"Ne craignez pas d'être lent,
craignez seulement d'être à l'arrêt."
"Ne craignez pas d'être lent,
craignez seulement d'être à l'arrêt."
Les vacances d’été se terminent et même ceux qui ont eu l’occasion de se « dépayser » pourront mettre en pratique ces petits exercices de relaxation dès la rentrée… surtout s’ils reviennent épuisés de leurs séjours (et si, cela arrive : on part pour se détendre et on aimerait avoir une bonne semaine de repos quand on revient pour s’en remettre !). 😴
Comment utiliser les gestes/moments simples du quotidien pour se détendre et démarrer sa journée bien (corps et esprit) réveillé/e(s) ?
Et les choses sérieuses commencent dès le matin, avant même de se lever : hors de question de bondir hors des plumes comme un pantin sort de sa boite (nous ne sommes pas, nous, montés sur ressorts !).
Il convient donc de s’étirer doucement, comme un chat, on étire les pattes, les quatre ( !) pour réveiller son corps en douceur. Il n’y a rien d’urgent (que des gens pressés…).
Pour se lever, on se laisse rouler sur le côté, les genoux se replient et on peut prendre appui sur un coude pour se soulever… en douceur. On pose les pieds au sol (les deux en même temps pour éviter de se lever du pied gauche ?!).
Frotter doucement les jambes, les bras pour prévenir vos articulations que la mise en route est proche. Enfin, on se lève...
À lire ces lignes quelques-uns se disent, si je fais tout ça pour le « lever », ce n’est plus un petit déjeuner que je vais prendre, c’est un repas du soir !!! Mais non, je réponds aux caustiques qu’il n’y en a que pour quelques toutes petites minutes et que cela peut peut-être éviter de se retrouver plié en deux au moment où l’on se penche en avant pour attraper sa brosse à dent… Et ce n’est pas une question d’âge, cela peut arriver à n’importe qui ! Il faut juste éviter de caler son réveil-matin au dernier moment, c’est toujours un mauvais plan de se dépêcher dès le matin.
Un petit massage du visage ne prend pas trop de temps non plus si on le fait en mettant sa crème par exemple. On masse le visage à deux mains en montant par le centre, en redescendant par les côtés, puis arrivé au menton, on glisse les mains vers la nuque…On lisse le front avec toute la paume de main, d’une tempe à l’autre pour effacer nos petites rides soucieuses. On masse doucement les paupières et on termine par un petit massage, avec la tranche des index, des coins de la bouche vers le haut en passant sur les ailes du nez.
Un bon brossage des cheveux (et donc du crane) finira de vous « réveiller » et stimulera au mieux la circulation sanguine de cette zone.
Il ne reste plus qu’à sourire. Et voilà une journée qui s’annonce bien…
Se relaxer : la journée… (Épisode 2)
🏖Il est souvent très dur de rester absolument détendu toute une journée, sauf peut-être à siroter un jus de fruit au bord de la mer, les « doigts des pieds en éventail » (un vrai stress d’ailleurs : très difficile de mettre ses orteils en éventail !).
Alors, au cours de la journée, il n’est pas interdit de faire quelques pauses pour se relaxer et éviter d’arriver en fin de journée, en fin de course, sur les rotules… Il faut juste penser à utiliser quelques exercices déjà appris en cours :
Pour relancer la concentration, on peut masser et pincer les épaules, masser la nuque (Da Zhui 14 VG) et faire quelques exercices comme lever la tête et le regard vers le ciel, ou tourner la tête vers la gauche puis la gauche… « Regarder la lune » ou « Regarder l’étoile du nord »… Une fois le cou et la nuque plus déliés et mobiles, on peut aussi masser la tête en passant les doigts d’une main de la base des cheveux sur le front vers l’arrière et la nuque : « Se peigner les cheveux ».
Pour finir, on peut « Battre le tambour céleste », en se bouchant les oreilles avec les paumes de mains placées doigts vers l’arrière de la tête et en faisant glisser l’index sur le majeur pour frapper la base du crâne. Après huit « percussions », on ôte les mains des oreilles et on retrouve un esprit plus clair.
Cela ne prend pas tant de temps et lorsqu’on est assis devant son écran toute la journée, une petite pause de ce genre détend bien !
Pour calmer les émotions, la colère, la contrariété… (car tout ne fonctionne pas toujours comme on le voudrait!) on peut masser les côtes de l’extérieur vers l’intérieur, en partant mains sur les côtes du haut et en descendant…
On peut aussi masser doucement au niveau de Tan Zhong, centre de la poitrine 17VC.
Se concentrer sur sa respiration (Tiao Xi) pour l’adoucir, la calmer est aussi un bon exercice d’harmonisation.
Pour se relaxer et reposer les yeux après une activité longue qui nécessite un regard fixe (ordinateur, lecture, télévision…)
On peut, après avoir détendu le cou et la nuque (massage de la zone Da Zhui 14 VG) détendre les yeux par « palming » et massage.
On frotte les paumes de mains pour bien les chauffer, on pose les paumes en coques devant les yeux ouverts et à chaque inspiration, on se concentre sur cette chaleur qui pénètre les yeux et les repose. On peut ensuite doucement « masser » les paupières en laissant glisser doucement l’index sur la paupière supérieure et le majeur sur la paupière inférieure. Le mouvement part du coin interne de l’œil vers les tempes.
On peut aussi visualiser un paysage vert (qui apaise et repose le regard) ou faire tourner les yeux (gauche/en haut/ droite/en bas) ou encore regarder un objet proche de soi, puis un objet dans le lointain en faisant à chaque fois la mise au point…
Après la tête… les pieds : la plupart du temps nos « activités » nous laissent assis/ou debout pendant des heures, ce qui n’est pas forcement au goût de notre dos ni de nos jambes…
Arrêter son travail, changer de position, ou faire quelques pas n’est pas toujours possible. Mais on peut s’étirer sur place, retrouver notre position « verticale » (tête poussant le ciel et coccyx descendant vers le sol), étirer les membres, tourner les chevilles et les poignets discrètement, (ou pas, d’ailleurs !), masser les articulations…
On peut frapper des talons au sol en tirant les pointes de pieds vers le haut, puis reposer les pointes de pied en soulevant les talons .
🤔Le plus délicat est de penser à ces petits exercices en cours de journée, il n’est pas nécessaire de faire tout un enchaînement pour se détendre. Quelques minutes de temps à autre suffisent pour que le corps et l’esprit se délestent un peu des charges que nous leur imposons… et ils vous en seront reconnaissants…
" Le but n'est pas le but,
c'est la voie".
Lao Zi
Comment se fait-il que nous économisions de plus en plus de temps et que nous n’en ayons jamais assez ?
D’après quelques chercheurs qui se sont empressés (!) de répondre à cette question fondamentale, nous avons perdu deux heures et demie de sommeil en un peu plus d’un siècle. Il est vrai que plus personne ne se couche avec les poules (les poules non plus d’ailleurs dans leurs batteries surpeuplées et éclairées au néon !)… et que les veillées au coin de l’âtre se sont transformées en soirées devant écrans de tous types… Nous travaillons en moyenne 35 heures semaine, rien du tout comparé au 57 heures semaine qui étaient de bon ton il y a un siècle… En voilà des tonnes d’heures « gagnées » !!!
Mais qu’en faisons nous ?
⏰🚝 🚗 ✈ 📱 🖥 🕒
Les transports nous font gagner aussi du temps, la voiture va plus vite que la calèche (et ses chevaux déposent moins de « choses » sur la chaussée… mais en envoient plus dans l’air !). Mais du même coup, nous habitons plus loin de notre lieu de travail et multiplions les déplacements… et les bouchons !
La préparation des repas s’est de beaucoup simplifiée : on mange plus vite des aliments tout prêts et le pauvre poulet n’a même plus le « temps de courir » vraiment avant de se retrouver en nugget dans une friteuse…
On communique très vite grâce à tous ces petits instruments utiles qui se sont imposés comme nécessaires (PC, iPad, iPhone…) et dézormé on ékri kom ça pr alé + vitenkor ! :) lol !
Bref, il faut toujours faire plus, plus vite, plus rentable pour gagner du temps. On dévore son sandwich en deux coup de cuillère à pot (enfin, si on peut dire!) et en marchant en même temps, on envoie ses messages en conduisant, on travaille sur son ordi en regardant un film et en écoutant les dernières nouvelles tout en ingurgitant son café vite cultivé avec force engrais et pesticides, vite cueilli, vite moulu et vite mis en dosettes pour être vite mis dans une machine à café … pour être vite bu. Fini le bon vieux moulin dans lequel on met de beaux grains de café torréfiés avec art… plus le temps de tourner la bobinette et la chevillette pour retrouver son café moulu fin dans le petit tiroir en bois du moulin…(et là, vous en sentez l’odeur ! )
On va aux « speed dating », on fait du « power yoga » et les américains ont même inventé l’enterrement éclair « drive through funerals » (on passe en voiture devant le cercueil…) et pour ceux qui ont trop de boulot pour se déplacer, on peut voir la cérémonie sur internet.
Et pourtant, avec tout ce temps gagné, on n’en a jamais assez… Pourquoi ? Comme si le but à atteindre ne faisait que reculer à chaque fois que l’on avance… En réalité, plus on optimise son quotidien, plus on s’ouvre des possibilités d’action ! Voilà ce qu’ont découvert d’éminents sociologues.
Certains analysent cette forme de boulimie comme une volonté de « vivre plus » : la vie humaine a une date de péremption… elle est limitée dans le temps et pour la majorité, les personnes ne sont plus liées à une foi en un au-delà où l’on pourrait continuer ou finir ce que l’on a commencé.
Donc, ces sociologues voient dans cette quête au « plus, plus loin, mieux, tant que je peux », un effort pathétique de profiter de la vie en occupant tous les instants de nos journées de choses à faire, d’endroits où aller… une forme d’éternité obtenue par la rapidité d’action.
La question, Max, est la suivante : que signifie profiter de la vie –si on ne la voit pas passer ? Si l’on veut prendre le temps de la « voir », il faudrait peut-être s’arrêter un moment. S’asseoir sur un banc dans un parc, s’allonger sur l’herbe et regarder le ciel (ah bon, il est toujours là ?). Puisque de toute façon, nous ne pourrons jamais tout faire, pourquoi essayer d’en faire autant ?...
Relax ! Déconnecter (à tous les sens du terme) c’est possible ! Il faut juste s’apercevoir que l’on est en train de (trop) courir et prendre sur soi de se poser. On est d’accord, au début c’est un vrai « travail », il faut se surveiller et freiner ses bonnes intentions d’action et ne pas avoir mauvaise conscience de ne rien faire. Arrêter de pédaler comme un petit hamster dans sa roue -je vous rappelle qu’une roue, c’est rond et que donc, notre petite bête ne va nulle part !
Il est agréable de (re)découvrir que ne rien faire n’est pas répréhensible et que c’est l’inaction qui nous permet de réaliser ce qu’est la vie autour de nous. Pour apprécier la vie, il faut la percevoir et l’observer sous toutes ses formes en nous et hors de nous. Pour mieux profiter de ce temps qui nous est compté,
ARRÊTONS-NOUS !
" Chien au chenil aboie à ses puces,
chien qui chasse ne les sent pas."
Quand on parle de boisson chaude et de Chine, on ne pense pas vraiment au café !
Et pourtant... le café est devenu une boisson à la mode ! Jinlong Wang est l’homme qui a initié les Chinois au café, enfin plus précisément … aux cafés Starbucks. Shanghai en compte … beaucoup et difficile de passer à côté .
L’histoire de Jinlong Wang est emblématique de l'évolution de la Chine et de son intérêt pour le mode de vie occidental. Starbucks prévoyait à lui seul 9000 points de vente pour fin 2025 et de nouveaux cafés ouvrent tous les jours. Ces cafés sont pensés pour correspondre aux attentes des clients chinois, de grands espace, un côté cosy pour une consommation qui se fait sur place , même si la vente à emporter comme aux Etats-Unis a le vent en poupe.
Boire un café est une vraie « sortie », on se détend, on profite, on papote, on se prend en photo et on envoie aux amis les clichés « moi devant la devanture du café à la mode» , « moi, dans le café », « moi avec la tasse de café en main » … Bref, c’est une expérience - qui a son prix d’ailleurs… Comptez entre 3 et 5 euros la tasse !
Bon, on ne peut pas dire que les Chinois aient adhéré d’emblée au café, qui, pour certains avait un goût de « médicament » 😉 Jinlong Wang , pour rallier les réfractaires, propose le « Green Tea Frappuccino », un frappé à base de thé vert, (no comment… il en faut pour tout le monde) et même des gâteaux de lune, nettement plus couleur locale que le café noir sans lait ni sucre 😊. La marque le laisse faire, l’essentiel est que les implantations soient des succès et c’est le cas.
D’autres marques de cafés ont suivi le mouvement. Le café de l'enseigne "Arabica" a ouvert aussi à Shanghai, l’un d’eux était même le plus grand au monde (aujourd'hui en Chine, c'est un Starbucks avec 2700 m2!). Le logo de cette marque japonaise est simple et efficace, c'est :% et les Chinois aiment.
Il faut dire aussi que Junichi Yamaguchi, le co-créateur de la marque tokyoïte est champion du monde de « Latte Art » (ben oui, ça existe !). Car ici, on ne parle pas du café tout bête… mais du café « designé » (prononcer « dizaillgné » ?) avec des cœurs, des oiseaux et autres motifs dessus… Bref, on ne fait pas que le boire,,, on le regarde !
Acheter son café 10 minutes avant d’aller au travail n’est pas totalement du domaine du réalisable : Les consommateurs doivent normalement faire la queue et attendre un moment avant d’obtenir leur tasse ! Mais que ne ferait-on pas pour être dans le move ! … Et comme ça on a le temps de se prendre en photo, devant la boutique, à la porte de la boutique, avec sa tasse, en buvant son café… et plus on publie sur le net, plus la queue s’allonge 😊
Les plateformes sociales les plus populaires comptent chacune jusqu’à 900 millions d’utilisateurs actifs. Ça fait du monde ! WeChat, Weibo (genre twitter qui gazouille en Chinois) sont de la partie sans parler des KOL ? quoi ce truc ? Ce sont les « Zinfluenceurs » : (key opinion leader), comme on vit une époque où l’on n’est plus sûr de penser tout seul, on a des gens qui pensent pour vous !
Donc, si un super KOL cool est vu une tasse de café « machin » à la main, le lendemain il y aura foule sur le paillasson de la boutique en question. La marque Luckin a utilisé des KOLs et une ribambelle de stars pour appâter le consommateur. Bref, on vend un art de vivre, une ambiance, une expérience et aussi – accessoirement- du café !
La nouvelle tendance se tourne vers le plus local, il s’agit de créer une identité plus « chinoise » et moins occidentale. Proposer du premium, du moderne, de « l’instagrammable ». Bref, les enseignes veulent se démarquer et profiter de ce marché florissant. Les coffee shops se multiplient partout.
Quand la région la plus emblématique vouée au thé se met au café !
A tel point que l’on voit des changements dans des régions traditionnellement connues pour l’excellence de leur thé , comme le Yunnan . Des paysans , qui dans leur grande majorité n’avaient jamais bu le moindre café- décident de se mettre à la culture du café ! C’est un endroit idéal, le climat est proche de celui du Brésil et la culture du café s’y porte à merveille. Un agriculteur peut gagner jusqu’à 20 000 euros par an grâce à cette nouvelle activité.
Hua Honglin a été un pionnier et c’est aujourd’hui un riche homme d’affaire avec un revenu de 250 000 euros par an !. L’engouement est tel que l’on a dû interdire le remplacement des arbres à thé par les caféier ! Tout le monde voulait se mettre à la culture du café, plus rentable et bien mieux adaptée au changement climatique.
Mais ce n’est qu’un début :
Il y a de la marge pour toutes ces belles entreprises puisque les Chinois ne consomment parait-il pour le moment que quelques… 4 tasses de café par… an - contre 750 tasses pour un Français… fort (de café) non ?
Voilà sûrement pourquoi nous sommes moins « zen ».
Bon je vous laisse, il est l’heure d’aller boire un bon thé Pu’er !
"Il faut deux années
pour apprendre à parler et
toute une vie pour apprendre à se taire".
On ne boit pas que du thé en Chine et la bière aussi a sa tradition - et qui remonte à… loin !
C’est la découverte du site Mijiaya (près de Xi’an) qui a ouvert des perspectives. Découvert en 1923 par l'archéologue suédois Johan Hunnar Andersson ce site méritait le détour. Entre 2004 et 2006 des archéologues s’attellent au travail de dégagement et dans des fosses datant du Néolithique (période Yangshao /entre 3.400 à 2.900 avant J.-C.), ils dégagent une … brasserie !
On y met à jour, entre autre vaisselle, des entonnoirs et des amphores, ainsi que de nombreux pots en céramique. La présence de foyers dans des trous indique que l’on devaient sans doute chauffer les grains pour les broyer. La bière n’était pas la première production de boisson de ce type puisqu’il y a 9.000 ans, les Chinois fabriquaient déjà des boissons fermentées, mais à base de riz, une céréale qu’ ils connaissaient bien.
Sans doute cette bière était-elle assez loin de celle que nous connaissons aujourd’hui . Cette bière devait être un peu aigre et sucrée, c’est ce que pense Jianjing Wang, principal auteur d’une étude sur le sujet. D'après les scientifiques de l'université de Stanford, qui ont analysé les résidus de cette bière qu’ils ont trouvé dans des poteries, elle aurait été faite en laissant fermenter ensemble du millet commun, une céréale sauvage d'Asie appelée « larme-de-Job » , des tubercules et de l'orge bien sûr !
L’orge est un incontournable dans la fabrication de bière, les grandes quantités d'amylases qu’elle contient favorisent la conversion d'amidon en sucres pendant la fermentation. Pourtant l’orge n'était pas une culture de base en Chine avant les Han. Ces restes, qui datent de 5.000 ans, représentent l'utilisation la plus ancienne de l'orge à cet endroit, on pense qu’elle a été utilisée pour la fabrication de bière bien avant qu'elle ne fasse partie de l'alimentation de base.
Aujourd’hui, la Chine est le premier pays producteur de bière. En Chine, la bière représente 75 % de la consommation totale d'alcool en volume. Donc, non, on n’y boit pas que du thé...
Une légende veut que la première fermentation ait été due à un oubli ! Il y a 10.000 ans un distrait aurait laissé sa bouillie de céréales quelques temps sur un coin de table (façon de parler) et … aurait apprécié le résultat ?
Cette recette décodée a fait des envieux : des étudiants de l'université de Stanford ont choisis pour leurs TP de fabriquer une bière « à l’antique » (peut-être à l’identique ? pas sûr !) À première vue, il s'agit plutôt d'une espèce de bouillie (on renoue avec la légende 😊) que d’une boisson et son odeur rappelle curieusement le fromage parait-il !
La bière de marque Tsingtao ou Qingdao 青島 est une bière chinoise bien connue, (en pinyin Qīngdǎo ) Littéralement cela signifie « l'île verte ». C'est une bière produite dans la ville de ... Qingdao (on s'en doutait un peu).
Cette bière est exportée dans de très nombreux pays, notamment en France, grâce aux communautés chinoises (et on la trouve aussi dans les restaurants japonais d'ailleurs...) Elle représente à elle seule plus de 50% des exportations de bière pour la Chine.
La ville de Qingdao est située sur les rives de la mer Jaune, au Nord-Est de la Chine, elle a été conquise en 1897 par la flotte allemande qui y a établi une base navale. En 1898, la ville fut cédée à l'Allemagne par les Mandchous pour 99 ans. C'est à l'occasion de cette colonisation que les Allemands établirent une brasserie pour leurs besoins personnels : en 1903 ils achevèrent de construire la brasserie de Qingdao (青島 / 青岛啤酒廠 qīngdǎo píjiǔchǎng).
Après avoir été chassés par l'armée japonaise en 1914, les Allemands sont revenus dans les années 1920 comme simple civils, et nombre d'industriels et de commerçants ont contribué à la prospérité de la ville. Les Chinois la récupérèrent en 1922. Celle-ci a ensuite été désignée "zone spéciale de développement économique et technologique" en 1984 et a connu un développement spectaculaire.
Depuis 1990, cette entreprise est privée et elle fait désormais partie des 10 meilleures entreprises du pays . Cette boisson nationale est d'autant plus volontiers consommée qu'elle n'est pas chère du tout!
🥨🥨
Les anciennes installations ont été conservées à côté de la brasserie ultra-moderne. Le matériel d'origine, les grandes cuves en laiton, avait été importé d'Allemagne, ainsi d'ailleurs que le houblon et le ferment! On peut visiter le petit musée et admirer la résidence du gouverneur: les meubles ont été conservés, les poêles en céramiques venus d'Allemagne aussi !
THE(S) EN CHINE: On en boit de toutes les couleurs!
La culture du thé en Chine remonte à plus de 3000 ans. Au cours de cette longue histoire, le thé s'est peu à peu imposé. L'habitude de boire du thé est profondément enracinée dans la vie quotidienne et chacun (ou presque) possède un petit thermos de thé qui lui tiendra compagnie toute la journée. On dit que l'on doit trouver sept choses dans une maison :
"Du bois de chauffage, du riz, de l'huile, du sel, de la sauce, du vinaigre et du thé".
Le thé contient de nombreuses vitamines, du fluor, etc. On le dit bénéfique pour la vue, relaxant et diurétique. Par conséquent, les chinois croient que boire du thé régulièrement aide à prolonger la durée de vie. En raison de sa longue histoire, la Chine possède la plus grande variété de thé du monde. On en compte aujourd'hui plus d'un millier.
Déjà au VIIème siècle, un intellectuel de l’époque, Lu Yu, écrit le Cha Jing (livre du thé). Rapidement, on en boit aux quatre coins du pays. Non seulement chez l'empereur et les mandarins, mais aussi chez les petits marchands et les soldats.
L‘habitude de boire du thé se répand alors aux pays limitrophes : Corée, Japon et Vietnam. Au début du XVIIe siècle, les Pays-Bas importent du thé chinois en Europe pour la première fois.
Le thé est fabriqué à partir des... feuilles du théier (jusque là, tout le monde suit!), cueillies avant leur pleine maturité. Les variétés de thé sont obtenues en traitant différemment les feuilles. La clef de la fabrication du thé tient à la fermentation.
La couleur du thé change, passant alors graduellement du vert au rouge. Plus les feuilles sont fermentées, plus elles prennent une teinte rouge. Il existe au total (à une tasse de thé près...) six grandes variétés de thé chinois.
*Le thé non fermenté est appelé "thé vert", Lu Cha. Infusé, il prend une couleur vert clair ou légèrement jaune et exhale un parfum frais. On le laisse infuser brièvement en général.Pour boire un bon thé vert l'eau utilisée reste peu chaude (70 °C). Certains thés de grande qualité se préparent même avec une eau à 50 degrés! On le consomme de préférence au printemps et en été. Ce type de thé est très populaire en Chine.
Après la cueillette, les feuilles de thé sont flétries, roulées pour extraire les sucs, puis chauffées afin de neutraliser l'enzyme responsable de l'oxydation. Elles subissent enfin un séchage. Le chauffage s'effectue selon deux méthodes principales : la méthode chinoise utilise des bassines de cuivre placées sur le feu (les Japonais passent les feuilles à travers des jets de vapeur).
Parmi les plus connus :
Le Chun Mee, "sourcil de vieil homme", est produit surtout dans le Hunan.
Le Gunpowder," poudre à canon", doit son nom à ses feuilles roulées en petites boules. Il est produit dans les provinces de l'Anhui et dans celle du Zhejiang. Très astringent, il doit sa réputation en Occident au fait qu'il est utilisé dans la préparation du thé à la menthe.
Le Huang Shan Mao Feng," pointe duveteuse des montagnes jaunes ", est produit dans la province de l'Anhui.
Le Long Jing ," puits du dragon", vient de la province du Zhejiang. Le Long Jing est sans doute le plus connu des thés verts chinois de qualité. Son infusion a des saveurs très fruitées.
Le Pi Lo Chun ,"spirale de jade du printemps", est produit dans la province de Jiangsu.
Le Taiping Houkui ," le meilleur des singes de Tai Ping", de la province d'Anhui.
Le Yu Zhu vient du Yunnan.
Les propriétés du thé vert sont multiples : riche en tanins, ce sont ces
polyphénols antioxydants qui donnent au thé son arôme et son goût amer particulier. Le thé vert contient également de la vitamine C. Mais ce qui rend le thé vert remarquable, c'est qu'il contient de l'épigallocatéchine EPGC (rien que ça!!!), substance qui lui confère des propriétés plus puissantes que celles d'un simple antioxydant. Pourquoi le thé vert et pas les autres thés?
Parce que le thé vert, non fermenté, contient 10 fois plus d'EPGC que le thé noir.
Les thés verts contiennent de la théanine, un acide aminé, qui agit sur le cerveau (réduction du stress, un effet relaxant).
Le thé : voilà un vaste sujet! Et avant de continuer, je vous suggère d’aller chercher votre tasse et votre théière !
*Le thé complètement fermenté est appelé Hong Cha, "thé rouge" en Chine (thé noir pour nous!) en raison de la couleur très sombre de son infusion. Le thé noir est une variété dite post-fermentée. Après la fermentation complète des feuilles, on les presse pour en compléter l’élaboration. Le thé Pu Er en est un bon exemple, avec sa couleur brun sombre qui tire sur le noir. D’une saveur douce mais particulière, il est réputé pour ses vertus médicinales. On le laisse infuser plus longuement et il se déguste surtout en hiver. On le trouve en feuille ou en galettes compressées, parfois même millésimé !
*Le Lapsang Souchong, est un thé noir fumé. Pour le réaliser on place des feuilles souchong dans la fumée d'un feu d'épicéa ou de cyprès afin qu'elles en absorbent le parfum. Ce procédé, relativement récent, est destiné à l'exportation.
*Le thé Wulong, aussi nommé thé bleu-vert, regroupe en fait une grande variété de thés semi fermentés.
*Il y a aussi le thé blanc, légèrement fermenté. On le dit blanc parce qu'il est couvert d'un duvet blanc ou vert pâle.
*Plus rare, le thé jaune est aussi une sorte de thé légèrement fermenté. L'élaboration ressemble à celle du thé vert, mais on ajoute une herbe appelée Men Huang aux feuilles de thé. C'est cela qui donne une coloration jaune à cette variété, comme le Jun Shan ou le Yin Zhen.
Encore une petite gorgée ?
Le tableau ne serait pas complet si on ne parlait pas du thé au jasmin !
On ne peut même pas imaginer aller manger dans un restaurant chinois sans commander un bon thé au jasmin… (Vous pouvez l’imaginer ? Vous allez rater quelque chose !).
Réputé pour aider à la digestion, ce thé est particulièrement rafraîchissant. On dit qu’il soulage les maux de tête, la toux, aide à s’endormir et diminue la tension artérielle. Bref, il y a toujours une bonne raison d’en boire une tassette !
Ce mélange de thé et de fleurs fraîchement cueillies est issu d’un réel savoir-faire.
Les meilleurs thés au jasmin (oubliez un moment la poussière de thé en sachet !) sont élaborés en deux étapes. On choisit un bon thé vert, cueilli au printemps, qui sera façonné d’une certaine façon. Il est conservé jusqu’en août puis sera mêlé aux fleurs qui seront récoltées ce mois-là.
Les fleurs sont prélevées en début d’après-midi, elles sont encore fermées et n’ont que peu de parfum. Mais à la tombée de la nuit, les fleurs s’ouvrent (c’est magique !) et c’est à ce moment-là que commence le travail de parfumage : on fait alterner une couche de fleurs, une couche de thé, jusqu’à obtenir un tapis d’une épaisseur de 30 à 45cm environ. La proportion de fleurs employée pour un thé au jasmin peut varier de un quart du poids des feuilles de thé jusqu’à 5 fois ce même poids !
On laisse reposer le tout pendant la nuit. Les feuilles de thé s’imprègnent du parfum des fleurs. Le lendemain, on enlève les fleurs, on termine ce tri manuellement pour être sûr qu’aucune fleur ne sera oubliée (à cause de leur amertume qui nuirait au bon équilibre du thé, il faut éviter d’en laisser).
On recommence le jour suivant avec de nouvelles fleurs. Même technique. Selon les thés, cette opération peut se répéter jusqu’à sept fois. Le prix est proportionnel au nombre de passages
Et enfin, un conseil de Xiao Long : nous parlons de thé, de feuilles, de vraies feuilles,,, et il n’est pas question de thé en sachets, pratique c’est sûr, mais trop souvent ce thé est plus « poussière » que feuilles. Alors, soyez patient, choisissez un bon thé et regardez les feuilles infuser lentement,,, Ce n’est pas pour rien que tant de pays ont développé des cérémonies du thé et en ont fait un moment privilégié.
Le sachet de thé est ce que le café lyophilisé est au café en grain, une approximation… Bonne méditation du thé !!
Au milieu de la casserole,
Parmi les patates –
Le clair de lune
Morikawa Kyoroku
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
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