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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 16:20

 

Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’en Chine pour voir de belles armes et armures anciennes. Quelques objets prestigieux qui viennent de la cour impériale chinoise sous la dynastie des Qing* sont présents au musée de l’armée à … Paris.

 

PHOTO XIAO LONG

On peut, entre autres, admirer un habit « de guerre » de l’empereur Qianlong (1711-1799). Cette tenue d’apparat était revêtue par l’empereur lors de grandes cérémonies militaires.

On n’y retrouve la symbolique habituelle : la couleur jaune, réservée à l’empereur, le motif du Dragon à cinq griffes que seul l’empereur avait le droit d’arborer. Même si cet habit est en soie, il reste militaire : des lamelles de métal sont fixées à l’intérieur.

 

 

On  voit bien dans cette exposition de nombreuses

PHOTO XIAO LONG

armes, haches, hallebardes, sabres, épées… et aussi le mousquet de l’empereur Kangxi: l’empereur Kangxi (1654-1722)  l’utilisa notamment lors d’une fastueuse chasse organisée en présence de sa suite et au cours de laquelle il abattit deux fauves (et voilà !!! encore deux tigres qui finissent mal).

 

En souvenir de cet exploit, et désireux de rendre hommage à son grand-père, son petit-fils Qianlong baptise cette arme « Esprit du Tigre ».

 

 

*Les Qing (1644-1911) sont des empereurs d’origine mandchoue. Kangxi et Qianlong sont les deux plus grands souverains de cette dynastie. Ces deux monarques agrandissent considérablement l’empire et  nouent  des  contacts bienveillants avec les missionnaires jésuites. Succédant aux Ming peu militarisés, les Qing ont apporté au cœur de la cité interdite les traditions de la steppe.

 

On y trouve également des armes et armures japonaises. Très travaillées, elles sont constituées d’éléments de métal laqué. Ils sont réunis entre eux par des lacets de soie. Ces armures japonaises allient souplesse et rigidité et sont conçues pour résister aux flèches plus qu’aux coups de sabre… mais elles seront perfectionnées par la suite !

 

PHOTO XIAO LONG

On y voit un kabuto (le kabuto est le casque porté par les samouraïs) en forme de queue de poisson des années 1720 au milieu d’autres aux formes parfois curieuses… très créatifs ces Japonais !

PHOTO XIAO LONG

 

De nombreuses armes dont un éventail, un sabre pour enfants, des tanto (couteau japonais légèrement courbe à un seul tranchant dont la taille de la lame est inférieure à 30 cm…) sont également exposées.

 

PHOTO XIAO LONG

Ainsi donc, pour les amateurs de beaux objets et d’armes de tous poils… une visite au Musée de l’Armée de Paris s’impose !!!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 15:15
PHOTO et CREATION NEKO

 

L'amigurumi (編みぐるみ « peluche tricotée ou crochetée ») est l’art japonais qui consiste à confectionner de petits animaux ou de petites poupées en tricot ou au crochet. Le mot japonais ami, signifie « crocheté » ou « tricoté », et nuigurumi, « peluche ». Et en ce moment, c’est la folie avec ces petites bêtes !!!

L’association Crochet Guild of America fait état de poupées crochetées ou tricotées retrouvées en Chine qui seraient les  exemples les plus anciens de ces travaux tridimensionnels. Il se pourrait que la technique du tricot soit apparue sous l’ère Edo alors que le Japon commerçait avec les Pays-Bas.

 

Les samouraïs auraient aussi contribué au développement de ces arts en confectionnant eux-mêmes certains de leurs accessoires : cordons, étuis, bourses… peut-être même certains de leurs sous-vêtements confectionnés à partir de fil de soie ou de coton.

On imagine, quelques rônins (47 au moins ?) assis au coin du feu et tricotant leurs chaussettes pour l’hiver en chantant des balades… Une maille endroit, une maille envers ou une maille serrée.... (Xiao Long va finir sous la lame d’un katana !!!!)

Plus tard, sous l’ère Meiji, les Japonaises se tournent vers les travaux d’aiguilles à l’occidentale. Et lors de la crise économique qui suivit la seconde guerre mondiale, ces techniques de tricot et de crochet proposaient une alternative sympathique pour pouvoir créer soi-même à moindre frais des jouets pour les enfants.

 

PHOTO et CREATION NEKO

Ce n’est que depuis les années 2000 que les amigurimi sont devenus populaires à l’extérieur du Japon.

Ils peuvent prendre la forme de petits animaux, mais aussi de petits objets comme des sacs, des bonnets, des bijoux… et s’inscrivent dans la grande tradition du kawai… かわいい * (« mignon », « adorable »). Ce concept nous semble parfois trop enfantin pour être pris au sérieux, un côté exagéré et un peu curieux, comme les personnages de manga avec leurs yeux surdimensionnés, leur petit nez …

  • En kanji : 可愛い où « » veut dire « capable de » et « » affection, amour
  •  

Les amigurumi sont typiquement crochetés ou tricotés à partir d’un fil et le plus souvent en spirale. Ils sont également fabriqués avec un crochet de plus petite taille que celle indiquée sur les pelotes de fil, en mailles serrées, de façon à créer un maillage sans trous, et à éviter des fuites de rembourrage (surtout s’ils sont destinés à devenir des jouets ! Même si, ils sont de plus en plus de simples objets décoratifs…).

Et pour vos nuits d’insomnies…. Si jamais vous vient l’envie de confectionner un Petit Dragon….

:)

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 18:30

 

 

En colère, on peint des bambous.

Dans la joie, on peint des orchidées.

Quand on est ni en colère, ni en joie, on peint des pivoines.

 

 

 

 

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Published by Xiao Long
29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 15:02
PHOTO XIAO LONG

 

S’il y a bien un incontournable en Tai ji quan, c’est bien le concept des « portes »… Evidemment, si on pratique tout seul et que l’on a jamais l’occasion de travailler (« jouer » serait plus juste J) avec un partenaire, on peut complètement passer à côté. Mais, j’enfonce là une porte ouverte… (désolée, ça sent les vacances !)

Elles sont partout, dans chaque technique, parfois une toute seule comme une grande, parfois plusieurs… Et, pour ceux qui se demanderaient encore à quoi sert d’apprendre à tourner des mains, Xiao Long leur répondra que c’est une approche de ces mêmes portes.

 

Un brin de théorie :

Bā Mén : que l’on traduit par les huit portes ou bien les 8 potentiels, ce terme fait référence aux 8 principales techniques de mains (membres supérieurs)  

 

Elles correspondent aux 8 trigrammes* (BAGUA) et aux 8 directions géographiques. Enfin, ce concept de correspondance ne serait pas chinois s’il n’était pas multiforme… et différentes théories cohabitent en fonction des écoles, des époques… Donc, Le Petit Dragon – qui a beaucoup réfléchi et s’est cassé les dents sur ces lignes continues et discontinues- n’ira pas jusqu’à vous présenter la panoplie complète des possibilités, il a lâchement fait des choix qui –pour notre pratique- semblent judicieux…

 

*Figure formée de trois traits superposés, coupés ou non en leur milieu, utilisée dans la divination chinoise, cf : Yi Jing.

 

 

Huit potentiels : l’essence du Tai ji quan

Au début, il y a péng…

 

, on prononce péng et on traduit par parer. Dans la pratique, il est perçu comme une force d’expansion. L’énergie de péng est comme celle d’un bouclier qui tourne, dévie et protège, il permet l’écoute. Péng est omniprésent, il est ce fameux « ballon », il exprime notre centre et il comprend virtuellement ses amis lǔ , et les autres… C’est un plaisir de commencer par péng en travail à deux, car il nous ouvre toutes les portes !

On l’associe à Qián, le ciel, le créateur, la créativité, la force, l’initiative.

 

: lǔ   signifie lisser, peigner avec les doigts.

 

lǔ est traduit par tirer, rouler en arrière, attirer dans le vide, céder, guider et neutraliser. Petit Dragon voit dans  lǔ un guidage qui laisse passer la force tout en adhérant et en contrôlant, lǔ est différent de cǎi.

On l’associe à kūn , la terre, la disponibilité, l’adaptabilité, l’accueil, le don de soi.

 

, : jǐ : Presser, bousculer, pousser…

C’est une action percutante ou une énergie qui propulse. C’est péng plus àn.

On l’associe à kǎn, l’eau, l’insondable, la profondeur, force de l’eau qui avance… un yang entre deux yin.

 

: àn

    Presser, appuyer sur, contenir, contrôler, restreindre, réprimer, tenir quelque chose dans la main, selon, conformément à.

    Dans le contexte du tai chi chuan, àn est traduit par pousser, presser vers le bas, l’avant ou le haut, repousser des deux mains.

C’est une énergie qui repousse et déracine.

On l’associe à lí , le feu, ce qui s’attache, la clarté, la lucidité, la vivacité, l’éclat.

 

 

: cǎi C’est cueillir, exploiter, recueillir, extraire… on dit souvent saisir. Au sens propre et figuré finalement car, on va saisir- par exemple un poignet- et tirer vivement dans une direction pour surprendre le partenaire, le faire sortir de son centre, l’obliger à réagir et profiter de cette réaction ;)

   

On l’associe à xùn , le vent, une rafale de vent qui déracine.

 

, : liě est traduit par ranger, aligner, citer, inscrire… Pour nous   liě c’est fendre ou séparer, c’est une clé possible, c’est créer un point fixe –par exemple bloquer un pied- et déséquilibrer le partenaire, le faire basculer…

 On l’associe à zhèn, le tonnerre, l’impulsion, la secousse.

 

: zhǒu

   

    Coude !  C’est simple, non ? Eh bien, non, ce n’est pas si simple car  si zhǒu est l’action de donner un coup de coude, c’est aussi frapper avec une articulation saillante.

 

On l’associe à duì, le lac : Petit Dragon n’a pas trouvé mieux, il y a une faille dans chaque système… en cherchant bien et longtemps, on finit toujours par trouver un argument… beaucoup de yang caché sous une surface yin ?

 

: kào

    S’appuyer contre ou sur, être proche de…

C’est le plus souvent l’action de donner un coup d’épaule, de tamponner…ce que l’on peut faire aussi avec la hanche, le dos… kào est puissant et heureusement, car si je dois l’utiliser, c’est que je suis dangereusement proche de mon partenaire… c’est ma dernière chance…

    On l’associe à gèn, la montagne, la solidité. Bon, là… l’image est probante

 

 

Beaucoup de pratique :

La théorie est jolie et c’est un point intéressant, car elle nous fait toucher du doigt une autre façon de concevoir les choses… mais pour comprendre vraiment, c’est la pratique qui va nous aider. Et, c’est en pratiquant que de nouveaux horizons s’ouvrent (normal, il y a des portes !!!)

Alors, finis les discours… Allez chercher un partenaire et amusez-vous !

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 14:14

 

Au clair de lune

 je laisse ma barque

 pour entrer dans le ciel.

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 13:37

 

Les mots que l’on n’a pas dit

sont les fleurs du silence.

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long
28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 09:34
PHOTO XIAO LONG

 

L’usage du bâtonnet d’encens est bien connu dans de nombreux pays et de nos jours encore, son usage est synonyme de détente ou de recueillement.

Autrefois, tout chinois qui voulait s’adresser à une divinité, utilisait un bâtonnet d’encens. Le brûle-parfum est au centre des rituels chinois. Le parfum est là pour faire le lien entre les humains et les dieux. Les fumées produites permettent d’invoquer les dieux ou les esprits ou bien de chasser les maladies ou les influences maléfiques.

Ces bâtonnets sont constitués en grande partie de poussière de bois et pour un quart de poudres parfumées qui peuvent être issues de l’encens, du clou de girofle, du camphre ou tout bois particulièrement odoriférants, comme par exemple le cyprès. On mélangeait ces ingrédients dans du vin de façon à obtenir une pâte qui passait à la filière.

Le développement du commerce sous la dynastie Han, permet à la Chine de découvrir des bois et résine venue d’Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient. C’est ainsi qu’apparaissent les parfums du bois de santal, du benjoin … c’est alors aussi qu’apparaît l’utilisation de l’encens en dehors du contexte sacré d’origine.

 

 

PHOTO XIAO LONG

Alors, l’encens devient incontournable dans le cabinet d’études du lettré. Celui-ci s’entoure d’objets précieux et de bon goût, on trouvera donc chez lui un brûle-parfum, une grande boîte pour y déposer l’encens nouveau ainsi que des boîtes plus petites pour y déposer le bois d’aloès, particulièrement apprécié pour son parfum  et un vase à ustensiles… le brûle-parfum sera en céramique en été et en bronze en hiver : rien n’est laissé au hasard !

Dans les demeures privées, l’encens sera utilisé sur l’autel des ancêtres bien sûr, mais aussi dans d’autres pièces, pour méditer par exemple, puisqu’il permet de purifier l’espace et de se protéger contre des influences néfastes.

Ce qui nous concerne aujourd’hui, nous nous devons d’être attentifs aux encens que nous utilisons : tous ne sont pas de très bonne qualité et les fumées qui s’en dégagent peuvent être irritantes, voire toxiques, car certain bâtonnet ne sont que des baguettes trempées dans des solvants nocifs et des parfums synthétiques.

Si vous aimez utiliser ces parfums, il vaut mieux choisir des encens fabriqués dans les règles de l’art. Si l’on veut s’assurer un beau moment de relaxation en toute sécurité la mention 100 % naturel devrait figurer sur la boîte. En général, il faut savoir que les parfums de fleurs sont souvent des parfums de synthèse et que généralement les bois et résine restent naturels. Enfin, sachez que les encens japonais dégagent beaucoup moins de fumée...

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 11:59

 

Trop de cuisiniers gâtent la sauce.

 

 

 

 

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Published by Xiao Long
23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 10:55

 

Chacune de nos techniques porte un nom, mais ce nom est en chinois et l’on peut se demander si la traduction est bien correcte. Petit Dragon a enquêté sur la chose ! Et va vous livrer quelques découvertes…

 

Dan bian se traduit en français par « simple fouet ».

Dan pourrait effectivement être traduit par « simple, unique ».

Bian pourrait être traduit par « fouet » de cuir, de rotin ou de bois, il y a l’embarras du choix. Utile pour l’équitation, le fouet peut aussi être utilisé comme une arme et en Chine, il existe un fouet à neuf sections est une chaîne, le Jiu Jie Bian, il fait partie des armes traditionnelles.

 

Yun Shou traduit en français par « Mouvoir les mains » ou « Mains dans les nuages » correspond bien au chinois

Yun: Nuage.

Shou: Main.

 

Lou xi ao bu se traduit par « brosser de genou ».

Lou pourrait être traduit par «  prendre dans ses bras, embrasser, brosser ». Xi se traduit par «  Genou ». Ao pourrait être traduit par «  tourner, dévisser ». Bu pourrait être traduit par «  pas, étape ». Jusque-là pas de grandes surprises.

 

Photo Xiao Long

 

Mais,

Gao tan ma se traduit en français par « Flatter l’encolure du cheval », « Flatter le cheval » ou « Caresser l’encolure du

cheval ». L'image invite à tenir la tête du cheval contre soi pour bien le maîtriser, le temps de lui caresser l'encolure… c’est une version…

Cependant Gao pourrait être traduit par « haut, élevé ». Tan pourrait être traduit aussi  par explorer. Là l’image n’est plus la même, on voit plutôt un cavalier qui du haut de son cheval inspecte les environs. Une chose est sûre, il y a un cheval.

 

PHOTO XIAO LONG

 

À ne pas confondre avec Ye ma fen zong. Là aussi nous avons une histoire de cheval, mais celui-là est « Ye » : sauvage, farouche.

Fen se traduit par « diviser, séparer ». Zong et la crinière.

On trouve en français plusieurs traductions comme « le cheval sauvage balance sa crinière » ou bien « séparer la crinière du cheval ». On peut supposer, que séparer la crinière signifie que l’on passe une main sur la crinière du cheval.

Petit Dragon préfère cette version à celle du cheval sauvage qui balance sa crinière, qui laisserait penser que le cheval remet en place son brushing J

 

Dao juan gong que nous traduisons par « repousser le singe », se traduit aussi parfois par « enrouler les bras vers l’arrière » en fait dao peut être traduit par « changer, reculer, revenir… » Juan pourrait être traduit par : retrousser, rouler et gong signifie … humérus !

Nous sommes bien loin du singe ! Et aussi, beaucoup plus proche de l’application martiale.

 

Shuang feng guan er que nous traduisons par « frapper les oreilles du tigre », n’a rien à voir avec le tigre… puisqu’on pourrait le traduire par « double vent traverse les oreilles ». (Et puis, quoi, il faut arrêter de frapper les tigres !!!)

 

Il y en a bien d’autres et nous n’allons pas tous les détailler…

 

Nous terminerons en prenant un peu de hauteur avec :

shang bu qi xing que nous traduisons en français par « Avancer vers les sept étoiles ». Qi Xing signifie bien « sept étoiles ».

En Chine il s’agit de la constellation de la Grande Ourse. Les chinois pensent en effet que la disposition des étoiles de cette constellation cache de nombreuses stratégies martiales.

Il existe encore d’autres correspondances… Les sept étoiles correspondent aux 7 ouvertures du corps. Le Cœur est considéré comme la Grande Ourse du corps humain. Celui qui parvient au centre parvient à l’immortalité…

 

PHOTO XIAO LONG

Bon, ben... voilà, nous avons atteint l’espace et les lointaines galaxies… Il est temps de revenir sur terre !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 16:14

 

Verticalité : qu’est-ce que c’est ?

 

PHOTO XIAO LONG

 

Souvent, on vous dit « Tenez-vous droit »… Droit ou vertical ? Vous me direz, c’est du pareil au même. Non !

On peut être droit sans être vertical… oui, parfaitement ! Lorsque je réalise « l’aiguille au fond de la mer », le corps est droit, mais… il n’est pas vertical.

La plupart du temps, les deux peuvent se confondre : nous sommes droits et verticaux et le regard porte au loin. Cette verticalité est l’axe que nous devrions conserver tout le long de la forme, mais… que nous avons tendance à perdre en route… souvent, les yeux qui regardaient au loin, finissent par se baisser et regarder vers le plancher. Ce mouvement des yeux vers le bas correspond souvent à une forme d’excès de concentration. On se replie vers l’intérieur mentalement, et le regard se tourne vers l’intérieur, physiquement les yeux regardent le sol. Pour éviter cela, il faut essayer de maintenir une concentration légère. Pour ce faire, il faut bien sûr avoir déjà mémorisé la forme que l’on réalise.

Etre vertical, ce n’est pas être ancré ou être suspendu au ciel, c’est être enraciné ET être suspendu au ciel, c’est la recherche d’une cohésion entre le haut du corps léger et fluide, et le bas du corps fort et solide. La souplesse et la fluidité des mouvements du haut du corps ne peuvent se concevoir sans de solides bases que sont les jambes.

 

PHOTO XIAO LONG

 

Commençons par le bas :

Le relâchement du bassin (légère rétroversion) procure une impression de descente du poids du corps dans les jambes. On peut y associer la sensation d’enfoncement des pieds dans le sol, dans la terre. On se laisse aller, on peut imaginer

que nos pieds se prolongent par déracine qui s’enfoncent dans le sol… mais, s’enraciner ne signifie pas se tasser! Puisque...

 

PHOTO XIAO LONG

 

En haut :

Le sommet de la tête est suspendu au ciel par un fil, un fil de soie bien sûr. La tête pousse le ciel, un étirement en douceur de la colonne vertébrale se crée.

C’est la connexion des deux pôles, terre et ciel, qui nous permet de ressentir notre axe. Il faut prendre le temps de ressentir, rester réceptif et maintenir l’axe. On est là, détendu, il n’y a aucune crispation, juste une présence.

Se tenir vertical favorise également une bonne respiration. La poitrine est ouverte, on peut inspirer profondément. Une bonne respiration favorise à son tour la détente est donc la fluidité du geste.

Un bon moyen de tester notre enracinement et la sensation de l’axe vertical consiste à faire l’enchaînement sans les bras. En ne conservant que les mouvements des jambes, les bras ne participent plus à l’équilibre et nous pouvons être plus attentifs au maintien de la verticalité et à son importance dans l’équilibre. En effet, il est plus facile de rester en équilibre lorsque le corps est détendu et vertical, que si l’on est crispé ou que l’on baisse la tête, le poids de la tête entraînant le corps vers l’avant.

C’est autour de cet axe-pivot fort que s’organisent les torsions et les rotations du corps. Une fois de plus, nous pouvons nous apercevoir à quel point tout est lié. Si l’axe n’est pas correct, la respiration n’est pas correcte, la technique n’est pas aboutie, l’enchaînement n’est pas fluide.

Alors…

 Restons bien verticaux, lié au ciel et à la terre : à notre place* finalement…

 

 

PHOTO XIAO LONG
*San-Cai ( les trois puissances sont engendrées par les deux pôles yin et yang : le ciel, l’homme, et la terre. En pratiquant le tai ji quan, l’homme occupe la place qui lui revient entre le ciel et la terre. Il est à la croisée des énergies yin, cellede la terre et yang, celle du ciel
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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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