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29 novembre 2025 6 29 /11 /novembre /2025 13:17

 

Si on vous offre en cadeau « porte-bonheur » 8 figurines chinoises, il est bien possible qu’ils s’agissent des 8 Immortels. Ces divinités taoïstes ancestrales ) sont au nombre de huit 八仙, pinyin :Bāxiān (bien sûr!!!).

Ils se contentaient, dit-on, de résider paisiblement dans des îles de la Mer de l'Est, dans leurs modestes palais d'or. La vie de château, quoi…

Leur identité a varié au fil du temps et se fixe semble-t-il sous les Ming, même si ils sont supposés avoir vécu sous les Tang ou les Song.

PHOTO Xiao Long

 

Qui sont-ils ?

Il y avait Béquille de Fer - 鉄拐李 Tieguai Li - qui se déplaçait en s'appuyant sur sa canne de fer pour soutenir son ivresse...une calebasse remplie de vin dans sa main libre !

 

 Lan Caihe,藍采和 , pieds nus et en haillons, parfois homme, parfois femme , un excentrique qui toujours chantait à tue-tête, portant un panier de fleurs représentant le bonheur et la longévité ! Il ne porte qu’une seule chaussure.

 

Fils d'un noble, Zhong Liquan ,鐘離権 , fait plus sérieux : il ést le messager du Ciel. Ce général bien dodu de la dynastie Han possédait un éventail qui lui servait à ranimer les morts.

 

Le vieux Zhang Guolao,  張果老 , parcourait quant à lui des milliers de kilomètres par jour, juché sur un âne blanc qu'il pliait et mettait dans son sac lorsqu'il n'avait pas besoin de sa monture (ancêtre de Mary Poppins?). Il protégeait quant à lui les peintres et les calligraphes.

 

Han Xiangzi ,韓湘子 , surnommé « le Pur » est le créateur de la musique liturgique, il jouait de la flûte et protégeait les musiciens.

 

Cao Guojiu ,曹国舅 , Oncle Impérial Cao , était le frère de l'Impératrice Coa parait-il, il est souvent représenté tenant une plaquette de jade comme celle que les fonctionnaires tenaient pour se présenter devant l’Empereur. Quelqques-une y ont vu des castagnettes (?) et pour cette raison sans doute, il est devenu le protecteur des acteurs.

 

Le chef de cette petite troupe était un alchimiste taoïste: Lü Dongbing. 吕洞宾 , Armé de son épée, il chassait inlassablement les démons. Compatissant , proche des gens, il incarne bien l’esprit du taôisme. Et ce, même si certain courant populaire le voit plus en ermite anticonformiste.

 

Enfin, n’oublions pas Demoiselle Immortelle, He Xiangu 何仙姑 ,. Elle était née avec six cheveux dorés et était souvent représentée une louche à la main ou un chasse-mouches, parfois encore avec un lotus (plus poétique!).Quelquefois, c’est une pêche qu’elle tient, une pêche d’immortalité bien sûr !!! Elle est herboriste et devineresse.

 

Ces Immortels sont les héros de nombreuses légendes, dont la plus connue est un périple dans le monde sous marin.

Au cours de ce voyage, Lan Caihe fut fait prisonnier par le fils du Roi-Dragon de la Mer Orientale. Les Immortels durent affronter le Prince pour libérer leur ami avant de poursuivre leur route.

 

PHOTO Xiao Long

 

Pourquoi évoquer ces personnages? Ces Immortels auraient-ils un lien avec les arts martiaux ?

Il existe  un poème Tang, « Les huit immortels dans le vin  », qui décrit les Immortels en train de s’enivrer et selon certains, les styles de Kung fu qui utilisent la « boxe de l’homme ivre » zuì quán / 醉拳 "le poing ivre", s’en seraient inspirés.

Ces techniques qui imitent les mouvements d’un homme qui titube auraient, selon une légende, servi à leurrer les adversaires potentiels et faire croire que - même ivre- un moine peut être redoutable ! A moins que ce ne soit juste pour faire croire à l’adversaire que l’on est une proie facile ?

PHOTO Xiao Long

 

Il existerait 8 façons de faire, 8 formes, chacune de ces formes s’inspirant des techniques de l’un des Immortels et mettant en avant ses caractéristiques…

Ainsi, celui qui imite Béquille de fer utilise surtout une jambe et sollicite beaucoup moins l’autre. Celui qui imite Han Xiangzi fait comme s’il jouait de la flûte ! …

Il existe également « l’épée ivre » ainsi que le bâton … la flûte de champagne n’est pas répertoriée...

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
15 novembre 2025 6 15 /11 /novembre /2025 13:23

Le chat, cet animal domestique, chez lequel nous habitons – quand nous en avons un- s’est rapproché de l’homme, il y a bien longtemps : près de 9000 ans pour certains… Cet animal solitaire à l’origine a peut-être fini par succomber à l’attrait d’une belle gamelle bien remplie…

 

Des ossements de chat vieux de 5300 ans ont été découverts il y a quelque temps déjà sur le site archéologique de Quanhucun, petit village chinois du Hunan, par l’équipe dirigée par Yaowu Hu, de l'Académie chinoise des sciences.
 

PHOTO Xiao Long

 

Soyons pragmatiques : Si la relation homme-chat a existé très tôt, ce n’est pas parce que que les chats cherchaient des genoux, mais parce que les hommes se sont mis à stocker du grain, ce qui attirait les rongeurs.

C’est donc pour grignoter du rongeur que le chat s’est rapproché de l’homme. Les chats, « par l’odeur alléchés », faisaient un peu de ménage et il s’agissait d’une relation « donnant-donnant » et non de réelle domestication.

Chacun trouvait avantage dans la présence de l’autre, tout le monde était content : les chats avaient à manger et les hommes préservaient leurs récoltes…

Seuls les rongeurs et autres nuisibles n’y trouvaient pas trop leur compte, mais bon, après tout, ils n’avaient qu’à bien se tenir !

 

PHOTO Xiao Long

 

Mais avec les découvertes de Quanhucun il y aurait sans doute plus que cela : Les chats auraient alors cessé de se nourrir exclusivement de leur chasse. On aurait retrouvé des traces de mil dans leur nourriture (ne me demandez pas comment ! ah, si ! par analyse isotopique !). Cette découverte suggère que l’homme leur aurait donné à manger - ce qu’il fait encore et bien trop parfois, on se demande même si certains chats savent encore repérer les souris… plus facile de chasser les croquettes !!!. Le chat serait-il alors, déjà, un chat domestiqué ? Nourri par les paysans en récompense de ses services  et pour l’inciter à rester là ?

Difficile à dire… Il y a les faits (présence de céréales avérée) et les interprétations possibles...

Xiao Long, esprit critique s’il en est, se demande si le millet n’était pas tout simplement dans un bon gros rat bien dodu dévoré par le minet ? Ou si les chats –vaincus par la pub des marques de l’époque (?) ne s’étaient pas déjà mis aux céréales le matin ?

 

Bref, l’argument reste que le matou retrouvé dont il est question semblait être âgé et bien nourri…

Mais qui pourrait nous dire s’il ronronnait sur les genoux du fermier le soir à la veillée   –ou bien s’il était mis proprement dehors pour faire son job de dératiseur?

🐭

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
8 novembre 2025 6 08 /11 /novembre /2025 13:20

🥢

Puisque c’est le week-end et que vous avez le temps de cuisiner( mais si, mais si!), voilà une petite recette simple…

Manger est nécessaire, bien manger est important ! La cuisine chinoise est très attentive à la composition des recettes et l’équilibre est toujours recherché, dans les couleurs, les saveurs… Un des « must » de la cuisine chinoise que nous connaissons est le riz cantonnais.

Il en est des recettes comme des légendes, , il n’y a pas « une » , mais des versions de cette recette. Le 广式炒 (guǎngshì chǎofàn) se décline de plusieurs façon, même si les fondamentaux sont les mêmes.

Loin de ce que l’on nous propose le plus souvent dans de trop nombreux restaurants chinois, voici une version du riz cantonnais qui mérite le détour et qui vous réconciliera ( si besoin) avec la cuisine chinoise !

 

PHOTO Xiao Long

Car, il faut avouer que trop fréquemment le riz cantonnais se résume à du riz parsemé de quelques bribes de jambon et deux trois petits pois qui se battent en duel (du coup deux alors !) avec dessus ou mélangée, une omelette coupée en morceaux…

Pourtant, ce qui fait la particularité du riz cantonais, c'est la façon de cuisiner les œufs ! On verse en réalité les œufs battus sur le riz et on fait cuire en mélangeant constamment pour que chaque grain de riz soit enrobé d’œuf. Mais, ça change tout, me direz vous ! Et vous aurez raison !

Donc, pour ceux qui voudraient tenter l’expérience (et cela en vaut la peine, rien que d’y penser, Petit Dragon en a déjà l’eau à la bouche !)…voilà comment réaliser cette recette :


🥁

Pour 6 personnes, il vous faudra 600 g de riz* cuit, 140 g de petits pois, 100 g saucisse chinoise de Canton et si vous n’habitez pas à proximité un chorizo doux fera l’affaire, 4 œufs, 1 carotte, 2 c. à soupe d'huile végétale, ne pas oubliez les 4 ciboules et les 2 cuillères à soupe de sauce soja, un peu de sel et de poivre si besoin. On peut y ajouter pour les gourmands 50 g porc chāshāo -en cantonais "caa siu"- (mariné dans une sauce sucrée-salée puis cuit au four… hummmmm) et 100 à 140g de grain de maïs.

*le riz jasmin à grains longs va bien, le basmati ou le riz thai font également l’affaire...

Alors, comment s’y prendre ?

Couper en petits dés la carotte, le porc, la saucisse, couper en rondelles les ciboules et battre les œufs. Dans le wok, faire revenir les dés de saucisse puis les sortir et faire revenir la carotte et le porc, ajouter la sauce de soja, laisser 1 minute, puis , ajoutez les petits pois et le maïs. Laisser cuire 1 ou 2 minutes et sortir tout ça et réserver. Ajoutez l'huile dans le wok, mettez le riz à sauter (pif, paf, c’est fait ! … c’est le riz qui saute), bien séparer les grains de riz et verser les œufs, bien battus, puis mélangez tout de suite avec le riz sans s’arrêter , il faut éviter que les œufs fassent « omelette », puis on remet tout ce qui était en réserve, les rondelles de ciboule, un peu de sel et de poivre, on touille délicatement et hop ! On sert tout chaud !

 

Et voilà un bon plat complet, bien coloré en accord avec les 5 mouvements . On a le vert  des petits pois et de la ciboule pour symboliser le Bois , le jaune des carottes et du maïs pour symboliser la Terre  , le riz blanc pour le Métal, le rose-rouge des saucisses pour le Feu , un joli brun noir du porc mariné pour l’Eau… Un plat complet et bien équilibré !

Il est important de rechercher l’harmonie dans tous les aspects de la vie y compris dans la nourriture.

Manger ne signifie pas remplir son estomac n’importe comment…. On est loin du mauvais fast food !aaah ? Il en existe un bon ?

Il faut que les saveurs, les couleurs les textures s’accordent entre elles et fassent du repas un plaisir et un atout santé… Il ne reste plus qu’à s’asseoir tranquillement et savourer lentement : bonne digestion assurée !

Bon appétit !


 


 


 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 13:05

    La fête de la lune célébrée le soir du 15ème jour du 8ème mois lunaire est passée… C’est l’occasion de partager quelques recettes… et quelques vœux de bonheur ! On peut aussi échanger quelques histoires avant d’aller se promener dans les rues avec des lanternes en papier pour voir si la lune de mi-automne est bien ronde… derrière quelques nuages parfois…

 

PHOTO Xiao Long

L’incontournable de ces festivités : le gâteau de lune bien sûr !

Yuèbǐng ,Tout rond et doré (comme une … lune !), on peut d’ailleurs en trouver toute l’année, mais bon… il est meilleur ce soir-là, c’est sûr ! Il peut contenir un cœur en crème de dattes, de soja ou de haricots rouges... On en trouve au sésame noir, au lotus ou même au durian (dont le goût est bien plus appréciable que l’odeur… si particulière que certains hôtels en Asie arborent un panneau « Interdiction d’apporter son durian du soir dans sa chambre ! »).

Parfois le gâteau de lune contient un œuf (spécial ! Mais à tester !!!), ou des graines… Xiao Long, en vrai spécialiste de la chose, en connait aussi des salés ou poivrés (poivre de Sichuan).

C’est l’occasion aussi de goûter aux crêpes Bo-Bing (eh non, nous n’avons pas l’exclusivité de la confection des crêpes…). Salées, rondes et blanches (comme des… lunes…aussi), elles accompagnent la viande (hum ! Fameux avec du canard !) ou les légumes (un « truc à choper des vitamines » comme le dirait un dragon néanmoins ami de Xiao Long !).

Il doit bien rester encore quelques boites de ces fameux gâteaux dans le commerce… En fait, on peut vraiment en trouver tout au long de l’année, donc pas de panique, il est encore temps de faire leur connaissance !

Sinon, il ne vous reste plus qu’à mettre la main à la pâte ! Voici une recette -parmi d’autres… qui existent aussi !

Pour la pâte
  • 180g de farine

  • 50g de beurre mou

  • 40g de sucre

  • 1 cuillère à soupe d'eau froide

Farce au sésame noir (celle que Xiao Long préfère avec celle aux graines de lotus!)
  • 100g de sésame noir 

  • 60g de sucre

  • 50g de beurre fondu

  • 1 cuillère à soupe de miel

  1. Dans un bol, mélangez la farine avec le beurre mou et le sucre.

    Ajoutez l'eau progressivement et former une pâte lisse bien homogène.

    Laissez reposer la pâte au réfrigérateur pendant 30 minutes pour qu’elle devienne plus facile à former

  1.  Grillez légèrement les graines de sésame dans une poêle à feu moyen, en remuant régulièrement

    Une fois refroidies, broyez-les dans un mixeur.

    Mélangez ensuite la poudre de sésame noir avec le sucre, le beurre fondu et le miel pour obtenir une farce . Formez de petites boules avec cette farce et réservez. Vous pouvez choisir une autre farce bien sûr !

    Sortez la pâte du réfrigérateur et étalez-la sur une surface farinée.

  1. Découpez-la en cercles assez grands pour envelopper la farce. Placez une boule de farce au sésame noir au centre de chaque cercle de pâte, refermez et formez une boule.

    Pressez chaque boule dans un moule à gâteau de lune si vous voulez lui donner la forme caractéristique et les motifs traditionnels.

  1. Préchauffez le four à 180°C.

  1.  Badigeonnez les gâteaux avec le jaune d'œuf battu pour leur donner une belle couleur dorée à la cuisson. Faites cuire pendant 20 à 25 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés et fermes au toucher.

  1.  

Il ne reste plus qu’à les sortir et avoir la patience de les laisser refroidir !


🌞🌝🌞🌝🌞🌝🌞🌝🌞

Un peu de rêve :

Le tableau ne serait pas complet s’il n’y avait pas une ou deux légendes derrière cette tradition !

Une des légende attachée à ces gâteau veut que le signal de la révolte des Han contre la dynastie mongole des Yuan ait été donné par gâteau interposé : des messages codés auraient été transmis à l’intérieur de ces gâteaux que seuls les Han consommaient. L’histoire ne dit pas si certains de ces messages ont été avalés en même temps que les gâteaux…

 

PHOTO Xiao Long

Une autre légende parle de Cháng’é que l’on considère comme la déesse de la lune :

Un jour, dix soleils apparaissent ensemble et ruinent les récoltes, assèchent les rivières, laissant le peuple dans le plus grand désarroi. Hou Yi, un archer remarquable , époux de Cháng’é, sauve le peuple de la famine en abattant de ses flèches 9 soleils.

L’Impératrice céleste le récompense en lui offrant un élixir d’immortalité qu’il pourra partager avec son épouse. Celle-ci ne pouvait résister à la tentation de voir cette fiole miraculeuse la sort de son coffret au moment où son époux rentrait à la maison (Ciel mon mari!)

Surprise ( un vrai flag'), elle avale tout le contenu de la fiole en un seul coup ! Mais cette double dose ne lui réussit pas vraiment : les immortels ont le pouvoir de se déplacer dans les airs, Cháng’é, elle, ne fit pas que se déplacer, elle vogua jusqu’à la lune !

Dès lors, la voilà seule, sur la lune, à tout jamais dans le Palais de jade -guǎnghángōng - , séparée de son mari et loin des humains. Seul un lapin de jade - yù tù -lui tient compagnie.

Pour certains, il passe son temps à broyer les ingrédients nécessaire à l’élixir de longue vie, pour d’autre il fabrique la pâte de riz nécessaire à confectionner des gâteaux de riz…

Inutile de dire que les variante sont nombreuses, mais les grandes lignes sont là.

 

PHOTO Xiao Long

PS: Pas de photo d'un gâteau de lune, Xiao Long a tout mangé!!!!!

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 13:36

Il n’est pas toujours nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour voir de belles choses. Pour voir une pagode par exemple, pas besoin de faire ses valises : il suffit de « « voyager » jusqu’à Sèvres.

🏯

La « Pagode du Cœur tranquille »  Tinh Tam » en vietnamien) a été construite par des artisans bénévoles vietnamiens, cambodgiens et laotiens à partir de 1982 qui y ont consacrés tous leurs loisirs : l’édification a duré 8 ans.

Mais comment est-elle arrivée là, au n°2 de la rue des Bois ?

Dès 1954, après l’éclatement du Vietnam en deux zones, nombreux sont ceux qui s’exilent en France. Malgré leur souci de s’intégrer le plus rapidement possible, ils n’abandonnent pas les traditions familiales  et pratiquent chez eux le culte des ancêtres ainsi que la religion bouddhiste. La communauté va s’agrandir…

À partir de 1975, une nouvelle vague de réfugiés vietnamiens, cambodgiens et laotiens arrive en France (chute de Saïgon en 1975, les communistes nord-vietnamiens prennent le pouvoir sur tout le territoire).

Un homme, Jean Sainteny, dépêché en son temps par de Gaulle au Vietnam, devenu un spécialiste de l’Extrême-Orient et poursuivant une brillante carrière politique, est touché par la situation des réfugiés.

Il sait à quel point la religion est source de réconfort, il obtient de faire aménager pour eux un temple bouddhiste… Oui, mais… où pourrait-on trouver un endroit ? Ce sera finalement… dans le bois de Vincennes… dans une des « huttes » rescapées de l’Exposition Universelle de 1931. Ainsi, c’est le pavillon du Cameroun qui deviendra Grande Pagode du bois de Vincennes en 1977… pas vraiment un look de pagode, mais l’important est que désormais, un lieu existe.

La communauté asiatique s’agrandit encore et de nombreux Chinois s’y adjoignent. Il est question de construire une pagode plus conforme à la tradition. Les fonds seront fournis par les diasporas asiatiques du monde entier et de nombreuses donations.

 

Cette pagode « universelle », coincée entre des immeubles tout ce qu’il y a de plus « occidentaux », rassemble des matériaux venus de différentes régions d’Asie, briques vernissées de Chine, parquets de chêne, de 800 ans d’âge !!!, de Thaïlande… Le monument comporte comme le veut la tradition 3 étages.

Une salle de culte au 1er, une chapelle consacrée à Avalokitesvara, déesse de la miséricorde au 2ème, le tout chapeauté d’un « clocher » en forme de stupa contenant une relique de Bouddha.

La pagode symbolise l’ascension de l’esprit dans sa quête de perfection spirituelle. Le jardin dans lequel un grand Bouddha doré est allongé, est avant tout un endroit destiné à la méditation : lotus, roue du dharma, lions de pierre protecteurs… et même un bananier…

Horaires d'ouverture : Les visiteurs peuvent accéder au temple le dimanche entre 14h et 17h au 2 rue des Bois à Sèvres.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 13:50

Connaissez-vous les "portes de lune"?

Je suis d'accord, on connaît mieux les gâteaux de lune,

mais, bon... Tout ne peut pas se manger!

Dans les jardins chinois si bien pensés et aménagés, il est

bien rare de ne pas trouver au moins une "porte de lune"

 

          月亮 yuèliàng mén.

 

PHOTO Xiao Long

 

Il s'agit d'une ouverture ronde pratiquée dans un mur. Car

le jardin est conçu comme une œuvre d'art et doit offrir

au regard sans cesse de nouvelles perspectives. On ne voit

jamais l'ensemble du jardin. On aperçoit une chose, puis

une autre... C'est un cheminement...

Des fenêtres ajourées, des portes, des recoins

transforment le jardin en mini-univers où les yeux

découvrent à chaque pas un nouveau "tableau" et l'on passe

ainsi de scène en scène, de la "forêt de bambous" aux

"montagnes" ou au "lac"... Comme une estampe sur rouleau

qui ne dévoile que très progressivement l'œuvre créée.

Cet élément d'architecture marque symboliquement le

passage dans un autre "monde:

"Si tu passes cette porte, tu auras un autre ciel au-dessus

de ta tête, et un autre sol sous tes pieds".

 

Lorsqu'on franchit la porte, parfaitement ronde, on en

forme soi-même le centre. On retrouve ici l'influence de la

philosophie taoïste, où l'homme s'intègre à l'univers, où il

est une partie de la nature. Le jardin chinois n'est pas

l'œuvre du hasard, tous les éléments sont choisis pour leur

signification symbolique.

Le jardin reflète la nature, dans ses composantes

végétales, minérales... liquides! Le jardinier en est le

créateur et doit respecter l'équilibre naturel.

Nous sommes loin du « jardin à la française », bien clair,

bien symétrique, contrôlé, maîtrisé... Comme si l’on pouvait

maîtriser la nature. C’est comme vouloir empêcher les

escargots de manger vos salades… un combat perdu

d’avance !

PHOTO Xiao Long

Mais si lorsqu’on parle de jardins chinois, on voit un bel

espace fleurit avec de beaux arbres centenaires, un petit

pont par ci, une porte de lune par là… le concept de jardin

évolue lui aussi en Chine et sans azalées pourpres, sans

glycines ou pivoines, sans pagode ni chemins détournés…

A Zhongshan, tout près de Canton, le Parc du chantier naval

est un exemple de jardin « moderne ». Cette bulle verte de

11 hectares, posée sur une île au milieu de la ville en pleine

agitation, est une création originale et audacieuse

accessible depuis 2002.

Avec ce parc, le paysagiste Kongjian Yu réhabilite une

friche et ses hangars, l’histoire du lieu s’intègre au jardin

et ce n’est pas sans surprendre. Si le Feng Shui préconise

les chemins tortueux, l’architecte ici a choisi les lignes

droites afin de mieux correspondre au lieu et aux éléments

subsistants de cette friche industrielle des années

cinquante : machines, navire, voie ferrée, bâtiment

métallique… Les designers Kongjian Yu, Wei Pang,

Zhengzheng Huang, Qingyuan Qiu et Shihong Lin ont su

exploiter l’existant à merveille. Les perspectives sont

multiples, les promeneurs ne risquent pas de s’y ennuyer…

Le Zhongshan Shipyard Park est un espace écologique

nouvelle génération : les plantations sont adaptées à

l’environnement : pour éviter les montées des eaux

intempestives et dangereuses pour la ville, ce fils de paysan

a imaginé une « ville éponge » en bâtissant des berges en

terrasses successives, donc sur plusieurs niveaux et ces

terrasses sont stabilisées par des végétaux choisis avec

discernement. Ainsi, lors des crues de la rivière Qijiang,

ces berges forment une sorte de barrages qui absorbe en

partie les eaux montantes et permet de préserver la

stabilité des berges.

On retrouve ici l’idée d’adapter son jardin à la nature

environnante. Cette idée sera sans aucun doute à mettre en

pratique par tous , car il nous faut prendre en

considération les conséquences qu’induit le changement climatique.🌞


 


 


 


 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
2 novembre 2024 6 02 /11 /novembre /2024 14:10

 

Un restaurant 100% robotique … ça existe !

Des robots qui prennent les commandes, on connaît déjà, le Japon et la Chine nous ont déjà fait quelques surprises dans ce domaine. Mais dans un restaurant de Guangzhou, il n’y a pas d’employé du tout !

Le « Foodom » utilise 46 types de robots différents et ils sont partout ! Les serveurs sont des robots (ils doivent avoir un petit air guindé quand même…), mais pas que !

Les robots font les cocktails (eh oui ! et ils ne les boivent pas…), servent les bières (ils lisent les étiquettes ? ou regardent, émus, les canettes de métal qui leur rappellent un petit frère ?), confectionnent les burgers , les salades (pas dur ! y’a qu’à mélanger un peu tout…), les desserts (ils portent des gants et des charlottes en papier ?)…. et vous l’amènent à votre place.

Et en plus, en coulisses, les machines s’attèlent également à faire la plonge, réceptionner les livraisons et assurer le stockage des différents produits !

 Les propriétaires ont sans doute la chance de ne pas avoir à faire à des revendications syndicales de leurs robots …. Il reste à gérer les professionnels qui en permettent le fonctionnement de ces petites bêtes: programmeurs, ingénieurs, managers de restaurant … chefs (top ! les chefs !) … et autres analystes de marché…

Les visiteurs prennent place dans un décor mi-pop/ mi futuriste et passent commande à partir d'un écran tactile qui présente le menu du restaurant. Une fois que vous avez choisi et confirmé (touche "valider" !), les informations sont transmises, et le plat « se » prépare et 5 minutes après le repas est servi - ben, oui, pas de bla bla en cuisine !!!  (Ça fait rêver… Xiao Long connait un restaurant où le plat met … un temps certain avant d’arriver ! On peut même faire sa sieste postprandiale par anticipation !!!) .

Et, tout est cuit impeccablement selon la recette initiale, à la seconde près!

PHOTO Xiao Long


 


 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
26 octobre 2024 6 26 /10 /octobre /2024 12:53

 

Bientôt la saison où les calendriers vont commencer à tomber dru : celui de la Poste, des pompiers, des préposés au ramassage des ordures ménagères, du Club de Bridge, de la Maison de Retraite, et associations diverses… De quoi devenir collectionneur (bien malgré soi…). Malheureux calendriers que l'on ne regarde plus guère.... A quand la "dématérialisation"? (ah, oui, mais ce serait aussi celle des "étrennes"...)

Le calendrier chinois n’est pas exactement comme le nôtre : il est soli-lunaire. Les mois sont des mois lunaires, c'est à dire que le premier jour de chaque mois est la nouvelle lune et que le 15e jour est la pleine lune (jusque là, on suit…).

Mais comme dans une année solaire il y a douze mois lunaires et plus d'une dizaine de jours (au secours !), on ajoute sept mois intercalaires ( rùnyuè) au cours de dix-neuf ans (vous pouvez refaire les calculs si vous voulez vérifier…), pour que l'année reste dans l'ensemble une année solaire (toujours là ?).

Selon la tradition, le premier système calendaire fut créé par l'Empereur Jaune en 2637 ! Au cours des siècles les chinois ont modifié leur calendrier pour qu’il suive au mieux la réalité des phénomènes astronomiques.

 Le calendrier a toujours eu une grande importance dans la civilisation chinoise : l’Empereur, « fils du ciel », reçoit un mandat céleste. Le calendrier qui régit la vie de l’état se doit d’être en phase avec les phénomènes célestes. Ce calendrier luni-solaire (yīn yáng lì : 陰陽 ), n’est pas simple :une dérive sur les dates des saisons existe même si elle reste peu visible, et les écarts aux phases lunaires sont bien marqués. Chaque année la présentation du nouveau calendrier et le début des saisons étaient autrefois un événement majeur dans la vie de l’Empire. La production du calendrier était un monopole d’état, toutes réalisations « non autorisées » étaient punies de mort.

 

PHOTO Xiao Long

 

Le calendrier traditionnel chinois actuel (Shí xiàn lì : 時憲 date de 1645, la dernière réforme a été faite par le jésuite Adam Schall (1591 – 1666) astronome impérial à Pékin, directeur du « Bureau astronomique ( !) impérial » (qīn tiān jiàn : 欽天監[]).

 Cette réforme a eu lieu sous le règne du troisième empereur Shùnzhì (順治), dynastie des Qīng (dernière dynastie, d’origine mandchoue, à avoir régné sur la Chine).

Le calendrier grégorien fut officiellement adopté par la République de Chine en 1912 mais du fait des habitudes populaires et de l’occupation du nord par les Seigneurs de la guerre, il fallut attendre le 1er janvier 1929 pour qu’il soit appliqué dans tout le pays.

Bon, après tout ça, quel jour sommes nous déjà ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 12:36
PHOTO Xiao Long

 

Xiao Long est un amateur invétéré de citations et il a souvent croisé Confucius sur la route des proverbes. Pourtant que sait-on de cet homme qui ne semble même pas porter un nom chinois?

Confucius  孔夫子 kǒngfūzǐ, ce qui signifie « Maître Kong » a été latinisé en "Confucius" par les jésuites (mais c'est bien sûr!). On l'appelle aussi parfois 孔子kǒngzǐ. Né en 551 av. J.-C. à Zou et mort en 479 av. J.-C. à Qufu, il est l'un des  personnages historiques phares de la civilisation chinoise.

Premier "éducateur" de la Chine, son enseignement a donné naissance au "confucianisme" (et voilà, on pense un peu et on se retrouve coincé dans un système en "isme"!). Cette doctrine politique et sociale a même été érigée en "religion d'État" dès la dynastie Han et on ne s'en écarta officiellement qu'au début du XXe siècle. 

 

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Sa longue vie en (très) bref:

Selon la tradition, son père, Shu Liang He, descendant de Yi Yin, premier ministre de Cheng Tang, fondateur de la dynastie Shang, gouverna la principauté de Lu (Shandong). Il mourut alors que Confucius n’avait que trois ans, laissant sa famille dans la pauvreté. Dès l’âge de dix-sept ans, grâce à un goût précoce pour les livres et les rites, Confucius serait devenu précepteur. Il se maria à dix-neuf ans et eut trois enfants (un fils, Kong Li  et deux filles). Pour vivre, il effectuait probablement des tâches administratives pour le chef de province. La légende dit qu’il aurait rencontré Lao Zi  老子 en allant consulter des annales, et qu’il en aurait été si fortement impressionné, qu’il n’aurait plus parlé pendant trois jours ou un mois(?!).

Après quelques emplois subalternes à la cour de son prince, il devint Grand Ministre de la Justice de Lu. Il quitta son poste de Ministre et en -496 et partit pour quatorze années d’errance, à la recherche d’un souverain capable de l’écouter. "Chien sans maitre" Confucius se demandait " "Suis je donc comme une courge amère qui ne peut que pendre à sa tige et qui n’est pas mangeable ? " Il rentra enfin définitivement à Lu pour se consacrer jusqu’à sa mort à l’enseignement et à la compilation de textes anciens.

 

Les (très) grandes lignes de sa pensée:

Un homme ne peut se contenter de "vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages" (et pourtant parfois, il aimerait bien...), il lui faut vivre en bonne société avec ses semblables. Confucius instaure un ensemble de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. La Chine était alors divisée en royaumes indépendants, les luttes pour l’hégémonie rendaient la situation instable et l’ancienne dynastie des Zhou avait perdu le rôle unificateur et pacificateur que lui conférait le "mandat du Ciel". Confucius voulait donc restaurer ce mandat du Ciel qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur vertueux.

Confucius développe entre autre la notion de "Junzi" (gentilhomme): où l'on parle de noblesse de cœur et non de noblesse de sang. Son enseignement était ouvert à tous. Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays Elle s’accompagne cependant d’un devoir de (respectueuses bien sûr!) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction.

 De nombreux lettrés chinois, se réclamant à juste titre de l’enseignement de leur Maître, ont quand même péri ou ont été bannis, pour avoir osé critiquer l’empereur quand celui-ci, sous l’emprise d’une clique du harem ou de prêtres taoïstes, ne prenait plus soin de son peuple et laissait le pays sombrer dans la famine ou la guerre civile. Confucius attache une grande valeur à l'exemple: si le gouvernant mène une vie exemplaire, alors le citoyen fera de même et donc l'Etat sera prospère, l'homme sera heureux.

 

Mettant l’homme au centre de ses préoccupations, Confucius n’a pas fondé de religion au sens occidental du terme, même si un culte lui a été dédié par la suite. Il fonde une morale  structurée par les  "rites"  et vivifiée par la sincérité, mettant l’accent sur l’étude et la rectitude. La lecture des "Entretiens" de  Confucius montre qu’il ne voulait pas être un maître à penser, et qu’au contraire il voulait développer chez ses disciples l’esprit critique : " Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui".

Confucius considérait que l’homme doit se conduire sur la base de cinq vertus : la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté. Le respect des parents, de la vie et de la mort était également un de ses concepts clés.

 

Le film (en bref évidemment):

Un film sur Confucius est sorti, non sans faire de vagues, en 2010: Chow Yun Fat  (Tigre et Dragon) y joue le rôle titre. La vie de Confucius y serait par trop "romancée » selon la critique.

 

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28 septembre 2024 6 28 /09 /septembre /2024 15:47

Qui n’a pas  un jour, utilisé du baume du tigre ? Mais d’où vient le baume du tigre de Aw ?
Voilà un curieux personnage!
Entrepreneur et philanthrope
Aw Boon Haw  (胡文虎 , pinyin : Hú Wénhǔ , né en 1882 à Rangoon (Birmanie), mort en 1954 à Hong Kong)  a créé et commercialisé le fameux "Baume du tigre", appelé souvent "Baume chinois". Fils d'un Birman chassé de Chine, qui exerçait la profession d'herboriste, il développa une grande curiosité pour les plantes médicinales. Il hérita avec son frère de l'officine paternelle et développant les recherches de son père, lança une pommade fortement mentholée censée tout soigner (ou presque) migraines, états grippaux, douleurs articulaires, musculaires... 


Ce baume miraculeux fut baptisé "Baume du Tigre" (peut-être un clin d'œil avec son prénom, Wen Hu? Hu signifie "tigre". Même s'il parait que cette recette n'est pas inédite et qu'elle s'inspire largement de celle d'un baume inventé par le médecin et herboriste de l'Empereur (de Chine bien sûr, même si on ne nous dit pas lequel...), Aw eut du succès jusqu'en Chine et à Hong Kong.
 

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Ne reculant devant aucun sacrifice pour faire sa "pub", il ouvrit à Singapour puis à Hong Kong des jardins publics décorés de nombreux tigres, dragons et autres figures mythologiques (Le "jardin du baume du tigre" à Hong Kong, mais oui, ce n'est pas une blague! Un peu kitsch quand même...), il lance même des journaux ("Sing Tao" en 1939 et "Hong Kong Standard" en 1949, il financera aussi de nombreuses écoles en Chine, et se montrera généreux mécène pour les cercles littéraires...


Bref, grâce à ce "miraculeux" mélange de camphre, menthol, clou de girofle, menthe, cajeput, cannelle et j'en passe, tous les pratiquants de Tai Ji Quan peuvent soulager leurs muscles et leurs articulations endolories après les cours d'une intensité fulgurante J (!)… ou s'y préparer...
 



 

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