Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:21

 

A plusieurs reprises, la question des différences entre formes longues a été posée à Xiao Long qui a parcouru de nombreuses montagnes pour essayer d’y voir plus clair de son œil de dragon.

Il est vrai qu’on peut être facilement désarçonné au premier abord : on parle de 85, de 88, de 103, de 108… et j’en passe. Cependant, le mal n’est pas très profond… Certains comptages associent des mouvements que d’autres dissocient. Il n’y a que très peu de vraies différences.

Voici donc un article pour ceux qui voudraient se lancer sur la longue piste des similitudes et différences…

Entre 85 et 103 :

1ère partie identique (ouf !)

2ème partie :

Tout va bien jusqu’au repousser de singe, mais là au lieu de faire du « trois en un » (comme les shampoings), on dissocie dans le comptage chaque « repousser » (un pour la gauche, un pour la droite et un pour la gauche de nouveau : donc trois mouvements et non un seul).

On remet ça avec les nuages que l’on sépare, donc de nouveau trois mouvements au lieu d’un seul.

De même pour « séparer les pieds à droite et à gauche »  qui compte pour deux et non pour un dans la 103. Plus loin, même opération pour les « brosser de genoux ».

Enfin, nous voilà tranquilles un petit moment. Mais déjà la fille de jade se pointe avec sa navette à lancer et de nouveau le comptage est perturbé : chaque « fille de jade » compte pour un mouvement à part entière alors que dans la 85 un « mouvement » comprend les quatre « filles de jade ». Et le « parer à gauche » est dissocié du « saisir la queue de l’oiseau ».

3ème partie :

Les trois nuages à nouveau comptent pour trois mouvements distincts. Même topo pour nos petits singes que l’on repousse… Et un dernier petit tour de nuages….

DONC : la forme est identique, les différences se situent juste dans le «  découpage ». Cette opération  s’est faite dans les années 90 (96 d’après mes sources).

 

Et la 88 ?

Il y a quelques réelles différences avec la forme 88  plus ancienne, qui, par exemple, comporte bien aussi trois séries de nuages, mais deux séries de 5 nuages  et une de trois, au lieu de trois séries de trois nuages (différence de météo sur l’axe Nord Sud ?). Dans la 88, les nuages forment un seul « mouvement »  (et non 5 ou 3 dissociés). Les coups de pieds (mouvements 30 et 31 de la 88) sont dissociés, associés dans la 85. Et ce brave serpent ne darde pas la langue au même moment… Mais sinon, ce ne sont que quelques détails de « découpage »…

 

PHOTO Xiao Long

 

Et la 108 ?

Et bien là, dès la queue de l’oiseau les choses se corsent !!!! Car chaque technique :lan che wei,  peng, lü, ji an, compte pour un « mouvement »… Pareil pour les trois « brosser de genoux » de la partie 1, ils sont comptés un par un. Ce qui fait qu’à la fin de cette 1ère partie la 103 est au mouvement 14 et la 108 au mouvement 21 !!! Entre le tigre rapporté à la montagne et le poing sous le coude, la 108 insère le peng, lü ji an…et un simple fouet.

Pour compenser, la 103 dissocie les « repousser de singe » que la 108 associe… Pour se venger la 108 intercale avant le simple fouet de la 103 des « peng, lû, ji, an » de nouveau (et toc !). Mais la 103 ne se laisse pas faire et dissocie les nuages que la 108 avait regroupés ! Un petit coup de poing se glisse avant le « ban lan chui » (avancer, bloquer, frapper) et du coup, en fin de partie 2, nous voilà avec un score de 58 mouvements pour la 108 au « croiser des mains » contre 51 pour la 103…

Attention, on s’attaque à la 3ème partie : de nouveau un brin de peng, lü, ji an entre tigre rapporté à la montagne et simple fouet oblique. Et « séparer la crinière du cheval » qui compte pour trois (et non pour un ! C’est un cheval à crinière particulièrement abondante !). Encore un peng lû ji an avant le simple fouet. Le 103 sépare ses nuages de nouveau (non, mais !!!). Du coup le coq d’or se coupe en deux dans la 108 (pauvre bête !), alors le singe se fait repousser en trois fois dans le 103 et les nuages se séparent en trois aussi! La main qui perce du 108 se prend un mouvement pour elle toute seule. Et un petit coup de poing se glisse de nouveau avant le pas an avant, bloquer, frapper. Si je ne me suis pas perdue en route, je crois que l’on est arrivé à la fin du match… 103 pour les uns et 108 pour les autres… Pfffff ! Xiao Long en a les écailles toutes ébourifféees..

 

 Pour les amateurs de casse-tête chinois gratinés, je suggère de poser les listes de mouvements des différentes formes sur le sol et de chercher les petites bêtes… Elles ne sont vraiment pas bien méchantes tout… compte(s) fait(s) et cela occupe bien , le soir à la veillée, quand la bruine ne cesse de tomber.

 

 L’essentiel est préservé : il y a bien trois parties : Terre, Homme et Ciel, leurs proportions sont sauves et la Terre est bien petite pour supporter l’Homme (…) Heureusement que le Ciel est immense et domine tout ! Chaque partie se termine harmonieusement par une fermeture apparente et un croisé des mains qui nous permet de rapporter le tigre à la montagne !

 

Le « Grand enchaînement » de 108 mouvements est la pluie qui alimente toutes les rivières des autres enchainements.

Qu’il s’agisse de la 108 de Yang lu Chan, de la 88 ou de la 85/103 l’esprit est le même. Peu importe alors que le découpage soit effectif, qu’il soit ancien ou récent. Le travail de mémorisation, de concentration est identique. Le plaisir que l’on a à exécuter cette forme longue, le bien être que l’on ressent, est identique.

Et..

Il en est des formes comme des noms : le coq peut se transformer aisément en faisan ou en cigogne…. Le volatile reste d’or sur une patte !!!

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 13:50

 

C'est l'été (même en Normandie où il r'pleut un peu...). Certains d'entre vous ont la chance de passer des vacances au soleil, tranquilles...(ou presque) au bord de l'eau (ou presque), enfin... à condition de trouver un petit centimètre carré de sable libre... entre une bande de bambins joyeux qui construisent des châteaux à grands coups de pelle et quelques bavards qui racontent leur vie que l'on n'imagine pas si longue... Ah, les joies de la plage... 

A moins que vous ne soyez allongé dans un hamac, au milieu de la vaste pinède, à écouter les cigales... Mais nous ne sommes pas les seuls à apprécier leurs chants...

 

La cigale est un des plus anciens symboles de la Chine. Ses métamorphoses successives en ont fait un symbole de résurrection. Il est dit dans un texte ancien que Lao Zi se transforma en immortel "laissant sa dépouille comme le ferait une cigale...". Les cigales ont d'ailleurs la réputation de se nourrir de rosée, la boisson des immortels.

On s'attend à la voir apparaître en été et à l'entendre jusqu'à l'automne. Si elle ne se montre pas, cela ne peut être que néfaste. Ce que l'on décrit souvent comme une palmette sur les bronzes anciens est déjà en réalité une cigale stylisée, la tête faisant bloc avec un corps effilé.

Sous les Han, des amulettes de jade en forme de cigale étaient placées sur la langue des défunts.

 

Plus tard, on la trouve iconographiée, opposée à la mante religieuse, son ennemie mortelle qui, elle, est  symbole de courage sans faille, mais aussi exemple d'avarice et d'obstination... (Serait-ce notre fourmi déguisée?)

 Et bien, alors, chantez, maintenant...

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 09:15

La perle est considérée comme un objet yang, porteur de vie.

Il est dit que, dans l'Antiquité, on déposait une perle dans la bouche des morts: elle serait alors symbole de renaissance et d'immortalité.

Elle est une protection, une arme (Le Souverain du Sud possède, pour arme, un "parapluie chaotique" fait de perles), un talisman contre le feu, l'eau, la poussière...

Elle protège aussi des regards (sur les coiffures antiques impériales des "rideaux de perles" pendaient devant et derrière...)

De façon plus courante, la perle est  symbole de prospérité, de beauté, de pureté...

 

Dans la symbolique bouddhiste, elle fait partie des "8 précieux", attributs principaux de la puissance de Bouddha. La "perle flamboyante" devint la "perle lumineuse des nuits", la "mère perle " (çintamani ou gemme qui exauce les voeux).

Dans la symbolique taoiste, assez complexe, on retiendra essentiellement que la "perle flamboyante" ou "fleur d'or" symbolise le souffle Un, l'énergie vitale primordiale.



PHOTO Xiao Long

 

Le plus souvent, la perle est représentée accompagnée d'un dragon : le dragon jouant avec le soleil ou la symbolique de la lune de printemps? Ou encore la perle symbole du tonnerre - ce qui irait bien avec le dragon, souvent associé à la pluie...).

Quelquefois  deux dragons l'entourent et luttent pour cette "perle lumineuse", posée sur de petites flammes. Dans les légendes, il est un dragon "Gardien de trésors" qui, dissimulé au fond d'un gouffre, conserve une perle lumineuse sous son menton (ou dans sa barbe parfois).

Conclusion: Comment se passer de ce talisman? C'est tout simplement impossible!

Voilà donc, Mesdames, le bon argument pour s'en faire offrir un beau collier... Bon, on peut essayer... (et c'est quand même plus smart que la friteuse pour la fête des mères, non?)

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:20

La boxe du startège Sun Bin (Sun Bin Quan) mérite le détour. Connue sous le nom de "boxe des longues manches"(Chang Xiu Quan), on imagine déjà mieux la chose: les pratiquants de cette boxe avaient coutume de s'entrainer avec leurs manches s'étirant jusqu'à leurs doigts.

 

Et ceux qui ont lu quelques romans de Van Gulik, savent que sous la dynastie des Tang, les femmes qui évoluaient dans les milieux à risques, chanteuses, courtisanes, prostituées, apprenaient à frapper les importuns avec leurs longues manches lestées avec des oeufs de fer (et pas en chocolat!!!).

Dans le roman "Le motif du saule",une acrobate utilise ses manches pour tuer un agresseur, avant de casser le bras d'un autre! Un seul coup, bien placé, les libérait des admirateurs trop empressés...Discrétion et efficacité assurées!

 

PHOTO Xiao Long

 

Il existait aussi dans la panoplie vestimentaire des écharpes plombées, armes insoupçonnables, souvent utilisées par les tueurs à gages chinois. D'un mouvement sec, ils étaient capables de broyer la gorge d'un adversaire, comme on peut le lire dans "Meurtre à Canton".

Il est vrai que cela "plombait" un peu l'ambiance... si on peut dire!

 

La "boxe du Général Sun Bin" est une boxe du Nord, créée selon la légende par ledit général (380-316 av J-C), que l'on confond souvent avec Sun Zi (544-496 av J-C), auteurs tout deux d'un ouvrage nommé l'Art de la guerre.

Ce texte semblait être perdu, on doutait même de son existence, jusqu'au jour où l'on découvrit dans un tombeau des han de l'Ouest, en avril 1972, à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong, des lamelles de bambous, sur lesquelles était retranscrit non seulement les texte de Sun Zi, mais aussi celui de Sun Bin! Cela permit de distinguer nettement les deux auteurs et leurs spécificités.

 

Ce style n'apparait néanmoins, historiquement parlant, qu'à partir de la dynastie des Qing, lorsque Zhang You Chun l'enseigna à Yang Ming Li. On le pratiquait à Qingdao(province du Shangdong) où il est resté populaire.

Il existe plus de 14 formes en Sun Bin Quan. Ce sont les trois premiers enchainements qui sont connus sous le nom de "boxe des longues manches".

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 17:05

Le printemps s'installe et les papillons commencent à pointer les antennes... Le papillon a deux ailes... et une double symbolique:

D'abord, son nom "Tie" est un rébus homophone pour "Tie" qui veut dire avoir entre 70 et 80 ans!!! Ainsi offrir un objet orné d'un papillon suggère que l'on souhaite à son destinataire "honneur et richesse jusqu'à 80 ans"(euh, après...on verra!). Le papillon sortant de sa chrysalide représente le souhait de longue vie et symbolise parfois "l'aventure céleste promise au ver de terre que nous sommes".

 

Il est aussi symbole d'amour indissoluble comme le relate ce conte:

Deux jeunes gens, amoureux (bien sûr), ne furent pas autorisés à se marier (ah la la!, encore des parents qui ne comprennent rien!). Le jeune homme tomba malade et trépassa. La jeune fille allait pleurer sur la tombe du jeune homme lorsque la terre s'ouvrit: la jeune fille se laissa aller dans la tombe pour rejoindre son amant. L'année suivante, au printemps, deux papillons en sortirent et voletant de fleur en fleur, ils atteignirent Formose, que l'on surnomme depuis "le Royaume des papillons".

Moins dramatique, un autre conte existe: il nous parle d'un étudiant qui partit un beau matin à la chasse aux papillons. Pris par sa quête, il se retrouva par inadvertance dans le jardin d'un haut fonctionnaire. L'étudiant y rencontra la fille de celui-ci, d'une beauté envoûtante, il ne pouvait en être autrement... Il en tomba amoureux aussitôt!

 

Plus rarement, le papillon est le voeu d'unir bonheur terrestre et céleste, en particulier dans les dessins représentant des enfants jouant avec des cerf-volants en forme de papillon...

 

La prochaine fois que vous voyez passer un papillon… dites vous qu’il vous souhaite longévité et bonheur… ou contentez vous d’en admirer les couleurs, c’est déjà un bonheur !!!

 

Photo Xiao Long

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:48

On a parfois bien du mal à s’y retrouver…

Il y a La Forme:

On parle de LA Forme, de la forme traditionnelle (108), de la forme longue (108), du grand enchainement (108), de la forme originelle (108,  « intégrale » -?- je ne sais pas trop, sans doute avec plein de petits secrets ?), de la forme ancienne (108, toujours celle de Yang Lu Chan, fondateur du style Yang)… Bref, moi, je n’y vois qu’une forme apparente, la forme 108 mouvements de Yang Lu Chan…

 

 

Le style « Yang » est très riche, de nombreux maîtres ont laissé leurs empreintes… et leurs enchainements spécifiques : Chen Man Ching, Yang Sau Chung, Tung, Wang Ien Nien… et de nombreuses écoles sont nées… Il semble juste que certains tiennent à une appellation plus qu’à une autre… Mais de toutes les façons, l’important est LA pratique, le reste n’est souvent que guerre de « clochers » (enfin, de pagodes…). A quand une A.O.C?

« Bu hao yi si »  par avance, car je n’ai certainement pas été complète sur  ce sujet… Et il faut admettre que les informations sur la/les forme(s) – ne se bousculent pas vraiment et pourtant Xiao Long s’y est usé les griffes !…

 

Et puis, il y a les formes… Nous ne parlerons que de celles à mains nues que Xiao Long connait.

 

Alors, c’est parti !

 

En 1949 la République de Chine voit le jour.

En 1956 la forme 24 mouvements est crée par des experts réunis par le gouvernement. Parmi eux des représentants de la famille Yang. Cette forme vise à simplifier l’ancienne forme traditionnelle du 108. Le but est de la rendre accessible à tous, et l’introduire dans l’éducation de toute la population. La forme dite - forme de Pékin- se répand, non sans critiques (c’est une forme « politique », « officielle », « codifiée »…).

C’est cependant la plus connue à travers le monde.

 

En 1957, donc peu après, une forme longue comprenant 88 mouvements est proposée. C’est une forme officielle, codifiée, une simplification de la 108. La forme 108 est la forme « ancienne » de Yang Lu Chan et Yang Chen Fu.

Cette forme 88 est un tout petit peu différente de la forme 85, mise au point par Yang Zhen Duo (la forme 103 « redécoupée » par Yang Zhen Duo et Yang Jun, son petit fils, actuels représentants de la famille Yang.)

85 et 103 sont donc très proches de la 88. (C’est bon, on suit toujours ? Ou il vous faut un boulier ?)

 

 

En 1979,  la forme 48 est crée par des experts dans les 5 styles majeurs (Yang, Chen, Wu, Wu-Hao, Sun), appelés par le Ministère des Sports. Le 48 représente plus de difficultés que le 24, il est très technique, très équilibré, vivant, riche en déplacements et varié (Xiao Long l’aime beaucoup !! mais... le trouve plus dur, que l'enchaînement 88 dont la difficulté essentielle reste la mémorisation et la concentration sur la durée - une vingtaine de minutes ou plus si affinités...). C’était l’ancienne forme de compétition.

 

 Le 42 est crée en 1989 pour la compétition, plus rapide que la forme 48, elle a dû faire plaisir aux juges qui apprécient les épreuves plus courtes… C’est qu’en Chine, les participants sont un tout petit peu plus nombreux que chez nous… les journées doivent être bien longues derrière une table (et à noter ! pas à pique-niquer… !). La forme 42 est proche de la forme 48, elle aussi donc utilise les 5 styles. Elle apparaîtra pour la première fois « sur scène » en 1991.

 Les formes 42 et 48 n'étant pas "pur sucre", enfin "pur Yang", elles se positionnent un peu à part et ne sont pas considérées comme des formes "traditionnelles".

 

A la fin des années 1990 sont crées les formes  8 et 16, afin de développer les Arts Martiaux Chinois. Ce sont des formes pédagogiques. Quoi que l’on pense des codes et des simplifications, il faut avouer que ces formes rendent accessibles au plus grand nombre la pratique du Tai Ji Quan, qui ne cesse d’évoluer.

En cela, ces formes respectent la tradition, puisque depuis le départ, "la" puis "les" forme(s) ont été modifiées pour s’adapter à leur « public » et à leur époque. C'est probablement pour cette raison que  le Tai Ji Quan est toujours aussi présent à travers le monde et ...  il restera sans doute encore longtemps présent dans le quotidien de milliers de personnes…

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 14:45

Qīxī (七夕, la nuit du septième mois) ou qǐqiǎo jié (乞巧) est sans doute ce qui se rapproche le plus de notre St Valentin.  Le Japon célèbre également cette fête sous le nom de Tanabata, célébrant la rencontre de Orihime, l’étoile Véga,  et de Hikoboshi, l’étoile Altaïr.

Qixi tombe le septième jour du septième mois lunaire du calendrier chinois. Elle est donc également connue sous le nom de jour du double sept. Dans la tradition, les jeunes filles  faisaient  la démonstration de leurs compétences domestiques ce jour-là, et des rituels leur permettaient d'augurer de leur avenir matrimonial.

 Dans le passé, elles organisaient une cérémonie pour honorer Zhi Nu (voir la légende) et lui demander sagesse, dextérité et un mariage heureux.
Dans certaines parties de la province du Shandong, les jeunes filles offraient des fruits et des pains. Si des araignées tissaient une toile sur les objets sacrificiels, alors les prières étaient exaucées.
Dans d'autres régions, sept amies très proches se réunissaient pour faire des raviolis. Dans trois d'entre eux, elles mettaient une aiguille, une pièce de monnaie en cuivre et une datte rouge. Ces objets symbolisent respectivement l'agilité des doigts, la chance et un mariage proche.
Dans la Chine ancienne, il fallait être habile et astucieuse pour faire une bonne épouse et une bonne
mère… (No comment)

 

La Légende :

Une légende est liée à cette date particulière : « Le Bouvier et  la Tisserande ».

Niu Lang, un jeune bouvier, passant près d’un lac, surprend sept sœurs fées en train de se  baigner. Encouragé par son compagnon, le bœuf, il vole les vêtements des fées, se dissimule et attend.

Les sœurs fées (ne voulant pas se …mouiller ?) demandent alors  à  la plus jeune (et la plus belle bien sûr !), Zhi Nŭ, d’aller chercher leurs vêtements. Elle sort donc de l’eau. Niu Lang la surprend. La fée se voit dans l’obligation d’accepter  la demande en mariage de Niu Lang qui l’a vue ainsi dénudée. Ils vivent heureux ensemble et ont deux enfants (happy end ?).

Mais… la déesse des Cieux découvre qu'un simple mortel a épousé une des jeunes fées. Furieuse, elle prend son épingle à cheveux, et grave une large rivière dans le ciel pour séparer éternellement les deux amoureux (symbolisant les deux étoiles Véga et Altaïr), formant ainsi la Voie lactée.
Zhi Nŭ doit alors rester de son côté de la rivière, travaillant tristement sur son métier à tisser. Niu Lang la regarde de loin et prend soin de leurs deux enfants.

Cependant, une fois par an, ayant pris en pitié les amoureux, les pies se rassemblent et volent vers le ciel afin de former un pont,  permettant ainsi à Niu Lang et Zhi Nŭ  de se retrouver pour une unique nuit, la septième nuit du septième mois.

 

PHOTO Xiao Long


Aujourd’hui :

Cette année, cette fête aura lieu le 6 aout 2011.
Ces dernières années, avec la diversification des modes de vie, la Saint-Valentin est l’une des deux fêtes occidentales (l’autre est Noël) les mieux accueillies par les Chinois. Comme d’autres fêtes occidentales, la Saint-Valentin a fait ses débuts aux premières années de la décennie 1990. C’est surtout dans les grandes villes que l’on célèbre cette fête, dans les campagnes, on est encore loin de tout ça !
La presse et Internet n’hésitent pas à faire couler beaucoup d’encre, même un mois avant ces deux fêtes. Les uns mènent des discussions sur les idées les plus originales pour les célébrer. Quant aux commerçants, ils ne perdent pas une occasion de faire de la publicité…

Le marché des fleurs est très animé pour la Saint-Valentin. La rose revêt une signification particulière et coûte évidemment assez cher (deux ou trois fois plus cher qu’en temps ordinaire et son prix peut être multiplié par cinq ou six le jour même de la fête). L’année dernière, le prix d’une sorte de rose bleue a atteint 180 yuans la tige (alors que le lotus est si joli !!!). Sur  un marché de la ville de Nanjing, on en a vendu presque 10 000 !
Pour la Saint-Valentin, de grands magasins installent des comptoirs spéciaux de cadeaux ( ça, on connait !). Les restaurants occidentaux ne sont pas en reste non plus. Si l’on n’y a pas réservé de places, on n’en trouvera pas ce jour-là.

Les tenants de la tradition estiment que le 7ème jour de la 7ème lune est la date appropriée pour fêter les amoureux, même si les plus « conservateurs » pensent qu’il n’y a pas de « St Valentin » à la  chinoise : Ce n’est qu’un jour férié où les filles demandent  la sagesse à l’esprit de la tisserande.  En Chine, les fêtes importantes sont destinées à célébrer l’union de la famille ou à offrir un sacrifice aux ancêtres, à la nature et aux esprits, alors que les fêtes occidentales −Saint-Valentin, Fête des pères, Fête des mères − sont centrées sur l’humain.

Pour mieux intégrer cette fête aux habitudes chinoises, une entreprise de la province du Jiangsu a organisé un symposium pendant lequel les chercheurs ont lancé un mot d’ordre : remplacer la rose occidentale par le pois rouge ! Le pois rouge est considéré comme un objet d’amour en Chine… (Essayez voir d’offrir un kilo de pois rouges à votre chère et tendre… et attendez - ou pas ! - sa réaction….)

Au fait, pour les oublieux : c’est le 14 février!

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 17:44
Photo Xiao Long

 

Voilà une fleur ambigüe. C'est la fleur emblématique de la 11ème lune (décembre) et ses nombreuses graines sont symbolisent une abondante descendance. Pour l'instant, il n'y a là que du positif...

 

 Lorsqu'on parle de  "pavot", comment ne pas penser à l'opium (pavot sous sa forme à dormir debout ?). Cette "boue noire" est surnommée "graine de discorde" et devient alors symbole de malignité ou de dissipation (des fumées ?).

 

Cela ne signifie en aucun cas cependant qu'il faille renoncer au pain parsemé de graines de pavot... Et puis en dehors de ce côté "obscur", il ne faut pas oublier que la médecine chinoise (et occidentale) utilise les vertus analgésiques du pavot pour calmer les malades et apaiser les douleurs: le papaver somniferum album a ses avantages...

 

La forme de la capsule du pavot rappelle aussi le bouton placé au sommet des couvre-chefs des officiels mandchous et certains y ont vu ( il faut un bon oeil!) le symbole de "précarité"

.Il ne devait pas faire bon à porter ce bonnet!

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 15:43

Noir, couleur de l'hiver: il n'y a qu'à regarder les vitrines des boutiques et en broyer... Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir... C'est la couleur du froid, du septentrion, de l'eau ... un peu glauque tout ça! Et après on se demande pourquoi, on n'a pas le moral en hiver!!!

Dans le symbole taiji tu, le noir est le yin, le blanc le yang. Car, le caractère yin est associé au Nord de la colline, à l'ubac.

Photo Xiao Long

En Chine, le noir peut avoir une valeur positive ou négative. Les Chinois d'autrefois considéraient que cette couleur, couleur du fer, symbolisait un esprit droit, déterminé, désintéressé et c'est pour cette raison que dans l'Opéra de Pékin le noir est utilisé dans le maquillage des personnages historiques impartiaux (le plus célèbre est Baozheng, ministre sous les Song et surnommé Bao Qing Tian - ciel bleu - terme qui désigne aussi les mandarins intègres et éclairés.

 

Mais le noir symbolise aussi perfidie, complot. On tatouait à l'encre noire le visage des criminels dans l'antiquité,  le marquant ainsi pour l'éternité.

Dans le langage courant, l'adjectif "noir" est employé pour les choses obscures, euh, enfin "pas nettes": le taxi non officiel ou une voiture sans plaques minéralogiques est "hei che": véhicule noir; "hei hua" c'est le langage codé; "hei shi", le marché noir; "heishi hui", les triades, la mafia; "hei ren",  le clandestin...

 

Il semble qu'à l'heure actuelle, le noir devienne "tendance" en Chine: beaucoup de voitures noires y circulent, cela donne une impression de sérieux, d'importance (comme chez nous...). Les hommes d'affaires aiment porter du noir pour les mêmes raisons et sans doute parce que les grandes marques occidentales s'y implantent.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 16:46

  :

Souvent Xiao Long doit répondre à cette question, alors essayons de bien faire la différence:

Tai ji quan et gymnastique 

  Le Tai Ji Quan et la gymnastique se pratiquent pour  améliorer la santé par un travail physique et dynamique. On y développe également les sensations.

 

Oui, mais dans Tai ji quan, il y a Quan. Quan, c'est le poing (on le trouve aussi traduit par "boxe").  Donc, on ne fait pas dans la dentelle, car à l’origine, c’est un style martial (même s'il faut l'avouer, cela ne saute pas aux yeux du non initié... blocages, attaques sont -dans les formes- si souples et ronds qu'il faut chercher un peu...)

En gymnastique par contre, il n’y a ni attaque ni défense, ni coups de pieds ou de poings, ni clés, ni lutte... Les mouvements n’ont pas d’applications martiales (ou alors, juste par erreur, si l'on étend son bras un peu trop vite en direction de son voisin?).

Pour aider des débutants à mémoriser un enchaînement, on peut au début montrer les mouvements seuls, mais plus tard il faut expliquer pour quelle raison ce mouvement existe sous cette forme. 

Et le Tai Ji Quan est un art martial interne : il y a une dimension énergétique particulière: ce travail sur l’énergie n'existe pas en gymnastique (même si on en dépense beaucoup... contrairement au Tai Ji Quan, où le but avoué est de s'économiser!)

 

Qi gong et gymnastique :

Le qi gong ressemble bien à une gymnastique, il vise aussi à améliorer la santé  et n’est pas martial, mais il a une dimension interne de travail sur l’énergie qui n’existe pas dans la gymnastique (bis repetita!).

 

Tai ji et qi gong ont par contre beaucoup en commun : la lenteur, la régularité des mouvements, le calme, la détente, la visualisation, la synchronisation du mouvement avec la respiration, le travail énergétique...

 

MAIS le qi gong n’est pas martial, même s’il existe des démonstrations de puissance, gong fa, où l’énergie nécessaire est longuement stockée avant l’explosion, mais le coup est porté sur un objet: ce n’est pas un combat.

La force est utilisée en une fois, sur un point unique, ce n’est pas un face à face où il faut apprécier les distances, le temps…

 

Le Tai ji quan se pratique :

       Les yeux ouverts

       Debout

       En mouvement

       En enchaînement.

       En Tai ji quan, l’énergie se déplace au fil des mouvements et  va où elle est nécessaire, elle est mobilisable quand on le désire, où on le désire ( enfin, pas du jour au lendemain...).

 

 

Le qi gong se pratique :

       Yeux fermés ou ouverts,

       Debout, assis ou allongé

       Statique ou dynamique (peu de déplacements, un pas en avant ou en arrière)… Les mouvements sont isolés ou enchaînés.

      Le qi gong est l’art de concentrer, générer , utiliser  l’énergie.

  

    Il existe des exercices passifs : nei dan (élixir interne) - ou par la concentration (du centre dan tian vers les membres). Comme dans la méditation assise, la petite ou la grande circulation, le qi est généré par le dan tian inférieur, puis il est mis en circulation dans les vaisseaux…

 

    et actifs : wai  dan (élixir externe) : on génère l’énergie par le mouvement, des membres vers le centre, (le corps physique est soumis à une certaine excitation, comme le ba duan jin… Le qi , qi local, s’accumule par la posture, puis s’écoule).

 

Ces exercices servent à équilibrer les flux énergétiques dans les 12 méridiens et les 8 vaisseaux. Ils guident vers une meilleure compréhension du TAI JI QUAN : En Tai ji quan le qi est essentiel, généré extérieurement, intérieurement.

 

Le qi gong du Tai ji met l’accent sur la génération et le stockage du qi grâce à des exercices de nei dan  liés aux mouvements du corps.

 

 

Si le Qi gong apporte beaucoup au pratiquant de Tai ji quan, la pratique (d'un tout petit peu...) d'externe serait tout aussi profitable, afin de mieux capter la dimension martiale de cette discipline: mais il faut rester raisonnable et respecter nos (in)capacités physiques...

 

En revanche, dans un bon canapé... un petit film de Wuxia par-ci par-là... ce peut être une contribution honorable... pour maintenir un état d'esprit sereinement belliqueux...

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

.