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20 janvier 2024 6 20 /01 /janvier /2024 15:36

 

Le mouvement n'est pas très complexe, d'autant plus que si vous avez appris les formes pédagogiques 8 ou  16 mouvements, cette technique est déjà connue.

On commence cette fois par brosser son genou gauche, la main gauche passe en arrondi devant le genou en question (on peut s’y entrainer au jardin après avoir biné les plates-bandes !!!). On pousse face à soi de la main droite.

PHOTO Xiao Long

Il suffit de vérifier:

*que le corps reste vertical tout au long du mouvement (penser au fil attaché à Bai Hui, les 100 réunions),

*que le genou ne dépasse pas les orteils en finition du pas de l’archer, gong bu (le poids du corps plus en avant – 70%- et non pas un gong bu "d'occasion" avec poids trop au milieu... du genre méfiant !)

*que les épaules soient détendues, les coudes relâchés...  même en poussée, les articulations ne se bloquent pas, les épaules ne montent pas.

*On reste attentif à la transition entre les « brosser de genou » : la main qui va pousser monte bien latéralement jusqu’au niveau du visage, l’autre main au niveau du coude de ce bras levé. Pas de ballon tout rond ici !

Puis on reproduit cette technique  encore deux fois.

Pour rendre cette technique plus vivante, on peut visualiser son application. Par exemple, on peut imaginer que la main qui brosse bloque et dévie une attaque de poing ou de pied, ce qui donne un peu de contenu au mouvement de balayage latéral. L'autre main peut pousser ou frapper l'épaule d’un partenaire (si l'attaque est croisée) ou le frapper au plexus, ce qui peut aider à conserver la main à un niveau correct et logique (et on y va en douceur tout de même surtout si l’on tient à conserver son partenaire encore quelques temps…).

On peut aussi envisager un trajet énergétique diagonal qui partirait « de la racine », le pied arrière- et se prolongerait vers le haut du corps et la main qui pousse- via la taille- par exemple.

Ou on peut porter son attention sur l’axe vertical Terre/Ciel en tirant sur Bai Hui tout en conservant les deux pieds « racines » bien collés au sol.

On peut aussi se concentrer sur l’axe horizontal avant/arrière : dos rempli, main en poussée…

Question de feeling tout ça… à expérimenter…

 

SHOU HUI PIPA

🎼Êtes-vous doué pour la musique ? C’est ce que vous allez découvrir en réalisant le pipa (琵琶; pinyin: pípá). Pour jouer de ce "luth", il faut être précis...

À l’issu du brosser de genou, on a la main droite devant qui pousse, la main gauche en bas, latérale, qui a dégagé un bras ou un pied… Le pied gauche est en avant, le pied droit en … arrière ! (soupir – pause).

On fait un demi-pas  (on s’économise, un demi seulement, pas un entier : les deux pieds seraient trop proches et il y aurait un déséquilibre à la clé … de sol ? sur lequel on risquerait bien de finir !).

En même temps, la main droite qui était en train de pousser en avant se déplace légèrement, toujours vers l’avant, prolongeant le précédent mouvement de poussée, comme si on allait chercher le bras d’un partenaire. Le poids du corps se trouve donc sur la jambe gauche. Le pied droit avance d’un demi-pas et se repose…

Puis, je prends appui sur la jambe droite (arrière) et je « m’assois », dos bien vertical, tout en ramenant la main droite (en fait, c’est la torsion de la taille qui fait se déplacer le bras), le coude au niveau de la hanche droite. Le bras gauche suit naturellement, il monte et vient se placer la main à hauteur des yeux pendant que le pied gauche se libère et se repose au sol par le talon, pointe de pied levée .

Les mains sont en position pour « jouer du pipa », main gauche en haut, main droite au niveau du coude gauche et elles exercent virtuellement une pression sur un bras invisible (pas de danger !) : la main gauche vers le haut, la main droite vers le bas. Ainsi les mains ne peuvent être trop "proches" l'une de l'autre, puisqu'elles doivent tenir compte de l'espace entre le poignet et le coude.

Bref, on exécute une clé (de fa cette fois ?), mais avec un bémol : on ne fait qu’imaginer un partenaire.

Le pied gauche se replace devant, sur le talon. Ce talon peut servir à bloquer le pied du partenaire ou… plus mélodieux, à lui écraser consciencieusement les orteils?).

Ces applications ne sont que des suggestions, il en existe toute une gamme, l’essentiel est de pouvoir en imaginer une sans fausse note ! Ou « Hymne à la joie », de les tester avec un partenaire.

La respiration suit la règle, préparation du mouvement en inspiration, expiration pour la finition de la technique.

 🎶

NB : la technique SHOU HUI PIPA se réalise différemment selon la forme :

Dans la forme 16, la main droite est sur l’arrière (finition du tan bian – simple fouet), alors que dans la forme 24, la main droite est placée devant, en finition du « brosser de genou » (lou xi ao bu).

Prochain épisode, on s’occupe des singes !!!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 15:16

Nous voilà prêts pour la grande aventure :

 

Ouverture : QI SHI

 

Bien centré et concentré, je me prépare. J’inspire et je soulève le pied gauche du talon vers la pointe. J’expire et je repose le pied à distance « écartement de hanche », en  déroulant de la pointe vers le talon. Ne pas oublier de recentrer le poids, de basculer légèrement le bassin, et de  s’installer tranquille sans pour autant marquer de temps d’arrêt.

J’inspire et je continue en levant les bras, jusqu'au niveau des épaules (pas plus, on se souvient : « Tai Ji… Économie!).

Les mains sont relâchées. À l’expir, les mains redescendent, relâchées jusqu'au niveau du bassin.

PHOTO Xiao Long

Ye Ma Fen Zong : séparer la crinière du cheval sauvage

 

On peut  à présent s’attaquer à la crinière du cheval sauvage…

Je saisis mon ballon Tai Ji, main droite en haut (et donc... main gauche en bas!), je passe mon poids dans la jambe droite pour libérer le pied gauche, et c'est parti!

Je pose mon pied gauche par le talon sur le sol et je déroule lentement, bien sûr je déroule mes bras en même temps afin que mon mouvement soit coordonné, ce qui me permet avec le plus grand naturel de "finir" simultanément haut et bas, mains et pieds.

 

Je n'ai pas oublié de respecter l'écartement de hanches en posant mon pied. Je n'oublie pas de regarder le soleil se lever à l'horizon (et non le ver de terre qui se tortille à mes orteils). J'ai tout bien respiré, inspir en préparation, expir en finition, je ne suis pas tout bleu…

 

Je porte mon poids sur ma jambe avant pour passer en gong bu, je soulève doucement la pointe du pied gauche en faisant passer mon poids sur la jambe droite, j'ouvre la pointe en pivotant sur le talon, et replace mon pied, pointe orientée vers la gauche à 45° (et pas un degré de plus, attention! Mais non, je plaisante !), je place tout mon poids dans la jambe gauche pour libérer ma jambe droite, tout en reprenant mon ballon main gauche en haut (et donc main droite en bas…).

Puis je ramène le pied près de la jambe gauche avant de la reposer devant en respectant l'écartement de hanches et je repars tranquillement pour le second Ye Ma Fen Zong, puis le troisième. Car on répète ici trois fois cette technique, et non deux fois comme dans le 16 mouvements !

 

Attention :

  • Je conserve le dos vertical tout au long de ces déplacements, je ne me penche pas en avant (pas besoin de lancer le lasso pour attraper le canasson, on sait lui parler à l’oreille...)
  • Je ne pose pas le pied avant trop loin devant moi, on reste modeste sur cet écartement pour pouvoir ramener la jambe arrière avec fluidité, sans dés équilibre.
  • Je respecte bien l’écartement de hanche dans mon avancée, car si mes pieds sont sur la même ligne, je change de style et je passe à la boxe de l’homme ivre… et je tombe de cheval !
  • Les bras restent détendus, il n’y a pas de crispation dans les épaules.
  • J’utilise mon centre, ma taille pour initier le mouvement et caresser en douceur le cheval qui reste « sauvage », on le rappelle !

 

PHOTO Xiao Long

La grue blanche déploie ses ailes !

 

Abandonnons notre cheval sauvage dont nous avons copieusement caressé la crinière… Voilà la Grue !

La Grue est un oiseau symbolique, on le retrouve fréquemment dans les noms de mouvements de Tai Ji Quan ou de Qi Gong. Il est grâce, légèreté et longévité bien sûr ! Donc, mettons-nous dans la peau (dans les plumes ?) de la Grue et imitons-la au mieux…

BAI HE LIANG CHI est une technique déjà vue dans la forme des 16 mouvements, vous me direz, si on ne la connait pas cette forme, on ne sera pas plus avancé…

Ce n’est pas grave ! D’autant plus qu’histoire de bien perturber ceux qui auraient appris la 16, la Grue 24 se réalise… de l’autre côté : il y a dans la forme 24 trois YE MA FEN ZONG et non deux comme dans la forme 16… et que donc (allez, un effort, on suit un peu !!!) notre Grue se déploie à l’inverse… (car « Ce qui va par deux dans la 16, va par trois dans la 24 » Proverbe de Xiao Long).

Bref ! En fin  de mouvement précédent, on est en Gong Bu, pied gauche devant. Occupons-nous de la base (les pieds !).

On ramène en demi-pas le pied droit derrière le pied gauche (Demi-pas !!! Et pas « pas » : si je rapproche trop mon pied arrière, ma Grue risque d’avoir du gîte  -sans le couvert…).

À présent je m’installe, je m’assois sur ma jambe arrière. J’y mets tout mon poids, progressivement bien sûr : je suis une Grue, pas un éléphant ! Cette manœuvre me permet de libérer ma jambe avant, disponible, je peux la soulever toujours en douceur et en reposer la pointe avec délicatesse (Xü Bu/pas vide). On ne précipite rien, on prend le temps de s’ancrer avant de libérer quoi que ce soit et on RESPIRE (l’inspiration permet de se stabiliser plus facilement).

Bon, les pieds sont au point ? Alors que se passe-t-il en haut ?

C’est la taille qui joue le rôle principal – et non les bras. Quand je prends appui dans ma jambe avant, je reforme mon ballon, main droite en haut. Quand je m’assois sur ma jambe arrière, ma taille suit et pivote sur la droite, le ballon suit donc : les bras ne font « rien », ils suivent (« Tai Ji = économie » : équation de Xiao Long).

 Au moment où mon pied libéré se soulève, le bras droit monte (paume vers moi, à hauteur du visage), le bras gauche descend (finition comme en brosser de genou, paume vers le sol, légèrement en avant du… genou). La taille ramène le corps face à la ligne de déplacement. C’est la taille qui nous emporte doucement à gauche, puis à droite et nous recentre.

Et là se termine la grue.

Le passage qui suit donne souvent lieu à des mouvements de bras un peu désordonnés : pour faire la jonction avec la technique suivante, la taille tourne à gauche, les bras ne font « rien », puis la taille tourne à droite, là le bras droit descend et le bras gauche monte, puis la main droite va remonter légèrement, la main gauche se rapprochant du coude droit. Le pied gauche toujours pointé au sol jusque-là, va se soulever et se rapprocher du pied droit. Nous voilà prêt à brosser nos genoux !

 

Les  « Dangers » de la Grue :

Certaines Grues avalent des yoyos et ont alors une fâcheuse tendance à « monter/descendre » curieusement…

D’autres ont la patte légère et ne s’enracinent pas suffisamment, elles sont sujettes alors au mal de mer… et vacillent.

Les « joies » de la Grue :

C’est un mouvement doux, ample, circulaire, on y est bien… on s’envolerait presque !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 15:01

Les formes 8 et 16 ne sont en réalité qu’apéritif et mise en bouche.

Ces formes sont « pédagogiques », donc crées pour faciliter l’apprentissage (et il est vrai qu’il est gratifiant de se dire que l’on peut faire une forme en « entier », tout seul, comme un grand, sans avoir besoin de beaucoup de place ou de temps… ).

 

Les maitres, dont Yang Chen Fu et Wu Jian Quan ont participé sans problème à cette mise en place. Tout comme la famille Chen ou Yang Lu Chan qui avaient adapté en leur temps leur art pour enseigner aux Empereurs, les Maitres des années cinquante s’adaptent aux changements sociaux culturels… Le changement est inéluctable et cette idée imprègne toute la philosophie chinoise.

 

Une naissance difficile :

La forme 24 est la forme de base, passe partout. Largement diffusée, cette forme est sans doute la plus pratiquée.

Elle reçoit aussi l’appellation contrôlée « Forme de Pékin » ou « Petite Forme » -par opposition à la forme longue (108).

Se sont retrouvés une première fois Chen fa Ke (style Chen) Wu Tu Nan (style Wu) Li Tian Ji (style Sun) Gao Rui Zhou (style Li) Tian Zhen Feng et Zhang Wen Guang (style Yang)… ainsi que l’historien Tang Hao. La forme qui sortit de leurs réflexions s’avéra trop compliquée !

Un nouveau groupe d’experts dont Tang Hao et Li Tian Ji se retrouve en 1956 au sein de la  Commission Chinoise des Sports : leur mission (elle n’était pas impossible cette fois et ils l’ont acceptée) était de simplifier la forme Yang « longue », 108 mouvements.

Il en ressortit cette fois une forme de 24 mouvements tout à fait « praticable ». Elle n’est donc pas très ancienne !

PHOTO Xiao Long

Un peu d’histoire…

Le gouvernement, qui depuis 1953 avait dans l’idée de promouvoir le Wushu, souhaitait rendre populaire une forme courte, accessible à tous qui serait introduite dans l’éducation.

Ce n’est donc pas un hasard mais une volonté : La Chine des années cinquante a besoin de faire oublier les écoles ésotériques et sectes secrètes d’arts martiaux de l’époque précédente. Elle désire gommer les marques de spiritualités trop envahissantes. Pourtant, dans le souci de se démarquer de l’Occident, elle doit renouer avec une tradition typiquement chinoise et cherche ce qui dans la mémoire populaire fait l’identité de ce vaste territoire. Médecine chinoise, Qi Gong et Tai Ji Quan en font partie, mais trop estampillés « taoïstes ». Trop élitistes aussi à cause de leur complexité, et… voilà qui va complètement à rebours d’une politique où l’on souhaite que tout le peuple puisse accéder à ces disciplines.

Pourquoi  24 mouvements ?

Il fallait une forme facile et dépourvue de signe (extérieur) de « combativité » : une forme sage. Enseignée à tous, elle supplantait les autres formes existantes (survivantes ?)

Une forme qui ne dure pas plus de 10 minutes pour que cela n’empiète pas trop sur le temps de travail, car cette forme était pratiquée par tous, collectivement dans l’entreprise : on entretenait sa santé et créait en même temps un esprit « de groupe ».

 

PHOTO Xiao Long

« Forme de Pékin, ça ne vaut rien » !

Restons zen!! Le raccourci est un peu saisissant, mais c’est une idée qui court… Pour les « durs de durs », les « vrais de vrais » (si, si, il y en a)!, qui d’ailleurs souvent ne connaissent que la forme « ancienne », ou « longue », ce bricolage de forme est sans valeur. On peut le concevoir, si on est attaché aux seules origines (quoique, elles sont bien lointaines… est-on bien sûr que l’on pratiquait ainsi ?).

Mais tout n’est-il pas que changement ? (mauvais esprit ce dragon Xiao Long !).

La forme 24 est « simplifiée », édulcorée, bref, c’est une forme light… Comme toute forme, elle apporte au corps et à l’esprit des bienfaits certains. Les enseignements techniques sont là aussi. Alors que lui reproche-t-on ?

De ne pas être assez vieille ? (Ah, les jeunes, on leur en veut toujours !).

De ne pas porter le tampon d’UN seul Maitre ? (Ben voilà, le travail de groupe est dénigré !).

D’être trop courte ? (Allez, soyons de mauvaise foi jusqu’au bout : on peut faire trois ou quatre fois la 24 sans s’arrêter et paf ! en voilà une de forme longue…).  

D’être une forme « gouvernementale » ? Elle a quand même eu le mérite de rendre accessible au plus grand nombre le Tai Ji Quan… y compris à nous, Occidentaux qui ne sommes pas forcément du genre à prévoir un plan quinquennal pour apprendre une forme longue…

Bref, Xiao Long en est persuadée, cette forme a ses mérites et son intérêt, tout comme d’autres formes plus courtes ou plus longues, en fonction de ce que l’on recherche dans le Tai Ji Quan, en fonction du temps que l’on a à accorder à notre pratique, en fonction de nos états d’âme, de notre santé… Il n’y a pas de bonne forme, de mauvaise forme…

Il n’y a donc pas de « jugement » de valeur à porter, il n’y a qu’à  pratiquer … C’est ça l’important !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 décembre 2023 6 02 /12 /décembre /2023 16:00

 

Il y a de multiples façons de pratiquer le Tai Ji Quan.

Il y a l’approche classique :

Lorsqu'on est seul, on fait un enchainement que l'on a mémorisé et il n'est pas exclu que l'on se demande, si la position est correcte, si la finition est valable.

Si on est en groupe, il n'est pas exclu que l'on jette un coup d'œil aux voisins, afin d'accorder notre rythme (dans le cas n°1) ou pour s'assurer que le mouvement suivant est bien celui auquel on pense (cas n°2) ou encore... pour connaitre la suite (cas n°3, ce qui signifie que l'enchainement n'est pas encore bien "imprimé" dans les circuits).

 Et l’approche, disons, moins classique :

On peut aussi réduire le groupe et travailler à deux - en face à face - et en miroir. Un excellent exercice !

- Et voilà, ça y est, encore une invention bizarre, un vrai  casse-tête "chinois"!

 

PHOTO Xiao Long

 

Et bien, non, pas du tout, ce serait même plutôt l'inverse, m'affirme Xiao Long avec un grand sourire de dragon! Il n'y a rien à "faire" pour l'imitateur, il n'a qu'à... imiter!

Comment ça marche:

Il y a un modèle:

Et il est - comme tout modèle - exemplaire (et ce quoiqu'il advienne!). Ce modèle pratique la forme, comme à son habitude, avec soin, précision, intention... conscient de sa qualité de modèle, il est attentif à chaque instant. ET…

Il y a le miroir:

Le miroir, c'est à dire le partenaire placé en face, est le reflet de l'original. Il se laisse porter par l'image du mouvement et imite- en miroir.

Il n'y a pas à réfléchir (enfin, au sens de raisonner...), il n'y a pas à chercher la droite, la gauche, le haut ou le bas... On se laisse guider par le modèle. A tel point que si le partenaire "se trompe", fait un pas de plus, un nuage de moins... le miroir fait de même. Il ne devrait même pas s'en rendre compte!

Il n'est pas là pour "corriger" le modèle, ni pour juger la prestation du modèle (Oh! il va trop vite! -  Oh! Il est trop lent! -  Oh, il a fait une bourde!...). Il n'est pas là pour se gratter la tête et faire la forme "inversée", ou "à l'envers"... ou quoi que ce soit de compliqué. Il est juste là. Pour se laisser porter.

L'oeil perçoit le mouvement dans sa globalité, le corps imite.

On fait confiance à son modèle, on le suit sans se poser de questions.

Cet exercice sans doute ne ralliera pas tous les suffrages: certains diront que ça ne sert à rien, que c'est de la maltraitance de forme codifiée... C'est une façon de voir.

L'autre façon est de tester cet exercice et de faire le point sur ce qu'il peut apporter au modèle : celui-ci sera sans doute plus à ses mouvements, que d’habitude, plus précis dans les finitions, prenant en compte son partenaire, et ayant à cœur de l’aider , et se rendre compte de ce qu'il peut apporter à "l'imitateur" qui abandonne le raisonnement, fait confiance à son partenaire et lâche prise.

 

PHOTO Xiao Long

 

La difficulté majeure est que l'on aime contrôler ce que l'on fait. Il n'est pas naturel d'abandonner le volant... Mais lorsqu'on y arrive, on éprouve un réel bien-être et on peut être fier de ce tour de force!

 

ATTENTION: pratiquer face au miroir de sa salle de bain est un exercice différent! Avantage, le reflet est absolument parfait, imbattable pour la synchro !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
26 novembre 2023 7 26 /11 /novembre /2023 15:13

 

Dans les années 50 est née la volonté de donner quelques repères fixes pour la pratique du Tai Ji Quan, car de nombreuses écoles de non moins nombreux styles étaient tentés de « tirer la couverture » à elles en affirmant pratiquer de la bonne façon (sous-entendu à peine voilé : les autres, eux ne pratiquent pas comme il faut…)…

Ceci dit entre nous, certains aujourd’hui encore pensent qu’il n’existe qu’une seule façon de faire : la leur… Ce qui témoigne d’une certaine… disons, étroitesse… d’esprit un peu paradoxale tout de même avec nos disciplines où l’on recherche l’amplitude… (Aparté de Xiao Long fini !)

C’est ainsi que l’on assiste au développement d’une nouvelle forme dite « simplifiée » (简化太极拳 – Tian Hua Tai Ji Quan).

 

PHOTO Xiao Long

 

 Li Tian Ji  est l’homme qui a initié le mouvement. Pour lui les « 9 fils du Dragon avaient produit 9 variations », 九子九 – Jiu Zi Jiu Yang, c’est-à-dire que le maitre avait formé de bons étudiants qui avaient évolué chacun de leur côté et dont l’enseignement n’était plus fidèle à celui de leur Maitre initial. Ce qui est normal, car chacun finit par personnaliser en fonction de sa propre vision/sensation de la discipline.

Il était important d’éviter une trop grande dérive, et il fallait sauvegarder les techniques. Pour ce faire, Li Tian Ji met au point la forme 24 en 1956, fondée sur l’ancienne forme traditionnelle, dans le droit fil de l’enseignement des écoles d’arts martiaux familiales.

Certains étudiants cependant  n’avaient aucune envie d’apprendre cette nouvelle forme, seuls quelques-uns donc suivirent ce nouvel enseignement.

Li Tian Ji  a commencé la pratique des arts martiaux enfant, il est devenu l’entraineur de la 1ère équipe nationale de Chine. Il est surnommé le « Père du Tai Ji Quan contemporain ». Il a aussi créé la forme 32 épée…

La famille Li  est connue – plus en Chine que chez nous bien sûr - Li Tian Ji était l’oncle de Li Deyin (donc, Grand-oncle de Faye Li Yip qui représente à l’heure actuelle la tradition familiale en Europe, qui est installée en Grande-Bretagne et avec laquelle Xiao Long a eu la chance de pouvoir travailler.)

PHOTO Xiao Long

 

La forme simplifiée en 24 mouvements a été suivie de la 88, de la 66, de la 48 puis de la 42 et ainsi de suite… l’idée étant toujours de donner une image nette des techniques pour éviter les pratiques chaotiques et fantaisistes. C’est une forme de « standardisation » au sens positif de terme: c’est un fil rouge.

Nous savons tous que le temps a tendance à éroder nos mouvements, il faut juste veiller à ce qu’il ne les déforme pas… conserver une bonne position et rester fidèle aux techniques de base, pour que le mouvement soit « juste » et compris.

Forme 24, voir:

https://www.taijiqigongevreux.com/videos/fengyulong/formes-de-tai-ji-quan/

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
21 octobre 2023 6 21 /10 /octobre /2023 12:48

 

Il y a les pour, il y a les contre, il y a ceux qui n'en pensent rien et ceux qui n'en pensent pas moins!!  

Quelle est la place de la musique dans notre pratique?

 

PHOTO Xiao Long

A proscrire?

 Quelle est la place de la musique dans notre pratique?

Certains pensent que la musique n'a pas sa place ici et qu'il vaut mieux s'en passer et rester concentré sur l'essentiel: la forme, le silence... Il est bien rare de pouvoir se plonger ainsi dans la tranquillité même si on a la chance de pratiquer en extérieur.

La forêt elle-même recèle bruit d'avions, de voitures sur les routes plus ou moins lointaines, de...tronçonneuses (un vrai massacre!)… sans parler de certains joggeurs bavards qui parlent plus qu’ils ne courent !

 

 Mais après tout, le bruit, c'est aussi la vie (Bon, je ne vous conseille tout de même pas de vous installer sous une deux fois trois voies aux heures de pointes -encore que- j'ai pu voir la chose de mes propres yeux (écarquillés) à Guan Dong...).

Et puis, si la concentration est réelle, on oublie finalement ce qui se passe autour. Donc la musique n'est pas une nécessité, c'est sûr.

Et être à l'extérieur est un "plus" sans conteste pour renouer plus simplement avec cette fameuse Nature!

On peut aussi penser que la musique est une "distraction" qui nous sort de notre "intérieur": les pensées glissent, on écoute la mélodie et on ne sait plus ce que l'on fait, on n'en est pas aussi conscient.

 

PHOTO Xiao Long

Ouaip! Ce n’est pas faux...P'têt'ben... (Ai-je bien exprimé le doute...?)

 

 A prescrire alors?

Pourquoi pas? Il peut y avoir des avantages à pratiquer en musique.

La détente: A condition d'éviter "La chevauchée des Walkyries" et Nirvana (si ça, ce n'est pas un paradoxe!!!), la musique aide à la relaxation. C'est un sas entre deux réalités, celle du quotidien et celle de la pratique. C'est une sorte de cocon douillet, on est là, on est bien, c'est confortable, on peut se laisser (enfin!) aller...

Le bon rythme: bien choisie, la musique induit un rythme et calme le jeu (pour éviter de dérouler sa forme 24 en 1 minute chrono!)

 

Comment la choisir? Xiao Long a bôôôôcoup de mal à trouver de bonnes musiques! Les musiques chinoises sont agréables, car en plus de nous détendre et de ralentir le rythme, elle nous plonge dans un peu de Chine lointaine (pour pas cher!).

Oui, mais... car il y a un mais!

Les musiques traditionnelles sont parfois très "enlevées", le rythme rapide, la mélodie joyeuse... sympa, mais pas vraiment ad hoc pour se mouvoir avec la fluidité du nuage dans le ciel...

On court un peu moins de risque avec les musiques de relaxation, on en trouve un peu partout, y compris dans les ... jardineries (ces magasins qui font même des plantes entre deux bougies, un coussin et trois casseroles !

Certaines sont franchement psychédéliques, ou glauques à vous plomber un moral de fer... Rien que d'y penser Xiao Long en a les écailles frémissantes!!!

Toute musique qui vous plait ou vous parle fait l’affaire et en fonction de votre humeur de votre envie de pratiquer plus ou moins rapidement…

                              🎻

Alors ? 

 Ni pour, ni contre : il y a des moments où la musique a son utilité et il est parfois très agréable de synchroniser une forme à une musique qui parfait l’harmonie des déplacements. Alors, si on en a envie, pourquoi s’en priver ? Il y en a d’autres, où l’on préfère le silence et alors, pourquoi s’en priver ?

 

                      📯🎵

.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
5 août 2023 6 05 /08 /août /2023 15:23

 

La posture de préparation et d’ouverture est fondamentale.

C’est le commencement, c’est le moment où l’on se pose !

 

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre » présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 – MPC.

«  La recherche d’équilibre est constante, que l’on soit en mouvement ou non. La station debout, à l’arrêt, n’est pas forcément la posture la plus simple à tenir lorsque l’équilibre n’est pas sûr. Il reste cependant plus aisé au départ de travailler à l’arrêt. Cela va nous permettre de nous concentrer plus finement sur nos perceptions.

Nous commencerons debout, pieds écartés, car, s’exercer à se tenir debout, les pieds joints, est plus compliqué que de s’entrainer à se tenir debout, les pieds écartés de la largeur du bassin.

      Quelles informations recevons-nous dans cette posture ? Si nous portons notre attention sur l’ensemble du corps dans une perception globale, il est clair que l’axe joue un rôle majeur.

En position debout, nous pouvons sentir que le corps est emporté vers l’avant si le regard est dirigé vers le bas, et que donc la tête n’est pas bien « droite » puisque le fil qui nous relie au ciel est distendu. Regarder droit devant soi, en rentrant légèrement le menton, permet d‘étirer les cervicales, de diminuer la lordose à cet endroit et de maintenir un axe correct, une belle verticalité. On peut imaginer que l’on cherche à empiler les vertèbres les unes sur les autres.

 

PHOTO Xiao Long

Nous sentons aussi nettement que si la lordose lombaire n’est pas gommée, le poids du corps se déporte vers l’avant. En poussant légèrement mìng mén (4 VG, Porte de la vie) vers l’arrière comme si nous cherchions à coller notre dos au mur, nous pourrons également limiter la lordose lombaire.

Nous pouvons aussi nous apercevoir que si les genoux sont verrouillés, nos jambes se raidissent et se comportent comme deux bâtons. Nous n’avons plus « d’amortisseurs » pour absorber. Pour absorber et pouvoir réagir à bon escient, nos jambes devraient être des bambous flexibles.

Chaque élément du corps dépend, pour sa stabilité et pour ses mouvements, de la position du segment sous-jacent. Donc, si les pieds sont mal positionnés, les éléments sus-jacents – comme les genoux par exemple, en souffriront. Il faut donc être particulièrement attentif à la position des pieds au sol.

Nous pouvons tester différents placements de pieds et nous nous apercevrons que la position la plus confortable et la plus stable est de conserver les deux pieds parallèles pour que nos genoux et nos hanches s’installent selon cet alignement.

Le premier exercice sera – en position pieds écartés de la largeur du bassin et parallèles - de partir de notre position naturelle et de prendre la position axée étirée du tài jí quán, en adoucissant la lordose cervicale et la lordose lombaire et en relâchant les genoux. Nous sommes alors  centrés et cultivons cette sensation de solidité en prenant le temps d’analyser nos sensations dans cette posture. Il est important d’étudier nos sensations pour mieux comprendre les réactions du corps. 

Nous pourrons ensuite alterner ces deux postures, posture naturelle puis posture axée, afin d’apprendre à mieux sentir les différences entre les deux et à adopter de plus en plus naturellement une posture favorable à l’équilibre en fonction de notre propre morphologie et de nos capacités physiques.

 

Les genoux par exemple seront plus ou moins relâchés, il faut juste prendre garde qu’ils restent dans l’alignement des pieds et ne pas les projeter au-delà des pieds. La fonction des jambes et des pieds est de transférer jusqu’au sol le poids provenant de la base du tronc.

L’important est que la hanche, le genou et la cheville soient alignés, le corps du fémur et le corps du tibia aussi.

Les pieds sont ancrés. Les orteils sont bien en contact avec le sol. Le poids du corps se répartit également dans les deux pieds. En position debout immobile et verticale, c'est le talon qui supporte la moitié du poids du corps. Ici, le poids du corps se place harmonieusement dans tout le pied, avec un point fort sur l’extérieur et une zone allégée à l’intérieur, comme on peut le voir ci-après.

Enfin, les épaules seront détendues et basses : elles ne s’affaissent pas pour autant, elles ne sont pas rejetées en arrière, la poitrine est simplement légèrement creusée. Sur cet exercice, les bras sont naturellement détendus et placés le long du corps..

Cet entrainement permettra par la suite, et au quotidien, de trouver plus facilement et plus rapidement la posture la plus favorable au maintien de l’équilibre en station debout à l’arrêt… »

On parle le plus souvent de tête droite, mais « droit » n’est pas synonyme de vertical. On peut par exemple dans la technique « coup de poing vers le bas » ou « aiguille au fond de la mer avoir la tête « droite », c’est-à-dire dans l’axe du corps, dans le prolongement de la colonne vertébrale, elle n’est alors pas verticale dans le sens sur l’axe Terre/Ciel.

Souvenons-nous de la fable de La Fontaine : « Le roseau plie »… mais il ne rompt pas!

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
6 mai 2023 6 06 /05 /mai /2023 15:01

 

Qui ne connait pas la forme 24 ou forme de Pékin, cette forme est sans doute la plus connue et la plus pratiquée à travers le monde. Créée il y a un certain temps (dans les années 50), et dans un but bien précis,  sa création devait répondre à des critères bien particuliers : il fallait une forme facile à apprendre pour tous, d'où tout signe extérieur de combativité soit gommé, une forme codifiée qui remplacerait toutes les autres formes existantes, qui ne durerait pas plus de 10 minutes. Cette forme pouvait donc se pratiquer le matin, avant le travail, et cela permettait à chacun  d’entretenir sa bonne santé.

PHOTO Xiao Long

Récemment, en 2013,  a été créée la forme 26. Vous me direz, pour quoi faire ? Encore une forme de plus ? Il y en a déjà assez… Peut-être… C’est une façon de voir qui tient la route. Il est vrai que l’on a déjà beaucoup à faire avant de maitriser un tant soit peu une forme, il n’est pas nécessaire d’accumuler.

D’un autre côté, on peut comprendre qu’il y ait une évolution qui amène les « créateurs » à proposer de nouvelles formes. N’oublions pas que c’est le fondement même de nos disciplines : la transformation…

Mme Ran Qianxin (sur la photo au dessus) , ainsi que Mme Qiu Huifang , venues à Rouen en 2015 avec l'équipe de Chine, nous ont montré les subtiles différences dans l’exécution de technique déjà connues.

 

Cette forme 26 a l’avantage d’être courte et de remettre en question certaines de nos « habitudes » (pas de mouvement avant-arrière-avant entre les déplacements par exemple, pour renouer avec une technique de déplacement plus classique). Toujours liée à ce qui l’a précédée, elle reste dans la tradition. Plus variée que la 24 dans les techniques et les changements de direction, elle a son charme. On la trouve sur le net sous le doux nom de  « new standard routine », ou encore « new Yang style Tai ji quan compulsory routine » 

À vous d’apprécier… (Avec les aménagements « standards » eux aussi, car ces présentations sont souvent exécutées par des sportifs et  nous n’avons pas de genoux aussi élastiques …

N’oubliez pas le fameux proverbe de Xiao Long : « Tout ce qui descend, doit aussi remonter »).

 

PHOTO Xiao Long

Les noms :

Certaines techniques sont regroupées par exemples : « aiguille au fond de la mer » et « éventail » ne sont comptées que comme une seule. Même chose avec « chevaucher le tigre » et « balayer le lotus »… Il en faut 26, pas un de plus…

qǐ shì    ouverture

lán qùe wěi  揽雀尾  saisir la queue de l'oiseau

dān biān  单鞭  simple fouet

bái hè liàng chì  鹤亮翅  la grue blanche déploie ses ailes

zǔo yòu lóu xī ào bù  左右搂膝拗步  brosser le genou

zhǐ dāng chúi  裆捶  coup de poing en bas

zǔo yòu yé mǎ fēn zōng 左右野马分鬃  séparer la crinière du cheval

bái shé tǔ xìn  白蛇吐信  le serpent darde sa langue

zhóu dǐ chúi  肘底捶  poing sous le coude

zǔo yòu dào jūan gōng  左右倒卷肱  repousser le singe

hăi dǐ zhēn - shăn tōng bèi  海底-闪通背  l'aiguille au fond de la mer – ouvrir l’éventail

yún shǒ云手  mouvoir les mains comme les nuages

zǔo yòu yù nǚ chūan sūo  左右玉女穿梭 la fille de jade tisse et lance la navette à droite, à gauche

     dēng jiǎ蹬脚  coup de pied (talon)

shūang fēng gùan ěr  双峰贯耳  frapper les oreilles du tigre

fēn jiǎ分脚  coup de pied (pointe)

pāi jǐao  拍脚  frapper le pied

zǔo yòu fú hǔ 左右伏虎  attraper le tigre à gauche, à droite

dān biān  单鞭  simple fouet

xià shì    serpent qui rampe

shàng bù qī xīng  步七星  pas en avant, sept étoiles

tùi bù kùa hǔ- zhǔan shēn bǎi lián 退步跨虎-转身摆莲 reculer, chevaucher le tigre, tourner, Balayer le lotus

wān gōng shè hǔ  弯弓射虎  tirer à l'arc sur le tigre

bān lán chúi 拦捶  pas en avant - coup de poing

rú fēng sì bì 如封似  fermeture apparente

shōu shì    fermeture

 Bonne découverte!

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
22 avril 2023 6 22 /04 /avril /2023 13:19

 

Pour ceux qui débutent, apprendre peut paraitre difficile. Nous avons tout à coup trop de mains et de pieds à gérer ! Un peu comme s’il nous en poussait partout au fil du mouvement !

 

PHOTO Xiao Long

 Ce que nous faisons en automatique, comme marcher ou prendre un livre sur une étagère nous semble tellement naturel que nous n’imaginons pas le travail d’apprentissage que nous avons dû faire pour y arriver... Même si il y a aussi des accidents de parcours comme buter contre un trottoir ou laisser tomber un livre  au sol… la vie n’est que dangers 😉

Les apprentissages laissent donc dans notre cerveau une trace physique, et cette dynamique s’appelle la plasticité cérébrale. La découverte de ce mécanisme par les neuroscientifiques a permis de comprendre une chose essentielle : rien n’est figé dans notre cerveau ! De nouvelles connexions se créent, d’autres disparaissent. Il s’adapte aux situations, il évolue sans cesse. Il le peut dans tous les cas, même si nous n’utilisons pas toujours les possibilités qui nous sont offertes.

La plasticité cérébrale permet donc de remodeler le cerveau en permanence selon nos apprentissages. Ce remodelage est non seulement relativement rapide, mais – malheureusement- réversible. En effet, une équipe de chercheurs a trouvé que certaines régions du cerveau chez de jeunes adultes présentaient des modifications structurelles importantes après trois mois d’apprentissage à la jonglerie, par rapport à des personnes n’ayant pas suivi cet apprentissage. Ces modifications disparaissaient quelques semaines après l’arrêt de cette activité.

 Voilà pourquoi, les écoliers, les étudiants, les  artistes et… les pratiquants doivent répéter, s’entrainer régulièrement... je dirais même tous les jours, au lever du soleil… ou presque ?

Nous sommes en quelque sorte « programmés » pour apprendre. L’organisation de notre cerveau peut s’adapter et se reconfigurer à tout moment, en fonction des expériences que nous vivons. Certaines périodes de la vie sont plus propices à certains apprentissages. Cependant tout reste possible à tout âge : Apprendre à parler une langue étrangère, à jouer d’un instrument, ou se lancer dans la peinture prendra plus ou moins de temps, mais cela se fera et plus nous varions nos activités, plus des « connexions » se mettent en place.

 

PHOTO Xiao Long

L’accumulation des expériences au cours de la vie augmente la quantité de connaissances stockées dans le cerveau. Cette accumulation d’expériences et la complexité des connaissances qui y sont associées sont plus importantes chez les personnes âgées (logique !). En vieillissant, nous pouvons tirer profit de notre raisonnement plus affûté pour apprendre de nouvelles informations … en prenant notre temps… Alors, pourquoi s’en priver ?

Car la plasticité du cerveau « s’entretient » (comme une voiture   vidange, graissage, changements des filtres…). En restant curieux, ouvert,  en continuant à apprendre, en diminuant les facteurs de stress, en ayant des relations sociales…

…Hmmmmm, bon, voyons voir… mais, c’est bien là la démarche du Tai Ji Quan et du Qi Gong si je ne m’abuse…🙄

Donc, pas d’impatience, le surplus de mains et de pieds va disparaitre, et chaque technique apprise et mémorisée va nourrir votre cerveau qui va « s’assouplir » en même temps que vous… et l’apprentissage deviendra de plus en plus facile !

Tellement facile, que lorsqu’on a commencé, on ne veut plus s’arrêter… si, si, c’est vrai !!!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
15 avril 2023 6 15 /04 /avril /2023 13:04

 

Le tàijí quán est un art martial interne, ça, on le sait… mais, il n’est pas tout seul !

Les arts martiaux chinois internes ne sont pas tous aussi « connus » que le tàijí quán, ils n’en sont pas moins intéressants et  connaitre leur existence ne peut pas nuire...

Bāguàzhǎng –八卦掌  - signifie « paume des huit trigrammes ». C’est un art traditionnel, « interne » donc, tout comme le tàijí quán. Cette boxe, originaire du nord, est  liée mythologiquement aux monts  Wudang.

*Bāguà signifie donc 8 trigrammes.

Les trigrammes sont des combinaisons de « traits ».  Tout vient du Taiji (principe) qui donne le yin  (représenté par deux petits traits – un trait discontinu) et le yang (représenté par un trait unique). Ces traits se combinent (par paires/ par trois –trigrammes-, par 6 –hexagrammes). Les trigrammes sont des symboles : par exemple le Ciel (3 traits yang) ou la Terre (3 traits yin)… et chacun de ces trigrammes correspond à une orientation, (Terre=Nord ou Ciel=Sud…)

Les hexagrammes, au nombre de 64, sont le fondement du yì jīng, le « Livre des mutations ».

Comme le tàijí quán ou le xíng yì quán - , 形意拳 - « poing de la forme et de l'intention » ,  le bāguàzhǎng ne désigne pas un style unique, mais plutôt une famille d'écoles qui ont des points communs et des différences. Comme il existe de nombreuses écoles et de nombreux maitres , les positions de mains peuvent varier par exemple, ou le pas…

Un certain nombre de principes sont toutefois communs; ils sont résumés dans un texte anonyme connu sous le titre de Shi Yao Ba Fa -  十要八法 autrement dit, les Dix ordres et les huit principes comme vous l’aviez parfaitement traduit...

 

PHOTO Xiao Long

Tout est rotation, pivot ; on tourne autour d’un axe et on tourne sur soi même, le mouvement reste fluide. Le déplacement est un pas glissé, le « pas dans la boue », l’image est parlante.

 

Personnalités :

On considère Dong Hai Chuan, né dans le Hebei (1797 ? - 1882), comme le fondateur de ce style. On ne sait que peu de choses sur cet homme, artiste martial et grand voyageur, a-t-il rencontré et étudié auprès de maitres ? A-t-il été moine taoïste ? Ou criminel notoire ?

Bref, flou artistique…

Il aurait vu pratiqué deux moines taoïstes dans les monts Jiu Gong. L’histoire veut qu’il ait été surpris par ceux-ci, outrés d’être ainsi observés sans leur accord… Il devient l’élève de l’un de ces moines et suivit pendant huit ans cet enseignement. Avant de reprendre ses pérégrinations…

Il forma bien sûr de nombreux élèves par la suite.

Aujourd'hui, maître Jung Yung-Hwan 8e duan et  maître Liu Jing Ru, 8° duan (Dragon d'argent) sont les deux personnages phares de la discipline.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN ARTS MARTIAUX

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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