"Calme et vide
font retrouver sa demeure".
"Calme et vide
font retrouver sa demeure".
Il était une fois Hua Tuo (110-207 ? Dynastie des Han de l'Est). Comme souvent, beaucoup de légendes tournent autour de ce personnage né à Qiao (Province de Anhui) et peu de choses sont vérifiables...
Il aurait étudié l'astronomie, la géographie, la littérature, l'histoire et ... l'agriculture (!) Puis, il choisit la médecine et devint expert en acupuncture.
Médecin taoïste, il aurait pratiqué aux alentours de sa province natale de très nombreuses interventions chirurgicales et aurait même découvert l'anesthésie (... sous chanvre indien!).
Constatant que l'exercice physique facilitait la digestion et la circulation et qu'il fortifiait le corps, Hua Tuo créa le "Jeu des 5 animaux"(Wu Qin Xi). Il semble cependant que ces exercices soient antérieurs à Hua Tuo qui les aurait rassemblés.
En imitant la férocité du tigre, la douceur du cerf, la fermeté de l'ours, l'agilité du singe et le déploiement de la grue, le corps et l'esprit se détendent.
"Le corps humain a besoin de travailler, mais il ne faut pas l'épuiser (bien d'accord! dit Xiao Long.) Si on le secoue, le sang circule bien, les 100 maladies n'apparaissent pas".
Hua Tuo aurait été victime d'un chef de guerre, le célèbre Cao Cao, qui souhaitait en faire son médecin personnel, ce que Hua aurait refusé.
Une autre version dit que Hua aurait préconisé une intervention chirurgicale à Cao Cao qui souffrait de migraines, celui-ci (un peu parano...), croyant à un complot pour le supprimer, aurait ordonné la mort du médecin.
Le qi gong que nous pratiquons, 五禽戏 , wǔqín zhī xì, intègre donc le Tigre, le Cerf, l’Ours, le singe et enfin la grue.
Il existe cependant d’autres formes appelées également animaux, mais qui ont choisi d’autres animaux de référence. Par exemple, les 5 animaux du Wudang sont le dragon, le tigre, le léopard, le serpent, et la grue.
Chacun de ces animaux représente un des 5 mouvements également. La tortue pour l’Eau, le serpent pour le Feu, la grue pour le Métal, le dragon pour le Bois et enfin le Tigre pour la Terre.
Dans notre enchaînement, si la grue est bien liée au Métal, le Tigre symbolise lui, le Bois, alors que le singe représente le Feu, l’ours la Terre et le Cerf est choisi pour l’Eau.
Mais peu importe, il s’agit toujours du même travail énergétique.
Dans notre forme, l’Ours est au centre, c’est la Terre, la stabilité.
Le Tigre est l’image de la vitalité, de la puissance .
Le Cerf est l’image du courage, de la majesté, la force tranquille.
Le Singe, lui, n’est que souplesse, vivacité, malice.
La Grue qui est l’animal qui clos cet enchaînement est déploiement, grâce.
Pour profiter de cette forme, il ne suffit pas d’appliquer une technique, il faut se mettre « dans la peau » de l’ours (avant de la vendre…), ou du singe.
Il faut se laisser aller et donner vie à ces animaux pour équilibrer nos émotions et laisser au mieux circuler l’énergie...
"L'expérience est un peigne
pour les chauves".
Si on vous offre en cadeau « porte-bonheur » 8 figurines chinoises, il est bien possible qu’ils s’agissent des 8 Immortels. Ces divinités taoïstes ancestrales ) sont au nombre de huit 八仙, pinyin :Bāxiān (bien sûr!!!).
Ils se contentaient, dit-on, de résider paisiblement dans des îles de la Mer de l'Est, dans leurs modestes palais d'or. La vie de château, quoi…
Leur identité a varié au fil du temps et se fixe semble-t-il sous les Ming, même si ils sont supposés avoir vécu sous les Tang ou les Song.
Qui sont-ils ?
Il y avait Béquille de Fer - 鉄拐李 Tieguai Li - qui se déplaçait en s'appuyant sur sa canne de fer pour soutenir son ivresse...une calebasse remplie de vin dans sa main libre !
Lan Caihe,藍采和 , pieds nus et en haillons, parfois homme, parfois femme , un excentrique qui toujours chantait à tue-tête, portant un panier de fleurs représentant le bonheur et la longévité ! Il ne porte qu’une seule chaussure.
Fils d'un noble, Zhong Liquan ,鐘離権 , fait plus sérieux : il ést le messager du Ciel. Ce général bien dodu de la dynastie Han possédait un éventail qui lui servait à ranimer les morts.
Le vieux Zhang Guolao, 張果老 , parcourait quant à lui des milliers de kilomètres par jour, juché sur un âne blanc qu'il pliait et mettait dans son sac lorsqu'il n'avait pas besoin de sa monture (ancêtre de Mary Poppins?). Il protégeait quant à lui les peintres et les calligraphes.
Han Xiangzi ,韓湘子 , surnommé « le Pur » est le créateur de la musique liturgique, il jouait de la flûte et protégeait les musiciens.
Cao Guojiu ,曹国舅 , Oncle Impérial Cao , était le frère de l'Impératrice Coa parait-il, il est souvent représenté tenant une plaquette de jade comme celle que les fonctionnaires tenaient pour se présenter devant l’Empereur. Quelqques-une y ont vu des castagnettes (?) et pour cette raison sans doute, il est devenu le protecteur des acteurs.
Le chef de cette petite troupe était un alchimiste taoïste: Lü Dongbing. 吕洞宾 , Armé de son épée, il chassait inlassablement les démons. Compatissant , proche des gens, il incarne bien l’esprit du taôisme. Et ce, même si certain courant populaire le voit plus en ermite anticonformiste.
Enfin, n’oublions pas Demoiselle Immortelle, He Xiangu 何仙姑 ,. Elle était née avec six cheveux dorés et était souvent représentée une louche à la main ou un chasse-mouches, parfois encore avec un lotus (plus poétique!).Quelquefois, c’est une pêche qu’elle tient, une pêche d’immortalité bien sûr !!! Elle est herboriste et devineresse.
Ces Immortels sont les héros de nombreuses légendes, dont la plus connue est un périple dans le monde sous marin.
Au cours de ce voyage, Lan Caihe fut fait prisonnier par le fils du Roi-Dragon de la Mer Orientale. Les Immortels durent affronter le Prince pour libérer leur ami avant de poursuivre leur route.
Pourquoi évoquer ces personnages? Ces Immortels auraient-ils un lien avec les arts martiaux ?
Il existe un poème Tang, « Les huit immortels dans le vin », qui décrit les Immortels en train de s’enivrer et selon certains, les styles de Kung fu qui utilisent la « boxe de l’homme ivre » zuì quán / 醉拳 "le poing ivre", s’en seraient inspirés.
Ces techniques qui imitent les mouvements d’un homme qui titube auraient, selon une légende, servi à leurrer les adversaires potentiels et faire croire que - même ivre- un moine peut être redoutable ! A moins que ce ne soit juste pour faire croire à l’adversaire que l’on est une proie facile ?
Il existerait 8 façons de faire, 8 formes, chacune de ces formes s’inspirant des techniques de l’un des Immortels et mettant en avant ses caractéristiques…
Ainsi, celui qui imite Béquille de fer utilise surtout une jambe et sollicite beaucoup moins l’autre. Celui qui imite Han Xiangzi fait comme s’il jouait de la flûte ! …
Il existe également « l’épée ivre » ainsi que le bâton … la flûte de champagne n’est pas répertoriée...
"Le ministre avant l'audience attend,glacé,la cinquième veille de la clepsydre;
le général, sous son armure de fer, franchit les passes de nuit.
Pendant ce temps dans la montagne, le soleil est haut,
et le moine n'est pas encore levé.
A tout prendre, la gloire et le profit
ne valent pas la tranquillité."
Le chat, cet animal domestique, chez lequel nous habitons – quand nous en avons un- s’est rapproché de l’homme, il y a bien longtemps : près de 9000 ans pour certains… Cet animal solitaire à l’origine a peut-être fini par succomber à l’attrait d’une belle gamelle bien remplie…
Des ossements de chat vieux de 5300 ans ont été découverts il y a quelque temps déjà sur le site archéologique de Quanhucun, petit village chinois du Hunan, par l’équipe dirigée par Yaowu Hu, de l'Académie chinoise des sciences.
Soyons pragmatiques : Si la relation homme-chat a existé très tôt, ce n’est pas parce que que les chats cherchaient des genoux, mais parce que les hommes se sont mis à stocker du grain, ce qui attirait les rongeurs.
C’est donc pour grignoter du rongeur que le chat s’est rapproché de l’homme. Les chats, « par l’odeur alléchés », faisaient un peu de ménage et il s’agissait d’une relation « donnant-donnant » et non de réelle domestication.
Chacun trouvait avantage dans la présence de l’autre, tout le monde était content : les chats avaient à manger et les hommes préservaient leurs récoltes…
Seuls les rongeurs et autres nuisibles n’y trouvaient pas trop leur compte, mais bon, après tout, ils n’avaient qu’à bien se tenir !
Mais avec les découvertes de Quanhucun il y aurait sans doute plus que cela : Les chats auraient alors cessé de se nourrir exclusivement de leur chasse. On aurait retrouvé des traces de mil dans leur nourriture (ne me demandez pas comment ! ah, si ! par analyse isotopique !). Cette découverte suggère que l’homme leur aurait donné à manger - ce qu’il fait encore et bien trop parfois, on se demande même si certains chats savent encore repérer les souris… plus facile de chasser les croquettes !!!. Le chat serait-il alors, déjà, un chat domestiqué ? Nourri par les paysans en récompense de ses services et pour l’inciter à rester là ?
Difficile à dire… Il y a les faits (présence de céréales avérée) et les interprétations possibles...
Xiao Long, esprit critique s’il en est, se demande si le millet n’était pas tout simplement dans un bon gros rat bien dodu dévoré par le minet ? Ou si les chats –vaincus par la pub des marques de l’époque (?) ne s’étaient pas déjà mis aux céréales le matin ?
Bref, l’argument reste que le matou retrouvé dont il est question semblait être âgé et bien nourri…
Mais qui pourrait nous dire s’il ronronnait sur les genoux du fermier le soir à la veillée –ou bien s’il était mis proprement dehors pour faire son job de dératiseur?
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"Un habit, on le préfère à l'état neuf,
Un ami, on le préfère de longue date"
Yanzi Chunqiu
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Puisque c’est le week-end et que vous avez le temps de cuisiner( mais si, mais si!), voilà une petite recette simple…
Manger est nécessaire, bien manger est important ! La cuisine chinoise est très attentive à la composition des recettes et l’équilibre est toujours recherché, dans les couleurs, les saveurs… Un des « must » de la cuisine chinoise que nous connaissons est le riz cantonnais.
Il en est des recettes comme des légendes, , il n’y a pas « une » , mais des versions de cette recette. Le 广式炒饭 (guǎngshì chǎofàn) se décline de plusieurs façon, même si les fondamentaux sont les mêmes.
Loin de ce que l’on nous propose le plus souvent dans de trop nombreux restaurants chinois, voici une version du riz cantonnais qui mérite le détour et qui vous réconciliera ( si besoin) avec la cuisine chinoise !
Car, il faut avouer que trop fréquemment le riz cantonnais se résume à du riz parsemé de quelques bribes de jambon et deux trois petits pois qui se battent en duel (du coup deux alors !) avec dessus ou mélangée, une omelette coupée en morceaux…
Pourtant, ce qui fait la particularité du riz cantonais, c'est la façon de cuisiner les œufs ! On verse en réalité les œufs battus sur le riz et on fait cuire en mélangeant constamment pour que chaque grain de riz soit enrobé d’œuf. Mais, ça change tout, me direz vous ! Et vous aurez raison !
Donc, pour ceux qui voudraient tenter l’expérience (et cela en vaut la peine, rien que d’y penser, Petit Dragon en a déjà l’eau à la bouche !)…voilà comment réaliser cette recette :
🥁
Pour 6 personnes, il vous faudra 600 g de riz* cuit, 140 g de petits pois, 100 g saucisse chinoise de Canton et si vous n’habitez pas à proximité un chorizo doux fera l’affaire, 4 œufs, 1 carotte, 2 c. à soupe d'huile végétale, ne pas oubliez les 4 ciboules et les 2 cuillères à soupe de sauce soja, un peu de sel et de poivre si besoin. On peut y ajouter pour les gourmands 50 g porc chāshāo -en cantonais "caa siu"- (mariné dans une sauce sucrée-salée puis cuit au four… hummmmm) et 100 à 140g de grain de maïs.
*le riz jasmin à grains longs va bien, le basmati ou le riz thai font également l’affaire...
Alors, comment s’y prendre ?
Couper en petits dés la carotte, le porc, la saucisse, couper en rondelles les ciboules et battre les œufs. Dans le wok, faire revenir les dés de saucisse puis les sortir et faire revenir la carotte et le porc, ajouter la sauce de soja, laisser 1 minute, puis , ajoutez les petits pois et le maïs. Laisser cuire 1 ou 2 minutes et sortir tout ça et réserver. Ajoutez l'huile dans le wok, mettez le riz à sauter (pif, paf, c’est fait ! … c’est le riz qui saute), bien séparer les grains de riz et verser les œufs, bien battus, puis mélangez tout de suite avec le riz sans s’arrêter , il faut éviter que les œufs fassent « omelette », puis on remet tout ce qui était en réserve, les rondelles de ciboule, un peu de sel et de poivre, on touille délicatement et hop ! On sert tout chaud !
Et voilà un bon plat complet, bien coloré en accord avec les 5 mouvements . On a le vert des petits pois et de la ciboule pour symboliser le Bois , le jaune des carottes et du maïs pour symboliser la Terre , le riz blanc pour le Métal, le rose-rouge des saucisses pour le Feu , un joli brun noir du porc mariné pour l’Eau… Un plat complet et bien équilibré !
Il est important de rechercher l’harmonie dans tous les aspects de la vie y compris dans la nourriture.
Manger ne signifie pas remplir son estomac n’importe comment…. On est loin du mauvais fast food !aaah ? Il en existe un bon ?
Il faut que les saveurs, les couleurs les textures s’accordent entre elles et fassent du repas un plaisir et un atout santé… Il ne reste plus qu’à s’asseoir tranquillement et savourer lentement : bonne digestion assurée !
Bon appétit !
🧐
"Un petit sac ne peut contenir un grand objet.
Une corde trop courte ne peut atteindre le fond du puits.
Chaque chose a sa propre valeur."
Zhuang Zi
Les arts martiaux sont une bien ancienne « invention »…
à croire que depuis la nuit des temps, la tentation est grande de taper sur son voisin ...
( « Je te dis qu’il est frais mon poisson ! »
« Naaan, il est pas frais ton poisson !!! » etc.)
On parle le plus souvent de techniques d’auto-défense, mais… si l’on doit se défendre, c’est peut-être bien parce qu’on a été attaqué… Bref, quelle que soit l’époque, quelle que soit la situation géographique, les arts martiaux sont présents.
Pour éviter une baston générale😡, il fallait donc canaliser cette force brute et en parallèle à ces diverses techniques de combat sont nés des codes, code d’honneur, code moral, vertus martiales… quels que soient leurs noms: il fallait des règles.
La plus ancienne tradition martiale remonterait à 3 000 ans avant notre ère. Le kalaripayat est apparu en Inde, dans la province du Kerala. On le considère souvent comme l'ancêtre commun des arts martiaux d'Asie. Les mouvements s’inspirent des comportements animaux et les enchaînements se combinent à des exercices respiratoires ainsi qu'à une parfaite connaissance des points vitaux.
D'après la légende, c'est le moine Bodhidharma qui a fondé la première école de kalaripayat au Sud de l'Inde, avant de prendre la direction de la Chine… où découvrant à Shaolin des moines affaiblis par leur pratique de l’ascèse, il développa une discipline associant corps et esprit, méditation et techniques guerrières, entraînements énergétiques et exercices pour préserver la santé.
De là serait né donc le Kung fu, mettant en avant la persévérance dans l'effort sur chemin de la perfection.
Dans nos disciplines, il est question de Wǔdé.
Avez-vous déjà entendu parler de Wǔdé ? Non ? Alors, il est temps de se pencher sur ce principe.
Le mot Wǔdé existe depuis quelques 3000 ans dit-on et dans les communautés anciennes, les dirigeants ne pouvaient être choisis que s’ils possédaient cette qualité.
"Wu" (武) signifie martial , militaire, arme, c’est le caractère que l’on trouve dans wǔ shù (arts martiaux) ; "De" (德) signifie vertu, moralité, coeur, bienveillance. Le plus souvent, on le traduit par « vertus martiales ».
Il n’est pas sans intérêt de souligner qu’elles sont fondamentales, même si à l’heure actuelle, on les évoque toujours – verbalement- on peut bien voir qu’en réalité, elles sont reléguées à l’arrière plan !
Ces règles nous viennent du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme et mettent au premier plan le respect, la bienveillance, la loyauté. Bien sûr avec le temps, les choses évoluent et peu à peu ces valeurs traditionnelles nous paraissent désuètes et il a fallu adapter le discours au monde moderne et à la diffusion des arts martiaux à travers le monde.
Ces qualités/vertus initiales et chevaleresques sont au nombre de six :
1, rén : bonté et bienveillance
C’est la plus élevée. Avoir un grand cœur et être bienveillant vis à vis de chacun. Les parents sont bienveillants, les enfants également, les amis entre eux, le professeur est bienveillant , l’élève également.
2 – yì = ordre
Il s'agit ici d’accepter la place qui nous revient dans une communauté. Professeur, élève, parents – enfants... C'est le respect implicite des règles de préséance tenant compte de la hiérarchie. Nous devons rester humbles, reconnaître nos limites et nos progrès.
3 – Li = politesse
Se comporter dignement, rester courtois, avoir une tenue correcte, cela est indispensable pour établir des rapports humains harmonieux, et encore plus dans le milieu des arts martiaux où la rigueur est de mise et où les règles sont strictes. Dans le milieu traditionnel des arts martiaux il est dit qu'avant la technique il faut d'abord connaître la politesse.(Ce qui peut éviter d’en venir aux mains??) Au quotidien, tous les pratiquants doivent adopter un comportement à la fois naturel, poli et correct.
4 – zhì = sagesse
A tout moment, il faut rester maître de soi, savoir discerner le bon du mauvais, le vrai du faux et décider de la bonne conduite à tenir. On l’avouera, ce n’est pas simple...
5 - zhōng xīn = honnêteté et loyauté.
La parole donnée doit être respectée jusqu'au bout même si cela est difficile, risqué. D'une personne sans loyauté, on ne peut attendre ni générosité, ni grandeur d'âme.
6 – yǒng qì = courage(s)
Le grand courage protège, vient en aide au plus faible, combat la violence, lutte pour défendre une cause juste et cela en toute circonstance. Il en va de même du "petit courage" mais celui-ci s'applique plutôt dans les cas personnels ou particuliers, l'amitié, par exemple.
On retrouve ce même code (bushido) au Japon, les même valeurs y apparaissent :
Les samouraïs respectent 7 valeurs incontournables : Gi : 義 le sens du devoir – Yu : 勇 le courage – Jin : 仁 la bienveillance, la grandeur d’âme" – Rei :礼 la politesse , l’étiquette , le respect – Makoto :誠) la sincérité, l’honnêteté – Meiyo : 名誉 l’honneur et enfin Chugi : 忠義 la loyauté.
Même si ces valeurs semblent appartenir à un lointain passé, les arts martiaux devraient les mettre en avant et les pratiquants s’en inspirer et ne pas les glisser si souvent sous le tapis- tatami ?.
L’idée de base était de poser un idéal clair. Selon cette philosophie, le pratiquant travaille sérieusement et assidûment, il donne une image honorable de la personne, de la discipline, il respecte les professeurs, les partenaires, les adversaires, il sait partager avec les autres, communiquer. Il respecte les règles et reste serein sans dénigrer les autres (ou piquer une grosse colère quand l’arbitre le sanctionne par exemple.)
Mais...
Le milieu ses arts martiaux -chinois ou japonais- n’est pas si glamour… et les batailles d’ego sont bien présentes , on se croirait parfois dans une cour d’école… (C’est moi le plus fort, d’abord ! Na!).
Il serait souhaitable que ce code moral soit dépoussiéré et remis en vigueur car les arts martiaux pourraient être une belle école de vie.
Il est vrai que l’aspect compétitif, souvent développé à outrance dans certaines disciplines , surtout pour les enfants- encourage les dérives (« Vas-y, mors z’y l’oeil » dit le coach à son protégé !).
Dès qu’il y a un enjeu, il est plus difficile de rester « cool » ! (Ah, si mon « adversaire » pouvait se prendre les pieds dans ses lacets!🏆)
Pourtant ces disciplines pourraient trouver une place de choix dans les activités des jeunes en particulier (mais pas que...) en remettant à l’ordre du jour la notion de travail, d’apprentissage progressif et sur le long terme et non pas la victoire rapide et à tout prix et en soulignant la valeur du respect- de soi et des autres.
Trop de personnes à l’heure actuelle font du zapping ; si je ne réussis pas tout, tout de suite avec un minimum d’effort, je passe à autre chose. C’est une façon de faire où il ne peut y avoir d’acquisitions réelles, solides.
On retrouve le même phénomène en domaine scolaire. Pourtant se construire , c’est avancer pas à pas, découvrir, persévérer, accepter les échecs, les conseils, surmonter les difficultés, progresser.
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« Le contact avec l'autre et le désir de comprendre ses valeurs entraînent seuls un respect sincère. Il faut apprendre à nous apprécier, à nous admirer les uns les autres ».
Dalaï Lama
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.
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