"La chanson est facile à chanter,
encore faut-il ouvrir la bouche".
"La chanson est facile à chanter,
encore faut-il ouvrir la bouche".
Robert Van Gulik n'est pas un chinois, même en y mettant la prononciation ad hoc... et pourtant! Il intéresse Xiao Long … Il y a des livres à lire et à relire et ceux là en font partie et même s'ils ne datent pas d'hier, ils n’ont pas pris une ride !
Orientaliste, diplomate, musicien, ce néerlandais est aussi écrivain : il est l'auteur d'une série d'histoires mystérieuses dont le héros est le juge Ti.
D’autres auteurs s’y sont essayé, mais il est difficile, lorsqu’on connaît l’œuvre de Van Gulik, de les apprécier pleinement.
Il a su si bien donner vie à ce juge Ti et avec tant de finesse.
Ce personnage connu sous le nom de Dí Rénjié , né vers 630 , est une figure historique qui vécut sous la dynastie Tang. Son grand-père était secrétaire général du bureau exécutif du gouvernement et son père, préfet…
Lui, fut connu surtout en sa qualité de juge. Apprécié pour son efficacité, ses jugements furent nombreux et justes. On ne sait cependant que peu de choses précises à son sujet, si ce n’est qu’il semble avoir été d’une grande perspicacité.
De nombreux romans ont repris ce personnage inspirant. Fin des années 40, Van Gulik commence par traduire un roman policier chinois, le Dee Gong An qui présente trois affaires criminelles résolues par Di.
A partir de là , il écrira 16 romans avec notre juge.
Au delà des intrigues ingénieusement montées, ces romans nous font découvrir de nombreux aspects de la vie sociale en Chine sous les Tang (618-907), période extrêmement brillante sur le plan culturel, l'âge d'or de la poésie classique chinoise.
Rien n’est laissé au hasard et c’est bien ce qui fait la qualité de ces romans, qui toujours, se terminent sur une citation de sources précises, ainsi que sur des explications rigoureuses qui nous permettent de mieux appréhender cette période pour le moins lointaine !
Suivent les titres pour vous mettre en appétit :
Trafic d'or sous les Tang
Le Juge Ti à l'œuvre
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
Le Singe et le Tigre
Le monastère hanté
Le squelette sous cloche Le pavillon rouge
La perle de l'Empereur
Le collier de la princesse
Assassins et poètes
Le mystère du labyrinthe
Le fantôme du temple
L'énigme du clou chinois
Le motif du saule
Meurtre à Canton
Bonne lecture!🍵
🤔
"Un bousier ne fera jamais du miel".
Le Cheval est le septième animal du zodiaque chinois. L’influence du bouddhisme indien peut expliquer la présence de cet animal qui fait partie des « sept trésors ». En Inde, le cheval est un symbole et joue un rôle non négligeable dans les croyances bouddhistes : il serait le dixième et dernier avatar de Bouddha.
Le Cheval est un signe de feu, il est yang. IL est lié au sud, à l’heure de midi, au mois de juin, au soleil.
Cette année, le Nouvel An chinois sera célébré le 17 février, Après le Serpent de Bois , voici l'année du Cheval de Feu. Une combinaison avec l’élément feu , synonyme de mouvement, d'audace et d'indépendance.
On dit le Cheval fougueux, indépendant, charismatique. Le Cheval éprouve sans cesse le besoin d’aller de l’avant. Il est dynamique, agréable à vivre, mais parfois sa trop grande franchise et son manque de diplomatie lui jouent des tours. Professionnellement, le natif du Cheval sait communiquer et prendre des décisions.
Un peu plus sur la fête de nouvel an :
Le Nouvel An chinois ( 农历新年 : nónglì xīnnián) ou « passage de l’année » est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. C'est le début de la fête du printemps ( 春节 ; pinyin : chūnjié) qui se déroule sur quinze jours et s’achève avec la fête des lanternes ( 元宵节 ; pinyin : yuánxiāojié).
Le calendrier chinois est un calendrier luni-solaire, la date du Nouvel An chinois dans le calendrier grégorien varie donc d'une année sur l'autre, mais tombe toujours entre le 21 janvier et le 20 février: cette année ce sera le 14 février, et les préparatifs vont déjà bon train et en France aussi, comme peuvent en témoigner les rayons dévalisés des supermarchés du 13ème à Paris!
Devant les magasins des lampions rouges sont suspendus, on vend des branches de forsythia, de cerisiers, d'orchidées, des lotus bien sûr, sans parler des décorations en papiers, ou en carton où le rouge et le doré dominent.
On nettoie la maison, on achète des habits neufs, beaucoup de choses à grignoter en famille : gâteaux, graines de pastèque, fruits secs, bonbons, fruits confits ... on affiche un peu partout des souhaits écrits sur papier rouge, symbole de chance. on retrouve le plus souvent les caractères fù (福) bonheur, ou chūn (春) printemps, souvent collés à l’envers car renverser ( 倒 dào) est homophone de arriver ( 到 dào)et c'est bien ce que l'on souhaite: que le printemps et le bonheur arrivent avec une nouvelle année.
Traditionnellement, de chaque côté des montants de la porte d’entrée, on colle une bande de papier rouge sur laquelle est écrit un vers ; les deux vers se répondent et constituent une inscription parallèle.
Au dîner on choisit des plats symboliques :Ainsi le poisson ( 魚 yú), homophone de surplus ( 馀 yú), doit être présent pour garantir qu’on ne manquera jamais de rien ; certains prennent même soin de ne pas le finir, afin de rendre plus complètement son sens symbolique. Dans le nord de la Chine, on sert en principe un plat de raviolis (jiǎozi 餃子 / 饺子 )car leur forme évoque celle des yuánbǎo (元寶 / 元宝 ), lingots anciens. Le dessert traditionnel est le niángāo ( 年糕 ), « gâteau de l'An » ; gāo, gâteau, est homophone de grandir, et en manger constitue un gage de croissance dans tous les domaines souhaités.
On offre des enveloppes rouges contenant de l'argent. On fait éclater des pétards pour faire fuir les mauvaises influences et l'on se couche le plus tard possible, ce qui est un gage de longévité.
Certains pourraient trouver tout ça très kitsch... Xiao Long apprécie beaucoup cet affairement, cette ambiance colorée, vivante qui annonce le printemps!
Car il arrive: les premiers crocus montrent leurs nez dans nos jardins...
"Puisque chaque jour se renouvelle,
renouvelle-toi chaque jour,
et toujours, renouvelle-toi."
Devant mon lit, une clarté lunaire,
Est-ce bien du givre sur la terre?
Je lève la tête, je regarde la lune.
Je baisse les yeux, je songe à mon pays natal.
Ce poème est sans doute le plus connu de 李白, Lǐ Bái
Lǐ Bái que l’on connaît aussi sous les noms de Lǐ Bó, ou encore Lǐ Tàibái serait né vers 701 et mort vers 762. Il serait peut-être originaire d’Asie centrale… difficile d’avoir des certitudes en ce domaine…
Il est considéré comme l’un des plus grands poètes chinois de la dynastie Tang. Proche de la pensée taoïste, il est sensible à la nature sauvage et à ses manifestations.
Ce fin lettré voyagea beaucoup et ne resta que deux années au service de l'Empereur avant de reprendre son errance. Il se maria bon nombre de fois et vécu tour à tour en ermite ou en poète de cour…
La tradition dit qu'il se serait noyé en essayant d'embrasser l'image réfléchie de la lune dans une rivière. Version plus poétique que les autres qui disent qu’il serait mort d'un empoisonnement au mercure (aurait-il abusé de l'élixir de longue vie taoïste ? ), de maladie ou encore de l'abus d'alcool…
Comme nombres de poèmes célèbrent les soirées de joutes poétiques copieusement arrosées, cette théorie est possible!… Bref, là encore aucune certitude.
Peu importe, ses poèmes restent très appréciés, même si la traduction ne peut rendre vraiment l’art de la versification chinoise et doit faire des choix de termes ou tournures… Difficile de rendre les tons, la musicalité…
Il a écrit plus de 1000 poèmes de « style ancien », gu ti shi , la majorité de son œuvre donc ! Les poèmes anciens sont de forme assez libre, il n’y a pas encore de règles très établie concernant les tons ou les rimes. La forme est régulière, généralement en quatre vers de cinq ou sept caractères chinois.
"Il se cache dans la langue un dragon
qui ne répand pas de sang
et qui pourtant
assassine".
Un petit film de Kung fu de temps en temps, ce n’est pas une si mauvaise occupation… Ces films où l’on vole à travers les bambous, où l’on marche sur les toits, sur les murs, où le moindre regard intense pétrifie votre adversaire! On ne s’en lasse pas (ou si?)🤔
The Grandmaster n’est pas en ce sens un “vrai” film de Kung fu, mais… il va intéresser certainement ceux qui aiment les belles images, les précisions techniques. C’est un tableau vivant plus qu’un film...
Le sujet : Ip Man (encore!)
Ip Man est un sujet inépuisable : il y a eu tant de film autour de ce personnage hors pair… Ce maître légendaire de Wing Chun semble inspirer.
Wilson Yip n’y était pas allé de main morte : Il y a eu Ip Man, puis le Ip Man 2 (avec un Donnie Yen au top de la forme), puis le Ip Man 3 (avec le jeune Yu Hang To)…
On pensait enfin tout savoir sur ce Maitre exceptionnel… Ben non !
Il y a aussi le film de Wong Kar-Wai . Un film qui a demandé beaucoup de travail et a maturé un certains temps (5 ans!) avant de voir le jour. Le maître hongkongais a pris son temps – pourtant les critiques ne sont pas toutes très positives…
Tony Leung, l’acteur principal s’est entraîné dur pour incarner le Maître : il aurait passé dit-on des journées entières à pratiquer. Une blessure (bras cassé) l’a même obligé à stopper le tournage un moment… Bref, du sérieux tout ça ! Tout n’est pas encore virtuel au cinéma… (heureusement!)
Zhang Ziyi –que l’on ne présente plus- ou si quand même ?
Son parcours n’est pas des moindres : « Tigre et dragon », « Le secret des poignards volants », « Hero », « Mémoires d’une geisha » et j’en passe…. Bref, Zhang ZiYi est là (c’est tout dire !) dans le rôle de Gong Er, fille de Gong Baosen, Maître de Ba Gua.
Un film aux très belles images, beaux décors, beaux costumes, beaux combats … (Yuen Woo-Ping doit y être pour quelque chose !). Là tout le monde est unanime !
Le directeur artistique,William Chang Suk Ping , est aussi celui qui a créé les costumes . Et il n’a pas chômé : recherchant la perfection jusque dans les détails et afin que les costumes soient en accord avec l’époque.
150 costumes ont été faits pour ce film, brodés main souvent assemblés main pour plus de réalisme… De nombreuses recherches ont été faites pour que les couleurs, les tissus , les techniques soient les plus proches possibles de ce qui se confectionnait alors. Rien n’est laissé au hasard ! Même les chaussures ont été réalisées à la main.
Le tournage a duré trois ans : quelques 360 jours effectifs de tournage, avec de grandes pauses intermédiaires… et une histoire évolutive. Un film d’orfèvre.
Ce pourrait être « paaarfait », mais il semble que l’on se perde tout de même un peu dans les méandres de l’histoire –car il y en a une !
Celle du Maitre Ip Man dans la Chine des années 30-40, alors qu’il commence à enseigner à Hong Kong. Une période marquée par l’invasion japonaise, période chaotique s’il en est, pendant laquelle les arts martiaux ont la part belle.
Reste une impression de patchwork très esthétique, un Ip Man au panama blanc immaculé qui reste nickel quoi qu’il arrive… et une Gong Er (Zhang Ziyi), Maître de Ba Gua « belle à tomber »… ce qui n’enlève rien à l’efficacité de sa technique !
Une grande fresque historico-poético-philosophique sur laquelle les avis divergent… Un grand voyage romantico-nostalgique… Bref, même si ce film ne plaira pas à tout le monde, c’est beau et ça vaut le détour !
"Reculez d'un pas
et tout s'élargira spontanément."
Le premier pas dans la longue et belle marche de la méditation est d'accéder à une certaine conscience du corps dans un certain comfort. Cette « décontraction » demande parfois un "ajustement" de matériel dont nous allons parler...
Juste une remarque , ne pas assimiler méditation et relaxation comme on le fait souvent : La plus belle définition (ce n’est pas la seule, mais c’est celle que je préfère) que j’ai rencontré au cours de mes lectures, c’est la définition zen : « simplement s’asseoir », dans le silence. A ce propos, un très bon livre de Taisen Deshimaru, « La pratique du zen »…
Pour moi, une méditation ne peut-être guidée, celà imposerait un rythme, un déroulé, qui n’est pas le mien...( alors que la relaxation est souvent guidée). Le fond musical, fréquemment utilisé pour la relaxation est perturbateur pour méditer. La méditation se fait en position assise , alors que l'on est habituellement en position allongée pour se relaxer.
Les outils pour la méditation assise :
Il faut ... s'asseoir! 🧘♂️
Et si on le fait simplement, on ne s'assoit pas n'importe comment non plus ! Il faut trouver sa bonne posture.
Classiquement on utilise un coussin ou zafu. Mais là aussi, il faut choisir celui qui convient. Il peut-être plus ou moins large, plus ou moins haut, plus ou moins souple, plus ou moins... cher (!).
L'envergure de la "bête" doit vous permettre d'être confortablement "posé" pour trouver votre axe terre-ciel correct, sa hauteur doit vous permettre de placer vos jambes en tailleur, demi-lotus ou… lotus ? Il n’est pas nécessaire de se martyriser non plus, il faut juste être assis tout en gardant l'articulation de la hanche relâchée. Sentir son corps , voire ressentir quelque inconfort parfois, d’accord… mais pas question de serrer les dents pour prendre une posture impossible pour nous !
Si on s'assoit au sol mais que les genoux sont relevés, l'articulation n'est pas au repos, on "retient" ses jambes et des tensions s'installent.
Dans ce cas, il vaut mieux trouver un petit banc ou une chaise pour être assis confortablement, pieds sur le sol, genoux dans le prolongement des hanches et dos sans contact avec le dossier de la chaise.
Les zafu ou coussins doivent être agréables, ni trop mous (on s'y enfonce et on a du mal a tenir son axe vertical), ni trop durs (on a l'impression d'avoir des os en trop qu'on ne sait plus où caser!) Si vous ne craignez pas le ridicule (et il n'est pas mortel, on le sait déjà!) essayez de vous asseoir sur le coussin que vous voulez acheter, après tout, on essaye bien les matelas, les chaussures pour qu'elles soient à notre pied, et bien là, notre coussin doit être à notre... assise!
De nombreux sites proposent des zafu , mais on ne peut pas les essayer…
En dehors du matériel proprement dit :
Optimal , un coin calme ! Un espace où on ne sera pas dérangé, « dans la forêt, au pied d’un arbre... »
Le meilleur moment : le vôtre ! Il est difficile de prévoir nos journées à l’avance et difficile de se dire « Tous les matins à telle heure, je fais ci et après je fais ça ».
C’est possible, mais… sinon, il faut être à l’affût du moment qui se présente et se dire : celui là de moment, il est pour moi…
La durée : ne pas vouloir à tout prix y accorder un temps long et se dire que même 5 minutes, ce sera mieux que rien…
Plus important est la fréquence, il faut essayer d’’être régulier… rythme « homéopathique » ??!!
Restez mentalement souples, soyons réalistes :
Il ne faut pas viser une perfection impossible à atteindre, ces instants d’ancrage en soi, d’écoute de l’instant, peuvent être grappillés aussi sous d’autres formes
On peut, par exemple, s’arrêter au cours d’une promenade en forêt, se poser, sentir son corps, observer sa respiration… se poser et poser sa pensée… vivre un moment de neutralité… de retour à ce que nous sommes.
« La méditation n’est pas une évasion, mais une rencontre sereine avec la réalité »Thich Nhat Hanh
A vos zafu ? À vos arbres...
Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.
Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.
https://www.taijiqigongevreux.com/
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