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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:32

Il est parfois étonnant de s’apercevoir que nos bras, nos jambes, notre corps se meuvent… indépendamment de nous ! À croire qu’ils ont une vie propre et que notre tête ne dirige plus rien !!!

Dans la vie courante, notre corps obéit sans que l’on ait de gros efforts à faire. Mais quand il s’agit de reproduire exactement un mouvement ou une technique précise, on se sent empoté et notre cerveau patine… Pourquoi ?

Parce qu’on enlève le pilotage automatique et que l’on passe au vol libre ! Le mouvement est un prétexte à la prise de conscience de soi.

Mieux nous percevons notre corps dans l’espace, plus nos mouvements sont fluides, harmonieux. Prendre conscience, c’est « prêter attention à l’expression sensorielle que procurent les mouvements afin de créer de nouveaux circuits nerveux ».

Le premier pas est donc de prendre conscience de son corps et de savoir comment il « marche » : un découpage (au sens figuré !) en zones  peut nous aider à comprendre.

 

On part du bas et l’on distingue une partie qui va des pieds aux genoux : voilà la zone en contact direct avec le sol, celle qui prend en charge le poids du corps.

Il sera donc très important d’apprendre à sentir comment sont posés ses pieds, où se trouve le poids du corps, comment il est réparti (au centre du pied, en avant, en arrière… sur les deux pieds de façon égale, plus à droite qu’à gauche…). On veillera à garder l’alignement entre pied et genou afin de protéger ses articulations… La sensibilité est la caractéristique de cette zone.

Des genoux au Dan Tian (sous le nombril, notre « centre ») s’ouvre une zone source de puissance à la fois centre de gravité et centre d’énergie. Il est souvent difficile de sentir son centre de gravité, en général quand on en prend conscience c’est qu’il n’est plus… central et que l’on commence sérieusement à prendre de la gîte.

En hau,t on peut considérer une zone qui définit l’alignement du corps. C’est ici que tous nos petits muscles abdominaux et dorsaux ont un rôle à jouer ,pour nous aider à avoir une bonne posture et que la colonne vertébrale maintient une verticalité correcte. C’est ici aussi que se place la respiration (Je rappelle qu’il est vivement déconseillé de pratiquer en apnée : Le « Grand bleu » a très mal fini sa carrière).

 

Au sommet, la zone de l’intentionnalité, des sens on voit, on entend… on perçoit… et de là partent les principes du mouvement (en principe). Voilà le pilote.

 Ce ne sont là que de grandes lignes.

 

Une question se pose encore : Comment arriver à prendre conscience de son corps dans l’espace, comment « sentir » ce qui se passe en mouvement ?

Il faut prendre le temps de faire et refaire un mouvement pour analyser ce qui se passe et apprendre à contrôler le mouvement. Si on sent son mouvement, on pourra le modifier, l’améliorer.

On peut travailler par segments, sur des choses simples. C’est le sens des exercices dans lesquels on ne s’occupe que des jambes et des pieds » par exemple : on peut mieux se concentrer et vérifier que l’on est bien le chef, que l’on maitrise la situation. Et puis il faut savoir être patient avec soi-même, s’accorder quelques « dérapages  incontrôlés », s’y remettre et surtout apprécier ses progrès. La qualité d’un mouvement peut se définir en termes de fluidité et de dépense minimale d’énergie pour une efficacité maximale.

 … Et après, on peut tout faire (voir photo pour rêver)…. Ou presque !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 16:28

Pourquoi synchroniser les mouvements du haut et du bas du corps ? 

C’est une question légitime, après tout, ce serait tellement plus simple si on pouvait faire l’économie de la coordination ! Parce qu’il faut bien l’avouer, certains pourraient avoir la sensation d’avoir été trompés sur la « marchandise » :

On vous dit « Faites du Tai Ji Quan, c’est relaxant, on oublie tout, on se vide la tête… ». Oui, mais… Dès que l’on se met en mouvement, on commence à penser à ses pieds, à ses mains (car en réalité, on en a beaucoup plus que ce qu’on croyait au départ !!!) et on peut se demander en quoi on est relax ? Et pourquoi se vider la tête la remplit à ce point !!! 

« Shou Jiao Qi Dao Fang Wei Zhen »  !!! Voilà la réponse...

(Mains et pieds arrivent en même temps, voilà la vérité)

Et là franchement, il n’y a plus rien à dire !

 

Enfin, si finalement :

 

La synchronisation est là pour créer une harmonie extérieure et intérieure.

 

S’il n’y a pas de coordination, alors l’esprit  joue d’un côté et le corps joue une autre partition. Corps et esprit sont déconnectés l’un de l’autre… Ce n’est pas « beau » dehors, on n’est pas « bien » dedans : je ne suis pas « un », ils sont deux (et moi, je suis perplexe !)

 

Pour donner l’impression d’harmonie et avoir la sensation d’harmonie, le corps et l’esprit sont unis ; au début, ils sont surtout reliés, l’un exerçant un contrôle sur l’autre. Le plus souvent c’est l’esprit qui agit, qui surveille, qui donne les règles du jeu.(Voir article sur les 6 harmonies)

 

Nous avons tous un besoin maladif de réflexion, d’analyse. On ne fait pas confiance au corps, sans la tête que feraient les jambes !!! C’est d’autant plus amusant (j’en vois d’ici se rouler par terre de rire!!!) que le plus souvent, c’est à cause d’un esprit trop « fort », trop présent que le corps perd le fil…  Mais avec un peu (beaucoup, passionnément…) de temps et de patience… petit à petit, l’esprit se détend, raisonne moins, tient plus facilement compte des sensations. Un équilibre se crée, coordonner les mouvements devient plus facile et même… agréable. Et là….

Vient "LE" moment dont on vous parle tant : celui où on peut se détendre et tout oublier…

 

« Avec le temps et la patience,

 

La feuille de mûrier devient de la soie »

 

Proverbe chinois (bonus !!!)

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 16:18

 

La taille joue un rôle primordial dans la pratique du Tai Ji Quan et en Tui Shou (à plus forte raison!): elle est non seulement le centre physique, au centre du corps, c’est  aussi le centre énergétique. Jouer de la taille, c'est jouer avec son centre de gravité et apprendre à diriger l'énergie.

L'énergie s’accumule dans le Dan Tian, grâce à l’esprit. L’énergie y circule et peut être envoyée où l'on en a besoin : l’énergie est disponible grâce à la souplesse des hanches et du bassin pour des mouvements agiles et vifs si nécessaire et quand nécessaire . Et on ne peut être souple que si l'on est détendu (pas ramollo, juste relâché!)

"Le qi est un drapeau, la taille est sa hampe"

  S'il doit y avoir "explosion de force", c’est grâce à la disponibilité de la taille. Le style Chen, rend visible ce travail de taille plus que notre style Yang, plus doux et mesuré. Mais cela ne veut pas dire pour autant que nous devons être raide comme la justice (bizarre d'ailleurs cette expression?!!!) et agiter les extrémités bras et jambes sans lien. 

  La souplesse des mouvements vient de la taille. C'est ce qui rend plus fluide, ce qui "met de l'huile" dans des mouvements: il ne suffit pas de bouger les bras artistement, il faut essayer de bouger à partir de son centre (bon, d'accord, déjà, il faut le trouver ce fameux centre... Mais si c'est possible! Bon, c'est vrai, au début c'est difficile...Mais j'ai dit "essayer"...) 

      

Dans les exercices de Tui Shou, si on peut dévier la force (du bon côté... Obiwan!), c'est bien grâce à la taille, mouvante et souple. Elle ne peut rétablir l’équilibre, dévier la force, contre carrer les  attaques  que si elle s’adapte : si la taille se bloque, l’attaque passe et déracine.

      La taille distribue l’énergie : la taille transmet le jin des jambes vers le haut du corps, l’énergie transite par la taille qui l’oriente et la distribue aux membres supérieurs. Si la taille est bloquée, si l’on est crispé, elle ne peut jouer ce rôle de volant qui contrôle, guide, coordonne, accumule et peut émettre l’énergie. Il faut relâcher pour que le corps soit uni (uni dans la souplesse et l'élasticité, pas uni comme un bloc de béton).

      Les pieds n’ont de force et le bassin d’assise que si la taille est relâchée et toujours au même niveau par rapport au sol: les hanches sont placées comme si l'on était "dans un fauteuil", le bassin plat, bas du dos droit,on est assis, centré, stable!

Et voilà pourquoi il vaut la peine d'être attentif à sa "taille"... pour être à la hauteur (?) du mouvement, sinon... on ne fait pas le poids (? Lourd!!! Xiao Long n'a pas pu résister!) 

 

.

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:54

Le mental joue un grand rôle dans ces deux disciplines, comme dans bien d'autres d'ailleurs. Trop souvent on met en avant les qualités, les bienfaits d'une activité physique et on occulte, totalement parfois, l'aspect mental. Pourtant...

Trois éléments sont incontournables pour ces pratiques: la régulation du mental, la régulation de la respiration, la régulation du physique.

 

Le mental est la clé: "Quand la pensée vient, le Qi arrive". Comment contrôler, agir sur la respiration sans la pensée? La respiration est automatique, on ne peut la réguler, l'affiner, la calmer que grâce à l'intervention de la pensée. Il faut commencer par prendre conscience de sa respiration, la ressentir, l'analyser en quelque sorte. Est-elle longue, courte? Superficielle, profonde? Régulière, saccadée? 

 

Le mouvement, qu'il soit de Tai Ji Quan ou de Qi Gong, demande aussi conscience et précision. Ce n'est pas un mouvement spontané (et là, tout le monde sera d'accord... on a bien besoin du mental pour exécuter un mouvement correct... un peu trop parfois...

Le sourcil froncé, le front plissé, la fumée qui sort par les oreilles ne font pas partie intégrante des mouvements...). L'avantage de la manœuvre, c'est l'esprit est bien occupé à réaliser le mouvement et que du coup, les autres pensées disparaissent (et si elles réapparaissent , c'est plantage assuré!!! Hein que ça sent le vécu, ça!!!)

 

Pour que le mental puisse être à la hauteur de sa tâche, il doit être disponible, apaisé afin que le corps se détende et que l'on puisse faire correctement les mouvements des différents enchainements.  Si l'esprit est dispersé, on ne fera rien de valable... Pour cela, il faut "entrainer" le mental, il saura alors nous protéger des émotions trop fortes, des excès, des idées trop noires... de tous les "trop".

 

Le mental, c'est bien d'en parler, mais c'est quoi? C'est tout à la fois l'esprit (Shen), la conscience (Yi), la confiance en soi (Zhi), la réflexion (Si), l'âme (Hun), les pensées (Lu) et l'intelligence (Zhi aussi, mais l'autre Zhi!). Un mental calme est un indispensable pour maintenir la bonne santé physique: combien de maladies ne sont elles pas liées à un mental en rupture...

 

PHOTO Xiao Long

Voilà un long weekend qui s'annonce et aucune excuse du coup: tout le monde a le temps de se poser sur son petit zafu pour une séance de méditation sur le thème "coeur calme, esprit clair".... allez, au boulot!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:35

 

L’étude et la pratique des armes ne se limitent pas à l’apprentissage de techniques de défense. Maîtriser une arme, c’est avant tout une forme de travail personnel, un moyen d’unir corps et esprit  dans l’exécution de techniques.

L’origine des armes remonte à…. Bien loin ! On suppose que les premières armes seraient de simples branches épointées (des armes longues donc), ce qui explique que le bâton, Gun,  soit appelé « mère de toutes les armes ».

Et autrefois le but premier de l’arme était bien de s’en servir pour se défendre !

 

Le bâton long ou court, simple ou double, est encore très pratiqué, surtout dans la Chine du Sud et en Malaisie. Avec l’utilisation du silex et du jade, les armes se perfectionnèrent. Puis les armes de cuivre et de bronze virent le jour (dyn.Zhou). La plupart des armes anciennes existent encore, s’y sont ajoutées cependant d’autres armes au fil du temps : ceci explique la grande richesse de la panoplie chinoise !

 

Même dépassées par l’évolution des stratégies militaires et des matériaux, on a continué à produire les « vieilles » armes. Pour respecter la tradition, elles ont aussi perduré dans l’équipement de base des troupes chinoises !!

 

 En 1937, le Commandant Le Prieur, un observateur français, notait que la hallebarde de Guan (Guandao) faisait partie des épreuves imposées aux élèves officiers… Il s’étonnait devant la quarantaine de kilos d’équipement obligatoire (qui comprenait un parapluie de toile ciré et un siège pliant…).

Il indiquait d’ailleurs aussi que faute de munitions, c’était le groupe qui criait le plus fort « Pao » (BOUM !) qui marquait le point dans les batailles simulées… (Photo de l'armée impériale en 1900)

 

Dans un souci légitime de clarifier les choses, on a cherché à plusieurs reprises à classer les armes. Et ce n’est pas étonnant de voir qu’il existe de nombreuses classifications (selon les périodes ou /et les écoles…) Chacune possède sa logique propre.

La plus connue et la plus utilisée est celle de Maître Pai Yu Feng (XIIème siècle), Patriarche du Temple de Shaolin. C’est la classification des 5 mouvements ou 5 éléments (Wu Qi Wu Fa) :

 

La grande hallebarde, Guandao, correspond au Bois (est, printemps…), au Tigre. Le travail avec cette arme – lourde- renforce les muscles et les tendons… et le Foie.

 

PHOTO Xiao Long

 

L’épée droite à double tranchant, Jian, correspond au Feu, au Phénix (sud, été…). L’énergie du Cœur est favorisée, son maniement favorise la circulation sanguine.

 

Le bâton long, Gun, est lié à la Terre (centre, cinquième saison…), à l’Ours ! Ses techniques permettent la régulation de l’équilibre général et renforcent la Rate.

 

PHOTO Xiao Long

 

Le sabre à un tranchant, dadao, correspond au Métal (ouest, automne…), au Héron. Son maniement rapide favorise le Poumon, le travail sur le souffle…

 

La lance, Qiang, est liée à l’eau (nord, hiver…) au Singe ou au Serpent. Os et articulations sont renforcés, le rein est favorisé.

 

En Tai Ji Quan, on classe souvent le bâton dans le Bois, le sabre dans le Métal, la lance dans le Feu, l’épée dans l’Eau (coup d’épée dans l’eau ?). Le poing représente la Terre.

Il existe aussi la classification des « 18 armes principales », correspondant aux « 18 Arhats de Lohan » qui sont les disciples du Bouddha.

 

Une autre classification dénombre 365 armes (!!!?) et chacune y trouve sa place, que ce soit l’éventail de fer (Tie Shan), la lance serpentine (She Qiang), la griffe volante, le tambourin à lames (méfiez-vous des musiciens !), l’aiguille tournante du mont Emei (photo), les cymbales hurlantes, ou le parapluie (arme normande par excellence), ou encore le… banc d’auberge (pour les fêtards ?)…

Bref, la moindre paire de baguettes devient une arme en des mains expertes… (Très expertes : c’est déjà assez dur d’attraper le riz avec !)

Selon la théorie du « chaque chose à sa place », l’épée était réservée aux nobles, dignitaires impériaux, officiers de haut rang (certaines sont de véritables œuvres d’arts et n’ont pas dû croiser le fer bien souvent). La taille de l’épée, les ornements de poignée ou de fourreau, la couleur des attaches, la hauteur de suspension à la ceinture étaient codifiés...

La grande hallebarde ne pouvait être portée que par les officiers de la garde impériale ou les « Généraux Tigres » des corps de cavalerie.

Le bâton était attribué aux « bâtonniers » ( !?) magistrats et officiers de police. Le sabre revenait aux militaires, la lance aux gardes des villes et des palais.

 

 Pour tous les autres, les objets les plus courants servaient d’armes : les religieux se servaient de … pelles (Chan) qu’ils utilisaient pour creuser les tombes (le « deux en un » quoi !), ils maniaient aussi à ravir les bâtons à anneaux qui faisaient fuir les insectes ( entre autres…) pour ne pas les écraser (eux), les sceptres figurant les mudras (Fu Shou), les maillets (Shuai) à faire retentir les cloches (et à les sonner…), les anneaux de prière (Fou Shou Shuan)…

 

Les paysans faisaient « feu » de tout instrument agraire : râteau (Ba), houe (Ba Dao), fourche à trois dents (Char), plantoir (Gen), faucille (Lian en photo), fléau (Gieh)… On retrouve l’utilisation du même attirail à Okinawa, groupe d’îles japonaises longtemps sous influence chinoise (le nunchaku est un Gieh, le Saï est le Gen…).

 

Photo Xiao Long

Depuis nos pratiques se sont pacifiées dans des enchainements codifiés …

Il est cependant intéressant de se rendre compte que l’efficacité d’une arme n’est pas dans la forme de l’arme elle-même : tout objet peut être détourné de son utilisation première et se transformer en arme. Esprit, Énergie et Corps unis feront l’efficacité de … la fourchette !!!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:21

 

A plusieurs reprises, la question des différences entre formes longues a été posée à Xiao Long qui a parcouru de nombreuses montagnes pour essayer d’y voir plus clair de son œil de dragon.

Il est vrai qu’on peut être facilement désarçonné au premier abord : on parle de 85, de 88, de 103, de 108… et j’en passe. Cependant, le mal n’est pas très profond… Certains comptages associent des mouvements que d’autres dissocient. Il n’y a que très peu de vraies différences.

Voici donc un article pour ceux qui voudraient se lancer sur la longue piste des similitudes et différences…

Entre 85 et 103 :

1ère partie identique (ouf !)

2ème partie :

Tout va bien jusqu’au repousser de singe, mais là au lieu de faire du « trois en un » (comme les shampoings), on dissocie dans le comptage chaque « repousser » (un pour la gauche, un pour la droite et un pour la gauche de nouveau : donc trois mouvements et non un seul).

On remet ça avec les nuages que l’on sépare, donc de nouveau trois mouvements au lieu d’un seul.

De même pour « séparer les pieds à droite et à gauche »  qui compte pour deux et non pour un dans la 103. Plus loin, même opération pour les « brosser de genoux ».

Enfin, nous voilà tranquilles un petit moment. Mais déjà la fille de jade se pointe avec sa navette à lancer et de nouveau le comptage est perturbé : chaque « fille de jade » compte pour un mouvement à part entière alors que dans la 85 un « mouvement » comprend les quatre « filles de jade ». Et le « parer à gauche » est dissocié du « saisir la queue de l’oiseau ».

3ème partie :

Les trois nuages à nouveau comptent pour trois mouvements distincts. Même topo pour nos petits singes que l’on repousse… Et un dernier petit tour de nuages….

DONC : la forme est identique, les différences se situent juste dans le «  découpage ». Cette opération  s’est faite dans les années 90 (96 d’après mes sources).

 

Et la 88 ?

Il y a quelques réelles différences avec la forme 88  plus ancienne, qui, par exemple, comporte bien aussi trois séries de nuages, mais deux séries de 5 nuages  et une de trois, au lieu de trois séries de trois nuages (différence de météo sur l’axe Nord Sud ?). Dans la 88, les nuages forment un seul « mouvement »  (et non 5 ou 3 dissociés). Les coups de pieds (mouvements 30 et 31 de la 88) sont dissociés, associés dans la 85. Et ce brave serpent ne darde pas la langue au même moment… Mais sinon, ce ne sont que quelques détails de « découpage »…

 

PHOTO Xiao Long

 

Et la 108 ?

Et bien là, dès la queue de l’oiseau les choses se corsent !!!! Car chaque technique :lan che wei,  peng, lü, ji an, compte pour un « mouvement »… Pareil pour les trois « brosser de genoux » de la partie 1, ils sont comptés un par un. Ce qui fait qu’à la fin de cette 1ère partie la 103 est au mouvement 14 et la 108 au mouvement 21 !!! Entre le tigre rapporté à la montagne et le poing sous le coude, la 108 insère le peng, lü ji an…et un simple fouet.

Pour compenser, la 103 dissocie les « repousser de singe » que la 108 associe… Pour se venger la 108 intercale avant le simple fouet de la 103 des « peng, lû, ji, an » de nouveau (et toc !). Mais la 103 ne se laisse pas faire et dissocie les nuages que la 108 avait regroupés ! Un petit coup de poing se glisse avant le « ban lan chui » (avancer, bloquer, frapper) et du coup, en fin de partie 2, nous voilà avec un score de 58 mouvements pour la 108 au « croiser des mains » contre 51 pour la 103…

Attention, on s’attaque à la 3ème partie : de nouveau un brin de peng, lü, ji an entre tigre rapporté à la montagne et simple fouet oblique. Et « séparer la crinière du cheval » qui compte pour trois (et non pour un ! C’est un cheval à crinière particulièrement abondante !). Encore un peng lû ji an avant le simple fouet. Le 103 sépare ses nuages de nouveau (non, mais !!!). Du coup le coq d’or se coupe en deux dans la 108 (pauvre bête !), alors le singe se fait repousser en trois fois dans le 103 et les nuages se séparent en trois aussi! La main qui perce du 108 se prend un mouvement pour elle toute seule. Et un petit coup de poing se glisse de nouveau avant le pas an avant, bloquer, frapper. Si je ne me suis pas perdue en route, je crois que l’on est arrivé à la fin du match… 103 pour les uns et 108 pour les autres… Pfffff ! Xiao Long en a les écailles toutes ébourifféees..

 

 Pour les amateurs de casse-tête chinois gratinés, je suggère de poser les listes de mouvements des différentes formes sur le sol et de chercher les petites bêtes… Elles ne sont vraiment pas bien méchantes tout… compte(s) fait(s) et cela occupe bien , le soir à la veillée, quand la bruine ne cesse de tomber.

 

 L’essentiel est préservé : il y a bien trois parties : Terre, Homme et Ciel, leurs proportions sont sauves et la Terre est bien petite pour supporter l’Homme (…) Heureusement que le Ciel est immense et domine tout ! Chaque partie se termine harmonieusement par une fermeture apparente et un croisé des mains qui nous permet de rapporter le tigre à la montagne !

 

Le « Grand enchaînement » de 108 mouvements est la pluie qui alimente toutes les rivières des autres enchainements.

Qu’il s’agisse de la 108 de Yang lu Chan, de la 88 ou de la 85/103 l’esprit est le même. Peu importe alors que le découpage soit effectif, qu’il soit ancien ou récent. Le travail de mémorisation, de concentration est identique. Le plaisir que l’on a à exécuter cette forme longue, le bien être que l’on ressent, est identique.

Et..

Il en est des formes comme des noms : le coq peut se transformer aisément en faisan ou en cigogne…. Le volatile reste d’or sur une patte !!!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:20

La boxe du startège Sun Bin (Sun Bin Quan) mérite le détour. Connue sous le nom de "boxe des longues manches"(Chang Xiu Quan), on imagine déjà mieux la chose: les pratiquants de cette boxe avaient coutume de s'entrainer avec leurs manches s'étirant jusqu'à leurs doigts.

 

Et ceux qui ont lu quelques romans de Van Gulik, savent que sous la dynastie des Tang, les femmes qui évoluaient dans les milieux à risques, chanteuses, courtisanes, prostituées, apprenaient à frapper les importuns avec leurs longues manches lestées avec des oeufs de fer (et pas en chocolat!!!).

Dans le roman "Le motif du saule",une acrobate utilise ses manches pour tuer un agresseur, avant de casser le bras d'un autre! Un seul coup, bien placé, les libérait des admirateurs trop empressés...Discrétion et efficacité assurées!

 

PHOTO Xiao Long

 

Il existait aussi dans la panoplie vestimentaire des écharpes plombées, armes insoupçonnables, souvent utilisées par les tueurs à gages chinois. D'un mouvement sec, ils étaient capables de broyer la gorge d'un adversaire, comme on peut le lire dans "Meurtre à Canton".

Il est vrai que cela "plombait" un peu l'ambiance... si on peut dire!

 

La "boxe du Général Sun Bin" est une boxe du Nord, créée selon la légende par ledit général (380-316 av J-C), que l'on confond souvent avec Sun Zi (544-496 av J-C), auteurs tout deux d'un ouvrage nommé l'Art de la guerre.

Ce texte semblait être perdu, on doutait même de son existence, jusqu'au jour où l'on découvrit dans un tombeau des han de l'Ouest, en avril 1972, à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong, des lamelles de bambous, sur lesquelles était retranscrit non seulement les texte de Sun Zi, mais aussi celui de Sun Bin! Cela permit de distinguer nettement les deux auteurs et leurs spécificités.

 

Ce style n'apparait néanmoins, historiquement parlant, qu'à partir de la dynastie des Qing, lorsque Zhang You Chun l'enseigna à Yang Ming Li. On le pratiquait à Qingdao(province du Shangdong) où il est resté populaire.

Il existe plus de 14 formes en Sun Bin Quan. Ce sont les trois premiers enchainements qui sont connus sous le nom de "boxe des longues manches".

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:48

On a parfois bien du mal à s’y retrouver…

Il y a La Forme:

On parle de LA Forme, de la forme traditionnelle (108), de la forme longue (108), du grand enchainement (108), de la forme originelle (108,  « intégrale » -?- je ne sais pas trop, sans doute avec plein de petits secrets ?), de la forme ancienne (108, toujours celle de Yang Lu Chan, fondateur du style Yang)… Bref, moi, je n’y vois qu’une forme apparente, la forme 108 mouvements de Yang Lu Chan…

 

 

Le style « Yang » est très riche, de nombreux maîtres ont laissé leurs empreintes… et leurs enchainements spécifiques : Chen Man Ching, Yang Sau Chung, Tung, Wang Ien Nien… et de nombreuses écoles sont nées… Il semble juste que certains tiennent à une appellation plus qu’à une autre… Mais de toutes les façons, l’important est LA pratique, le reste n’est souvent que guerre de « clochers » (enfin, de pagodes…). A quand une A.O.C?

« Bu hao yi si »  par avance, car je n’ai certainement pas été complète sur  ce sujet… Et il faut admettre que les informations sur la/les forme(s) – ne se bousculent pas vraiment et pourtant Xiao Long s’y est usé les griffes !…

 

Et puis, il y a les formes… Nous ne parlerons que de celles à mains nues que Xiao Long connait.

 

Alors, c’est parti !

 

En 1949 la République de Chine voit le jour.

En 1956 la forme 24 mouvements est crée par des experts réunis par le gouvernement. Parmi eux des représentants de la famille Yang. Cette forme vise à simplifier l’ancienne forme traditionnelle du 108. Le but est de la rendre accessible à tous, et l’introduire dans l’éducation de toute la population. La forme dite - forme de Pékin- se répand, non sans critiques (c’est une forme « politique », « officielle », « codifiée »…).

C’est cependant la plus connue à travers le monde.

 

En 1957, donc peu après, une forme longue comprenant 88 mouvements est proposée. C’est une forme officielle, codifiée, une simplification de la 108. La forme 108 est la forme « ancienne » de Yang Lu Chan et Yang Chen Fu.

Cette forme 88 est un tout petit peu différente de la forme 85, mise au point par Yang Zhen Duo (la forme 103 « redécoupée » par Yang Zhen Duo et Yang Jun, son petit fils, actuels représentants de la famille Yang.)

85 et 103 sont donc très proches de la 88. (C’est bon, on suit toujours ? Ou il vous faut un boulier ?)

 

 

En 1979,  la forme 48 est crée par des experts dans les 5 styles majeurs (Yang, Chen, Wu, Wu-Hao, Sun), appelés par le Ministère des Sports. Le 48 représente plus de difficultés que le 24, il est très technique, très équilibré, vivant, riche en déplacements et varié (Xiao Long l’aime beaucoup !! mais... le trouve plus dur, que l'enchaînement 88 dont la difficulté essentielle reste la mémorisation et la concentration sur la durée - une vingtaine de minutes ou plus si affinités...). C’était l’ancienne forme de compétition.

 

 Le 42 est crée en 1989 pour la compétition, plus rapide que la forme 48, elle a dû faire plaisir aux juges qui apprécient les épreuves plus courtes… C’est qu’en Chine, les participants sont un tout petit peu plus nombreux que chez nous… les journées doivent être bien longues derrière une table (et à noter ! pas à pique-niquer… !). La forme 42 est proche de la forme 48, elle aussi donc utilise les 5 styles. Elle apparaîtra pour la première fois « sur scène » en 1991.

 Les formes 42 et 48 n'étant pas "pur sucre", enfin "pur Yang", elles se positionnent un peu à part et ne sont pas considérées comme des formes "traditionnelles".

 

A la fin des années 1990 sont crées les formes  8 et 16, afin de développer les Arts Martiaux Chinois. Ce sont des formes pédagogiques. Quoi que l’on pense des codes et des simplifications, il faut avouer que ces formes rendent accessibles au plus grand nombre la pratique du Tai Ji Quan, qui ne cesse d’évoluer.

En cela, ces formes respectent la tradition, puisque depuis le départ, "la" puis "les" forme(s) ont été modifiées pour s’adapter à leur « public » et à leur époque. C'est probablement pour cette raison que  le Tai Ji Quan est toujours aussi présent à travers le monde et ...  il restera sans doute encore longtemps présent dans le quotidien de milliers de personnes…

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 16:46

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Souvent Xiao Long doit répondre à cette question, alors essayons de bien faire la différence:

Tai ji quan et gymnastique 

  Le Tai Ji Quan et la gymnastique se pratiquent pour  améliorer la santé par un travail physique et dynamique. On y développe également les sensations.

 

Oui, mais dans Tai ji quan, il y a Quan. Quan, c'est le poing (on le trouve aussi traduit par "boxe").  Donc, on ne fait pas dans la dentelle, car à l’origine, c’est un style martial (même s'il faut l'avouer, cela ne saute pas aux yeux du non initié... blocages, attaques sont -dans les formes- si souples et ronds qu'il faut chercher un peu...)

En gymnastique par contre, il n’y a ni attaque ni défense, ni coups de pieds ou de poings, ni clés, ni lutte... Les mouvements n’ont pas d’applications martiales (ou alors, juste par erreur, si l'on étend son bras un peu trop vite en direction de son voisin?).

Pour aider des débutants à mémoriser un enchaînement, on peut au début montrer les mouvements seuls, mais plus tard il faut expliquer pour quelle raison ce mouvement existe sous cette forme. 

Et le Tai Ji Quan est un art martial interne : il y a une dimension énergétique particulière: ce travail sur l’énergie n'existe pas en gymnastique (même si on en dépense beaucoup... contrairement au Tai Ji Quan, où le but avoué est de s'économiser!)

 

Qi gong et gymnastique :

Le qi gong ressemble bien à une gymnastique, il vise aussi à améliorer la santé  et n’est pas martial, mais il a une dimension interne de travail sur l’énergie qui n’existe pas dans la gymnastique (bis repetita!).

 

Tai ji et qi gong ont par contre beaucoup en commun : la lenteur, la régularité des mouvements, le calme, la détente, la visualisation, la synchronisation du mouvement avec la respiration, le travail énergétique...

 

MAIS le qi gong n’est pas martial, même s’il existe des démonstrations de puissance, gong fa, où l’énergie nécessaire est longuement stockée avant l’explosion, mais le coup est porté sur un objet: ce n’est pas un combat.

La force est utilisée en une fois, sur un point unique, ce n’est pas un face à face où il faut apprécier les distances, le temps…

 

Le Tai ji quan se pratique :

       Les yeux ouverts

       Debout

       En mouvement

       En enchaînement.

       En Tai ji quan, l’énergie se déplace au fil des mouvements et  va où elle est nécessaire, elle est mobilisable quand on le désire, où on le désire ( enfin, pas du jour au lendemain...).

 

 

Le qi gong se pratique :

       Yeux fermés ou ouverts,

       Debout, assis ou allongé

       Statique ou dynamique (peu de déplacements, un pas en avant ou en arrière)… Les mouvements sont isolés ou enchaînés.

      Le qi gong est l’art de concentrer, générer , utiliser  l’énergie.

  

    Il existe des exercices passifs : nei dan (élixir interne) - ou par la concentration (du centre dan tian vers les membres). Comme dans la méditation assise, la petite ou la grande circulation, le qi est généré par le dan tian inférieur, puis il est mis en circulation dans les vaisseaux…

 

    et actifs : wai  dan (élixir externe) : on génère l’énergie par le mouvement, des membres vers le centre, (le corps physique est soumis à une certaine excitation, comme le ba duan jin… Le qi , qi local, s’accumule par la posture, puis s’écoule).

 

Ces exercices servent à équilibrer les flux énergétiques dans les 12 méridiens et les 8 vaisseaux. Ils guident vers une meilleure compréhension du TAI JI QUAN : En Tai ji quan le qi est essentiel, généré extérieurement, intérieurement.

 

Le qi gong du Tai ji met l’accent sur la génération et le stockage du qi grâce à des exercices de nei dan  liés aux mouvements du corps.

 

 

Si le Qi gong apporte beaucoup au pratiquant de Tai ji quan, la pratique (d'un tout petit peu...) d'externe serait tout aussi profitable, afin de mieux capter la dimension martiale de cette discipline: mais il faut rester raisonnable et respecter nos (in)capacités physiques...

 

En revanche, dans un bon canapé... un petit film de Wuxia par-ci par-là... ce peut être une contribution honorable... pour maintenir un état d'esprit sereinement belliqueux...

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:58

Dans nos formes, nous "jouons" très régulièrement du pipa, mais à quoi ressemble donc cet objet? Il peut être intéressant d'en avoir une idée pour éviter les fausses notes (!?).

 

Le pipa ( 琵琶; pinyin: pípá) est un instrument de musique à corde pincées. Muni de 4 cordes en soie ou à présent en acier (moins poétique tout de même...), on le retrouve parfois sous l'appellation de "luth". On parle de pipa déjà dans certains textes datant du IIème siècle avant J.C!

Son origine est cependant obscure: Une légende attribue son invention au "Gouverneur du Ciel", d'autres documents le font venir de l'Inde ou de Perse.

Il en existe une version japonaise connue sous le nom de "biwa", une version coréenne "bipa"... .

 

Le pipa ressemble un peu à une demie poire (c'est de saison) aplatie. Le plus souvent  gravé de bas reliefs ou incrusté de motifs en nacre. Cet instrument est très populaire en Chine depuis la dynastie Tang qui a vu apparaitre une "Ode" qui lui est dédié, composée par Bai Juyi, célèbre poète de l'époque. L'instrument et le répertoire n'ont cessés d'évoluer, ce qui explique sans doute que le pipa soit encore aussi présent dans la vie quotidienne des Chinois.

 

En ce qui nous concerne, on remarquera qu'on joue du pipa à la verticale, une main en haut, une main en bas!

 

Nos intentions sont moins "pures" que celles de la musicienne, puisqu'il peut s'agir d'une clé (de sol?): la main en bas saisissant ou contrôlant le poignet, la main du haut exerçant une (désagréable) pression sur le coude de l'adversaire (on parle ici d'adversaire car après cet exercice, il ne sera peut être plus votre partenaire...).

Ainsi les mains ne peuvent être "proches" l'une de l'autre, puisqu'elles doivent tenir compte de l'espace entre le poignet et le coude.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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