"Quand un cheval galope tout seul,
on ne peut pas voir s'il est rapide ou lent."
"Quand un cheval galope tout seul,
on ne peut pas voir s'il est rapide ou lent."
Dans les exercices des 5 animaux, c'est le Cerf qui vient en deuxième position. Il existe deux séries de mouvements sur le Cerf. Voici quelques aspects de ces mouvements :
🦌
On imagine cet animal, le Cerf, c’est un animal majestueux : des bois magnifiques et fort sur ses pattes, il est élégant. Il s’en dégage une sorte de force tranquille. Attentif au moindre bruit, il peut s’enfuir rapidement. C’est le roi de nos forêts. C’est en ce sens que l’on va « faire le cerf »…
Ces mouvements du Cerf sont sans doute , dans cet enchaînement, les plus difficiles à exécuter à cause de la torsion qu’il faut contrôler et de la coordination haut/bas dans les mouvements.
Regardons de plus près ses pattes d'abord! Fortes, prêtes à réagir pour s’enfuir. Notre ancrage doit être fort également, même si les mouvements restent « légers ».
Comment sont ses bois ? Solides ! On plie simplement les doigts (majeur et annulaire), la flexion est souple, car si vous voulez coller le bouts des doigts dans la paume, il y aura une tension qui va se propager et probablement attirer les autres doigts et on aura alors des bois de vieux cerf malade, tout ronds et racornis... : la tension est dans les doigts … tendus (ben, oui, du coup!)
Le mouvement 1:
Je ne vais indiquer que quelques points qui ont leur importance.
Imaginons le Cerf, tout beau, tout digne, en haut de la colline… Il entend un bruit et se retourne lentement, attentif.
La position du pied est importante. Il faut trouver pour vous la bonne distance, le bon angle et surtout pivoter sur le talon avant de porter le poids dans ce pied.
On a souvent tendance à mettre le pied trop loin en avant et du coup, à cause du déséquilibre, le poids du corps arrive trop tôt dans cet appui… De la même façon, au retour la pointe du pied est soulevée et on pivote ensuite sur le talon.
Le mouvement part du bas, le corps ne fait que prolonger le mouvement par la torsion (raisonnable) et les bras terminent le mouvement. A propos de torsion, pensez toujours, avant de vous « lancer », à étirer votre colonne ! Inutile de préciser que chacun doit adapter ce mouvement de rotation à ses possibilités. Nous ne sommes pas dans la performance mais bien dans l’acceptation de nos limites… (ben oui…)
Pour les bras : Les bras partent sur le côté, mains relâchées , poings creux. Elles se forment en « bois » lorsqu’on pose le talon au sol. Le bras du haut est à hauteur de tête en finition, celui du bas pose son coude sur la hanche. Les doigts pointent vers l’arrière. Pour revenir (car on ne va pas rester là!), les bras passent par le haut dans un mouvement circulaire, les bois disparaissent en cours de route et se repositionnent en poings creux, pouce et index en contact…..
Pensez à ne pas vous laisser emporter vers l’avant , gardez votre axe dans la rotation.
Comme toujours le jeu tendu-détendu est là pour stimuler la circulation du sang et du Qi. Merveilleux travail sur le centre dans ce mouvement (vaisseau ceinture et tutti quanti!)...
Le Cerf LÙ 鹿 est là pour travailler sur le Rein, d’où les torsions et flexions vers l’avant que nous aurons dans la partie 2.
Dans le "Cerf 2" , comme son ami le Tigre, il bondit mais les mouvements restent fluides. Là encore la synchronisation est importante :
Le pied se soulève au fur et à mesure que les bras (mains en poing creux) montent le long du corps) puis le pied « rue » (du verbe ruer…) vers l’avant alors que les bras redescendent à hauteur de nos épaules. Le mouvement se termine par les poignets qui se fléchissent pour symboliser les sabots du Cerf et le poids du corps qui est passé dans la jambe avant (Gong bu).
En même temps qu’on passe ensuite le poids du corps sur le pied arrière on laisse le dos s’arrondir en « arc »et – en même temps toujours, les bras vrillent vers l’intérieur et les mains forment les bois du cerf.… Bref, tout en même temps oui, mais sans précipitation non plus… (eh, oui, Cerf c’est un métier, ça ne s’improvise pas!)😏
Quand, ensuite, on repasse le poids du corps vers l’avant, le dos se redresse également et les mains reviennent en poing creux, poignet droit (et non plus cassé)…
Ces détails n’en sont pas en réalité:) ! Ils ont leur importance, le travail des poignets ne devrait pas être zappé… C’est ici que la MTC situe les points yuan (points source) ainsi qu’autour des chevilles. Ces points permettent de réguler l’énergie originelle, yuan qi .
Le pied et les bras reviennent simultanément. Entre chaque bond, il y a un petit « saut » qui en réalité est simplement un transfert de poids d’un pied à l’autre : quand je pose mon talon au sol d’un côté, je soulève l’autre en même temps pour me préparer à bondir de nouveau !
* Il faut éviter de poser le pied trop vite en avant au risque de se déséquilibrer.Là encore, il faut un bon ancrage pour pouvoir ensuite lever le pied et tendre la jambe.
L'extension et la flexion de la colonne vertébrale activent les deux °Vaisseaux Ren Mai (à l'avant) et Du Mai (à l'arrière)."
Rappel : Qu'est-ce-que c'est que ça, un "vaisseau"?
° Le Vaisseau Gouverneur Du Mai est un des méridiens curieux qui régit le Yang du corps. Il est aussi le garant de la stabilité intérieure en situation de stress. Ren Mai est le Vaisseau Conception et régit le Yin...
Le Cerf, lié à l’hiver est lié au Rein donc, et à la peur.
Et il y aurait encore beaucoup à dire....
"Les trente premières années se passent à ne pas pouvoir se réveiller,
les trente suivantes à ne pas pouvoir s'endormir"
La vie n’est pas tendre et les stress s’accumulent.
Il y a des moments où rien ne va, où rien n’avance comme on le voudrait ... où la moindre démarche devient un casse-tête chinois…
Avez-vous remarqué , dans notre monde où -soit disant- la communication est simplifiée, combien il est difficile, de se faire entendre et d’obtenir des réponses…
Le plus souvent personne en face de soi, il faut « créer son espace » pour envoyer un message, les mails restent sans réponses, le téléphone vous envoie une belle voix d’IA qui vous apprend que pour jouer, il faut taper 1 ou 2 ou 3 (et à la fin de l’annonce, votre cas n’étant pas prévu, vous finissez par taper n’importe quoi...)
Bref, se détendre n’est pas superflu !
Il est bon de prendre sur soi et de se ménager une bulle de tranquillité au milieu de ce monde où l’on doit s’agiter beaucoup avant d’obtenir gain de cause.
Pour harmoniser les émotions, on peut, le soir, faire le point sur les contrariétés de la journée passées et tenter de les évacuer pour éviter que toutes ces pensées ne viennent nous empêcher de dormir.
Les techniques sont nombreuses et se fondent le plus souvent sur la respiration.
On peut, par exemple commencer en posant une main sur le ventre et une main sur la poitrine, un geste qui apaise, et écouter sa respiration tranquillement, se concentrant sur le mouvement du ventre qui monte puis redescend, sur le mouvement de la poitrine, qui monte puis redescend.
Respirer calmement, profondément est une aide pour calmer l’esprit.
On peut alors choisir un « problème », le formuler puis l’évacuer en expirant, comme si tout ce qui me pèse se répandait vers l'extérieur avant de disparaître …
Si on préfère s’allonger pour se détendre, on peut imaginer que c’est la terre qui absorbe ces pensées et nous libère.
Il est important de ne pas tout garder « à l'intérieur » et de ne pas laisser les émotions négatives s'empiler gentiment jusqu'à la rupture...
On peut ainsi opérer une sorte de "vidange" , un peu de ménage dans ce bric-à-brac de pensées, et permettre à l'esprit de souffler!
Parfois, il peut être difficile de se relaxer dans l’immobilité.
Alors… on peut être mobile (élémentaire, mon cher Watson!) : entre autres bienfaits le Qi gong et le Tai ji quan nous aide à nous détendre et à vider notre esprit.
Faire un enchaînement en restant concentré sur les mouvements que l’on exécute permet à notre esprit de sortir de la boucle des idées négatives.
Nous remplaçons ces idées, pesantes, par un mouvement bienfaisant qui demande à notre esprit de se fixer sur ce que nous faisons à cet instant.
Coordonner le souffle, le corps et l’esprit est véritablement libérateur. Ces pratiques lentes, fluides, douces, nous offrent des « bulles », des instants suspendus, où rien ne peut nous atteindre.
« Le corps parcours l’espace et l’esprit se libère » dit un proverbe chinois...
Prendre un moment pour soi est simple...😯
Il suffit... de le faire... 😉
Chungliang Al Huang
(Guy Trédaniel Editeur) 1986
Il y a des livres que l’on lit, et des livres que l’on relit. Celui-ci en fait partie.
Chungliang Al Huang, est né en Chine, à Fujian . Issu d’une famille de lettré, il étudie les Classiques et les arts asiatiques, ainsi que les arts martiaux. Très jeune, après la guerre sino-japonaise, il émigre aux États-Unis où il étudie l'architecture et la danse.
Il sera danseur, étudiera la chorégraphie et fondera sa propre compagnie. Il renoue par la suite avec l’étude des arts martiaux, étudie la philosophie comparée et se lie d’amitié avec Alan Watts (philosophe anglo-américain qui préface ce livre) , tout deux progressant dans une démarche de rapprochement de l’Occident et de l’Orient.
Il écrit ici un livre non pas tant sur les techniques du Tai Ji Quan que sur la recherche des sensations dans la pratique. Car la technique, c’est bien, mais ce n’est pas tout. Il ne suffit pas de savoir exécuter un mouvement , il faut aussi lui donner vie et ce souffle vital, ce n’est pas dans la technique qu’on le trouve, c’est au plus profond de nous (et oui, pour une fois, on a le droit de « s’écouter »…)
Si vous observez quelques pratiquants en action, vous ne pourrez que voir la différence.
Au delà du mouvement juste, il doit y avoir quelque chose d’autre. Ce petit quelque chose qui fait que l’on s’approprie les formes, qui exprime ce que nous avons à l’intérieur, qui fait que l’on ne fera jamais deux fois la même forme de façon identique, parce que ce petit quelque chose traduit le « ici, maintenant » qui ne peut être qu’inédit. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’on ne peut pas se lasser d’une forme .
Enfin, Xiao Long -qui commence a avoir quelques heures de vol- ne voit pas comment on peut s’enquiquiner en faisant pour la dix millième fois la 24, puisque ce n’est jamais pareil !!! … Donc, si vous vous cassez les pieds , c’est qu’il y a peut-être autre chose à trouver là-dedans ! )
A travers ses propres expériences et celles de ses élèves et stagiaires, l’auteur décrit un Tai ji quan vivant, fluide, intuitif, libéré même pourrait-on dire des "contraintes" techniques. Bien sûr, ses expériences de danseur enrichissent sa vision.
Ce livre est « rare », il y a beaucoup de livres qui parlent du Tai ji quan ( et pas que des bons…), mais celui-ci propose une approche singulière qui vaut le détour : il nous aide à cultiver cet esprit d'ouverture qui parfois nous fait défaut tant nous sommes à la recherche du "bon" mouvement…
Mais y-a-t’il un « bon » mouvement ? Et bien là, ô surprise (et soulagement!), nous allons découvrir qu'il n'y en a pas:
"La forme n'est qu'un moyen pour atteindre
la fluidité: ce n'est pas quelque chose de
figé, ni d'établi une fois pour toutes,
comme peut l'être une photographie."
On mets les warnings!!⚠
Attention cependant, car -comme en tout domaine – il est conseillé de tenir la voix du milieu : je m’explique…
S’exprimer dans une forme codifiée ne signifie pas délaisser la technique, le codage. Il s’agit simplement de laisser s’exprimer nos sensations, nos émotions générées par le mouvement.
Par contre, si l’on veut « danser » librement, on peut imaginer créer sa propre forme, voire improviser une forme, et laisser les mouvements, les techniques, se succéder au fil des sensations et des mouvements.
Il est important de préserver cette différence entre forme codifiée et forme libre.
La codification est le socle nécessaire, c’est par l’apprentissage précis des formes et des techniques que nous accumulons connaissances et expériences, comme le peintre qui commence par imiter, copier, avant de peindre ses propres toiles.
Il faut juste que ces codes et techniques n’étouffent pas l’expression personnelle.
Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’art et que les pratiquants sont des artistes martiaux… L’harmonie, l’esthétique des mouvements sont essentielles, même si la composante martiale est présente dans notre intention.
Bonne lecture !!!🤔
😏
On ne peut pas marcher dans la neige en tongs sans avoir les pieds mouillés
Proverbe de Xiao Long
HISTOIRE
L'histoire de la soie débuterait en Chine entre 3000 et 2000 ans av. J.-C. (le plus vieux fragment de soie découvert en Chine datant tout de même de 2570 av. J.-C.)
Pendant trois millénaires la Chine aurait fait commerce de ce tissu précieux sans jamais en transmettre le secret. L’art de fabriquer la soie se serait ensuite progressivement transmis aux autres civilisations par le biais d'espions variés et singuliers en fonctions des légendes en cours (moines, princesses, pillards …)
Arrivée en Europe occidentale seulement à la fin du Moyen Âge, la production de soie s’industrialise, puis décline. En France où la sériciculture s’était bien installée, les vers à soie ont été touchés par une maladie délicate, la pébrine, que Louis Pasteur étudiera plusieurs années avant de proposer un remède. ,La soie va redevenir alors une production essentiellement asiatique.
LEGENDE (enfin, une des versions...) :
Confucius et la tradition chinoise racontent qu'au XXVIIe siècle av. J.-C. un cocon de ver à soie serait tombé dans la tasse de thé de l’impératrice Leizu 嫘祖 . On l’imagine bien, installée confortablement sous un mûrier et profitant de son jardin tout en buvant tranquillement son thé, lorsque un cocon tomba de l’arbre. En le retirant de sa tasse, elle remarqua un fil qui dépassait. Le cocon, ramollit par l’eau chaude du thé commençait à se défaire. Elle tira sur ce fil et ce fil n’en finissait pas. On dit même que ce fil avait la longueur de son jardin (on ne dit pas si le jardin était grand… bon, c’est une légende… )
Elle alla chercher d’autres cocons sur l’arbre, s’installa et démêla patiemment les fils puis voulut les tisser. Elle obtint alors une étoffe incroyablement légère et douce...
Elle aurait ensuite passé de nombreuses journées à observer la vie du bombyx et remarqua qu’il ne se nourrissait que de feuille de mûriers. Elle demanda alors à son mari, qui n’était autre que l'Empereur Jaune Huangdi, de lui offrir un verger de mûrier pour pouvoir élever ces petites bêtes et collecter leurs fils pour les tisser. Elle devrait également posséder un métier à tisser pour ce travail.
Elle enseigna par la suite à ses proches la sériciculture. La jeune femme est considérée comme la déesse de la soie.
La soie montrait beaucoup d’avantage, hiver comme été, elle a son utilité. Elle est solide, peut se teindre, se peindre, se broder et les couleurs ne passent pas. La production réservée d’abord à l’Empereur et ses proches, se « démocratise » et tout le monde voulait acheter de la soie. L’Empereur et les membres de sa famille portaient de la soie blanche dans l’intimité et de la soie jaune en public.
Et, on ne le sait pas toujours, mais on pouvait fabriquer des cordes pour le tir à l’arc par exemple, ou pour des instruments de musique, ou des fils de cannes à pêche… On pouvait payer ses impôts en soie, l’État pouvait payer ses fonctionnaires en soie… (les salaires ne tenaient qu’à un fil?)
Le secret de la soie fut bien gardé… pendant un certain temps…quelques deux mille ans, puis la Corée et l’Inde découvrent à leur tour les vers à soie : on dit qu’une princesse chinoise donnée en mariage à un prince, aurait caché des cocons dans sa coiffure pour passer la frontière ( ! pas de douane…)
C’est encore « sous le manteau » que la soie passa vers Byzance : on dit que deux moine travaillant pour Justinien le Grand, rentrèrent de voyage avec des cocons dans leurs bagages...
ET AUJOURD’HUI
La soie sous toutes ses formes reste à l’honneur à travers le monde. Il y a quelques années déjà s’ouvrait à Paris une exposition intitulée « Reconstitution : Art et conception des soieries chinoises ». Elle a été inaugurée avec un défilé de mode au Centre culturel de Chine. Les mannequins français ont défilé sur fond de musique traditionnelle chinoise pour présenter plusieurs créations conçues avec de la soie chinoise. On peut tout faire avec de la soie , non seulement des vêtements, mais aussi des pochettes, des bijoux… des tableaux… ce matériau est toujours aussi surprenant !
La Chine reste le premier producteur de soie au monde, les États Unis viennent ensuite, puis le Japon.
La France a connu ses heures de gloire, mais elles sont lointaines… Lyon est encore connu et organise encore des festivals autour de la soie. Il ne reste qu’une vingtaine de manufactures en France…
Si le cœur vous en dit, plantez quelques mûriers… peut-être dégoterez vous quelques bombyx mori… (inconnu à l’état sauvage… mais si quelqu’un passe par là avec un cocon dans son chignon????)🐛
"Ce dont tout le monde parle avec facilité,
n'en parle pas;
Ce que tout le monde a du mal à exprimer,
rends-le évident".
Jiang Kui
On parle beaucoup de qì 氣 : mais qu'est ce que c'est?
Le symbole Qi氣 représente dans sa partie haute la vapeur s'échappant d'une céréale en train de cuire (partie basse). Il y a donc une dynamique, une transformation, le Qi est en mutation constante, se concentre, se dissout, circule...
Concept de base de la culture chinoise, le Qi (prononcer "tchi") précède la scission binaire du Yin et du Yang. Il est traduit le plus souvent par "l'énergie" ou "les souffles" en médecine traditionnelle chinoise (MTC).
Si l'on parle d'énergie invisible, impalpable, non mesurable... il est tentant de dire pour un occidental que tout ça n'existe pas ou que c'est du vent (!) et que l'on n'y "croit" pas, comme s'il s'agissait d'une religion…
Pour les chinois cette idée fait partie de leur conception du monde alors que les explications proposées en occident ne sont pas loin de dériver parfois vers l'ésotérisme.
Attention, on s'accroche, on va essayer de faire clair...
Cette idée d'énergie vitale n'est pas facile à appréhender pour les occidentaux rationnels que nous sommes. Pourtant l'idée se rapproche du "pneuma" grec, le souffle de vie ou du "spiritus" latin (de spirare=souffler) ou encore du "prana" indien...
Le Qi 氣 est partout, il anime toute forme de vie, il y a le Qi du ciel (Tian Qi), le Qi de la terre (Di Qi), chaque homme, animal, plante, minéral, est animé de Qi. Ainsi l'homme est un axe entre ciel et terre. Il reçoit le Qi du ciel et celui de la terre.
A l'intérieur du corps humain, le Qi circule dans les méridiens.
Le but de l'acupuncture, des massages, du Qi Gong et du Tai Ji Quan est maintenir l'équilibre et la bonne circulation du Qi dans le corps, car pour la MTC, lorsque le Qi se bloque, une maladie surgit.
La détente, les mouvements lents du Tai ji Quan ou le jeu des contractions, décontractions du Qi Gong permettent d'harmoniser la circulation du Qi.
Voilà une brève (et donc incomplète) explication de que l’on entend par Qi.
Vous entendez aussi souvent parler du Dantian. 丹田 « champ de cinabre ». On vous dit par exemple « posez les mains sur le Dantian »… Il est question alors le plus souvent du Dantian inférieur (et oui, du coup, cela signifie qu’il y en a d’autres… mais, pas tout à la fois!).
Pour certains il est défini comme l’emplacement du point « Mer du Qi », pour d’autres on le définit comme une zone assez étendue qui occupe l’espace entre la « mer du Qi » qì hǎi
et la « porte de la Vie » míngmén . Toujours est-il que c’est là un centre énergétique important. C’est un peu notre moteur, que nous nous devons d’alimenter pour que la machine tourne.
Bien sûr, on pourrait aller plus loin et plus précisément et si ces questions vous intéressent, je vous y engage. Ce n’est pas la documentation qui manque. Xiao Long espère juste que les choses sont un peu plus claires. Comprendre cette vision et cette démarche est important pour profiter au mieux des bénéfices de la pratique.
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Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.
https://www.taijiqigongevreux.com/
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