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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 15:11

 

Si vous ne connaissez pas encore Xinran, il est grand temps de la découvrir et son livre « Baguettes chinoises » est un petit bijou.

 

 

L’auteur :

Xinran est un pseudonyme signifiant en chinois « volontiers », « de bon cœur ».Journaliste et écrivaine chinoise, Xinran (欣然) est née en 1958 à Beijing. Issue d’une famille aisée, ses parents (« réactionnaires »)furent emprisonnés et elle vécu quelques années avec son frère dans un orphelinat.

Après ses études, elle finit par décrocher un poste à la radio où elle anime une émission quotidienne consacrée aux femmes et qui connait un véritable succès de 1989 à 1995. En 1997, elle quitte la Chine.

Elle vit actuellement à Londres où elle travaille pour The Guardian et la BBC. Elle a publié plusieurs livres principalement consacrés au sort des femmes.

 

Elle fonde en 2004 une association d'adoption entre la Chine et d'autres pays appelée Mother’s Bridge of Love.

 

Elle sait si bien décrire la Chine d’aujourd’hui, ses us et coutumes, les habitudes du peuple chinois qui perdurent encore et toujours malgré une Chine qui évolue à la vitesse grand V (pas Tai Ji tout ça !!!). Grâce à ses anecdotes et la précision des portraits des personnages qu’elle a choisi, nous parvenons à mieux comprendre ce vaste pays de contrastes.

 

Sans vouloir vous gâcher le plaisir de la découverte, ce roman suit le destin de trois sœurs, que leur parents ont eu la grande imagination de nommer par leur ordre de naissance, Trois, Cinq et Six. Elles viennent d’un petit village de l’Anhui et vont tenter leur chance dans la grande ville de Nanjing.

Pleines d’espoirs, elles prennent pied dans ce monde citadin qui leur est totalement étranger.

 

Il faut savoir se faire une place dans le flux de cette modernisation très (trop?) rapide de la Chine : dans cet univers, il y a ceux qui en profitent et ceux qui la subissent.

 

 

Mais Baguettes Chinoises n’est pas un roman triste ou pessimiste, même si le thème de départ n’emballe pas vraiment, car ces « baguettes chinoises », ce sont les filles qui, dans les campagnes comptent pour du beurre (alors que les hommes sont les poutres sur lesquelles on peut construire un foyer) et qui partent pour prouver qu’elles ne sont pas si fragiles que ça, qu’elles aussi peuvent faire carrière !

Et Xinran sait si bien raconter avec des mots simples, des images, des proverbes (chinois bien sûr), des légendes… qu’on se laisse prendre au jeu.

 

Il n’est pas irréaliste d’être optimiste… Alors pour occuper vos soirées d’été….

Bonne lecture !

 

BIBLIOGRAPHIE :

Chinoises, 2003

Funérailles célestes, 2005

Baguettes chinoises, 2008

Mémoire de Chine, 2010

Messages de mères inconnues, 2011

L'enfant unique, 2016

NB:

Pour les amateurs de littérature orientale et asiatique les Editions Picquier sont une mine ! (Et non, Xiao Long n'a pas reçu de dessous de table....)

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:14

 

Pour découvrir-si vous ne connaissez pas- le cinéma chinois Wu Xia, Xiao Long a choisi deux extraits d’un de ses films préférés « LE ROYAUME INTERDIT ». Il y a déjà un article sur ce film sur ce blog.

Le face à face Jet Li et Jackie Chan vaut le détour (4 étoiles au moins au guide Xiao Long, qui bien entendu est une référence incontournable ;) !

Où l’on apprend que ce ne sont pas les manches longues de sa robe qui pourraient gêner un Jet Li et que l’homme ivre sait boxer avec maestria…

 

 

Il est bien difficile d’atteindre la maitrise… le Kung Fu et cet extrait du film vous initie…

Un entrainement qui vous prend… à la gorge … mais non sans humour !!!

Cet adolescent américain fan de cinéma hongkongais n’est pas au bout de ses peines !

 

Peut-être cela vous donnera-t-il envie d’aller plus loin, tout en restant dans votre fauteuil ?

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 16:01

 

 

« Notre histoire, Pingru et Meitang » est le titre de ce livre très particulier, écrit par Rao Pingru et traduit en français par François Dubois (Editions du Seuil). Un livre surprenant et attachant… Xiao Long a beaucoup aimé…

 

 

 

En 2008, Meitang, l’épouse de Rao Pingru décède et c’est à travers ses écrits et ses dessins que Rao Pingru va faire son deuil en quelque sorte. Il va raconter dans cet ouvrage l’histoire de sa vie, l’histoire des siens, les joies et les peines qui font une vie et le destine tout simplement à sa famille.

Photo : http://culturebox.francetvinfo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous traversons son enfance, sa rencontre avec Meitang, son mariage avec celle qui porte aux lèvres « une touche d’écarlate ». Puis viendra son engagement militaire lors de la guerre contre le Japon, son internement dans un camp de rééducation où il resta tout de même vingt ans, l’établissement de sa famille à Shanghai, la maladie de son épouse…

Le récit est prenant, poétique, à la fois grave et léger. Tout semble si simple, si naturel, si vivant que l’on ne s’ennuie à aucun moment et les aquarelles qui émaillent ce récit ainsi que les notes qui complètent ces dessins nous plonge dans autre une époque… où l’on apprend à fabriquer une lanterne-lion dont les yeux s’éclairent… où l’on apprend à réparer ses semelles avec du fil de plomb et des pneus usagés, à confectionner une veste Lénine en superposant les pièces de tissus destinées à boucher les trous tant de fois que l’on a à la fin un épais manteau…

Et pourtant on ne sent aucune amertume dans ses propos, aucun regret… Il dit lui-même :

« Chacun dans sa vie a des hautes et des bas. Et il y a un moment quand on est en bas ou forcément ça remonte. Et je crois que c'est cette conviction qui m'a permis de traverser les épreuves, cette confiance en la vie. Je suis certain que si on est en paix avec soi-même, le destin réserve toujours de bonnes surprises. »

 

 

L’homme en quelque dates:

Rao Pingru est né en 1922 à Nanchang, en Chine.

 

En 1940, il s'engage dans l'armée et est admis à l'Académie de Huangpu, basée à Chengdu.

En 1945 il est lieutenant, commandant une section de mortiers de 81 mm dans la 83e division de la 100e armée de l'ANR.

 

1948. Il se marie lors d'une permission avec Meitang Mao.

Il est nommé capitaine.

De 1958 à 1979 il est envoyé, en tant qu'ancien officier de l'Armée nationaliste, en camp de rééducation par le travail dans l'Anhui.

En 1980, il est réhabilité.

En 2008 décès de Meitang, il commence la rédaction et l’illustration de ce livre, plus de 300 dessins. Pingru est devenu peintre et écrivain à l'orée de ses quatre-vingt-dix ans. Il achève son œuvre en 2012. Sa petite fille photographie un des dessins de son grand-père et elle le publie sur son blog. Une journaliste de la chaîne de télévision centrale CCTV remarque ses dessins. Et c’est ainsi que ce qui devait rester un témoignage pour ses descendants devient un livre édité en Chine – en 2013- puis se voit traduit dans plusieurs pays.

 

En 2017, il est l'invité d'honneur du festival d'Angoulême. Un beau reportage sur :

http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/rao-pingru-est-devenu-ecrivain-et-peintre-a-plus-de-90-ans-pour-raconter-sa-vie-251733

Ci-dessous une vidéo réalisée lors du festival d'Angoulême :

l’interview de ce grand-père devenu auteur et dessinateur de « BD » malgré lui… et qui apprécie, nous l'apprenons … Sempé !

 

 

 

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 14:12

 

S’il y a un nom à retenir pour les amateurs de films chinois, c’est bien le nom de John Woo (吴宇森). Ce réalisateur, producteur et scénariste, né en 1946 à Guangzhou, détient un palmarès étonnant de succès (mais pas que…c’est vrai…).

Photo wikipedia

 

Sa famille s’installe à Hong Kong en 1951 et John découvre très vite le cinéma. Après quelques essais, il devient assistant de production aux studios Cathay, puis il migre vers la (« LA ») Shaw Brothers (la plus importante compagnie de production de Hong Kong)!

Il réalise alors son premier long métrage (« The young dragons ». Impressionnés, ce sont ensuite les dirigeants de la (« LA » aussi –pareil !) Golden Harvest qui lui proposent un contrat et le voilà (bien) parti… plusieurs films suivent, il finit par rencontrer Tsui Hark (qui réalise « Il était une fois la Chine ») qui lui permet de tourner ce qui sera son plus grand succès en chine « Le syndicat du crime » en 1986. Ce n’est pourtant qu’en 1989 que le monde entier apprend à le connaitre avec « The killer »…

 

Au fil des années Woo devient le maître du cinéma d'action avec ses scènes - plutôt violentes (quand même, il faut le dire…) mais extrêmement bien chorégraphiées, on ne se doute pas forcément que Woo est un fan… de comédies musicales… Dans tous les cas, les studios hollywoodiens trouvent son style à leur goût et se tournent vers lui.

 

 

Woo s'installe à Los Angeles en 1992 et continue son œuvre (« Chasse à l’homme » avec van Damme, « Broken Arrow » avec Travolta, « Volte-face » avec Travolta et Cage, puis « Mission impossible 2 ». Puis suivent quelques bas… et quelques hauts dont le point culminant, en 2008, sera « Les trois Royaumes », film de tous les records puisqu'il devient à la fois le plus gros budget et le plus gros succès au box-office de l'histoire du cinéma chinois. Et ce film-là vaut franchement le détour !!!

On va rester d’ailleurs là-dessus…

 

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:56

 

Si vous aimez les films chinois, vous ne pouvez passer à côtés des productions de la Shaw Brothers ! Si vous ne les aimez pas... c'est bien dommage...

Il n’y en a pas que des bons … d’accord… mais il y en a aussi des bons !!!

 

Les studios :

Dans les années 20, quatre frères décident de créer leur société (« l’Unique ») et de se lancer dans le cinéma… et avec succès… du moins jusqu’à ce que la censure passe par là (les films d’arts martiaux n’étaient plus franchement au goût du jour…) puis l’occupation japonaise (1939)… bref, les studios ferment alors.

Mais ces pionniers n’avaient pas dit leur dernier mot et après la guerre (la seconde- mondiale), leur société prend le nom de « Shaw and sons » et s’installe à Hong Kong. La concurrence est rude et… finalement un des frères, Run Run Shaw, jusqu'alors chargé de la distribution dans le sud-est asiatique, s'installe à Hong Kong pour fonder une société distincte, la Shaw Brothers, en 1958.

Run Run Shaw :

photo wikimedia

Il fait l’acquisition de terrains considérables sur lesquels sont construits des studios, des décors, une école d’acteurs... et engage des centaines d’acteurs et techniciens. Une entreprise monumentale !

Run Run, décédé en 2014 à l’âge de 106 ans (!!!), est une des figures les plus connues dans l’industrie du divertissement asiatique et a bien mérité son étoile sur l’avenue des stars de Hong Kong.

 

Au début sont produits beaucoup de drames historiques, des comédies musicales ouis, grâce au succès de films comme  L'Ombre enchanteresse  (1960) de Yang Kwei Fei (1962) ou  de La Reine diabolique (1963),  le cinéma chinois finit par se faire connaitre à  l'international.

 

 

L’HIRONDELLE D’OR :

Photos: http://www.chinesemovies.com

Dans les années 60, le studio se tourne vers le Wu Xia Pian (le cape et d’épée à la chinoise en quelque sorte…). Les films d’arts martiaux ont de nouveau droit de citer. Pour les amoureux du « vintage » (d’autres, mauvaises langues de Dragons aigris diraient « kitsch » !), Xiao Long vous conseille « L’hirondelle d’or » avec Cheng Pei Pei. Pour ceux qui ont l’œil, Jackie Chan, 12 ans à l’époque y joue un petit rôle !

 

Un délice… Une jeune femme « chevalier » sans peur et sans reproche (la gentille) cherche son frère, haut fonctionnaire de l'Empire enlevé par une bande de brigands (les méchants) menée par Tigre Face-de-Jade… On est encore proche de l’esprit de l’Opéra chinois et on peut y trouver des faiblesses, c’est sûr, les techniques actuelles nous ont rendus exigeants et pourtant, ce film a un charme certain…

Et puis … ça fait du bien de voir une « chevalière » en action, loin des « Barbies » contemporaines que l’on voit dans les films hollywoodiens (« Mon Dieu, j’ai une tâche sur mes escarpins ! Je n’y survivrai pas ! ». … Oooooh, mauvaise langue de Dragon !)

 

Cheng Pei Pei :

 

Cheng Pei Pei  est « La reine du Wu Xia Pian », c’est le surnom qu’on lui donne : issue de l’école de la Shaw Brothers, où elle apprend la danse et la comédie dès lâge de 16 ans, elle tourne de nombreux films et devient réellement une star en 1966 avec ce rôle de l’Hirondelle d’or qui va transformer cette ballerine en… artiste martiale.

Le réalisateur apparemment pensait que si l’on sait danser, on sait aussi se battre… Ce lien entre danse et art martial est fréquent en Chine où de nombreux artistes martiaux ont été formés par l’Académie d’étude du théâtre chinois (Peking opera scool) comme Sammo Hung ou Jackie Chan…

 

Elle partira dans les années 70 aux USA et après une petite éclipse renouera avec le cinéma : c’est elle Jade la Hyène dans le célèbre « Tigre et Dragon »…

 

Et il y a même une suite au titre sans véritable surprise : « Le retour de l’hirondelle d’or ».

 

Après ce film, les studios connaitront alors de nombreux autres succès avec principalement trois grands réalisateurs Chang Cheh (« Le justicier de Shanghai » / « Un seul bras les tua tous »…) Chu Yuan (« Le poignard volant »/ »Le tigre de Jade »…) et Liu Chia Liang ( « la 36ème chambre de Shaolin » à voir…)

Bref, quelques heures agréables en vue … au coin du feu avec une tasse de thé chinois bien sûr : en cette saison, Xiao Long vous conseille un Wu Long ou un Pu Er…

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 15:04

image : http://www.pulitzer.org

 

On oublie un peu les livres de Pearl Sydenstricker, mieux connue sous le nom de Pearl Buck (1892-1973)…

Le hasard a remis entre les pattes du Petit Dragon « La terre chinoise », et il a relu cette œuvre avec plaisir !

 

Une destinée peu ordinaire :

Née en Virginie en 1892 cette femme de lettres américaine a eu une vie hors norme : ses parents missionnaires presbytériens partent en Chine alors qu’elle n’a que trois mois, elle apprendra le mandarin avant de connaitre l’anglais ! Sài Zhēn Zhù sera son nom chinois . Sài Surpasser, rivaliser/ Zhēn rare, précieux/ Zhù perle-Pearl), une perle rare qui ne ménagera pas ses efforts pour apporter de l’aide à ceux qui l’entourent…

 

Loin de l’agitation de la capitale et en contact permanent avec la population, elle ne voyait que peu son père, qui œuvrait inlassablement, par monts et par vaux, mais sans grand succès, à convertir les paysans chinois (qui devaient être bien plus occupés à survivre…) pendant que son épouse tentait d’aider les femmes chinoises dans un petit dispensaire.

En 1900 au moment de la Révolte des Boxers, Pearl et sa mère fuient pour Shanghai, retrouvent le père voyageur et retournent aux États-Unis... pour un temps.

Elle fera ses études en Virginie mais retournera en Chine où elle enseignera l’anglais à l’université de Nanjing, puis, en 1917, elle épousera Mr.Buck, un agronome.

Elle va vivre avec lui trois années dans une des plus pauvres bourgades du Nord de la Chine, la vie dans cette province agricole et son don d’observation donneront la matière nécessaire à l’écriture de ses romans sur la vie des paysans chinois. 

 

 

 

 

Image: http://jones-aucunachatrequis.blogspot.fr

Ils finissent par s’établir à Nanjing et après de nombreuses péripéties (nationalistes, communistes et seigneurs locaux s’affrontant), ils iront, en 1927, passer une année au Japon avant de revenir.

En 1934, Pearl rentre aux États-Unis (et « déposera » avec ses bagages, son mari…

Son œuvre :

Son premier roman inspiré par la Chine parait en 1930 et poussée par « Vent d’Est, Vent d’Ouest », puis « La terre chinoise », elle vogue vers le succès.

Elle est la première femme à obtenir le Prix Pulitzer en 1932 quand même !!!! .

En 1938, le Prix Nobel couronne l’ensemble de son œuvre.  

Pearl ne fait pas qu’écrire, elle milite pour les droits civiques et les droits des femmes, elle fondera l’Association Est-Ouest pour les échanges culturels et la compréhension de l’Asie et de l’Occident. Choquée par le fait que les institutions chargées de l’adoption considèrent les enfants mixtes et asiatiques  non adoptables, elle fonde en 1949 le Welcome House, la première institution internationale, interraciale pour l’adoption.

Sa célébrité et ses activités feront couler beaucoup d’encre et de salive à une époque où une femme n’est au mieux qu’à la maison…

 

En Chine, où la popularité de l'auteur ne s'est jamais démentie, elle est considérée, sans ironie, comme un vrai auteur chinois. Ses livres dressent un portrait authentique de la Chine et de ses habitants. Ses œuvres, écrites dans un style simple et concis, nous plongent dans la Chine de cette époque dure et mouvementée.

 

 

Une grande saga :

Pour en revenir à notre livre « La terre chinoise » : l’intrigue se déroule dans la Chine des années 1920, deux récits complémentaires vont suivre: « Les fils de Wang Lung » (1932) et « La famille dispersée » (1935).

Cette grande saga familiale conte l’histoire de l’ascension sociale d’un paysan chinois et de sa femme (ex esclave).  On est bien loin des ors, des rouges et des soieries des riches demeures ou palais…

C’est une sorte de documentaire sur divers aspects de la vie chinoise, sortie de l’humble et dure condition paysanne, la famille Wang, au fil des générations finira part livrer un" seigneur de la guerre ", Wang le Tigre. Existence rude et bien différente de celle que mènent, dans leurs cours remplies d'enfants, Wang le Propriétaire et Wang le Marchand ses frères… Puis viendra le temps de Yuan qui découvrira les idées nouvelles. Ce  jeune homme cherchera sa voie, un peu perdu dans un pays en pleine métamorphose, refusant le monde de ses ancêtres et ne pouvant encore accepter le monde de la Chine moderne.

 

La production littéraire de Pearl Buck colossale : une trentaine de romans (certains de ses romans ont été écrits sous le pseudonyme de John Sedges), des recueils de nouvelles, des récits biographiques et autobiographiques, des livres pour enfants et plus encore… des pièces de théâtre, des essais, des recueils de poèmes et même un livre de cuisine !

Pearl Buck, son empathie et sa générosité sont  toujours présentes puisque une fondation existe et porte son nom :

http://www.pearlsbuck.org/

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:41

 

 

Un tout petit livre à lire et qui s’emporte partout dans le sac

« Les chevaux célestes » de Jacques Pimpaneau.

 

Le livre :

Il s’agit de l’histoire du célèbre Zhang Qian. Comment, vous ne le connaissez pas !!! Cela tombe à merveille, il n’y a plus qu’à ouvrir ce bref opuscule et à découvrir la vie du premier explorateur chinois de l’Asie centrale.

Il y a bieeeen longtemps (au IIème siècle avant J-C) Zhang Qian 张骞 , fut envoyé par l’Empereur du moment, Han Wudi, septième Empereur de la dynastie Han, en mission. A la recherche de nouvelles alliances  qui préserveraient l’avenir de la Chine d’alors, Zhang Qian entreprend un grand périple. Accompagné d’une petite  escorte, Zhang Qian sera rapidement capturé par les Xiongnu* et restera leur prisonnier une dizaine d'années, ne pouvant accomplir sa tâche. Bien traité durant cette captivité, il fondera une famille - qu’il abandonnera de temps en temps et de plus en plus longtemps pour de petites incursions vers l’inconnu… Il traversera lePamir et le Tibet… ira jusqu’en Perse… .

*Xiongnuou Hunnu: peuplade de nomades turcs vivant en Mongolie et en Chine du Nord

 

Le désordre qui suivit la mort du chef des Xiongnu  lui permit enfin de rentrer au pays avec sa famille, en -126, sans avoir obtenu les accords d’alliances qu’il visait au départ mais avec de précieuses connaissances à faire partager.

 

             

 

Il rapporta des informations sur les Parthes, les Bactriens (dans l'actuel Afghanistan), les Sogdiens (dans l'actuel Ouzbekistan...) et fit connaitre de nouveaux produits comme l'alfalfa, le raisin, le vin... Il ouvrit pour les Chinois des itinéraires encore inconnus, posant les jalons de la route de la Soie. Il a également découvert l'existence des ânes (!), des chameaux et surtout d'une race de chevaux aux longues jambes, les « chevaux célestes » -d’où le titre de l’ouvrage- dans la vallée du Ferghana (en Ouzbékistan).

 

 

L’empereur de Chine d’ailleurs enverra des caravanes chargées de soie, pour en acquérir, alors que l’exportation de la soie  était interdite et punie de mort (mais, bon… quand on est Empereur… on peut s’autoriser des petits aménagements…). Han Wudi, l’Empereur est un conquérant : À son apogée, les frontières de l'empire s'étendront de l'actuel Khirgizstan à l'ouest, la Corée à l'est et le nord du Vietnam au sud.

images wikimedia

L'auteur:

 

Jacques PIMPANEAU est né en 1937. Il étudie à l'université de Pékin (Beijing) de 1958 à 1960.
Ce sinologue éminent enseigna à l’école des Langues Orientales de 1965 à 1999. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Chine, sa culture, ses coutumes,  sa littérature… Il a traduit de nombreux textes classiques et a réalisé quelques courts métrages sur son sujet favori.

Pour en savoir plus sur ses ouvrages, on peut aller voir le site des Editions Picquier :

http://www.editions-picquier.fr/auteurs/fiche.donut?id=3

 

Bonne lecture!!!       

 

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:40

 

     Voilà un roman qui se lit d’une traite…   Passé et présent sont imbriqués dans cette histoire et c’est au présent - et grâce aux efforts d’un journaliste français -  que les mystères du passé se dénouent.

 

Dupin, un journaliste installé à Pékin dans les années 2000, rencontre par hasard au cours d’un reportage un vétéran de la Longue Marche. Attiré par le personnage, il décide de l'interviewer et c’est ainsi que Dupin se retrouve à mener l’enquête sur cet homme et  sa famille condamnée injustement. Guo, le vieil homme, raconte et retrouve des souvenirs de jeunesse enfouis –refoulés- depuis longtemps…

 

     Michel Imbert*, l’auteur de ce livre,  nous emmène sur les traces du jeune Guo Baoyi, simple paysan devenu héros de la guerre civile entre les communistes et les nationalistes...
Baoyi s’enrôle dans l'armée rouge au moment où celle-ci se lance dans la Longue marche qui la mènera des montagnes du sud de la Chine jusqu'aux plateaux de lœss du Shanxi et devient un héros...

 

     Grâce à ses récits Guo Baoyi nous fait découvrir « de l'intérieur » cet    épisode de l'histoire de la Chine que l'on connaît finalement assez mal.

     Les personnages sont attachants et l’être humain étant ce qu’il est, on voit que les comportements restent intemporels , Dupin d’ailleurs en subira la constance : Amour, traitrise, recherche du pouvoir, de l’argent…

 

     Mais ce roman historique est aussi un  roman policier d’une certaine façon : si Baoyi rejoint l’Armée rouge, c’est aussi parce que son père a été accusé – à tort- d’avoir assassiné une jeune fille  et Dupin, notre journaliste-enquêteur finira par percer le mystère de cet assassinat…

 

 

 

On passe ainsi au fil des pages, du présent au passé, de l’h(H)istoire à l’enquête criminelle… Et la chute n’est pas sans surprise… (C’est bien pour cela que Xiao Long n’en parlera pas !!!)

 

De quoi passer un bon moment… à lire et sûrement à relire…

 

* Michel Imbert est plasticien et enseignant à l’école d’architecture de Toulouse.

Il voyage en Chine et il publie des romans noirs et policiers sous le pseudonyme de Mi Jianxiu aux éditions de l’Aube comme Jaune camion en 2004 … Lotus et bouches cousues en 2009… Les disparus du laogaï, sous son nom cette fois, en 2010 aux éditions du Rouergue.

http://www.lr2l.fr/acteur/imbert-michel.html

 

Michel Imbert « MARCHE ROUGE MONTAGNES BLANCHES » éditions Piquier

 

 

   
 
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:29

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

Yuen Woo Ping est un incontournable du   cinéma Wu Xia ! On ne peut pas ne pas avoir vu un de ses films ! Les plus grands acteurs du genre ont travaillé avec lui : Jet Li, Jackie Chan, Donnie Yen…

 

Yuen Woo-ping (袁和平, Yuán Hépíng) est un orfèvre, on le présente comme « réalisateur, chorégraphe, producteur et acteur chinois, né à Canton en 1945 ». C’est un artiste vrai, créatif, surprenant. Un maitre du combat d’arts martiaux.

Fils de l'acteur Yuen Siu-tien (né en 1912 à Beijing), il s’est intéressé en premier lieu à l'opéra et au kung-fu. Il pratique cette discipline, entrainé par son père, qui pensait faire ses fils des acteurs d’opéra chinois. Woo Ping et ses frères figurent dans de nombreuses productions de la célébrissime Shaw Brothers dans les années soixante.

 

Dans les années 70, il devient chorégraphe de films d’arts martiaux et plus tard mettra en scène aussi bon nombre de films.

En 1978, il réalise son premier long métrage, une comédie avec Jackie Chan «  Le Chinois se déchaîne ».

En 1993, avec le film « Tai Chi Master », il est au sommet du film d'arts martiaux. Ce film met en vedette Jet Li, les combattants sont de vrais virtuoses et nous font découvrir la philosophie du  Tai Ji. (Film à voir bien évidemment !!!)

 

Jet Li et Jackie Chan (wiki)

 

Il s’attèlera donc, dans un premier temps aux productions asiatiques (certains films de Tsui Hark comme une partie de la grande saga « Il était une fois en Chine » et fera son apparition à Hollywood en 1999 lorsqu’on lui demande de régler les combats de  « Matrix » et ce… bien qu’il ne parle que le mandarin et le cantonnais (donc, soyez excellent et on ne vous demandera pas de parler anglais !).

Désormais, il fera double carrière, américaine d’un côté (« Kill Bill », « Danny the dog », « Le royaume interdit »….) et hongkongaise (« Le maitre d’armes »).

 

 

 

Avec « True legend » (2010) qu’il signera, il sera le premier à s’essayer à la 3D dans le domaine des arts martiaux ! Dans ses derniers nés, « The Grandmaster » de Wong Kar-Wai et « Man of tai Ji » de Keanu Reeves. Et ce n’est certainement pas fini !

Il est inévitable que Xiao Long vous recommande un détour par ses films… Un petit coup de cœur pour « Fist of legend » !

Et le « Maitre d’armes »… et « Crazy kungfu »…et… « Tigre et dragon »et….

 

Bref à consommer sans modération…

Avenue des stars à Hong Kong: l'étoile de Yuen Woo Ping (wiki)

Avenue des stars à Hong Kong: l'étoile de Yuen Woo Ping (wiki)

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:03

Le dernier Loup  , est un film franco-chinois , réalisé par Jean-Jacques Annaud  et inspiré du livre « Le Totem du loup » écrit par Jiang Rong. De son vrai  nom Lü Jiamin (呂嘉民), Jiang Rong (姜戎) est né en 1946 à Pékin.

 

 Le Totem du loup (图腾, Láng Túténg) est un roman en partie autobiographique. Publié en 2004 sous couvert d'anonymat par un éditeur indépendant, l'ouvrage a remporté plusieurs prix, et rencontré un franc succès en Chine avec plus de vingt millions d'exemplaires vendus.

 

 

Ce roman décrit le parcours d'un « jeune instruit », Chen Zhen, exilé enMongolie Intérieure en 1967 en pleine révolution culturelle. Il y restera 11 années. Il  découvre les grands espaces, la vie des nomades et les loups.

Au cours d'une chasse, Chen Zhen capture un louveteau qu'il décide d'élever et ce, bien que les  autres Mongols craignent pour leurs troupeaux.

 

Nostalgie

Dans un premier temps, c’est la vie du peuple Mongol qui est décrite. L'écrivain découvre les stratégies déployées par les Mongols pour faire face aux loups.

Les Mongols, descendants du « loup des steppes », Gengis Khan, vivent avec cet animal qu'ils admirent autant qu’ils le craignent et … qu'ils ont choisi pour emblème. Cette vision nostalgique d’un monde disparu n’est pas étrangère au succès fracassant de ce livre. De nombreux Chinois s’y retrouvent.

 

L’écologie

Le retour à la pureté originelle de la nature s’exprime aussi dans cette œuvre à dimension pédagogique.

 

  Jiang Rong

 

« L’esprit du loup ! »

Dans cette œuvre, le loup est un animal complexe, libre,  il sait aussi vivre en groupe, un individualiste qui défend la meute en priorité

« Le loup, c'est la liberté, l'indépendance, la compétition, l'obstination, l'esprit d'équipe et la protection de la nature. ».

L'auteur tire la conclusion que chaque Chinois a en lui l’esprit d’indépendance des Mongols et a le pouvoir de s'émanciper et de devenir un loup et de ne plus se comporter en mouton qui suit les ordres du régime en place. « Aussi longtemps que le peuple chinois se comportera comme des moutons, le dragon (symbole de l'autorité) pourra vivre tranquille »

Cette œuvre, traduite en 39 langues,  s’est écoulée à 20 millions d'exemplaires (dont plus de 15 millions sous forme piratée…).

 

 

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Published by Xiao Long - dans LIVRE & FILM
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