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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 16:39


serpent-09.jpg

Pú bù , ( le pas rasant), n'est pas une mince affaire!

Nous l'utilisons essentiellement pour le mouvement du "serpent qui rampe" (Xia She), et il faut bien l'avouer, les serpents ne sont pas vraiment tous égaux:
Certains "rampent" plus bas que d'autres...

 

 Il ne faut pas se laisser impressionner par les athlètes asiatiques. ce sont des athlètes, nous n'avons pas cette prétention et ce sont des asiatiques, entrainés depuis leur plus jeune âge à diverses activités physiques. Nous ne pouvons vouloir raisonnablement "rivaliser" avec eux. Le but est de réaliser ce pas rasant correctement et sans dégâts collatéraux :)

 

 


 

Pour réaliser ce mouvement correctement, il n'est pas nécessaire de descendre très bas: il ne faut jamais perdre de vue que ...

 "Tout ce qui descend doit aussi remonter" (proverbe inédit signé Xiao Long!)...

 


 

Il faut surtout conserver une bonne position du corps et de bons appuis. pour protéger son dos, ses genoux et ses chevilles.

On doit absolument éviter de se pencher trop en avant, même si cela nous donne l'impression d'être plus près du sol! En réalité, nous ne sommes pas plus près du sol et faisons un serpent "qui pique du nez" assez peu élégant avec un postérieur qui ressort!


 

Pour prendre l'exemple de ce mouvement particulier du "serpent qui rampe": Les pieds sont parallèles au début du mouvement et pour plus de confort, le pied droit -qui sera votre pied d'appui- peut être légèrement ouvert, on fléchit à droite et/ou on descend ,  le pied gauche "s'ouvre" lorsque la main gauche passe devant afin de se replacer pour la montée dans le sens de déplacement.



Il ne faut pas aller trop vite (!). On accélère souvent lorsque la position est inconfortable - on veux bénéficier de la dynamique pour passer plus vite ce moment désagréable ;)

Avant de remonter , il est nécessaire de bien passer le bassin face à l'axe de déplacement, cette petite manœuvre est indispensable si l'on souhaite (et nous le souhaitons tous) remonter avec élégance, en douceur, sans malmener son dos, d'autant plus que ce "serpent" en Pú bù. se termine le plus souvent par un superbe "coq" en Du Li (sur une patte)... qui perdra un peu de son éclat si il agite les ailes pour garder l'équilibre...

 

 Cette  position peut être défensive : elle permet de passer sous une attaque moyenne ou haute de son adversaire, et après avoir esquivé, on choisira une technique  pour répliquer.

La main postée en hauteur en crochet peut symboliser un blocage ou une saisie, celle qui se déplace peut  être une frappe avec le tranchant de la main ... ou peut servir à soulever et projeter .

 Xiao Long vous propose la version de Maitre Choy tout d'abord:

 

https://monprofdetaichi.wordpress.com/
Je vous propose aussi de comparer avec une technique de judo (merci à Frédéric Le Ny , l'animateur de ce site qui a fait le rapprochement)  où l'on voit la version "projection" avec kata guruma.

 Las Arts martaiux sont une grande famille...

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23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 15:50

 

Le 1er championnat du Monde de Tai Ji Quan a eu lieu en novembre 2014 à Cheng Du,  en Chine,  avec une trentaine de nations participantes. Depuis  l'évolution continue...

 

Un "nouveau" Tai Ji Quan, ayant l’ambition de devenir une discipline olympique, représentant l’Asie s’y confirme et se développe.

Cette  nouvelle pratique de Tai Ji Quan est fondée d’une part sur les traditions culturelles, martiales et médicales chinoises, et sur les normes techniques traditionnelles de Tai Ji Quan - et d’autre part met particulièrement en avant les expériences de pratique et de nouvelles recherches scientifiques sur cet art martial ancestral.

 

Car en ce domaine aussi, les choses évoluent, rien ne reste figé et cela est très Yin Yang…. Dans le cadre de cette évolution, le Tai Ji Quan est une discipline sportive qui vise à former des athlètes de haut niveau et on s'adresse ici beaucoup plus aux jeunes bien sûr.

 

Petit Dragon ne dit pas que c'est mieux, ni moins bien, c'est simplement différent et les attentes ne sont pas les mêmes.

Il est bon de savoir que le Tai Ji Quan se développe aussi dans ce sens. Espérons simplement qu’il ne subira pas le sort d’autres « sports » qui se sont peu à peu vidés de leur substance dans leur quête de la performance…

 

 Il est indéniable que les prestations sont très esthétiques,  monter la jambe très haut avec aisance ou descendre très bas avec naturel, serpenter et ramper au ras du sol, c'est très beau!

Mais... ces enchainements sont très différents de ce que nous recherchons, en "traditionnel"... Petit Dragon ne voit pas où est l'interne dans cet art martial... il voit surtout le travail des quadriceps! Ces petites Asiatiques ne sont pas de frêles personnes !

 

La question se pose effectivement de savoir comment appeler cette façon de faire qui relève plus du spectacle que de la "méditation en mouvement". Elle ne concerne qu’une minorité de pratiquants comme tout sport de haut niveau. (Donc pas besoin d'essayer chez vous de faire pareil,  pas d'impros svp!)

 

 

 

L'enjeu des compétitions n'est plus le même non plus, nos rencontres ne sont pas fondées sur le challenge sportif.

 

Cela n’est pas le but de notre pratique, qui elle, reste centrée sur l’accessibilité à tous. Pas besoin de stopper pour prendre son élan et réaliser un brosser de genou :)

 

et cette façon de faire traditionnelle (on peut dire plan plan...) réserve bien des sensations et bien des surprises comme les membres du groupe ci-dessous pourraient en témoigner!

 

 

 

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16 janvier 2021 6 16 /01 /janvier /2021 10:52

quán, le poing, c'est le même quán que dans Tai Ji quán.

Et c'est un terme à ne pas oublier lorsqu'on pratique: on a beau vous dire que vous méditez pépère en avançant (ou en reculant d'ailleurs!), il ne faut pas mettre de côté le poing, l'aspect martial de notre discipline.

 

 C'est pour cette raison que le Petit Dragon se fâche tout rouge quand il entend dire que le Tai ji quán est une "gymnastique chinoise", un truc de "mous"! Car, même si , certes, on ne va pas rivaliser avec le krav, il y a bel et bien une intention martiale.

 

 De toute façon, il faut être réaliste, à part les disciplines de réelle auto défense, comme le krav maga, de nombreux arts martiaux ne peuvent être efficaces réellement sur le terrain. Et c'est normal, car ce n'est pas le but premier.

 Si vous avez un doute: dans l'idéogramme quán on retrouve, en bas, le caractère pour "main" et ce kanji se trouve dans "karate"  qui signifie "main vide".


Pour cette raison également, le fait que le mot poing apparaisse, il n'est pas très logique de dire que l'on fait du Tai Ji Quán à l'épée ou à l'éventail, ou à la lance ... Chaque pratique a sa propre dénomination: Tai Ji Jian (épée), Tai Ji Shan (éventail), Tai Ji Qiang (lance), Tai Ji Dao (sabre)...

 

Mais revenons à nos moutons: quán!
Le poing du Tai Ji Quan n'est (mais c'est bien sûr!) pas crispé (mais pas ramollo non plus!) . Il est fermé naturellement, laissant un petit creux au centre, l'oeil du Tigre.


Le pouce est replié sur les autres doigts et se met à l'abri: pas de pouce en l'air (du genre:"Super, c'est trop top!"), ni de pouce qui dépasse intempestivement des autres doigts (du style dissident qui ne veut pas se ranger avec les autres...).

N'oublions pas que nous visualisons "martial" (malgré notre petite vitesse de croisière) et qu'un poing qui frapperait en laissant trainer négligemment un pouce risquerait fort de se le casser!

 Ce poing fermé symbolise un coup frappé le plus souvent, mais le poing peut aussi être fermé pour un blocage (comme dans "avancer et coup de poing" jìn bù bān lán chúi où le premier pas est un blocage et non une frappe.

On retrouve ce poing fermé pour frapper droit devant, ou vers le bas jìn bù zāi chúi, ou vers le haut shàng bù qī xīng  (avancer – former les 7 étoiles) ou en revers pīe shēn chúi.

Parfois , selon la technique, les deux poings peuvent être fermés: pī shēn fú hǔ (attraper le tigre ), wān gōng shè hǔ (bander l’arc et tirer sur le tigre) ou shūang fēng gùan er (frapper les oreilles).

 Les coups de poings sont assez présents dans nos formes. Parfois, pour l'interprétation martiale, on peut imaginer que ce poing symbolise une saisie...

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 17:49

 
La main en crochet "Gou" est peu fréquente dans nos techniques.

 

On trouve "Gou" dans le mouvement du "simple fouet" Dan Bian et celui du "serpent qui rampe" Xia Shi (et dans le serpent qui rampe, ce n'est pas vraiment la main qui pose le plus de problèmes...).

 


La main doit rester souple, le poignet cassé naturellement sans exagérer la cassure. Les doigts sont relâchés et se rejoignent pour former une pointe.

 

 

C'est ainsi en tout cas en Yang Guiding... Mais le "crochet" en Yang Sheng Tai Ji  (École de Me Zhang Guang De) se forme en plaçant le pouce en contact avec l'index  (interprétation plus énergétique, contact Poumon/ Gros Intestin ) et le crochet du style Chen est plus "rond... Donc en fonction des styles, écoles, intentions... le crochet peut être différent. Il faut toujours garder en mémoire qu'il y a des différences et que ce n'est pas "faux" pour autant, il y a toujours une raison...


 

 

Ce crochet peut avoir des finalités diverses:

On peut imaginer que l'on pique de la pointe des doigts, frapper tous les doigts rassemblés peut être très efficace pour atteindre une petite surface, voire un point précis.

On peut imaginer se servir du poignet cassé pour porter un coup, frapper le nez ou la gorge par exemple... et même se servir de la percussion du poignet puis de la pique des doigts, comme un"fouet"... 

On pourrait aussi penser que le "crochet" symbolise une saisie  qui dévie/intercepte une attaque et que la main libre effectue une poussée  ou frappe... et l'imagination n'a pas de limite... Enfin si, quand même: voir avec un partenaire quelles sont les solutions qui tiennent la route!


 

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 15:08

"Zhi", les doigts, une technique que l'on rencontre assez peu dans les enchaînements, cette technique se fait soit paume vers le bas, soit paume vers le haut.

 

Dans la forme 24 mouvements, nous la trouvons dans "Gao Tan Ma" que l'on traduit par "flatter l'encolure du cheval" ou "caresser la crinière du cheval" ou "déterminer la hauteur du cheval" (?) ou encore "saisir la bride du cheval"... ou encore "regarder au loin du haut de son cheval"...  bref, une chose est sûre, il y a bien un canasson dans l'histoire... 

Et dans la forme 48 nous trouvons Bai She Tu Xin ("le serpent blanc darde sa langue" (inquiétant)  ou "crache son venin"... (euh, moins sympathique déjà...).


Les doigts sont pointés vers l'avant, le pouce collé, la main plate, il faut tout de même éviter trop de tension dans les doigts, et rester souple (bien sûr). Même si l'on imagine que l'on pique... on le fait en douceur, façon Tai Ji Quan!
P.S: Mesdames, évitez les ongles très longs pour l'application martiale, à moins d'un partenaire très compréhensif ...

Cette technique, paume vers le haut,  se retrouve dans nos formes par exemple dans "la main qui transperce" qui peut être interprétée comme un piqué simple ou aussi comme une poussée avec le dos de la main, une forme de peng.

Comme toujours, une technique peut avoir des applications diverses selon les écoles et nous savons bien que nos techniques portent le même nom, mais que nos interprétations divergent et voilà bien toute la beauté de notre pratique.

 

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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 17:56
PHOTO XIAO LONG

 

虚步 Xū bù, voilà une position de pieds assez sympathique.

Le "pas vide" ou "posture fausse", ou encore "pas du petit chat", ne demande qu'une bonne jambe d'appui, solidement enracinée.

 

En effet, nous retrouvons ici encore la position "assise", c'est à dire que le poids du corps est dans la jambe arrière et que le corps reste bien vertical: le pied arrière, que l'on a donc pris le temps de bien installer est Yang, l'autre pied reste pointé, reposant légèrement sur le sol, il est Yin.


C'est une position de défense, permettant une contre-attaque. Ainsi on est prêt à soulever la jambe avant, soit pour repartir vers l'arrière (si l'on préfère se replier sur des positions préparées à l'avance...) ou se servir de ce pied "vide" pour frapper vers l'avant, ou encore opérer un autre déplacement latéral... Ce pas permet une grande disponibilité, n'oublions pas que ces techniques sont martiale et non pas juste esthétiques...

 

Difficultés:

Il faut surtout veiller à maintenir le dos bien vertical afin de s'asseoir correctement sur sa jambe arrière et rester stable. Et ne pas oublier que le pied avant n'est que très légèrement en contact avec le sol comme si on posait la pointe du pied sur un oeuf ! à na pas casser!!!

Si nous prenons même un petit  appui dans ce pied, nous ne sommes plus centré correctement et nous ne pourrons pas réagir efficacement! De même si l'adversaire fauche ce pied avant, le pratiquant garde son équilibre car tout son poids est sur le pied arrière.


Nous utilisons le "pas vide" par exemple dans "La grue blanche déploie ses ailes" ou "L'aiguille au fond de la mer" ou  encore dans "Avancer d'un pas et former les 7 étoiles" ...


La position peut être plus ou moins haute suivant les écoles : conseil de Xiao Long, ne frimez en descendant bas que si vos articulations et votre musculature le permet!!!

https://shaolintemple.com/

Le genou avant est plus ou moins fermé. Le genou de la jambe arrière doit être dans la direction de la pointe du pied arrière. Il vaut mieux avoir la pointe du pied de la jambe d'appui dirigée vers l'avant.
 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 17:14

http://www.alquimiainterna.com

Voilà une autre position, bien connue et qui semble simple au premier abord: Ma Bu.



Dans la "posture du cavalier" ou "pas du cheval" (Ma Bu), écarter les pieds un peu plus que la largeur des hanches,  les pieds sont parallèles, le dos reste droit, la tête poussant le ciel.

On pourrait penser que le nom " posture du cavalier" soit uniquement inspiré des western de John Wayne... mais pour certains l'idée est qu'une jambe représente les antérieurs de la monture et que l'autre jambe représente les postérieurs. C'est une posture "forte", un bon ancrage au sol, un bon centrage et en même temps un étirement correct. Cependant, en ce qui concerne notre pratique, cette posture est peu utilisée dans les enchainements dans notre école Yang Guiding mains nues. On la trouve un peu plus à l'épée ou à l'éventail.

C'est une bonne posture d'entrainement par contre: Elle est idéale pour renforcer les jambes.  Dans les enchainements, elle est le plus souvent une position de passage.

La difficulté est de respecter la verticalité, ne pas se pencher vers l'avant (il n'y a rien à chercher par terre...). Il ne faut pas chercher à descendre au delà de ce que votre force et votre flexibilité vous permettent.

Si nos jambes ne sont pas assez solides pour descendre, nous compenserons automatiquement en baissant le nez, et ce n'est pas le but! On a alors l'impression de descendre bas, mais en réalité, on ne fait que perdre son axe!
Il faut éviter de rentrer les genoux ou  de les "ouvrir" trop ( ne pas poser les pieds pointes vers l'extérieur): cela peut paraitre plus confortable et de nouveau semble permettre de descendre, mais en réalité, les genoux sont alors très sollicités: ils ne sont plus alignés sur l'axe du pied et... ils sauront vous le dire!

Le poids du corps est bien réparti sur les deux pieds: 50% -50%.

PHOTO XIAO LONG

Énergétiquement parlant, cette position favorise le travail sur les méridiens des membres inférieurs (Rein, Rate ...), on la trouve donc dans certaines postures de qi gong, comme par exemple tirer à l'arc dans les 8 pièces de brocart.

les techniques  fondées sur cette posture sont aussi souvent utilisées pour harmoniser Eau et Feu.

Actions

   Cette posture nourrit le yin, tonifie les reins, harmonise l’estomac, renforce la rate, fait circuler le foie et  vésicule biliaire. Elle agit aussi , du fait de la flexion, sur les points yuan situés aux alentours des chevilles, points en liaison avec yuan qi (énergie originelle) stockée dans les reins et enfin, elle a une action certaine sur les points jing (extrémités des orteils) et le point yong quan (R1) sous la plante des pieds).

http://www.corps-esprit.net/

Donc, si vous avez petit moment en soirée, posez vous en cavalier et vous n'y perdrez pas!

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 13:59

Pour découvrir ou redécouvrir quelques bases utiles, voilà notre première   position: Gong Bu

                                   

C'est sans doute la première position, position de l'archer ou pas de l'arc ou encore Gong Bu, que l'on étudie et celle que l'on retrouve le plus dans nos enchainements. 
Il faut dans cette position garder le dos bien vertical et le sommet de la tête doit "pousser le 
ciel" tout en conservant notre ancrage solide au sol.
Les "racines" doivent être profondes: pour ce faire , il faudra respecter l'écartement des hanches ( ne pas avoir les deux pieds sur la même ligne), lâcher les genoux afin de descendre le centre de gravité et penser à bien "verrouiller" le pied arrière.

Le talon du pied arrière glisse en fin de mouvement afin de laisser le bassin se replacer sur l'axe de déplacement. Ainsi, les genoux sont bien positionnés et le poids du corps est idéalement réparti (70% à l'avant enfin... à peu près!)
Quelle que soit la posture, le premier souci est la stabilité.... et le confort!
Si la position est correcte , il n'y a aucune contrainte, et en théorie, on pourrait rester ainsi... longtemps (là dessus, les avis sont partagés...).

 Ce pas de l'arc (Gong) est fondamental dans l'enchainement, le pied arrière, bien ancré, puise dans le sol l'énergie nécessaire à l'aboutissement des techniques exécutées par le haut du corps. Sans cette force qui vient du bas, il n'y a pas d'efficacité.

 Ce pas de l'arc est aussi très symbolique et n'est pas sans rappeler le caractère Rén où la "jambe" arrière soutien l'avant du caractère, une sorte d'arc boutant.

                                     

Ce pas de l'arc accompagne les première techniques que l'on apprend: Séparer la crinière du cheval sauvage ou bien brosser le genou ou encore  saisir la queue de l'oiseau  (en alternant poids du corps à l'avant et à l'arrière , ce qui nous fait bien sentir l'alternance Yi Yang en statique).

 

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 14:37

Quoi riment exactement les formes codifiées ?

Les formes codifiées ont certainement pour but dans un premier temps de faire apprendre des techniques de base. Cela pourrait expliquer pourquoi les formes courtes, pédagogiques, sont apparues. Il est difficile pour un occidental d’aborder d’emblée une forme longue d’une centaine de mouvements. Cela demande une patience, une persévérance, un travail profond et au long cours qui ne correspond pas forcément à ce que la majorité des pratiquants recherchent dans une activité de loisir.

PHOTO XIAO LONG

Ce terme de loisir est important : il ne faut pas oublier que le Tai ji quan est une activité de loisir pour beaucoup, une façon de se détendre, de couper les ponts un moment avec le quotidien. Grâce à des formes courtes, on peut apprendre à maîtriser quelques techniques de base et avoir cette impression que nous aimons bien, à savoir que nous possédons quelque chose de fini. (Rien à voir avec les reportages qui montrent des enfants qui, debout au lever du soleil, pratiquent avant même le petit déjeuner et vont passer le temps entre étudier et s’entraîner…)

Quel que soit le nombre de mouvements à exécuter, on peut se demander comment les exécuter. Car c’est bien là la difficulté !

Si l’on pratique dans une optique de détente, de santé, la tentation sera forte de réaliser les mouvements doucement, tranquillement, sans force… et du coup sans contenu réel. On se laisse porter, on respire, on est sur son petit nuage… on est peut être fluide, mais on est quand même franchement mollasson !

Xiao Long vous rappelle à ce propos qu’être fluide et souple ce n’est pas être mou et dégoulinant et que rester circulaire ne signifie pas agiter les bras en rond pour brasser de l’air (cela n’est bon que pour les éoliennes... qui ont leur utilité, certes… mais pas besoin de les imiter !)

 Il faut tout de même que votre forme ait une forme !

 

PHOTO XIAO LONG

 

À l’opposé, il y a des tenants de la martialité. Il est vrai à que chaque technique correspond à des applications martiales, cependant si l’on avait voulu que l’application soit totalement visible dans la forme, le critère de fluidité n’aurait pas été un des critères fondamentaux pour la pratique du Tai ji quan !

Xiao Long  rappelle à ceux qui aiment que ça pète, que le kung-fu existe. Il ne faut pas oublier que les formes s’appellent formes CODIFIEES : la technique est un code c’est-à-dire qu’il ne faut pas forcément la prendre au pied de la lettre. Elle suggère, elle ouvre des perspectives, elle peut être interprétée, et c’est bien là que réside la richesse de la pratique.

Si l’on reste trop près d’une pratique martiale, on va raidir, on va figer, on va simplifier le geste et présenter une finition brutale. Très souvent aussi le mouvement se raccourcit, devient plus compact et les cercles se perdent. Petit Dragon rappelle qu’une des caractéristiques fondamentales de l’école Yang guiding est l’amplitude du geste et la finition « élastique » de chaque mouvement (et non pas « vlan, et un coup sur le nez »).

PHOTO XIAO LONG

Bien, alors, ce n’est pas tout ça… Il doit bien–avoir une voie du milieu entre mollesse et dureté. Eh bien, oui !

La martialité est dans l’intention, l’intention est dans la précision du geste, dans la respiration, dans le regard ainsi que dans la mobilisation totale du corps à la fois fort et compact mais aussi souple est délié. La martialité s’exprime par l’alternance du relâché et du tendu qui donne vie aux mouvements - et non pas par la vitesse d’exécution.

En résumé, si vous êtes attirés par le côté mou de la force, choisissez carrément la relaxation, allongé sur un tapis, c’est très sympa aussi ! Si votre truc c’est le côté dur de la force, faites du kung-fu, de la boxe, du karaté… (ou bien, cherchez des crosses à votre voisin…).

 

Qiu Hui Fang et Yuan Lao Shi (Yuan Hong Hai) à Rouen en 2015 PHOTO XIAO LONG

 

Bien sûr, le Tai ji quan ne se résume pas aux formes codifiées et donc il est important de travailler avec un partenaire sur des applications martiales réalistes. Cependant, il faut faire la différence entre échange avec un partenaire et réalisation d’une forme. Les échanges avec un partenaire enrichissent les mouvements de la forme par ce qu’il y a un vécu derrière, mais il faut savoir doser l’expression de l’externe dans ces formes internes où l’invisible prend le pas sur le visible…

 

PHOTO XIAO LONG

 

Bon, Xiao Long va s’arrêter là parce qu’il commence à dire des trucs bizarres sur le visible, l’invisible, l’interne et il ne faut pas l’oublier, l’énergétique, toujours présent dans nos pratiques.

Si, encore une petite chose : à propos de voie du milieu, ne travailler que la forme vous laissera sur votre faim, car la compréhension profonde des mouvements nécessite un travail avec partenaire. Privilégier le travail avec partenaire et délaisser la pratique individuelle vous privera aussi de sensations fines. Il faut arriver à équilibrer les deux pour que réaliser une forme traduise à la fois la solidité et la légèreté.

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 14:41

Commençons par Zhang, la paume:
Quand nous faisons un enchainement, les doigts doivent être souples, les mains, détendues et naturelles. Vous me direz: "Chez moi, les mains sont naturellement tendues!", et je vous répondrai: "C'est bien pour cette raison que nous pratiquons tous le Tai Ji Quan!"... Mais alors, comment sont les mains à leur état naturel?
Pas comme ça!
Ceci n'est pas une main à l'état sauvage, elle est civilisée, donc pas relâchée...
La main naturelle, "c'est la prise de tête" au sens propre (et elle ne doit pas le devenir au sens figuré!). Si vous posez vos deux mains sur la tête comme pour l'envelopper, vos mains seront dans la position que nous recherchons, la paume est creuse et épouse la courbe du crâne, les doigts se décrispent car ils sont posés.
Détendre les mains est primordial pour que l'énergie circule harmonieusement.

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NOUS CONTACTER:

XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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L'AUTEUR

Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.