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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 15:43

 

Il n’est pas rare de rencontrer ce nom « oiseau Peng » dans les dénominations de certains mouvements de Qi Gong.  Xiao long, le Petit Dragon curieux est parti sur la piste de l’animal pour en savoir plus !

Le « Peng » (鵬) ou « Da Peng » (大鵬) est un rapace mythique –on s’en serait douté-  chinois qui serait issu de la transformation d’un poisson géant, appelé « Kun » (鯤). On ne fait pas dans la demie mesure…

 

 « Peng » et « Kun ».

 

Peng 鵬 combine le caractère « oiseau » 鳥 avec un autre 朋 qui se prononce Peng et que l’on retrouve dans ami (Peng You). Peng (鵬) était anciennement une variante du caractère chinois « Feng » 鳳 « Phénix ».  Voilà donc pour le volatile !

 « Kun » combine le radical « poisson » 魚 avec un « Kun » 昆 qui signifie descendance; insectes. Kun (鲲) signifiait à l’origine, œufs de poisson ou alevins.

 

« L’oiseau Peng déploie ses ailes » (大鵬展翅).

 

Dans la littérature chinoise, on retrouve  les plus anciennes mentions sur le mythe du Peng et du Kun

dans le « Zhuang Zi » (莊子), un Classique Taoïste qui porte le nom de son auteur. Il est dit alors:

 

Dans la Mer du Nord, il est un poisson.
Son nom est Kun.
La taille de Kun s'étend sur
On ne sait combien de milliers de lieues.

Il se transforme en oiseau.
Son nom est Peng.
L'envergure de Peng s'entend sur
On ne sait combien de milliers de lieues.

Il s'élance et s’envole,
Les ailes comme des nuages suspendus au ciel.
Cet oiseau, quand l'océan commencera à se soulever,
Voyagera jusqu'à la Mer du Sud
La Mer du Sud
l'étang céleste.

 

Photo Xiao Long

 

 

L’énigme :

Il y a une énigme...

 

Zhuang Zi sait bien utiliser les métaphores. Cette histoire a un sens et on peut interpréter cette transformation, par exemple, comme une transformation de l’esprit ou de l’âme…

Le Kun représente notre esprit/âme dans son état initial. C’est un énorme poisson qui nage dans la Mer Nordique. Il y fait froid et sombre, et Kun, un peu lourdaud, erre dans les profondeurs glauques à l’aveuglette, tournant en rond comme un vulgaire poisson rouge dans son bocal… Bref, c’est du tout nous, noyés dans les banalités du quotidien et englués dans nos petits soucis… Mais il existe un monde bien plus vaste, un « au-delà de l’eau », un ciel immense qui nous tend les bras (si je puis dire !) …

Le gros poisson Kun un jour se transforme et abandonne son univers marin. (Il en a assez de « mariner » là !).

C’est sans doute un premier pas sur la Voie du Tao. Kun était prêt, il cherchait quelque chose de plus grand, ses écailles deviennent autant de plumes, ses nageoires deviennent des ailes… L’esprit/âme atteint sa maturité et Peng peut s’envoler vers la Mer du Sud, la chaleur, la lumière. Commence un voyage vers ce qui pourrait être développement spirituel, réalisation personnelle… Rien ne peut désormais arrêter Peng, il vole, toujours plus haut et rien ne le fera replonger dans des eaux troubles. Peng est libre, sans contraintes. Les perspectives changent, le « monde en bas » s’éloigne, rapetisse. Peng prend de la distance et peut enfin exploiter son potentiel…

La Nature :

 

Ce texte nous montre une de fois de plus combien la Nature est forte et intelligente. Rien à voir avec le monde d’humains noyés dans le quotidien. Dans la Nature, tout se transforme et si nous suivons son modèle comme le Tao nous y engage, alors nous nous transformerons aussi, lorsque nous serons prêts, spontanément. Car rien ne peut brusquer le cours des choses, le flux de la vie.

Bref, nous, petits poissons, pouvons à notre heure nous métamorphoser en beau Peng…

 

Photo Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:21

Pratiquer la Qi Gong ou le Tai Ji Quan ou méditer - ou faire les trois d’ailleurs- est une bonne chose pour notre santé physique et mentale.

Mais on peut encore ajouter un ingrédient à la recette de la longévité : la diététique… La nourriture est un des moyens d'harmoniser et de renforcer son énergie vitale, au même titre que les pratiques internes et énergétiques ou l'acupuncture. L’équilibre du Yin et du Yang, l’harmonisation des 5 éléments (Wuxing) sont ici encore les fondements du système diététique à l’extrême-orientale.

Il n’y a donc pas une seule façon correcte de se nourrir, car chacun doit adapter sa cuisine à ses propres besoins, qui varient avec le mode de vie, selon l'âge ou la saison...
 

Principes de base de la diététique chinoise :

Les deux organes principaux de la digestion sont la Rate (Terre) et l'Estomac. L’Estomac reçoit les aliments, les chauffe pour les amener à la température du corps, pour une meilleure assimilation. Le " feu digestif " nécessaire est l’énergie qui est envoyée par la Rate. Si notre énergie est bonne, la digestion sera facile, mais si notre énergie est faible, nous irons solliciter le Rein (Eau).

 

Photo Xiao Long

Manger pour récupérer de l'énergie nous fatigue, cela parait curieux mais cela explique qu’après les repas, nous aimerions bien piquer du nez tranquillement pour une petite sieste ! Nous pouvons aussi éprouver une sensation de froid : voilà qui annonce une énergie insuffisante de la Rate et du Rein. 

Plus on est fatigué, et plus on a intérêt à manger chaud : il vaut mieux de toute façon éviter le trop froid (boire un grand verre d’eau glacé n’est bon que pour les américains dont les réfrigérateurs délivrent de la glace par tonnes (j’exagère peut-être un peu ?  À peine…). La Rate n’aime pas le froid ni l’humidité en excès.

Pour que la transformation des aliments se fasse au mieux, l'Estomac ne doit pas être trop rempli, afin que les parties " subtiles " des aliments puissent être extraites.

Ces aliments doivent être de bonne qualité et devraient être utilisé le plus frais possible : une carotte a beau rester une carotte son énergie décroit et après une semaine dans un bac à légumes, toute carotte qu’elle soit, elle sera devenue toute ramollo et aura perdu sa vitalité, son « Jing ».

Pour cette raison aussi, il est préférable de consommer des aliments de saison et de la région (en plus de booster l’économie locale, vos fruits n’auront pas  vécu 10 heures de vol, 5 heures de train,  6 heures de camions, et 2 heures de triporteur avant de finir dans votre panier et vous aurez réduit votre « empreinte «  écologique sur la planète qui appréciera !)

 

Selon les principes de l'énergétique chinoise, on distingue 5 saveurs (acide, amer, douce, piquante, salée). Chacune agit sur un organe particulier : nous devons donc équilibrer ces saveurs, tout excès de l'une va avoir des conséquences sur un organe. La diversité est donc de mise (pas de régime monomaniaque !).

Consommée modérément une saveur tonifie l'organe associé, mais en excès elle le blesse.
L' acide , associé au Bois et au Foie, est astringent et il contracte.

L' amer nourrit le Cœur (Feu) ,il est asséchant et rafraîchissant .
En excès, il blesse les os.
Le doux est relaxant, et calmant. Il nourrit la Rate (Terre). En excès il la blesse et fragilise le Rein.
Le piquant est dispersant. Il fait circuler le Qi et le Sang. Il tonifie le Poumon (Métal), mais en excès, il le blesse !
Le salé ramolli, assouplit. Il tonifie le Rein (Eau), en excès il blesse le Rein, le Cœur et la Rate.

 

Les aliments sont classés selon l'effet thermique qu'ils produisent sur l'organisme.  Il y a (bien sûr !) 5 catégories : Froid, frais, neutre, tiède, chaud.

Si l'on est de nature plutôt Yang, on privilégiera les aliments de nature neutre et fraîche et on évitera les aliments chauds. Si l'on est de tendance Yin, on choisira les aliments tièdes et neutres, on évitera les aliments froids. 

D'autre part, logiquement, en hiver on privilégiera les aliments tièdes et neutres, et en été les aliments frais et neutres. Si on suit la règle du « manger de saison et de chez nous », on ne fera pas d’erreur.

Suivre les saisons signifie suivre le bon sens :

Qu’en automne : dès que le temps se refroidit, on évitera les aliments froids et on boit chaud de préférence pour limiter les risques d'accumulation d'humidité. C’est la saison du Poumon.

 

Qu’en hiver : on a besoin de restaurer l’énergie en accumulant (pas forcément sur les hanches !) ,  en stockant .On évite les aliments froids, on cuisine des aliments toniques et riches en Jing. C’est la saison des soupes, gratins, et des petits plats mitonnés. On aime aussi les graines (pas que pour les oiseaux !), les fruits secs et les légumineuses. C’est la saison du Rein.

 

 Au printemps, on aime le doux, on limite la saveur acide, pour ne pas blesser le Foie (dont c’est la saison) et pour soutenir la Rate qui aime le doux.

 

En été, les fonctions digestives faiblissent, on évite les aliments piquants et secs, on mange léger, on éviter le gras et les aliments trop riches, on consomme davantage de fruits et de légumes, pour compenser les pertes de liquides dues à la chaleur...

 

Ces règles enfin, nous aident à éviter quelques écueils :

Nous consommons généralement trop de sucre (chocolats et petits gâteaux attention !) et de sel finis les soirées chips/pizzas !), voire trop d'acide. Trop de viande, de graisses ou de lait de vache ne simplifie pas notre vie « interne »…

Pour notre digestion, il est raisonnable de limiter la consommation d'aliments très froids ou glacés, les aliments raffinés (c’est-à-dire trop transformés- et donc pauvres en « Jing ».

Bref, de tout et tout va bien ! Pas de trop, ni de trop peu… 5 saveurs, 5 natures, 5 couleurs que l’on peut déguster grâce à nos deux fois 5 doigts… et les  5 organes Cœur, Rein, Rate, Foie, Poumon sont contents (et vous aussi du même coup !).

A vos casseroles !

 

Et siouplé! on oublie les plats cuisinés surgelés…
 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 16:30

Alors...

Le 1er octobre, la Chine a fêté la création de la République populaire de Chine… Comme chaque année, les trains, les routes, les magasins ont été pris d’assaut!

En amont des nombreuses festivités et commémorations organisées, ceux qui avaient à préparer cette fête n’ont pas chômé: des villageois de la banlieue de Beijing par exemple ont confectionné plus de 10 000 lanternes rouges (si vous n’aimez pas la couleur… c’est dur !) pour décorer les rues et les parcs de Beijing ! Et ce ne sont pas des lanternes de poches !!!

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 15:49

On connait bien le gingembre sous sa forme confite : c’est un peu le « dessert » obligé des restaurants chinois…. On s’en sert aussi- surtout - d’épice dans la cuisine indienne et asiatique en général.

Le gingembre a la réputation d’être anti-inflammatoire, analgésique, hypoglycémiant et antimicrobien : autant de raison de se laisser tenter !

Il est largement employé en médecine traditionnelle.
Le gingembre frais est un bon antioxydant tout comme le curcuma, la coriandre, le brocoli (mais ... en  beaucoup plus vert… !)

 

On dit que Confucius en avait toujours sur sa table. Le gingembre « éclaircit » l’esprit ! On apprend donc que le grand sage se dopait ?

Il symboliserait  un caractère entier et absolu.

 

PHOTO Xiao Long

Il possèderait aussi des vertus démonifuges et lors d’une naissance, il était de bon ton en Chine du sud de suspendre un bout de gingembre frais sur la porte de sa maison ! Ainsi l’enfant était protégé.

Il faut avouer que ses formes curieuses pourraient bien impressionner plus d’un petit démon !

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 16:24

"Les grands bonheurs viennent du Ciel

et les petits du travail"

Photo Xiao Long

Photo Xiao Long

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Published by Xiao Long
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 15:37

"Il faut imiter la source qui ne se tarit pas

et non l'averse qui inonde la montage"

Photo Xiao Long

Photo Xiao Long

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Published by Xiao Long
30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 13:14

Qui n’a pas encore craqué pour un « lucky bamboo » avec ses tiges droites ou artistement tirebouchonnées ?  Ce « lucky bamboo » est un bambou un peu particulier : ce n’est pas un bambou… Il s’agit, en réalité, d’une plante  originaire du Cameroun appelée « dracæna sanderiana»…

 

Mais bon, on ne va pas se formaliser pour autant, d’autant plus que le Feng Shui loue ses mérites : en effet cette plante combine, à lui seul, les cinq éléments fondamentaux.

Le bois représenté par la tige de  « bambou », l’eau dans laquelle pousse la plante, la terre représentée par les cailloux au fond du vase, le métal symbolisé par le vase en verre. Si le pot est en céramique, il faudra y placer, au fond, une pièce de monnaie ou une figurine en métal. Et enfin, le feu représenté par le ruban rouge qui retient les tiges.

 

Le nombre de tiges est également important. Les plantes doivent être achetées ou offertes en  nombre impair : trois tiges pour le bonheur, cinq tiges pour la santé, sept tiges pour la richesse, neuf tiges pour la prospérité !

Le bambou apporte  fortune et prospérité. Les chinois achètent des bambous pour célébrer le démarrage d’une entreprise, l’achat d’une maison ou juste pour porter bonheur !

Si vous adoptez un lucky bamboo, vous n’aurez pas trop de travail : pas besoin d’être un expert es-verdure ! Il aime qu’on change son eau 1 à 2 fois par mois, il aime la lumière mais pas trop, et n’aime pas être collé à un radiateur en hiver… Vous pouvez ensuite le planter dans du terreau pour lui redonner un coup de jeune !

Et c’est en plus une gentille plante « dépolluante »… et en plus, on peut lui donner toutes les formes imaginables..

 

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:03
Photo Xiao Long

 

... Voilà une notion qui revient très souvent. C’est bien de s’entendre dire qu’il faut être enraciné, ou qu’il faut être moins « léger », encore faut-il comprendre ce concept de racines…

L’image parle d’elle-même direz-vous. Les racines évoquent les plantes, les arbres… On ne pense pas ici à ces végétaux qui n’ont que de petites radicelles, on veut évoquer plutôt le chêne solide dont les racines vont loin dans la terre (ou, un peu moins romantique, ces satanés pissenlits dont on n’attrape que la tête !)

Jing : Le corps

Dans un premier temps cet ancrage physique peut être difficile à sentir et à réaliser: Faire « prendre racine » à son corps s’apprend. Le plus simple est de commencer en statique. On cherche à se fixer dans le sol, et pour y réussir plusieurs paramètres entrent en jeu :

La détente du corps engendre une « lourdeur » dans les jambes et les pieds, posés sur le sol, sans crispation. Le poids du corps se répartit également dans les deux pieds. Les pieds forment notre base et reposent dans leur intégralité sur le sol du talon aux orteils.

Le centre de gravité se déplace vers le bas, on relâche les muscles du bassin, on gomme le creux des lombaires.

 

         Qi : La respiration

 

Pour un bon ancrage, la respiration doit nous aider aussi. Il est important de bien respirer pour développer la sensation d'enracinement. La respiration abdominale est idéale. En descendant vers l'abdomen, l’air gonfle le ventre, nous alourdit. La dilatation abdominale permet la descente du diaphragme et des énergies jusqu’au Dan Tian.

  Le Qi circule mieux, cela apaise. Cet apaisement et la détente qui en découle aident à l’enracinement.

 

Shen : … et la tête (alouette !)

 

L’esprit a aussi son rôle à jouer. Visualiser ses racines, conduire son énergie vers le sol par l’intention et se nourrir du sol est l’ancrage mental nécessaire pour s’établir, se fixer, de façon stable.

Ainsi, le corps, la respiration et l’esprit seront unis et vous serez « indéracinable » (sauf par grand vent ou tempête ?).

 

Mais cet attachement au sol ne doit pas cependant vous faire oublier votre attachement au ciel, sans quoi l’arbre ne poussera pas bien droit… et votre équilibre ne sera pas meilleur. Ne perdez pas le « fil »…

 

Les deux chemins :

Lorsqu’on parle d’enracinement, on fait le chemin « relâcher le haut pour remplir le bas ». Mais, l'énergie doit aussi s'élancer des « racines », les pieds pour aller vers le haut : ce sont généralement les pieds qui vont donner de la force au coup que transmettra la main, ou tout autre partie frappante. L'énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d'être transmise par les mains.

Action !

Il est plus difficile au début de conserver cet enracinement dans l’enchainement, dans la « dynamique » (même si on ne risque pas l’excès de vitesse !).

C’est pour cette raison qu’il faut respecter les différentes phases du déplacement :

 Passer de la « position assise » quand le poids est dans la jambe arrière, à la phase où le poids du corps se déplace, doucement, graduellement d’un pied vers l’autre pied, en attendant d’atteindre la position finale, « pas de l’archer » par exemple. Si toutes ces phases - initiale, intermédiaires et finale -  ne sont pas respectées, alors on coupe ses racines, on devient « léger », et le déséquilibre nous guette (en plus !) au moindre coup de vent dans les branches. Pour ne pas rompre son « attachement » au sol, la patience dans le mouvement est de rigueur…

Alors, retrouvez vos racines…..

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 14:01

 

On en est sûr (ou presque ?), c’est le printemps ! Les oiseaux twittent (eux aussi !), les fleurs poussent, les arbres bourgeonnent… Donc, même si un bref retour du froid peut nous guetter, le processus est en route. Alors Xiao Long y va de son petit article sur le sujet !

 

Photo Xiao Long

Le printemps est lié à l’élément « Bois », la sève monte, tous les êtres vivants sortent de leur léthargie hivernale (il y a des matins où c’est plus dur…).

 

Photo Xiao Long

Photo Xiao Long

 

C’est aussi le moment où l’on vous parle de « détox », on peut nettoyer son organisme avec du boulot , euh… du bouleau, de l’artichaut, du pissenlit, divers jus d’herbes ; on peut croquer des radis, grignoter des carottes, avaler de la betterave, ingurgiter du citron… et j’en passe. Car le printemps est lié à l’organe Foie en médecine chinoise, donc, tout ce qui stimule et draine le foie est approprié. Ce nettoyage de printemps est à la mode et on en parle beaucoup.

 

Cependant nettoyer le corps ne suffit pas : il faudrait aussi nettoyer la tête ! Si on utilise le terme « détox », cela sous-entend « l’intox ». Et il ne s’agit pas des petites collines de chocolats descendus cet hiver !

Pour nettoyer la tête, c’est très simple : oubliez la lecture des journaux, quotidiens, hebdomadaires, mensuels ou bimensuels…(en cette période de disette « littéraire », la lecture du blog de Xiao Long est cependant autorisée !). Oubliez le 20H et son lot de cataclysmes, évitez le café du coin et ses « Tamaloùtoi », ses « c’taitbenmieuavant » et ses « ah, mon pov’ oùskonva !). Il faut aussi pour un temps ne plus vouloir à tout prix refaire le monde.

 

On peut très bien vivre dans un environnement moins « plombé » d’infos de tout poil, puisque de toute façon, on ne changera rien à ce qui s’est déjà passé !

Prendre de la distance, ne plus se prendre la tête : voilà la détox du mental. C’est le moment idéal pour se promener dans la (vraie) nature (on évitera  le jardin des Tuileries par un dimanche ensoleillé !), pour observer autour de soi, prendre conscience de ce renouveau qui se prépare et y participer.

 

Apprécier ce qui nous entoure, songer –à notre échelle- à le préserver et s’en donner les moyens, voilà du positif ! C’est cette Nature forte qui nous booste, en prendre soin c’est prendre soin de nous.

Et une fois le corps et l’esprit nettoyé, on pourra même faire un petit décrottage de son intérieur, appartement ou maison : le célèbre nettoyage de printemps correspond bien à cette envie de purification, de renouveau.

Certains pensent qu’à l’origine, il s’agissait de décrasser l’intérieur des habitations salies par les suies déposées par les feux de l’hiver et de ventiler un grand coup. Pour d’autres ce serait une nécessité agricole que de nettoyer et vider les caves et greniers pour les préparer aux prochaines récoltes…

On trouve aussi ce rituel de nettoyage, le 春季大扫除 , en Chine, lors de la fête du printemps, où l’on chasse la poussière et les esprits malfaisants en même temps !

ET...

Donc, c’est LE moment privilégié pour (s’)alléger !

Alors au bouleau !!! Euh… boulot !

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 18:47

Le Tai Ji Quan est un thème inépuisable. Que l’on s’y intéresse pour ses aspects martiaux ou de santé ou énergétiques, il y a toujours à découvrir sur le sujet.

 

L’enseignement …

Dans la tradition, le maitre enseignait à ses élèves par l’exemple : pas de discours superflus, juste quelques corrections et de très nombreuses répétitions… Les détails non visibles des techniques n’étaient pas révélés. Certains pensent que les tenues larges étaient là pour masquer les finesses des techniques.

Il faut préciser que la concurrence était rude et donc chacun aimait à garder ses petits secrets d’efficacité afin de conserver son « fond de commerce ». Ce n’est qu’à l’aube d’une « retraite » bien méritée que le maitre donnait les clés de son succès à son fils ou son premier élève.

Mais cette forme d’enseignement –par l’exemple seul- n’est pas forcément adaptée à notre forme d’esprit. Le fait que le mouvement soit structurellement juste ne suffit pas à nos cerveaux cartésiens sans cesse à la recherche du pourquoi et du comment. Et après tout, quel mal y a-t-il à chercher à comprendre me direz-vous ?

Xiao Long a connu une année de « tradition » à ses débuts : placé au milieu de personnes qui pratiquaient depuis quelques années, le professeur a dit à ce petit dragon curieux mais novice de « faire pareil »… Un vrai casse-tête (chinois, bien sûr).

Perdu dans un groupe qui faisait la forme 24, essayant d’imiter les autres pendant des heures… Il faut un gros capital « motivation » pour résister !!! Le risque majeur est tout de même d’être frappé par le « syndrome du périscope » (se dévisser la tête pour voir ce que fait le voisin). Sans parler de la frustration de cette caboche de petit dragon qui cherchait un sens à ce qu’il reproduisait…

L’imitation a ses limites, même si le Tai Ji Quan est une forme d’apprentissage « artistique » et que pour apprendre à peindre, on commence bien par imiter… mais il faut tout de même à un moment donné apprendre la technique et comprendre ce que l’on fait. Cette affirmation n’engage que Xiao Long, pauvre dragon aux neurones avides.

Nous ne sommes pour la plupart que de malheureux occidentaux… et dans cette fabuleuse discipline, quelques explications ne sont pas de trop si l’on souhaite faire autre chose que de gesticuler harmonieusement dans le vide! Cela ne signifie cependant pas que l’on supprime tout ressenti.

On pourrait imaginer des phases :

1. faire/ressentir ;

2. approfondir/comprendre ;

3. ressentir plus précisément (puisqu’on a compris), voire différemment ;

4. S’exprimer par l’harmonie du geste et de l’esprit…

 

La pratique…

Est un long chemin. Rien de bien nouveau dans ce domaine. Il ne faut pas attendre de résultats précis, plutôt se laisser porter, constater ses progrès parfois, accepter ses phases de « stagnation », propres à tout apprentissage.

Pratiquer est un travail… qui n’en est pas un (waouh !!! c’est presque un proverbe chinois ça !) Pratiquer ne doit pas devenir une corvée. C’est une recherche personnelle plaisante qui nous permet de vivre de plus en plus intensément ces formes codifiées. Un mode d’expression personnelle, de développement personnel.

Et, peu à peu, on se rendra compte que l’on intègre ses acquis dans la vie quotidienne dans sa façon d’être –physique et mentale- et là… ce sera déjà très bien !

 

Xiao Long pense aussi que…       

Petit Dragon évolue à présent depuis quelque temps dans les eaux profondes du Tai Ji Quan. Il sait qu’il y a encore bien des choses à découvrir et se prépare à plonger plus loin encore…

(Le tout est de ne pas perdre de vue la surface…)

 

Le Tai Ji Quan est un peu comme une langue vivante, il ne suffit pas de la parler à peu près bien pour en comprendre les finesses : il faut, à un moment donné, se rapprocher de la culture –au sens large- du pays de départ. Connaitre les noms des mouvements, leurs noms chinois par exemple, lire quelques documents sur la Chine d’hier et d’aujourd’hui aussi (en buvant une tasse de thé… chinois ?), une louche de philosophie, quelques belles légendes, un soupçon de proverbes, une pincée de films… pour se rapprocher de cette forme de pensée si différente de la nôtre, voilà un prolongement à la pratique seule.

Et,  une fois que l’on aura bien rempli sa tête, on oubliera tout ... pour  pratiquer le cœur léger.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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