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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 14:12

 

S’il y a un nom à retenir pour les amateurs de films chinois, c’est bien le nom de John Woo (吴宇森). Ce réalisateur, producteur et scénariste, né en 1946 à Guangzhou, détient un palmarès étonnant de succès (mais pas que…c’est vrai…).

Photo wikipedia

 

Sa famille s’installe à Hong Kong en 1951 et John découvre très vite le cinéma. Après quelques essais, il devient assistant de production aux studios Cathay, puis il migre vers la (« LA ») Shaw Brothers (la plus importante compagnie de production de Hong Kong)!

Il réalise alors son premier long métrage (« The young dragons ». Impressionnés, ce sont ensuite les dirigeants de la (« LA » aussi –pareil !) Golden Harvest qui lui proposent un contrat et le voilà (bien) parti… plusieurs films suivent, il finit par rencontrer Tsui Hark (qui réalise « Il était une fois la Chine ») qui lui permet de tourner ce qui sera son plus grand succès en chine « Le syndicat du crime » en 1986. Ce n’est pourtant qu’en 1989 que le monde entier apprend à le connaitre avec « The killer »…

 

Au fil des années Woo devient le maître du cinéma d'action avec ses scènes - plutôt violentes (quand même, il faut le dire…) mais extrêmement bien chorégraphiées, on ne se doute pas forcément que Woo est un fan… de comédies musicales… Dans tous les cas, les studios hollywoodiens trouvent son style à leur goût et se tournent vers lui.

 

 

Woo s'installe à Los Angeles en 1992 et continue son œuvre (« Chasse à l’homme » avec van Damme, « Broken Arrow » avec Travolta, « Volte-face » avec Travolta et Cage, puis « Mission impossible 2 ». Puis suivent quelques bas… et quelques hauts dont le point culminant, en 2008, sera « Les trois Royaumes », film de tous les records puisqu'il devient à la fois le plus gros budget et le plus gros succès au box-office de l'histoire du cinéma chinois. Et ce film-là vaut franchement le détour !!!

On va rester d’ailleurs là-dessus…

 

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:56

 

Si vous aimez les films chinois, vous ne pouvez passer à côtés des productions de la Shaw Brothers ! Si vous ne les aimez pas... c'est bien dommage...

Il n’y en a pas que des bons … d’accord… mais il y en a aussi des bons !!!

 

Les studios :

Dans les années 20, quatre frères décident de créer leur société (« l’Unique ») et de se lancer dans le cinéma… et avec succès… du moins jusqu’à ce que la censure passe par là (les films d’arts martiaux n’étaient plus franchement au goût du jour…) puis l’occupation japonaise (1939)… bref, les studios ferment alors.

Mais ces pionniers n’avaient pas dit leur dernier mot et après la guerre (la seconde- mondiale), leur société prend le nom de « Shaw and sons » et s’installe à Hong Kong. La concurrence est rude et… finalement un des frères, Run Run Shaw, jusqu'alors chargé de la distribution dans le sud-est asiatique, s'installe à Hong Kong pour fonder une société distincte, la Shaw Brothers, en 1958.

Run Run Shaw :

photo wikimedia

Il fait l’acquisition de terrains considérables sur lesquels sont construits des studios, des décors, une école d’acteurs... et engage des centaines d’acteurs et techniciens. Une entreprise monumentale !

Run Run, décédé en 2014 à l’âge de 106 ans (!!!), est une des figures les plus connues dans l’industrie du divertissement asiatique et a bien mérité son étoile sur l’avenue des stars de Hong Kong.

 

Au début sont produits beaucoup de drames historiques, des comédies musicales ouis, grâce au succès de films comme  L'Ombre enchanteresse  (1960) de Yang Kwei Fei (1962) ou  de La Reine diabolique (1963),  le cinéma chinois finit par se faire connaitre à  l'international.

 

 

L’HIRONDELLE D’OR :

Photos: http://www.chinesemovies.com

Dans les années 60, le studio se tourne vers le Wu Xia Pian (le cape et d’épée à la chinoise en quelque sorte…). Les films d’arts martiaux ont de nouveau droit de citer. Pour les amoureux du « vintage » (d’autres, mauvaises langues de Dragons aigris diraient « kitsch » !), Xiao Long vous conseille « L’hirondelle d’or » avec Cheng Pei Pei. Pour ceux qui ont l’œil, Jackie Chan, 12 ans à l’époque y joue un petit rôle !

 

Un délice… Une jeune femme « chevalier » sans peur et sans reproche (la gentille) cherche son frère, haut fonctionnaire de l'Empire enlevé par une bande de brigands (les méchants) menée par Tigre Face-de-Jade… On est encore proche de l’esprit de l’Opéra chinois et on peut y trouver des faiblesses, c’est sûr, les techniques actuelles nous ont rendus exigeants et pourtant, ce film a un charme certain…

Et puis … ça fait du bien de voir une « chevalière » en action, loin des « Barbies » contemporaines que l’on voit dans les films hollywoodiens (« Mon Dieu, j’ai une tâche sur mes escarpins ! Je n’y survivrai pas ! ». … Oooooh, mauvaise langue de Dragon !)

 

Cheng Pei Pei :

 

Cheng Pei Pei  est « La reine du Wu Xia Pian », c’est le surnom qu’on lui donne : issue de l’école de la Shaw Brothers, où elle apprend la danse et la comédie dès lâge de 16 ans, elle tourne de nombreux films et devient réellement une star en 1966 avec ce rôle de l’Hirondelle d’or qui va transformer cette ballerine en… artiste martiale.

Le réalisateur apparemment pensait que si l’on sait danser, on sait aussi se battre… Ce lien entre danse et art martial est fréquent en Chine où de nombreux artistes martiaux ont été formés par l’Académie d’étude du théâtre chinois (Peking opera scool) comme Sammo Hung ou Jackie Chan…

 

Elle partira dans les années 70 aux USA et après une petite éclipse renouera avec le cinéma : c’est elle Jade la Hyène dans le célèbre « Tigre et Dragon »…

 

Et il y a même une suite au titre sans véritable surprise : « Le retour de l’hirondelle d’or ».

 

Après ce film, les studios connaitront alors de nombreux autres succès avec principalement trois grands réalisateurs Chang Cheh (« Le justicier de Shanghai » / « Un seul bras les tua tous »…) Chu Yuan (« Le poignard volant »/ »Le tigre de Jade »…) et Liu Chia Liang ( « la 36ème chambre de Shaolin » à voir…)

Bref, quelques heures agréables en vue … au coin du feu avec une tasse de thé chinois bien sûr : en cette saison, Xiao Long vous conseille un Wu Long ou un Pu Er…

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 15:04

image : http://www.pulitzer.org

 

On oublie un peu les livres de Pearl Sydenstricker, mieux connue sous le nom de Pearl Buck (1892-1973)…

Le hasard a remis entre les pattes du Petit Dragon « La terre chinoise », et il a relu cette œuvre avec plaisir !

 

Une destinée peu ordinaire :

Née en Virginie en 1892 cette femme de lettres américaine a eu une vie hors norme : ses parents missionnaires presbytériens partent en Chine alors qu’elle n’a que trois mois, elle apprendra le mandarin avant de connaitre l’anglais ! Sài Zhēn Zhù sera son nom chinois . Sài Surpasser, rivaliser/ Zhēn rare, précieux/ Zhù perle-Pearl), une perle rare qui ne ménagera pas ses efforts pour apporter de l’aide à ceux qui l’entourent…

 

Loin de l’agitation de la capitale et en contact permanent avec la population, elle ne voyait que peu son père, qui œuvrait inlassablement, par monts et par vaux, mais sans grand succès, à convertir les paysans chinois (qui devaient être bien plus occupés à survivre…) pendant que son épouse tentait d’aider les femmes chinoises dans un petit dispensaire.

En 1900 au moment de la Révolte des Boxers, Pearl et sa mère fuient pour Shanghai, retrouvent le père voyageur et retournent aux États-Unis... pour un temps.

Elle fera ses études en Virginie mais retournera en Chine où elle enseignera l’anglais à l’université de Nanjing, puis, en 1917, elle épousera Mr.Buck, un agronome.

Elle va vivre avec lui trois années dans une des plus pauvres bourgades du Nord de la Chine, la vie dans cette province agricole et son don d’observation donneront la matière nécessaire à l’écriture de ses romans sur la vie des paysans chinois. 

 

 

 

 

Image: http://jones-aucunachatrequis.blogspot.fr

Ils finissent par s’établir à Nanjing et après de nombreuses péripéties (nationalistes, communistes et seigneurs locaux s’affrontant), ils iront, en 1927, passer une année au Japon avant de revenir.

En 1934, Pearl rentre aux États-Unis (et « déposera » avec ses bagages, son mari…

Son œuvre :

Son premier roman inspiré par la Chine parait en 1930 et poussée par « Vent d’Est, Vent d’Ouest », puis « La terre chinoise », elle vogue vers le succès.

Elle est la première femme à obtenir le Prix Pulitzer en 1932 quand même !!!! .

En 1938, le Prix Nobel couronne l’ensemble de son œuvre.  

Pearl ne fait pas qu’écrire, elle milite pour les droits civiques et les droits des femmes, elle fondera l’Association Est-Ouest pour les échanges culturels et la compréhension de l’Asie et de l’Occident. Choquée par le fait que les institutions chargées de l’adoption considèrent les enfants mixtes et asiatiques  non adoptables, elle fonde en 1949 le Welcome House, la première institution internationale, interraciale pour l’adoption.

Sa célébrité et ses activités feront couler beaucoup d’encre et de salive à une époque où une femme n’est au mieux qu’à la maison…

 

En Chine, où la popularité de l'auteur ne s'est jamais démentie, elle est considérée, sans ironie, comme un vrai auteur chinois. Ses livres dressent un portrait authentique de la Chine et de ses habitants. Ses œuvres, écrites dans un style simple et concis, nous plongent dans la Chine de cette époque dure et mouvementée.

 

 

Une grande saga :

Pour en revenir à notre livre « La terre chinoise » : l’intrigue se déroule dans la Chine des années 1920, deux récits complémentaires vont suivre: « Les fils de Wang Lung » (1932) et « La famille dispersée » (1935).

Cette grande saga familiale conte l’histoire de l’ascension sociale d’un paysan chinois et de sa femme (ex esclave).  On est bien loin des ors, des rouges et des soieries des riches demeures ou palais…

C’est une sorte de documentaire sur divers aspects de la vie chinoise, sortie de l’humble et dure condition paysanne, la famille Wang, au fil des générations finira part livrer un" seigneur de la guerre ", Wang le Tigre. Existence rude et bien différente de celle que mènent, dans leurs cours remplies d'enfants, Wang le Propriétaire et Wang le Marchand ses frères… Puis viendra le temps de Yuan qui découvrira les idées nouvelles. Ce  jeune homme cherchera sa voie, un peu perdu dans un pays en pleine métamorphose, refusant le monde de ses ancêtres et ne pouvant encore accepter le monde de la Chine moderne.

 

La production littéraire de Pearl Buck colossale : une trentaine de romans (certains de ses romans ont été écrits sous le pseudonyme de John Sedges), des recueils de nouvelles, des récits biographiques et autobiographiques, des livres pour enfants et plus encore… des pièces de théâtre, des essais, des recueils de poèmes et même un livre de cuisine !

Pearl Buck, son empathie et sa générosité sont  toujours présentes puisque une fondation existe et porte son nom :

http://www.pearlsbuck.org/

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 10:41

 

 

Un tout petit livre à lire et qui s’emporte partout dans le sac

« Les chevaux célestes » de Jacques Pimpaneau.

 

Le livre :

Il s’agit de l’histoire du célèbre Zhang Qian. Comment, vous ne le connaissez pas !!! Cela tombe à merveille, il n’y a plus qu’à ouvrir ce bref opuscule et à découvrir la vie du premier explorateur chinois de l’Asie centrale.

Il y a bieeeen longtemps (au IIème siècle avant J-C) Zhang Qian 张骞 , fut envoyé par l’Empereur du moment, Han Wudi, septième Empereur de la dynastie Han, en mission. A la recherche de nouvelles alliances  qui préserveraient l’avenir de la Chine d’alors, Zhang Qian entreprend un grand périple. Accompagné d’une petite  escorte, Zhang Qian sera rapidement capturé par les Xiongnu* et restera leur prisonnier une dizaine d'années, ne pouvant accomplir sa tâche. Bien traité durant cette captivité, il fondera une famille - qu’il abandonnera de temps en temps et de plus en plus longtemps pour de petites incursions vers l’inconnu… Il traversera lePamir et le Tibet… ira jusqu’en Perse… .

*Xiongnuou Hunnu: peuplade de nomades turcs vivant en Mongolie et en Chine du Nord

 

Le désordre qui suivit la mort du chef des Xiongnu  lui permit enfin de rentrer au pays avec sa famille, en -126, sans avoir obtenu les accords d’alliances qu’il visait au départ mais avec de précieuses connaissances à faire partager.

 

             

 

Il rapporta des informations sur les Parthes, les Bactriens (dans l'actuel Afghanistan), les Sogdiens (dans l'actuel Ouzbekistan...) et fit connaitre de nouveaux produits comme l'alfalfa, le raisin, le vin... Il ouvrit pour les Chinois des itinéraires encore inconnus, posant les jalons de la route de la Soie. Il a également découvert l'existence des ânes (!), des chameaux et surtout d'une race de chevaux aux longues jambes, les « chevaux célestes » -d’où le titre de l’ouvrage- dans la vallée du Ferghana (en Ouzbékistan).

 

 

L’empereur de Chine d’ailleurs enverra des caravanes chargées de soie, pour en acquérir, alors que l’exportation de la soie  était interdite et punie de mort (mais, bon… quand on est Empereur… on peut s’autoriser des petits aménagements…). Han Wudi, l’Empereur est un conquérant : À son apogée, les frontières de l'empire s'étendront de l'actuel Khirgizstan à l'ouest, la Corée à l'est et le nord du Vietnam au sud.

images wikimedia

L'auteur:

 

Jacques PIMPANEAU est né en 1937. Il étudie à l'université de Pékin (Beijing) de 1958 à 1960.
Ce sinologue éminent enseigna à l’école des Langues Orientales de 1965 à 1999. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Chine, sa culture, ses coutumes,  sa littérature… Il a traduit de nombreux textes classiques et a réalisé quelques courts métrages sur son sujet favori.

Pour en savoir plus sur ses ouvrages, on peut aller voir le site des Editions Picquier :

http://www.editions-picquier.fr/auteurs/fiche.donut?id=3

 

Bonne lecture!!!       

 

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 09:40

 

     Voilà un roman qui se lit d’une traite…   Passé et présent sont imbriqués dans cette histoire et c’est au présent - et grâce aux efforts d’un journaliste français -  que les mystères du passé se dénouent.

 

Dupin, un journaliste installé à Pékin dans les années 2000, rencontre par hasard au cours d’un reportage un vétéran de la Longue Marche. Attiré par le personnage, il décide de l'interviewer et c’est ainsi que Dupin se retrouve à mener l’enquête sur cet homme et  sa famille condamnée injustement. Guo, le vieil homme, raconte et retrouve des souvenirs de jeunesse enfouis –refoulés- depuis longtemps…

 

     Michel Imbert*, l’auteur de ce livre,  nous emmène sur les traces du jeune Guo Baoyi, simple paysan devenu héros de la guerre civile entre les communistes et les nationalistes...
Baoyi s’enrôle dans l'armée rouge au moment où celle-ci se lance dans la Longue marche qui la mènera des montagnes du sud de la Chine jusqu'aux plateaux de lœss du Shanxi et devient un héros...

 

     Grâce à ses récits Guo Baoyi nous fait découvrir « de l'intérieur » cet    épisode de l'histoire de la Chine que l'on connaît finalement assez mal.

     Les personnages sont attachants et l’être humain étant ce qu’il est, on voit que les comportements restent intemporels , Dupin d’ailleurs en subira la constance : Amour, traitrise, recherche du pouvoir, de l’argent…

 

     Mais ce roman historique est aussi un  roman policier d’une certaine façon : si Baoyi rejoint l’Armée rouge, c’est aussi parce que son père a été accusé – à tort- d’avoir assassiné une jeune fille  et Dupin, notre journaliste-enquêteur finira par percer le mystère de cet assassinat…

 

 

 

On passe ainsi au fil des pages, du présent au passé, de l’h(H)istoire à l’enquête criminelle… Et la chute n’est pas sans surprise… (C’est bien pour cela que Xiao Long n’en parlera pas !!!)

 

De quoi passer un bon moment… à lire et sûrement à relire…

 

* Michel Imbert est plasticien et enseignant à l’école d’architecture de Toulouse.

Il voyage en Chine et il publie des romans noirs et policiers sous le pseudonyme de Mi Jianxiu aux éditions de l’Aube comme Jaune camion en 2004 … Lotus et bouches cousues en 2009… Les disparus du laogaï, sous son nom cette fois, en 2010 aux éditions du Rouergue.

http://www.lr2l.fr/acteur/imbert-michel.html

 

Michel Imbert « MARCHE ROUGE MONTAGNES BLANCHES » éditions Piquier

 

 

   
 
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:29

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

Yuen Woo Ping est un incontournable du   cinéma Wu Xia ! On ne peut pas ne pas avoir vu un de ses films ! Les plus grands acteurs du genre ont travaillé avec lui : Jet Li, Jackie Chan, Donnie Yen…

 

Yuen Woo-ping (袁和平, Yuán Hépíng) est un orfèvre, on le présente comme « réalisateur, chorégraphe, producteur et acteur chinois, né à Canton en 1945 ». C’est un artiste vrai, créatif, surprenant. Un maitre du combat d’arts martiaux.

Fils de l'acteur Yuen Siu-tien (né en 1912 à Beijing), il s’est intéressé en premier lieu à l'opéra et au kung-fu. Il pratique cette discipline, entrainé par son père, qui pensait faire ses fils des acteurs d’opéra chinois. Woo Ping et ses frères figurent dans de nombreuses productions de la célébrissime Shaw Brothers dans les années soixante.

 

Dans les années 70, il devient chorégraphe de films d’arts martiaux et plus tard mettra en scène aussi bon nombre de films.

En 1978, il réalise son premier long métrage, une comédie avec Jackie Chan «  Le Chinois se déchaîne ».

En 1993, avec le film « Tai Chi Master », il est au sommet du film d'arts martiaux. Ce film met en vedette Jet Li, les combattants sont de vrais virtuoses et nous font découvrir la philosophie du  Tai Ji. (Film à voir bien évidemment !!!)

 

Jet Li et Jackie Chan (wiki)

 

Il s’attèlera donc, dans un premier temps aux productions asiatiques (certains films de Tsui Hark comme une partie de la grande saga « Il était une fois en Chine » et fera son apparition à Hollywood en 1999 lorsqu’on lui demande de régler les combats de  « Matrix » et ce… bien qu’il ne parle que le mandarin et le cantonnais (donc, soyez excellent et on ne vous demandera pas de parler anglais !).

Désormais, il fera double carrière, américaine d’un côté (« Kill Bill », « Danny the dog », « Le royaume interdit »….) et hongkongaise (« Le maitre d’armes »).

 

 

 

Avec « True legend » (2010) qu’il signera, il sera le premier à s’essayer à la 3D dans le domaine des arts martiaux ! Dans ses derniers nés, « The Grandmaster » de Wong Kar-Wai et « Man of tai Ji » de Keanu Reeves. Et ce n’est certainement pas fini !

Il est inévitable que Xiao Long vous recommande un détour par ses films… Un petit coup de cœur pour « Fist of legend » !

Et le « Maitre d’armes »… et « Crazy kungfu »…et… « Tigre et dragon »et….

 

Bref à consommer sans modération…

Avenue des stars à Hong Kong: l'étoile de Yuen Woo Ping (wiki)

Avenue des stars à Hong Kong: l'étoile de Yuen Woo Ping (wiki)

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:03

Le dernier Loup  , est un film franco-chinois , réalisé par Jean-Jacques Annaud  et inspiré du livre « Le Totem du loup » écrit par Jiang Rong. De son vrai  nom Lü Jiamin (呂嘉民), Jiang Rong (姜戎) est né en 1946 à Pékin.

 

 Le Totem du loup (图腾, Láng Túténg) est un roman en partie autobiographique. Publié en 2004 sous couvert d'anonymat par un éditeur indépendant, l'ouvrage a remporté plusieurs prix, et rencontré un franc succès en Chine avec plus de vingt millions d'exemplaires vendus.

 

 

Ce roman décrit le parcours d'un « jeune instruit », Chen Zhen, exilé enMongolie Intérieure en 1967 en pleine révolution culturelle. Il y restera 11 années. Il  découvre les grands espaces, la vie des nomades et les loups.

Au cours d'une chasse, Chen Zhen capture un louveteau qu'il décide d'élever et ce, bien que les  autres Mongols craignent pour leurs troupeaux.

 

Nostalgie

Dans un premier temps, c’est la vie du peuple Mongol qui est décrite. L'écrivain découvre les stratégies déployées par les Mongols pour faire face aux loups.

Les Mongols, descendants du « loup des steppes », Gengis Khan, vivent avec cet animal qu'ils admirent autant qu’ils le craignent et … qu'ils ont choisi pour emblème. Cette vision nostalgique d’un monde disparu n’est pas étrangère au succès fracassant de ce livre. De nombreux Chinois s’y retrouvent.

 

L’écologie

Le retour à la pureté originelle de la nature s’exprime aussi dans cette œuvre à dimension pédagogique.

 

  Jiang Rong

 

« L’esprit du loup ! »

Dans cette œuvre, le loup est un animal complexe, libre,  il sait aussi vivre en groupe, un individualiste qui défend la meute en priorité

« Le loup, c'est la liberté, l'indépendance, la compétition, l'obstination, l'esprit d'équipe et la protection de la nature. ».

L'auteur tire la conclusion que chaque Chinois a en lui l’esprit d’indépendance des Mongols et a le pouvoir de s'émanciper et de devenir un loup et de ne plus se comporter en mouton qui suit les ordres du régime en place. « Aussi longtemps que le peuple chinois se comportera comme des moutons, le dragon (symbole de l'autorité) pourra vivre tranquille »

Cette œuvre, traduite en 39 langues,  s’est écoulée à 20 millions d'exemplaires (dont plus de 15 millions sous forme piratée…).

 

 

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 16:16
LECTURE DE XIAO LONG: « La petite cabane aux poissons sauteurs »

 

Xiao Long est tombé sous le charme de ce roman de Chiew-Siah TEI. C’est un petit concentré de Chine, on y retrouve ses traditions -  étouffantes quelquefois, ses paysages, ses villages, ses couleurs…

Tout est décrit avec finesse et dans l’économie. De très brefs chapitres parfois, qui sont comme des clins d’œil, des pauses, des ouvertures de perspectives… Difficile de ne pas lire ce livre d’une seule traite…

 

L’Auteur :

Chiew-Siah Tei est un auteur malaisien, née à Tampin dans le sud du pays d’une famille d’origine chinoise. Elle a publié sa première œuvre dans les années 80. Elle a été récompensée par le prix  « Hua Zong International Chinese Fiction Award » pour son œuvre en langue chinoise (elle est bilingue). En 2002 elle reçoit le prix du meilleur auteur de l’année.

Elle est installée en Ecosse depuis plusieurs années afin d’y étudier la création de scenarii pour le cinéma et l’écriture créative.

« La petite Cabane aux poissons sauteurs » est son premier roman.

 

L’Histoire :

Nous sommes en 1875. Mingzhi est né pour être mandarin. En tant que premier petit-fils du puissant Maître Chai, sa voie est tracée dès sa naissance et maitre Chai est prêt à tout pour aider le destin, si besoin…

 Mais, en grandissant, Mingzhi se rebelle de plus en plus contre l'atmosphère étouffante du domaine familial où le patriarche fait la loi et dont la prospérité est désormais fondée sur la culture du pavot et la vente d'opium.

Il découvre le monde occidental, leur savoir et leur langue qu'il apprend en secret grâce au père Terry avec lequel il se lie d’amitié avant de faire connaissance de Martin, un autre de ces "diables étrangers".


Il se retrouve tiraillé entre deux cultures et devra choisir son propre chemin entre des traditions qui peuvent s'avérer sclérosantes  et futur, incertain, entre la fidélité aux origines et le vent du changement qui se lève sur la Chine que les occidentaux rêvent de se partager comme un gros gâteau et que les Boxers défendent de leur mieux…

 

De quoi passer de bons moments, bien installé dans un fauteuil et avec une bonne tasse de thé… de Chine !

LECTURE DE XIAO LONG: « La petite cabane aux poissons sauteurs »
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 13:51

 

Un film d’animation français (et oui, ça existe !!! Bravo aux courageux !) doit bientôt sortir (21 janvier 2015) . Xiao Long est totalement conquis par les dessins et  souhaite bien du succès à ce film.

Réalisé par Pascal Morelli (Corto Maltese, La cour secrète des arcanes), ce film semble donc mériter le détour.

Pour vous donner envie d’en savoir plus….

 

L’histoire :

 

Librement adapté du Classique « Au bord de l’eau » (Shui hu zhuan),

nous voilà au XIè siècle sur ces terres de légendes.

Les Rois-démons terrorisent l'Empire de Chine et imposent leurs lois.

Pour vaincre ces monstres, il faudrait avoir «  le courage de cent tigres, la force de milles buffles, la ruse d'autant de serpents ».

 

Et beaucoup de  chance !!! Bref, personne ne correspond au profil.

Le jeune prince Duan n'a que ses illusions romanesques et de l'embonpoint, il ne semble pas prêt ....

Zhang-le-Parfait, le vieux moine, n'a que son bâton et tout un tas de proverbes incompréhensibles en stock (un frère de Xiao Long sans doute…).

La petite mendiante Pei Pei n’est jamais à court d’arguments et vendrait des chaussures à un cordonnier.

 

On pensait impossible de vaincre les Rois-démons mais c’était sans compter sur ces trois petits personnages ! Alliés et enthousiastes, les voilà partis !

Un peu d’action, un peu d’humour, un bon équilibre semble-t-il ….

 

Xiao Long ira voir et se ronge les griffes d’impatience en attendant!


La Bande-annonce :

 


 

Les photos

 

 

:

 

et aussi de superbes paysages à voir sur

focusonanimation.com/

qui a dédié un beau dossier à cette sortie. Merci à ce site !

 

 

 

Pour accéder directement au dossier et découvrir d'autres magnifiques dessins:

 

http://www.focusonanimation.com/108-rois-demons-affiche-teasers-et-recherches-22514/

 

Allez, ne faites pas comme si aller voir un film d'animation n'était plus de "votre âge".....

 

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 15:33

Xiao Long, votre Petit Dragon a un faible pour les romans policiers. Lassé des sombres histoires et des personnages un peu glauques à la scandinave et abandonnant pour un temps les brumes anglaises peuplées de mystérieux individus qui déambulent par des nuits sans lune (avez-vous déjà remarqué comme ces paisibles villages anglais pullulent de respectables habitants qui se baladent la nuit ! À croire que personne ne dort…).

Bref, voulant passer à autre chose Xiao Long s’est attaqué au policier  à la chinoise.

Qiu Xiao Long

Qiu Xiao Long

L’auteur :

Pour commencer, cet auteur porte un bien beau prénom : Xiao Long (sans parti-pris !).

Il est né à Shanghai en 1953, auteur de policiers et de poèmes, il est aussi amateur de Tai Ji Quan… (a priori du lecteur très favorable !)

Ses premières années en Chine l’ont marqué : son père, un enseignant, fut victime des gardes rouges lors de la révolution culturelle. Lui-même fut interdit d’études de longues années. Il réussit cependant à apprendre l’anglais et à poursuivre des études.

 

Xiao Long part vers d’autres cieux dès 1988, il poursuit des études dans le Missouri et décide finalement de s’installer aux États-Unis après les évènements de Tian’anmen (89).

Actuellement, il enseigne à l’Université de Saint-Louis. C’est donc en anglais qu’il rédige ses romans… (Mais je vous rassure, je ne vous oblige pas à lire la VO !)

 

Son héros :

L’inspecteur Chen Cao n’est pas un policier par vocation : c’est avant tout un poète (!) qui n’a pas eu le choix de son orientation professionnelle… Assigné à ce poste par l’État, Chen n’a pas eu son mot à dire.

Le voilà donc, l'intellectuel, au sein de la brigade de Shanghai chargée des affaires politiques. Dans cette ville, "la métropole reconnue internationalement comme la plus passionnante du monde", où tout change d’un jour sur l’autre (et ce n’est pas seulement une façon de parler), Qiu laisse  son héros errer dans des quartiers anciens ou en voie de démolition, qu’il traverse non sans émettre son avis… Il passe tout aussi ému dans les « beaux » quartiers où se trouvent les résidences des "Monsieur Gros sous". Il déjeune dans les gargotes où il aime retrouver la cuisine familiale mais ne rechigne pas, en fin gourmet, à fréquenter les restaurants chics, quelquefois invité par des journalistes qui semblent avoir de belles facilités et une certaine liberté dans le libellé de leurs notes de frais professionnels…

Il nous laisse donc voir la Chine des années 90, en pleine transformation.

    Qiu Xiao Long en évoque les aspects marquants: vie politique, crise du logement et des transports, l’incontournable corruption… mais sans oublier quelques allusions aux textes classiques, des citations de poèmes et –bien sûr-  quelques proverbes chinois ! (Voilà qui confirme l’hypothèse qu’il est un VRAI Xiao Long !)

L’inspecteur mène sa barque entre l’hier et l’aujourd’hui, entre thé Long Jing et café Starbucks, entre Hutong et builidings.

Il met le doigt sur les contradictions d'une société qui, sous couvert d'une idéologie communiste toujours réaffirmée, se laisse aller aux débordements les plus sauvages de l'économie de marché : l’argent est le seul standard de la réussite. Ce n’est pas une nouveauté et bien d’autres pays l’ont fait auparavant, mais sous une forme moins paradoxale.

LES LECTURES DE XIAO LONG:QIU XIALONG : ROMAN POLICIER HORS DES BRUMES…

Un de ses romans :

 Dans « Cyber China », Qiu s'est inspiré d'une affaire qui a défrayé la chronique en 2006. Le limogeage et la condamnation pour corruption du numéro un du parti communiste à Shanghai, Chen Liangyu, présenté par certains observateurs comme un règlement de comptes entre la "faction de la Ligue de la jeunesse" et le "clan de Shanghai.

 La "chasse à l'homme" est menée par les cyber-citoyens. Ceux-ci publient sur le net des documents ou des photos de hauts responsables qui semblent vivre au-dessus de leurs moyens et s’affichent avec de (trop) grosses voitures, de (bien trop) belles maisons ou de grands enfants étudiants à l’étranger dans de très onéreuses universités. Dans ce livre, les cyber-citoyens s'attaquent à un fonctionnaire de la municipalité de Shanghai, pris en photo avec, devant lui, une boite de cigarettes de luxe. Info ou intox ? Il faut avouer que c’est le moyen idéal pour régler quelques comptes…

Toujours est-il que le bonhomme en question est retrouvé pendu dans sa chambre d’hôtel… et que ce « suicide » est pour le moins suspect. L’enquête peut commencer.

Suspense, nouilles sautées, nostalgie, tasse de thé, faux semblants, fausses pistes et poésie … On ne s’ennuie pas et on suit pas à pas l’inspecteur Chen Cao dans la recherche de la vérité.

Voilà un bon roman… et il y en a sept qui le précèdent –on espère qu’ils soient de la même veine- alors si vous y prenez goût…

 

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Published by Xiao Long - dans LIVRE & FILM
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