🥕
"Celui qui poursuit un cerf ne s'occupe pas des lapins".
🥕
"Celui qui poursuit un cerf ne s'occupe pas des lapins".
C’est l’heure de refaire son sac de cours ! Les grands et les petits vont reprendre leurs activités…🎒
On me demande souvent ce que l’on doit avoir comme équipement pour pratiquer. En fait, pas grand-chose. Il faut juste bien choisir…
Puisque tout repose sur notre ancrage, commençons par les pieds !
C’est quoi, de bonnes chaussures ? Aaaah, vaste question.
Certains préfèrent les chaussures dites « de Tai ji quan » avec semelles en caoutchouc assez épaisses, mais relativement souples tout de même. Ces chaussures ont l’avantage d’être larges. On a une bonne base au sol. Le pied est bien maintenu.
D’autres préfèrent les chaussures dites "wushu », Petit Dragon les préfère, la semelle est très fine, le pied sent bien le sol, les verrouillages ou pivots collent souvent moins : rien de plus désagréable que de vouloir faire glisser son pied et d’avoir une semelle qui adhère au sol (souvent vinyle dans nos salles). L’inconvénient est que la semelle est souvent plus étroite et que l’on peut avoir l’impression d’être moins bien maintenu… Ces chaussures peuvent être en toile ou en cuir. Peu importe...
D’autres préfèrent les chaussures sans lacets, type « chaussons chinois » à la Bruce Lee. Elles sont légères et le pied est plus libre…
Il faut tester et trouver chaussure à son pied : il est très important d’être « bien dans ses pompes » (en général - et en particulier pour pratiquer sereinement!)
D’autres encore préfèrent pratiquer pieds nus, Xiao Long n’est pas fan , en tout cas pas en salle. Le sol est loin d’être nickel et il est souvent froid, surtout en hiver, ce qui énergétiquement parlant n’est pas terrible. D’ailleurs en Chine, il est rare de voir des pratiquants nus pieds, les chaussures souples à semelles fines sont utilisées et ne nuisent en rien à l’ancrage..
Cela peut-être une expérience intéressante en extérieur, sur le sable, sur l’herbe . Mais, plus au sens d’exercices proprioceptifs alors, un travail sur les sensations, l’ancrage… et puis ça donne un petit air new age …
Bref, être bien et sentir le sol sont les mots clés.
Et la tenue alors ?
Il faut être à l’aise là aussi, éviter les vêtements ajustés, serrés, qui gênent aux entournures. Le haut peut être un tee shirt, un sweat large. Le bas un pantalon large ( il vaut mieux être sûr que les coutures résistent aux endroits stratégiques! Le pantalon de tai ji quan « slim » n’existe pas...). Si vous pouvez vous accroupir sans entendre craquer la couture, c'est bon!!
Très souvent le pantalon est noir, le haut blanc ( chez Petit Dragon en tout cas). Lorsqu’on pratique en groupe, le visuel d’une tenue -relativement- homogène contribue à une certaine forme de bien-être. N’oublions pas qu’un des maîtres-mots de notre discipline est « harmonie », un méli-mélo de vêtements divers et multiples, (au pire joggings ramollis , leggings fluos ... si, si, j’en ai vu aussi) ne représente pas vraiment la notion d’harmonie… C’est l’opinion d’un Petit Dragon qui en a vu des vertes et des pas mûres au fil des années et qui défend l’idée que nous pratiquons une discipline qui mérite le respect. Pour la détente, il y a le canapé et pour le côté baba cool , il y a d’autres activités.
On peut aussi bien sûr opter pour une tenue chinoise officielle, prévue pour! (les coutures des pantalons des jolies tenues chinoises comme on en trouve dans le 13ème ne résistent pas toujours longtemps aux serpents , même ceux qui rampent à mi hauteur...)
L’important est d’avoir une tenue destinée à faire du Tai ji quan , on a des tenues de judo, de tennis , de ski… et de Tai ji quan. Enfiler sa tenue est aussi un symbole, une mise en condition, on passe du quotidien à la pratique, on change de sphère. C'est important de faire cette transition.
Donc, on peut sans se ruiner avoir une tenue correcte et confortable.
Le choix des armes : Pour les armes, si vous êtes un assidu et que vous vous entraînez longtemps , vous pouvez avoir une arme d’entraînement. Un sabre ou une épée d’entraînement sont plus légères et permettent de peaufiner un enchaînement sans risque de tendinite !
Cependant les sensations ne sont pas les mêmes et il ne faut pas s’y limiter. Il est donc important de bien choisir son arme, en fonction de sa taille et de sa force. Il existe des sabres et épées de longueurs différentes (ce qui évite aux plus petits de rayer le parquet ! Et aux plus grands de donner l’impression de manier un cure-dent…)
Il existe aussi des poids différents. Attention, certaines armes sont très belles mais aussi très lourdes et ne conviennent pas forcément à la pratique.
Vérifiez également que vous avez votre arme bien en main, il ne faut pas que la poignée soit trop large ou trop petite, vous devez pouvoir saisir fermement la poignée et contrôler votre lame sans fatiguer vos doigts ou vos poignets.
Dans le même ordre d’idée, pensez à vérifier le point d’équilibre de votre arme: s’il est proche de la garde, il sera facile d’exécuter vos techniques, si ce point tend vers l’avant, vous devrez faire plus d’effort et vous serez moins « léger » sur les mouvements de lame.
Et comme c’est la rentrée, profitez-en! Regardez si votre pompon d’épée a bonne mine . S'il se déplume, il est temps d’en changer. Pareil pour les foulards de sabre qui doivent, si possible, avoir l’air de foulards . Cela fait aussi partie du respect de la discipline et de cette idée d’harmonie.
🐶Pour les éventails, si le vôtre commence à ressembler à deux oreilles de cocker, il est temps d’en changer, ce sera plus agréable pour vous. Un éventail qui perd de son « pep » rend les techniques tristes ou s'ouvre pour un rien quand on ne le veut pas forcément…
A moins d’étudier un enchaînement particulier qui exige un éventail en métal, choisissez le bambou (moins lourd…).
Il y en a à tous les prix, évitez peut-être les moins chers ? Le bambou est souvent plus fin et moins résistant…
Pensez aussi qu’il y a deux tailles d’éventails, certains plus longs que les autres, prenez celui qui convient à votre bras ( ouvert, il doit atteindre la pliure du coude) et à votre goût. Le plus souvent un éventail mesure 32/33 cm fermé. Il peut atteindre 37 cm.
Enfin, le bâton. Pour être à l’aise, choisissez la taille qui va bien avec votre enchaînement, on ne peut pas faire un enchaînement de bâton long avec un ... trop court… l’inverse est vrai… et vice et versa (c’est bon, tout le monde a suivi?)
Un bois souple ou du rotin vont bien. Évitez le manche à balai sauf cas de force majeure ou économie drastique… (manque de ressort garanti!)
Bon, je crois qu’on a fait le tour, il n’y a plus qu’à faire votre sac, n’oubliez pas d’y mettre votre bonne humeur, votre enthousiasme et votre patience…
"La règle est droite,la vie est courbe".
Que l’on pratique le Tai ji quan ou le Qi gong , deux fondamentaux vont de pair : accepter et s’adapter.
Accepter, c’est accepter ses limites. Il ne s’agit pas de reproduire ce que l’on a vu sur une vidéo ou ce que l’on voit faire par d’autres. Nous sommes tous différents, alors pourquoi vouloir avoir tous la même façon de pratiquer?
Un des buts de nos pratiques est d’apprendre à se connaître, Nous devons savoir ce que nous sommes capables de faire et ce que nous ne sommes pas (plus?) capables de faire.
Notre pratique ne sera pas meilleure parce que notre serpent rampe au ras du sol, ou parce que notre coup de talon sera plus haut. Nous ne sommes pas (plus?) dans une démarche compétitive.
Ce ne sont que des aspects extérieurs. C’est joli à voir, plus athlétique, plus spectaculaire. Mais c’est tout !
Il faut donc accepter l’idée que nous n’avons pas forcément à imiter ce que d’autres font. La seule chose qui compte, c’est que notre mouvement soit juste.
Comprendre le mouvement est important pour que nous puissions l’adapter à nos capacités physiques, à notre âge. Car, c’est bien là le danger : adapter-oui! mais il ne faut pas non plus faire n’importe quoi ( et non, le Tai ji quan , ce n’est pas battre l’air avec les bras en faisant des mouvements circulaires… le Qi gong non plus, d’ailleurs ).
Le mouvement doit garder sa « valeur », son sens…
Ces notions d’acceptation et d’adaptation ne sont pas seulement applicables à notre pratique et Xiao Long – une fois n’est pas coutume- se fait un peu plus sérieux aujourd’hui et ose vous proposer matière à réflexion.
A noter que le Petit Dragon est comme les autres Dragons, ce n’est pas un donneur de leçon, c’est juste un Petit Dragon qui aime bien s’arrêter quelquefois, qui se pose des questions- souvent- et qui aime bien partager ses réflexions...
Ce bref texte de Zhuang Zi* ne date pas d’hier (ni d’avant hier…) et pourtant, il remet les pendules à l'heure:
« La mort et la vie, l’existence et la non-existence,
Le succès et l’échec, l’aisance et la pauvreté,
La vertu et le vice, la sagesse et l’ignorance,
Le louange et le blâme, la soif et la faim,
Le chaud et le froid, se suivent,
Se transforment sans cesse et forment le destin.
De même, jours et nuits se succèdent
Sans qu’on puisse savoir depuis quand.
Mais tous ces évènements ne doivent perturber
Ni le corps, ni l’esprit :
Il suffit, jour après jour, de garder son calme,
De vivre en paix avec les autres,
De s’adapter aux circonstances et, ainsi,
De développer ses dons naturels.
*Penseur chinois du IVe siècle av. J.-C. à qui l'on attribue un texte essentiel du taoïsme appelé d’ailleurs – le Zhuangzi – ou le « Classique véritable de Nanhua », Nánhuá zhēnjīng
L’avant dernière ligne surtout est bien d’actualité et mérite qu’on s’y arrête…
On peut dire que nous vivons une époque qui n’est pas simple, troublée et troublante, et que notre esprit est encouragé à n’envisager que le pire. Pas rassurantes les infos et parfois franchement « speedantes » : nous ne pouvons que composer avec ! 🙄
« Tous ces évènements ne doivent perturber ni le corps, ni l’esprit «
C’est en « s’adaptant aux circonstances » que nous pouvons espérer faire évoluer les choses, et cela passe par une forme d’acceptation de ce qui est, et ne peut être changé.
On peut s’apitoyer, se révolter, exprimer sa colère, dire ce qui aurait pu être fait, ce qui devrait être fait et ne le sera pas... Mais de toute façon, cela ne dépend pas totalement de nous.
Tout « se transforme sans cesse », les cycles se succèdent et nous ne contrôlons rien. Idée bien humaine que cette idée de contrôle, rassurante , mais peu réaliste tout de même…
Les Très Vieux Dragons, avaient-ils plus que nous les pattes sur terre ? Peut-être…
Difficile d’admettre que les choses sont ce qu’elles sont et que nous n’avons que peu d’influence…
L’adaptation pourtant à toujours été la clé de la survie… Alors ? Se laisser porter, faire à sa mesure… simplicité, lâcher prise… (très taoiste tout ça!!!🤔)
« Il suffit, jour après jour, de garder son calme » nous dit ce philosophe!
J’entends d’ici vos critiques :
« C’est plus facile à dire qu’à faire ! »...
« Calme ! il suffit d’être calme !!! Mais je suis caaaaalme !!!! »…
Et c’est très calmement que j’accepte ces critiques…
" Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin "
Il existe de très nombreux ouvrages sur les sujets qui nous intéressent. On ne compte plus les livres sur le Tai ji quan, le Qi gong, des biens, des moins biens, des pavés, des fumeux…
Il y a un tout petit ouvrage qui mérite le détour, sans prétention, il propose quelques réflexions :
Les "101 réflexions sur le taichi chuan" (Tai Ji Quan en pinyin je le rappelle...) sont parues aux éditions budo, il y a déjà un certain temps, mais cela n’enlève rien des qualités de ce bref opuscule.
Ce petit livre de Michael Gilman, auteur par ailleurs des "108 clés du taichi" (tai ji en pinyin, je le rappelle...), est pratique :on peut l’emporter partout (dans sa voiture pour les embouteillages, au bureau pour la pause, sur la plage , en réunion à lire sous la table pour retrouver sa sérénité, en remuant sa sauce tomate pour méditer sur la circularité du mouvement…
Divisé en 101 paragraphes, il ne nécessite pas une lecture continue, on peut même aller au hasard des pages et choisir le chapitre qui nous attire. Les notions de yin/yang, centre de gravité, tension et respiration, rondeur... entre autres... y sont abordées.
Tout n'y est pas d'un intérêt majeur, mais certains chapitres ouvrent des pistes de réflexion, et c’est bien là le but.
Il faut se poser et prendre le temps de réfléchir sur sa pratique, sur ce que l’on y trouve (ou pas), ce que l’on en attend (ou pas).
Je sais qu’au début on est friand de lectures, on cherche des informations, on cherche à comprendre les choses qui nous échappent encore, et cette approche est logique, car nous cherchons toujours des explications pour tout.
Nous aimons rationaliser, décortiquer, catégoriser. Pourtant, les plus belles découvertes se font souvent hors des livres.
C’est en pratiquant « en conscience » que l’on peut faire des trouvailles !
Et bien sûr en échangeant avec d’autres pratiquants qui vont proposer des façons de faire ou de voir différentes.
Voilà donc un livre qui sera un bon point de départ pour vos propres recherches !
Bonne(s) réflexion(s) !🤔
🤔
"Le talon de la chaussette
ne couvre pas le haut du pied".
🧦
On le sait, c’est un art bien délicat que le tuishou. Il y a tout de même quelques fondamentaux à ne pas perdre de vue :
LES QUATRE ÉNERGIES DE BASE
Zhan – Coller/toucher
Zhan c’est adhérer à son partenaire comme de la colle adhère au papier. Quand le contact est fait, essayez de ne plus le perdre. Cela vous permettra de toujours savoir où est votre partenaire et sentir son intention., Restez détendu sur ce « coller », il ne doit pas devenir un « pousser »...
Nian – Collant/poisseux
Zhan et Nian ont des significations proches, mais ne sont pas exactement la même chose pourtant. C’est une question de point de vue. Zhan et Nian vont ensemble et alternent :Si vous êtes dans le Zhan, votre partenaire est dans le Nian (l’inverse est vrai et vice et versa… C’est un jeu à deux et non une simple « volonté » individuelle.
Lian – Continu
Des mouvements continus, des attaques continues, des énergies continues.
Tout est lié dans un flux continu. On maintient en permanence le lien, sans rupture quel que soit le contexte.
Sui – suivre
Sui c’est suivre votre partenaire. Allez avec lui, suivez le, il suffit d’aller là où l’on vous emmène et non de vouloir diriger une manœuvre quelconque. On reste relax. Si votre partenaire bouge, vous bougez, si il s’arrête, vous vous arrêtez.
On ne peut écouter son partenaire que si on se relâche, trop souvent on y met une « volonté d’action » qui pousse à la rupture ou qui casse le flux.
Coller c’est ce qui permet de sentir, si on perd le contact, si on rigidifie le contact, on perd les sensations. On n’utilise pas la force , on ne résiste pas.
Il faut savoir de quel type de tuishou on parle.
Lorsqu’on voit le tuishou de compétition, on se rapproche plus de la lutte chinoise que du tuishou initial, et pas de problème, si c’est ce qui vous plaît, allez-y ! Pour moi, cela reste très proche de l’externe et n’est plus assez interne, il s’agit d’autre chose et ce n’est pas ce tuishou-là qui m’intéresse .
Comme disait mon maître, Yuan Hong Hai, il n’y a pas de « gagner ou perdre » quand on pousse les mains. S’il y a une volonté de victoire, on est dans une autre démarche. Ce n’est pas forcément la plus intéressante pour nous. Petit Dragon envisage le tuishou comme une coopération, un jeu sans enjeu.
L’écoute est le but de la pratique des 4 énergies ci-dessus. Si on écoute bien (et si on s’entend bien…:😄), on sent les failles, les possibilités de pousser l’autre au déséquilibre avec un minimum d’effort. Il faut juste trouver LE bon moment.💡
Pour cette raison, avec le temps, je ne suis plus très fan des tuishou codifiés. Ils induisent une mécanique où le geste est un imposé, et comme chacun sait ce qu’il « doit » faire, on tourne dans le vide et non dans la conscience du mouvement. 🎡
On comprend bien pourquoi ces exercices ont été créés, mais finalement, je me demande s’ils ne sont pas contre-productifs et -paradoxalement- surtout pour les débutants, qui moulinent, en pilotage automatique en se racontant leur week-end. 😉
Certes, ces exercices permettent un apprentissage postural et la mise au point de certains réflexes, mais… il ne faut pas faire que ça !
Et il n’est pas superflu de pratiquer, dès le début un tuishou « libre », c’est à dire où les mouvements ne sont pas des imposés, mais sont aléatoires et où le seul but est d’appliquer les 4 énergies fondamentales.
C’est le corps qui « travaille » et non la tête. On est dans la sensation et non dans le raisonnement. Dévier, absorber, transformer, répondre au plein par le vide, tout cela se fait « naturellement », sans préméditation.
C’est une forme de non agir… pour mieux agir ensuite. L’action se fait toute seule dans le sens de la moindre résistance.
C’est la façon de voir du Petit Dragon, aujourd’hui. Il y a d’autres façons de voir et chacune correspond à un moment de vie, de pratique, à une personnalité.
Rien n’est fixe et défini une fois pour toute… (mini proverbe chinois?)
"La feuille tombée
retourne à sa racine"
Rien ne vaut un bon petit proverbe chinois, il y en a de tout poil, des sérieux, des curieux, des paradoxaux (les meilleurs!), des incompréhensibles (pour nous?), des moralisateurs, des longs, des courts…
Bref, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les circonstances. N’en abusez pas tout de même , cela pourrait lasser vos interlocuteurs…
Pour les amateurs de proverbes donc, il y a bien sûr internet, mais on peut se demander si tous sont bien des proverbes chinois… Pas sûr !
De toute façon, rien ne vaut un bon petit bouquin que l'on peut feuilleter, abandonner, reprendre... (et avec lequel on pourra éventuellement caler une table plus tard… il existe peut-être même un proverbe sur le sujet ? du genre :
« Un mauvais livre est bon pour une table bancale » ???).
Les recueils de proverbes sont nombreux, l'un d'entre eux s'intitule "Sagesse millénaire en quelques caractères" aux éditions You Feng.
Cet ouvrage collectif présente le proverbe en chinois et sa traduction et il précise, lorsque cela est possible son auteur et/ou le document d'où il est extrait. Ces indications ne se retrouvent pas toujours dans les recueils basiques.
Les proverbes sont classés par thèmes. Et à la fin, on peut trouver une chronologie des dynasties chinoises, ce qui n'est pas superflu... (pour les fans d’histoire !)
Et voilà: *tout petit, pas très cher, à emporter partout et à ne pas oublier n'importe où! Son étude vous permettra peut-être d'accéder à la Connaissance, car :
« Savoir qu'on sait, quand on sait,
Et savoir qu'on ne sait pas quand on ne sait pas,
C'est là la vraie connaissance. »
Entretiens Confucius II
Les proverbes chinois reposent souvent sur des images, des contradictions des expériences simples du quotidien et ils parlent facilement à l’esprit.
Bien sûr, ces 谚語 yànyǔ « proverbes » ou 俗語 súyǔ « dictons » sont pour nous des traductions, et nous y perdons certainement quelque chose en route. Mais, bon…
Cependant, les idées sont là et ces proverbes nous font réfléchir ou sourire, ou les deux :
« Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. »
Il y a toujours, au-delà de la simplicité, un message à découvrir :
« Le dragon immobile dans les eaux profondes devient la proie des crevettes . »🦐
ou une valeur à trouver :
« La porte la mieux fermée est celle qui peut rester ouverte. » (confiance)
« Grimpez la montagne comme une personne agée pour atteindre le sommet comme un jeune. » (persévérance)
Ils transmettent souvent une sagesse héritée, une morale :
« Le professeur ouvre la porte, mais vous rentrez de votre propre chef. »
« Étudier le passé nous aide à comprendre le présent. »
« Un voyage de mille lieues commence par un premier pas. »
NB:
*Il y en a bien d’autres livres, comme par exemple:
de Bernard Ducourant chez Albin Michel
De Patrice Serres aux Presses du Châtelet
ou encore
Proverbes chinois (pour réfléchir)
de Laurent Deburge chez OSKAR
(destiné aux enfants , les proverbes sont expliqués et même les « grands » y apprennent des chose !)
Bref, ce ne sont pas les livres qui manquent…
« Ouvre un livre, c’est lui qui t’ouvrira. »
📕📖
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.
https://www.taijiqigongevreux.com/
.