance dans certaines disciplines , surtout pour les enfants- encourage les dérives (« Vas-y, mors z’y l’oeil » dit le coach à son protégé !).

Dès qu’il y a un enjeu, il est plus difficile de rester « cool » ! (Ah, si mon « adversaire » pouvait se prendre les pieds dans ses lacets!🏆)

Pourtant ces disciplines pourraient trouver une place de choix dans les activités des jeunes en particulier (mais pas que...) en remettant à l’ordre du jour la notion de travail, d’apprentissage progressif et sur le long terme et non pas la victoire rapide et à tout prix et en soulignant la valeur du respect- de soi et des autres.

Trop de personnes à l’heure actuelle font du zapping ; si je ne réussis pas tout, tout de suite avec un minimum d’effort, je passe à autre chose. C’est une façon de faire où il ne peut y avoir d’acquisitions réelles, solides.

On retrouve le même phénomène en domaine scolaire. Pourtant se construire , c’est avancer pas à pas, découvrir, persévérer, accepter les échecs, les conseils, surmonter les difficultés, progresser.

 

🧘

« Le contact avec l'autre et le désir de comprendre ses valeurs entraînent seuls un respect sincère. Il faut apprendre à nous apprécier, à nous admirer les uns les autres ».

 

Dalaï Lama

 

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Published by Xiao Long - dans ARTS MARTIAUX TAI JI QUAN
18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 14:15

 

Si vous souhaitez pratiquer tout seul chez vous, n’oubliez pas de vous échauffer un peu avant votre pratique, surtout si vous choisissez de vous lancer le matin ( à 5h bien sûr ! Ou peut-être au lever du soleil- comme nous allons à petits pas vers l’hiver, vous n’aurez pas besoin de tomber du lit!).

 

PHOTO Xiao Long

 

Pourquoi « s’échauffer » avant de faire un peu de Qi Gong ou du Tai ji quan me direz-vous ? Vous pensez peut-être que ce n’est guère utile :Les enchaînements sont lents, les mouvements ne paraissent pas très exigeants… Oui, mais…. prévenir le corps qu’on va lui demander un effort n’est jamais superflu !

 

D’abord l’échauffement est une manière de rentrer doucement dans la pratique, mentalement nous passons du quotidien à la pratique, c’est une sorte de sas entre la vie de tout les jours et le moment que l’on s’accorde : la respiration se calme, l’esprit se pose, le corps se détend ... et donc le sang et le Qi peuvent circuler plus facilement.

Et bien sûr, physiquement, on prépare le corps à bouger sereinement et on peut ainsi éviter les mauvaises surprises. Muscles et tendons se mettent en action, s’étirent… 5 à 10 minutes suffisent pour se mettre en route.

 

PHOTO Xiao Long

 

Que l’on soit chez soi ou en cours avec un groupe, tout commence par un salut. Ce salut symbolique nous centre déjà : en qi gong, nous connaissons plusieurs formes de salut, les deux mains sur le Dantien ou main droite doigts dirigé vers le ciel, placée comme un axe vertical entre ciel et terre, paume ouverte, pacifique ( !) et main gauche est posée sur le Dan Tian, zone « centrale », axe horizontal « ceinture », centre énergétique par excellence (notre chaudron !), centre de gravité. En Tai ji quan, salut classique BÀO QUÁN LǏ (抱拳礼). Le geste est réalisé avec la main gauche ouverte, symbolisant la connaissance, et la main droite formant un poing, représentant la martialité. On peut y voir le contrôle de la force par l’esprit… Les interprétations ne manquent pas ! Ce salut fait partie du rituel et même si l’on est seul, il a sa signification.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

Dans cette proposition d’échauffement de base, nous allons d’abord favoriser la circulation de sang et du qi dans tous le corps : frotter les mains, les poignets, le plexus, puis frotter en diagonale du plexus vers l’épaule, masser la nuque. Puis en tapotant nous allons suivre les méridiens yin en descendant par l’intérieur du bras (Poumon, Cœur, Maître Cœur) puis yang en remontant sur l’extérieur du bras (Gros Intestin/Triple Réchauffeur/Intestin Grêle).

Ensuite nous allons masser le dos d’abord de chaque côté de la colonne, verticalement et ensuite horizontalement. Nous tapotons à nouveau en descendant sur les jambes à l’arrière (Vessie) et faire vibrer les côtés (Vésicule Biliaire / Estomac) suivant les méridiens de nouveau jusqu’aux chevilles avant de tapoter les pieds et remonter par l’intérieur (Rein/Rate/Foie).

Rappel : les articulations sont des zones de blocage énergétique, on peut donc insister sur les poignets, les coudes, les épaules, les chevilles, les genoux, les aines…)

 

Ensuite choisissez quelques étirements , axe, bras, jambes, ceux qui vous vont bien -et vous font du bien- toujours calmement et sans excès : c’est une préparation ; Et enfin, placez votre esprit, centrez vous mentalement et physiquement. Respirez tranquille et… quand vous vous sentez prêt… « Action » !

Et … prenez aussi quelques minutes après votre séance: petit salut et pose mentale avant de repartir d’un bon pied vers de nouvelles aventures !

 

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Published by Xiao Long - dans QI GONG TAI JI QUAN
4 octobre 2025 6 04 /10 /octobre /2025 12:45

 

Il faut dépoussiérer cette image d’Épinal qui présente le Tai ji quan comme une activité qui s’adresse uniquement aux « plus tout jeunes »…

Si vous êtes pratiquants, n’hésitez pas à promouvoir cette fabuleuse discipline auprès des jeunes : enfants, ados, étudiants, jeunes actifs stressés… tous y trouveraient un grand bénéfice.

 

Les enfants :

La majorité des enfants vivent une vie intense, agitée et bruyante. Ils se lèvent tôt, souvent ils mangent dehors à midi et ne rentrent qu’en fin de journée à la maison. C’est un rythme d’adulte plus que d’enfant.

Ils sont dans le bruit en permanence, dans les couloirs, les classes, la cours de récré, la cantine, à tel point d’ailleurs que certains ne savent plus parler qu’en forçant la voix pour se faire entendre. Pas cool !😧

Et souvent, dès qu’ils sortent de l’école, ils doivent (encore) se dépêcher pour aller se changer pour participer à une activité rarement reposante. Bref, on leur apprend à être hyperactifs.

Ne serait-il pas profitable pour un enfant de se poser un peu, de souffler et de s’adonner à une activité plus « calme » ? Le Tai ji quan fait travailler la coordination, la mémorisation, la concentration . Cet apprentissage serait intéressant pour les enfants, qui certes , ont besoin de bouger et de se dépenser… mais pas que !

D’autant plus qu’ils pourraient s’initier après quelques temps aux pratiques avec éventail ou épée par exemple qui apporteraient un aspect plus ludique.

 

PHOTO Xiao Long

 

Les ados :

Eux aussi ont une vie bien remplie, entre les cours qui occupent la journée, les réseaux sociaux, le net, les jeux vidéos et j’en passe. Le plus souvent tout se fait en même temps , on écoute de la musique en tapant ses messages, tout en faisant ses devoirs et en regardant du coin de l’œil le film dont tout le monde parle !

Des activités en parallèle qui entraînent de la fatigue et souvent une posture pas franchement géniale : tête vers le bas, dos arrondi, pouces en action;). Une posture statique, de fermeture plus que d’ouverture sur le monde…

Le Tai ji quan pourrait sûrement convenir à plus d’un, si on arrêtait de le considérer comme un « sport de vieux » ! Car, n’en déplaise à certains c’est un sport !! Il n’est pas nécessaire de s’agiter de tous les côtés et de finir rouge comme une tomate pour faire du sport. Tout le corps bouge, tous les muscles travaillent. On y apprend une bonne posture, verticale, ouverte, on apprend à respirer, à lâcher son esprit, à travailler en binôme en tui shou,ou même en groupe et pour ceux que la compétition attire, rappelons que cela existe aussi en Tai ji quan.

 

PHOTO Xiao Long

 

Étudiants et actifs , même combat : le stress…

Là encore les préjugés ont la vie dure. On a l’impression que pour soulager le stress, il faut se défouler, ce n’est pas faux. Une bonne marche, un bon jogging, un bon cours de fitness/karaté/tennis… ou match de foot, basket, volley et d’autres… déstressent dans la mesure où l’énergie négative que nous avons retenue toute la journée, sort enfin et là, méga apport de dopamine , on est content, on a complètement lâché la pression… pour un moment et on la retrouve au sortir de ces activités.

 

Car pour évacuer durablement le stress, nous avons besoin de réapprendre certaines choses : nous recentrer, nous retrouver, reprendre conscience de ce que nous sommes, de notre valeur, nous devons apprendre à créer une distance entre nous et les désagréments/ contrariétés du quotidien. Et là encore le Tai ji quan est une excellente école.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces sujets que Xiao Long ne fait qu’effleurer, car il est grand temps que le Tai ji quan soit apprécié pour ce qu’il est vraiment. Une façon de concevoir la vie autrement que comme une course effrénée vers on ne sait quoi ( enfin, si on sait! Ça finit toujours pareil… ) , une façon de concevoir le sport autrement que comme une hyperactivité physique...

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 septembre 2025 6 13 /09 /septembre /2025 12:57

UN PEU D’AIR PUR

Les beaux jours deviennent plus rares et il est plus difficile de pratiquer dehors, même si cela peut-être très agréable. Si nous en avions le courage, sans doute le ferions-nous plus souvent. Il suffit d’éviter les conditions climatiques trop désagréables, le trop froid, comme le trop chaud, le trop venté… bref le trop ! Et de se vêtir en conséquence. On évite de frimer en tee shirt par -10° !

Pratiquer à l’extérieur est une sensation très intéressante , le ressenti est alors plus important que la pure technique. Les pelouses à trou-trous ou le sable humide ne permettent pas les équilibres parfaits, mais nous pouvons travailler différemment : sentir le sol, ou même l’herbe si on adopte le pied nu ! Ou le sable ! … On sent comment notre pied s’ancre, comment tout le corps participe à cet équilibre et il est très plaisant d’être en contact direct avec cette nature dont nous nous inspirons.

 

PHOTO Xiao Long

Nous pouvons aussi respirer bien plus à l’aise en extérieur (éviter les chemins de terre sous les autoroutes !), et le plus souvent, on se rend compte que la pratique est autre, que l’on est plus lent ou au contraire plus rapide sur les positions d’équilibre qui sont moins tenues, ou que l’on est plus posé, car il faut bien assurer ses appuis avant de se déplacer, et souvent plus concentré.

Petit Dragon aime pratiquer en extérieur et redécouvrir les taolu dans un cadre apaisant et relaxant, sans murs, sans plafond. C’est comme si les mouvements pouvaient s’agrandir encore et remplir l’espace, les pieds dans le sol, la tête dans le ciel…🌄

Il ne faut pas hésiter à faire son petit qi gong ou son tai ji quan dehors en oubliant les regards de ceux qui peut-être passeront par-là à un moment donné. Tout est possible : votre jardin, la plage, la forêt, un grand parc près de chez vous...

Après tout, il est tout aussi intelligent de pratiquer nos disciplines dehors que de faire son jogging, d’aller à vélo, ou de parler tout seul dans les rues (euh, non, désolée, de parler au téléphone,,,) et de faire participer tout le monde à ses conversations…

Alors, avant que nous retrouvions nos intérieurs et salles de pratique, plus d’hésitation ! Hop ! On va dans la prairie/forêt la plus proche ou sur la plage !!! Et on RESPIRE !

 

PHOTO Xiao Long

PRATIQUER au QUOTIDIEN

Car nous pouvons chaque jour (ou presque) faire une pause « pratique » : On peut, si on en a le temps et si l'on est motivé, se ménager une "Pause Tai ji quan" ou Qi gong dans la journée. Mais on peut aussi tout simplement appliquer les principes que l’on a appris dans notre pratique aux activités les plus courantes:


Sentir la tension et l'éliminer: Vous lisez depuis un bon moment, vous tapez à l'ordinateur, vous coincez votre téléphone entre épaule et oreille pour pouvoir continuer à agir pendant que l'on vous tient la jambe à l'appareil...(tout le monde n’est pas adepte du Bluetooth,,, Tension! Détendez vos épaules, vérifiez si vos accoudoirs ne sont pas trop hauts, si votre PC est ien placé, ou faites un choix: bricoler ou téléphoner? Nous avons tellement tendance à faire plusieurs choses à la fois,,,


Économiser ses forces: Vous poussez une porte trop lourde, vous passez l'aspirateur, vous repassez, vous avez à soulevez un gros carton, vous avez à faire avec un bocal récalcitrant? Au lieu de vous échinez à la force de vos bras, de vos mains, concentrez vous sur ... votre centre, utilisez l'ensemble de votre corps, lâchez vos genoux, placez vous correctement, comme on le fait dans notre pratique, ainsi vous n'utiliserez qu'un minimum de force pour un maximum d'efficacité! Si, si, ça marche...


Utiliser les moments "perdus" pour gagner en stabilité: Attendre le bus, faire la queue au supermarché, à la poste, voilà des instants qui ne passionnent personne! Alors travaillez votre stabilité, votre ancrage au sol, vous pouvez faire un petit exercice de Qi Gong (connexion à la terre) sans bouger, personne ne le remarquera! Jouez avec vos appuis au sol, passez votre poids, à droite, à gauche, respirez (inspir = je suis sur un pied, expir = je repose le pied), ou poids sur l'avant du pied, sur l'arrière... Pensez verticalité, axe du corps... Il y a de quoi faire passer le temps! Et c'est quand même mieux que de ronger son frein en attendant que le bus passe, que le client devant vous trouve sa monnaie ou retrouve sa carte à la caisse, ou encore que l'employée revienne à son bureau.

Nos disciplines sont très riches d’enseignements et il serait dommage de ne pas profiter des bienfaits de notre apprentissage au quotidien, c’est simple et ça ne coûte rien,,, Il faut juste y penser...

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
29 juin 2024 6 29 /06 /juin /2024 16:12

Dans la pratique du Tai Ji Quan, il est important d'avoir une posture correcte.  Nous allons vérifier si tout est "aux normes",du haut en bas... 

 

PHOTO Xiao Long


         La tête se tient droite et  stable, le menton légèrement rentré, comme si la tête était tenue par un fil venu du ciel (ou comme une miss France qui porte un livre sur sa tête?). L’esprit est présent, clair, le cerveau fonctionne, l’œil vivant.

             La  nuque est droite mais relâchée, on tire un peu sur le fil accroché à Baihui,  on ne se  crispe pas, on ne fait que gommer la lordose cervicale. Les yeux regardent à l’horizontale, naturellement …

                             La langue est posée sur le palais, le contact produit de la salive qui est la quintessence des liquides du corps, précieuse,  (Jing Ye). Elle nourrit le corps (contrairement à la transpiration, qu’il faut évacuer (Han) pour éliminer les toxines).

 

                Les 2 épaules sont relâchées, baissées, souples, elles retombent, naturelles, légèrement orientées vers l’intérieur, (pas au "garde à vous" !) pour que l’énergie passe les articulations sans blocage, il n'y a alors pas de tension, ni dans la poitrine, ni dans le dos. Tout est équilibré et disponible. On ne ressent aucune fatigue.

              Les 2 bras sont légèrement arrondis, remplis, « peng », les coudes ne touchent pas le corps, l’espace entre les 2 fait passer l’énergie et donne de la présence. C’est un peu comme si je défendais "mon" espace...

                            Les coudes sont relâchés, suspendus, l’articulation n’est pas visible, il n'y a pas d'angles. (Allez y, on essaie, tout de suite!)

            Les mains sont naturelles, en « prise de tête » , mais non, cela ne veut pas dire que le Tai Ji Quan est une "prise de tête", cela signifie que les mains sont naturelles, comme si on venait de les poser sur son crâne. Ainsi l’énergie peut atteindre le bout des doigts. Si les mains poussent, le poignet se casse, l’esprit va en bas de la paume qui pousse ou frappe. Les doigts restent naturels.

            Le buste est vertical, ainsi l’équilibre est bon pour aller où l’on veut, quand on veut. La position centrale est stratégiquement la meilleure pour pouvoir dégager de n’importe quel côté sans être déséquilibré. Cependant, selon le mouvement, il faut bien respecter le "plein" et le "vide", le yin et le yang, tout en conservant le corps vertical.

                                 La poitrine est légèrement rentrée, pas bombée (du genre: "c'est moi le plus beau!"), pour que le Qi aille dans le dan tian, sinon le Qi monte et le haut du corps est lourd alors que le bas du corps est léger et sans racine.

                🌲 Le dos est droit, on se tient "comme un sapin (de Noël?)", pour que le Qi puisse remplir le dos et rayonne vers les côtes : le Qi se diffuse à partir de la colonne vers les mains, les pieds.


        L’articulation de la hanche sont relâchées,  on est souple et disponible. Toutes les forces passent par là sur le chemin de la terre vers le ciel.

                                  Les fesses ne sont pas sorties ! Le bassin légèrement basculé, (on gomme la lordose lombaire), s’il y a cambrure, il y a perte d’énergie, rupture du circuit énergétique.

 

                 Les jambes sont présence et stabilité, le Qi et le sang y circulent librement, la force part du talon, remonte par les articulations vers le haut.

                 Les genoux sont droits, jamais décalés par rapport aux orteils, sinon vos articulations ne vont pas apprécier!
 

          Les pieds "accrochent" le sol, ils sont notre ancrage; ce sont les racines de l’arbre (que nous sommes). Ancrage est un mot clé. Notre équilibre en dépend!
 

🙄Vous me direz: "Si je dois vérifier tout ça avant de me lancer, je ne vais jamais démarrer!», mais en réalité le plus souvent le corps se cale tout seul, il n'y a qu'à être attentif à certains paramètres. Tout va ensemble, le corps est une entité.


Si la posture est naturelle, confortable, alors elle est  correcte. Si elle convient à notre morphologie, c’est la bonne.

 

La base : c’est l'axe Terre/Ciel: Racines / Bai Hui.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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