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5 septembre 2026 6 05 /09 /septembre /2026 12:35

 

On parle beaucoup de nos pieds en général, de leur ancrage, de leur direction, de leur écartement…. Mais à l’autre bout, il y a… la tête. Sa position, son mouvement , le champs de vision que ses mouvements nous permettent sont tout aussi importants. Et puisque nous sommes en haut et qu’il fait partie du package, il ne faut pas oublier le regard.👀

 

La tête : Il faut imaginer que notre tête est rattachée au ciel par un fil, elle est droite, le menton légèrement rentré. Cette verticalité ne doit pas pour autant être obtenue par de la raideur : c’est un étirement doux.


 

PHOTO Xiao Long

 

L’être humain devait autrefois non seulement repérer les obstacles proches qui auraient pu entraver son cheminement, mais devait aussi avoir une vision plus lointaine, afin d’anticiper les dangers qui pouvaient se présenter.

Ce regard porté au loin n’est plus une nécessité depuis longtemps et nous avons curieusement, et fâcheusement, tendance à regarder nos pieds plutôt que de regarder l’horizon.

Que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans notre pratique, il semble que les yeux se portent naturellement vers le bas. 👢👢

 

Veux-t-on par-là s’assurer que nos pieds sont toujours là et nous obéissent ? Sommes-nous si concentrés que nos yeux cherchent à voir notre intérieur ? Ou, au contraire, sommes-nous trop absents ?

Ce regard au ras du sol nous prive du monde environnant et nous n'avons qu'une perception étriquée de ce qui nous entoure!

 

Nous perdons notre axe et un peu de notre stabilité car notre tête est très lourde (avec tout ce qu'il y a à l'intérieur! pas étonnant!!!) Une tête pèse environ 5 kgs (cerveau, crâne, muscles, peau...). De plus préservons nos cervicales qui subissent d'autant plus de pression que nous piquons du nez.

Bref, puisque nous pratiquons un art -martial- interne , il serait plus utile de regarder devant soi et non vers le sol (ou bien serait-ce l’expression « foncer tête baissée » qui nous influence?).

Notre tête s’étire vers le ciel, nous centre, nous axe et fait partie des éléments qui nous donnent notre force (tranquille).

 

La tête est mobile, elle accompagne les mouvements et donne de la vie aux techniques. Position de tête et regard sont liés.

 

Voir sans regarder :

Le regard embrasse tout, sans éparpillement, sans concentration particulière sur un objet. Le regard naturel voit tout, sans se fixer sur aucun détail. Le regard naturel est habituellement périphérique. Il est juste attentif.

Nous sommes conscients des déplacements autour de nous, nous prenons en compte les informations, mais nous ne focalisons pas notre attention dessus. Nous avons, par la même occasion, une meilleure perception de notre corps dans l'espace.

 

Cependant ce regard n'est pas vide. Il ne s'agit pas d'être focalisé sur notre intérieur au point que plus rien n'existe et que l'on ferme toutes les portes, tous les volets pour se replier entièrement sur soi.

 

Regard yin yang :

Le regard est dedans ET dehors, il est tourné vers l'extérieur ET vers l'intérieur. C'est un regard naturel, posé, le cœur et l’esprit sont calmes.

Mais le regard reste vigilant, concentré - mais d'une concentration légère – On visualise la finalité de la technique, il traduit une intention, une détermination mais sans agressivité !.

Le pratiquant est donc attentif. Il reste « ancré » dans le réel... et dans le sol.

 

PHOTO Xiao Long

Ce regard fait penser à celui du chat qui ne dort que d’un oeil ! L’animal est calme, relâché, paisible, mais son œil reste entrouvert et surveille les alentours…

 

Enfin, le regard et la position de tête déterminent l'axe du corps qui favorise une respiration plus large et correcte.

Bref, quand on pratique, même si on est bien, on ne s’endort pas en cours de route siouplé !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
29 août 2026 6 29 /08 /août /2026 16:00

C’est l’heure de refaire son sac de cours ! Les grands et les petits vont reprendre leurs activités…🎒

On me demande souvent ce que l’on doit avoir comme équipement pour pratiquer. En fait, pas grand-chose. Il faut juste bien choisir…

 

Puisque tout repose sur notre ancrage, commençons par les pieds !

C’est quoi, de bonnes chaussures ? Aaaah, vaste question.

Certains préfèrent les chaussures dites « de Tai ji quan » avec semelles en caoutchouc assez épaisses, mais relativement souples tout de même. Ces chaussures ont l’avantage d’être larges. On a une bonne base au sol. Le pied est bien maintenu.

 

D’autres préfèrent les chaussures dites "wushu », Petit Dragon les préfère, la semelle est très fine, le pied sent bien le sol, les verrouillages ou pivots collent souvent moins : rien de plus désagréable que de vouloir faire glisser son pied et d’avoir une semelle qui adhère au sol (souvent vinyle dans nos salles). L’inconvénient est que la semelle est souvent plus étroite et que l’on peut avoir l’impression d’être moins bien maintenu… Ces chaussures peuvent être en toile ou en cuir. Peu importe...

 

D’autres préfèrent les chaussures sans lacets, type « chaussons  chinois » à la Bruce Lee. Elles sont légères et le pied est plus libre…

Il faut tester et trouver chaussure à son pied : il est très important d’être « bien dans ses pompes » (en général - et en particulier pour pratiquer sereinement!)

 

D’autres encore préfèrent pratiquer pieds nus, Xiao Long n’est pas fan , en tout cas pas en salle. Le sol est loin d’être nickel et il est souvent froid, surtout en hiver, ce qui énergétiquement parlant n’est pas terrible. D’ailleurs en Chine, il est rare de voir des pratiquants nus pieds, les chaussures souples à semelles fines sont utilisées et ne nuisent en rien à l’ancrage..

Cela peut-être une expérience intéressante en extérieur, sur le sable, sur l’herbe . Mais, plus au sens d’exercices proprioceptifs alors, un travail sur les sensations, l’ancrage… et puis ça donne un petit air new age …

Bref, être bien et sentir le sol sont les mots clés.

 

PHOTO Xiao Long

 

Et la tenue alors ?

Il faut être à l’aise là aussi, éviter les vêtements ajustés, serrés, qui gênent aux entournures. Le haut peut être un tee shirt, un sweat large. Le bas un pantalon large ( il vaut mieux être sûr que les coutures résistent aux endroits stratégiques! Le pantalon de tai ji quan « slim » n’existe pas...). Si vous pouvez vous accroupir sans entendre craquer la couture, c'est bon!!

Très souvent le pantalon est noir, le haut blanc ( chez Petit Dragon en tout cas). Lorsqu’on pratique en groupe, le visuel d’une tenue -relativement- homogène contribue à une certaine forme de bien-être. N’oublions pas qu’un des maîtres-mots de notre discipline est « harmonie », un méli-mélo de vêtements divers et multiples, (au pire joggings ramollis , leggings fluos ... si, si, j’en ai vu aussi)  ne représente pas vraiment la notion d’harmonie… C’est l’opinion d’un Petit Dragon qui en a vu des vertes et des pas mûres au fil des années et qui défend l’idée que nous pratiquons une discipline qui mérite le respect. Pour la détente, il y a le canapé et pour le côté baba cool , il y a d’autres activités.

 

On peut aussi bien sûr opter pour une tenue chinoise officielle, prévue pour! (les coutures des pantalons des jolies tenues chinoises comme on en trouve dans le 13ème ne résistent pas toujours longtemps aux serpents , même ceux qui rampent à mi hauteur...)

L’important est d’avoir une tenue destinée à faire du Tai ji quan , on a des tenues de judo, de tennis , de ski… et de Tai ji quan. Enfiler sa tenue est aussi un symbole, une mise en condition, on passe du quotidien à la pratique, on change de sphère. C'est important de faire cette transition.

 

Donc, on peut sans se ruiner avoir une tenue correcte et confortable.

PHOTO Xiao Long

 

Le choix des armes : Pour les armes, si vous êtes un assidu et que vous vous entraînez longtemps , vous pouvez avoir une arme d’entraînement. Un sabre ou une épée d’entraînement sont plus légères et permettent de peaufiner un enchaînement sans risque de tendinite !

Cependant les sensations ne sont pas les mêmes et il ne faut pas s’y limiter. Il est donc important de bien choisir son arme, en fonction de sa taille et de sa force. Il existe des sabres et épées de longueurs différentes (ce qui évite aux plus petits de rayer le parquet ! Et aux plus grands de donner l’impression de manier un cure-dent…)

Il existe aussi des poids différents. Attention, certaines armes sont très belles mais aussi très lourdes et ne conviennent pas forcément à la pratique.

 

Vérifiez également que vous avez votre arme bien en main, il ne faut pas que la poignée soit trop large ou trop petite, vous devez pouvoir saisir fermement la poignée et contrôler votre lame sans fatiguer vos doigts ou vos poignets.

Dans le même ordre d’idée, pensez à vérifier le point d’équilibre de votre arme: s’il est proche de la garde, il sera facile d’exécuter vos techniques, si ce point tend vers l’avant, vous devrez faire plus d’effort et vous serez moins « léger » sur les mouvements de lame.

 

PHOTO Xiao Long

 

Et comme c’est la rentrée, profitez-en! Regardez si votre pompon d’épée a bonne mine . S'il se déplume,  il est temps d’en changer. Pareil pour les foulards de sabre qui doivent, si possible, avoir l’air de foulards . Cela fait aussi partie du respect de la discipline et de cette idée d’harmonie.

 

🐶Pour les éventails, si le vôtre commence à ressembler à deux oreilles de cocker, il est temps d’en changer, ce sera plus agréable pour vous. Un éventail qui perd de son « pep » rend les techniques tristes ou s'ouvre pour un rien quand on ne le veut pas forcément…

A moins d’étudier un enchaînement particulier qui exige un éventail en métal, choisissez le bambou (moins lourd…).

Il y en a à tous les prix, évitez peut-être les moins chers ? Le bambou est souvent plus fin et moins résistant…

Pensez aussi qu’il y a deux tailles d’éventails, certains plus longs que les autres, prenez celui qui convient à votre bras ( ouvert, il doit atteindre la pliure du coude) et à votre goût. Le plus souvent un éventail mesure 32/33 cm fermé. Il peut atteindre 37 cm.

 

Enfin, le bâton. Pour être à l’aise, choisissez la taille qui va bien avec votre enchaînement, on ne peut pas faire un enchaînement de bâton long avec un ... trop court… l’inverse est vrai… et vice et versa (c’est bon, tout le monde a suivi?)

Un bois souple ou du rotin vont bien. Évitez le manche à balai sauf cas de force majeure ou économie drastique… (manque de ressort garanti!)

 

Bon, je crois qu’on a fait le tour, il n’y a plus qu’à faire votre sac, n’oubliez pas d’y mettre votre bonne humeur, votre enthousiasme et votre patience…

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 août 2026 1 24 /08 /août /2026 13:36

Que l’on pratique le Tai ji quan ou le Qi gong , deux fondamentaux vont de pair : accepter et s’adapter.

Accepter, c’est accepter ses limites. Il ne s’agit pas de reproduire ce que l’on a vu sur une vidéo ou ce que l’on voit faire par d’autres. Nous sommes tous différents, alors pourquoi vouloir avoir tous la même façon de pratiquer?

Un des buts de nos pratiques est d’apprendre à se connaître, Nous devons savoir ce que nous sommes capables de faire et ce que nous ne sommes pas (plus?) capables de faire.

Notre pratique ne sera pas meilleure parce que notre serpent rampe au ras du sol, ou parce que notre coup de talon sera plus haut. Nous ne sommes pas (plus?) dans une démarche compétitive.

PHOTO Xiao Long

 

Ce ne sont que des aspects extérieurs. C’est joli à voir, plus athlétique, plus spectaculaire. Mais c’est tout !

Il faut donc accepter l’idée que nous n’avons pas forcément à imiter ce que d’autres font. La seule chose qui compte, c’est que notre mouvement soit juste.

Comprendre le mouvement est important pour que nous puissions l’adapter à nos capacités physiques, à notre âge. Car, c’est bien là le danger : adapter-oui! mais il ne faut pas non plus faire n’importe quoi ( et non, le Tai ji quan , ce n’est pas battre l’air avec les bras en faisant des mouvements circulaires… le Qi gong non plus, d’ailleurs ).

PHOTO Xiao Long

Le mouvement doit garder sa « valeur », son sens…

 

 

Ces notions d’acceptation et d’adaptation ne sont pas seulement applicables à notre pratique et Xiao Long – une fois n’est pas coutume- se fait un peu plus sérieux aujourd’hui et ose vous proposer matière à réflexion.

 

A noter que le Petit Dragon est comme les autres Dragons, ce n’est pas un donneur de leçon, c’est juste un Petit Dragon qui aime bien s’arrêter quelquefois, qui se pose des questions- souvent- et qui aime bien partager ses réflexions...

Ce bref texte de Zhuang Zi* ne date pas d’hier (ni d’avant hier…) et pourtant, il remet les pendules à l'heure:

 

« La mort et la vie, l’existence et la non-existence,

Le succès et l’échec, l’aisance et la pauvreté,

La vertu et le vice, la sagesse et l’ignorance,

Le louange et le blâme, la soif et la faim,

Le chaud et le froid, se suivent,

Se transforment sans cesse et forment le destin.

De même, jours et nuits se succèdent

Sans qu’on puisse savoir depuis quand.

Mais tous ces évènements ne doivent perturber

Ni le corps, ni l’esprit :

Il suffit, jour après jour, de garder son calme,

De vivre en paix avec les autres,

De s’adapter aux circonstances et, ainsi,

De développer ses dons naturels.

 

*Penseur chinois du IVe siècle av. J.-C. à qui l'on attribue un texte essentiel du taoïsme appelé d’ailleurs – le Zhuangzi – ou le « Classique véritable de Nanhua », Nánhuá zhēnjīng

 

L’avant dernière ligne surtout est bien d’actualité et mérite qu’on s’y arrête…

On peut dire que nous vivons une époque qui n’est pas simple, troublée et troublante, et que notre esprit est encouragé à n’envisager que le pire. Pas rassurantes les infos et parfois franchement « speedantes » : nous ne pouvons que composer avec ! 🙄

«  Tous ces évènements ne doivent perturber ni le corps, ni l’esprit « 

C’est en « s’adaptant aux circonstances » que nous pouvons espérer faire évoluer les choses, et cela passe par une forme d’acceptation de ce qui est, et ne peut être changé.

On peut s’apitoyer, se révolter, exprimer sa colère, dire ce qui aurait pu être fait, ce qui devrait être fait et ne le sera pas... Mais de toute façon, cela ne dépend pas totalement de nous.

 

Tout « se transforme sans cesse », les cycles se succèdent et nous ne contrôlons rien. Idée bien humaine que cette idée de contrôle, rassurante , mais peu réaliste tout de même…

Les Très Vieux Dragons, avaient-ils plus que nous les pattes sur terre ? Peut-être…

Difficile d’admettre que les choses sont ce qu’elles sont et que nous n’avons que peu d’influence…

L’adaptation pourtant à toujours été la clé de la survie… Alors ? Se laisser porter, faire à sa mesure… simplicité, lâcher prise… (très taoiste tout ça!!!🤔)

« Il suffit, jour après jour, de garder son calme » nous dit ce philosophe!

J’entends d’ici vos critiques :

« C’est plus facile à dire qu’à faire ! »...

«  Calme ! il suffit d’être calme !!! Mais je suis caaaaalme !!!! »…

Et c’est très calmement que j’accepte ces critiques…

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG MEDITATION RELAXATION
2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 16:19

On le sait, c’est un art bien délicat que le tuishou. Il y a tout de même quelques fondamentaux à ne pas perdre de vue :

 

LES QUATRE ÉNERGIES DE BASE

 

Zhan – Coller/toucher

Zhan c’est adhérer à son partenaire comme de la colle adhère au papier. Quand le contact est fait, essayez de ne plus le perdre. Cela vous permettra de toujours savoir où est votre partenaire et sentir son intention., Restez détendu sur ce « coller », il ne doit pas devenir un « pousser »...

 

Nian – Collant/poisseux

Zhan et Nian ont des significations proches, mais ne sont pas exactement la même chose pourtant. C’est une question de point de vue. Zhan et Nian vont ensemble et alternent :Si vous êtes dans le Zhan, votre partenaire est dans le Nian (l’inverse est vrai et vice et versa… C’est un jeu à deux et non une simple « volonté » individuelle.

 

 

Lian – Continu

Des mouvements continus, des attaques continues, des énergies continues.

Tout est lié dans un flux continu. On maintient en permanence le lien, sans rupture quel que soit le contexte.

 

Sui – suivre

Sui c’est suivre votre partenaire. Allez avec lui, suivez le, il suffit d’aller là où l’on vous emmène et non de vouloir diriger une manœuvre quelconque. On reste relax. Si votre partenaire bouge, vous bougez, si il s’arrête, vous vous arrêtez.

 

PHOTO Xiao Long

 

On ne peut écouter son partenaire que si on se relâche, trop souvent on y met une « volonté d’action » qui pousse à la rupture ou qui casse le flux.

 

Coller c’est ce qui permet de sentir, si on perd le contact, si on rigidifie le contact, on perd les sensations. On n’utilise pas la force , on ne résiste pas.

 

Il faut savoir de quel type de tuishou on parle.

 

Lorsqu’on voit le tuishou de compétition, on se rapproche plus de la lutte chinoise que du tuishou initial, et pas de problème, si c’est ce qui vous plaît, allez-y ! Pour moi, cela reste très proche de l’externe et n’est plus assez interne, il s’agit d’autre chose et ce n’est pas ce tuishou-là qui m’intéresse .

 

Comme disait mon maître, Yuan Hong Hai, il n’y a pas de « gagner ou perdre » quand on pousse les mains. S’il y a une volonté de victoire, on est dans une autre démarche. Ce n’est pas forcément la plus intéressante pour nous. Petit Dragon envisage le tuishou comme une coopération, un jeu sans enjeu.

 

L’écoute est le but de la pratique des 4 énergies ci-dessus. Si on écoute bien (et si on s’entend bien…:😄), on sent les failles, les possibilités de pousser l’autre au déséquilibre avec un minimum d’effort. Il faut juste trouver LE bon moment.💡

 

Pour cette raison, avec le temps, je ne suis plus très fan des tuishou codifiés. Ils induisent une mécanique où le geste est un imposé, et comme chacun sait ce qu’il « doit » faire, on tourne dans le vide et non dans la conscience du mouvement. 🎡

 

On comprend bien pourquoi ces exercices ont été créés, mais finalement, je me demande s’ils ne sont pas contre-productifs et -paradoxalement- surtout pour les débutants, qui moulinent, en pilotage automatique en se racontant leur week-end. 😉

 

Certes, ces exercices permettent un apprentissage postural et la mise au point de certains réflexes, mais… il ne faut pas faire que ça !

 

Et il n’est pas superflu de pratiquer, dès le début un tuishou « libre », c’est à dire où les mouvements ne sont pas des imposés, mais sont aléatoires et où le seul but est d’appliquer les 4 énergies fondamentales.

C’est le corps qui « travaille » et non la tête. On est dans la sensation et non dans le raisonnement. Dévier, absorber, transformer, répondre au plein par le vide, tout cela se fait « naturellement », sans préméditation.

C’est une forme de non agir… pour mieux agir ensuite. L’action se fait toute seule dans le sens de la moindre résistance.

 

C’est la façon de voir du Petit Dragon, aujourd’hui. Il y a d’autres façons de voir et chacune correspond à un moment de vie, de pratique, à une personnalité.

Rien n’est fixe et défini une fois pour toute… (mini proverbe chinois?)

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
12 avril 2026 7 12 /04 /avril /2026 15:36

Il existe un enchaînement, que nous ne pratiquons pas dans notre école, mais qui représente la quintessence des principes et des techniques du tai ji quan .

Il comporte 13 mouvements.

Ces treize mouvements associent les huit gestes principaux/ huit potentiels (parer, tirer, presser, repousser, couper, séparer, donner un coup de coude, donner un coup d'épaule), aux cinq déplacements (vers l'avant, vers l'arrière, vers le droite, vers le gauche, rester au centre).

 

Comme toujours, il recèle aussi un sens symbolique -sinon, ce ne serait pas marrant.

Le chiffre huit est associé aux huit trigrammes (ba gua) du Yi JING ( le Traité des mutations, un des livres Classiques de la Chine).

Le chiffre cinq, quant à lui, est associé aux cinq mouvements de l'énergétique chinoise (eau, bois, feu, terre, métal).

Ces cinq mouvements ou « éléments » sont reliés à cinq déplacements :

« vers l'avant » pour le feu, « vers l'arrière » pour l'eau, « vers la droite » pour le métal, « vers la gauche » pour le bois, et « rester au centre » pour la terre.

Approches des 8 potentiels

Vous trouverez ici une présentation synthétique des 8 potentiels, tels que nous les définissons -brièvement 😀 .

 

Peng (p’ĕng)

Parer, embrasser, avoir la sensation d’être comme un ballon gonflé, toute pression le fait tourner sur lui-même autour de son centre.

C’est comme un bouclier qui protège qui nous protège. C’est ce qui , en contact avec un partenaire par ce potentiel, nous permet l’écoute tacite de l’autre.

L’énergie est sur l’extérieur de l’avant bras.

Les notions de rondeur, volume, absorption représentent le côté yin de ce potentiel. Le côté yang de Peng se manifeste par l’explosion, un rebond, on retrouve l’idée du ballon...🌍

La traduction habituelle est «  Parer ». Le potentiel est expansif.

 

Lu (lǚ)

Tirer - je préfère « guider » à tirer : nous accompagnons la force existante, nous n’en appliquons pas une, nous guidons l’adversaire vers l’arrière, dans le vide, et utilisons sa propre force.

Le potentiel est attractif.

 

Ji

Presser, percuter. Ji est souvent confondu avec Peng. Si Ji est correctement exécuté, il n'y a pas de rebond comme avec Peng, mais plutôt une attaque qui ébranle l’adversaire.

Le potentiel est propulsif ( une impulsion et une expansion en même temps !).

 

An (àn)

Repousser d'une main ou des 2 mains. L’action de repousser est progressive et déracinante. La clé de ce mouvement est la légère bascule du bassin qui permet d’absorber d’abord et ensuite la détente de la jambe arrière sur la poussée.🧐L'image est celle de la vague qui recule avant de réavancer.

Le potentiel est impulsif 

 

Cai cǎi

On trouve souvent la traduction « cueillir » ou « couper » ou « tirer vers le bas ». On y trouve une idée de levier, de soudaineté de l’action. C’est peut-être un des potentiel les plus difficiles à appliquer et nombreuses sont les questions à son sujet. Le potentiel est extensif.

 

Lie liè

On le traduit par « séparer » ou « tordre », il y a l’idée de spirale, d’énergies appliquées en sens contraires pour déraciner par exemple ou pour casser (moins drôle!!)

Le potentiel est offensif.🤕

 

Zhou zhǒu

Traduit souvent par « donner un coup de coude », c’est utiliser son coude (mais aussi toute autre articulation saillante) pour percuter ou faire levier, etc…

Pas de surprise, le potentiel est percutant !

 

Kào (k’ào)

C’est l’action de donner un coup d’épaule , mais cela vaut aussi pour toute autre partie du corps qui percute ou pousse pour attaquer les bases de l’adversaire ou le propulser.

Le potentiel est heurtant (le bump…🕺)

 

 

Un peu de lecture pour aller plus loin , pour ceux qui aiment bien jouer avec la théorie….🙄🤔

 

Traité sur le taijiquan de Zhang Sanfeng

" Parer (Peng), tirer vers l’arrière (Lu), presser (Ji), repousser (An), cueillir (Cai), tordre (lie), donner un coup de coude (zhou) et donner un coup d’épaule (kao) représentent les huit trigrammes.

 

Avancer (Jin Bu), reculer (Tui Bu), se déplacer vers la gauche (Zuo

Gu), se déplacer vers la droite (You Pan) et se fixer au centre (Zhong Ding) correspondent aux cinq éléments.

 

Parer, tirer vers l’arrière, presser et repousser correspondent respectivement aux trigrammes Qian, Kun, Kan et Li ; ils représentent les quatre orientations cardinales.

Cueillir, tordre, donner un coup de coude et donner un coup d’épaule correspondent respectivement aux trigrammes Xun, Zhen, Dui et Gen, qui représentent les quatre orientations diagonales.

 

Avancer, reculer, se déplacer vers la gauche, se déplacer vers la

droite et se fixer au centre correspondent respectivement au Métal

(Jin), au Bois (Mu), à l’Eau (Shui), au Feu (Huo) et à la Terre (Tu).

Ces gestes représentent les treize mouvements."

 

Et bien sûr :

Extrait des « 8 portes et 5 déplacements »

de Yang Ban-Hou (fils de Yang Lu

Chan) :

"(...) Les 8 trigrammes [et donc les 8 potentiels] sont dissimulés dans les mouvements des mains et dans le déplacement des pieds conformément aux 5 éléments. Les mains et les déplacements, 8 et 5, donnent le chiffre 13." 

 

Pour préciser et prendre en compte les variantes de traductions, voici un panel de possibilités. Il faut toujours éviter de rester sur une seule traduction et profiter des idées données grâce à cette variété de propositions qui peuvent nous aider à mieux appréhender des notions qui ne sont pas simples…

 Péng : « Parer », « Esquiver », « Repousser » en un mouvement de ressort. « Creuser la poitrine et arquer le dos ».

 Lŭ : « Rouler en arrière », « Tirer à soi », « guider vers l’arrière »

 Jǐ : « Presser », « percuter »

 Àn : « Appuyer », « Pousser », « Repousser ».

 Căi : « Cueillir », « Saisir », « tirer vers le bas ».

 Liè : « Séparer », « Fendre », « Déchirer », « Briser ».

Zhŏu : « coup de coude » « Percuter »

 Kào : « s’appuyer contre », ou « s’appuyer sur », « propulser »

 

Le nombre 5, quant à lui, fait référence aux 5 déplacements des membres inférieurs (Wŭ Bù 五步), ceux ci se combinent avec les potentiels ci-dessus.

 Pas en avant ou « avancer » (Jìn Bù 进步)

 Pas en arrière ou « reculer » (Tuì Bù 退步)

 Prendre garde à gauche / Se préoccuper de la gauche (Zuŏ Gù 左顾)

 Regarder à droite (Yòu Pàn 右盼)

 Équilibre central (Zhōng Dìng 中定)

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 janvier 2026 6 24 /01 /janvier /2026 15:18

 

La vie n’est pas tendre et les stress s’accumulent.

 

Il y a des moments où rien ne va, où rien n’avance comme on le voudrait ... où la moindre démarche devient un casse-tête chinois…

 

Avez-vous remarqué , dans notre monde où -soit disant- la communication est simplifiée, combien il est difficile, de se faire entendre et d’obtenir des réponses…

 

Le plus souvent personne en face de soi, il faut « créer son espace » pour envoyer un message, les mails restent sans réponses, le téléphone vous envoie une belle voix d’IA qui vous apprend que pour jouer, il faut taper 1 ou 2 ou 3 (et à la fin de l’annonce, votre cas n’étant pas prévu, vous finissez par taper n’importe quoi...)

 

Bref, se détendre n’est pas superflu !

PHOTO Xiao long

 

Il est bon de prendre sur soi et de se ménager une bulle de tranquillité au milieu de ce monde où l’on doit s’agiter beaucoup avant d’obtenir gain de cause.

 

Pour harmoniser les émotions, on peut, le soir, faire le point sur les contrariétés de la journée passées et tenter de les évacuer pour éviter que toutes ces pensées ne viennent nous empêcher de dormir.

 

Les techniques sont nombreuses et se fondent le plus souvent sur la respiration.

 

On peut, par exemple commencer en posant une main sur le ventre et une main sur la poitrine, un geste qui apaise, et écouter sa respiration tranquillement, se concentrant sur le mouvement du ventre qui monte puis redescend, sur le mouvement de la poitrine, qui monte puis redescend.

 

Respirer calmement, profondément est une aide pour calmer l’esprit.

 

On peut alors choisir un « problème », le formuler puis l’évacuer en expirant, comme si tout ce qui me pèse se répandait vers l'extérieur avant de disparaître …

Si on préfère s’allonger pour se détendre, on peut imaginer que c’est la terre qui absorbe ces pensées et nous libère.


 

Il est important de ne pas tout garder « à l'intérieur » et de ne pas laisser les émotions négatives s'empiler gentiment jusqu'à la rupture...

On peut ainsi opérer une sorte de "vidange" , un peu de ménage dans ce bric-à-brac de pensées, et permettre à l'esprit de souffler!

 

Parfois, il peut être difficile de se relaxer dans l’immobilité.

Alors… on peut être mobile (élémentaire, mon cher Watson!)  : entre autres bienfaits le Qi gong et le Tai ji quan nous aide à nous détendre et à vider notre esprit.

 

PHOTO Xiao Long

 

Faire un enchaînement en restant concentré sur les mouvements que l’on exécute permet à notre esprit de sortir de la boucle des idées négatives.

Nous remplaçons ces idées, pesantes, par un mouvement bienfaisant qui demande à notre esprit de se fixer sur ce que nous faisons à cet instant.

 

Coordonner le souffle, le corps et l’esprit est véritablement libérateur. Ces pratiques lentes, fluides, douces, nous offrent des « bulles », des instants suspendus, où rien ne peut nous atteindre.

 

« Le corps parcours l’espace et l’esprit se libère » dit un proverbe chinois...

 

Prendre un moment pour soi est simple...😯
Il suffit... de le faire... 😉


 

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Published by Xiao Long - dans MEDITATION RELAXATION QI GONG TAI JI QUAN
20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 14:44
PHOTO Xiao Long

On parle beaucoup de : mais qu'est ce que c'est?

 Le symbole Qi représente dans sa partie haute la vapeur s'échappant d'une céréale en train de cuire (partie basse). Il y a donc une dynamique, une transformation, le Qi est en mutation constante, se concentre, se dissout, circule...

Concept de base de la culture chinoise, le Qi (prononcer "tchi") précède la scission binaire du Yin et du Yang. Il est traduit le plus souvent par "l'énergie" ou "les souffles" en médecine traditionnelle chinoise (MTC).

Si l'on parle d'énergie invisible, impalpable, non mesurable... il est tentant de dire pour un occidental que tout ça n'existe pas ou que c'est du vent (!) et que l'on n'y "croit" pas, comme s'il s'agissait d'une religion…

Pour les chinois cette idée fait partie de leur conception du monde alors que les explications proposées en occident ne sont pas loin de dériver  parfois  vers l'ésotérisme.
Attention, on s'accroche, on va essayer de faire clair...

Cette idée d'énergie vitale n'est pas facile à appréhender pour les occidentaux rationnels que nous sommes. Pourtant l'idée se rapproche du "pneuma" grec, le souffle de vie ou du "spiritus" latin (de spirare=souffler) ou encore du "prana" indien...

Le Qi 氣 est partout, il anime toute forme de vie, il y a le Qi du ciel (Tian Qi), le Qi de la terre (Di Qi), chaque homme, animal, plante, minéral, est animé de Qi. Ainsi l'homme est un axe entre ciel et terre. Il reçoit le Qi du ciel et celui de la terre.

A l'intérieur du corps humain, le Qi circule dans les méridiens.


Le but de l'acupuncture, des massages, du Qi Gong et du Tai Ji Quan est maintenir l'équilibre et la bonne circulation du Qi dans le corps, car pour la MTC, lorsque le Qi se bloque, une maladie surgit.
La détente, les mouvements lents du Tai ji Quan ou le jeu des contractions, décontractions du Qi Gong permettent d'harmoniser la circulation du Qi.

Voilà une brève (et donc incomplète) explication de que l’on entend par Qi.

Vous entendez aussi souvent parler du Dantian. 丹田 « champ de cinabre ». On vous dit par exemple « posez les mains sur le Dantian »… Il est question alors le plus souvent du Dantian inférieur (et oui, du coup, cela signifie qu’il y en a d’autres… mais, pas tout à la fois!).

Pour certains il est défini comme l’emplacement du point « Mer du Qi », pour d’autres on le définit comme une zone assez étendue qui occupe l’espace entre la « mer du Qi » hǎi

et la « porte de la Vie » míngmén . Toujours est-il que c’est là un centre énergétique important. C’est un peu notre moteur, que nous nous devons d’alimenter pour que la machine tourne.

 

Bien sûr, on pourrait aller plus loin et plus précisément et si ces questions vous intéressent, je vous y engage. Ce n’est pas la documentation qui manque. Xiao Long espère juste que les choses sont un peu plus claires. Comprendre cette vision et cette démarche est important pour profiter au mieux des bénéfices de la pratique.

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Published by Xiao Long - dans QI GONG TAI JI QUAN CULTURE
16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 14:01

 

En début et en fin de cours, nous nous saluons . 🖐

Oui, mais pas n’importe comment… Nous utilisons BÀO QUÁN LǏ. Voilà qui mérite quelques éclaircissements...

 

Mais qu’est ce que ça veut dire ?

 

BÀO () signifie « tenir », « cacher », "envelopper."
QUÁN () , on le connaît bien, signifie "poing".

Enfin, LǏ () Signifie "salut" .

 

Nous sommes donc debout, pieds joints et bien droits, dignes pour effectuer notre salut.

Une main forme donc le poing, la main droite. Elle représente, la force, la bravoure. C’est le côté martial.

La main gauche est ouverte. Elle représente la raison, l’intelligence, la culture.

Ainsi la force est contrôlée par l’esprit, la connaissance.

Ce salut exprime le respect, celui des élèves vis à vis du professeur, celui du professeur vis à vis de ses élèves. Il exprime également le respect de la discipline et du lieu de pratique.

La main ouverte est plus yin, la main fermée plus yang. Ce salut crée donc un équilibre yin yang inévitable. Il semble qu’autrefois les hommes saluaient poing droit dans la paume gauche ouverte, tandis que les femmes faisaient l'inverse. Mais il n’y a plus de différence aujourd’hui.

 

Et qu’est ce qu’on raconte en chinois dans nos cours pour saluer  et accompagner le geste ?

 

Au début du cours le professeur salue les élèves :

tóng xué men hǎo! (Bonjour les élèves)

( ce qui donne quelque chose comme « Tong chué mèn rhao »!)

 

Les élèves répondent:

lăo shī hǎo! (Bonjour professeur)

(Lao cheu rhao !)

 

A la fin du cours, le professeur dit :

tóng xué men zài jiàn! (Au revoir les élèves)

(Tong chué men tzaï tièn !)

 

Les élèves répondent :

lăo shī zài jiàn! (au revoir professeur)

(Lao cheu tzaï tièn !)

 

NB :

Dans le terme lăo shī , 老师 on trouve lăo "" qui signifie vieux, ancien… Celui qui enseigne n’est pas forcément « vieux » pourtant !.

Ce terme est utilisé lorsqu’on s’adresse à quelqu’un pour exprimer le respect. Sans doute celui qui a de l’expérience et des connaissances mérite-t-il ce "" , signe d’estime.

Désormais notre salut n’a plus de secret pour vous !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
1 novembre 2025 6 01 /11 /novembre /2025 14:24

 

Les arts martiaux sont une bien ancienne « invention »…

à croire que depuis la nuit des temps, la tentation est grande de taper sur son voisin ...

( «  Je te dis qu’il est frais mon poisson ! »

  « Naaan, il est pas frais ton poisson !!! » etc.)

 

On parle le plus souvent de techniques d’auto-défense, mais… si l’on doit se défendre, c’est peut-être bien parce qu’on a été attaqué… Bref, quelle que soit l’époque, quelle que soit la situation géographique, les arts martiaux sont présents.

Pour éviter une baston générale😡, il fallait donc canaliser cette force brute et en parallèle à ces diverses techniques de combat sont nés des codes, code d’honneur, code moral, vertus martiales… quels que soient leurs noms: il fallait des règles.

 

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La plus ancienne tradition martiale remonterait à 3 000 ans avant notre ère. Le kalaripayat est apparu en Inde, dans la province du Kerala. On le considère souvent comme l'ancêtre commun des arts martiaux d'Asie. Les mouvements s’inspirent des comportements animaux et les enchaînements se combinent à des exercices respiratoires ainsi qu'à une parfaite connaissance des points vitaux.

 

D'après la légende, c'est le moine Bodhidharma qui a fondé la première école de kalaripayat au Sud de l'Inde, avant de prendre la direction de la Chine… où découvrant à Shaolin des moines affaiblis par leur pratique de l’ascèse, il développa une discipline associant corps et esprit, méditation et techniques guerrières, entraînements énergétiques et exercices pour préserver la santé.

De là serait né donc le Kung fu, mettant en avant la persévérance dans l'effort sur chemin de la perfection.

 

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Dans nos disciplines, il est question de Wǔdé.

Avez-vous déjà entendu parler de Wǔdé ? Non ? Alors, il est temps de se pencher sur ce principe.

Le mot Wǔdé  existe depuis quelques 3000 ans dit-on et dans les communautés anciennes, les dirigeants ne pouvaient être choisis que s’ils possédaient cette qualité.

 

"Wu" () signifie martial , militaire, arme, c’est le caractère que l’on trouve dans wǔ shù (arts martiaux) ; "De" () signifie vertu, moralité, coeur, bienveillance. Le plus souvent, on le traduit par « vertus martiales ».

Il n’est pas sans intérêt de souligner qu’elles sont fondamentales, même si à l’heure actuelle, on les évoque toujours – verbalement- on peut bien voir qu’en réalité, elles sont reléguées à l’arrière plan !

 

Ces règles nous viennent du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme et mettent au premier plan le respect, la bienveillance, la loyauté. Bien sûr avec le temps, les choses évoluent et peu à peu ces valeurs traditionnelles nous paraissent désuètes et il a fallu adapter le discours au monde moderne et à la diffusion des arts martiaux à travers le monde.

 

Ces qualités/vertus initiales et chevaleresques sont au nombre de six :

1, rén : bonté et bienveillance

C’est la plus élevée. Avoir un grand cœur et être bienveillant vis à vis de chacun. Les parents sont bienveillants, les enfants également, les amis entre eux, le professeur est bienveillant , l’élève également.


2 – = ordre

Il s'agit ici d’accepter la place qui nous revient dans une communauté. Professeur, élève, parents – enfants... C'est le respect implicite des règles de préséance tenant compte de la hiérarchie. Nous devons rester humbles, reconnaître nos limites et nos progrès.

 

3 – Li = politesse

Se comporter dignement, rester courtois, avoir une tenue correcte, cela est indispensable pour établir des rapports humains harmonieux, et encore plus dans le milieu des arts martiaux où la rigueur est de mise et où les règles sont strictes. Dans le milieu traditionnel des arts martiaux il est dit qu'avant la technique il faut d'abord connaître la politesse.(Ce qui peut éviter d’en venir aux mains??) Au quotidien, tous les pratiquants doivent adopter un comportement à la fois naturel, poli et correct.

 

4 – zhì = sagesse

A tout moment, il faut rester maître de soi, savoir discerner le bon du mauvais, le vrai du faux et décider de la bonne conduite à tenir. On l’avouera, ce n’est pas simple...


5 - zhōng xīn = honnêteté et loyauté.

La parole donnée doit être respectée jusqu'au bout même si cela est difficile, risqué. D'une personne sans loyauté, on ne peut attendre ni générosité, ni grandeur d'âme.

 

6 – yǒng qì = courage(s)

Le grand courage protège, vient en aide au plus faible, combat la violence, lutte pour défendre une cause juste et cela en toute circonstance. Il en va de même du "petit courage" mais celui-ci s'applique plutôt dans les cas personnels ou particuliers, l'amitié, par exemple.

 

On retrouve ce même code (bushido) au Japon, les même valeurs y apparaissent :

Les samouraïs respectent 7 valeurs incontournables : Gi : le sens du devoir – Yu : le courage – Jin : la bienveillance, la grandeur d’âme" – Rei : la politesse , l’étiquette , le respect – Makoto :) la sincérité, l’honnêteté – Meiyo : 名誉 l’honneur et enfin Chugi : 忠義 la loyauté.

 

Même si ces valeurs semblent appartenir à un lointain passé, les arts martiaux devraient les mettre en avant et les pratiquants s’en inspirer et ne pas les glisser si souvent sous le tapis- tatami ?.

L’idée de base était de poser un idéal clair. Selon cette philosophie, le pratiquant travaille sérieusement et assidûment, il donne une image honorable de la personne, de la discipline, il respecte les professeurs, les partenaires, les adversaires, il sait partager avec les autres, communiquer. Il respecte les règles et reste serein sans dénigrer les autres (ou piquer une grosse colère quand l’arbitre le sanctionne par exemple.)

 

Mais...

 

Le milieu ses arts martiaux -chinois ou japonais- n’est pas si glamour… et les batailles d’ego sont bien présentes , on se croirait parfois dans une cour d’école… (C’est moi le plus fort, d’abord ! Na!).

Il serait souhaitable que ce code moral soit dépoussiéré et remis en vigueur car les arts martiaux pourraient être une belle école de vie.

Il est vrai que l’aspect compétitif, souvent développé à outrance dans certaines disciplines , surtout pour les enfants- encourage les dérives (« Vas-y, mors z’y l’oeil » dit le coach à son protégé !).

Dès qu’il y a un enjeu, il est plus difficile de rester « cool » ! (Ah, si mon « adversaire » pouvait se prendre les pieds dans ses lacets!🏆)

Pourtant ces disciplines pourraient trouver une place de choix dans les activités des jeunes en particulier (mais pas que...) en remettant à l’ordre du jour la notion de travail, d’apprentissage progressif et sur le long terme et non pas la victoire rapide et à tout prix et en soulignant la valeur du respect- de soi et des autres.

Trop de personnes à l’heure actuelle font du zapping ; si je ne réussis pas tout, tout de suite avec un minimum d’effort, je passe à autre chose. C’est une façon de faire où il ne peut y avoir d’acquisitions réelles, solides.

On retrouve le même phénomène en domaine scolaire. Pourtant se construire , c’est avancer pas à pas, découvrir, persévérer, accepter les échecs, les conseils, surmonter les difficultés, progresser.

 

🧘

« Le contact avec l'autre et le désir de comprendre ses valeurs entraînent seuls un respect sincère. Il faut apprendre à nous apprécier, à nous admirer les uns les autres ».

 

Dalaï Lama

 

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Published by Xiao Long - dans ARTS MARTIAUX TAI JI QUAN
18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 14:15

 

Si vous souhaitez pratiquer tout seul chez vous, n’oubliez pas de vous échauffer un peu avant votre pratique, surtout si vous choisissez de vous lancer le matin ( à 5h bien sûr ! Ou peut-être au lever du soleil- comme nous allons à petits pas vers l’hiver, vous n’aurez pas besoin de tomber du lit!).

 

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Pourquoi « s’échauffer » avant de faire un peu de Qi Gong ou du Tai ji quan me direz-vous ? Vous pensez peut-être que ce n’est guère utile :Les enchaînements sont lents, les mouvements ne paraissent pas très exigeants… Oui, mais…. prévenir le corps qu’on va lui demander un effort n’est jamais superflu !

 

D’abord l’échauffement est une manière de rentrer doucement dans la pratique, mentalement nous passons du quotidien à la pratique, c’est une sorte de sas entre la vie de tout les jours et le moment que l’on s’accorde : la respiration se calme, l’esprit se pose, le corps se détend ... et donc le sang et le Qi peuvent circuler plus facilement.

Et bien sûr, physiquement, on prépare le corps à bouger sereinement et on peut ainsi éviter les mauvaises surprises. Muscles et tendons se mettent en action, s’étirent… 5 à 10 minutes suffisent pour se mettre en route.

 

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Que l’on soit chez soi ou en cours avec un groupe, tout commence par un salut. Ce salut symbolique nous centre déjà : en qi gong, nous connaissons plusieurs formes de salut, les deux mains sur le Dantien ou main droite doigts dirigé vers le ciel, placée comme un axe vertical entre ciel et terre, paume ouverte, pacifique ( !) et main gauche est posée sur le Dan Tian, zone « centrale », axe horizontal « ceinture », centre énergétique par excellence (notre chaudron !), centre de gravité. En Tai ji quan, salut classique BÀO QUÁN LǏ (抱拳礼). Le geste est réalisé avec la main gauche ouverte, symbolisant la connaissance, et la main droite formant un poing, représentant la martialité. On peut y voir le contrôle de la force par l’esprit… Les interprétations ne manquent pas ! Ce salut fait partie du rituel et même si l’on est seul, il a sa signification.

 

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Dans cette proposition d’échauffement de base, nous allons d’abord favoriser la circulation de sang et du qi dans tous le corps : frotter les mains, les poignets, le plexus, puis frotter en diagonale du plexus vers l’épaule, masser la nuque. Puis en tapotant nous allons suivre les méridiens yin en descendant par l’intérieur du bras (Poumon, Cœur, Maître Cœur) puis yang en remontant sur l’extérieur du bras (Gros Intestin/Triple Réchauffeur/Intestin Grêle).

Ensuite nous allons masser le dos d’abord de chaque côté de la colonne, verticalement et ensuite horizontalement. Nous tapotons à nouveau en descendant sur les jambes à l’arrière (Vessie) et faire vibrer les côtés (Vésicule Biliaire / Estomac) suivant les méridiens de nouveau jusqu’aux chevilles avant de tapoter les pieds et remonter par l’intérieur (Rein/Rate/Foie).

Rappel : les articulations sont des zones de blocage énergétique, on peut donc insister sur les poignets, les coudes, les épaules, les chevilles, les genoux, les aines…)

 

Ensuite choisissez quelques étirements , axe, bras, jambes, ceux qui vous vont bien -et vous font du bien- toujours calmement et sans excès : c’est une préparation ; Et enfin, placez votre esprit, centrez vous mentalement et physiquement. Respirez tranquille et… quand vous vous sentez prêt… « Action » !

Et … prenez aussi quelques minutes après votre séance: petit salut et pose mentale avant de repartir d’un bon pied vers de nouvelles aventures !

 

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Published by Xiao Long - dans QI GONG TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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