Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 13:05

    La fête de la lune célébrée le soir du 15ème jour du 8ème mois lunaire est passée… C’est l’occasion de partager quelques recettes… et quelques vœux de bonheur ! On peut aussi échanger quelques histoires avant d’aller se promener dans les rues avec des lanternes en papier pour voir si la lune de mi-automne est bien ronde… derrière quelques nuages parfois…

 

PHOTO Xiao Long

L’incontournable de ces festivités : le gâteau de lune bien sûr !

Yuèbǐng ,Tout rond et doré (comme une … lune !), on peut d’ailleurs en trouver toute l’année, mais bon… il est meilleur ce soir-là, c’est sûr ! Il peut contenir un cœur en crème de dattes, de soja ou de haricots rouges... On en trouve au sésame noir, au lotus ou même au durian (dont le goût est bien plus appréciable que l’odeur… si particulière que certains hôtels en Asie arborent un panneau « Interdiction d’apporter son durian du soir dans sa chambre ! »).

Parfois le gâteau de lune contient un œuf (spécial ! Mais à tester !!!), ou des graines… Xiao Long, en vrai spécialiste de la chose, en connait aussi des salés ou poivrés (poivre de Sichuan).

C’est l’occasion aussi de goûter aux crêpes Bo-Bing (eh non, nous n’avons pas l’exclusivité de la confection des crêpes…). Salées, rondes et blanches (comme des… lunes…aussi), elles accompagnent la viande (hum ! Fameux avec du canard !) ou les légumes (un « truc à choper des vitamines » comme le dirait un dragon néanmoins ami de Xiao Long !).

Il doit bien rester encore quelques boites de ces fameux gâteaux dans le commerce… En fait, on peut vraiment en trouver tout au long de l’année, donc pas de panique, il est encore temps de faire leur connaissance !

Sinon, il ne vous reste plus qu’à mettre la main à la pâte ! Voici une recette -parmi d’autres… qui existent aussi !

Pour la pâte
  • 180g de farine

  • 50g de beurre mou

  • 40g de sucre

  • 1 cuillère à soupe d'eau froide

Farce au sésame noir (celle que Xiao Long préfère avec celle aux graines de lotus!)
  • 100g de sésame noir 

  • 60g de sucre

  • 50g de beurre fondu

  • 1 cuillère à soupe de miel

  1. Dans un bol, mélangez la farine avec le beurre mou et le sucre.

    Ajoutez l'eau progressivement et former une pâte lisse bien homogène.

    Laissez reposer la pâte au réfrigérateur pendant 30 minutes pour qu’elle devienne plus facile à former

  1.  Grillez légèrement les graines de sésame dans une poêle à feu moyen, en remuant régulièrement

    Une fois refroidies, broyez-les dans un mixeur.

    Mélangez ensuite la poudre de sésame noir avec le sucre, le beurre fondu et le miel pour obtenir une farce . Formez de petites boules avec cette farce et réservez. Vous pouvez choisir une autre farce bien sûr !

    Sortez la pâte du réfrigérateur et étalez-la sur une surface farinée.

  1. Découpez-la en cercles assez grands pour envelopper la farce. Placez une boule de farce au sésame noir au centre de chaque cercle de pâte, refermez et formez une boule.

    Pressez chaque boule dans un moule à gâteau de lune si vous voulez lui donner la forme caractéristique et les motifs traditionnels.

  1. Préchauffez le four à 180°C.

  1.  Badigeonnez les gâteaux avec le jaune d'œuf battu pour leur donner une belle couleur dorée à la cuisson. Faites cuire pendant 20 à 25 minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés et fermes au toucher.

  1.  

Il ne reste plus qu’à les sortir et avoir la patience de les laisser refroidir !


🌞🌝🌞🌝🌞🌝🌞🌝🌞

Un peu de rêve :

Le tableau ne serait pas complet s’il n’y avait pas une ou deux légendes derrière cette tradition !

Une des légende attachée à ces gâteau veut que le signal de la révolte des Han contre la dynastie mongole des Yuan ait été donné par gâteau interposé : des messages codés auraient été transmis à l’intérieur de ces gâteaux que seuls les Han consommaient. L’histoire ne dit pas si certains de ces messages ont été avalés en même temps que les gâteaux…

 

PHOTO Xiao Long

Une autre légende parle de Cháng’é que l’on considère comme la déesse de la lune :

Un jour, dix soleils apparaissent ensemble et ruinent les récoltes, assèchent les rivières, laissant le peuple dans le plus grand désarroi. Hou Yi, un archer remarquable , époux de Cháng’é, sauve le peuple de la famine en abattant de ses flèches 9 soleils.

L’Impératrice céleste le récompense en lui offrant un élixir d’immortalité qu’il pourra partager avec son épouse. Celle-ci ne pouvait résister à la tentation de voir cette fiole miraculeuse la sort de son coffret au moment où son époux rentrait à la maison (Ciel mon mari!)

Surprise ( un vrai flag'), elle avale tout le contenu de la fiole en un seul coup ! Mais cette double dose ne lui réussit pas vraiment : les immortels ont le pouvoir de se déplacer dans les airs, Cháng’é, elle, ne fit pas que se déplacer, elle vogua jusqu’à la lune !

Dès lors, la voilà seule, sur la lune, à tout jamais dans le Palais de jade -guǎnghángōng - , séparée de son mari et loin des humains. Seul un lapin de jade - yù tù -lui tient compagnie.

Pour certains, il passe son temps à broyer les ingrédients nécessaire à l’élixir de longue vie, pour d’autre il fabrique la pâte de riz nécessaire à confectionner des gâteaux de riz…

Inutile de dire que les variante sont nombreuses, mais les grandes lignes sont là.

 

PHOTO Xiao Long

PS: Pas de photo d'un gâteau de lune, Xiao Long a tout mangé!!!!!

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 13:36

Il n’est pas toujours nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour voir de belles choses. Pour voir une pagode par exemple, pas besoin de faire ses valises : il suffit de « « voyager » jusqu’à Sèvres.

🏯

La « Pagode du Cœur tranquille »  Tinh Tam » en vietnamien) a été construite par des artisans bénévoles vietnamiens, cambodgiens et laotiens à partir de 1982 qui y ont consacrés tous leurs loisirs : l’édification a duré 8 ans.

Mais comment est-elle arrivée là, au n°2 de la rue des Bois ?

Dès 1954, après l’éclatement du Vietnam en deux zones, nombreux sont ceux qui s’exilent en France. Malgré leur souci de s’intégrer le plus rapidement possible, ils n’abandonnent pas les traditions familiales  et pratiquent chez eux le culte des ancêtres ainsi que la religion bouddhiste. La communauté va s’agrandir…

À partir de 1975, une nouvelle vague de réfugiés vietnamiens, cambodgiens et laotiens arrive en France (chute de Saïgon en 1975, les communistes nord-vietnamiens prennent le pouvoir sur tout le territoire).

Un homme, Jean Sainteny, dépêché en son temps par de Gaulle au Vietnam, devenu un spécialiste de l’Extrême-Orient et poursuivant une brillante carrière politique, est touché par la situation des réfugiés.

Il sait à quel point la religion est source de réconfort, il obtient de faire aménager pour eux un temple bouddhiste… Oui, mais… où pourrait-on trouver un endroit ? Ce sera finalement… dans le bois de Vincennes… dans une des « huttes » rescapées de l’Exposition Universelle de 1931. Ainsi, c’est le pavillon du Cameroun qui deviendra Grande Pagode du bois de Vincennes en 1977… pas vraiment un look de pagode, mais l’important est que désormais, un lieu existe.

La communauté asiatique s’agrandit encore et de nombreux Chinois s’y adjoignent. Il est question de construire une pagode plus conforme à la tradition. Les fonds seront fournis par les diasporas asiatiques du monde entier et de nombreuses donations.

 

Cette pagode « universelle », coincée entre des immeubles tout ce qu’il y a de plus « occidentaux », rassemble des matériaux venus de différentes régions d’Asie, briques vernissées de Chine, parquets de chêne, de 800 ans d’âge !!!, de Thaïlande… Le monument comporte comme le veut la tradition 3 étages.

Une salle de culte au 1er, une chapelle consacrée à Avalokitesvara, déesse de la miséricorde au 2ème, le tout chapeauté d’un « clocher » en forme de stupa contenant une relique de Bouddha.

La pagode symbolise l’ascension de l’esprit dans sa quête de perfection spirituelle. Le jardin dans lequel un grand Bouddha doré est allongé, est avant tout un endroit destiné à la méditation : lotus, roue du dharma, lions de pierre protecteurs… et même un bananier…

Horaires d'ouverture : Les visiteurs peuvent accéder au temple le dimanche entre 14h et 17h au 2 rue des Bois à Sèvres.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 13:50

Connaissez-vous les "portes de lune"?

Je suis d'accord, on connaît mieux les gâteaux de lune,

mais, bon... Tout ne peut pas se manger!

Dans les jardins chinois si bien pensés et aménagés, il est

bien rare de ne pas trouver au moins une "porte de lune"

 

          月亮 yuèliàng mén.

 

PHOTO Xiao Long

 

Il s'agit d'une ouverture ronde pratiquée dans un mur. Car

le jardin est conçu comme une œuvre d'art et doit offrir

au regard sans cesse de nouvelles perspectives. On ne voit

jamais l'ensemble du jardin. On aperçoit une chose, puis

une autre... C'est un cheminement...

Des fenêtres ajourées, des portes, des recoins

transforment le jardin en mini-univers où les yeux

découvrent à chaque pas un nouveau "tableau" et l'on passe

ainsi de scène en scène, de la "forêt de bambous" aux

"montagnes" ou au "lac"... Comme une estampe sur rouleau

qui ne dévoile que très progressivement l'œuvre créée.

Cet élément d'architecture marque symboliquement le

passage dans un autre "monde:

"Si tu passes cette porte, tu auras un autre ciel au-dessus

de ta tête, et un autre sol sous tes pieds".

 

Lorsqu'on franchit la porte, parfaitement ronde, on en

forme soi-même le centre. On retrouve ici l'influence de la

philosophie taoïste, où l'homme s'intègre à l'univers, où il

est une partie de la nature. Le jardin chinois n'est pas

l'œuvre du hasard, tous les éléments sont choisis pour leur

signification symbolique.

Le jardin reflète la nature, dans ses composantes

végétales, minérales... liquides! Le jardinier en est le

créateur et doit respecter l'équilibre naturel.

Nous sommes loin du « jardin à la française », bien clair,

bien symétrique, contrôlé, maîtrisé... Comme si l’on pouvait

maîtriser la nature. C’est comme vouloir empêcher les

escargots de manger vos salades… un combat perdu

d’avance !

PHOTO Xiao Long

Mais si lorsqu’on parle de jardins chinois, on voit un bel

espace fleurit avec de beaux arbres centenaires, un petit

pont par ci, une porte de lune par là… le concept de jardin

évolue lui aussi en Chine et sans azalées pourpres, sans

glycines ou pivoines, sans pagode ni chemins détournés…

A Zhongshan, tout près de Canton, le Parc du chantier naval

est un exemple de jardin « moderne ». Cette bulle verte de

11 hectares, posée sur une île au milieu de la ville en pleine

agitation, est une création originale et audacieuse

accessible depuis 2002.

Avec ce parc, le paysagiste Kongjian Yu réhabilite une

friche et ses hangars, l’histoire du lieu s’intègre au jardin

et ce n’est pas sans surprendre. Si le Feng Shui préconise

les chemins tortueux, l’architecte ici a choisi les lignes

droites afin de mieux correspondre au lieu et aux éléments

subsistants de cette friche industrielle des années

cinquante : machines, navire, voie ferrée, bâtiment

métallique… Les designers Kongjian Yu, Wei Pang,

Zhengzheng Huang, Qingyuan Qiu et Shihong Lin ont su

exploiter l’existant à merveille. Les perspectives sont

multiples, les promeneurs ne risquent pas de s’y ennuyer…

Le Zhongshan Shipyard Park est un espace écologique

nouvelle génération : les plantations sont adaptées à

l’environnement : pour éviter les montées des eaux

intempestives et dangereuses pour la ville, ce fils de paysan

a imaginé une « ville éponge » en bâtissant des berges en

terrasses successives, donc sur plusieurs niveaux et ces

terrasses sont stabilisées par des végétaux choisis avec

discernement. Ainsi, lors des crues de la rivière Qijiang,

ces berges forment une sorte de barrages qui absorbe en

partie les eaux montantes et permet de préserver la

stabilité des berges.

On retrouve ici l’idée d’adapter son jardin à la nature

environnante. Cette idée sera sans aucun doute à mettre en

pratique par tous , car il nous faut prendre en

considération les conséquences qu’induit le changement climatique.🌞


 


 


 


 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
2 novembre 2024 6 02 /11 /novembre /2024 14:10

 

Un restaurant 100% robotique … ça existe !

Des robots qui prennent les commandes, on connaît déjà, le Japon et la Chine nous ont déjà fait quelques surprises dans ce domaine. Mais dans un restaurant de Guangzhou, il n’y a pas d’employé du tout !

Le « Foodom » utilise 46 types de robots différents et ils sont partout ! Les serveurs sont des robots (ils doivent avoir un petit air guindé quand même…), mais pas que !

Les robots font les cocktails (eh oui ! et ils ne les boivent pas…), servent les bières (ils lisent les étiquettes ? ou regardent, émus, les canettes de métal qui leur rappellent un petit frère ?), confectionnent les burgers , les salades (pas dur ! y’a qu’à mélanger un peu tout…), les desserts (ils portent des gants et des charlottes en papier ?)…. et vous l’amènent à votre place.

Et en plus, en coulisses, les machines s’attèlent également à faire la plonge, réceptionner les livraisons et assurer le stockage des différents produits !

 Les propriétaires ont sans doute la chance de ne pas avoir à faire à des revendications syndicales de leurs robots …. Il reste à gérer les professionnels qui en permettent le fonctionnement de ces petites bêtes: programmeurs, ingénieurs, managers de restaurant … chefs (top ! les chefs !) … et autres analystes de marché…

Les visiteurs prennent place dans un décor mi-pop/ mi futuriste et passent commande à partir d'un écran tactile qui présente le menu du restaurant. Une fois que vous avez choisi et confirmé (touche "valider" !), les informations sont transmises, et le plat « se » prépare et 5 minutes après le repas est servi - ben, oui, pas de bla bla en cuisine !!!  (Ça fait rêver… Xiao Long connait un restaurant où le plat met … un temps certain avant d’arriver ! On peut même faire sa sieste postprandiale par anticipation !!!) .

Et, tout est cuit impeccablement selon la recette initiale, à la seconde près!

PHOTO Xiao Long


 


 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
26 octobre 2024 6 26 /10 /octobre /2024 12:53

 

Bientôt la saison où les calendriers vont commencer à tomber dru : celui de la Poste, des pompiers, des préposés au ramassage des ordures ménagères, du Club de Bridge, de la Maison de Retraite, et associations diverses… De quoi devenir collectionneur (bien malgré soi…). Malheureux calendriers que l'on ne regarde plus guère.... A quand la "dématérialisation"? (ah, oui, mais ce serait aussi celle des "étrennes"...)

Le calendrier chinois n’est pas exactement comme le nôtre : il est soli-lunaire. Les mois sont des mois lunaires, c'est à dire que le premier jour de chaque mois est la nouvelle lune et que le 15e jour est la pleine lune (jusque là, on suit…).

Mais comme dans une année solaire il y a douze mois lunaires et plus d'une dizaine de jours (au secours !), on ajoute sept mois intercalaires ( rùnyuè) au cours de dix-neuf ans (vous pouvez refaire les calculs si vous voulez vérifier…), pour que l'année reste dans l'ensemble une année solaire (toujours là ?).

Selon la tradition, le premier système calendaire fut créé par l'Empereur Jaune en 2637 ! Au cours des siècles les chinois ont modifié leur calendrier pour qu’il suive au mieux la réalité des phénomènes astronomiques.

 Le calendrier a toujours eu une grande importance dans la civilisation chinoise : l’Empereur, « fils du ciel », reçoit un mandat céleste. Le calendrier qui régit la vie de l’état se doit d’être en phase avec les phénomènes célestes. Ce calendrier luni-solaire (yīn yáng lì : 陰陽 ), n’est pas simple :une dérive sur les dates des saisons existe même si elle reste peu visible, et les écarts aux phases lunaires sont bien marqués. Chaque année la présentation du nouveau calendrier et le début des saisons étaient autrefois un événement majeur dans la vie de l’Empire. La production du calendrier était un monopole d’état, toutes réalisations « non autorisées » étaient punies de mort.

 

PHOTO Xiao Long

 

Le calendrier traditionnel chinois actuel (Shí xiàn lì : 時憲 date de 1645, la dernière réforme a été faite par le jésuite Adam Schall (1591 – 1666) astronome impérial à Pékin, directeur du « Bureau astronomique ( !) impérial » (qīn tiān jiàn : 欽天監[]).

 Cette réforme a eu lieu sous le règne du troisième empereur Shùnzhì (順治), dynastie des Qīng (dernière dynastie, d’origine mandchoue, à avoir régné sur la Chine).

Le calendrier grégorien fut officiellement adopté par la République de Chine en 1912 mais du fait des habitudes populaires et de l’occupation du nord par les Seigneurs de la guerre, il fallut attendre le 1er janvier 1929 pour qu’il soit appliqué dans tout le pays.

Bon, après tout ça, quel jour sommes nous déjà ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
19 octobre 2024 6 19 /10 /octobre /2024 12:36
PHOTO Xiao Long

 

Xiao Long est un amateur invétéré de citations et il a souvent croisé Confucius sur la route des proverbes. Pourtant que sait-on de cet homme qui ne semble même pas porter un nom chinois?

Confucius  孔夫子 kǒngfūzǐ, ce qui signifie « Maître Kong » a été latinisé en "Confucius" par les jésuites (mais c'est bien sûr!). On l'appelle aussi parfois 孔子kǒngzǐ. Né en 551 av. J.-C. à Zou et mort en 479 av. J.-C. à Qufu, il est l'un des  personnages historiques phares de la civilisation chinoise.

Premier "éducateur" de la Chine, son enseignement a donné naissance au "confucianisme" (et voilà, on pense un peu et on se retrouve coincé dans un système en "isme"!). Cette doctrine politique et sociale a même été érigée en "religion d'État" dès la dynastie Han et on ne s'en écarta officiellement qu'au début du XXe siècle. 

 

PHOTO Xiao Long

Sa longue vie en (très) bref:

Selon la tradition, son père, Shu Liang He, descendant de Yi Yin, premier ministre de Cheng Tang, fondateur de la dynastie Shang, gouverna la principauté de Lu (Shandong). Il mourut alors que Confucius n’avait que trois ans, laissant sa famille dans la pauvreté. Dès l’âge de dix-sept ans, grâce à un goût précoce pour les livres et les rites, Confucius serait devenu précepteur. Il se maria à dix-neuf ans et eut trois enfants (un fils, Kong Li  et deux filles). Pour vivre, il effectuait probablement des tâches administratives pour le chef de province. La légende dit qu’il aurait rencontré Lao Zi  老子 en allant consulter des annales, et qu’il en aurait été si fortement impressionné, qu’il n’aurait plus parlé pendant trois jours ou un mois(?!).

Après quelques emplois subalternes à la cour de son prince, il devint Grand Ministre de la Justice de Lu. Il quitta son poste de Ministre et en -496 et partit pour quatorze années d’errance, à la recherche d’un souverain capable de l’écouter. "Chien sans maitre" Confucius se demandait " "Suis je donc comme une courge amère qui ne peut que pendre à sa tige et qui n’est pas mangeable ? " Il rentra enfin définitivement à Lu pour se consacrer jusqu’à sa mort à l’enseignement et à la compilation de textes anciens.

 

Les (très) grandes lignes de sa pensée:

Un homme ne peut se contenter de "vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages" (et pourtant parfois, il aimerait bien...), il lui faut vivre en bonne société avec ses semblables. Confucius instaure un ensemble de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. La Chine était alors divisée en royaumes indépendants, les luttes pour l’hégémonie rendaient la situation instable et l’ancienne dynastie des Zhou avait perdu le rôle unificateur et pacificateur que lui conférait le "mandat du Ciel". Confucius voulait donc restaurer ce mandat du Ciel qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur vertueux.

Confucius développe entre autre la notion de "Junzi" (gentilhomme): où l'on parle de noblesse de cœur et non de noblesse de sang. Son enseignement était ouvert à tous. Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays Elle s’accompagne cependant d’un devoir de (respectueuses bien sûr!) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction.

 De nombreux lettrés chinois, se réclamant à juste titre de l’enseignement de leur Maître, ont quand même péri ou ont été bannis, pour avoir osé critiquer l’empereur quand celui-ci, sous l’emprise d’une clique du harem ou de prêtres taoïstes, ne prenait plus soin de son peuple et laissait le pays sombrer dans la famine ou la guerre civile. Confucius attache une grande valeur à l'exemple: si le gouvernant mène une vie exemplaire, alors le citoyen fera de même et donc l'Etat sera prospère, l'homme sera heureux.

 

Mettant l’homme au centre de ses préoccupations, Confucius n’a pas fondé de religion au sens occidental du terme, même si un culte lui a été dédié par la suite. Il fonde une morale  structurée par les  "rites"  et vivifiée par la sincérité, mettant l’accent sur l’étude et la rectitude. La lecture des "Entretiens" de  Confucius montre qu’il ne voulait pas être un maître à penser, et qu’au contraire il voulait développer chez ses disciples l’esprit critique : " Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui".

Confucius considérait que l’homme doit se conduire sur la base de cinq vertus : la bonté, la droiture, la bienséance, la sagesse et la loyauté. Le respect des parents, de la vie et de la mort était également un de ses concepts clés.

 

Le film (en bref évidemment):

Un film sur Confucius est sorti, non sans faire de vagues, en 2010: Chow Yun Fat  (Tigre et Dragon) y joue le rôle titre. La vie de Confucius y serait par trop "romancée » selon la critique.

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
28 septembre 2024 6 28 /09 /septembre /2024 15:47

Qui n’a pas  un jour, utilisé du baume du tigre ? Mais d’où vient le baume du tigre de Aw ?
Voilà un curieux personnage!
Entrepreneur et philanthrope
Aw Boon Haw  (胡文虎 , pinyin : Hú Wénhǔ , né en 1882 à Rangoon (Birmanie), mort en 1954 à Hong Kong)  a créé et commercialisé le fameux "Baume du tigre", appelé souvent "Baume chinois". Fils d'un Birman chassé de Chine, qui exerçait la profession d'herboriste, il développa une grande curiosité pour les plantes médicinales. Il hérita avec son frère de l'officine paternelle et développant les recherches de son père, lança une pommade fortement mentholée censée tout soigner (ou presque) migraines, états grippaux, douleurs articulaires, musculaires... 


Ce baume miraculeux fut baptisé "Baume du Tigre" (peut-être un clin d'œil avec son prénom, Wen Hu? Hu signifie "tigre". Même s'il parait que cette recette n'est pas inédite et qu'elle s'inspire largement de celle d'un baume inventé par le médecin et herboriste de l'Empereur (de Chine bien sûr, même si on ne nous dit pas lequel...), Aw eut du succès jusqu'en Chine et à Hong Kong.
 

PHOTO Xiao Long


Ne reculant devant aucun sacrifice pour faire sa "pub", il ouvrit à Singapour puis à Hong Kong des jardins publics décorés de nombreux tigres, dragons et autres figures mythologiques (Le "jardin du baume du tigre" à Hong Kong, mais oui, ce n'est pas une blague! Un peu kitsch quand même...), il lance même des journaux ("Sing Tao" en 1939 et "Hong Kong Standard" en 1949, il financera aussi de nombreuses écoles en Chine, et se montrera généreux mécène pour les cercles littéraires...


Bref, grâce à ce "miraculeux" mélange de camphre, menthol, clou de girofle, menthe, cajeput, cannelle et j'en passe, tous les pratiquants de Tai Ji Quan peuvent soulager leurs muscles et leurs articulations endolories après les cours d'une intensité fulgurante J (!)… ou s'y préparer...
 



 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 17:21

 

En  fēng shuǐ, comme dans bien d’autres domaines, plusieurs écoles cohabitent :

L'école de la forme:
Pour subsister autrefois, l'homme devait bien connaitre son environnement (Nous devrions peut-être suivre cet exemple parfois et arrêter de construire n'importe où...). Nourriture et refuge sûr étaient élémentaires (pas de réfrigérateur et de course à faire au supermarché, pas toujours de maison avec porte qui ferme !). C'est en observant la nature (et en subissant ses aléas) qu'il apprit à définir les meilleurs endroits pour construire un abri, protégé du vent, proche de l'eau, etc. ... et à connaitre les meilleurs endroits pour trouver de quoi se nourrir.


Pour l'école de la forme, la "maison" doit donner vers le sud, "Phoenix Rouge", surplombant la vallée, et être proche d'un point d'eau. La construction est protégée au nord par la "Tortue Noire", la montagne. Elle est encadrée à l'est par le "Tigre Blanc", à l'ouest par le "Dragon Vert", colline un peu plus haute que celle du tigre.

Les couleurs ne sont pas choisies au hasard, juste pour faire joli... Le Rouge est au Sud, c'est le Feu (apogée du yang). Le Noir est au Nord, c'est l'Eau (apogée du Yin). Le Métal (blanc, nouveau yin ) est à l'Ouest, le Bois (vert, nouveau yang ) à l'Est... L'élément Terre se place au centre, c'est la maison, associée à la couleur jaune, point d'équilibre du yin et du yang.

Bref, une position dominante, protégée à l’arrière et sur les côtés !
 

PHOTO Xiao Long


L'école de la boussole:
ne perd pas la tête et se sert d'une boussole classique ou d'un  luójīngpán (boussole chinoise) qui permettait aux géomanciens et aux astrologues d'étudier pour les premiers la terre, pour les seconds le ciel. Cet instrument détermine aussi l'énergie de chaque direction qui dépend des formations géologiques et des corps célestes qui s'y trouvent. L'interprétation de ces énergies dit si le site est propice, ou non, à celui qui veut y bâtir sa demeure ou... s'y faire ensevelir.


Ces interprétations sont fondées sur le * yì jīng, livre qui contient 64 hexagrammes (si je vous dis qu'un **hexagramme est fait de deux trigrammes, vous me direz: "aaaah, oui?"...) que l'on retrouve sur le cercle extérieur du  luójīngpán).    

* Livre des Mutations,
le  yì jīng est un des livres fondamentaux, un des classiques  de la pensée chinoise.
** Un hexagramme (六十四卦 liùshísì guà) est un symbole constitué de traits YIN (courts) et de trait YANG (longs) utilisé dans le  yì jīng. Exemple le ciel, pur yang  est fait de six traits horizontaux longs : 
Trigramme qián du Yi Jing La terre, pur yin et représentée  par six lignes formées chacune par deux traits courts :Trigramme kūn du Yi Jing


Nous n'allons pas passer en revue toutes les écoles existantes (ouf!), elles apportent chacune un éclairage différent d'une même réalité et les grands principes de base sont toujours identiques: rester en harmonie avec la nature (tao), équilibrer les énergies (yin - yang), faire circuler les énergies, les souffles.


Le but du Feng Shui est de créer un environnement dans lequel l'énergie circule librement pour favoriser la santé mentale et physique des occupants des lieux. 


Par exemple, les cartons accumulés sous l'armoire ou les chaussettes  en tas sous le lit, ne sont pas "Feng Shui" et bloquent la circulation d'énergie (même si les odeurs, elles, circulent...)

Voilà un argument en béton pour dire aux enfants (et aux plus grands?) de ranger leur chambre...
 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 14:59

La conception d’un monde selon les principes de « Tao », « Ying Yang », « Wu Xing » (5 mouvements) s’applique à tous les domaines. La médecine ne fait pas exception.

C’est une vision globale, « ronde », dans laquelle tout est lié, où les éléments se correspondent et se répondent. Nos habitudes  occidentales sont plus « carrées », une chose se considère en tant que telle, indépendamment des autres, sans aller chercher trop loin les interactions…

La médecine chinoise cherche à harmoniser un ensemble en mutations permanentes, elle travaille sur les souffles, sur de l’impalpable. La médecine plus classique cherche à supprimer un symptôme plus tangible, de surface (et ça fait du bien, il faut le dire… mais, tout n’est pas réglé pour autant…). Elle a parfois tendance à nier en bloc le non visible, le non mesurable. S’il n’y a rien à tâter, à couper… elle reste perplexe.

Mais, pas question ici de jeter bébé avec l’eau du bain ! Ces deux approches sont complémentaires, on ne peut que regretter qu’elles ne soient pas « fondues » dans un grand tout, pour la plus grande joie (et santé) de nombreux malades… Ce serait un beau Yin Yang, non ?

Le plus ancien ouvrage de médecine traditionnelle chinoise est le Huangdi Nei Jing (), Classique interne de l'empereur Jaune. La rédaction de cet ouvrage est attribuée au mythique Empereur Jaune. Il se présente comme un dialogue entre l'Empereur Jaune et Qí Bó (岐伯), son médecin et ministre (déjà du cumul de fonction…).

L'Empereur Jaune aurait régné de -2697 à -2598 avant J.-C. (soit 100 années) et aurait notamment mis en place l'administration chinoise, développé l'écriture, inventé l'acupuncture ainsi que le cycle sexagésimal des dix troncs célestes et des douze rameaux terrestres. Il fait partie des cinq Empereurs légendaires. Cet Empereur a-t-il existé ? A-t-il rédigé ce recueil ?

N’est ce qu’une « compil » réalisée durant la période couvrant les Royaumes combattants et la dynastie Han ? La réponse ne sera guère plus précise que celle fournie habituellement aux questions : « Le Roi Arthur a-t-il existé ? Homère a-t-il écrit l’Iliade ?  Encore une question : L’essentiel n’est-il pas que ces ouvrages existent, tout simplement ?

Ce recueil comprend deux parties de 81 chapitres: le Sùwèn (素問, Questions élémentaires) et le Língshū (靈樞, Pivot de l'esprit). Tous les aspects de la médecine y sont abordés, on y évoque plus particulièrement le traitement par acupuncture. On y parle de l'usage de poinçons de pierre qui auraient pu être utilisés avant l'apparition des aiguilles en métal : Cette méthode était appelée bian jiu1. Ce traité vise à rétablir l'harmonie de l'homme avec la nature.

Et comme souvent, il existe plusieurs versions de ce recueil « unique »… celle de Wang Bing (762), une autre retrouvée au Japon, celle de Yang Shang Shan, proche de la version de Shenzong (1070) , celle de Li Nien Wo, plus tardive puisque sous la dynastie Ming...

Mais, bon, quelle qu’elle soit, le fond reste identique : une analyse de la place de l’homme dans l’univers, conformément à la conception taoïste.

L'ouvrage étudie les dérèglements selon les saisons, les variations du teint, les subtilités des pouls, l'état des cinq organes, des cinq saveurs, des six énergies… Il précise le maniement de l'aiguille, et la pratique des moxas (technique de stimulation des points d'acupuncture par la chaleur), afin de rétablir l'harmonie entre le haut et le bas, entre l'intérieur et l'extérieur.

 

PHOTO Xiao Long

 Xiao Long a choisi quelques passages du Sùwèn qui n’ont pas prit une ride… De quoi « méditer » sur un nouvel « âge d’or » qui ne peut s’atteindre sans quelques efforts et/ou changements de trajectoire…

De la pureté naturelle dans la haute antiquité

Il y eut jadis un Empereur Huángdì. Perspicace dès la naissance, disert dès le jeune âge, il fut sage dès l'adolescence, grandit en droiture et en finesse, puis ayant achevé sa tâche, il monta au ciel. Il dit au Maître Céleste Qí Bó :

« – On m'a rapporté que, dans la haute antiquité, on vivait centenaire sans que l'activité faiblisse. Les gens d'à présent sont déjà affaiblis à 50 ans. Est-ce par suite d'un changement d'époque ou par la faute des hommes ?

– Obéissant au Dào, les anciens se modelaient sur le Yīn-Yáng et se conformaient aux Nombres. Ils étaient modérés dans leur alimentation et réglés dans leurs activités. Ils évitaient le surmenage, se gardaient de détériorer leur corps et leur esprit, se permettant ainsi de vivre un siècle. Les gens d'à présent n'agissent plus de même, ils se gavent d'alcool, sont téméraires et luxurieux. Les passions épuisent leur essence et dilapident leur Souffle naturel. Insatiables et inconsidérés, ils se livrent à leurs penchants, vont à l'encontre des vraies joies de la vie, s'agitent sans mesure et se fatiguent prématurément.
Les Sages de la haute antiquité apprenaient à chacun à éviter à temps les « perversions d'épuisement et les vents pirates », et à maintenir, par le calme et la concentration, leur souffle naturel dans la docilité, à bien contenir leur esprit à l'intérieur de telle sorte que les maladies soient sans prise. Grâce à la restriction des appétits et à la contention des velléités, le cœur demeure paisible et sans émoi, le corps travaille sans s'épuiser, le souffle suit un cours régulier et chacun d'eux est satisfait. Appréciant leur nourriture, contents de leur vêtement, joyeux dans leur médiocrité, sans envie pour de plus hautes conditions, les gens étaient ce qu'on appelle « simples ». Aucune cupidité ne ternissait leur regard, aucun dérèglement n'atteignait leur cœur. Gens ordinaires ou savants, sages ou non, tous ignoraient les émois, car ils se conformaient au Dào. Ils atteignaient cent ans sans que leur activité se lasse car leur vertu était sans défaillance. »

Poème :

« Dans le calme, on atteint l’état de non-agir, pour tout faire.

Dans le calme profond, on arrive à atteindre un objectif plus loin, plus complet.

Dans l’état de calme profond, dans la joie du vide et du non-avoir, alors l’énergie véritable se produit,

Si l’essence et l’esprit sont conservés à l’intérieur, d’où la maladie pourrait-elle venir ? »

 

Allez, « calme et voie du juste milieu »…  une petite méditation là-dessus, un bon petit repas équilibré en saveurs et couleurs et … au dodo !

 

PHOTO Xiao Long

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE DES PAGES et DES IMAGES
2 septembre 2023 6 02 /09 /septembre /2023 17:10

 

五行 !

On les trouve sous différentes appellations : 5 éléments, 5 phases, 5 agents …  « Wu » signifie 5 et là nous sommes tous d’accord. « Xing » , signifie marcher, aller, agir et induit un processus, un mode d’action, le terme « phase » est plus proche que le terme « élément ».

     Il est question du bois, du feu, de la terre, du métal et de l’eau.

, mù, « bois »

, huǒ, « feu »

, tǔ, « terre »

, jīn, « métal »

, shuǐ, « eau »

Ces notions apparaissent sous les Royaumes Combattants (Vème-IIIème siècle). Ce là ne date pas d'hier donc!!!

Tout un système de correspondances est né qui nous servira bien si l’on veut mieux comprendre la pensée chinoise, la médecine et… nos exercices de Qi Gong !

Comme le principe Yin/Yang, les Wu Xing sont des incontournables si l’on veut aller plus avant dans la découverte de nos disciplines.

Il y a donc une notion de dynamique dans les Wu Xing que le mot « élément » ne rend pas. Cette théorie veut mettre un peu d’ordre dans les phénomènes naturels et humains, cosmiques et sociaux, par un jeu subtil de similarité, de correspondances et de liens qui soutiennent une transformation permanente.

Car tout est mouvement.

 Chaque chose croit, se transforme puis régresse. Deux cycles gèrent toute chose et permettent de maintenir ou de rétablir l’équilibre:

Génération  (métal eau bois feu terre métal)

et domination (métal bois terre eau feu métal)

La « logique » est la suivante :

Le MÉTAL peut être fondu, il devient liquide l'EAU; L'EAU fait pousser les arbres le BOIS; Le BOIS peut produire du FEU; Le FEU peut brûler les végétaux qui vont donner de la cendre, une sorte de TERRE; La TERRE contient des minéraux, du MÉTAL.

 D’un autre côté l’équilibre peut être maintenu car :

Le MÉTAL tranche le BOIS; Le BOIS  puise sa force dans la TERRE ;

La TERRE absorbe l'EAU ; L'EAU  éteint le FEU; Le FEU fait fondre le MÉTAL.

 

Tout est correspondances.

Ainsi le Feu correspond à l’Été, à la direction Sud, à la couleur rouge, à la joie… au Cœur.

Le Métal correspond à l’Automne, à la direction Ouest, à la couleur blanche, à la nostalgie, la tristesse… Au Poumon.

L’Eau correspond à l’Hiver, au Nord, au noir ou bleu nuit, à la peur … au Rein.

Le Bois correspond au Printemps, à l’Est, au vert, à la colère… au Foie.

La Terre correspond à la saison intermédiaire, au centre, au jaune, à la rumination… à la Rate.

Dans le Qi Gong des 5 Animaux par exemple, on retrouve ces notions, ce lien entre émotions et organes…

On trouve fréquemment des cercles représentant ce cycle. Il faut savoir que dans les représentations le Nord est en bas, le sud en haut…

Dans certaines le Jaune, la Terre est au centre ; dans d’autres, elle se glisse entre le rouge et le blanc…

 Le système est très complexe et il existe des tableaux de correspondances très complets, mais pour nous, il n’est pas nécessaire de nous perdre dans les méandres complexes de la médecine chinoise.

Il suffit de connaitre les principes de base, de savoir que les wǔxíng) sont fondamentaux pour nos disciplines.

 Et que par ce biais et le jeu entre notions, un équilibre peut-être maintenu ou rétabli afin d’obtenir une harmonie qui permet la vie dans de bonnes conditions.

Nos « organes » forment donc une grande famille et pour rester en bonne santé, il faut que chacun reste à sa place et fonctionne correctement, en belle harmonie avec ses partenaires.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans QI GONG CULTURE

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

.