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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 12:13

Ce ne sont pas les caractères qui manquent en chinois… Les aprrendre est un gros travail pour nous pauvres occidentaux. Mais en connaitre quelques-uns n’est pas une mauvaise idée… On ne va donc pas tout de suite en apprendre 2000…juste un … double !

 

 

Ce symbole, très important dans la culture chinoise, est traditionnellement lié au mariage et représente le symbole de l’union par excellence. L’idéogramme « joie » est doublé et on aime y voir deux personnes se tenant par la main.

Le symbole du double bonheur est un cadeau traditionnel  offert aux jeunes mariés. Il est souvent utilisé pour décorer la chambre nuptiale. Cette référence au mariage remonte à une histoire ancienne, celle d’un jeune étudiant à qui il arriva deux bonheurs le même jour.

Selon la légende, 

Dans l’ancienne dynastie Tang, il y avait un étudiant qui se rendait à la Capitale pour passer l’examen. A mi-chemin, il tombe malade et trouve refuge chez un herboriste, père d’une jolie jeune fille… Ils tombent amoureux.

Alors qu’il repart pour son examen, elle lui offre un couplet extrait d’une poésie. Arrivé à la Capitale, il obtient le meilleur résultat à l’examen et rencontre l’Empereur. L’empereur s’entretient avec le jeune homme et lui demande de l’aider à compléter une poésie.

Le couplet offert par son  amie complète parfaitement la poésie de l’empereur. Le jeune homme est récompensé et obtient une position élévée dans le gouvernement. Heureux il retourne voir la jeune fille et ils se marient.

 Pour le mariage, le couple inscrit, chacun à son tour le couplet du poème qui leur a porté bonheur….  Depuis, la tradition perdure et le symbole double bonheur  écrit en rouge ou sur fond rouge symbolise cet extrait de poème copié en double par chacun des époux.

 

Ce motif est largement utilisé sous différentes formes sur les cartes de vœux, les tissus, les objets les plus divers!

Et, le double bonheur est parfois accompagné d’un phénix et d’un dragon, symbole du Yin et du Yang, de l’Impératrice et de l’Empereur…

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 10:10

Comment expliquer une chose complexe : mais par le biais d’une image, bien sûr ! Et dans ce domaine nos amis chinois sont des maitres.

 

Vous connaissiez l’aiguille au fond de la mer… Il en est une autre, perdue dans le coton… ne faites pas cette bobine!

On vous dira, pour définir notre discipline, que le Tai Ji Quan est l’art de concilier force et souplesse, puissance et douceur…

 Pour ce faire, l’image de « l’aiguille d’acier dissimulée dans la balle de coton » est utilisée pour éclairer le concept. Mais si cette citation  (de Yang Chen Fu 1883-1936) est connue, encore faut-il –pour pouvoir mettre en pratique cette notion- essayer de mieux comprendre dans le détail ce que l’on peut faire ressortir de cette image. Xiao Long vous livre sa version :

 

Vu de l’extérieur, le déplacement en Tai Ji Quan est doux, les techniques s’expriment souplement… Ce « coton » n’est qu’une enveloppe, cela ne signifie en rien que le pratiquant est un grand mollasson caoutchouteux (poulpe, pour rester dans le registre marin)…

Car si les membres se meuvent « comme des algues dans l’eau » (breveté Xiao Long), le centre, lui est solide : l’aiguille, l’axe du corps est stable, fort. Le corps est uni autour de cet axe et c’est en cela que réside sa force.

Ainsi, le pratiquant économise son énergie et ne s’épuise pas dans de grands mouvements violents. Cette énergie conservée dans le centre n’en sera que plus efficace lorsqu’elle sera déployée au dehors, au bon moment, de la bonne façon, au bon endroit : l’aiguille pique avec précision. Un petit noyau « atomique » en quelque sorte, concentration puis expansion.

« En accumulant la douceur, on développe la dureté » Gu Liuxin.

 

Dans la pratique, cet effet ne peut se réaliser que si la posture est correcte. Le corps doit se déplacer en harmonie (et pas une main par-ci, un pied par-là, façon puzzle…). La détente, l’élasticité, la « résilience », une respiration correcte  sont nécessaires.

Pour que ce concept ne reste pas une grande nébuleuse… Il n’y a plus qu’à… expérimenter !?

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:22

Voilà une évidence de plus dans le vaste monde du Tai Ji Quan…

 

Ce qui est vide n’est pas plein ! C’est un des principes de base de toute pratique, et malgré la clarté du propos… une petite explication n’est pas forcément inutile !

Les pieds…

Il n’y a pas d’hésitation possible dans la marche Tai Ji, le déroulé délicat des pieds fait transiter le poids du corps d’un appui dans l’autre et au final, un pied est « plein », donc Yang, l’autre est « vide » , donc Yin. Plus ou moins plein, plus ou moins vide, mais toujours le poids du corps est plus d’ un côté que de l’autre : il est rare dans nos formes que le poids du corps soit au final également réparti entre les deux pieds.

 

Ma Bu, la position du cavalier, est peu répandue dans nos formes – et on ne va pas s’en plaindre…(les cavaliers ont de tout petits poneys…).

 Seules les postures d’ouverture et de fermeture sont équilibrées : le poids du corps est également réparti dans les deux jambes. Et ici, en toute logique puisque l’ouverture est un préalable et va initier les déplacements Yin/Yang. La fermeture quant à elle symbolisant le retour au calme et à l’indéfini, la fin du cycle Yin/Yang.

 

Bref, si le poids du corps est dans la jambe droite : la jambe droite est « pleine », pendant que la gauche est  -donc-… « vide » ! (Super, tout le monde a suivi !)

Lorsqu’on débute dans la pratique, que l’on est encore hésitant sur les techniques et/ou que la mémorisation n’est pas parfaite, on a tendance à se positionner au milieu : comme on ne sait plus très bien dans quel sens on doit poursuivre, étant centré, on est prêt à partir dans toutes les directions. On veut la jouer « incognito », du genre : « Si je me trompe, je pourrais toujours rattraper le coup, ni vu ni connu, j’t’embrouille et les copains ne verront rien !!! ».

Ce n’est pas un bon plan ! Désolée…

Le piège est que l’on pense être plus disponible si on ne fait pas la différence entre plein et vide. Mais en réalité, c’est une mauvaise habitude que l’on prend là… C’est justement l’engagement dans le plein et le vide qui donne une indication sur la suite des évènements : Si je termine la technique avec une jambe droite pleine… c’est elle qui devra se « vider » par la suite. Si je termine un brosser de genou, jambe droite devant et remplie, je sais que je vais devoir alléger cette jambe et « alourdir » l’autre, puisque je navigue selon les règles du Yin /Yang…

 

L’alternance du vide et du plein rythme notre avancée, donne des indices pour la suite des déplacements : si je suis toujours « au milieu », comment savoir si je vais aller vers l’avant ou vers l’arrière au mouvement suivant ? J’aurais toujours un « temps » de retard, je serais moins stable. Bref… Engagez-vous !

 

Et la tête (alouette?) !

Nous avons parlé du bas….

Alors,le haut maintenant !

Tête vide ne signifie pas que votre électroencéphalogramme ressemble à une ligne droite ininterrompue :

L’esprit est « vide », libéré de toute réflexion : la tête se redresse et tend vers le Ciel et ainsi l’esprit peut s’élever. Le fameux fil qui nous relie au Ciel est là pour nous aider. Cette attitude nous permettra de laisser circuler librement le Qi et le sang.

Si la tête est « pleine » de pensées parasites, le cou, la nuque tendue, la position du corps induira des tensions qui seront susceptibles de bloquer cette circulation d’énergie et de sang.

Si la tête est légère, l’esprit reste en éveil, la concentration sans contrainte.

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 15:44

 

Tai Ji Quan et Qi Gong sont complémentaires, cela n’est pas une nouveauté ! Le Qi Gong permet d’approfondir l’aspect interne et énergétique, de consolider la force interne (cf. Obi-Wan Kenobi et son Bang laser...).

Si on connait bien (ou presque !) les formes de Qi Gong à « mains nues », on ne sait pas toujours qu’il existe aussi des exercices avec « support » (et non, pas avec « arme » quoi que…). On peut travailler avec une balle, en bois de préférence- Tai Ji Qiu- ou bien avec une règle –Tai Ji Ci- ou encore avec un bâton : Tai Ji Bang.

Vous me direz, quel est l’intérêt d’un ustensile en Qi Gong… Comme si ce n’était pas déjà assez dur de se concentrer sur ce que fait notre corps ! Eh bien, justement… On trouve parfois difficile de se détendre correctement, et même on peut avoir la sensation d’être de plus en plus tendu à force de penser à … se détendre ! Pour remplacer les « mille pensées » par une seule, faire tourner un Bang est une bonne solution. L’esprit est alors concentré sur une seule chose. L’énergie dispersée se rassemble en un point.

 

Ce bâton de bois, arrondi aux extrémités peut avoir jusqu’à 40 cm de long selon les écoles et exercices. On peut le tordre, « l’essorer », le faire tourner, en spirale, en cercle…

 

Photo Xiao Long

Les principes :

Comme pour la pratique du Tai Ji Quan, le corps est détendu, les épaules décontractées, les coudes relâchés, la poitrine légèrement creusée, les genoux un peu fléchis pour un meilleur enracinement.

 

Les effets :

Le Bang est en contact avec les paumes, les doigts et stimule ainsi les points situés sur les 6 méridiens des membres supérieurs. Ainsi, la circulation du Qi est favorisée dans tout le corps, le travail des jambes relançant la circulation énergétique dans les 6 méridiens des membres inférieurs, les mouvements de la taille favorisant la communication entre le haut et le bas.

Les mouvements se répètent et le corps se détend, la respiration se calme. On peut s’exercer sur place ou en déplacement.

On renforce les tendons, les articulations, les muscles des membres supérieurs.

On peut aussi se servir du Bang pour des automassages, pour percuter certains points… (Ou accueillir Monsieur s’il rentre trop tard ?)

On peut enfin travailler à deux, une sorte de Tui Shou avec Bang pour entrainer la coordination, la synchronisation des mouvements !

 

Les écoles :

Elles sont nombreuses, chacune ayant développé les exercices les plus pertinents pour leur propre pratique de Tai Ji Quan. Il existe même une forme au double « bang »!!

 

Pour notre pratique :

Le Tai Ji Bang Dao Yin Yang Sheng Gong, crée par Me Zhan Guan De, demande de préférence un bâton léger, fin et assez court pour faciliter les mouvements de rotation.

  Nos formes (il en existe deux), sont aussi de bons échauffements avant la pratique du Tai Ji Quan, cela permet de mobiliser en douceur les articulations, et de stabiliser l’esprit avant de pratiquer nos taolus.

Le travail du poignet est particulièrement intéressant pour la pratique de l’épée et de l’éventail qui demande une grande souplesse et un bon contrôle de notre centre (taille) et des membres supérieurs de l’épaule jusqu’au bout des doigts.

Le Tai Ji Bang est encore rarement proposé et souvent méconnu. Il ne faut pas laisser passer l’occasion de découvrir cet art du « petit bâton du Tai Ji ». Les mouvements sont très doux et agréables… et vous pourrez en plus utiliser votre Bang pour étaler votre pâte à tarte. (Tartelette…)

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 18:40

 

Il est grand temps de se préparer sérieusement pour fêter l’année du Serpent d’Eau ! D’ailleurs à Kuala Lumpur ce temple est déjà décoré et prêt pour la fête.

Ce jour de l’an chinois est avant tout la fête du printemps (même si cela ne saute pas aux yeux du simple mortel qui a encore les pieds dans la neige…, ni même à ceux d’un serpent à lunettes).

L’année chinoise commence le 1er jour du 1er mois du calendrier lunaire et les festivités durent deux semaines, la fête des lanternes y mettant un terme.

L’année du serpent débutera le 10 février 2013 et s’achèvera le 30 janvier 2014.

 

Les festivités :

 

Comme chaque année, à Paris, sera organisé un défilé traditionnel dans le 13ème arrondissement et les magasins du quartier proposeront beaucoup (trop !) de bonnes choses : c’est le moment d’aller faire ses courses…

 

Les manifestations se dérouleront du 2 février au 2 mars. Le grand défilé aura lieu le dimanche 17 février à partir de 13h avec ses Dragons, ses danses et ses pétards qui chasseront les mauvais esprits – y compris ceux qui sont durs d’oreille !

 

 

Le dimanche 10 février des défilés auront lieu aussi dans les 3ème et 4ème arrondissements de Paris. Des expositions, conférences et démonstrations seront proposées jusqu’au 17 février (et même du Qi Gong ! le « Yi Jin Jing » –exercices des paysans- le mardi 13 !)

 

 

Et si vous ne pouvez aller jusqu’à la « Capitale », Xiao Long est persuadé qu’un restaurant chinois sera prêt à vous consoler et à vous accueillir pour fêter le grand jour , tentant, non?

 

PHOTO Xiao Long

 

Petit portrait du Serpent :

Le Serpent est le 6ème signe du zodiaque chinois. Si vous êtes né en 1941, 1953, 1965, 1977, 1989 ou en 2001, vous êtes un Serpent.

Le Serpent a la réputation d’être mystérieux, intuitif, intelligent, réservé, égoïste (!), séducteur mais aussi jaloux et manipulateur… Il aime la tranquillité. Sa dominante est Yin.

Il semble doté d’un grand sens des affaires. Travailleur, il réfléchit longuement avant de prendre une décision et supporte difficilement les échecs.

Les Serpents s’entendent bien avec le Buffle, le Dragon, le Lièvre et le Coq, dit-on, mais ne supporte pas les autres Serpents.

 

L’année 2013 : Calme et sagesse ?

 

D’après ses lectures, Xiao Long vous fait un résumé de ce qui est censé vous attendre :

 

Ce devrait être une année de contrastes, de hauts et de bas (perso, je ne vois pas la nouveauté, ou bien avez-eu le bonheur de connaitre une année faite exclusivement de hauts ? Voudrait-on nous faire avaler des couleuvres ? … Non, Xiao Long n’est pas une langue de vipère !).

 

La caractéristique de  cette année du Serpent serait un retour à plus de calme, un retour vers des valeurs plus profondes : on se sentira porté vers la philosophie et la méditation. Une année favorable à l’étude donc. On devrait aller vers une meilleure compréhension du monde… une meilleure connaissance de soi et des autres. Qui sait… Et si ce n’était pas un Serpent à so(r)nette(s) ?

(Désolée...  pas pu résister !!!)

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:48

Que veulent dire ces mots mystérieux qui nous donnent le signal du départ ? On les entend à chaque fois… mais on ne sait pas trop ce que cela veut dire… C’est du chinois !

 

Au début de chaque forme, les pieds sont joints, on est centré (et concentré). C’est le Wu Ji. C’est le vide, le sans limite, l’indifférencié : il ne se passe rien à l’extérieur, mais à l’intérieur je suis toute conscience et esprit, je suis calme. C’est le Un.

 

Puis on se lance… « Le Tai Ji, surgi du Wu Ji, est la mère du Yin et du Yang » (Wang Zhongyue).

 

Préparation :

C’est la traduction que l’on donne pour « Yu Bei Shi ». Yù Bèi signifie « se préparer » et Shì  signifie  « forme, rituel, mouvement »…

Préparation, cela signifie que l’on a fait le vide, on se met « en condition » pour exécuter une forme.

C’est le moment ou le pied gauche se soulève pour se séparer du pied droit et se reposer naturellement à une distance raisonnable ! Yin et Yang (vide et plein) se distinguent puis se réunissent à nouveau lorsque le poids du corps se recentre et se répartit également sur les deux pieds.

 

Symbolique : moment de communion entre la Terre, le Ciel et l’Homme. On harmonise les Qi avant de se mettre en mouvement.

 

Ouverture :  

C’est la traduction que l’on donne pour « Qi Shi » (attention, ce « shi » ressemble à « shi » mais ce n’est pas le même « shi » !!!): qi signifie se lever, entreprendre » et shi signifie « puissance, force, tendance » …

 

On lève les bras, tout alors sera Yin/Yang jusqu’au bout de la forme. C’est le moment aussi où l’on choisit sa « hauteur » de croisière… pour ne pas jouer au yoyo !

 

Symbolique : On commence la forme, on réveille la force qui va animer le corps dans les déplacements.

  et enfin:

 

Fermeture :   

À la fin de la forme intervient « Shou Shi ».Shou au sens de recueillir, rassembler et le "shi" du début: rituel, forme.

Fermeture ici s'entend comme un rassemblement d'énergie au Dan Tian. c'est le moment où, lorsqu'on baisse les bras, on remonte (enfin!) sur ses jambes, avant de rapprocher les pieds pour retrouver la position initiale. La boucle est bouclée. C'est le Un de nouveau.

 

   

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:33

 

Comme toujours la traduction/les traductions donnée(s) du mot Tai Ji Quan sont plus ou moins précises.

 

On parle de « boxe Taiji » ou de  « boxe du faite suprême », de « boxe de la grande polarité », « boxe de l’ombre », « boxe ultime »… et j’en passe… Une seule constante : la boxe. Rapprochons nous un peu de ces caractères pour voir si l’on peut mieux comprendre le sens de ce mot.

太 Tài avec un ton descendant (mais pas condescendant du tout !) signifie « très » ou « trop » : il est composé de Dà (grand) auquel on ajoute un trait en oblique pour figurer l’extrême ou le suprême.

   se traduit par « sommet, extrémité, pôle ». Il est formé de mù le bois, accompagné d’une bouche kǒu. Puis en regardant bien, on distingue le caractère (fils), symbole de l’homme entre ciel et terre. Complètement à droite, on repère (ou pas..) le mot agir/action. Ce caractère se simplifie parfois ainsi : (Ah ! Nettement mieux !!!).

 

 

太極 Tai Ji L’ensemble signifie la poutre faîtière, symbole de réunion de deux pôles, de puissance créatrice.

 La poutre faîtière est celle qui se trouve au sommet de la charpente, sans elle, tout s’écroule. Elle doit être solide et bien placée (Évitez le lamellé collé ? Préférez le chêne...).

Il est difficile et périlleux de marcher sur ce sommet, il faut garder l’équilibre, ne pas tomber d'un côté ou de l’autre. On se déplace dans cet esprit, précautionneusement, lentement, précisément.

C’est l’idée de l’axe essentiel, le point central, le fondement. On appelait autrefois l’étoile polaire, point fixe de la voûte céleste, « Taiji ».

 

Tai Ji peut aussi être considéré comme le concept qui inclue les deux pôles antithétiques et interdépendants Yin et Yang (d’où la traduction de « boxe Taiji »). Tout est Yin/Yang dans le déplacement : avancer/reculer ; monter/descendre…

 

Quán veut dire poing ou boxe. Voilà qui souligne l’aspect martial de la discipline et explique que nos mains doivent avoir une certaine présence dans les finitions (pas de patte inanimée, ou ... un peu molle !)

 

太極拳 Tài Jí Quán est une pratique martiale qui vise à la perfection (on vise…). Son but est la longévité et l’harmonie tout en se préservant, en s’économisant pour se renforcer.

 

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:32

Il est parfois étonnant de s’apercevoir que nos bras, nos jambes, notre corps se meuvent… indépendamment de nous ! À croire qu’ils ont une vie propre et que notre tête ne dirige plus rien !!!

Dans la vie courante, notre corps obéit sans que l’on ait de gros efforts à faire. Mais quand il s’agit de reproduire exactement un mouvement ou une technique précise, on se sent empoté et notre cerveau patine… Pourquoi ?

Parce qu’on enlève le pilotage automatique et que l’on passe au vol libre ! Le mouvement est un prétexte à la prise de conscience de soi.

Mieux nous percevons notre corps dans l’espace, plus nos mouvements sont fluides, harmonieux. Prendre conscience, c’est « prêter attention à l’expression sensorielle que procurent les mouvements afin de créer de nouveaux circuits nerveux ».

Le premier pas est donc de prendre conscience de son corps et de savoir comment il « marche » : un découpage (au sens figuré !) en zones  peut nous aider à comprendre.

 

On part du bas et l’on distingue une partie qui va des pieds aux genoux : voilà la zone en contact direct avec le sol, celle qui prend en charge le poids du corps.

Il sera donc très important d’apprendre à sentir comment sont posés ses pieds, où se trouve le poids du corps, comment il est réparti (au centre du pied, en avant, en arrière… sur les deux pieds de façon égale, plus à droite qu’à gauche…). On veillera à garder l’alignement entre pied et genou afin de protéger ses articulations… La sensibilité est la caractéristique de cette zone.

Des genoux au Dan Tian (sous le nombril, notre « centre ») s’ouvre une zone source de puissance à la fois centre de gravité et centre d’énergie. Il est souvent difficile de sentir son centre de gravité, en général quand on en prend conscience c’est qu’il n’est plus… central et que l’on commence sérieusement à prendre de la gîte.

En hau,t on peut considérer une zone qui définit l’alignement du corps. C’est ici que tous nos petits muscles abdominaux et dorsaux ont un rôle à jouer ,pour nous aider à avoir une bonne posture et que la colonne vertébrale maintient une verticalité correcte. C’est ici aussi que se place la respiration (Je rappelle qu’il est vivement déconseillé de pratiquer en apnée : Le « Grand bleu » a très mal fini sa carrière).

 

Au sommet, la zone de l’intentionnalité, des sens on voit, on entend… on perçoit… et de là partent les principes du mouvement (en principe). Voilà le pilote.

 Ce ne sont là que de grandes lignes.

 

Une question se pose encore : Comment arriver à prendre conscience de son corps dans l’espace, comment « sentir » ce qui se passe en mouvement ?

Il faut prendre le temps de faire et refaire un mouvement pour analyser ce qui se passe et apprendre à contrôler le mouvement. Si on sent son mouvement, on pourra le modifier, l’améliorer.

On peut travailler par segments, sur des choses simples. C’est le sens des exercices dans lesquels on ne s’occupe que des jambes et des pieds » par exemple : on peut mieux se concentrer et vérifier que l’on est bien le chef, que l’on maitrise la situation. Et puis il faut savoir être patient avec soi-même, s’accorder quelques « dérapages  incontrôlés », s’y remettre et surtout apprécier ses progrès. La qualité d’un mouvement peut se définir en termes de fluidité et de dépense minimale d’énergie pour une efficacité maximale.

 … Et après, on peut tout faire (voir photo pour rêver)…. Ou presque !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 17:19

 

Cette couleur est un mélange de rouge et de bleu, deux teintes antagonistes. Elle associerait action réfléchie, lucidité, sur la ligne d’équilibre entre ciel et terre.

Le violet 紫 (Zi) est riche en significations :

 

Il est symbole de sagesse et cela tiendrait à ce que les conseillers de l’Empereur étaient vêtus de violet (on en déduits qu’ils étaient tous « sages »…), le violet dans ce contexte est aussi signe de puissance. Les fonctionnaires étaient « rangés » par couleurs ( !) : rouges, violets, bleus, noirs et blancs… (On s’en inspira ensuite chez nous dans les classes maternelles – je plaisante - les jaunes, les roses et les bleus sont de chez nous…). Leurs épouses faisaient moins de complications et adoptaient des robes rouges… (Et on ose maintenir que les femmes accordent trop d’importance à leur toilette !).

 

Il semblerait que dans l’ensemble de l’Extrême-Orient on  attribue au violet une dynamique, ce serait le passage du Yang au Yin, de l’actif au passif.

Le violet a une action « sédative » apte à calmer les troubles nerveux ou les troubles mentaux.

 

Photo Xiao Long

 

Cet allié de la méditation aide à intérioriser, à se relaxer et incite à la réflexion. Spiritualité, mystère, secret y sont associés.

Du côté de l’Inde, on retrouve la même signification. Le 7èmechakra, chakra de la couronne (« sahasrara ») est violet. Il se situe au sommet de la tête, il est le centre de la « conscience cosmique »…

 

Le côté « obscur » du violet se traduirait par la tristesse ou mélancolie, les ténèbres ou la mort.

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:41
Photo Xiao Long

 

Depuis un peu plus d’un mois à présent Huan Huan (欢 :Joyeuse) et Yuan Zi (仔 : Rondouillard) habitent Saint Aignan sur Cher, ce qui doit un peu les dépayser de Chengdu, leur ville natale, tout de même ! Mais ils sont là pour une dizaine d’années et auront tout le temps de s’adapter.

Ces tout nouveaux venus aux prénoms inoubliables ( !) sont âgés de trois ans et ont fait la une récemment : ce n’est pas tous les jours qu’un Boeing 777, surnommé le « Panda Express » atterrit à Paris ! La Chine « prête » ces deux pandas afin qu’ils se reproduisent et que l’espèce soit préservée. Le panda géant reste le symbole de toutes les espèces menacées, il était donc bien normal que leur arrivée soit entourée  d’une agitation médiatique particulière…

 

Et que l’on déroule le tapis rouge pour ce Yin-Yang à quatre pattes, car le concept de la « diplomatie du panda » ne date pas d’hier : déjà sous les Tang, offrir des pandas permettait de resserrer des liens entre la Chine et d’autres pays. Le panda est un « trésor national ».  De nos jours, il ne s’agit plus de cadeau, mais de « prêt » à long terme. Le panda reste un « émissaire d’amitié », même si cela a un coût : le transfert (non on ne parle pas de joueurs de foot, mais bien de pandas !) a coûté 750 000 euros et un don d’un million et demi a été fait à l’association chinoise des zoos. Tout se négocie…

 

 

Les deux gros nounours blanc et noir à la tête toute ronde ne peuvent cependant pas laisser insensibles.

Le panda ne vit que dans le centre de la Chine, dans les montagnes du Sichuan et du Tibet (1800 à 3400m). Voilà pourquoi ils ont bien apprécié les jours de neige! 

  

En chinois, on le nomme « ours chat », xiong mao , et certains pensent qu’il est plus proche des ratons-laveurs (gros le raton-laveur !) que des ours. Dans tous les cas , il grimpe aussi bien qu'un chat dans les arbres (bon, d'accord, c'est pas le même poids et il faut bien choisir l'arbre...)

On signale sa présence dans des textes chinois du XIIème siècle, où on parle de lui en le décrivant comme un « animal blanc et noir qui ressemble à un ours et mange du cuivre et du fer ». Il faut dire qu’apparemment, il adorait alors mordiller les ustensiles de cuisine dans les villages…

 

Photo Xiao Long

 

Les légendes sur son compte sont nombreuses :

Une histoire chinoise raconte qu’il y a bien longtemps les pandas étaient tous intégralement blancs.

 

Un jour, une fillette, la cadette de quatre sœurs, meurt, les pandas, habitués à jouer avec elle qui les comprenait si bien, sont désemparés. Ils trempent leurs pattes dans de la cendre en signe de deuil. Ils se frottent les yeux pour essuyer leurs larmes abondantes et se consolent et se réconfortent mutuellement en s’entourant de leurs pattes. Enfin, ils se bouchent les oreilles pour ne plus entendre les tristes lamentations des autres… et les traces de cendre sont restées sur leur fourrure en souvenir de ce pénible jour.

 

Un autre conte dit qu’une bergère aurait sauvé un bébé panda qui allait se faire dévorer par un léopard. La malheureuse bergère s’interpose avec courage mais… c’est elle qui se fait croquer. Les pandas, émus et reconnaissants pleurent et se recouvrent les pattes de cendre pour respecter les rites de la région.

 

 La réalité est tristounette elle aussi:

Seuls 1600 pandas environ vivent encore en pleine nature, leur habitat se réduit sans cesse, et de plus, les forêts de bambous nécessaires à leur survie disparaissent parfois naturellement :tous les 10 à 100 ans le bambou fleurit, puis meurt : il faut attendre une dizaine d’années pour qu’ils atteignent une taille suffisante  pour servir de cantine aux pandas.

Très menacé, mais bénéficiant d’une grande popularité en Chine et à l’étranger (et sa bonne bouille y est pour quelque chose !), plusieurs projets existent en sa faveur (réserves, gardes spécialisés dans la lutte contre le braconnage…).

 

Espérons que l’histoire du panda se terminera bien et que nous n’aurons pas à nous frotter les mains dans la cendre !

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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