" Cent fois entendu
ne vaut pas une fois vu".
Histoire des Han
" Cent fois entendu
ne vaut pas une fois vu".
Histoire des Han
Il existe un enchaînement, que nous ne pratiquons pas dans notre école, mais qui représente la quintessence des principes et des techniques du tai ji quan .
Il comporte 13 mouvements.
Ces treize mouvements associent les huit gestes principaux/ huit potentiels (parer, tirer, presser, repousser, couper, séparer, donner un coup de coude, donner un coup d'épaule), aux cinq déplacements (vers l'avant, vers l'arrière, vers le droite, vers le gauche, rester au centre).
Comme toujours, il recèle aussi un sens symbolique -sinon, ce ne serait pas marrant.
Le chiffre huit est associé aux huit trigrammes (ba gua) du Yi JING ( le Traité des mutations, un des livres Classiques de la Chine).
Le chiffre cinq, quant à lui, est associé aux cinq mouvements de l'énergétique chinoise (eau, bois, feu, terre, métal).
Ces cinq mouvements ou « éléments » sont reliés à cinq déplacements :
« vers l'avant » pour le feu, « vers l'arrière » pour l'eau, « vers la droite » pour le métal, « vers la gauche » pour le bois, et « rester au centre » pour la terre.
Approches des 8 potentiels
Vous trouverez ici une présentation synthétique des 8 potentiels, tels que nous les définissons -brièvement 😀 .
Peng 掤 (p’ĕng)
Parer, embrasser, avoir la sensation d’être comme un ballon gonflé, toute pression le fait tourner sur lui-même autour de son centre.
C’est comme un bouclier qui protège qui nous protège. C’est ce qui , en contact avec un partenaire par ce potentiel, nous permet l’écoute tacite de l’autre.
L’énergie est sur l’extérieur de l’avant bras.
Les notions de rondeur, volume, absorption représentent le côté yin de ce potentiel. Le côté yang de Peng se manifeste par l’explosion, un rebond, on retrouve l’idée du ballon...🌍
La traduction habituelle est « Parer ». Le potentiel est expansif.
Lu 捋 (lǚ)
Tirer - je préfère « guider » à tirer : nous accompagnons la force existante, nous n’en appliquons pas une, nous guidons l’adversaire vers l’arrière, dans le vide, et utilisons sa propre force.
Le potentiel est attractif.
Ji 挤
Presser, percuter. Ji est souvent confondu avec Peng. Si Ji est correctement exécuté, il n'y a pas de rebond comme avec Peng, mais plutôt une attaque qui ébranle l’adversaire.
Le potentiel est propulsif ( une impulsion et une expansion en même temps !).
An 按 (àn)
Repousser d'une main ou des 2 mains. L’action de repousser est progressive et déracinante. La clé de ce mouvement est la légère bascule du bassin qui permet d’absorber d’abord et ensuite la détente de la jambe arrière sur la poussée.🧐L'image est celle de la vague qui recule avant de réavancer.
Le potentiel est impulsif
Cai 採 cǎi
On trouve souvent la traduction « cueillir » ou « couper » ou « tirer vers le bas ». On y trouve une idée de levier, de soudaineté de l’action. C’est peut-être un des potentiel les plus difficiles à appliquer et nombreuses sont les questions à son sujet. Le potentiel est extensif.
Lie 挒 liè
On le traduit par « séparer » ou « tordre », il y a l’idée de spirale, d’énergies appliquées en sens contraires pour déraciner par exemple ou pour casser (moins drôle!!)
Le potentiel est offensif.🤕
Zhou 肘 zhǒu
Traduit souvent par « donner un coup de coude », c’est utiliser son coude (mais aussi toute autre articulation saillante) pour percuter ou faire levier, etc…
Pas de surprise, le potentiel est percutant !
Kào 靠 (k’ào)
C’est l’action de donner un coup d’épaule , mais cela vaut aussi pour toute autre partie du corps qui percute ou pousse pour attaquer les bases de l’adversaire ou le propulser.
Le potentiel est heurtant (le bump…🕺)
Un peu de lecture pour aller plus loin , pour ceux qui aiment bien jouer avec la théorie….🙄🤔
Traité sur le taijiquan de Zhang Sanfeng
" Parer (Peng), tirer vers l’arrière (Lu), presser (Ji), repousser (An), cueillir (Cai), tordre (lie), donner un coup de coude (zhou) et donner un coup d’épaule (kao) représentent les huit trigrammes.
Avancer (Jin Bu), reculer (Tui Bu), se déplacer vers la gauche (Zuo
Gu), se déplacer vers la droite (You Pan) et se fixer au centre (Zhong Ding) correspondent aux cinq éléments.
Parer, tirer vers l’arrière, presser et repousser correspondent respectivement aux trigrammes Qian, Kun, Kan et Li ; ils représentent les quatre orientations cardinales.
Cueillir, tordre, donner un coup de coude et donner un coup d’épaule correspondent respectivement aux trigrammes Xun, Zhen, Dui et Gen, qui représentent les quatre orientations diagonales.
Avancer, reculer, se déplacer vers la gauche, se déplacer vers la
droite et se fixer au centre correspondent respectivement au Métal
(Jin), au Bois (Mu), à l’Eau (Shui), au Feu (Huo) et à la Terre (Tu).
Ces gestes représentent les treize mouvements."
Et bien sûr :
Extrait des « 8 portes et 5 déplacements »
de Yang Ban-Hou (fils de Yang Lu
Chan) :
"(...) Les 8 trigrammes [et donc les 8 potentiels] sont dissimulés dans les mouvements des mains et dans le déplacement des pieds conformément aux 5 éléments. Les mains et les déplacements, 8 et 5, donnent le chiffre 13."
Pour préciser et prendre en compte les variantes de traductions, voici un panel de possibilités. Il faut toujours éviter de rester sur une seule traduction et profiter des idées données grâce à cette variété de propositions qui peuvent nous aider à mieux appréhender des notions qui ne sont pas simples…
Péng 劲 : « Parer », « Esquiver », « Repousser » en un mouvement de ressort. « Creuser la poitrine et arquer le dos ».
Lŭ 擄 : « Rouler en arrière », « Tirer à soi », « guider vers l’arrière »
Jǐ 挤 : « Presser », « percuter »
Àn 按 : « Appuyer », « Pousser », « Repousser ».
Căi 采 : « Cueillir », « Saisir », « tirer vers le bas ».
Liè 裂 : « Séparer », « Fendre », « Déchirer », « Briser ».
Zhŏu 肘 : « coup de coude » « Percuter »
Kào 靠 : « s’appuyer contre », ou « s’appuyer sur », « propulser »
Le nombre 5, quant à lui, fait référence aux 5 déplacements des membres inférieurs (Wŭ Bù 五步), ceux ci se combinent avec les potentiels ci-dessus.
Pas en avant ou « avancer » (Jìn Bù 进步)
Pas en arrière ou « reculer » (Tuì Bù 退步)
Prendre garde à gauche / Se préoccuper de la gauche (Zuŏ Gù 左顾)
Regarder à droite (Yòu Pàn 右盼)
Équilibre central (Zhōng Dìng 中定)
"Il n'y a pas de rosée
qui ne mouille les souliers"
Du Fu (-prononcé « tou fou »… no comment !) (712-770) laissa derrière lui 1458 poèmes. Il y a donc de quoi lire… (Projet de vacances ?).
Ce confucianiste convaincu y exprime son aspiration à jouer un rôle politique dans le pays. Issu d’une famille de lettrés et pourtant recalé aux examens, il n’occupera que deux postes mineurs dans l’administration : il semble que son tempérament de poète ne le prédisposait pas à se plier aux contraintes qu’auraient exigées de grandes fonctions.
L’intérêt qu’il portait aux grands évènements historiques de son temps a valu à son œuvre le nom de « shishi », histoire en poèmes. Pour lui, le poète avait aussi un rôle social à jouer.
De nombreuses pièces poétiques évoquent la famille, l’histoire ancienne, la vie de tous les jours. Cet homme, rempli de compassion, parle des injustices, de la misère et en parle d’autant mieux qu’il vit lui-même ces choses.
S’adressant à l’Empereur, il dépeint clairement sa situation :
« Depuis la septième année de mon âge jusqu’à la quarantième que je cours à présent, je n’ai fait autre chose qu’étudier, lire, composer des pièces d’éloquence et faire des vers. J’ai acquis quelque réputation mais point de biens ; je suis dans la plus grande misère. Quelques herbes salées et un peu de riz font toute ma nourriture, tous mes vêtements consistent dans l’habit que j’ai sur le corps. Si Votre Majesté ne Se hâte d’y mettre ordre, elle doit S’attendre, au premier jour, à entendre dire que le pauvre Du Fu est mort de froid ou de faim ; Il ne tient qu’à Elle de S’épargner ce triste récit. »
Il eut gain de cause, mais n’en profita pas longtemps :
La révolte d’An Lushan, ce général qui mit en fuite l’Empereur Tang et fut tué par son propre fils peu de temps après... (le « tu quoque » chinois ?) mit un terme à cette brève période de bien-être.
Son style reste simple, sobre, direct, il donne vie à cette période mouvementée, où les combats séparent les familles,où la famine décime les populations et durant laquelle on assiste à la chute d’un empire brillant, celui des Tang.
Il a su atteindre une perfection technique telle que de nombreuses générations d’admirateurs ont tenté de l’imiter, mais n’ont pu l’égaler : il reste proche du quotidien, du réel, du familier. Il sait faire naître les émotions et toucher en choisissant les mots justes.
Condamné à l’errance, il mènera une vie qui sans aucun doute l’inspirera et qui explique la force de son réalisme. Il ne connaîtra une réelle aisance que lorsque le gouverneur de Chengdu le prendra sous son aile.
« Perspective printanière » est son œuvre la plus connue.
Le pays est brisé, monts et fleuves pourtant demeurent ; la cité est au printemps, l'herbe et les arbres sont profonds.
Ému par le temps, les fleurs semblent éclaboussées de larmes ; en haine de la séparation, les cris d'oiseau bouleversent le cœur.
Feux de guerre ininterrompus depuis trois mois ; une lettre de la maison vaut dix mille pièces d'or.
Cheveux blancs, que je gratte, ils s'amincissent encore ; presque, ils ne pourraient plus tenir l'épingle à cheveux.
Toujours en peu de mots les images surgissent et marquent l’esprit :
« Le départ des soldats et des chars de guerre » (Extrait)
… Les chars crient … Les chevaux soufflent ;
Les soldats marchent, sur leurs dos l’arc et les flèches.
Les pères, les mères, les enfants les accompagnent, courant confusément au milieu des rangs ;
La poussière est si épaisse qu’ils arrivent au pont de Hien Yang sans l’avoir aperçu ;
Ils s’attachent aux habits des hommes qui partent, comme pour les retenir, ils trépignent, ils pleurent ;
Le bruit de leurs plaintes et de leurs gémissements s’élève jusqu’aux nuages. (…)
A découvrir...
" Celui dont la pensée ne va pas loin,
verra ses ennuis de près".
Confucius
Qui ne connaît pas le film, enfin le dessin animé, "Mulan" avec son super mini-dragon, Mushu (non, ce n’est pas un lézard!) , son grillon veinard et les grands méchants Huns? Entre nous, si vous ne connaissez pas, il va falloir combler cette lacune culturelle ;)
Bien sûr, cette adaptation prend quelques libertés avec ce que l'on sait de Mulan. Pourtant ce film restitue les grandes lignes de la légende de Hua Mulan:
On ne peut affirmer - ça commence bien!- que son nom, Hua (fleur) Mulan (magnolia) soit le vrai...
Dans les annales des Ming, elle se nomme Zhu, dans celles des Qing, on la nomme Wei... Nous en resterons à Hua Mulan.
Que ce personnage soit imaginaire ou non, peut importe finalement. Ce qui est important, c'est l'impact artistique et idéologique de cette figure dans l'esprit du peuple chinois.
Mulan est un idéal pour les chinoises: une femme qui vit sur un pied d'égalité avec les hommes, dans les meilleures traditions de moralité et de fidèle amitié...
Mulan, entrainée aux arts du combat, comme beaucoup de filles d'officiers, se déguisa en homme pour partir à la guerre, prenant la place de son père, trop âgé ou de son frère, trop jeune. Voilà qui témoigne de sa piété filiale et de sa fidélité à la patrie, menacée par les invasions étrangères venant du Nord: cette histoire est dans le droit fil de la morale confucéenne.
De même les grands principes taoïstes ne sont pas loin et apparaissent nettement.
Le non-agir (Wu Wei) :
Mulan refuse le poste de haut dignitaire qui lui est offert à son retour, et après 12 années de combats, elle ne souhaite qu'une chose: retrouver les siens et son village.
Le Yin Yang:
Mulan est l'équilibre parfait entre adaptabilité et volonté, finesse morale et force physique. Ce "général", brillant stratège et remarquable combattant, devait être aussi habile à l'aiguille qu'à l'épée.
Transformée, elle reste elle-même pourtant, et le poème du Vème siècle à l'origine de l'histoire de Mulan montre que la guerre n'était qu'un épisode, et que ce "général" retrouvera avec plaisir ses vêtements féminins!
Vaillance et détermination, intelligence et finesse, élégance et abnégation, comment résister à cette héroïne?
La ballade de Hua Mulan
Mulan tisse sur son seuil, mais ce bruit répété
N'est pas celui de sa navette ; vous n'entendez que ses soupirs.
Pense-t-elle à quelqu'un ? Se souvient-elle de quelqu'un ?
Elle ne pense à personne, elle ne se souvient de personne.
Hier soir, elle a vu le décret de mobilisation ; le khan recrute des troupes,
Et sur les douze décrets, le nom de son père figure.
Son père n'a pas de fils adulte, Mulan n'a pas de frère aîné ;
Elle veut acheter selle et cheval et remplacer son père.
Au marché de l'est, elle achète un coursier, au marché de l'ouest selle et tapis de selle,
Au marché du sud, un harnais, au marché du nord, une cravache.
A l'aube elle prend congé de ses parents, le soir elle couche au bord du Fleuve Jaune.
Elle n'entend plus les appels de ses parents, mais seulement les eaux du fleuve qui coulent.
A l'aube elle prend congé du Fleuve Jaune, le soir elle arrive au pied de la Montagne Noire.
Elle n'entend plus les appels de ses parents, mais seulement le bruit des cavaliers barbares.
Volant par-dessus cols et montagnes, au bout de dix mille lieues elle avance jusqu'au front.
Le vent du nord frappe le cantonnement, la lumière glacée éclaire les armures ;
Le général après cent combats fut tué, les soldats au bout de dix ans reviennent.
Au retour, elle est reçue par l'empereur ; le Fils du Ciel est dans la salle du trône.
Ses mérites lui valent douze promotions, des récompenses innombrables.
Le khan lui demande ce qu'elle désire : "Mulan n'a que faire d'un poste à la cour, Je ne veux qu'un chameau rapide qui me ramène à la maison".
Son père et sa mère, apprenant son retour, appuyés l'un sur l'autre, sortent du village ;
La sœur apprenant le retour de Mulan, s'est faite belle et l'attend sur le seuil ;
Le jeune frère, apprenant le retour de sa sœur, a aiguisé un couteau pour tuer porc et mouton.
Elle ouvre la porte de la chambre de l'est, elle s'assied sur son lit à l'ouest,
Elle retire ses habits de guerrier et revêt ses vieux vêtements,
Elle refait son chignon devant la fenêtre, elle se poudre face au miroir,
Elle sort voir ses compagnons, ses compagnons sont surpris :
"Nous avons été ensemble pendant douze ans et nous ne savions pas que Mulan était une fille".
C'est à ses sauts qu'on reconnaît le lièvre, à ses yeux la hase ;
Mais quand un couple de lièvres court côte à côte, comment reconnaître le mâle de la femelle ?
Pour ceux qui aiment les "happy end", on arrête là!
Mulan est revenue chez elle, parmi les siens!
Pour ceux qui préfèrent les «thrillers" (trilleur?trieur ? frilleur? Finalement l'anglais n'est pas plus facile a prononcer que le chinois...), on raconte que l'empereur apprit que ce fabuleux général était une femme. Il désira qu'elle devienne sa concubine.
Il envoya à plusieurs reprises des messagers, mais Mulan refusait à chaque fois. L'empereur s'obstina et finalement, elle se suicida avec son épée.
En son honneur, l'empereur organisa des funérailles suivies d'honneurs spéciaux...
Comme toujours les variantes sont nombreuses... Certains affirment qu'elle demanda en récompense un fringant coursier pour rentrer plus rapidement dans son village, d'autres lui font demander un ... chameau... ce qui pour nous n'évoque pas forcément une image grandiose!
Mais après tout, peu importe la monture, les moments clés de l'histoire sont identiques.
Pour en savoir plus, un livre des éditions You Feng vous fera découvrir Hua Mulan "Hua Mulan, femme général de la Chine antique", roman anonyme traduit par Yan Hansheng...
Pour les plus sérieux d’entre vous, ou les allergiques aux dessins animés, nombres de films existent sur Mulan, mon favori reste le film de 2009,« Mulan, la guerrière légendaire» avec Wei Zhao et Kun Chen Wentai
... mais le film de 2020 avec Yifei Liu, Gong Li et Donnie Yen n’est pas mal non plus !
"La chanson est facile à chanter,
encore faut-il ouvrir la bouche".
Robert Van Gulik n'est pas un chinois, même en y mettant la prononciation ad hoc... et pourtant! Il intéresse Xiao Long … Il y a des livres à lire et à relire et ceux là en font partie et même s'ils ne datent pas d'hier, ils n’ont pas pris une ride !
Orientaliste, diplomate, musicien, ce néerlandais est aussi écrivain : il est l'auteur d'une série d'histoires mystérieuses dont le héros est le juge Ti.
D’autres auteurs s’y sont essayé, mais il est difficile, lorsqu’on connaît l’œuvre de Van Gulik, de les apprécier pleinement.
Il a su si bien donner vie à ce juge Ti et avec tant de finesse.
Ce personnage connu sous le nom de Dí Rénjié , né vers 630 , est une figure historique qui vécut sous la dynastie Tang. Son grand-père était secrétaire général du bureau exécutif du gouvernement et son père, préfet…
Lui, fut connu surtout en sa qualité de juge. Apprécié pour son efficacité, ses jugements furent nombreux et justes. On ne sait cependant que peu de choses précises à son sujet, si ce n’est qu’il semble avoir été d’une grande perspicacité.
De nombreux romans ont repris ce personnage inspirant. Fin des années 40, Van Gulik commence par traduire un roman policier chinois, le Dee Gong An qui présente trois affaires criminelles résolues par Di.
A partir de là , il écrira 16 romans avec notre juge.
Au delà des intrigues ingénieusement montées, ces romans nous font découvrir de nombreux aspects de la vie sociale en Chine sous les Tang (618-907), période extrêmement brillante sur le plan culturel, l'âge d'or de la poésie classique chinoise.
Rien n’est laissé au hasard et c’est bien ce qui fait la qualité de ces romans, qui toujours, se terminent sur une citation de sources précises, ainsi que sur des explications rigoureuses qui nous permettent de mieux appréhender cette période pour le moins lointaine !
Suivent les titres pour vous mettre en appétit :
Trafic d'or sous les Tang
Le Juge Ti à l'œuvre
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
Le Singe et le Tigre
Le monastère hanté
Le squelette sous cloche Le pavillon rouge
La perle de l'Empereur
Le collier de la princesse
Assassins et poètes
Le mystère du labyrinthe
Le fantôme du temple
L'énigme du clou chinois
Le motif du saule
Meurtre à Canton
Bonne lecture!🍵
🤔
"Un bousier ne fera jamais du miel".
Le Cheval est le septième animal du zodiaque chinois. L’influence du bouddhisme indien peut expliquer la présence de cet animal qui fait partie des « sept trésors ». En Inde, le cheval est un symbole et joue un rôle non négligeable dans les croyances bouddhistes : il serait le dixième et dernier avatar de Bouddha.
Le Cheval est un signe de feu, il est yang. IL est lié au sud, à l’heure de midi, au mois de juin, au soleil.
Cette année, le Nouvel An chinois sera célébré le 17 février, Après le Serpent de Bois , voici l'année du Cheval de Feu. Une combinaison avec l’élément feu , synonyme de mouvement, d'audace et d'indépendance.
On dit le Cheval fougueux, indépendant, charismatique. Le Cheval éprouve sans cesse le besoin d’aller de l’avant. Il est dynamique, agréable à vivre, mais parfois sa trop grande franchise et son manque de diplomatie lui jouent des tours. Professionnellement, le natif du Cheval sait communiquer et prendre des décisions.
Un peu plus sur la fête de nouvel an :
Le Nouvel An chinois ( 农历新年 : nónglì xīnnián) ou « passage de l’année » est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. C'est le début de la fête du printemps ( 春节 ; pinyin : chūnjié) qui se déroule sur quinze jours et s’achève avec la fête des lanternes ( 元宵节 ; pinyin : yuánxiāojié).
Le calendrier chinois est un calendrier luni-solaire, la date du Nouvel An chinois dans le calendrier grégorien varie donc d'une année sur l'autre, mais tombe toujours entre le 21 janvier et le 20 février: cette année ce sera le 14 février, et les préparatifs vont déjà bon train et en France aussi, comme peuvent en témoigner les rayons dévalisés des supermarchés du 13ème à Paris!
Devant les magasins des lampions rouges sont suspendus, on vend des branches de forsythia, de cerisiers, d'orchidées, des lotus bien sûr, sans parler des décorations en papiers, ou en carton où le rouge et le doré dominent.
On nettoie la maison, on achète des habits neufs, beaucoup de choses à grignoter en famille : gâteaux, graines de pastèque, fruits secs, bonbons, fruits confits ... on affiche un peu partout des souhaits écrits sur papier rouge, symbole de chance. on retrouve le plus souvent les caractères fù (福) bonheur, ou chūn (春) printemps, souvent collés à l’envers car renverser ( 倒 dào) est homophone de arriver ( 到 dào)et c'est bien ce que l'on souhaite: que le printemps et le bonheur arrivent avec une nouvelle année.
Traditionnellement, de chaque côté des montants de la porte d’entrée, on colle une bande de papier rouge sur laquelle est écrit un vers ; les deux vers se répondent et constituent une inscription parallèle.
Au dîner on choisit des plats symboliques :Ainsi le poisson ( 魚 yú), homophone de surplus ( 馀 yú), doit être présent pour garantir qu’on ne manquera jamais de rien ; certains prennent même soin de ne pas le finir, afin de rendre plus complètement son sens symbolique. Dans le nord de la Chine, on sert en principe un plat de raviolis (jiǎozi 餃子 / 饺子 )car leur forme évoque celle des yuánbǎo (元寶 / 元宝 ), lingots anciens. Le dessert traditionnel est le niángāo ( 年糕 ), « gâteau de l'An » ; gāo, gâteau, est homophone de grandir, et en manger constitue un gage de croissance dans tous les domaines souhaités.
On offre des enveloppes rouges contenant de l'argent. On fait éclater des pétards pour faire fuir les mauvaises influences et l'on se couche le plus tard possible, ce qui est un gage de longévité.
Certains pourraient trouver tout ça très kitsch... Xiao Long apprécie beaucoup cet affairement, cette ambiance colorée, vivante qui annonce le printemps!
Car il arrive: les premiers crocus montrent leurs nez dans nos jardins...
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.
https://www.taijiqigongevreux.com/
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