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1 novembre 2025 6 01 /11 /novembre /2025 14:24

 

Les arts martiaux sont une bien ancienne « invention »…

à croire que depuis la nuit des temps, la tentation est grande de taper sur son voisin ...

( «  Je te dis qu’il est frais mon poisson ! »

  « Naaan, il est pas frais ton poisson !!! » etc.)

 

On parle le plus souvent de techniques d’auto-défense, mais… si l’on doit se défendre, c’est peut-être bien parce qu’on a été attaqué… Bref, quelle que soit l’époque, quelle que soit la situation géographique, les arts martiaux sont présents.

Pour éviter une baston générale😡, il fallait donc canaliser cette force brute et en parallèle à ces diverses techniques de combat sont nés des codes, code d’honneur, code moral, vertus martiales… quels que soient leurs noms: il fallait des règles.

 

PHOTO Xiao Long

La plus ancienne tradition martiale remonterait à 3 000 ans avant notre ère. Le kalaripayat est apparu en Inde, dans la province du Kerala. On le considère souvent comme l'ancêtre commun des arts martiaux d'Asie. Les mouvements s’inspirent des comportements animaux et les enchaînements se combinent à des exercices respiratoires ainsi qu'à une parfaite connaissance des points vitaux.

 

D'après la légende, c'est le moine Bodhidharma qui a fondé la première école de kalaripayat au Sud de l'Inde, avant de prendre la direction de la Chine… où découvrant à Shaolin des moines affaiblis par leur pratique de l’ascèse, il développa une discipline associant corps et esprit, méditation et techniques guerrières, entraînements énergétiques et exercices pour préserver la santé.

De là serait né donc le Kung fu, mettant en avant la persévérance dans l'effort sur chemin de la perfection.

 

PHOTO Xiao Long

 

Dans nos disciplines, il est question de Wǔdé.

Avez-vous déjà entendu parler de Wǔdé ? Non ? Alors, il est temps de se pencher sur ce principe.

Le mot Wǔdé  existe depuis quelques 3000 ans dit-on et dans les communautés anciennes, les dirigeants ne pouvaient être choisis que s’ils possédaient cette qualité.

 

"Wu" () signifie martial , militaire, arme, c’est le caractère que l’on trouve dans wǔ shù (arts martiaux) ; "De" () signifie vertu, moralité, coeur, bienveillance. Le plus souvent, on le traduit par « vertus martiales ».

Il n’est pas sans intérêt de souligner qu’elles sont fondamentales, même si à l’heure actuelle, on les évoque toujours – verbalement- on peut bien voir qu’en réalité, elles sont reléguées à l’arrière plan !

 

Ces règles nous viennent du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme et mettent au premier plan le respect, la bienveillance, la loyauté. Bien sûr avec le temps, les choses évoluent et peu à peu ces valeurs traditionnelles nous paraissent désuètes et il a fallu adapter le discours au monde moderne et à la diffusion des arts martiaux à travers le monde.

 

Ces qualités/vertus initiales et chevaleresques sont au nombre de six :

1, rén : bonté et bienveillance

C’est la plus élevée. Avoir un grand cœur et être bienveillant vis à vis de chacun. Les parents sont bienveillants, les enfants également, les amis entre eux, le professeur est bienveillant , l’élève également.


2 – = ordre

Il s'agit ici d’accepter la place qui nous revient dans une communauté. Professeur, élève, parents – enfants... C'est le respect implicite des règles de préséance tenant compte de la hiérarchie. Nous devons rester humbles, reconnaître nos limites et nos progrès.

 

3 – Li = politesse

Se comporter dignement, rester courtois, avoir une tenue correcte, cela est indispensable pour établir des rapports humains harmonieux, et encore plus dans le milieu des arts martiaux où la rigueur est de mise et où les règles sont strictes. Dans le milieu traditionnel des arts martiaux il est dit qu'avant la technique il faut d'abord connaître la politesse.(Ce qui peut éviter d’en venir aux mains??) Au quotidien, tous les pratiquants doivent adopter un comportement à la fois naturel, poli et correct.

 

4 – zhì = sagesse

A tout moment, il faut rester maître de soi, savoir discerner le bon du mauvais, le vrai du faux et décider de la bonne conduite à tenir. On l’avouera, ce n’est pas simple...


5 - zhōng xīn = honnêteté et loyauté.

La parole donnée doit être respectée jusqu'au bout même si cela est difficile, risqué. D'une personne sans loyauté, on ne peut attendre ni générosité, ni grandeur d'âme.

 

6 – yǒng qì = courage(s)

Le grand courage protège, vient en aide au plus faible, combat la violence, lutte pour défendre une cause juste et cela en toute circonstance. Il en va de même du "petit courage" mais celui-ci s'applique plutôt dans les cas personnels ou particuliers, l'amitié, par exemple.

 

On retrouve ce même code (bushido) au Japon, les même valeurs y apparaissent :

Les samouraïs respectent 7 valeurs incontournables : Gi : le sens du devoir – Yu : le courage – Jin : la bienveillance, la grandeur d’âme" – Rei : la politesse , l’étiquette , le respect – Makoto :) la sincérité, l’honnêteté – Meiyo : 名誉 l’honneur et enfin Chugi : 忠義 la loyauté.

 

Même si ces valeurs semblent appartenir à un lointain passé, les arts martiaux devraient les mettre en avant et les pratiquants s’en inspirer et ne pas les glisser si souvent sous le tapis- tatami ?.

L’idée de base était de poser un idéal clair. Selon cette philosophie, le pratiquant travaille sérieusement et assidûment, il donne une image honorable de la personne, de la discipline, il respecte les professeurs, les partenaires, les adversaires, il sait partager avec les autres, communiquer. Il respecte les règles et reste serein sans dénigrer les autres (ou piquer une grosse colère quand l’arbitre le sanctionne par exemple.)

 

Mais...

 

Le milieu ses arts martiaux -chinois ou japonais- n’est pas si glamour… et les batailles d’ego sont bien présentes , on se croirait parfois dans une cour d’école… (C’est moi le plus fort, d’abord ! Na!).

Il serait souhaitable que ce code moral soit dépoussiéré et remis en vigueur car les arts martiaux pourraient être une belle école de vie.

Il est vrai que l’aspect compétitif, souvent développé à outrance dans certaines disciplines , surtout pour les enfants- encourage les dérives (« Vas-y, mors z’y l’oeil » dit le coach à son protégé !).

Dès qu’il y a un enjeu, il est plus difficile de rester « cool » ! (Ah, si mon « adversaire » pouvait se prendre les pieds dans ses lacets!🏆)

Pourtant ces disciplines pourraient trouver une place de choix dans les activités des jeunes en particulier (mais pas que...) en remettant à l’ordre du jour la notion de travail, d’apprentissage progressif et sur le long terme et non pas la victoire rapide et à tout prix et en soulignant la valeur du respect- de soi et des autres.

Trop de personnes à l’heure actuelle font du zapping ; si je ne réussis pas tout, tout de suite avec un minimum d’effort, je passe à autre chose. C’est une façon de faire où il ne peut y avoir d’acquisitions réelles, solides.

On retrouve le même phénomène en domaine scolaire. Pourtant se construire , c’est avancer pas à pas, découvrir, persévérer, accepter les échecs, les conseils, surmonter les difficultés, progresser.

 

🧘

« Le contact avec l'autre et le désir de comprendre ses valeurs entraînent seuls un respect sincère. Il faut apprendre à nous apprécier, à nous admirer les uns les autres ».

 

Dalaï Lama

 

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Published by Xiao Long - dans ARTS MARTIAUX TAI JI QUAN
18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 14:15

 

Si vous souhaitez pratiquer tout seul chez vous, n’oubliez pas de vous échauffer un peu avant votre pratique, surtout si vous choisissez de vous lancer le matin ( à 5h bien sûr ! Ou peut-être au lever du soleil- comme nous allons à petits pas vers l’hiver, vous n’aurez pas besoin de tomber du lit!).

 

PHOTO Xiao Long

 

Pourquoi « s’échauffer » avant de faire un peu de Qi Gong ou du Tai ji quan me direz-vous ? Vous pensez peut-être que ce n’est guère utile :Les enchaînements sont lents, les mouvements ne paraissent pas très exigeants… Oui, mais…. prévenir le corps qu’on va lui demander un effort n’est jamais superflu !

 

D’abord l’échauffement est une manière de rentrer doucement dans la pratique, mentalement nous passons du quotidien à la pratique, c’est une sorte de sas entre la vie de tout les jours et le moment que l’on s’accorde : la respiration se calme, l’esprit se pose, le corps se détend ... et donc le sang et le Qi peuvent circuler plus facilement.

Et bien sûr, physiquement, on prépare le corps à bouger sereinement et on peut ainsi éviter les mauvaises surprises. Muscles et tendons se mettent en action, s’étirent… 5 à 10 minutes suffisent pour se mettre en route.

 

PHOTO Xiao Long

 

Que l’on soit chez soi ou en cours avec un groupe, tout commence par un salut. Ce salut symbolique nous centre déjà : en qi gong, nous connaissons plusieurs formes de salut, les deux mains sur le Dantien ou main droite doigts dirigé vers le ciel, placée comme un axe vertical entre ciel et terre, paume ouverte, pacifique ( !) et main gauche est posée sur le Dan Tian, zone « centrale », axe horizontal « ceinture », centre énergétique par excellence (notre chaudron !), centre de gravité. En Tai ji quan, salut classique BÀO QUÁN LǏ (抱拳礼). Le geste est réalisé avec la main gauche ouverte, symbolisant la connaissance, et la main droite formant un poing, représentant la martialité. On peut y voir le contrôle de la force par l’esprit… Les interprétations ne manquent pas ! Ce salut fait partie du rituel et même si l’on est seul, il a sa signification.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

Dans cette proposition d’échauffement de base, nous allons d’abord favoriser la circulation de sang et du qi dans tous le corps : frotter les mains, les poignets, le plexus, puis frotter en diagonale du plexus vers l’épaule, masser la nuque. Puis en tapotant nous allons suivre les méridiens yin en descendant par l’intérieur du bras (Poumon, Cœur, Maître Cœur) puis yang en remontant sur l’extérieur du bras (Gros Intestin/Triple Réchauffeur/Intestin Grêle).

Ensuite nous allons masser le dos d’abord de chaque côté de la colonne, verticalement et ensuite horizontalement. Nous tapotons à nouveau en descendant sur les jambes à l’arrière (Vessie) et faire vibrer les côtés (Vésicule Biliaire / Estomac) suivant les méridiens de nouveau jusqu’aux chevilles avant de tapoter les pieds et remonter par l’intérieur (Rein/Rate/Foie).

Rappel : les articulations sont des zones de blocage énergétique, on peut donc insister sur les poignets, les coudes, les épaules, les chevilles, les genoux, les aines…)

 

Ensuite choisissez quelques étirements , axe, bras, jambes, ceux qui vous vont bien -et vous font du bien- toujours calmement et sans excès : c’est une préparation ; Et enfin, placez votre esprit, centrez vous mentalement et physiquement. Respirez tranquille et… quand vous vous sentez prêt… « Action » !

Et … prenez aussi quelques minutes après votre séance: petit salut et pose mentale avant de repartir d’un bon pied vers de nouvelles aventures !

 

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Published by Xiao Long - dans QI GONG TAI JI QUAN
4 octobre 2025 6 04 /10 /octobre /2025 12:45

 

Il faut dépoussiérer cette image d’Épinal qui présente le Tai ji quan comme une activité qui s’adresse uniquement aux « plus tout jeunes »…

Si vous êtes pratiquants, n’hésitez pas à promouvoir cette fabuleuse discipline auprès des jeunes : enfants, ados, étudiants, jeunes actifs stressés… tous y trouveraient un grand bénéfice.

 

Les enfants :

La majorité des enfants vivent une vie intense, agitée et bruyante. Ils se lèvent tôt, souvent ils mangent dehors à midi et ne rentrent qu’en fin de journée à la maison. C’est un rythme d’adulte plus que d’enfant.

Ils sont dans le bruit en permanence, dans les couloirs, les classes, la cours de récré, la cantine, à tel point d’ailleurs que certains ne savent plus parler qu’en forçant la voix pour se faire entendre. Pas cool !😧

Et souvent, dès qu’ils sortent de l’école, ils doivent (encore) se dépêcher pour aller se changer pour participer à une activité rarement reposante. Bref, on leur apprend à être hyperactifs.

Ne serait-il pas profitable pour un enfant de se poser un peu, de souffler et de s’adonner à une activité plus « calme » ? Le Tai ji quan fait travailler la coordination, la mémorisation, la concentration . Cet apprentissage serait intéressant pour les enfants, qui certes , ont besoin de bouger et de se dépenser… mais pas que !

D’autant plus qu’ils pourraient s’initier après quelques temps aux pratiques avec éventail ou épée par exemple qui apporteraient un aspect plus ludique.

 

PHOTO Xiao Long

 

Les ados :

Eux aussi ont une vie bien remplie, entre les cours qui occupent la journée, les réseaux sociaux, le net, les jeux vidéos et j’en passe. Le plus souvent tout se fait en même temps , on écoute de la musique en tapant ses messages, tout en faisant ses devoirs et en regardant du coin de l’œil le film dont tout le monde parle !

Des activités en parallèle qui entraînent de la fatigue et souvent une posture pas franchement géniale : tête vers le bas, dos arrondi, pouces en action;). Une posture statique, de fermeture plus que d’ouverture sur le monde…

Le Tai ji quan pourrait sûrement convenir à plus d’un, si on arrêtait de le considérer comme un « sport de vieux » ! Car, n’en déplaise à certains c’est un sport !! Il n’est pas nécessaire de s’agiter de tous les côtés et de finir rouge comme une tomate pour faire du sport. Tout le corps bouge, tous les muscles travaillent. On y apprend une bonne posture, verticale, ouverte, on apprend à respirer, à lâcher son esprit, à travailler en binôme en tui shou,ou même en groupe et pour ceux que la compétition attire, rappelons que cela existe aussi en Tai ji quan.

 

PHOTO Xiao Long

 

Étudiants et actifs , même combat : le stress…

Là encore les préjugés ont la vie dure. On a l’impression que pour soulager le stress, il faut se défouler, ce n’est pas faux. Une bonne marche, un bon jogging, un bon cours de fitness/karaté/tennis… ou match de foot, basket, volley et d’autres… déstressent dans la mesure où l’énergie négative que nous avons retenue toute la journée, sort enfin et là, méga apport de dopamine , on est content, on a complètement lâché la pression… pour un moment et on la retrouve au sortir de ces activités.

 

Car pour évacuer durablement le stress, nous avons besoin de réapprendre certaines choses : nous recentrer, nous retrouver, reprendre conscience de ce que nous sommes, de notre valeur, nous devons apprendre à créer une distance entre nous et les désagréments/ contrariétés du quotidien. Et là encore le Tai ji quan est une excellente école.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces sujets que Xiao Long ne fait qu’effleurer, car il est grand temps que le Tai ji quan soit apprécié pour ce qu’il est vraiment. Une façon de concevoir la vie autrement que comme une course effrénée vers on ne sait quoi ( enfin, si on sait! Ça finit toujours pareil… ) , une façon de concevoir le sport autrement que comme une hyperactivité physique...

PHOTO Xiao Long

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 septembre 2025 6 13 /09 /septembre /2025 12:57

UN PEU D’AIR PUR

Les beaux jours deviennent plus rares et il est plus difficile de pratiquer dehors, même si cela peut-être très agréable. Si nous en avions le courage, sans doute le ferions-nous plus souvent. Il suffit d’éviter les conditions climatiques trop désagréables, le trop froid, comme le trop chaud, le trop venté… bref le trop ! Et de se vêtir en conséquence. On évite de frimer en tee shirt par -10° !

Pratiquer à l’extérieur est une sensation très intéressante , le ressenti est alors plus important que la pure technique. Les pelouses à trou-trous ou le sable humide ne permettent pas les équilibres parfaits, mais nous pouvons travailler différemment : sentir le sol, ou même l’herbe si on adopte le pied nu ! Ou le sable ! … On sent comment notre pied s’ancre, comment tout le corps participe à cet équilibre et il est très plaisant d’être en contact direct avec cette nature dont nous nous inspirons.

 

PHOTO Xiao Long

Nous pouvons aussi respirer bien plus à l’aise en extérieur (éviter les chemins de terre sous les autoroutes !), et le plus souvent, on se rend compte que la pratique est autre, que l’on est plus lent ou au contraire plus rapide sur les positions d’équilibre qui sont moins tenues, ou que l’on est plus posé, car il faut bien assurer ses appuis avant de se déplacer, et souvent plus concentré.

Petit Dragon aime pratiquer en extérieur et redécouvrir les taolu dans un cadre apaisant et relaxant, sans murs, sans plafond. C’est comme si les mouvements pouvaient s’agrandir encore et remplir l’espace, les pieds dans le sol, la tête dans le ciel…🌄

Il ne faut pas hésiter à faire son petit qi gong ou son tai ji quan dehors en oubliant les regards de ceux qui peut-être passeront par-là à un moment donné. Tout est possible : votre jardin, la plage, la forêt, un grand parc près de chez vous...

Après tout, il est tout aussi intelligent de pratiquer nos disciplines dehors que de faire son jogging, d’aller à vélo, ou de parler tout seul dans les rues (euh, non, désolée, de parler au téléphone,,,) et de faire participer tout le monde à ses conversations…

Alors, avant que nous retrouvions nos intérieurs et salles de pratique, plus d’hésitation ! Hop ! On va dans la prairie/forêt la plus proche ou sur la plage !!! Et on RESPIRE !

 

PHOTO Xiao Long

PRATIQUER au QUOTIDIEN

Car nous pouvons chaque jour (ou presque) faire une pause « pratique » : On peut, si on en a le temps et si l'on est motivé, se ménager une "Pause Tai ji quan" ou Qi gong dans la journée. Mais on peut aussi tout simplement appliquer les principes que l’on a appris dans notre pratique aux activités les plus courantes:


Sentir la tension et l'éliminer: Vous lisez depuis un bon moment, vous tapez à l'ordinateur, vous coincez votre téléphone entre épaule et oreille pour pouvoir continuer à agir pendant que l'on vous tient la jambe à l'appareil...(tout le monde n’est pas adepte du Bluetooth,,, Tension! Détendez vos épaules, vérifiez si vos accoudoirs ne sont pas trop hauts, si votre PC est ien placé, ou faites un choix: bricoler ou téléphoner? Nous avons tellement tendance à faire plusieurs choses à la fois,,,


Économiser ses forces: Vous poussez une porte trop lourde, vous passez l'aspirateur, vous repassez, vous avez à soulevez un gros carton, vous avez à faire avec un bocal récalcitrant? Au lieu de vous échinez à la force de vos bras, de vos mains, concentrez vous sur ... votre centre, utilisez l'ensemble de votre corps, lâchez vos genoux, placez vous correctement, comme on le fait dans notre pratique, ainsi vous n'utiliserez qu'un minimum de force pour un maximum d'efficacité! Si, si, ça marche...


Utiliser les moments "perdus" pour gagner en stabilité: Attendre le bus, faire la queue au supermarché, à la poste, voilà des instants qui ne passionnent personne! Alors travaillez votre stabilité, votre ancrage au sol, vous pouvez faire un petit exercice de Qi Gong (connexion à la terre) sans bouger, personne ne le remarquera! Jouez avec vos appuis au sol, passez votre poids, à droite, à gauche, respirez (inspir = je suis sur un pied, expir = je repose le pied), ou poids sur l'avant du pied, sur l'arrière... Pensez verticalité, axe du corps... Il y a de quoi faire passer le temps! Et c'est quand même mieux que de ronger son frein en attendant que le bus passe, que le client devant vous trouve sa monnaie ou retrouve sa carte à la caisse, ou encore que l'employée revienne à son bureau.

Nos disciplines sont très riches d’enseignements et il serait dommage de ne pas profiter des bienfaits de notre apprentissage au quotidien, c’est simple et ça ne coûte rien,,, Il faut juste y penser...

 

PHOTO Xiao Long


 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
29 juin 2024 6 29 /06 /juin /2024 16:12

Dans la pratique du Tai Ji Quan, il est important d'avoir une posture correcte.  Nous allons vérifier si tout est "aux normes",du haut en bas... 

 

PHOTO Xiao Long


         La tête se tient droite et  stable, le menton légèrement rentré, comme si la tête était tenue par un fil venu du ciel (ou comme une miss France qui porte un livre sur sa tête?). L’esprit est présent, clair, le cerveau fonctionne, l’œil vivant.

             La  nuque est droite mais relâchée, on tire un peu sur le fil accroché à Baihui,  on ne se  crispe pas, on ne fait que gommer la lordose cervicale. Les yeux regardent à l’horizontale, naturellement …

                             La langue est posée sur le palais, le contact produit de la salive qui est la quintessence des liquides du corps, précieuse,  (Jing Ye). Elle nourrit le corps (contrairement à la transpiration, qu’il faut évacuer (Han) pour éliminer les toxines).

 

                Les 2 épaules sont relâchées, baissées, souples, elles retombent, naturelles, légèrement orientées vers l’intérieur, (pas au "garde à vous" !) pour que l’énergie passe les articulations sans blocage, il n'y a alors pas de tension, ni dans la poitrine, ni dans le dos. Tout est équilibré et disponible. On ne ressent aucune fatigue.

              Les 2 bras sont légèrement arrondis, remplis, « peng », les coudes ne touchent pas le corps, l’espace entre les 2 fait passer l’énergie et donne de la présence. C’est un peu comme si je défendais "mon" espace...

                            Les coudes sont relâchés, suspendus, l’articulation n’est pas visible, il n'y a pas d'angles. (Allez y, on essaie, tout de suite!)

            Les mains sont naturelles, en « prise de tête » , mais non, cela ne veut pas dire que le Tai Ji Quan est une "prise de tête", cela signifie que les mains sont naturelles, comme si on venait de les poser sur son crâne. Ainsi l’énergie peut atteindre le bout des doigts. Si les mains poussent, le poignet se casse, l’esprit va en bas de la paume qui pousse ou frappe. Les doigts restent naturels.

            Le buste est vertical, ainsi l’équilibre est bon pour aller où l’on veut, quand on veut. La position centrale est stratégiquement la meilleure pour pouvoir dégager de n’importe quel côté sans être déséquilibré. Cependant, selon le mouvement, il faut bien respecter le "plein" et le "vide", le yin et le yang, tout en conservant le corps vertical.

                                 La poitrine est légèrement rentrée, pas bombée (du genre: "c'est moi le plus beau!"), pour que le Qi aille dans le dan tian, sinon le Qi monte et le haut du corps est lourd alors que le bas du corps est léger et sans racine.

                🌲 Le dos est droit, on se tient "comme un sapin (de Noël?)", pour que le Qi puisse remplir le dos et rayonne vers les côtes : le Qi se diffuse à partir de la colonne vers les mains, les pieds.


        L’articulation de la hanche sont relâchées,  on est souple et disponible. Toutes les forces passent par là sur le chemin de la terre vers le ciel.

                                  Les fesses ne sont pas sorties ! Le bassin légèrement basculé, (on gomme la lordose lombaire), s’il y a cambrure, il y a perte d’énergie, rupture du circuit énergétique.

 

                 Les jambes sont présence et stabilité, le Qi et le sang y circulent librement, la force part du talon, remonte par les articulations vers le haut.

                 Les genoux sont droits, jamais décalés par rapport aux orteils, sinon vos articulations ne vont pas apprécier!
 

          Les pieds "accrochent" le sol, ils sont notre ancrage; ce sont les racines de l’arbre (que nous sommes). Ancrage est un mot clé. Notre équilibre en dépend!
 

🙄Vous me direz: "Si je dois vérifier tout ça avant de me lancer, je ne vais jamais démarrer!», mais en réalité le plus souvent le corps se cale tout seul, il n'y a qu'à être attentif à certains paramètres. Tout va ensemble, le corps est une entité.


Si la posture est naturelle, confortable, alors elle est  correcte. Si elle convient à notre morphologie, c’est la bonne.

 

La base : c’est l'axe Terre/Ciel: Racines / Bai Hui.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
22 juin 2024 6 22 /06 /juin /2024 15:54

A quoi riment exactement les formes codifiées ?

Les formes codifiées ont certainement pour but dans un premier temps de faire apprendre des techniques de base. Cela pourrait expliquer pourquoi les formes courtes, pédagogiques, sont apparues.

Ces formes sont également garantes d’une certaine fidélité aux principes de départ, pour éviter que trop des distorsions n’apparaissent au fil du temps.  Il est difficile pour un occidental d’aborder d’emblée une forme longue d’une centaine de mouvements. Cela demande une patience, une persévérance, un travail profond et au long cours qui ne correspond pas forcément à ce que la majorité des pratiquants recherchent dans une activité de loisir.

 

Ce terme de loisir est important : il ne faut pas oublier que le Tai ji quan est une activité de loisir pour beaucoup, une façon de se détendre, de couper les ponts un moment avec le quotidien. Grâce à des formes courtes, on peut apprendre à maîtriser quelques techniques de base et avoir cette impression que nous aimons bien, à savoir que nous possédons quelque chose de fini. (Rien à voir avec les reportages qui montrent des enfants qui se lèvent avec le  soleil, pratiquent avant même le petit déjeuner et vont passer leur temps à étudier et s’entraîner et dont le futur métier tournera évidemment autour des arts martiaux…)

Quel que soit le nombre de mouvements à exécuter, on peut se demander comment les exécuter. Car c’est bien là la difficulté !

Si l’on pratique dans une optique de détente, de santé, la tentation sera forte de réaliser les mouvements doucement, tranquillement, sans force… et du coup sans contenu réel. On se laisse porter, on respire, on est sur son petit nuage… on est peut être fluide, mais l’ensemble manque un peu de contenu…

Xiao Long vous rappelle à ce propos qu’être fluide et souple ce n’est pas être tout mou et que rester circulaire ne signifie pas agiter les bras en rond pour brasser de l’air …  Il faut tout de même que votre forme ait une … forme !

À l’opposé, il y a des tenants de la martialité. Il est vrai à que chaque technique correspond à des applications martiales, cependant si l’on avait voulu que l’application soit totalement visible dans la forme, le critère de fluidité n’aurait pas été un des critères fondamentaux pour la pratique du Tai ji quan !

Xiao Long  rappelle à ceux qui aiment que ça « bouge », que le kung-fu existe. Il ne faut pas oublier que les formes s’appellent formes CODIFIEES : la technique est un code c’est-à-dire qu’il ne faut pas forcément la prendre au pied de la lettre. Elle suggère, elle ouvre des perspectives, elle peut être interprétée, et c’est bien là que réside la richesse de la pratique.

Si l’on reste trop près d’une pratique martiale, on va raidir, on va figer, on va simplifier le geste et présenter une finition brutale. Très souvent aussi le mouvement se raccourcit, devient plus compact et les cercles se perdent. Petit Dragon rappelle qu’une des caractéristiques fondamentales de l’école Yang guiding est l’amplitude du geste et la finition « élastique » de chaque mouvement (et non pas « vlan, et un coup sur le nez »).

Bien, alors, ce n’est pas tout ça… Il doit bien–avoir une voie du milieu entre mollesse et dureté. Eh bien, oui !

La martialité est dans l’intention, l’intention est dans la précision du geste, dans la respiration, dans le regard ainsi que dans la mobilisation totale du corps à la fois fort et compact mais aussi souple est délié. La martialité s’exprime par l’alternance du relâché et du tendu qui donne vie aux mouvements - et non pas par la vitesse d’exécution.

Bien sûr, le Tai ji quan ne se résume pas aux formes codifiées et donc il est important de travailler avec un partenaire sur des applications martiales réalistes. Cependant, il faut faire la différence entre échange avec un partenaire et réalisation d’une forme. Les échanges avec un partenaire enrichissent les mouvements de la forme par ce qu’il y a un vécu derrière, mais il faut savoir doser l’expression de l’externe dans ces formes internes où l’invisible prend le pas sur le visible…

Bon, Xiao Long va s’arrêter là parce qu’il commence à dire des trucs bizarres sur le visible, l’invisible, l’interne et il ne faut pas l’oublier, l’énergétique, toujours présent dans nos pratiques.

Si, encore une petite chose : à propos de voie du milieu, ne travailler que la forme vous laissera sur votre faim, car la compréhension profonde des mouvements nécessite un travail avec partenaire. Privilégier le travail avec partenaire et délaisser la pratique individuelle vous privera aussi de sensations fines. Il faut arriver à équilibrer les deux pour que réaliser une forme traduise à la fois la solidité et la légèreté.

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
15 juin 2024 6 15 /06 /juin /2024 15:32

 

Pour une fois, c’est un proverbe de chez nous qui va faire l’ouverture :

« Patience et longueur de temps

Font plus que force ni que rage ».

Voilà qui colle particulièrement bien à nos disciplines ! Lafontaine aurait pu être un bon pratiquant !?

 

Patience :

Lorsqu’on commence à pratiquer, on ne se doute pas forcément que notre patience va être testée à tout moment. Si on se lance dans ces pratiques avec l’idée que du jour au lendemain, tous nos mouvements seront harmonieux et fluides… alors on est loin du compte…

Si on croit que nous allons en retirer des bénéfices immédiats, alors la déception nous guette…

Tai Ji Quan et Qi Gong sont une belle école de patience et de persévérance. Petits Dragons speed s’abstenir…

PHOTO Xiao Long

On parle de Gong Fu : Ce terme, 功夫 (pinyin gōng fu) a été introduit en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux, du coup, pour nous le Gong Fu, c’est l’expression « externe » des arts martiaux chinois, c’est Bruce Lee dans toute sa Fureur du Dragon ! …  et on a perdu de vue sa signification première…

 

En chinois moderne il peut signifier soit une période de temps ( 五天的工夫 , 5 jours) ou un effort, un travail (花了好大工夫) , mais aussi le talent, l’art, l’habileté dans un domaine précis (这画工夫真到家 : cette peinture fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle).

 

PHOTO Xiao Long

 « Gong » désigne d'abord le « travail », puis la « maîtrise », le « perfectionnement » ou la « possession d'un métier ». Ce terme est proche du mot « artisan » comme on l’entendait en Europe au XIXe siècle : un homme de métier qui, par un apprentissage auprès d'un maître, acquérait connaissances, techniques et savoir-faire.

« Fu » désigne étymologiquement l'homme accompli puis le maître…

Il faut donc s’engager sur le chemin armé de patience qui finalement ne vous coûtera pas tant que ça, car à chaque pas vous attend une découverte sur la discipline, sur vous-même, sur les autres…

 

Rigueur :

La rigueur ici est celle du travail bien fait, de la précision de la technique. C’est elle qui va structurer les choses, c’est un peu le squelette, l’ossature de nos formes.

Bien sûr, au début, on reste essentiellement occupé à mémoriser les mouvements et on reste tout naturellement dans l’approximation pendant un temps. Mais c’est là que la patience joue, il faut savoir ne pas être trop gourmand et ne pas vouloir manger trop de techniques à la fois pour vite arriver au bout de la forme. L’indigestion vous guette sinon… Il faut savoir prendre le temps d’être rigoureux et essayer de corriger sa technique pour qu’elle soit correcte.

Prenons l’exemple des armes, où les inexactitudes sont d’autant plus visibles que notre main est prolongée par un instrument… Prenons l’éventail, cher au cœur de Xiao Long : la beauté des techniques vient, dans les enchainements que nous pratiquons, de la position nette de l’éventail : bien horizontal, ou vertical, ou diagonal : il ne doit pas y avoir de « flou » (qui dans ce cas-là ne saurait être « artistique »…) pas de David Hamilton de l’éventail.

L’éventail est bien tenu et positionné, pas d’éventail qui pendouille, triste, en oreille de cocker…

Connaitre l’enchainement des techniques n’est pas une fin, c’est un début, une base de travail.

 

PHOTO Xiao Long

Il en va de même en Qi Gong, où si l’on veut espérer des effets, on se doit de respecter les règles. Savoir si le mouvement se fait en tension ou en relâché, si l’angle, l’amplitude sont corrects.

 

Patience n’est pas synonyme d’ennui et rigueur ne signifie pas austérité.

 Patience et rigueur font toujours partie des bagages, car la route est longue mais agréable : plus on avance, mieux on comprend et plus on découvre, plus on sent qu’il y a encore à découvrir…

 

C’est un cheminement bienfaisant au physique comme au mental et pour une fois, rien ne presse, on a le droit de prendre son temps ! Alors, profitons-en !!!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
8 juin 2024 6 08 /06 /juin /2024 15:15

Il est parfois étonnant de s’apercevoir que nos bras, nos jambes, notre corps se meuvent… indépendamment de nous ! À croire qu’ils ont une vie propre et que notre tête ne dirige plus rien !!!

 

Dans la vie courante, notre corps obéit sans que l’on ait de gros efforts à faire. Il a l’habitude, il sait ce qu’il doit faire.  Mais quand il s’agit de reproduire exactement un mouvement ou une technique précise, on se sent empoté et notre cerveau patine… Pourquoi ?

Parce qu’on enlève le pilotage automatique et que l’on passe au vol libre ! Le mouvement est un prétexte à la prise de conscience de soi.🛫

Mieux nous percevons notre corps dans l’espace, plus nos mouvements sont fluides, harmonieux. Prendre conscience, c’est « prêter attention à l’expression sensorielle que procurent les mouvements afin de créer de nouveaux circuits nerveux ».

Le premier pas est donc de prendre conscience de son corps et de savoir comment il « marche » : L’idéal est de percevoir le mouvement dans sa globalité, mais nous ne sommes pas formatés pour cela… un « découpage » (au sens figuré !) en zones  peut nous aider à mieux cerner, à mieux comprendre le mouvement.

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On part du bas et l’on distingue une partie qui va des pieds aux genoux : voilà la zone en contact direct avec le sol, celle qui prend en charge le poids du corps.

Il sera donc très important d’apprendre à sentir comment sont posés ses pieds, où se trouve le poids du corps, comment il est réparti (au centre du pied, en avant, en arrière… sur les deux pieds de façon égale, plus à droite qu’à gauche…). On veillera à garder l’alignement entre pied et genou afin de protéger ses articulations… La sensibilité est la caractéristique de cette zone.

 

Des genoux au Dan Tian (sous le nombril, notre « centre ») s’ouvre une zone source de puissance à la fois centre de gravité et centre d’énergie. Il est souvent difficile de sentir son centre de gravité, en général quand on en prend conscience c’est qu’il n’est plus… central et que l’on commence sérieusement à ressembler à la tour de Pise.

 

En haut on peut considérer une zone qui définit l’alignement du corps. C’est ici que tous nos petits muscles abdominaux et dorsaux ont un rôle à jouer pour nous aider à avoir une bonne posture et que la colonne vertébrale maintient une verticalité correcte. C’est ici aussi que se place la respiration (Je rappelle qu’il est vivement déconseillé de pratiquer en apnée : Le « Grand bleu » a très mal fini sa carrière).

 

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Au sommet, la zone de l’intentionnalité, des sens, on voit, on entend… on perçoit… et de là partent les principes du mouvement (en principe). Voilà le pilote.

 Ce ne sont là que de grandes lignes.

 

Une question se pose encore : Comment arriver à prendre conscience de son corps dans l’espace, comment « sentir » ce qui se passe en mouvement ?

Il faut prendre le temps de faire et refaire un mouvement pour analyser ce qui se passe et apprendre à contrôler le mouvement. Si on sent son mouvement, on pourra le modifier, l’améliorer.

On peut travailler par segments, sur des choses simples. C’est le sens des exercices dans lesquels on ne s’occupe que des jambes et des pieds » par exemple : on peut mieux se concentrer et vérifier que l’on est bien le chef, que l’on maitrise la situation. Et puis il faut savoir être patient avec soi-même, s’accorder quelques « dérapages  incontrôlés », s’y remettre et surtout apprécier ses progrès. La qualité d’un mouvement peut se définir en termes de fluidité et de dépense minimale d’énergie pour une efficacité maximale. Peu à peu, il faut essayer d’acquérir une sensibilité globale, ne plus focaliser sur une seule partie du corps, mais percevoir le mouvement dans sa globalité.

Personne ne dit que c’est facile, mais c’est réalisable, avec le temps, la patience et un mental serein…

     Et après, on peut tout faire Ou presque !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
27 avril 2024 6 27 /04 /avril /2024 13:56

Les formes, quelles qu’elles soient, anciennes, moins anciennes ou modernes, sont « codifiées ».

Autrement dit, la suite de mouvements est toujours la même. C’est ce que le maitre du style ou de l’école a prévu pour des raisons qui sont les siennes et qu’il n’y a pas à remettre en question.

Ainsi, il n’y a pas de place pour la « personnalisation » de formes : je ne décide pas de commencer par le milieu ou d’inverser les mouvements ou d’en rajouter un ….

 

On parle de « personnaliser » une forme au sens où, une fois apprise, « digérée », et pratiquée sur le long terme, chacun d’entre nous y mettra de soi, et chacun ayant une perception différente des techniques, la forme deviendra la nôtre, parce que nous y seront rentrés en profondeur. Cela ne signifie pas qu’il faille changer les techniques ou l’état d’esprit fondateur du style ou de l’école. Cela signifie simplement qu’elle va nous ressembler.

 

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Xiao Long est parfois surpris (on peut même dire désagréablement surpris !) des libertés prises par certains à l’égard des formes. Le pauvre Dragon a vu des formes « customisées » bien loin de la forme initiale et s’il n’était d’un tempérament plutôt serein, il se fâcherait tout rouge et laisserait échapper quelques flammes…

Mettre des explosions de force (fajin) là où elles ne sont pas prévues ou dans une école qui n’en a pas, casser le rythme où il devait être fluide à l’origine, ôter les caractéristiques d’un style pour l’adapter à un autre, faire la 24 en speedant pour en faire une forme rapide, mélanger le Yang, le Chen, le Wudang histoire de faire joili…  c’est un peu trop de « personnaliation » !

 

Mais, où va-t-on ?

Aurait-on idée de rajouter du rouge sur les « tournesols » de van Gogh parce qu’on les trouve trop jaunes? Des bras en plastique à la Vénus de Milo ? Un refrain pop à une symphonie pour l’égayer un brin?

Qui serions-nous pour nous le permettre ? Il y a moins de maitres qu’on pourrait le penser.

Respect et humilité, voilà ce qui devrait nous animer face aux formes qui nous sont léguées. Une forme est une œuvre. Elle a été pensée. Une forme a un équilibre, une harmonie, une cohérence qui lui est propre. On ne peut la lui enlever. 

 

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…. Et la sensibilité artistique alors, me direz-vous ? N’a-t-on pas le droit d’interpréter les choses comme on le sent ? « Interpréter » oui, déformer, non !

Ben, non… si je n’aime pas une chanson, je la laisse et j’en écoute une autre. Si je n’aime pas un tableau, j’en regarde un autre.

 

Ouais, un vrai coup de gueule de Dragon !!! (Ils sont rares… car ce brave Dragon est patient et compréhensif le plus souvent !)

 

Xiao Long est d’avis que si une forme existante ne vous plait pas, il faut changer de maitre, de style, d’école, de discipline… mais ne changez pas la forme !

 

Ou bien alors, en cohérence avec votre style, votre école, créez votre propre forme, la vôtre, selon vos critères en respectant les principes de base. Cela peut être très instructif et de nombreuses questions surgiront, sur la logique d’un enchainement, le choix dans la suite des techniques, les transitions de l’une à l’autre… pour aboutir à une certaine harmonie, à un équilibre.

Partez de rien, juste de vos connaissances techniques, de votre « feeling » et prenez les choses du début, à votre façon. Ce sera la vôtre et non une distorsion de l’existant, une création.

 

Car le plus douloureux (Xiao Long en pleurerait !) est de voir exécuter une forme que vous connaissez, appréciez et pratiquez, vidée de sa substance, déformée… incomprise.

 

Apprécions nos formes, pratiquons les, mettons y tout notre cœur-esprit.

Respectons-les ainsi que leurs précieux créateurs.

Enseignons-les le plus fidèlement possible en gardant un esprit d’ouverture, car cela est important- mais sans dispersion.

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 avril 2024 6 20 /04 /avril /2024 13:34

 

Le Tai Ji Quan est un thème inépuisable. Que l’on s’y intéresse pour ses aspects martiaux ou de santé ou énergétiques, il y a toujours à découvrir sur le sujet.

 

L’enseignement …

Dans la tradition, le maitre enseignait à ses élèves par l’exemple : pas de discours superflus, juste quelques corrections et de très nombreuses répétitions… Les détails non visibles des techniques n’étaient pas révélés. Certains pensent que les tenues  larges étaient là pour masquer les finesses des techniques.

Il faut préciser que la concurrence était rude et donc chacun aimait à garder ses petits secrets d’efficacité afin de conserver son « fond de commerce ». Ce n’est qu’à l’aube d’une « retraite » bien méritée que le maitre donnait les clés de son succès à son fils ou son premier élève.

 

PHOTO Xiao Long

Mais cette forme d’enseignement –par l’exemple seul- n’est pas forcément adaptée à notre forme d’esprit. Le fait que le mouvement soit structurellement juste ne suffit pas à nos cerveaux cartésiens sans cesse à la recherche du pourquoi et du comment. Et après tout, quel mal y a-t-il à chercher à comprendre me direz-vous ?

Xiao Long a connu une année de « tradition » à ses débuts : placé au milieu de personnes qui pratiquaient depuis quelques années, le professeur a dit à ce petit dragon curieux mais novice de « faire pareil »… Un vrai casse-tête (chinois, bien sûr).

Perdu dans un groupe qui faisait la forme 24, essayant d’imiter les autres pendant des heures, sans explications… Il faut un gros capital « motivation » pour résister !!!

Le risque majeur est tout de même d’être frappé par le « syndrome du périscope » (se dévisser la tête pour voir ce que fait le voisin). Sans parler de la frustration de cette caboche de petit dragon qui cherchait un sens à ce qu’il reproduisait…

L’imitation a ses limites, même si le tai ji quan est une forme d’apprentissage « artistique » et que pour apprendre à peindre, on commence bien par imiter… mais il faut tout de même à un moment donné apprendre la technique et comprendre ce que l’on fait. Cette affirmation n’engage que Xiao Long, pauvre dragon aux neurones avides. 

Nous ne sommes pour la plupart que de malheureux occidentaux… et dans cette fabuleuse discipline, quelques explications ne sont pas de trop si l’on souhaite faire autre chose que de gesticuler harmonieusement dans le vide! Cela ne signifie cependant pas que l’on supprime tout ressenti.

On pourrait imaginer des phases :

1. faire/ressentir ;

2. approfondir/comprendre ;

3. ressentir plus précisément (puisqu’on a compris), voire différemment ;

4. S’exprimer par l’harmonie du geste et de l’esprit…

 

La pratique…

Est un long chemin. Rien de bien nouveau dans ce domaine. Il ne faut pas attendre de résultats précis, plutôt se laisser porter, constater ses progrès parfois, accepter ses phases de « stagnation », propres à tout apprentissage. La notion d’échec n’a pas sa place dans l’apprentissage, car on ne « rate » pas son mouvement, on l’exécute a sa façon avec sa propre compréhension du moment… mais cette compréhension n’est pas d’emblée parfaite…

Pratiquer est un travail… qui n’en est pas un (waouh !!! c’est presque un proverbe chinois ça !) Pratiquer ne doit pas devenir une corvée. C’est une recherche personnelle plaisante qui nous permet de vivre de plus en plus intensément ces formes codifiées. Un mode d’expression personnelle, de développement personnel.

Et, peu à peu, on se rendra compte que l’on intègre ses acquis dans la vie quotidienne dans sa façon d’être –physique et mentale- et là… ce sera déjà très bien !

 

PHOTO Xiao Long

 

Petit Dragon évolue à présent depuis quelque (long)temps dans les eaux profondes du tai ji quan. Il sait qu’il y a encore bien des choses à découvrir et se prépare à plonger plus loin encore…

(Le tout est de ne pas perdre de vue la surface tout de même…)

 

Le tai ji quan est un peu comme une langue vivante, il ne suffit pas de la parler à peu près bien pour en comprendre les finesses : il faut, à un moment donné, se rapprocher de la culture –au sens large- du pays de départ. Connaitre les noms des mouvements, leurs noms chinois par exemple, lire quelques documents sur la Chine d’hier et d’aujourd’hui aussi (en buvant une tasse de thé… chinois ?), une louche de philosophie, quelques belles légendes, un soupçon de proverbes, une pincée de films… pour se rapprocher de cette forme de pensée si différente de la nôtre, voilà un prolongement à la pratique seule.

Et une fois que l’on aura bien rempli sa tête, on oubliera tout pour  pratiquer le cœur léger.

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

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