Il est temps de découvrir-si vous ne connaissez pas- le cinéma chinois wǔxiá piàn :
le wǔxiá piàn se traduit souvent par « film de chevalier errant ». Cela se rapproche un peu de notre tradition des films de cape et d’épée avec la dimension « fantasy » en plus). Xiao Long voulait vous parler d’un de ses films préférés « LE ROYAUME INTERDIT » sorti en 2008.
Le face à face Jet Li et Jackie Chan vaut le détour (4 étoiles au moins au guide Xiao Long, qui bien entendu est une référence incontournable !) C’est le seul film où ils se font face et leurs combats sont signés Yuen Woo-ping – en plus !!
PHOTO Xiao Long
Ces deux acteurs sont très connus – et même en France, si, si ! Ils sont tous les deux de grands experts en arts martiaux chinois, en cascades et autres démonstrations courantes dans les films chinois (cela peut aller du combat dans les bambous géants à l’escalade d’un méga-mur, en passant par l’incontournable marche sur les toits et sauts interminables).
Jackie Chan, plus connu pour ses films très humoristiques, mérite aussi d’être vu dans des films plus « classiques » !
L’histoire n’est pas très compliquée : un jeune américain se trouve propulsé dans un autre monde avec la mission de restituer un « bâton » à son propriétaire. Il apprend par Lu Yan (Jackie Chan) qu’il a entre les mains le bâton mythique qui appartient au Roi Singe (Jet li)…
Voilà un film en tout cas, où l’on apprend que ce ne sont pas les manches longues de sa robe qui pourraient gêner Jet Li dans son combat et que l’homme ivre sait en réalité boxer avec maestria…
Peut-être cela vous donnera-t-il envie d’aller plus loin, tout en restant dans votre fauteuil ?
NB : Il ne manque pas de films wǔxiá piàn, puisque depuis les années 20 où ils sont apparus… on en a tourné quelques-uns !!! (Bon, d'accord, ce ne sont pas tous des succès...)
On peut dire que les années 60 ont largement apporté leur contribution et la Show Brother connait alors une renommée mondiale. Les combats sont déjà finement chorégraphiés. Les années 90 renouvellent le genre, mais les Occidentaux ne découvrent vraiment ces productions que dans les années 2000 (il était temps !) avec « Tigre et dragon » ou « Hero » ou encore « Le secret des poignards volants »…
Il y a de multiples façons de pratiquer le Tai Ji Quan.
Il y a l’approche classique :
Lorsqu'on est seul, on fait un enchainement que l'on a mémorisé et il n'est pas exclu que l'on se demande, si la position est correcte, si la finition est valable.
Si on est en groupe, il n'est pas exclu que l'on jette un coup d'œil aux voisins, afin d'accorder notre rythme (dans le cas n°1) ou pour s'assurer que le mouvement suivant est bien celui auquel on pense (cas n°2) ou encore... pour connaitre la suite (cas n°3, ce qui signifie que l'enchainement n'est pas encore bien "imprimé" dans les circuits).
Et l’approche, disons, moins classique :
On peut aussi réduire le groupe et travailler à deux - en face à face - et en miroir. Un excellent exercice !
- Et voilà, ça y est, encore une invention bizarre, un vrai casse-tête "chinois"!
PHOTO Xiao Long
Et bien, non, pas du tout, ce serait même plutôt l'inverse, m'affirme Xiao Long avec un grand sourire de dragon! Il n'y a rien à "faire" pour l'imitateur, il n'a qu'à... imiter!
Comment ça marche:
Il y a un modèle:
Et il est - comme tout modèle - exemplaire (et ce quoiqu'il advienne!). Ce modèle pratique la forme, comme à son habitude, avec soin, précision, intention... conscient de sa qualité de modèle, il est attentif à chaque instant. ET…
Il y a le miroir:
Le miroir, c'est à dire le partenaire placé en face, est le reflet de l'original. Il se laisse porter par l'image du mouvement et imite- en miroir.
Il n'y a pas à réfléchir (enfin, au sens de raisonner...), il n'y a pas à chercher la droite, la gauche, le haut ou le bas... On se laisse guider par le modèle. A tel point que si le partenaire "se trompe", fait un pas de plus, un nuage de moins... le miroir fait de même. Il ne devrait même pas s'en rendre compte!
Il n'est pas là pour "corriger" le modèle, ni pour juger la prestation du modèle (Oh! il va trop vite! - Oh! Il est trop lent! - Oh, il a fait une bourde!...). Il n'est pas là pour se gratter la tête et faire la forme "inversée", ou "à l'envers"... ou quoi que ce soit de compliqué. Il est juste là. Pour se laisser porter.
L'oeil perçoit le mouvement dans sa globalité, le corps imite.
On fait confiance à son modèle, on le suit sans se poser de questions.
Cet exercice sans doute ne ralliera pas tous les suffrages: certains diront que ça ne sert à rien, que c'est de la maltraitance de forme codifiée... C'est une façon de voir.
L'autre façon est de tester cet exercice et de faire le point sur ce qu'il peut apporter au modèle : celui-ci sera sans doute plus à ses mouvements, que d’habitude, plus précis dans les finitions, prenant en compte son partenaire, et ayant à cœur de l’aider , et se rendre compte de ce qu'il peut apporter à "l'imitateur" qui abandonne le raisonnement, fait confiance à son partenaire et lâche prise.
PHOTO Xiao Long
La difficulté majeure est que l'on aime contrôler ce que l'on fait. Il n'est pas naturel d'abandonner le volant... Mais lorsqu'on y arrive, on éprouve un réel bien-être et on peut être fier de ce tour de force!
ATTENTION: pratiquer face au miroir de sa salle de bain est un exercice différent! Avantage, le reflet est absolument parfait, imbattable pour la synchro !
Dans les années 50 est née la volonté de donner quelques repères fixes pour la pratique du Tai Ji Quan, car de nombreuses écoles de non moins nombreux styles étaient tentés de « tirer la couverture » à elles en affirmant pratiquer de la bonne façon (sous-entendu à peine voilé : les autres, eux ne pratiquent pas comme il faut…)…
Ceci dit entre nous, certains aujourd’hui encore pensent qu’il n’existe qu’une seule façon de faire : la leur… Ce qui témoigne d’une certaine… disons, étroitesse… d’esprit un peu paradoxale tout de même avec nos disciplines où l’on recherche l’amplitude… (Aparté de Xiao Long fini !)
C’est ainsi que l’on assiste au développement d’une nouvelle forme dite « simplifiée » (简化太极拳 – Tian Hua Tai Ji Quan).
PHOTO Xiao Long
Li Tian Ji est l’homme qui a initié le mouvement. Pour lui les « 9 fils du Dragon avaient produit 9 variations »,九子九样 – Jiu Zi Jiu Yang, c’est-à-dire que le maitre avait formé de bons étudiants qui avaient évolué chacun de leur côté et dont l’enseignement n’était plus fidèle à celui de leur Maitre initial. Ce qui est normal, car chacun finit par personnaliser en fonction de sa propre vision/sensation de la discipline.
Il était important d’éviter une trop grande dérive, et il fallait sauvegarder les techniques. Pour ce faire, Li Tian Ji met au point la forme 24 en 1956, fondée sur l’ancienne forme traditionnelle, dans le droit fil de l’enseignement des écoles d’arts martiaux familiales.
Certains étudiants cependant n’avaient aucune envie d’apprendre cette nouvelle forme, seuls quelques-uns donc suivirent ce nouvel enseignement.
Li Tian Ji a commencé la pratique des arts martiaux enfant, il est devenu l’entraineur de la 1ère équipe nationale de Chine. Il est surnommé le « Père du Tai Ji Quan contemporain ». Il a aussi créé la forme 32 épée…
La famille Li est connue – plus en Chine que chez nous bien sûr - Li Tian Ji était l’oncle de Li Deyin (donc, Grand-oncle de Faye Li Yip qui représente à l’heure actuelle la tradition familiale en Europe, qui est installée en Grande-Bretagne et avec laquelle Xiao Long a eu la chance de pouvoir travailler.)
PHOTO Xiao Long
La forme simplifiée en 24 mouvements a été suivie de la 88, de la 66, de la 48 puis de la 42 et ainsi de suite… l’idée étant toujours de donner une image nette des techniques pour éviter les pratiques chaotiques et fantaisistes. C’est une forme de « standardisation » au sens positif de terme: c’est un fil rouge.
Nous savons tous que le temps a tendance à éroder nos mouvements, il faut juste veiller à ce qu’il ne les déforme pas… conserver une bonne position et rester fidèle aux techniques de base, pour que le mouvement soit « juste » et compris.
La conception d’un monde selon les principes de « Tao », « Ying Yang », « Wu Xing » (5 mouvements) s’applique à tous les domaines. La médecine ne fait pas exception.
C’est une vision globale, « ronde », dans laquelle tout est lié, où les éléments se correspondent et se répondent. Nos habitudes occidentales sont plus « carrées », une chose se considère en tant que telle, indépendamment des autres, sans aller chercher trop loin les interactions…
La médecine chinoise cherche à harmoniser un ensemble en mutations permanentes, elle travaille sur les souffles, sur de l’impalpable. La médecine plus classique cherche à supprimer un symptôme plus tangible, de surface (et ça fait du bien, il faut le dire… mais, tout n’est pas réglé pour autant…). Elle a parfois tendance à nier en bloc le non visible, le non mesurable. S’il n’y a rien à tâter, à couper… elle reste perplexe.
Mais, pas question ici de jeter bébé avec l’eau du bain ! Ces deux approches sont complémentaires, on ne peut que regretter qu’elles ne soient pas « fondues » dans un grand tout, pour la plus grande joie (et santé) de nombreux malades… Ce serait un beau Yin Yang, non ?
Le plus ancien ouvrage de médecine traditionnellechinoise est le Huangdi Nei Jing (黄帝内经), Classique interne de l'empereur Jaune. La rédaction de cet ouvrage est attribuée au mythique Empereur Jaune. Il se présente comme un dialogue entre l'Empereur Jaune et Qí Bó (岐伯), son médecin et ministre (déjà du cumul de fonction…).
L'Empereur Jaune aurait régné de -2697 à -2598 avant J.-C. (soit 100 années) et aurait notamment mis en place l'administration chinoise, développé l'écriture, inventé l'acupuncture ainsi que le cycle sexagésimal des dix troncs célestes et des douze rameaux terrestres. Il fait partie des cinq Empereurs légendaires. Cet Empereur a-t-il existé ? A-t-il rédigé ce recueil ?
N’est ce qu’une « compil » réalisée durant la période couvrant les Royaumes combattants et la dynastie Han ? La réponse ne sera guère plus précise que celle fournie habituellement aux questions : « Le Roi Arthur a-t-il existé ? Homère a-t-il écrit l’Iliade ? Encore une question : L’essentiel n’est-il pas que ces ouvrages existent, tout simplement ?
Ce recueil comprend deux parties de 81 chapitres: le Sùwèn (素問, Questions élémentaires) et le Língshū (靈樞, Pivot de l'esprit). Tous les aspects de la médecine y sont abordés, on y évoque plus particulièrement le traitement par acupuncture. On y parle de l'usage de poinçons de pierre qui auraient pu être utilisés avant l'apparition des aiguilles en métal : Cette méthode était appelée bian jiu[1]. Ce traité vise à rétablir l'harmonie de l'homme avec la nature.
Et comme souvent, il existe plusieurs versions de ce recueil « unique »… celle de Wang Bing (762), une autre retrouvée au Japon, celle de Yang Shang Shan, proche de la version de Shenzong (1070) , celle de Li Nien Wo, plus tardive puisque sous la dynastie Ming...
Mais, bon, quelle qu’elle soit, le fond reste identique : une analyse de la place de l’homme dans l’univers, conformément à la conception taoïste.
L'ouvrage étudie les dérèglements selon les saisons, les variations du teint, les subtilités des pouls, l'état des cinq organes, des cinq saveurs, des six énergies… Il précise le maniement de l'aiguille, et la pratique des moxas (technique de stimulation des points d'acupuncture par la chaleur), afin de rétablir l'harmonie entre le haut et le bas, entre l'intérieur et l'extérieur.
PHOTO Xiao Long
Xiao Long a choisi quelques passages du Sùwèn qui n’ont pas prit une ride… De quoi « méditer » sur un nouvel « âge d’or » qui ne peut s’atteindre sans quelques efforts et/ou changements de trajectoire…
De la pureté naturelle dans la haute antiquité
Il y eut jadis un Empereur Huángdì. Perspicace dès la naissance, disert dès le jeune âge, il fut sage dès l'adolescence, grandit en droiture et en finesse, puis ayant achevé sa tâche, il monta au ciel. Il dit au Maître Céleste Qí Bó :
« – On m'a rapporté que, dans la haute antiquité, on vivait centenaire sans que l'activité faiblisse. Les gens d'à présent sont déjà affaiblis à 50 ans. Est-ce par suite d'un changement d'époque ou par la faute des hommes ?
– Obéissant au Dào, les anciens se modelaient sur le Yīn-Yáng et se conformaient aux Nombres. Ils étaient modérés dans leur alimentation et réglés dans leurs activités. Ils évitaient le surmenage, se gardaient de détériorer leur corps et leur esprit, se permettant ainsi de vivre un siècle. Les gens d'à présent n'agissent plus de même, ils se gavent d'alcool, sont téméraires et luxurieux. Les passions épuisent leur essence et dilapident leur Souffle naturel. Insatiables et inconsidérés, ils se livrent à leurs penchants, vont à l'encontre des vraies joies de la vie, s'agitent sans mesure et se fatiguent prématurément.
Les Sages de la haute antiquité apprenaient à chacun à éviter à temps les « perversions d'épuisement et les vents pirates », et à maintenir, par le calme et la concentration, leur souffle naturel dans la docilité, à bien contenir leur esprit à l'intérieur de telle sorte que les maladies soient sans prise. Grâce à la restriction des appétits et à la contention des velléités, le cœur demeure paisible et sans émoi, le corps travaille sans s'épuiser, le souffle suit un cours régulier et chacun d'eux est satisfait. Appréciant leur nourriture, contents de leur vêtement, joyeux dans leur médiocrité, sans envie pour de plus hautes conditions, les gens étaient ce qu'on appelle « simples ». Aucune cupidité ne ternissait leur regard, aucun dérèglement n'atteignait leur cœur. Gens ordinaires ou savants, sages ou non, tous ignoraient les émois, car ils se conformaient au Dào. Ils atteignaient cent ans sans que leur activité se lasse car leur vertu était sans défaillance. »
Poème :
« Dans le calme, on atteint l’état de non-agir, pour tout faire.
Dans le calme profond, on arrive à atteindre un objectif plus loin, plus complet.
Dans l’état de calme profond, dans la joie du vide et du non-avoir, alors l’énergie véritable se produit,
Si l’essence et l’esprit sont conservés à l’intérieur, d’où la maladie pourrait-elle venir ? »
Allez, « calme et voie du juste milieu »… une petite méditation là-dessus, un bon petit repas équilibré en saveurs et couleurs et … au dodo !
Le sourire est une expression qui ouvre les portes. Xiao Long qui fut un grand voyageur sait d’expérience qu’un simple sourire permet de communiquer avec tous, où que l’on se trouve et quel que soit le pays. C’est une sorte de langage universel, compris de tous, il donne le ton de la « conversation », de l’échange qui s’en suivra.
Le sourire a un réel pouvoir, qu’il soit extérieur et adressé aux autres personnes qui nous entourent, ou intérieur et adressé à … nous même !
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Sourire taoïste…
Dans les temps anciens, les maîtres taoïstes enseignaient déjà que le sourire intérieur était garant d’une bonne santé, procurant bonheur et longévité. Grâce à ce sourire, une harmonie intérieure s’établit. Le cœur est calme, l’esprit est calme, nous pouvons prendre conscience de notre être et - en allant plus avant par la suite - apprendre à nous renforcer grâce à cette énergie positive.
Selon les taoïstes, le sourire attire à nous et transmet l’énergie de l’amour et de la joie qui a le pouvoir de réchauffer et de guérir. On utilise cette pratique du sourire intérieur pour rétablir l’activité dans les glandes et les organes et les maintenir à un haut niveau de performance, ce qui augmente la conscience de soi et la confiance en soi.
Le sourire intérieur est donc une ancienne méthode taoïste de relaxation profonde et de guérison. Cette pratique se fait en position assise, les pieds au sol, le dos bien droit, les yeux fermés.
‘’Projetez votre propre visage qui sourit ou le sourire de quelqu’un que vous aimez devant vous et laissez entrer ce sourire dans vos yeux.’’
La base de cette relaxation-méditation est interne. L’objectif est de nous occuper à relaxer l’intérieur de notre corps : les yeux, le visage, les organes, le cerveau et la colonne vertébrale.
C’est donc une pratique de méditation qui nous apprend à entrer en contact avec ce qui est à l’intérieur de nous, à accorder notre attention à nos organes, apprendre à leur sourire et à les aimer (après tout, si on est encore en vie… on le leur doit… Ils en ont du boulot nos petits organes, on peut bien leur accorder 5 minutes). De cette façon, le stress et les émotions négatives seront transformées en aptitudes créatrices et curatives, ce qui augment la quantité et la qualité de l’énergie vitale.
NB : Le taoïsme, sous des formes très diverses, est très présent dans la culture chinoise. Certains textes sont particulièrement intéressants, comme le Dao de Jing ou le Zhuang zi. Pour certains c’est une religion, pour d’autres une philosophie… Mais c’est un autre sujet !
Le sourire intérieur :
se pratique en quatre étapes. D’abord, nous pratiquons le sourire dans :
1. Les yeux et le visage
2. Les yeux et les organes internes : cœur-poumons-foie-rate-reins
3. Les yeux et la voie digestive.
4. Les yeux, le cerveau et la colonne vertébrale.
Pourquoi les yeux sont-ils aussi « présents »? Ils sont rattachés au système nerveux autonome qui est lui-même relié aux organes et aux glandes. C’est la première partie du corps qui reçoit les signaux émotionnels. En situation de stress ou de danger, les yeux peuvent accélérer l’activité des glandes et des organes, mais lorsque les yeux restent calmes et détendus, ils peuvent aussi ralentir leur activité.
Bien sûr, comme toujours dans ce genre de chose, la démarche parait simpliste et on se dit que s’il suffisait de sourire pour tout arranger, on s’en décrocherait quotidiennement la mâchoire … et on vivrait sur un petit nuage…
En fait apprendre à se sourire n’est pas si évident, il faut changer son attitude vis-à-vis de soi-même : être plus tolérant envers ses limites, plus chaleureux envers soi …
Pour ceux qui pensent que notre petit monde ne nous donne pas vraiment l’occasion de se marrer tous les jours et qui doutent de l’efficacité du sourire intérieur, Xiao Long attire leur attention sur le fait que ce moment méditatif est une parenthèse dans un monde (souvent) hostile, un monde où la tendance est à la dispersion, au « zapping » ; c’est l’instant que l’on s’accorde à soi-même, où l’individu s’intéresse à lui-même : un peu d’égocentrisme ne fait pas de mal… car pour s’occuper des autres, il faut d’abord s’occuper de soi : « On ne peut pas donner ce que l’on a pas », dit une maxime.
Le sourire intérieur nous aide à prendre conscience de ce qui est, à transformer les forces négatives en forces positives et à mieux contrôler nos émotions : c’est ce que les taoïstes appellent ‘’monter le dragon’’ ou la force émotive.
Cet héritage de la tradition taoïste nous aide à renouer avec les aspects positifs de la vie, à redécouvrir les sentiments de joie, d’amour, de courage, de bonté, d’ouverture aux autres, d’honnêteté, de douceur, etc. que nous avons tendance à étouffer sous la pression du stress. Si nous sommes détendus, nos organes aussi sont détendus et « travaillent » dans de meilleures conditions.
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.