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27 janvier 2024 6 27 /01 /janvier /2024 15:52

 

Repousser le singe "dao juan gong", 4fois, fait suite au "pipa". Dans la forme 8 mouvements, tout se passait bien: les pieds restaient fixés au sol et il n’y avait pas à s’en préoccuper. Dans la forme 16, on repoussait 2 singes et ici... il va falloir en repousser 4 !!! Une famille entière !

 Les mains:

La main droite descend, bras relax, et va décrire un demi-cercle à 45°, la paume regarde naturellement le ciel. La taille initie le mouvement. Et la main gauche se replace devant soi, en avançant un peu le bras vers l'avant, paume vers le sol au même moment (enfin, on essaye!), les bras ne sont pas "tendus, bloqués".

La main gauche se tourne vers le ciel à l'instant précis où la main droite se tourne vers la terre. C'est une phase d'inspiration (comme pour les artistes, l’inspiration, il n’y a que cela de vrai). Inspiration d'autant plus utile que ... le pied droit se soulève au moment où... les mains commencent à monter.

 

PHOTO Xiao Long

 

Les pieds:

La pointe du pied gauche se repose au sol derrière le pied droit, au moment où la main droite, paume vers le sol, commence à glisser sur l'avant-bras gauche pour repousser les animaux en question.

C'est une phase d'expiration, d'ancrage au sol. Veillez à ne pas "croiser" les pieds (ce n’est pas du Tai Ji irlandais! Quoi que...): si le pied gauche se pose trop près derrière le pied droit, l'équilibre est plus difficile à tenir. La "torsion" ne vient pas de la position des pieds, mais de la flexibilité de la taille (sinon, « c’est de la triche »).

 

Penser à:

  • Le corps reste vertical: le déséquilibre peut pousser à se pencher trop en avant (surtout si on a à faire à un gorille).
  • Le regard suit la main droite.
  • Les mouvements des bras sont détendus, on ne retient pas le bras lorsqu'il descend, on remonte en arc de cercle (pas de coude proéminent!).
  • On place sa respiration pour inspirer lorsqu’un pied se soulève pour améliorer son équilibre…

 

Récompense:

Une fois réalisé à droite, repousser le ouistiti s’effectue à gauche...!

Pareil... en vice versa! (lumineux non?)

 

Après « Dao Juan Gong » (repousser le singe), nommé également « Dao Nian Hou » qui peut se traduire par « le singe bat en retraite », nous allons devoir nous occuper des oiseaux…

« Lan Che Wei », ce mouvement que l’on retrouve dans toutes les formes se traduit par « saisir la queue de l’oiseau » (ou du moineau…). Il y a beaucoup à dire à ce sujet, alors, accrochez vos ceinture, on est partis !

 

C'est un mouvement qui regroupe 4 techniques de base du Tai Ji Quan que l'on retrouve sous le nom de "4 portes" ou "4 potentiels" : Peng (parer), (tirer ou rouler vers l'arrière), Ji (presser), An (pousser). Bien, bien… mais que sont ces potentiels ?

  1. Peng: sert à parer, à se protéger, sert à pousser aussi: il est "expansif". C'est l'idée du ballon qui grâce à son élasticité reste solide et "plein", même si on appuie dessus pour le comprimer. Une belle image en est donnée dans « Tai Ji Master » avec Jet Li qui veut enfoncer une balle sous l’eau et la voit sans cesse ressortir…
  2. : sert à tirer, à emmener le partenaire jusqu'à sa limite d'équilibre, à le déraciner: il est "attractif" et relativement passif, puisque on ne fait que poursuivre le mouvement initié par le partenaire qui avance vers vous, on le laisse aller sur sa lancée... bel exemple d’économie de moyens pour une grande efficacité !
  3. Ji: se fait à deux mains, il est proche de Peng, il sert à propulser le partenaire: on ajoute à "l'expansif" de Peng, l'impulsif", et l’action de la main en "Peng" se voit renforcée par l'autre main.
  4. An: absorbe et utilise les paumes, pour pousser et déraciner le partenaire.

    Peng, Lü, Ji, An sont en correspondance avec les points cardinaux (sur ces liens avec les points cardinaux, les attributions sont fluctuantes... de quoi y perdre le nord! En ce qui concerne Xiao Long, il reste fidèle à l'enseignement de son Maître: Peng au sud, Lü à l'ouest, Ji à l'est et An au nord).
    On appelle ces 4 techniques Si Zheng (4 directions).


« Saisir la queue de l'oiseau »,  comprend donc les principes fondamentaux du Tai Ji Quan, pour cette raison, certains le surnomment "Le petit Tai Ji ".

Alors là aucune excuse de ne pas le faire ce mini-Tai Ji passe même dans un ascenseur !

Revenons-en à nos moutons- euh, nos moineaux … Dans la forme 24, nous allons saisir une fois à gauche puis une fois à droite.

 

Au sortir du « repousser », les mains se replacent pour prendre notre ballon virtuel, main droite en haut. Le pied droit sera notre appui, pied gauche ramené, pointé.  

La main droite est en haut, puis on déroule, comme pour Ye Ma Fen Zong, mais la main gauche, devant, se place à l'horizontale  (et non en diagonale), puisque l'on "pare". Et voilà « PENG! »

Puis la taille pivote légèrement, les mains se placent en pince, mains gauche en haut, paume vers le sol, main droite en bas, paume vers le ciel,  pour "tirer" en Lü. Vos mains se positionnent comme pour saisir (non, pas la queue du moineau…) le bras d’un adversaire au niveau de son coude et de son poignet.

On tire en diagonale, vers votre côté droit, pas de face, sans quoi votre partenaire, s'il était là, pourrait vous broyer les orteils…
 

Puis on se replace de face, les mains se rejoignent et se positionnent pour le Ji. Le bras droit aura du chemin à faire pour retrouver le bras gauche : il s’écarte latéralement et décrit un mouvement circulaire avant de revenir vers le bras gauche. La main droite se pose sur la main gauche, main droite paume vers l’avant, main gauche paume vers soi. Le contact ne se fait pas « du bout » des doigts : ce sont les « talons » des paumes qui entre en contact pour que ce Ji soit solide. On part du principe que l'on "presse" à sa hauteur (nos "adversaires fictifs" sont de notre taille : Il n’est pas loyal de s’attaquer aux plus petits, et dangereux de se mesurer aux plus grands…et cela permet de conserver les coudes et les épaules relâchées).
 

Enfin, après avoir absorbé, les mains se préparent à repousser « An ». La main droite glisse sur la main gauche, les mains s’écartent et tirent vers soi, paumes vers le sol, comme pour amener à soi un adversaire –déraciné- les mains descendent du niveau de la poitrine au niveau du ventre pour « absorber » avant de repousser comme si on voulait passer sous le centre de gravité de l’adversaire pour le « renvoyer » dans ses pénates.

Et voilà, le moineau est bien attrapé à gauche, il n'y a plus qu'à s'occuper de celui à droite!

Pour le passage d’un côté à l’autre, les 2 mains glissent comme pour « nettoyer la table » (terme non homologué, breveté Xiao Long !), la main droite va se replacer en bas d’un ballon virtuel, la main gauche en haut (bien sûr !), le pied droit pointé à côté du pied gauche. Et on y retourne…

PHOTO Xiao Long

Points clés :

Conserver le dos droit, ne pas se pencher en avant sur les poussées.

Les pieds ne sont pas (ils ne le sont jamais !) sur la même ligne afin de rester stable sur les « tirer » en particulier…

Ce mouvement nécessite un travail de taille, on pivote sans cesse, les bras bougent finalement assez peu.

Peng Lü Ji An se retrouve dans l’exercice à deux de Tui Shou, « tourner des mains ».

Peng Lü Ji An représentant l’axe des cardinaux, 4 autres potentiels existent et occupent les diagonales : Cai (cueillir, tirer vers le bas), Lie (tordre, fendre, séparer), Zhou (coude), Kao (épaule)…

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces 4 portes, mais… il faut savoir ouvrir la fenêtre et laisser s’envoler les moineaux… À eux de découvrir la richesse de ces techniques…

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 janvier 2024 6 20 /01 /janvier /2024 15:42

 

"Le serpent du mont Shan frappe de la queue

quand on attaque sa tête,

de la tête quand on attaque sa queue,

et des deux quand on attaque son ventre".

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
20 janvier 2024 6 20 /01 /janvier /2024 15:36

 

Le mouvement n'est pas très complexe, d'autant plus que si vous avez appris les formes pédagogiques 8 ou  16 mouvements, cette technique est déjà connue.

On commence cette fois par brosser son genou gauche, la main gauche passe en arrondi devant le genou en question (on peut s’y entrainer au jardin après avoir biné les plates-bandes !!!). On pousse face à soi de la main droite.

PHOTO Xiao Long

Il suffit de vérifier:

*que le corps reste vertical tout au long du mouvement (penser au fil attaché à Bai Hui, les 100 réunions),

*que le genou ne dépasse pas les orteils en finition du pas de l’archer, gong bu (le poids du corps plus en avant – 70%- et non pas un gong bu "d'occasion" avec poids trop au milieu... du genre méfiant !)

*que les épaules soient détendues, les coudes relâchés...  même en poussée, les articulations ne se bloquent pas, les épaules ne montent pas.

*On reste attentif à la transition entre les « brosser de genou » : la main qui va pousser monte bien latéralement jusqu’au niveau du visage, l’autre main au niveau du coude de ce bras levé. Pas de ballon tout rond ici !

Puis on reproduit cette technique  encore deux fois.

Pour rendre cette technique plus vivante, on peut visualiser son application. Par exemple, on peut imaginer que la main qui brosse bloque et dévie une attaque de poing ou de pied, ce qui donne un peu de contenu au mouvement de balayage latéral. L'autre main peut pousser ou frapper l'épaule d’un partenaire (si l'attaque est croisée) ou le frapper au plexus, ce qui peut aider à conserver la main à un niveau correct et logique (et on y va en douceur tout de même surtout si l’on tient à conserver son partenaire encore quelques temps…).

On peut aussi envisager un trajet énergétique diagonal qui partirait « de la racine », le pied arrière- et se prolongerait vers le haut du corps et la main qui pousse- via la taille- par exemple.

Ou on peut porter son attention sur l’axe vertical Terre/Ciel en tirant sur Bai Hui tout en conservant les deux pieds « racines » bien collés au sol.

On peut aussi se concentrer sur l’axe horizontal avant/arrière : dos rempli, main en poussée…

Question de feeling tout ça… à expérimenter…

 

SHOU HUI PIPA

🎼Êtes-vous doué pour la musique ? C’est ce que vous allez découvrir en réalisant le pipa (琵琶; pinyin: pípá). Pour jouer de ce "luth", il faut être précis...

À l’issu du brosser de genou, on a la main droite devant qui pousse, la main gauche en bas, latérale, qui a dégagé un bras ou un pied… Le pied gauche est en avant, le pied droit en … arrière ! (soupir – pause).

On fait un demi-pas  (on s’économise, un demi seulement, pas un entier : les deux pieds seraient trop proches et il y aurait un déséquilibre à la clé … de sol ? sur lequel on risquerait bien de finir !).

En même temps, la main droite qui était en train de pousser en avant se déplace légèrement, toujours vers l’avant, prolongeant le précédent mouvement de poussée, comme si on allait chercher le bras d’un partenaire. Le poids du corps se trouve donc sur la jambe gauche. Le pied droit avance d’un demi-pas et se repose…

Puis, je prends appui sur la jambe droite (arrière) et je « m’assois », dos bien vertical, tout en ramenant la main droite (en fait, c’est la torsion de la taille qui fait se déplacer le bras), le coude au niveau de la hanche droite. Le bras gauche suit naturellement, il monte et vient se placer la main à hauteur des yeux pendant que le pied gauche se libère et se repose au sol par le talon, pointe de pied levée .

Les mains sont en position pour « jouer du pipa », main gauche en haut, main droite au niveau du coude gauche et elles exercent virtuellement une pression sur un bras invisible (pas de danger !) : la main gauche vers le haut, la main droite vers le bas. Ainsi les mains ne peuvent être trop "proches" l'une de l'autre, puisqu'elles doivent tenir compte de l'espace entre le poignet et le coude.

Bref, on exécute une clé (de fa cette fois ?), mais avec un bémol : on ne fait qu’imaginer un partenaire.

Le pied gauche se replace devant, sur le talon. Ce talon peut servir à bloquer le pied du partenaire ou… plus mélodieux, à lui écraser consciencieusement les orteils?).

Ces applications ne sont que des suggestions, il en existe toute une gamme, l’essentiel est de pouvoir en imaginer une sans fausse note ! Ou « Hymne à la joie », de les tester avec un partenaire.

La respiration suit la règle, préparation du mouvement en inspiration, expiration pour la finition de la technique.

 🎶

NB : la technique SHOU HUI PIPA se réalise différemment selon la forme :

Dans la forme 16, la main droite est sur l’arrière (finition du tan bian – simple fouet), alors que dans la forme 24, la main droite est placée devant, en finition du « brosser de genou » (lou xi ao bu).

Prochain épisode, on s’occupe des singes !!!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 15:20

 

 

On n'essaie pas de fixer une corne de yak

sur une tête de mouton"

 

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
13 janvier 2024 6 13 /01 /janvier /2024 15:16

Nous voilà prêts pour la grande aventure :

 

Ouverture : QI SHI

 

Bien centré et concentré, je me prépare. J’inspire et je soulève le pied gauche du talon vers la pointe. J’expire et je repose le pied à distance « écartement de hanche », en  déroulant de la pointe vers le talon. Ne pas oublier de recentrer le poids, de basculer légèrement le bassin, et de  s’installer tranquille sans pour autant marquer de temps d’arrêt.

J’inspire et je continue en levant les bras, jusqu'au niveau des épaules (pas plus, on se souvient : « Tai Ji… Économie!).

Les mains sont relâchées. À l’expir, les mains redescendent, relâchées jusqu'au niveau du bassin.

PHOTO Xiao Long

Ye Ma Fen Zong : séparer la crinière du cheval sauvage

 

On peut  à présent s’attaquer à la crinière du cheval sauvage…

Je saisis mon ballon Tai Ji, main droite en haut (et donc... main gauche en bas!), je passe mon poids dans la jambe droite pour libérer le pied gauche, et c'est parti!

Je pose mon pied gauche par le talon sur le sol et je déroule lentement, bien sûr je déroule mes bras en même temps afin que mon mouvement soit coordonné, ce qui me permet avec le plus grand naturel de "finir" simultanément haut et bas, mains et pieds.

 

Je n'ai pas oublié de respecter l'écartement de hanches en posant mon pied. Je n'oublie pas de regarder le soleil se lever à l'horizon (et non le ver de terre qui se tortille à mes orteils). J'ai tout bien respiré, inspir en préparation, expir en finition, je ne suis pas tout bleu…

 

Je porte mon poids sur ma jambe avant pour passer en gong bu, je soulève doucement la pointe du pied gauche en faisant passer mon poids sur la jambe droite, j'ouvre la pointe en pivotant sur le talon, et replace mon pied, pointe orientée vers la gauche à 45° (et pas un degré de plus, attention! Mais non, je plaisante !), je place tout mon poids dans la jambe gauche pour libérer ma jambe droite, tout en reprenant mon ballon main gauche en haut (et donc main droite en bas…).

Puis je ramène le pied près de la jambe gauche avant de la reposer devant en respectant l'écartement de hanches et je repars tranquillement pour le second Ye Ma Fen Zong, puis le troisième. Car on répète ici trois fois cette technique, et non deux fois comme dans le 16 mouvements !

 

Attention :

  • Je conserve le dos vertical tout au long de ces déplacements, je ne me penche pas en avant (pas besoin de lancer le lasso pour attraper le canasson, on sait lui parler à l’oreille...)
  • Je ne pose pas le pied avant trop loin devant moi, on reste modeste sur cet écartement pour pouvoir ramener la jambe arrière avec fluidité, sans dés équilibre.
  • Je respecte bien l’écartement de hanche dans mon avancée, car si mes pieds sont sur la même ligne, je change de style et je passe à la boxe de l’homme ivre… et je tombe de cheval !
  • Les bras restent détendus, il n’y a pas de crispation dans les épaules.
  • J’utilise mon centre, ma taille pour initier le mouvement et caresser en douceur le cheval qui reste « sauvage », on le rappelle !

 

PHOTO Xiao Long

La grue blanche déploie ses ailes !

 

Abandonnons notre cheval sauvage dont nous avons copieusement caressé la crinière… Voilà la Grue !

La Grue est un oiseau symbolique, on le retrouve fréquemment dans les noms de mouvements de Tai Ji Quan ou de Qi Gong. Il est grâce, légèreté et longévité bien sûr ! Donc, mettons-nous dans la peau (dans les plumes ?) de la Grue et imitons-la au mieux…

BAI HE LIANG CHI est une technique déjà vue dans la forme des 16 mouvements, vous me direz, si on ne la connait pas cette forme, on ne sera pas plus avancé…

Ce n’est pas grave ! D’autant plus qu’histoire de bien perturber ceux qui auraient appris la 16, la Grue 24 se réalise… de l’autre côté : il y a dans la forme 24 trois YE MA FEN ZONG et non deux comme dans la forme 16… et que donc (allez, un effort, on suit un peu !!!) notre Grue se déploie à l’inverse… (car « Ce qui va par deux dans la 16, va par trois dans la 24 » Proverbe de Xiao Long).

Bref ! En fin  de mouvement précédent, on est en Gong Bu, pied gauche devant. Occupons-nous de la base (les pieds !).

On ramène en demi-pas le pied droit derrière le pied gauche (Demi-pas !!! Et pas « pas » : si je rapproche trop mon pied arrière, ma Grue risque d’avoir du gîte  -sans le couvert…).

À présent je m’installe, je m’assois sur ma jambe arrière. J’y mets tout mon poids, progressivement bien sûr : je suis une Grue, pas un éléphant ! Cette manœuvre me permet de libérer ma jambe avant, disponible, je peux la soulever toujours en douceur et en reposer la pointe avec délicatesse (Xü Bu/pas vide). On ne précipite rien, on prend le temps de s’ancrer avant de libérer quoi que ce soit et on RESPIRE (l’inspiration permet de se stabiliser plus facilement).

Bon, les pieds sont au point ? Alors que se passe-t-il en haut ?

C’est la taille qui joue le rôle principal – et non les bras. Quand je prends appui dans ma jambe avant, je reforme mon ballon, main droite en haut. Quand je m’assois sur ma jambe arrière, ma taille suit et pivote sur la droite, le ballon suit donc : les bras ne font « rien », ils suivent (« Tai Ji = économie » : équation de Xiao Long).

 Au moment où mon pied libéré se soulève, le bras droit monte (paume vers moi, à hauteur du visage), le bras gauche descend (finition comme en brosser de genou, paume vers le sol, légèrement en avant du… genou). La taille ramène le corps face à la ligne de déplacement. C’est la taille qui nous emporte doucement à gauche, puis à droite et nous recentre.

Et là se termine la grue.

Le passage qui suit donne souvent lieu à des mouvements de bras un peu désordonnés : pour faire la jonction avec la technique suivante, la taille tourne à gauche, les bras ne font « rien », puis la taille tourne à droite, là le bras droit descend et le bras gauche monte, puis la main droite va remonter légèrement, la main gauche se rapprochant du coude droit. Le pied gauche toujours pointé au sol jusque-là, va se soulever et se rapprocher du pied droit. Nous voilà prêt à brosser nos genoux !

 

Les  « Dangers » de la Grue :

Certaines Grues avalent des yoyos et ont alors une fâcheuse tendance à « monter/descendre » curieusement…

D’autres ont la patte légère et ne s’enracinent pas suffisamment, elles sont sujettes alors au mal de mer… et vacillent.

Les « joies » de la Grue :

C’est un mouvement doux, ample, circulaire, on y est bien… on s’envolerait presque !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 15:06

 

" On ne peut arracher la plante parasite sans dégrader le mur,

ses rameaux consolident les pierres."

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 15:01

Les formes 8 et 16 ne sont en réalité qu’apéritif et mise en bouche.

Ces formes sont « pédagogiques », donc crées pour faciliter l’apprentissage (et il est vrai qu’il est gratifiant de se dire que l’on peut faire une forme en « entier », tout seul, comme un grand, sans avoir besoin de beaucoup de place ou de temps… ).

 

Les maitres, dont Yang Chen Fu et Wu Jian Quan ont participé sans problème à cette mise en place. Tout comme la famille Chen ou Yang Lu Chan qui avaient adapté en leur temps leur art pour enseigner aux Empereurs, les Maitres des années cinquante s’adaptent aux changements sociaux culturels… Le changement est inéluctable et cette idée imprègne toute la philosophie chinoise.

 

Une naissance difficile :

La forme 24 est la forme de base, passe partout. Largement diffusée, cette forme est sans doute la plus pratiquée.

Elle reçoit aussi l’appellation contrôlée « Forme de Pékin » ou « Petite Forme » -par opposition à la forme longue (108).

Se sont retrouvés une première fois Chen fa Ke (style Chen) Wu Tu Nan (style Wu) Li Tian Ji (style Sun) Gao Rui Zhou (style Li) Tian Zhen Feng et Zhang Wen Guang (style Yang)… ainsi que l’historien Tang Hao. La forme qui sortit de leurs réflexions s’avéra trop compliquée !

Un nouveau groupe d’experts dont Tang Hao et Li Tian Ji se retrouve en 1956 au sein de la  Commission Chinoise des Sports : leur mission (elle n’était pas impossible cette fois et ils l’ont acceptée) était de simplifier la forme Yang « longue », 108 mouvements.

Il en ressortit cette fois une forme de 24 mouvements tout à fait « praticable ». Elle n’est donc pas très ancienne !

PHOTO Xiao Long

Un peu d’histoire…

Le gouvernement, qui depuis 1953 avait dans l’idée de promouvoir le Wushu, souhaitait rendre populaire une forme courte, accessible à tous qui serait introduite dans l’éducation.

Ce n’est donc pas un hasard mais une volonté : La Chine des années cinquante a besoin de faire oublier les écoles ésotériques et sectes secrètes d’arts martiaux de l’époque précédente. Elle désire gommer les marques de spiritualités trop envahissantes. Pourtant, dans le souci de se démarquer de l’Occident, elle doit renouer avec une tradition typiquement chinoise et cherche ce qui dans la mémoire populaire fait l’identité de ce vaste territoire. Médecine chinoise, Qi Gong et Tai Ji Quan en font partie, mais trop estampillés « taoïstes ». Trop élitistes aussi à cause de leur complexité, et… voilà qui va complètement à rebours d’une politique où l’on souhaite que tout le peuple puisse accéder à ces disciplines.

Pourquoi  24 mouvements ?

Il fallait une forme facile et dépourvue de signe (extérieur) de « combativité » : une forme sage. Enseignée à tous, elle supplantait les autres formes existantes (survivantes ?)

Une forme qui ne dure pas plus de 10 minutes pour que cela n’empiète pas trop sur le temps de travail, car cette forme était pratiquée par tous, collectivement dans l’entreprise : on entretenait sa santé et créait en même temps un esprit « de groupe ».

 

PHOTO Xiao Long

« Forme de Pékin, ça ne vaut rien » !

Restons zen!! Le raccourci est un peu saisissant, mais c’est une idée qui court… Pour les « durs de durs », les « vrais de vrais » (si, si, il y en a)!, qui d’ailleurs souvent ne connaissent que la forme « ancienne », ou « longue », ce bricolage de forme est sans valeur. On peut le concevoir, si on est attaché aux seules origines (quoique, elles sont bien lointaines… est-on bien sûr que l’on pratiquait ainsi ?).

Mais tout n’est-il pas que changement ? (mauvais esprit ce dragon Xiao Long !).

La forme 24 est « simplifiée », édulcorée, bref, c’est une forme light… Comme toute forme, elle apporte au corps et à l’esprit des bienfaits certains. Les enseignements techniques sont là aussi. Alors que lui reproche-t-on ?

De ne pas être assez vieille ? (Ah, les jeunes, on leur en veut toujours !).

De ne pas porter le tampon d’UN seul Maitre ? (Ben voilà, le travail de groupe est dénigré !).

D’être trop courte ? (Allez, soyons de mauvaise foi jusqu’au bout : on peut faire trois ou quatre fois la 24 sans s’arrêter et paf ! en voilà une de forme longue…).  

D’être une forme « gouvernementale » ? Elle a quand même eu le mérite de rendre accessible au plus grand nombre le Tai Ji Quan… y compris à nous, Occidentaux qui ne sommes pas forcément du genre à prévoir un plan quinquennal pour apprendre une forme longue…

Bref, Xiao Long en est persuadée, cette forme a ses mérites et son intérêt, tout comme d’autres formes plus courtes ou plus longues, en fonction de ce que l’on recherche dans le Tai Ji Quan, en fonction du temps que l’on a à accorder à notre pratique, en fonction de nos états d’âme, de notre santé… Il n’y a pas de bonne forme, de mauvaise forme…

Il n’y a donc pas de « jugement » de valeur à porter, il n’y a qu’à  pratiquer … C’est ça l’important !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 17:25

 

 

"Il ne sert à rien de courir

quand il pleut,

car il pleut toujours devant soi".

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 17:21

 

En  fēng shuǐ, comme dans bien d’autres domaines, plusieurs écoles cohabitent :

L'école de la forme:
Pour subsister autrefois, l'homme devait bien connaitre son environnement (Nous devrions peut-être suivre cet exemple parfois et arrêter de construire n'importe où...). Nourriture et refuge sûr étaient élémentaires (pas de réfrigérateur et de course à faire au supermarché, pas toujours de maison avec porte qui ferme !). C'est en observant la nature (et en subissant ses aléas) qu'il apprit à définir les meilleurs endroits pour construire un abri, protégé du vent, proche de l'eau, etc. ... et à connaitre les meilleurs endroits pour trouver de quoi se nourrir.


Pour l'école de la forme, la "maison" doit donner vers le sud, "Phoenix Rouge", surplombant la vallée, et être proche d'un point d'eau. La construction est protégée au nord par la "Tortue Noire", la montagne. Elle est encadrée à l'est par le "Tigre Blanc", à l'ouest par le "Dragon Vert", colline un peu plus haute que celle du tigre.

Les couleurs ne sont pas choisies au hasard, juste pour faire joli... Le Rouge est au Sud, c'est le Feu (apogée du yang). Le Noir est au Nord, c'est l'Eau (apogée du Yin). Le Métal (blanc, nouveau yin ) est à l'Ouest, le Bois (vert, nouveau yang ) à l'Est... L'élément Terre se place au centre, c'est la maison, associée à la couleur jaune, point d'équilibre du yin et du yang.

Bref, une position dominante, protégée à l’arrière et sur les côtés !
 

PHOTO Xiao Long


L'école de la boussole:
ne perd pas la tête et se sert d'une boussole classique ou d'un  luójīngpán (boussole chinoise) qui permettait aux géomanciens et aux astrologues d'étudier pour les premiers la terre, pour les seconds le ciel. Cet instrument détermine aussi l'énergie de chaque direction qui dépend des formations géologiques et des corps célestes qui s'y trouvent. L'interprétation de ces énergies dit si le site est propice, ou non, à celui qui veut y bâtir sa demeure ou... s'y faire ensevelir.


Ces interprétations sont fondées sur le * yì jīng, livre qui contient 64 hexagrammes (si je vous dis qu'un **hexagramme est fait de deux trigrammes, vous me direz: "aaaah, oui?"...) que l'on retrouve sur le cercle extérieur du  luójīngpán).    

* Livre des Mutations,
le  yì jīng est un des livres fondamentaux, un des classiques  de la pensée chinoise.
** Un hexagramme (六十四卦 liùshísì guà) est un symbole constitué de traits YIN (courts) et de trait YANG (longs) utilisé dans le  yì jīng. Exemple le ciel, pur yang  est fait de six traits horizontaux longs : 
Trigramme qián du Yi Jing La terre, pur yin et représentée  par six lignes formées chacune par deux traits courts :Trigramme kūn du Yi Jing


Nous n'allons pas passer en revue toutes les écoles existantes (ouf!), elles apportent chacune un éclairage différent d'une même réalité et les grands principes de base sont toujours identiques: rester en harmonie avec la nature (tao), équilibrer les énergies (yin - yang), faire circuler les énergies, les souffles.


Le but du Feng Shui est de créer un environnement dans lequel l'énergie circule librement pour favoriser la santé mentale et physique des occupants des lieux. 


Par exemple, les cartons accumulés sous l'armoire ou les chaussettes  en tas sous le lit, ne sont pas "Feng Shui" et bloquent la circulation d'énergie (même si les odeurs, elles, circulent...)

Voilà un argument en béton pour dire aux enfants (et aux plus grands?) de ranger leur chambre...
 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
9 décembre 2023 6 09 /12 /décembre /2023 16:52

 

"Si vous prenez un objet vide,

que ce soit comme s'il était plein.

Si vous entrez dans un lieu vide,

que ce soit comme s'il y avait quelqu'un."

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES

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