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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 14:57

 

Les tout petits dragons aussi peuvent pratiquer le Tai Ji Quan ! Et ils sont même armés: d'un éventail...

Peut-être allez-vous initier vos enfants ou petits-enfants, et leur apprendre à réaliser un beau "coq d'or sur une patte"?

... Et on verra qui tiendra le plus longtemps... Et ce n'est pas toujours celui qu'on pense!

 

Nous avons perdu un peu (beaucoup) de notre spontanéité... Et il est parfois étonnant de voir à quelle vitesse des enfants assez jeunes encore peuvent « apprendre ». Au-delà de leur souplesse  -que nous avons aussi parfois un peu « oubliée », les enfants réalisent souvent les techniques assez aisément.

Et certainement parce qu’ils se posent beaucoup moins de questions que nous et se contentent de regarder et d’imiter… Il faudrait que nous puissions retrouver un peu de notre « âme d’enfant », notre apprentissage en serait plus aisé !

 

Car quoiqu’on en dise, au départ, il s’agit bien de regarder un modèle et de le reproduire. On dit souvent, les plus jeunes ne comprennent pas  la finalité du mouvement*… c’est vrai … au début … et d’ailleurs beaucoup de moins jeunes non plus… et parfois longtemps…

Ce n’est qu’après un certain temps (ou un temps certain ?) que l’on place ce qui fera du Tai Ji Quan ce qu’il est : l’intention, l’interne.

Bref, l’idée est simplement que parfois, il nous faudrait retrouver cette ouverture d’esprit et « faire » sans a priori, sans se faire des nœuds au cerveau… Juste rentrer dans le mouvement, le regarder, le faire, le ressentir, et laisser le temps au corps de le comprendre avant de le « décortiquer » par la réflexion et avoir recours aux grandes théories fondamentales…

 

*Certains disent que les plus jeunes doivent bouger et que le Tai Ji Quan demande trop de calme et de maturité… cependant, certains enfants aiment le calme – de la même façon certains adultes ne peuvent rester en place et n’aiment que le mouvement, l’action…

 

"Esprit ouvert"'… dit le Petit Dragon !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 16:08

 

On le dit, on le répète:

"Soyez zen, cool, relax..."


" C'est facile à dire, mais quelle est la recette? Pourquoi me dit-on toujours de relâcher, je suis relâché!!!

Je suis CALME!!!". On voit bien que le ton monte?


Restez z.., euh, je veux dire... voilà quelques trucs:


*Premier ingrédient: la prise de conscience. On se rend compte que l'on est sous tension presque en permanence et que cet état étant devenu pour ainsi dire notre état "normal", il faudra faire un petit (restons optimiste) effort pour se détendre. On arrête de serrer les dents, de bloquer ses épaules, de se crisper sur son volant (au pire) ou sur sa fourchette (!?)

 *Ajoutez une pincée de silence ou de musique douce ( difficile de se détendre dans le bruit, les enfants qui appellent, le chat qui veut sortir, le chien qui veut entrer, le téléphone qui sonne...) et un environnement agréable, pourquoi pas à l'extérieur si le temps le permet (et si votre voisin a cassé sa tondeuse!). S'installer confortablement debout, colonne bien verticale, ou assis, ou allongé. L'essentiel est de s'arrêter et d'être confortablement installé... le tapis à clous... c'est pour les fakirs!

 


*Une louche d'air pur (?): Écouter sa respiration, la calmer (oublier la liste des courses...). Laisser passer les pensées: revenir toujours à sa respiration tranquille et régulière est une des clés.

*Un peu d'anti-rides: Détendre le front et tout le visage, relâcher la mâchoire, les muscles du cou, des épaules, etc... se laisser fondre (sans s'effondrer cependant).


Pour bien sentir la différence, on peut tendre au maximum les doigts, ou monter les épaules très haut (inspirer), puis tout laisser aller (expirer).


*Profiter de cet instant rare où tout passe et rien ne se passe...
On a dit "relâcher," ce n'est pas s'endormir...
Il faut garder l’œil entrouvert...

Photo Xiao Long

 

Ceci est un chat zen... m'enfin! que dis-je là?  je me répète... c'est un chat!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 17:21

La tenue chinoise est bien particulière (pour nous…) et il est de bon ton d’en avoir une pour pratiquer, tout comme on porte une tenue particulière pour faire du Judo ou du Tennis ou du Football. Il ne viendrait à l’esprit de personne de faire du tennis en chaussures à crampons ou de porter une jupette plissée pour envoyer son adversaire au tapis (euh, tatami…).

Endosser sa tenue est le premier pas vers la pratique. Nous ne sommes plus tout à fait le même, nous entrons dans une autre sphère. Cela fait partie de la « mise en condition ». 

Pour ceux qui recherchent  la tenue adéquate pour exécuter le plus confortablement possible les formes, il faut savoir que tout vêtement large et souple peut faire l'affaire.
Xiao Long préconise le tee shirt (blanc dans notre section, avec notre logo et notre mascotte!) et un pantalon noir ample. Rien ne doit gêner le mouvement des bras ni entraver les jambes.

Il est important d’être à l’aise dans ses mouvements et l’ampleur des tenues chinoises pensées pour la pratique du Tai Ji Quan et du Qi Gong nous laissent libres d’exécuter un magnifique « serpent qui rampe » sans craindre une explosion de pantalon… ce qui libère l’esprit totalement ! (Le vôtre et celui des éventuels spectateurs remplis de compassion).

 

Photo Xiao Long

Bien sûr, il est bien agréable de mettre une « vraie » tenue chinoise et ce n’est pas « se déguiser » que d’en porter une, et il n’est pas besoin non plus d’être un « super taijiste » pour se le permettre !

Encore faut-il en trouver…

Si vos vacances vous mènent en Chine, vous n'aurez que l'embarras du choix. Si (crise oblige) vos vacances ne vous mènent qu'à Paris, poussez jusqu'au 13ème arrondissement et les boutiques s'ouvriront pour vous (c'est une image! vérifiez les horaires avant d'y aller...).

Les rues d'Ivry et de Choisy sont une mine!

Alors, flânez, essayez et vous trouverez certainement votre bonheur!
Il y a beaucoup de choses, même si ce ne sont pas toujours de "vraies" tenues de Tai Ji Quan.


-"Mais c'est quoi les vraies?"


-"Les "vraies" ont 7 brandebourgs sur le devant, des découpes particulières sur les manches et le pantalon offre une "aisance" particulière qui permet de ramper comme un serpent digne de ce nom ...
Mais pour une pratique de santé sans exploits gymniques, une tenue classique fait bien l'affaire.

Pour les « bricoleurs » , on peut aussi-  à partir d’une vieille tenue achetée, se faire un patron.

On désosse la bête (en suivant les pointillés : investissez dans de bons petits ciseaux pour découdre tout ça), puis on pose les morceaux de tissu sur du papier à patron et toc, v’là un patron de base qui pourra servir à se confectionner d’autres tenues.

Le plus délicat sera de trouver des « brandebourgs » chinois traditionnels…

 

Photo Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 11:24

On parle beaucoup de Qi: mais qu'est ce que c'est?

 Le symbole Qi représente dans sa partie haute la vapeur s'échappant d'une céréale en train de cuire (partie basse). Il y a donc une dynamique, une transformation, le Qi est en mutation constante, se concentre, se dissout, circule...

Concept de base de la culture chinoise, le Qi (prononcer "tchi") précède la scission binaire du Yin et du Yang. Il est traduit le plus souvent par "l'énergie" ou "les souffles" en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Si l'on parle d'énergie invisible, impalpable, non mesurable... il est tentant de dire pour un occidental que tout ça n'existe pas ou que c'est du vent (!) et que l'on n'y "croit" pas, comme s'il s'agissait d'une religion... Pour les chinois cette idée fait partie de leur conception du monde alors que les explications proposées en occident ne sont pas loin de dériver  parfois  vers l'ésotérisme.
Attention, on s'accroche, on va essayer de faire clair...

Cette idée d'énergie vitale n'est pas facile à appréhender pour les occidentaux rationnels que nous sommes. Pourtant l'idée se rapproche du "pneuma"grec, le souffle de vie ou du "spiritus"latin (de spirare=souffler) ou encore du "prana" indien...

Le Qi est partout, il anime toute forme de vie, il y a le Qi du ciel (Tian Qi), le Qi de la terre (Di Qi), chaque homme, animal, plante, minéral, est animé de Qi. Ainsi l'homme est un axe entre ciel et terre. Il reçoit le Qi du ciel et celui de la terre. A l'intérieur du corps humain, le Qi circule dans les méridiens. Au point d'intersection de tous les méridiens, le centre des énergie est appelé Dan Tian inférieur (Hara japonais).

 

Il se situe à 3cm environ sous le nombril. ( Bon, d'accord, si celui là est inférieur, c'est qu'il y en a un supérieur et un médian, mais, bon... pas tout à la fois!)

Le but de l'acupuncture, des massages, du Qi Gong et du Tai Ji Quan est maintenir l'équilibre et la bonne circulation du Qi dans le corps, car pour la MTC, lorsque le Qi se bloque, une maladie surgit.
La détente, les mouvements lents du Tai ji Quan ou le jeu des contractions, décontractions du Qi Gong permettent d'harmoniser la circulation du Qi.

Voilà une brève explication de que que sont Qi et Dantian. Loin d'être exhaustive car ce sont des sujets où il y a beaucoup à dire...

... Pour ceux qui voudraient se plonger plus avant dans l'étude, le livre de Yang Jwing Ming "Les racines du qi gong" des éditions Budo est une approche intéressante qui allie conception traditionnelle et conception scientifique moderne.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 13:50

 

Nous voilà de nouveau avec une question à la fois simple et compliquée...
Il y a cinq styles majeurs: Chen, Yang, Wu, Wu Hao, Sun. (Ce qui sous-entend qu'il existe des styles mineurs... mais, bon...)
Nous pratiquons les formes du style Yang, le plus répandu et dont la famille est toujours représentée actuellement par Yang Zhen Duo et son petit fils Yang Jun.



Le style Yang se caractérise par ses postures larges, ses mouvements sont fluides, naturels, légers, son rythme constant, uniforme. Il n'y a pas d'accélérations ou d'explosions comme dans le style Chen par exemple. C'est un style que l'on adapte facilement à sa morphologie et à ses ressources physiques car les postures peuvent être basses ou moyennes ou hautes.


Ce qui explique sans doute qu'il soit considéré plus comme une technique de mise en forme thérapeutique que comme un art martial interne. (Xiao Long pense que les deux ne sont pas incompatibles et que l'on peut préserver sa santé et cultiver l'énergie tout en étudiant des techniques martiales -pour la compréhension du mouvement bien sûr, et non pour le self defense... en ce qui nous concerne).


Là où l'affaire se complique, c'est que les pratiquants de ce même style sont parfois étonnés des différences entre leur façon de faire et celle d'autres clubs ou écoles. Car "Il y a Yang et Yang". 
Yang originel, Yang Tung, Yang Chen Man Ching ou Wang Yen Nien... pour n'en citer que quelques uns. Mais au delà des différences et parfois des guerres de clochers ("Restons zen!" dirait un japonais... "Calmes comme la montagne" me souffle Xiao Long),

 

nous pratiquons tous le Tai Ji Quan (et c'est ça l'important) et grâce à ces différences nous pouvons apprendre plus et comprendre mieux notre propre façon de faire.
Ce qui reste fondamental, c'est avant tout l'ouverture d'esprit.

 


 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 13:10

 

Dans les années 50 est née la volonté de donner quelques repères fixes pour la pratique du Tai Ji Quan, car de nombreuses écoles de non moins nombreux styles étaient tentés de « tirer la couverture » à soi en affirmant pratiquer de la bonne façon (sous-entendu à peine voilé : les autres, eux ne pratiquent pas comme il faut)…

Ceci dit entre nous, certains aujourd’hui encore pensent qu’il n’existe qu’une seule façon de faire : la leur… Ce qui témoigne d’une certaine… disons, étroitesse… d’esprit un peu paradoxale tout de même avec nos disciplines où l’on recherche l’amplitude… (Aparté de Xiao Long finie !)

 

C’est ainsi que l’on assiste au développement d’une nouvelle forme dite « simplifiée » (简化太极拳 – Tian Hua Tai Ji Quan).

 

 

 Li Tian Ji  est l’homme qui a initié le mouvement. Pour lui les « 9 fils du Dragon avaient produit 9 variations », 九子九 – Jiu Zi Jiu Yang, c’est-à-dire que le maitre avait formé de bons étudiants qui avaient évolués chacun de leurs côtés et dont l’enseignement n’était plus fidèle à celui de leur Maitre initial.

 

Il était important d’éviter une trop grande dérive et il fallait sauvegarder les techniques correctes. Pour ce faire, Li Tian Ji met au point la forme 24 en 1956, fondée sur l’ancienne forme traditionnelle dans le droit fil de l’enseignement des écoles d’arts martiaux familiales.

Certains étudiants cependant  n’avaient aucune envie d’apprendre cette nouvelle forme, quelques rares donc suivirent ce nouvel enseignement.

Li Tian Ji  a commencé la pratique des arts martiaux enfant, il est devenu l’entraineur de la 1ère équipe nationale de Chine. Il est surnommé le « Père du Tai Ji Quan contemporain ». Il a aussi créé la forme 32 épée…

 

La famille Li  est connue – plus en Chine que chez nous bien sûr- Li Tian Ji était l’oncle de Li Deyin (donc Grand-oncle de Faye Li Yip qui représente à l’heure actuelle la tradition familiale en Europe et qui est installée en Grande-Bretagne)

 

La forme simplifiée en 24 mouvements a été suivie de la 88, de la 66, de la 48 puis de la 42 et ainsi de suite…l’idée étant toujours de donner une image correcte des techniques pour éviter les pratiques chaotiques et fantaisistes. C’est une forme de « standardisation » au sens positif de terme. C’est un fil rouge.

 

Nous savons tous que le temps a tendance à éroder nos mouvements, il faut juste veiller à ce qu’il ne les déforme pas… conserver une bonne position et rester fidèle aux techniques de base, pour que le mouvement soit « juste » et ... compris.

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 13:30


Le Tigre (Hu) est très présent dans la culture chinoise, dans les légendes et.. dans nos formes.
Le Tigre est le 3ème animal qui apparait dans le zodiaque chinois.

  

Il est tout à la fois Yin  et Yang: il sait être toute souplesse, toute fluidité: un (méga) gros gentil chat,  mais  il peut soudain bondir, saisir sa proie avec ses griffes et l'emporter!
Chasseur de démons, roi des animaux à fourrure, il porte parfois sur le front le caractère "Wang" - qui signifie "roi" (et oui, nous avons un lion, Roi des animaux... noq amis Chinois un tigre). 

Lors de la fête du double 5 (5ème jour du 5ème mois lunaire), on traçait ce caractère- symbole du Tigre-sur le front des enfants pour les protéger des démons.De nombreux bonnets ou pantoufles d'enfant portent des oreilles de Tigre, des têtes de Tigres... pour affoler les mauvais esprits!

PHOTO XIAO LONG


Le Tigre symbolise la force, la puissance, le courage, et comment prouver au mieux sa valeur, si ce n'est en se mesurant à lui, en l'affrontant.  

Sans doute est-ce pour cette raison que le Tigre est aussi présent dans notre pratique. Si les enchainements de  8 et de 16 mouvements préfèrent laisser le tigre en paix, et il doit bien en profiter, car tout se gâte pour lui par la suite...


Dans la forme 24, ou forme de Beijing, le tigre n'a qu'à bien se tenir et a interêt à avoir la peau dure: On va lui frapper les oreilles (shuang feng guan er). Il est à noter cependant qu'en chinois le terme "Tigre" n'apparait pas dans le nom de cette technique. En fait on parle du vent!  Le "Double vent traverse les oreilles" et... celà fait bien mal aussi!

 

La forme 48 propose  de l'attraper, à droite, puis à gauche (pai jiao fu hu), de le frapper aux oreilles (et re!), puis de le chevaucher (du li kua hu)( sur un pied en plus!) avant de tirer à l'arc sur le Tigre (wan gong she hu)! La pauvre bête... de quoi finir en descente de lit...
 


Il ne reste plus, dans la forme longue (88), et ce par deux fois, qu'à "porter le Tigre dans la montagne" (bao hu gui shan) où - nous l'espérons - il pourra goûter à un repos bien mérité...

Et faire le "Tigre" des 5 animaux pour se remettre de ses émotions!


 PHOTO XIAO LONG

 

  

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:44

 

On pourrait se dire (à tort…) que l’on n’a pas besoin d’échauffement avant de pratiquer : à la vitesse où l’on va, comment se froisser un muscle !

Alors, voilà une explication au temps d’échauffement de début de séance : l’adénosine tri phosphate... Ben, voyons, mais c’est bien sûr !

Cette molécule plus connue sous le nom d’ATP (en effet, cela change tout !) est la source d’énergie du muscle et elle ne se stocke pas. En quelques secondes, hop, le muscle épuise sa réserve. Pour en produire, le muscle respire ou … fermente (façon choucroute ?).

 

PHOTO Xiao Long

Si l’on s’échauffe, le travail musculaire est graduel et le muscle « respire ». Si le muscle est froid et qu’on lui demande un gros effort, la respiration seule ne pourra lui fournir assez d’énergie et il va fermenter. Il produit alors de un peu d’ATP et beaucoup d’acide lactique : de là la fatigue musculaire, les bobos et les courbatures. Respirer est donc fondamental et la mise en mouvement progressive aussi !!!

 

NB : En Tai Ji Quan, nous développons des muscles « lents » : on ne deviendra dons jamais M. Muscle (ou Mme !). Les muscles sont fins.

Néanmoins nous faisons fonctionner tous nos muscles et pratiquons une sorte de « sport » complet souple contrairement à ce que certains pourraient penser en nous voyant faire : nous travaillons notre « physique »… et pas que !

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 14:33
Photo Xiao long

 

L'éventail, voilà une arme de choix... car c'est bien une arme, nous n'y reviendrons pas...

Qui serait mieux placée que maitre Faye Li Yip pour enseigner le Xi Yang Mei (« joli coucher de soleil ») -Kung Fu Shan 2 ? Personne ! Puisque c’est son père qui a créé cette forme ainsi d’ailleurs que le (Kung Fu Shan 1)…

 

Faye Li Yip : Mieux la connaitre

a appris dès l’âge de sept ans avec son père, Li Deyin et un de ses collègues à l’Université : Jiang Hong Sheng. A 10 ans, elle étudie dans l’équipe de Wushu que son père coachait. Chaque dimanche, elle rendait visite à son grand-oncle Li Tian Ji qui lui enseigna le Ba Gua. Son grand-père Li Tian Chi aussi la conseille, lui qui travaillait à l’hôpital universitaire de Harbin et utilisait le Tai Ji Quan et le Qi Gong dans un but thérapeutique.

Faye a aussi pu recevoir l’enseignement de Maitre Sun Jian Yun, fille du créateur du style Sun, Sun Lu Tang.

 

Faye Li Yip grandit dans cette famille imprégnée de tradition martiale, écoutant les récits des anciens remplis de combats héroïques, d’artistes martiaux aux pouvoirs étonnants, de moines Shaolin luttant contre l’envahisseur japonais... C’est donc naturellement qu’elle s’est tournée vers une carrière sportive de compétitrice puis d’enseignante « martiale ».

Mais alors, une question : pourquoi est-elle installée en Grande-Bretagne ?

 

C’est en étudiant la psychologie à l’Université de Beijing, lorsqu’elle découvre nombre de livres anglais traduits en chinois qu’elle se lance dans l’apprentissage de l’anglais pour pouvoir lire directement dans le texte. Elle ira étudier à Liverpool. C’est là qu’elle comprend combien il est important lorsqu’on enseigne le Tai Ji Quan à des étrangers de donner les caractères chinois et leurs définitions pour une meilleure approche.

Faye s’installe donc en Grande-Bretagne avec son mari Tary Yip (issu lui aussi d’une famille réputée dans les arts martiaux) et fonde une école afin de perpétuer la tradition familiale.

Le « Deyin Taijiquan Institute » propose différents styles d’arts martiaux internes et aussi différentes formes de Qi Gong santé.

Elle nous a fait le plaisir et l’honneur de venir en France à plusieurs reprises,pour nous enseigner cette forme ... espérons qu’une nouvelle occasion se présentera de participer à un de ses séminaires : apprendre avec elle est un vrai bonheur et Xiao Long a beaucoup apprécié.

Simple, accessible, précise, technique… patiente (!) et toujours souriante, Xiao Long attend son retour avec impatience !

 

En savoir plus et trouver des vidéos :

http://www.deyin-taiji.com/

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 12:03

 

Le chemin du pratiquant de Tai Ji Quan est semé d’embûches… sinon, ce ne serait pas drôle !!

FORME :LA

On s’est tous demandé à un moment donné pourquoi ces mouvements qui paraissent si beaux et si simples sont si durs à reproduire…

 

Tout ça, c’est de la faute à notre cerveau !

Il ne voit pas le simple, il cherche à décortiquer le geste en petites séquences, en unités élémentaires : ceci est mamain droite, ceci est ma main gauche, ceci est…

. Pour « jouer le global », c’est-à-dire pour comprendre le geste comme un tout, il faudrait le répéter un certain nombre de fois (et certainement un nombre certain) pour que notre tête suive sans vouloir à toutes forces le décortiquer…

L’alternative, le plus souvent d’ailleurs, c’est cette solution qui est utilisée, et de morceler le geste, de l’expliquer dans un premier temps, puis d’y mettre de « l’huile ».

Ce mouvement est comme un énorme beefsteak (un gros potiron pour les végétariens !) : ou bien, on l’engloutit d’un coup comme un python affamé et on va mettre un certain temps pour le digérer… ou bien, on en fait des portions raisonnables et la digestion est moins difficile.
🙄

Notre cerveau ne peut enregistrer qu’un nombre limité d’informations et donc s’il se concentre sur les bras, il oublie les pieds, s’il pense à la taille, il oublie autre chose…. Il faut donc prendre le temps d’avancer : on ne peut pas capter tous les détails en une fois, c’est par petites touches que l’on s’approchera du geste juste. Et il faut aussi de temps à autre s’arrêter et observer précisément le « modèle »…

Une fois que l’on a compris l’essentiel, on se dit que le tour est joué et qu’on peut passer à l’action. Oui, mais… on a la curieuse sensation de ressembler à D2R2, charmant petit robot aux loupiotes qui s’allument…
 

🙃 C’est encore M. Cerveau qui fait des siennes… il repasse les instructions et les applique, du coup… on manque un brin de naturel… et c’est normal, car on ne connait pas encore « par cœur » le mouvement, on l’exécute volontairement et les infos arrivent les unes après les autres… Cela me demande beaucoup de concentration pour un résultat finalement assez approximatif. On reste dans le réfléchi et non dans la sensation, mais cela correspond bien aux cartésiens que nous sommes !

Certains sont au contraire de fervents adeptes du « je répète le geste dans sa globalité jusqu’à l’avoir assimilé ». Il faudra être patient et répéter longtemps en se laissant (trans)porter par le rythme, la logique naturelle du mouvement.

Chacun va trouver sa propre recette, et les 2 techniques sont bien complémentaires…

Une fois répertorié et acquis, le mouvement représente pour le cerveau une séquence, un programme qu’il lance au moment où vous le voulez…

Il suffit d’être… patient !😡

 

TRAVAIL A DEUX :

Continuons avec nos questions gênantes… Pourquoi est-ce si difficile lorsqu’on connait un mouvement de la forme de passer à son application martiale ?

C’est que d’autres facteurs sont à prendre en compte : on n’est pas tout seul ! On calcule la trajectoire du poing, on doit ajuster la distance, adapter le geste… et tous ces paramètres font partie d’un autre programme.

En réalité, il s’agit alors de « réapprendre » ce geste à deux, puisque les repères que l’on a dans la forme ne sont pas tous pertinents, et que d’autres s‘y ajoutent…

Ce qui toutefois est très positif (car je sens bien qu’il y a du mou dans les troupes et qu’on ne voit plus très bien en quoi cette discipline peut nous détendre….) c’est qu’au fil du temps, des connexions se créent et de plus en plus vite. Là aussi, on réagit de plus en plus globalement et on a de moins en moins besoin de tout décomposer.

 

Mais si!!!

🧘‍♂️ Un peu d’entrainement … et votre cerveau sera « top-forme », et … vous ne vous poserez plus du tout de questions ?

Euh, vous vous en poserez moins…

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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