Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 16:31

 

J'entends encore ce jeune dragon aux dents longues et aux griffes acérées dire à Xiao Long: "Le Tai Ji Quan, c’est facile, c'est lent, c’est comme de la gym en pyjama !". Il en faudrait beaucoup plus que ça pour mettre Xiao Long hors de lui. Il a appris à contrôler ses émotions et à respirer profondément devant ceux qui eux, ne manquent pas d'air!

Voilà bien des idées préconçues ! Ce n’est pas si facile, ce n’est pas toujours lent et ça n’est en aucun cas de la gym…

Une question se pose: à qui s’adresse le Tai Ji Quan ?

 Aux jeunes ? Aux vieux ? C’est une fausse question, en réalité il s’adresse à tous. Cela n’a rien à voir avec l’âge, cela à voir avec la patience…

Le Tai Ji Quan, c’est un sport: les articulations travaillent, les muscles bougent, on se déplace (pas vite, d'accord... mais on avance!). On peut jouer en solo, ou jouer duo (duilian/combat arrangés) ou "collectif " (démonstration en groupe)... On peut même jouer en solo dans le collectif... comme en foot quoi...mais ça, c’est une autre histoire….

Le Tai Ji Quan est plus qu’un sport, c’est un art. "Art" vient du latin (aïe!) ars, artis qui signifie talent, habileté, métier, connaissance technique...

C’est un 功夫, gōngfu quoi! Et l’art demande de la patience : gōngfu c’est le travail, la maitrise, le perfectionnement, c’est l’apprentissage auprès d’un maitre-artisan pour acquérir la technique. Le 工夫茶, gōngfuchá par exemple est « l'art du thé », c’est savoir le préparer correctement selon les principes établis.

 

PHOTO Xiao Long

La patience, c’est sans doute une qualité qui tend à disparaitre aujourd’hui. On est un peu dans le tout,  tout de suite… Oui, mais là, ça ne marche pas ! Et puis, on voudrait réussir d’emblée et sans mal, mais le Tai Ji Quan, c’est comme le patinage artistique, c’est chouette à regarder,ça à l’air facile, c’est lent, ça glisse tout seul… oui, mais… il y a un vrai travail derrière.  Et voilà le mot qu’il ne faut pas dire : travail !

 Si on s’inscrit à une activité après le travail,  ce n’est pas pour travailler ! Il est plus facile d’imiter les mouvements d’un professeur que de les apprendre puis de les comprendre. Pourtant, c’est ce travail même qui est « relaxant », impossible de penser à autre chose qu’à ce que l’on fait, la tête se vide du quotidien et de ses problèmes.

On ne va pas passer en revue tous les bénéfices que la pratique peut nous apporter : ils sont nombreux et reconnus.

Le Tai Ji Quan est une recherche, un travail sur soi, et peut devenir un nouvel art de vivre. Ouvrir l'esprit, contrôler le corps, améliorer la concentration, prendre de la distance face aux évènements: voilà qui s'adresse à tous quel que soit l'âge.

Et puis, il ne faut pas oublier qu’apprendre le Tai Ji Quan , ce n'est pas seulement glisser artistement en lenteur en exécutant une chorégraphie particulière, l'apprentissage peut être aussi "dynamique": Etudier les armes, travailler à deux en tuishou ou sur la finalité des mouvements connus, il n'y a pas de quoi s'ennuyer!

 Donc le Tai Ji Quan s’adresse à tous ceux qui ont envie de choisir une activité sur la durée, il n’existe pas de « fast taijiquan » ! (bémol : il existe effectivement des formes rapides dans certaines écoles, mais on les apprend tout de même sur la durée !).

Tout prend du temps dans la nature !

 

PHOTO Xiao Long

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 14:53

 

Fleuve Bleu et le Fleuve Jaune

ne sauraient remplir un vase fêlé."

Huai Nanzi

 

PHOTO Xiao Long

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans PROVERBES
24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 14:49

Le coq va se reposer et une jeune fille prend le relais : Yu Nu Chuan Suo.

Yu se traduit par « jade », le jade est ce qu’il y a de plus précieux, de plus doux, de plus beau. C’est une pierre-talisman, une pierre sacrée.  Nu signifie « femme, fille ».

Les termes Yu Nu ensemble évoquent une femme d’une beauté et d’une grâce sans pareilles.

Chuan c’est « percer, traverser, pénétrer » et Suo est la navette (d’un métier à tisser). Chuan Suo décrit le trajet de la navette qui passe entre les fils de l’étoffe que l’on tisse. Le geste demande une grande dextérité et une grande précision.

 

Ainsi donc, le coq pose sa patte gauche au sol en diagonale et en expirant, pendant que les mains reforment un « ballon », main gauche en haut (droite en bas donc…). La main gauche passe en bas, paume vers l'avant, la main droite en haut, paume vers soi.

Puis tout en prenant appui sur le pied droit et en inspirant, la paume de la main droite se tourne vers l'extérieur, comme si on bloquait un coup venant de haut en bas avec son avant-bras. La main gauche "remonte" (de la hauteur du ventre à hauteur de poitrine) pour repousser l’adversaire. On expire. Il est important de synchroniser la poussée de la main avec le transfert de poids afin que cette poussée soit initiée par le corps et non par le bras seul.

Le poids du corps se replace dans le pied gauche, la pointe du pied droit se "referme" pour retrouver l'axe de déplacement. Les deux mains décrivent une sorte de S, l'idée étant de dévier une attaque adverse en diagonale, avant de saisir à nouveau le ballon, main gauche en bas cette fois, main droite en haut.

Le pied gauche se libère pour se replacer à 45° à gauche de l'axe de déplacement (les fils de l’étoffe commenceraient-ils à s’embrouiller ?). On inspire. Même mouvement à gauche cette fois pour finir, main gauche en haut en blocage, main droite en

PHOTO Xiao Long

poussée. On expire.

Les clés :

  • Conserver la forme ronde du ballon pour le faire "rouler" (pas de galette bretonne, même si c’est délicieux !).
  • La main qui bloque en haut est placée au-dessus et en avant de la tête (pour ne pas se laisser assommer par l'adversaire et recevoir en prime son propre bras...).
  • Pour la transition en S, imaginer que l'on dévie le bras de l'adversaire pour garder un écartement logique entre les deux mains (une distance poignet/coude).
  • Ne pas zapper les changements d'orientation, bien aller vers les côtés pour réaliser la navette, prendre le temps de bien repositionner la pointe du pied sur l'axe à chaque fois, pour ne pas avoir le corps dans une direction et le pied dans une autre, ce qui casserait l'harmonie et défierait toute logique (sans parler des genoux qui ne seront pas d'accord non plus et vous le feront comprendre douloureusement...)
  • Le mouvement est très fluide, très rond, très agréable (si, si !), sans contrainte. La fille de jade lance la navette en douceur (ne pas confondre navette et club de golf...)

 

L’AIGUILLE AU FOND DE LA MER !

La fille de jade a terminé son tissage…, mais... son aiguille est tombée au fond de la mer! Il n’y a plus qu’à aller la chercher ! Hai Di Zhen…海底  Hai signifie « mer », Di est le fond : Hai Di est donc le monde sous-marin. Zhen est l’aiguille. Il existe une expression « Hai Di Lao Zhen » qui signifie « repêcher une aiguille dans la mer », équivalente à notre « chercher une aiguille dans une botte de foin » !

Que se passe-t-il... en bas?

Le poids du corps est dans la jambe gauche à la fin du mouvement précédent, on y place progressivement tout son poids afin de libérer le pied droit qui avance d'un demi pas. Progressivement, on "s'assoit" sur sa jambe droite, ce qui libère... la jambe gauche (bien sûr!). Le pied gauche se repose, pointé devant.

Que se passe-t-il en haut?

L'élément essentiel dans le mouvement du haut du corps reste la taille (toujours la taille !): ce ne sont pas tant les bras qui "bougent" que le haut du corps tout entier. Très souvent, la tentation est de "piquer au fond de la mer" en restant immobile au niveau de la taille, ce qui rigidifie le mouvement du spéléologue.

Pour plus de « fluidité » (Ne vous en faites pas, tout baigne…) c'est la taille par sa torsion qui ramène les bras vers le côté droit du corps, les mains restent assez fidèlement dans la position initiale (fin "fille de jade"). Simultanément, l'appui passe sur la jambe droite. On inspire (il peut être utile de penser à respirer, le « Grand Bleu » a oublié et cela ne lui a pas vraiment réussi…).

Puis au moment où le pied se pose pointé devant, on brosse avec la main gauche, et la main droite - dans un mouvement circulaire (du type roue d'ancienne locomotive à vapeur – mais en plus smart!!!?)- remonte légèrement du côté droit avant de piquer vers le bas. On expire.

Les clés :

*Ce n'est pas parce que l'on vise les profondeurs, qu'il faut plonger en avant et "piquer du nez" par la même occasion. Le regard est dirigé vers le bas, on admire les petits poissons, pas ses pieds...

 

PHOTO Xiao Long

Le dos reste droit: on est légèrement penché vers l'avant, dos droit. Eh oui, le dos peut être droit alors que l'on se penche... (Il n'est pas vertical: vertical signifie droit sur l'axe Terre Ciel).

 

*Pensez à ne pas trop rapprocher le pied arrière du pied avant dans le demi pas pour conserver un bon équilibre.

 

Alors cette aiguille ? L’avez-vous enfin trouvée ?

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 14:42

 

"Un bon cocher doit faire le vide dans son esprit

pour s'unir au souffle de ses coursiers"

 

PHOTO Xiao Long

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans PROVERBES
17 février 2024 6 17 /02 /février /2024 14:39

Après le coup de talon à droite, voilà Shuang Feng Guan Er !

La traduction la plus fréquente est: « Double vent traverse les oreilles », et elle n’a vraiment rien à voir avec le tigre… On imagine bien ce double vent, les deux poings, qui passe par les oreilles… ce genre de courant d’air ne doit pas être très agréable !

Mais il ne semble pas qu’il soit question de vent si l’on s’en tient aux caractères chinois : On trouve parfois celui de « Feng » qui signifie sommet/pic/ cime et on pourrait traduire cette technique par : « Deux pics transpercent les oreilles » : les pics seraient les poings… Et parfois celui de Feng qui signifie « tranchant, acéré » ! Tous ces homonymes nous font tourner la tête !

… Mais d’autres traductions encore sont proposées  « frapper aux tempes » ou « double attaque aux oreilles » ou « double spire traverse les oreilles »… Alors, bref…

Une fois le coup de talon donné, les mains se replacent, paumes vers le ciel, devant le corps et la jambe droite se replie.

 Puis, le talon droit se pose au sol pendant que les mains reviennent vers la taille. On inspire.

Enfin, les poings se forment et on passe en Gong Bu, pas de l’Archer, pour frapper des deux poings. On expire.

PHOTO Xiao Long

Les poings ( !?) clés :

Prendre le temps de ramener les mains à la taille, ouvertes : ne pas former les poings trop tôt.

Lorsqu’on passe en Gong Bu, attention à ne pas se pencher en avant exagérément, le genou ne dépasse pas le pied, la tête reste droite, le regard se porte devant soi (pas vers le sol !).

Les poings, en finition, ne sont pas trop proches : il faut imaginer une tête entre ces deux poings. L’écartement doit être « raisonnable », à moins d’avoir à faire à une victime des indiens Jivaros, ils ne se touchent pas.

Puis, on va se retourner et donner un coup de talon de l’autre côté avec le pied gauche cette fois.

 

SERPENT QUI RAMPE…

C’est le moment de parler des choses qui fâchent : Xia She Du Li !

On vient de donner fièrement un coup de talon avec le pied gauche et voilà que tout se complique : on ramène le pied gauche ainsi que les bras jusqu’alors écartés. La main droite forme le crochet (Gou) comme pour le simple fouet. La main gauche se place devant le corps, doigts en directions du poignet droit. Le pied gauche est pointé près du pied droit (appui). Et c’est parti pour faire le serpent…

On écarte le pied gauche, le posant légèrement en arrière (pour éviter d’avoir les deux pieds sur la même ligne !), l’appui est à droite, les deux pieds pour le moment parallèles. Cette position basse s’appelle Pu Bu… Nous en reparlerons !

La main gauche suit le mouvement et descend devant, le long du corps, paume vers soi. Lorsque la main gauche arrive au genou gauche, la main se tourne, paume vers l’extérieur, doigts pointés vers l’avant pendant que le pied gauche s’ouvre, pointe de pied sur l’axe de déplacement.

Puis le pied droit « verrouille » derrière, on passe la hanche droite (bassin face sur l’axe de déplacement). La main droite suit le mouvement, descend  le long du corps et les doigts réunis du crochet se retrouvent pointés vers le ciel.

Voilà pour Xia (en bas) She (serpent). Il est temps de parler de Pu Bu ! À vrai dire, il y a position basse et position basse… il y a serpent qui rampe et serpent qui rampe… moins ! Dans l’expression « serpent qui rampe », il y a de l’élégance, de la fluidité, de la discrétion : hors de question donc de rester bloqué en bas, de tirer la langue pour remonter ou de faire appel à une grue ou autre poulie. Une seule consigne : modestie !

« Tout ce qui descend, doit un jour remonter »

(Proverbe des plus célèbres de Xiao Long).

 

Le plus important est de respecter la technique et de garder une bonne position du corps (on ne pique pas du nez vers l’avant, et on ne ressort pas le postérieur pour équilibrer la posture !). Il n’est pas nécessaire de plonger très bas pour que le mouvement soit effectué correctement.

 

Après « Xia She », voilà Du Li (comme dans Jin Ji Du Li, le « coq d’or sur une patte »).

Le poids du corps est passé de la jambe droite dans la jambe gauche, on est face à l’axe de déplacement. On prend appui dans la jambe gauche, et les mains servent de balancier : la main gauche qui était en haut, descend pendant que la main droite qui était en bas, monte. Comme pour le « Coq », on se retrouve sur un pied (gauche), genou droit levé, main droite au-dessus du genou.

« Tout ce qui se fait d’un côté, se fera de l’autre côté »

(Autre proverbe non moins célèbre de Xiao Long !)

Je ne vais pas vous laisser sur la branche, le pied droit en l’air : On va reposer le pied droit à côté du pied gauche, ouvrir à angle droit le pied gauche tout en descendant la main droite qui rejoint le poignet de la main gauche qui forme le crochet. Et on peut repartir dans l’autre sens avec le Xia She et le Du Li qui suit. Voilà une grande aventure qui se termine heureusement… Suite au prochain épisode –

Recette de la maison : on peut ouvrir un peu la pointe du pied  d’appui du serpent ou du coq, afin de faciliter soit la descente, soit la bonne tenue de l’équilibre sur un pied.

 

Le serpent qui rampe ci-dessous, exécuté par un membre de l'équipe de Chine , venue à Rouen en 2015, est à regarder - et non à imiter: nous ne sommes pas des champions... juste des pratiquants , attentifs à leur santé et leur bien-être. Ce qui compte c'est la justesse de la technique et non la performance.

PHOTO Xiao Long

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
10 février 2024 6 10 /02 /février /2024 14:25

 

 

« Chats en boule sur le futon,

Hiver devant la maison »

Xiao Long

 

PHOTO Xiao Long

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans PROVERBES
10 février 2024 6 10 /02 /février /2024 14:20

Après quelques nuages, le mouvement du simple fouet (Dan Bian) est reproduit comme précédemment. Puis arrive Gao Tan Ma, « flatter l’encolure du cheval » et, on a de la chance, celui-là n’est pas sauvage !

Le haut :

À la fin du simple fouet, la main droite en crochet s’ouvre, puis se place paume en coupe, vers le ciel, pendant que la main gauche se place aussi paume vers le ciel. Le regard se porte sur la main droite pendant cette préparation.

Le bas :

Pendant ce temps, les jambes aussi ont leur mot à dire, le pied droit, arrière se rapproche en demi-pas et devient jambe d’appui, libérant ainsi le pied gauche qui reste pointé au sol devant.

Dans cette position, la main droite vient glisser à l’horizontale sur la main gauche, paume vers le sol ; l’épaule droite avance un peu grâce au pivot de la taille.

Puis la main gauche, qui s’est placée naturellement (eh oui !) sur le côté gauche, passe au-dessus de la main droite, paume vers le ciel : les mains sont croisées, main droite dessous, main gauche dessus. Pendant cette opération, le regard suit la main droite d’abord, puis la main gauche.

Pas de poing cette fois pour « attaquer », mais la main ouverte, les doigts pointés vers l’avant. On peut par exemple imaginer que la main gauche saisit le poing de l’adversaire (on peut même le tordre un peu… gentiment … ou pas …) alors que la main droite attaque avec les doigts au niveau de la carotide.

 

Points clés :

Comme toujours sur les demi-pas, on prendra garde à ne pas rapprocher trop les pieds l’un de l’autre afin de conserver une bonne stabilité.

Le pied vide, devant est… vide : le poids du corps repose sur la jambe arrière. Cette position permet ensuite de soulever le pied pour le mouvement suivant sans casser la fluidité des mouvements.

PHOTO Xiao Long

DENG JIAO à droite

Deng Jiao est un coup de talon, à ne pas confondre avec Fen Jiao où le pied est pointé. Et l'équilibre sera une fois de plus à l'ordre du jour... Alors, pour donner son coup de talon, l’air de rien, détendu, naturel, voilà quelques « trucs ».

Je termine le Gao Tan Ma, pied gauche pointé devant. Les mains se sont croisées à l’horizontale (gauche au-dessus de la droite).

On sépare les mains au niveau du visage et on repose le pied gauche dans le sens de la marche, légèrement ouvert.

On  s'ancre au sol, tranquillement (c'est du Tai Ji Quan, le jeet kune do, ce n’est plus pour nous!), pendant que les mains décrivent un mouvement circulaire (du visage vers le bas).

Je soulève le pied droit, genou plié, les mains remontent, croisées, main droite à l’extérieur, jusqu’au niveau de la tête.

Puis je déplie « artistement » ma jambe pour donner mon coup de talon à 45°, tout en poursuivant le mouvement des bras qui s’écartent vers les côtés, le bras avant, au-dessus de la jambe levée, légèrement plus bas que le bras arrière.

Puis je replie en douceur la jambe en ramenant les mains ouvertes, paumes devant soi, en reposant le talon droit au sol….

Suite au prochain épisode, mais on n’allait tout de même pas rester sur un pied  jusqu’à la prochaine émission !

Points clés :

La modestie avant tout :

Le coup de talon se fait à une hauteur raisonnable, personne ne vous demande de la jouer « french cancan ». Il n'est pas primordial de lever haut la jambe. Ce coup de talon peut viser les côtes, il peut aussi viser le genou (aïe) ou le tibia (ouille !), voire la cheville de l'adversaire. L'important est d'être stable et "confortable"… et naturel (on ne tire pas la langue, on ne travaille pas l’apnée, on ne part pas en arrière…).

La lenteur :
Il est nécessaire de prendre le temps, cela signifie : ne pas zapper la phase où la jambe monte ou descend repliée. Si la jambe se soulève directement, le déséquilibre menace! On part en arrière et on languit d’atterrir.

(Pour les "trucs" sur l’équilibre, revoir les articles sur le sujet dans la catégorie Tai Ji Quan).

La respiration :
On inspire en montant le genou, pour être en expiration sur le coup de talon.

La souplesse :

Éviter de raidir les bras ou/et les jambes : il n’y a jamais de tendu-articulation bloquée !

 

   

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
3 février 2024 6 03 /02 /février /2024 14:11

 

"Il faut apprendre à être carré à l'intérieur

Et rond à l'extérieur"

 

 

PHOTO Xiao Long

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans PROVERBES
3 février 2024 6 03 /02 /février /2024 14:07

Poursuivons....

 

Il est temps de passer au simple fouet. Dan peut se traduire par « simple » ou « unique » et Bian par « fouet » de cuir, de rotin… Il existe en Chine une arme traditionnelle, le « Jiu Jie Bian », fouet ou chaine à neuf sections.  

Le simple fouet est une technique que l'on retrouve souvent. Dans la forme 88, la forme longue, le Dan Bian revient une dizaine de fois : on a (dan) bian le temps de peaufiner !

Les pieds :

Après Lan Che Wei, nous sommes en Gong Bu (pas de l'archer), poids sur la jambe droite (en avant). On passe le poids sur la jambe arrière (la gauche donc!), puis le poids du corps revient dans la jambe droite: le pied gauche se rapproche et se place, pointé, à côté du pied droit.

Pour simplifier, on se balance d’un pied sur l’autre…

Les mains : Ah oui ! Les mains... Car, il n’y a pas que les pieds… les mains aussi ont des choses à faire !

Lorsque le poids du corps se replace en arrière, la main droite part en arc de cercle par le bas, continue sa route en arc de cercle pour se replacer sur la droite en « crochet », poignet cassé, doigts réunis, (Gou), sur la droite, à hauteur de l'oreille. Pendant ce temps, la main gauche s’active aussi et part en arc de cercle, par le bas, avant de se replacer à hauteur de l'avant-bras droit.

Accessoirement, on évite l’apnée : on inspire...

 

Épisode II :

Le bras gauche s'ouvre, s'éloignant de la poitrine, en arrondi alors que le pied gauche (qui était en léger appui sur sa pointe) se soulève et se repose en avant  (sur l'axe de déplacement donc) par le talon.

Et ENFIN, on déroule le pied gauche, pour terminer en Gong Bu, plaçant la paume gauche vers l'extérieur comme pour pousser. On expire.

Points clés :

Pour une belle stabilité :

  • Garder le corps vertical.
  • Conserver l’écartement de hanches pour l’épisode II.
  • Coordonner le déroulé du pied gauche et le déroulé de la main qui pousse (éviter d’être déjà en appui avant alors que la main n’a pas encore poussé !)

Pour ne pas « loucher » :

  • Le regard suit les mains, cela ne veut pas dire que l’on regarde sa main ! Les yeux voient et suivent les trajectoires des mains (à gauche, à droite, devant), mais ne fixent pas les mains, on regarde un peu au-dessus – ce qui permet aussi de ne pas baisser la tête et de bien garder l’axe du corps.

 

Et martialement parlant?

Ce ne sont pas les interprétations qui manquent : ce serait plutôt le temps pour les expérimenter sur le « terrain ». Le plus souvent le nom « simple fouet » est interprété comme suit : le corps est un  « bras », qui va donner l’impulsion au « fouet » qui est le bras (on suit toujours derrière ?). La main en crochet est le bout de la lanière…

Xiao Long propose d'interpréter le crochet de la main en blocage/saisie ou en frappe.

Si l'on saisit de la main en crochet, on peut ensuite frapper ou pousser de la main ouverte en avant, sous l'aisselle (par l'extérieur), au plexus (par l'intérieur).

Si l'on pare et dévie une attaque de la main ouverte, le crochet peut servir à frapper au visage, à la gorge...

(Attention : ne pas oublier qu’un partenaire est précieux et rare ! Ne tapez pas trop fort sur le vôtre… surtout qu’après – dans la phase deux, c’est vous qui allez servir de punchingball!)

Attention!😉

Toutes ces techniques bien sûr doivent rester fluides....

PHOTO Xiao Long

LES MAINS DANS LES NUAGES…

Les mains dans les nuages (et les pieds dans les flaques –en ce moment !), Yun (nuages) Shou (mains) est un bien beau mouvement qui demande une gentille synchronisation haut/bas…

Pour les « mains dans les nuages », la tête n’a pas intérêt à y être !

On achève le « simple fouet » (Dan Bian), en Gong Bu (pas de l’archer), appui jambe avant donc (la gauche).

On va refermer le pied gauche (pointe du pied vers un miroir virtuel pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir un dans leur salle !), passer le poids dans la jambe droite, puis on repassera le poids dans la jambe gauche.

En même temps, la main droite, en crochet (Gou) s’ouvre, et amorce sa descente, pendant que la main gauche descend vers le bas et passe devant le corps.

Les mains décrivent un mouvement en forme de « jet d’eau » alternatif, du centre vers l’extérieur. Et en bas, il s’agit d’un genre de pas chassé trèèèèès lent (tai ji quan  quoi…).

Cela vaut la peine de se donner un peu de mal, car il faut reproduire ce mouvement 3 fois.

 

Les clés :

Les pieds:

Ils se déplacent latéralement, le pied droit va se rapprocher du pied gauche  et l'espace entre les deux pieds est d'un ... pied... à peu près. On ne joint pas les pieds, ce qui nous donne un meilleur équilibre.

Le pied se déroule à chaque fois du talon vers la pointe, se repose de la pointe vers le talon.

Les genoux sont parallèles –si possible- on ne fait pas chasse-neige, pointes en dedans ; on ne joue pas les canards non plus… pointes en dehors.

Les mains:

 Elles se meuvent dans les nuages (et pas dans du béton !), souples... légères.

La synchronisation pieds/mains est un point délicat. On peut globalement se repérer sur trois points : quand la main droite est en haut, le pied gauche est allégé ; main/pied sont sur une diagonale. Quand les pieds sont rapprochés, les mains sont au centre, droite en bas, gauche en haut. Quand je déplace le pied droit vers la droite, la main gauche est en haut… L’image même du parfait Yin Yang !

Une fois /, une fois I et une fois \ et hop, on repart !

Le regard :

 Il suit les mains au niveau du visage en alternant, une main passe, on la suit, l’autre main passe devant les yeux, on la suit. Le regard « suit le mouvement des mains » signifie que l’on suit le mouvement, pas les mains ! Si votre regard se fixe sur la main elle-même, au deuxième nuage, on ne saura plus où l’on habite!

Le corps :

C'est un mouvement dans lequel la taille joue un grand rôle, c'est elle qui permet l'amplitude du mouvement.

Le changement d’appui se fait sans faire « yoyo » ou montagne russe, on reste à la même hauteur (d’où l’intérêt de bien choisir sa « hauteur de croisière » dès le début… modestie, modestie…)

Accessoirement je n'oublie pas de respirer, ça peut aider! Main droite en bas, inspirer, main droite en haut expirer…


Application(S) :

 Comme toujours, elles sont nombreuses ( clés, projections, frappe... ! Et votre adversaire (car il n’est plus question de partenaire après tout ça !) ne verra plus aucun nuage…  Il ne verra que des étoiles (au moins 36 !)

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
27 janvier 2024 6 27 /01 /janvier /2024 15:56

 

"L'empreinte laissée sur le chemin

n'est pas la sandale elle-même »

 

 

PHOTO Xiao Long

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans PROVERBES

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

.