C'est sans doute la première position, position de l'archer ou pas de l'arc ou encore Gong Bu, que l'on étudie et celle que l'on retrouve le plus dans nos enchainements.
Il faut dans cette position garder le dos bien vertical et le sommet de la tête doit "pousser le ciel" tout en conservant notre ancrage solide au sol.
Les "racines" doivent être profondes: pour ce faire , il faudra respecter l'écartement des hanches ( ne pas avoir les deux pieds sur la même ligne), lâcher les genoux afin de descendre le centre de gravité et penser à bien "verrouiller" le pied arrière.
Le talon du pied arrière glisse en fin de mouvement afin de laisser le bassin se replacer sur l'axe de déplacement. Ainsi, les genoux sont bien positionnés et le poids du corps est idéalement réparti (70% à l'avant enfin... à peu près!)
Quelle que soit la posture, le premier souci est la stabilité.... et le confort!
Si la position est correcte , il n'y a aucune contrainte, et en théorie, on pourrait rester ainsi... longtemps (là dessus, les avis sont partagés...).
Ce pas de l'arc (Gong) est fondamental dans l'enchainement, le pied arrière, bien ancré, puise dans le sol l'énergie nécessaire à l'aboutissement des techniques exécutées par le haut du corps. Sans cette force qui vient du bas, il n'y a pas d'efficacité.
Photo Xiao Long
Ce pas de l'arc est aussi très symbolique et n'est pas sans rappeler le caractère Rén où la "jambe" arrière soutien l'avant du caractère, une sorte d'arc boutant.
Ce pas de l'arc accompagne les première techniques que l'on apprend: Séparer la crinière du cheval sauvage ou bien brosser le genou ou encore saisir la queue de l'oiseau (en alternant poids du corps à l'avant et à l'arrière , ce qui nous fait bien sentir l'alternance Yi Yang en statique)
Mais qu'est-ce que c'est que ça?
C'est un jeu d'enfant!
Tui Shou signifie poussée de mains (tui = pousser, shou = mains).
C'est un exercice à deux dans lequel il s'agit de prendre contact avec le partenaire, de le suivre et de "l'écouter".
On peut prendre contact à une main ou à deux mains: dans ce cas, une main se pose sur le coude du partenaire et l'autre sur son poignet. Quand on dit "prendre contact", cela signifie bien la légèreté: on ne saisit pas ...
Suivre son partenaire signifie que les mains servent "d'antennes", on sent ce que l'autre veut faire, où il veut aller et on le suit en restant collé, c'est à dire en restant en contact permanent avec lui. On "l'écoute". "Suivre" veut bien dire suivre... On n'essaye pas à toute force de faire faire à l'autre ce que l'on veut. Et "écouter"veut bien dire écouter, l'esprit libre et non pas en train d’imaginer un scenario qui va prendre l'autre en défaut (du genre: "Je veux qu'il fasse ça, pour que je puisse placer ça, alors je vais faire ça...")
Le corps comme l'esprit doivent être disponibles.
Ces exercices font partie intégrante du Tai Ji Quan et il est bien dommage qu'ils soient souvent absents des cours...
En réalité, le plus souvent, les élèves ne voient pas le lien entre exercices à deux et forme. Ils ont l'impression que ce qui est important c'est de faire et refaire la forme seule.
Mais, c'est quoi une forme? Si c'est juste une chorégraphie , un enchainement de mouvements mémorisé, alors ce n'est pas vraiment une forme... On peut mémoriser aussi un enchainement de step, on peut mémoriser un enchainement de danse bretonne ... Ce ne sont pas des formes.
Ce qui fait la différence, c'est l'arrière plan "martial" , autrement dit: nous ne sommes pas seuls, nous inter- agissons, il y a une "ombre" qui nous répond à chaque technique, les mouvements ont une consistance, ils ont un sens.
Mais, me direz-vous (si, si, je vous entend bien...) pour cela alors, il y a les applications martiales, pas besoin de Tui Shou! Oui, bien sûr, mais... Lorsqu'on réalise une application martiale, il n'y a pas ce "flux" que l'on trouve dans le Tui Shou et que l'on trouve dans la forme.
C'est une expérimentation du Yin Yang , de la transformation, une recherche constante d'équilibre, de bon enracinement,...
Ces exercices permettent de développer des sensations qui aideront à la visualisation, qui rempliront nos mouvements de sens.
Dans le cadre de la pratique du Tai Ji Quan, ces exercices commencent simplement et certaines choses peuvent même être travaillée en solo avant de travailler à deux.
On peut l'envisager comme un jeu: essayer de déstabiliser le partenaire amicalement en trouvant son point faible (et on s'amuse tout en apprenant beaucoup sur soi!).
C'est l'exercice que Me Yuan appelle "le jeu en Ji", face à face, les mains en Ji, en contact avec le partenaire, pieds parallèles, axe tenu, dos rempli... Il faut ajuster sa poussée sans dépasser sa propre limite et essayer que l'autre aille au delà de ses limites à lui, pour se dérober et le laisser passer. On peut apprendre ainsi à rester vigilant, à rester souple, enraciné, à utiliser la taille...
On peut choisir une pratique relaxante, un contact léger (pas simple non plus: léger ne veut pas dire mollasson!), sans décoller, pour dépasser les tensions physiques, détendre le mental... (c'est une forme de lâcher-prise et c'est bien agréable aussi...). Cet exercice demande une bonne concentration pour que le "mouvement" des mains ne devienne pas un automatisme, où "ça" tourne sans nous! Lâcher prise ne veut pas dire qu'on a la tête ailleurs ou qu'on dorme debout...
On peut choisir de pratiquer le martial ou la compétition:
Le Tui Shou peut devenir combat (mais cet aspect ne nous concerne pas vraiment, Xiao Long est profondément pacifique...)
C'est un autre chapitre, ce que l'on peut voir en compétition, en combat est souvent déformé et il faut parfois chercher loin pour y retrouver les principes de base... Le concurrent cherche la victoire, l’efficacité et il peut y avoir de la casse... Il y a souvent beaucoup d'agitation.
En stage de Tui Shou, mon maitre disait: "Le premier qui bouge, perd" et pour avoir eu la chance de "Tui shouter" librement avec lui - bien trop rarement, je sais que le contact léger, le calme, l'attente sont bien plus redoutable que l'agitation. Pour moi, le Tui Shou , c'est ça. Le calme, la finesse, le ressenti, l'écoute, la disponibilité. Le corps est prêt, l'esprit est prêt et peuvent agir ensemble spontanément.
C'est gentil de raconter tout ça, mais, on fait quoi si on n'a pas de partenaire!!!
Je crois que c'est un problème que nous avons tous eu , à un moment ou à un autre...
Lorsque j'ai posé cette question , on m'a répondu: "Il faut former ton partenaire". D'accord, je vois...
Mais avant de pouvoir le former, il faut le trouver! Il faut trouver une personne qui a envie de découvrir cet aspect du Tai Ji Quan, qui a compris que c'est un facteur de progression dans son "cursus" de pratiquant. Un curieux avec lequel on s'entend bien .
Ensuite, il va falloir assister à des stages avec un bon professeur. Si possible en y allant déjà à deux, car deux mémoires valent mieux qu'une (quand on sort du stage, on sait encore bien des choses, mais on oublie extrêmement vite de nombreux détails...
Conseil:
A l’issue du stage - même si vous ne savez plus comment vous vous appelez- filmer les exercices que vous avez retenus en faisant des commentaires. Ce sera votre base de travail, votre pense-bête.
Reprenez ces exercices le plus rapidement possible, pas forcément dans une salle de pratique, il n'y a pas besoin de beaucoup d'espace, votre salon, votre jardin, votre garage feront l'affaire (OK, le garage, c'est pas glamour... mais ça a son utilité!).
Ensuite c'est la pratique... Il faut faire, refaire, réfléchir de moins en moins, se détendre , prendre confiance... refaire un/des stages quand on est plus à l'aise et poursuivre et continuer... Xiao Long appelle ça "les heures de vol".
C'est bien au début d'avoir toujours le même partenaire car on apprend à se connaitre, on se détend plus facilement, il y a un vrai travail de recherche à deux. Il ne faut pas se sentir jugé, il faut être en confiance.
Plus tard, il est intéressant de changer éventuellement de partenaire, mais je ne suis pas trop pour le papillonnage quand on fait ses premiers pas. Chaque partenaire est différent et s'adapter demande un esprit libre- qui ne l'est pas vraiment lorsqu'on débute.
Bref!...
Essayez (essayer, c'est l'adopter...)
Jouez! (ne vous prenez jamais trop au sérieux ... quoiqu'il arrive, il n'y a pas mort d'homme!)... ne vous prenez pas la tête!!!
La foire aux questions: les mêmes interrogations reviennent. régulièrement, les mêmes doutes...
Mais une question a-t-elle une (seule) réponse?
PHOTO XIAO LONG
A quelle vitesse faut-il pratiquer?
C'est une question sans réelle réponse (heureusement!). Il ne faut rien du tout en réalité... On ne peut que donner quelques indications:
La vitesse du mouvement... n'est pas rapide, elle est lente, régulière, à l’image de l’eau qui coule ou du nuage qui passe dans le ciel, le mouvement se déroule doucement…
On est souple, flexible, élastique comme le bambou sous le vent (qui plie et ne rompt pas: ça vous rappelle quelque chose?).
La vitesse est naturelle, sans à coup, synchronisée avec la respiration. Et donc particulière à chacun. Lorsqu'on le peut, il est bon de faire un enchainement seul. En groupe, on est moins "naturel", on se laisse moins porter par son propre rythme. Et si vous êtes attentif, vous pourrez constater que vous avez une "vitesse" qui est confortable pour vous, cependant chaque jour est différent et votre vitesse ne sera pas forcément une constante!
La "mauvaise" vitesse!
Il faut surtout se méfier de la vitesse qui vous fait avaler la fin des mouvements, c'est souvent pour cette raison que l'on est plus rapide (et que les copains eux se sentent franchement à la ramasse du coup...)😅
Quand on est débutant, on est trop rapide parce que la tête pense et anticipe le mouvement suivant et c'est ainsi que le mouvement d'avant n'est pas abouti, fini, et que le mouvement d'après souvent est "compacté" au démarrage...
Mais les pratiquants de longue date connaissant aussi cet écueil: on connait "trop bien" sa forme, l'esprit s'échappe et on se laisse vaguement porter, la concentration se dissout et ... même résultat, les finitions ne sont plus à l'ordre du jour et on est en pilotage automatique, imprécis et flottant (au mauvais sens du terme!)🙄
La bonne vitesse reste celle qui vous permet d'aller au bout de vos techniques tout en respectant la fluidité du déplacement.
Il n'est pas inintéressant de travailler sa forme à des vitesses différentes pour mieux ressentir ce que l'on fait -ou pas. C'est une recherche instructive qui va permettre de mettre le doigt sur nos points faibles.
Car une forme se travaille aussi, on ne fait pas que l'apprendre et puis voilà, je la connais, c'est plié, je ne m'en occupe plus... On passe à autre chose. Une forme demande du temps pour s'installer, se l'approprier, en faire à la fois quelque chose de précis, propre et conforme aux principes de bases mais aussi quelque chose de personnel qui colle à votre respiration, votre morphologie, votre personnalité...
Bon, et puis si vous voulez aller plus vite... passez au Kung Fu!!!
Pour ceux qui veulent du plus lent, pensez à la sieste!
Comment se déplace-t-on?
Le déplacement des pieds est léger, souple, à l’image du chat qui marche, on déroule le pied, on le pose en douceur. On est stable, le pied sûr. On est disponible et on peut changer de direction à tout moment. Pour cette raison, les déplacements ne se font pas en "projection", mais à partir d'un pied d'appui fort.
Quel est notre état d'esprit?
Photo Xiao Long
Comme le chat, on reste calme mais on est vigilant: on ne s'endort pas, on est prêt à bondir.
La force intérieure est ininterrompue, constante, comme si l’on dévidait un fil de soie, un long fil fin, infini et résistant: c'est la notion de"chan si jing".
C'est l'image de la force tranquille, l'idée de l'aiguille cachée dans le coton... C'est une concentration légère mais constante, présente.
Quand peut-on (enfin) accéder au bien-être?
A lire ce qui précède, on se dit que ce n'est pas cool de pratiquer, on apprend, on est concentré, on travaille, et c'est moins "vendeur" que l'image du Tai Ji Quan qui se répand de plus en plus: quelque chose de facile, d'accessible à tous rapidement, un cachet de zénitude...🤗
Cette image correspond bien à notre époque, où l'on veut se sentir bien avec un minimum d'effort et où adultes comme enfants passent d'une activité à l'autre d'une année sur l'autre.
Le Tai Ji Quan demande du temps, de la patience, de la régularité, mais effectivement, il est source de bien-être.
Oui, mais quand alors?
Quand il y a harmonie: le mouvement du corps, la respiration, l'esprit (Jing, Qi, Shen) sont unis et synchronisés, on ne réfléchit pas, tout est fluide, sans coupures, sans hésitation.
Le matin du 9 novembre 2020 a eu lieu au salon funéraire Longshan à Taiyuan, Shanxi une grande cérémonie d'adieu en l’honneur de M. Yang Zhenduo, troisième fils de Yang Chengfu. Cette figure emblématique du Tai ji quan a quitté ce monde au petit matin du 7 novembre à l'âge honorable de 95 ans. Les dirigeants les plus célèbres et les représentants des arts martiaux de tout le pays ainsi que les parents de Maitre Yang Zhenduo, Yang Zhifang, Yang Bin, Yang Yong… sont venus lui rendre un dernier hommage.
Pour les pratiquants de l’école Yang familiy, c’est une page qui se tourne, même si son petit fils, Yang Jun, a repris le flambeau déjà depuis quelques temps : En juillet 2009, lors du premier symposium international de Tai Chi Chuan, Maître Yang Zhenduo a annoncé que Maître Yang Jun était le cinquième héritier officiel de la lignée du Tai ji quan de style Yang traditionnel.
Pour tous les pratiquants de Tai ji quan, c’est une figure qui a marqué l’histoire du Tai ji quan qui disparait.
Mieux le connaitre :
Yang Zhenduo est né à Pékin en 1926 et sa maison ancestrale est dans la province du Hebei. Très jeune, il s’engage dans la tradition familiale, apprend et s’entraine avec son père et son frère. Il travaille dur, apprend sans cesse et progresse dans sa compréhension de la théorie du Tai ji quan.
En 1960, Maître Yang Zhen Duo s'installe à Taiyuan, province du Shanxi. Depuis lors, l’école Yang s'est progressivement étendue et rayonne aujourd’hui à travers le monde.
Par sa pratique, mais aussi par ses actions et grâce aux différents postes qu’il a occupés, il a permis à la famille Yang de rester au premier plan. Voici quelques dates phares :
Il a été vice-président de l’Association Shanxi Wushu depuis 1980.
En 1982, il a fondé et a été président de l’Association Shanxi Yang Style Tai Chi Chuan et en a été le président honoraire à vie. Cette association compte maintenant plus de 30 000 membres dans toute la province et est la plus grande organisation d'arts martiaux du genre en Chine.
En 1998, Yang Zhenduo a fondé l’Association internationale de Tai Chi Chuan de style Yang. Sous sa direction, l'association compte désormais 28 centres dans 12 pays avec plus de 2000 membres dans le monde.
En 1996, l'Académie chinoise de Wushu a reconnu Yang Zhenduo comme l'un des 100 meilleurs maîtres de Wushu en Chine.
Ses connaissances, ses recherches, sa gentillesse et son désir de transmettre ont fait de lui un Maitre hors du commun.
On vous serine en Tai Ji Quan « Tenez votre ballon, reprenez votre ballon, soyez rond,circulaire... ». Mais c’est difficile, il est complètement virtuel ce ballon, alors il se rebelle, il s’écrase en ballon de rugby, se riquiquise en balle de tennis, se dilue en pneu dégonflé sans volume…comment le maitriser?
⚾ Alors, peut-être serez-vous content d’apprendre que le ballon … existe… Il n'est pas si virtuel que ça... Il existe des exercices qui se font avec une balle!!!
Et d’où nous viens cette balle de Taiji?
Autrefois cette pratique s'appelait le « Qi Gong yin-yang de la balle de taiji ». D’après Yang Fukui (dit Yang Lu Chan), l'utilisation de la balle comme outil pour le Tai Ji Quan viendrait du style Chen, puis se serait diffusé dans les styles Yang et Wu.
Un « chant de la balle » est attribué à Chen Chan Xing (1771-1853), qui était le professeur de Yang Lu Chan. La balle aurait été très à la mode dans les années 20 à 40 (il y a toujours des modes!), puis la balle est tombée ;) un peu aux oubliettes…
De nos jours, et déjà depuis de nombreuses années, c’est Yang Jwing-Ming –qui réside aux États-Unis qui a remis l’exercice de la balle –en bois- au goût du jour. Ces balles osnt belles et agréables et pèsent leur poids! C'est un bon moyen de prendre conscience de ce qu'est réellement une balle et de la façon dont on peut la manipuler, la faire rouler!
De nombreuses combinaisons sont possibles, par exemple :
En échauffement :
La balle de Taiji est un outil pédagogique qui gagne à être connu, notamment pour le travail en spirale du tronc, et la souplesse des articulations des hanches. C’est donc un bon échauffement.
Le travail est ludique, peut se faire seul, ou à deux. Il existe des exercices spécifiques et même de petites formes.
La masse de la balle renforce l'intensité de l'exercice qui du même coup devient plus ou moins exigeant. On peut donc, selon sa forme, et ses envies choisir une balle plus ou moins lourde et faire travailler ses petits muscles.
En Tai Ji Quan, on ne cherche pas non plus à devenir Rambo -ou bien?, donc des balles de 1 à 4 kg sont bien suffisantes pour développer une force souple et dynamique, ou travailler la vitesse et le délié, sans risques pour les articulations. Pensez à elles, elles vous le revaudront bien, c’est sûr ! On trouve des balles en plastique et des balles en bois –plus chères bien sûr- mais bien belles !!!🏐
Certains pratiquants les « parfument » avec des huiles essentielles… C’est aussi donc un "Méga antimites" si vous les mettez dans votre penderie… s’il y a de la place !
La balle peut aussi servir à présenter les exercices de Tui Shou.
On fait des cercles verticaux en tenant à deux la balle. Ce travail doit être précédé d'un travail en solo car le mouvement implique tout le corps, il faut apprendre d’abord à manier « l’outil » seul, pour ensuite savoir synchroniser avec un partenaire. Une souplesse élastique de la colonne vertébrale est recherchée, n’oubliez pas cependant de ménager vos cervicales et lorsque le mouvement se propage aux bras, il ne remontera pas vers le cou!.
Une fois que les partenaires sont à l'aise, on peut commencer le travail d'attaque et de neutralisation.
On est vraiment dans l’état d’esprit Tui Shou : L’important est d'écouter pour ne pas s'opposer, mais juste dévier, absorber, transformer…
🤼♀️Le geste est continu, on écoute, on suit... On y trouve la circularité et une approche solo et/ou duo qui permet de prendre conscience des trajectoires des poussées, de comprendre que neutraliser et contre-attaquer forment une unité. On peut s’entrainer sur place ou à pas mobiles… Bref, infinies possibilités !
Le travail avec la balle est aussi une façon d’approcher ce qu’est le Dan Tian.
Sentir son centre et sentir que les mouvements viennent de ce centre...C’est une bonne base pour acquérir fluidité, souplesse et élasticité. Savoir garder son axe et travailler la taille.
"Tenez la balle et imaginez qu'il y a un axe
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions."
(Extrait du Chant de la balle attribué à Chen Chan Xing.
Il existe de nombreuses formes, comme par exemple « La forme de balle de Yang Lu Chan » qui conviendra bien aux personnes pratiquant les styles Yang qui ont l’habitude d’être en appui arrière permanent.
Mais bon, comme toujours, il faut apprendre avec un professeur qui saura vous mettre en garde contre les « mauvaises postures » !
Allez, au travail, vous serez bientôt un enfant de la balle…
Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre »
présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 –
MPC.
Il est important de comprendre comment nous fonctionnons, de découvrir les ressources que nous propose notre organisme qui, à l’image de la Nature, est capable sans cesse de s’adapter à de nouvelles conditions.
En réalité, l’éducation que nous recevons ne nous apporte que peu d’éléments sur le fonctionnement de l’être humain et sur l’interaction entre physique et spirituel, au sens philosophique du terme. Nous nous préoccupons davantage de la surface, de l’extérieur de notre corps, que de ce qui se passe à l’intérieur. Phénomène de société, symptôme finalement d’un déséquilibre qui accorde plus d’importance à ce qui se voit, au manifeste, qu’à ce qui est latent et se passe en profondeur.
Il est bon d’élargir nos connaissances par un questionnement intelligent.
Le terme « équilibre » nous vient du latin « aequilibrium », de « aequus » : égal et « libra » : balance, poids. Ce concept décrit les situations où les forces en présence sont égales.
Communément, l’équilibre se définit comme une attitude, une position stable, généralement verticale. Le poids est réparti également des deux côtés d'un point d'appui, de sorte que l’on ne bascule ni d'un côté ni de l'autre. Mais on ne se rend pas compte que ce processus n’est simple qu’en apparence, et qu’il repose en réalité sur un jeu de forces. La stabilité vient d’une dynamique, que l’équilibre soit statique ou dynamique.
PHOTO XIAO LONG
En effet, un équilibre peut être « statique ».
Et c’est bien là une première découverte : Debout, être debout, rester debout : c’est déjà une recherche d’équilibre. En restant simplement debout pendant un moment, immobile, nous pouvons sentir le corps osciller, aller de l’avant vers l’arrière, de l’arrière vers l’avant, et prendre conscience de la permanente accommodation qui est nécessaire pour se maintenir naturellement à la verticale sur nos deux pieds. Être immobile signifie réaliser un équilibre grâce à des ajustements constants. Ainsi l’équilibre « à l’arrêt », n’est pas réellement statique, au sens où nous l’entendons communément.
Mais un équilibre peut être également dynamique.
Pour un équilibre dynamique, le système est plus complexe, puisqu’il faut gérer en plus le déplacement du corps : des rétroactions de sens contraires peuvent se produire pour maintenir ou rétablir un certain niveau d'équilibre. Ces mécanismes peuvent s’opérer de manière réflexe, et font appel aux systèmes musculo squelettiques et au système nerveux pour permettre les mouvements qui permettront de s'adapter au contexte de la pesanteur.
PHOTO XIAO LONG
L’équilibre de l’homme a été analysé comme celui d’une grande structure qui reste debout sur une surface d’appui relativement petite.
Le squelette constitue la charpente du corps. Il est formé de 206 os reliés, pour la plupart, par des articulations. Il a pour rôle de supporter le poids du corps, de permettre sa mobilité et de protéger les organes internes. Le corps de l’homme est donc un ensemble de chaînes articulaires. Chacune de ces chaînes est composée de nombreux segments reliés par des articulations.
Pour chaque segment de notre corps, les forces de gravité doivent être rééquilibrées. Chaque segment repose sur un segment placé plus bas et l’articulation fait fonction de support.
Les surfaces des articulations étant très petites, le soutien du segment est difficile.
( … )
Les efforts d’un individu, pour maintenir la position verticale, résultent de micros mouvements incessants qui assurent un équilibre dans les 3 plans de l’espace: à la fois dans le plan sagittal antéropostérieur, dans le plan frontal, et aussi dans le plan horizontal.
Dans le plan sagittal avec mise en jeu des muscles antéropostérieurs.
Dans le plan frontal grâce à un système de haubans musculaires tendus entre la colonne vertébrale et les ceintures scapulaires et pelviennes.
Dans le plan horizontal avec mise en jeu des muscles rotateurs internes et externes. Le corps humain comprend plus de 650 muscles qui lui permettent de se mouvoir.
On voit combien ce mécanisme est complexe. C’est ainsi que l’on s’aperçoit que nous passons notre temps à réaliser un équilibre fugace. Si le moindre élément ne tient pas sa place, l’ensemble de la structure en est affecté et doit compenser cette faiblesse.
Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre » présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 – MPC.
Il y a parfois confusion entre les termes tài jí quán et tài jí.
On utilise l’un pour l’autre en considérant « tài jí » comme une abréviation de tài jí quán en langage courant. Mais en voulant faire « plus court », on fait surtout peu juste. Il faut distinguer l’art martial de son concept fondateur.
Tài jí est le « faîte suprême », elle évoque l'idée de la poutre faîtière qui préserve l'existence de tous les êtres et les choses. Ce faîte suprême est le principe supérieur, au-delà duquel il n’existe rien.
Le tài jí quán, 太极拳, est une discipline, un art martial interne. Le premier caractère tài 太 signifie très ou trop. Le second caractère jí 极 signifie sommet, ou extrémité, ou pôle. Le dernier caractère quán 拳 signifie poing ou boxe.
La traduction proposée est le plus souvent « boxe du tài jí » ou encore « boxe du faîte suprême ». Le terme boxe renvoie à la dimension martiale de la discipline. Le terme tài jí renvoie quant à lui à la dimension culturelle et philosophique de cet art, à la notion de sommet ultime. De cette clef de voûte, qui soutient la structure entière de l’univers, naissent le yīn et le yáng.
Lorsqu’on parle communément du « tài jí », on fait allusion en réalité au taì jí tú, 太极图, concept taoïste appelé aussi plus simplement « symbole du yīn et du yáng ». On y trouve l’idée d'un axe principal, essentiel, du point central, du fondement originel de l'univers.
(…)
Si on reste fidèle à cette image, le tài jí quán, qui repose sur les concepts précédemment évoqués, est une pratique qui s’effectue sur la plus haute crête de la montagne, entre adret et ubac, sur l’ultime cime, entre yáng et yīn.
Yáng et yīn ne sont pas opposés mais complémentaires.
Nous avons dans yīn et dans yáng une première partie commune qui symbolise une colline .
(…)
La graphie moderne conserve l’idée fondamentale avec le choix commun de « colline » associée à « lune » pour le yīn et à « soleil » pour le yáng.
Le pratiquant se déplace sur un fil, sur un axe. Ce dernier représente l’équilibre parfait. Toute oscillation vers un côté est immédiatement compensée par une oscillation vers l’autre côté, pour réaliser un centre permanent et mouvant.
Le tài jí quán est la représentation parfaite de l’équilibre qui se construit sans cesse, et n’est jamais acquis, une mutation perpétuelle.
La forme est un cycle, elle est une vie qui se déroule et qui se termine là, où elle avait commencé. C’est le chemin du wú jí au wú jí, de l’indifférencié à l’indifférencié...
Extrait du mémoire "TAI JI QUAN, la voix de l'équilibre"
présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 - MPC.
Le taì jí tú des origines selon Hú Wèi
Il existe encore une autre image possible, la plus courante et que nous associons directement dans nos esprits au concept yīn et yáng. Elle nous est plus familière : celle du taì jí tú des origines.
Les Chinois l’appelle « poissons yīn et yáng ». Le point noir figure l’œil du poisson blanc, alors que le point blanc figure l’œil du poisson noir. Selon Hú Wèi (1633-1714), auteur de l’ouvrage « Discrimination des diagrammes de mutations », ce dessin représente le mouvement d'alternance des qì yīn, en noir, et yáng, en blanc. Inconcevables l’un sans l’autre, chacun recèle aussi le germe de l’autre. Lorsque l’un décline, l’autre prospère.
C’est cette image qui est aujourd’hui la plus connue. Le yīn évoque entre autres, le principe féminin, la lune, l'obscurité, la fraîcheur, la réceptivité … Le yáng, quant à lui, représente entre autres le principe masculin, le soleil, la luminosité, la chaleur, le mouvement …
Le taì jí tú de Lái Zhīdé
Le taì jí tú de Lái Zhīdé[1] est une représentation ancienne moins connue. Créée par un néo-confucianiste et pratiquant taoïste de la dynastie Ming, elle est moins complexe que celle envisagée par Zhōu Dūnyí.
Lái Zhīdé(1525-1604) est l’auteur d’un important commentaire du Zhōu yì, autre nom du Yì jīng. Nous y retrouvons le cercle bien sûr, mais il y a cette fois un fort axe central. Nous imaginons sans peine les concepts complémentaires de yīn et de yáng ainsi que la dynamique qui anime l’ensemble, grâce à la spirale qui émane du centre et s’élargit vers l’extérieur.
Cette représentation souligne le rôle central de pivot du principe li[2].
« Cette spirale relie un cercle extérieur large à un cercle intérieur petit. La vision en creux est le lien par une spirale vide d’un vide infini extérieur à un vide limité intérieur. [3]»
L’idée fondamentale que l’on retrouve dans ces diverses représentations reste celle d’une interaction, d’un mouvement créateur d’équilibre. Cependant ces représentations ne sont que des dessins et nous donnent une image figée d’un processus tout en dynamique. C’estbien ce mouvement qui les anime et qui est la clé même de la compréhension de ces concepts.
Pour moi, le taì jí tú de Lái Zhīdé est l’image la plus adéquate pour symboliser notre pratique.
Le centre y est nettement matérialisé. Le centre librement s’exprime. Il suggère la dynamique de laquelle va naitre l’équilibre. On imagine aisément le mouvement de rotation, le tourbillon, qui nait de cet axe central fort.
Il figure l’expansion au sein d’un cercle, la rondeur, la solidité de la structure, la notion de « rempli », de spirale énergétique … Il peut figurer en même temps un vortex, qui absorbe, comprime l’énergie. Entre compression et expansion, il figure l’équilibre parfait.
[1] Lái Zhīdé (来知徳) :1525-1604, néo-confucianiste et pratiquant taoïste de la dynastie Ming, auteur du Zhōu yì jí zhù (周易集注) (1598), important commentaire du Zhōu yì dans lequel se trouve son diagramme.
[2] Li, les lois de la nature antérieures au Qi, l'intelligence universelle en tant que cause efficiente, dans le Confucianisme.
[3] Extrait de l’article « Spirale et logo de la Faemc » de Hugues Deriaz , Yi Mag n°5 juin 2017. Commentaire de la représentation du « Fanghu waishi » de Lu Qianxu (vers 1550).
Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’en Chine pour voir de belles armes et armures anciennes. Quelques objets prestigieux qui viennent de la cour impériale chinoise sous la dynastie des Qing* sont présents au musée de l’armée à … Paris.
PHOTO XIAO LONG
On peut, entre autres, admirer un habit « de guerre » de l’empereur Qianlong (1711-1799). Cette tenue d’apparat était revêtue par l’empereur lors de grandes cérémonies militaires.
On n’y retrouve la symbolique habituelle : la couleur jaune, réservée à l’empereur, le motif du Dragon à cinq griffes que seul l’empereur avait le droit d’arborer. Même si cet habit est en soie, il reste militaire : des lamelles de métal sont fixées à l’intérieur.
On voit bien dans cette exposition de nombreuses
PHOTO XIAO LONG
armes, haches, hallebardes, sabres, épées… et aussi le mousquet de l’empereur Kangxi:l’empereur Kangxi (1654-1722) l’utilisa notamment lors d’une fastueuse chasse organisée en présence de sa suite et au cours de laquelle il abattit deux fauves (et voilà !!! encore deux tigres qui finissent mal).
En souvenir de cet exploit, et désireux de rendre hommage à son grand-père, son petit-fils Qianlong baptise cette arme « Esprit du Tigre ».
*Les Qing (1644-1911) sont des empereurs d’origine mandchoue. Kangxi et Qianlong sont les deux plus grands souverains de cette dynastie. Ces deux monarques agrandissent considérablement l’empire et nouent des contacts bienveillants avec les missionnaires jésuites. Succédant aux Ming peu militarisés, les Qing ont apporté au cœur de la cité interdite les traditions de la steppe.
On y trouve également des armes et armures japonaises. Très travaillées, elles sont constituées d’éléments de métal laqué. Ils sont réunis entre eux par des lacets de soie. Ces armures japonaises allient souplesse et rigidité et sont conçues pour résister aux flèches plus qu’aux coups de sabre… mais elles seront perfectionnées par la suite !
PHOTO XIAO LONG
On y voit un kabuto (le kabuto est le casque porté par les samouraïs) en forme de queue de poisson des années 1720 au milieu d’autres aux formes parfois curieuses… très créatifs ces Japonais !
PHOTO XIAO LONG
De nombreuses armes dont un éventail, un sabre pour enfants, des tanto (couteau japonais légèrement courbe à un seul tranchant dont la taille de la lame est inférieure à 30 cm…) sont également exposées.
PHOTO XIAO LONG
Ainsi donc, pour les amateurs de beaux objets et d’armes de tous poils… une visite au Musée de l’Armée de Paris s’impose !!!
S’il y a bien un incontournable en Tai ji quan, c’est bien le concept des « portes »… Evidemment, si on pratique tout seul et que l’on a jamais l’occasion de travailler (« jouer » serait plus juste J) avec un partenaire, on peut complètement passer à côté. Mais, j’enfonce là une porte ouverte… (désolée, ça sent les vacances !)
Elles sont partout, dans chaque technique, parfois une toute seule comme une grande, parfois plusieurs… Et, pour ceux qui se demanderaient encore à quoi sert d’apprendre à tourner des mains, Xiao Long leur répondra que c’est une approche de ces mêmes portes.
Un brin de théorie :
Bā Mén : 八门 que l’on traduit par les huit portes ou bien les 8 potentiels, ce terme fait référence aux 8 principales techniques de mains (membres supérieurs)
Elles correspondent aux 8 trigrammes* (BAGUA) et aux 8 directions géographiques. Enfin, ce concept de correspondance ne serait pas chinois s’il n’était pas multiforme… et différentes théories cohabitent en fonction des écoles, des époques… Donc, Le Petit Dragon – qui a beaucoup réfléchi et s’est cassé les dents sur ces lignes continues et discontinues- n’ira pas jusqu’à vous présenter la panoplie complète des possibilités, il a lâchement fait des choix qui –pour notre pratique- semblent judicieux…
*Figure formée de trois traits superposés, coupés ou non en leur milieu, utilisée dans la divination chinoise, cf : Yi Jing.
Huit potentiels : l’essence du Tai ji quan
Au début, il y a péng…
棚, on prononce péng et on traduit par parer. Dans la pratique, il est perçu comme une force d’expansion. L’énergie de péng est comme celle d’un bouclier qui tourne, dévie et protège, il permet l’écoute. Péng est omniprésent, il est ce fameux « ballon », il exprime notre centre et il comprend virtuellement ses amis lǔ , jǐ et les autres… C’est un plaisir de commencer par péng en travail à deux, car il nous ouvre toutes les portes !
On l’associe à ☰乾 Qián, le ciel, le créateur, la créativité, la force, l’initiative.
捋: lǔ signifie lisser, peigner avec les doigts.
lǔ est traduit par tirer, rouler en arrière, attirer dans le vide, céder, guider et neutraliser. Petit Dragon voit dans lǔ un guidage qui laisse passer la force tout en adhérant et en contrôlant, lǔ est différent de cǎi.
On l’associe à ☷坤 kūn , la terre, la disponibilité, l’adaptabilité, l’accueil, le don de soi.
擠, 挤: jǐ : Presser, bousculer, pousser…
C’est une action percutante ou une énergie qui propulse. C’est péng plus àn.
On l’associe à ☵坎 kǎn, l’eau, l’insondable, la profondeur, force de l’eau qui avance… un yang entre deux yin.
按: àn
Presser, appuyer sur, contenir, contrôler, restreindre, réprimer, tenir quelque chose dans la main, selon, conformément à.
Dans le contexte du tai chi chuan, àn est traduit par pousser, presser vers le bas, l’avant ou le haut, repousser des deux mains.
C’est une énergie qui repousse et déracine.
On l’associe à ☲離 lí , le feu, ce qui s’attache, la clarté, la lucidité, la vivacité, l’éclat.
采: cǎi C’est cueillir, exploiter, recueillir, extraire… on dit souvent saisir. Au sens propre et figuré finalement car, on va saisir- par exemple un poignet- et tirer vivement dans une direction pour surprendre le partenaire, le faire sortir de son centre, l’obliger à réagir et profiter de cette réaction ;)
On l’associe à ☴巽 xùn , le vent, une rafale de vent qui déracine.
挒, 列: liě est traduit par ranger, aligner, citer, inscrire… Pour nous liě c’est fendre ou séparer, c’est une clé possible, c’est créer un point fixe –par exemple bloquer un pied- et déséquilibrer le partenaire, le faire basculer…
On l’associe à ☳震 zhèn, le tonnerre, l’impulsion, la secousse.
肘: zhǒu
Coude ! C’est simple, non ? Eh bien, non, ce n’est pas si simple car si zhǒu est l’action de donner un coup de coude, c’est aussi frapper avec une articulation saillante.
On l’associe à ☱兌 duì, le lac : Petit Dragon n’a pas trouvé mieux, il y a une faille dans chaque système… en cherchant bien et longtemps, on finit toujours par trouver un argument… beaucoup de yang caché sous une surface yin ?
靠: kào
S’appuyer contre ou sur, être proche de…
C’est le plus souvent l’action de donner un coup d’épaule, de tamponner…ce que l’on peut faire aussi avec la hanche, le dos… kào est puissant et heureusement, car si je dois l’utiliser, c’est que je suis dangereusement proche de mon partenaire… c’est ma dernière chance…
On l’associe à ☶艮 gèn, la montagne, la solidité. Bon, là… l’image est probante
Beaucoup de pratique :
La théorie est jolie et c’est un point intéressant, car elle nous fait toucher du doigt une autre façon de concevoir les choses… mais pour comprendre vraiment, c’est la pratique qui va nous aider. Et, c’est en pratiquant que de nouveaux horizons s’ouvrent (normal, il y a des portes !!!)
Alors, finis les discours… Allez chercher un partenaire et amusez-vous !
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.