Le chat, cet animal domestique, chez lequel nous habitons – quand nous en avons un- s’est rapproché de l’homme, il y a bien longtemps : près de 9000 ans pour certains… Cet animal solitaire à l’origine a peut-être fini par succomber à l’attrait d’une belle gamelle bien remplie…
Des ossements de chat vieux de 5300 ans ont été découverts il y a quelque temps déjà sur le site archéologique de Quanhucun, petit village chinois du Hunan, par l’équipe dirigée par Yaowu Hu, de l'Académie chinoise des sciences.
Soyons pragmatiques : Si la relation homme-chat a existé très tôt, ce n’est pas parce que que les chats cherchaient des genoux, mais parce que les hommes se sont mis à stocker du grain, ce qui attirait les rongeurs.
C’est donc pour grignoter du rongeur que le chat s’est rapproché de l’homme. Les chats, « par l’odeur alléchés », faisaient un peu de ménage et il s’agissait d’une relation « donnant-donnant » et non de réelle domestication.
Chacun trouvait avantage dans la présence de l’autre, tout le monde était content : les chats avaient à manger et les hommes préservaient leurs récoltes…
Seuls les rongeurs et autres nuisibles n’y trouvaient pas trop leur compte, mais bon, après tout, ils n’avaient qu’à bien se tenir !
Mais avec les découvertes de Quanhucun il y aurait sans doute plus que cela : Les chats auraient alors cessé de se nourrir exclusivement de leur chasse. On aurait retrouvé des traces de mil dans leur nourriture (ne me demandez pas comment ! ah, si ! par analyse isotopique !). Cette découverte suggère que l’homme leur aurait donné à manger - ce qu’il fait encore et bien trop parfois, on se demande même si certains chats savent encore repérer les souris… plus facile de chasser les croquettes !!!. Le chat serait-il alors, déjà, un chat domestiqué ? Nourri par les paysans en récompense de ses services et pour l’inciter à rester là ?
Difficile à dire… Il y a les faits (présence de céréales avérée) et les interprétations possibles...
Xiao Long, esprit critique s’il en est, se demande si le millet n’était pas tout simplement dans un bon gros rat bien dodu dévoré par le minet ? Ou si les chats –vaincus par la pub des marques de l’époque (?) ne s’étaient pas déjà mis aux céréales le matin ?
Bref, l’argument reste que le matou retrouvé dont il est question semblait être âgé et bien nourri…
Mais qui pourrait nous dire s’il ronronnait sur les genoux du fermier le soir à la veillée –ou bien s’il était mis proprement dehors pour faire son job de dératiseur?
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