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30 mars 2024 6 30 /03 /mars /2024 15:17

 

Xiao Long reçoit souvent des questions de se lecteurs – et les en remercie !

 Voilà une question intéressante qui a été posée par une pratiquante qui s’étonne de l’absence d’enchainements épée/fourreau en vidéo. C’est effectivement très rare et Xiao Long n’a eu qu’une seule fois l’occasion de voir un tel enchainement lors d’une rencontre Europa taichi à Paris,il y a quelques années.

Petit Dragon n’a pas réponse à tout et ne peut qu’essayer de répondre à cette question qui fait réfléchir … La grande majorité des enchainements pratiqués dans les différents styles et écoles n’utilisent pas le fourreau et, même si, dans certains films wuxia, on peut voir quelques combats où le fourreau est utilisé, cela reste anecdotique.

 

PHOTO Xiao Long

 

On peut imaginer utiliser le fourreau afin de bloquer une attaque, pour se protéger, faciliter une avancée sur l’adversaire. Son utilisation peut être légitimée. Mais la rareté de ces formes semble indiquer cependant que cela ne se faisait guère en réalité, même si on peut y trouver une certaine esthétique. L’épée occidentale, même si les techniques sont un peu différentes dans leur exécution, ne l’utilise pas non plus à ma connaissance.

Dans la majorité des formes (que connait Petit Dragon - et donc ce ne saurait être exhaustif !), l’enchainement commence avec l’épée dans la main gauche,  on effectue ensuite un changement de main pour la saisir de la main droite- ce qui suppose donc que la main droite est libre au début. Dans un enchainement épée/fourreau, forcément les deux mains sont prises et le fourreau peut être gênant pour certaines techniques ou sans utilité réelle, dans l'enchainement que j'avais vu d'ailleurs, le pratiquant déposait son fourreau à un moment donné.

Dans un enchainement « classique » (épée / sans fourreau), la main libre prend la forme d’une épée « virtuelle », ce qui nous amène à la deuxième question posée : « le fourreau fait partie intégrante de l’arme pourquoi le remplacer par l’épée magique ? ».

Le fourreau est-il partie intégrante de l’arme ? ou n’est ce qu’une protection de l’arme? Pour Xiao Long, c’est un étui qui préserve l’arme, mais qui en est distinct, il n’est pas « intégré » à l’arme dans la mesure où l'épée n'a pas besoin de fourreau pour fonctionner. On peut effectivement s’en passer pour « combattre ».

Utiliser épée/fourreau ne génère peut-être pas non plus le même équilibre, même si on peut imaginer cependant un yin yang : épée  yang / fourreau yin, d’un côté l’attaque visible de l’autre la protection ? Mais l’épée est elle-même yin yang : elle pique, mais elle bloque aussi – elle attaque et elle protège tour à tour … Le fourreau sans doute est aussi en soi yin yang, il protège mais ne peut-il pas aussi attaquer, créer une percée ? Je ne connais ni ne pratique une telle forme, je ne peux donc que proposer une approche.

La main en mudra « épée » est censée apporter un équilibre parfait : une épée dans chaque main, une symbolique, une réelle et Xiao Long aime bien cette idée du visible et de l'invisible...

 

PHOTO Xiao Long

 

Après… chacun fait comme il le sent- dans le respect des principes Tai ji jian, il faut rester cohérent et cela vaut pour toutes les formes, avec ou sans armes. Peut s'ajouter à cela la dimension esthétique: veut-on simuler un combat ou plutôt renouer avec une danse de l'épée... Tout repose sur la compréhension de la pratique et la perception que l’on a en pratiquant

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 mars 2024 7 24 /03 /mars /2024 18:10

 

"Ne vous inquiétez pas d'avancer lentement.

Inquiétez vous seulement si vous êtes arrêté.

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
24 mars 2024 7 24 /03 /mars /2024 18:07

 

  Après le "Shi Zi Shou", le "Shou Shi", 势.

Mais ce « Shou » là ne signifie pas « mains » comme le Shou de Shi Zi Shou ! Il veut dire « rassembler, terminer, récolter ». Et le « Shi » ne signifie pas « dix » ici, c’est un caractère différent qui veut dire « situation, configuration » entre autres…  Bref, nous l’appelons « fermeture ».

On écarte lentement les mains qui étaient croisées paumes vers nous en dirigeant les paumes vers le sol, les mains glissent l’une sur l’autre, s’écartent, puis on baisse les mains et ...

En bas:

On "remonte" en position de départ. Xiao Long aime bien cette « formule », les mains se baissent, le corps remonte… Il y a du Yin/Yang dans l’air et ces deux mouvements opposés et complémentaires lui semblent appropriés. Cependant certains préfèrent remonter sur leurs jambes au moment de croiser les mains en dix… Et d’autres encore n’ont pas à remonter… car ils ne descendent pas… Chacun le fera comme il le sent ! (Mais euh, bon, le Yin/Yang… monter quand les mains se baissent…. Xiao Long aime BIEN).

Enfin, le pied gauche se rapproche du pied droit.

 

En haut:

Une fois les mains baissée,  « posées » sur le devant des jambes, on les laisse glisser sur les côtés pour retrouver la position de départ. On rapproche les pieds et.... On a terminé!

 

Attention à :

Ne rien précipiter : Souvent, inconsciemment, on « ferme » un peu trop vite. On ne prend pas le temps, de laisser les mains passer du devant vers les côtés. Les mains descendent en direct sur les côtés.

 De la même façon, on a tendance à ramener le pied trop rapidement, en oubliant de le « dérouler » tranquillement : C’est le syndrome du cheval qui sent l’écurie et la bonne avoine qui l’y attend !

 

PHOTO Xiao Long

 

Donc, la concentration devrait (doit!) être maintenue jusqu’au bout, sans faiblesse et le rythme reste constant jusqu’à la fin, sans accélération : on y est bien dans ce 24, personne n’est pressé d’en sortir (ou bien si ?).

Il est important de rester attentif et présent à la forme jusqu'au bout, ce n'est pas évident, mais cela s'acquiert avec le temps.

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
17 mars 2024 7 17 /03 /mars /2024 18:00

 

 

On rêve d’une accalmie dans la tempête

et on craint la tempête dans l’accalmie.

Rêve et crainte sont illusions.

La tempête est tempête, et l’accalmie accalmie. »

 

 

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
17 mars 2024 7 17 /03 /mars /2024 17:57

Cette technique est souvent utilisée après « Ban Lan Chui » : que signifie Ru Feng Si Bi ? Allez, on joue un peu… Ru se traduit par « Comme si, être comparable à ». Feng est « fermer, sceller ». Si veut dire « semblable » et Bi « clore, fermer ». Donc, au total, on peut traduire par : « Comme pour sceller, comme pour fermer », mais plus simplement, on choisit : « Fermeture apparente ».

Reprenons : dévier, parer, coup de poing… on a fini, nous voilà poing droit en avant, main gauche en renfort près du poignet droit.

La main gauche passe sous le poing droit qui s'ouvre, les deux mains ouvertes  se "posent" à plat et se placent comme pour tirer les deux bras de l'adversaire vers soi.

Coudes et épaules restent bas et souples. On ramène vers soi les deux mains ouvertes au niveau de la poitrine, soulevant la pointe du  pied avant afin d'avoir une bonne amplitude de retrait, le poids du corps est transféré sur la jambe arrière; le corps reste droit (comme d’habitude !), tête tenue par le petit fil céleste, accroché à Bai Hui.

Puis les deux mains descendent doucement jusqu'au Dan Tian, les paumes ouvertes se dirigent vers l'avant pour repousser.

 

On peut utiliser cette technique pour se dégager d'une saisie au poignet par exemple, la main libre, passant par dessous l'autre, la dégageant, puis une main posée sur le poignet, l'autre sur le coude de l'adversaire, on peut le déraciner l'amenant vers soi sur un côté, ou le repoussant vers l'arrière ...

 

 

Attention à :

Ne pas trop avancer le corps sur la poussée, le genou risquerait de dépasser le pied un peu trop et ne serait pas franchement content d’avoir à travailler en heures sup !

On évite aussi le « yoyo », du style, j’amène vers moi haut sur mes appuis et je repousse en plongée pour faire plus « costaud ».

SHI ZHI SHOU !!!

C’est presque la fin, et on croise les mains (et pas les bras, il y a encore quelques mouvements à exécuter tout de même !) 十字手 signifie les mains (Shou) en forme de 10 (Shi).

 

Que se passe-t-il "en bas"?

Le pied gauche se ferme: on veut retrouver notre position initiale, pointe de pied vers le « miroir » qui nous fait face (et tant pis pour ceux qui ne disposent pas d’une glace dans leur salle…)!

Le pied droit s'ouvre (normal! Un brin de Yin/Yang… puisque le gauche se ferme...) et le poids du corps passe à droite. Afin de faire passer "naturellement" le poids du corps de l'autre côté c’est-à-dire le gauche (il faut suivre un peu !). Le pied droit se ferme à son tour: on prend appui sur l'intérieur du pied droit pour le replacer près du pied gauche. Cette manœuvre permet de gagner en stabilité et en confort pour ramener le pied droit sans donner un grand coup de lombaires : ménagez-les, elles vous le rendront bien… Et la fluidité du mouvement n’en sera que meilleure.

Enfin les pieds sont parallèles...

 

Que se passe-t-il "en haut"?

Dans la phase "fermer le pied gauche et ouvrir le pied droit" la main gauche ne bouge pas vraiment, elle peut s’imaginer en blocage latéral pour lui donner un peu de sens ; la main droite, elle, suit la trajectoire globale du corps et va vers la droite, à l'horizontale: on se retrouve bras écartés. Et les mains (qui généralement suivent les pieds...! Quoi que…) se rapprochent lorsque les pieds se rapprochent en un mouvement du "jardinier qui ramasse les feuilles d'automne".

Les mains se croisent "en dix". Shi: + (enfin un caractère facile à retenir!!!) signifie 10. Durant ce passage, on évitera de chercher la petite bête dans les feuilles sèches, le dos restera vertical et nos jambes ne nous descendront que modestement pour nous éviter de piquer du nez vers le sol... On reste digne ! 

Attention à :

  • Bien exécuter le mouvement d’ouverture et fermeture des pieds afin d’être à l’aise sur vos appuis et de ne pas forcer sur vos genoux ou sur votre dos : on pratique le Tai Ji Quan pour rester en bonne santé et pas pour se détruire les articulations…
  • Conserver une bonne position du corps, le plus souvent, on se penche beaucoup trop vers l’avant (en sortant le postérieur !) ce qui est loin d’être harmonieux et ne contribue aucunement à notre équilibre.
  • La main droite est posée devant la main gauche dans le « dix », elles se placent au niveau du visage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
10 mars 2024 7 10 /03 /mars /2024 17:43

 

"Si vous prenez un objet vide, que ce soit comme s'il était plein.

Si vous entrez dans un lieu vide, que ce soit comme s'il y avait quelqu'un."

Le You Ho

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
10 mars 2024 7 10 /03 /mars /2024 17:38

 

Shan Tong Bei   que l’on trouve traduit de différentes façons : Shan peut être « briller, étinceler ou esquiver », Tong signifie « passer à travers », communiquer et Bei se traduit par « bras », (bi), on trouve aussi bei, dos,  mon tout serait alors « L’éclair traverse le dos » (à ne pas confondre avec un lumbago qui se déclare !) ou « Esquiver la force avec les bras » (style Chen).  On imagine alors que l’on frappe avec la rapidité de la foudre…

Il existe en fait, en Chine, une race de singe aux bras longs qui peuvent se gratter le dos facilement et que l’on nomme « Tong Bei Yuan ».

Nous (style Yang école guiding) appelons cette technique, « séparer les mains comme un éventail », sans doute parce qu’on y retrouve un mouvement d’ouverture de bras similaire à un éventail qui s’ouvre… car il y a Shan bras et Shan éventail…. Bref, retenons l’image…

 

PHOTO Xiao Long

Sortons notre aiguille du fonds des mers et …tout en soulevant le pied gauche, les mains se rejoignent : la main droite remonte, paume vers soi, pendant que la main gauche jusqu’alors sur le côté se replace au niveau du coude de la main droite, paume vers le coude (« l’éventail » est fermé). Puis, je pose le pied gauche pour passer en Gong Bu pendant que les mains s’écartent, « l’éventail s’ouvre », la main droite au niveau de la tête, paume vers l’extérieur ; la main gauche poussant vers l’avant au niveau de l’épaule.

Que faisons-nous ?

Comme toujours, il y a plusieurs possibilités. On peut, dévier et se protéger avec le bras droit et pousser ou frapper sous l’aisselle notre partenaire avec la main gauche. On peut aussi dévier et saisir une attaque de poing avec la main droite et appliquer une clé à l’aide de la main gauche au niveau du coude du partenaire. On peut…faire plein de choses plus ou moins gentilles…

Points clés :

  • Ne pas lever excessivement le coude droit en dépliant l’éventail
  • Bien synchroniser passage de poids du corps dans la jambe avant et utilisation de la main gauche en frappe ou poussée afin de mobiliser l’ensemble du corps et pas seulement les membres supérieurs.
  • Savoir s’arrêter en finition, pour que le genou ne dépasse pas le pied !
  • Conserver un écartement de hanche naturel (ne pas avoir les pieds sur la même ligne !) et bien passer la hanche afin que le bassin soit engagé et le gong bu de finition correct.
  • Accessoirement, respirer, cela peut être utile, en respectant la règle : préparation en inspiration, finition en expiration.

     

Dernier virage…BAN LAN CHUI…

 

Éventail ouvert, nous voilà au bout de notre ligne… il s’agit encore une fois de se retourner (Zhuan Shen) et après un revers du poing, d’avancer pour donner un coup de poing.  !

Ban signifie « remuer, déplacer » ici « parer », Lan veut dire « bloquer, barrer », Chui « battre, marteler ». Muni de ces informations précieuses… passons à l’action !

 

Pour se tourner : le poids du corps passe dans le pied droit et on pivote sur le talon du pied gauche tout en reformant un ballon main gauche en haut, pouvant servir de protection, main droite en bas. La main droite se transforme en poing. Le pied droit se soulève et se replace alors que la main droite jusqu’alors « cachée », remonte pour effectuer un blocage latéral ; la main gauche descend. On prend appui dans le pied droit dont la pointe s’oriente à 45°, les bras s’ouvrent.

La main droite vient se replacer en poing à la taille, pendant que la main gauche se replace devant le corps en un mouvement de blocage, on avance en posant le talon du pied gauche.

Le poids du corps passe dans le pied gauche en même tant que l’on réalise le coup de poing. Le poing caché à la taille sort horizontalement et frappe, la main gauche venant en renfort sur l’avant-bras droit.

 

Attention à :

La synchronisation haut/bas. Les mouvements du haut sont amples, il faut contrôler le déroulement des pieds pour coordonner correctement et que la technique reste harmonieuse et parlante : si, au final, le poids est déjà dans la jambe avant, alors que le poing n’est pas encore arrivé, il faudra beaucoup d’imagination pour croire que ce coup porté –avec le bras seul et non pas tout le corps- puisse avoir une efficacité quelconque.

Nous voilà bien proches de la fin de l’enchainement!.

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 16:35

 

Aux admirateurs de lune

Les nuages parfois

Offrent une pause

Matsuo Bashô

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
2 mars 2024 6 02 /03 /mars /2024 16:31

 

J'entends encore ce jeune dragon aux dents longues et aux griffes acérées dire à Xiao Long: "Le Tai Ji Quan, c’est facile, c'est lent, c’est comme de la gym en pyjama !". Il en faudrait beaucoup plus que ça pour mettre Xiao Long hors de lui. Il a appris à contrôler ses émotions et à respirer profondément devant ceux qui eux, ne manquent pas d'air!

Voilà bien des idées préconçues ! Ce n’est pas si facile, ce n’est pas toujours lent et ça n’est en aucun cas de la gym…

Une question se pose: à qui s’adresse le Tai Ji Quan ?

 Aux jeunes ? Aux vieux ? C’est une fausse question, en réalité il s’adresse à tous. Cela n’a rien à voir avec l’âge, cela à voir avec la patience…

Le Tai Ji Quan, c’est un sport: les articulations travaillent, les muscles bougent, on se déplace (pas vite, d'accord... mais on avance!). On peut jouer en solo, ou jouer duo (duilian/combat arrangés) ou "collectif " (démonstration en groupe)... On peut même jouer en solo dans le collectif... comme en foot quoi...mais ça, c’est une autre histoire….

Le Tai Ji Quan est plus qu’un sport, c’est un art. "Art" vient du latin (aïe!) ars, artis qui signifie talent, habileté, métier, connaissance technique...

C’est un 功夫, gōngfu quoi! Et l’art demande de la patience : gōngfu c’est le travail, la maitrise, le perfectionnement, c’est l’apprentissage auprès d’un maitre-artisan pour acquérir la technique. Le 工夫茶, gōngfuchá par exemple est « l'art du thé », c’est savoir le préparer correctement selon les principes établis.

 

PHOTO Xiao Long

La patience, c’est sans doute une qualité qui tend à disparaitre aujourd’hui. On est un peu dans le tout,  tout de suite… Oui, mais là, ça ne marche pas ! Et puis, on voudrait réussir d’emblée et sans mal, mais le Tai Ji Quan, c’est comme le patinage artistique, c’est chouette à regarder,ça à l’air facile, c’est lent, ça glisse tout seul… oui, mais… il y a un vrai travail derrière.  Et voilà le mot qu’il ne faut pas dire : travail !

 Si on s’inscrit à une activité après le travail,  ce n’est pas pour travailler ! Il est plus facile d’imiter les mouvements d’un professeur que de les apprendre puis de les comprendre. Pourtant, c’est ce travail même qui est « relaxant », impossible de penser à autre chose qu’à ce que l’on fait, la tête se vide du quotidien et de ses problèmes.

On ne va pas passer en revue tous les bénéfices que la pratique peut nous apporter : ils sont nombreux et reconnus.

Le Tai Ji Quan est une recherche, un travail sur soi, et peut devenir un nouvel art de vivre. Ouvrir l'esprit, contrôler le corps, améliorer la concentration, prendre de la distance face aux évènements: voilà qui s'adresse à tous quel que soit l'âge.

Et puis, il ne faut pas oublier qu’apprendre le Tai Ji Quan , ce n'est pas seulement glisser artistement en lenteur en exécutant une chorégraphie particulière, l'apprentissage peut être aussi "dynamique": Etudier les armes, travailler à deux en tuishou ou sur la finalité des mouvements connus, il n'y a pas de quoi s'ennuyer!

 Donc le Tai Ji Quan s’adresse à tous ceux qui ont envie de choisir une activité sur la durée, il n’existe pas de « fast taijiquan » ! (bémol : il existe effectivement des formes rapides dans certaines écoles, mais on les apprend tout de même sur la durée !).

Tout prend du temps dans la nature !

 

PHOTO Xiao Long

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 février 2024 6 24 /02 /février /2024 14:53

 

Fleuve Bleu et le Fleuve Jaune

ne sauraient remplir un vase fêlé."

Huai Nanzi

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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