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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:36

Nei San He et Wai San He! Vous m'en direz tant! Et pourtant, voilà une des choses les plus importantes pour notre pratique, pour sa fluidité...

Alors voilà:

 

                 1-Nei san he représente l’harmonie de 3 paramètres intérieurs:

C’est ce qui concerne l’aspect interne, intellectuel. Le coeur et l'esprit doivent marcher ensemble, l'esprit est à ce que l'on est en train de faire (et pas concentré sur la liste des courses du supermarché!). Si le cœur et l’esprit sont unis , alors l’esprit et le qi sont unis: l'énergie circule librement, sans blocage. Et ainsi le qi et la force sont unis: si l'on doit mobiliser son énergie à un endroit précis pour être efficace, cela peut se faire instantanément. Ce qui nous donne en résumé une harmonie interne qui peut s'exprimer:

 

Xin (coeur) et yi (esprit) unis, yi et qi (énergie) unis, qi et li (force physique) unis.

·        Xin-Yi 

·        Yi-Qi 

·        Qi-Li

 

PHOTO Xiao long

 

Cette harmonie interne est complétée par une harmonie (He) externe (Wai), physique.

2-Wai san he représente l’harmonie de 3 éléments extérieurs :

On dit en bref:

 ·        Pieds et mains doivent être unis,

·        Genoux et coudes unis.

·        Hanches et épaules unies.

 

 

 

C'est la synchronisation des mouvements, les pieds et les mains bougent en même temps, si la main finit la technique, le pied finit de se dérouler. Les genoux et les coudes sont liés dans le mouvement, les hanches et les épaules aussi.  Si un de ces éléments est "déconnecté", l'harmonie du mouvement est cassée. Le mouvement perd de sa logique et de son efficacité.

Si ces harmonies sont respectées, alors la position est axée, unie, solide car tout va dans la même direction.

Mais, nous sommes bien d'accord, personne n'a jamais affirmé que c'était facile et si l'on est attentif à ses bras, ses jambes, on a souvent l'impression tentaculaire qu'il nous en est poussé pendant la nuit. Il faut donc, comme en tout, avancer par petites touches dans le long travail de coordination!

Allez, courage: vous n'avez vraiment que deux bras et deux jambes... et une seule tête (qui réfléchit parfois bien trop!);

 

Comme ces 6 harmonies sont complémentaires, la récompense est dans la sensation finale:  On harmonise ainsi pensée, énergie et forme pour faire un mouvement dans une même synergie en synchronisant interne et externe et on se sent (enfin! me direz vous?) bien.

 

- Intérieur et extérieur  sont unis en un seul souffle, c’est l’harmonie entre l’esprit et la technique. Le qi unit intérieur et extérieur par la respiration naturelle, le rythme cardiaque se stabilise en évitant les pensées vagabondes : c’est l’expression externe de l’harmonie interne.

 

- Mais attention, l’esprit doit être éveillé, concentré, conscient de tout ce qui se passe à l’extérieur de lui-même. Il ne s'agit pas de s'endormir dans son bien-être et de s'évaporer... on reste "enraciné" dans le réel...

 

Prenons notre courage à deux mains (déjà une bonne coordination du mouvement!) et partons à la recherche de l'Harmonie...

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 15:07

 

Lorsqu'on parle du bâton (Gun), on se dit que ce n'est pas une arme bien glorieuse comparée à ses compagnes: l'épée est plus noble, le sabre a du panache, la lance est guerrière, tout ça brille, et a du ... piquant!

 

Mais le bâton... C'est oublier un peu vite qu'un instrument est ce que l'on en fait. Combien de beaux combats au parapluie dans les films chinois! ou au journal (qui sert enfin à quelque chose!) roulé en ... bâton. Tout peut devenir une arme si on en décide ainsi. Le bâton eut donc rapidement la faveur de ceux qui, ni nobles, ni soldats devaient se défendre avec ce qui se trouvait à disposition.

 

Le bâton est semble-t-il assez peu pratiqué en Tai Ji (Tai Ji Gun), même si de nombreuses écoles affirment que le bâton contient toutes les autres armes, car il correspondrait à la Terre (le centre, l'harmonie, où se rejoignent Feu, Bois, Métal et Eau).

 

Les deux mains tiennent le bâton, ce qui demande une approche différente en comparaison des armes tenues à une seule main, et c'est une arme longue (2M environ), ce qui n'est pas sans avantages! 

 

On peut pratiquer aussi le "bâton collant" grâce à des exercices similaires aux exercices de Tui Shou à mains nues...

Les techniques sont variées: tuigun: pousser, jigun: frapper, jiégun: intercepter, chuogun: piquer, pigun: fendre, liaogun: tourbillonner, zhagun: percer, saogun: balayer, mogun: essuyer...

 

Il existe aussi des bâtons courts (à préférer si vous voulez ménager votre plafond!). Le point commun: pas de tranchant, pas de pointe, les deux mains peuvent manipuler le bâton dans tous les sens.

Il y a des bâtons (Zhang) de taille moyenne (voir enchainement Qi Gong)

 

PHOTO Xiao Long

Moins connu, le Tai Ji Bang ou bâton taoïste qui permet le travail à deux, l'auto-massage, le renforcement des tendons... Les exercices au "bâton de longévité" auraient été crées par Chen Po Tuan plus connu sous le nom de "sage de la rivière" (Dynastie Song). Il aurait voyagé des monts Wudang aux monts Hua et développé des exercices comme "24 exercices saisonniers" ou le "qi gong du sommeil".

 

PHOTO Xiao Long

 

Sabre, épée, éventail, bâton... Vous avez donc le choix des armes... Il n'y a plus qu'à!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:06

Le Wu Wei  (无为) est un concept taoïste qui littéralement signifie "sans" "action", souvent traduit  en français par "non agir". 

 

 On se dit alors que tous les chats sont des adeptes du Wu Wei puisqu'ils passent leur temps en boule sur leur coussin, si ça n'est pas du non agir, ça! On pourrait donc croire qu'il n'est question que de repos, de paresse, d'inertie ou de passivité, ce qui, il faut l'avouer, nous conviendrait assez bien en cette saison!


Mais non, c'est raté, on a tout faux!! Ce n'est pas aussi simple. Le Wu Wei irait-il à l'encontre du Taoïsme qui, au contraire invite à la mise en mouvement, puisqu'il faut s'engager sur la Voie?! Alors... C'est à n'y rien comprendre!
      
                                         
"Non-agir", ce n'est pas ne rien faire, mais plutôt faire à bon escient et en accord avec la Nature. Il ne s'agit pas d'insouciance ou de laisser-faire, mais de se mettre à l'écoute des rythmes de l'univers: on ne s'agite pas,  on ne court pas dans tout les sens pour faire avancer de lointains projets, on ne calcule pas, on s'économise.

De toute manière, ce qui doit arriver, arrive. C'est un peu notre "Tout vient à point à qui sait attendre"... (proverbe non chinois pour une fois). 


Pas de réponse disproportionnée, on ne fait que ce qui doit être fait, spontanément. On est intérieurement disponible et l'on obéit à une "Volonté Céleste" ou une "Intelligence universelle"...  

Ce concept apparait dans le yi jing et le Laozi. On y retrouve souvent l'image de l'eau. Comme l'eau coule et s'adapte au terrain ou se transforme selon le climat, sans jamais perdre pourtant sa nature profonde, les évènements surgissent, on y réagit... en gardant la juste mesure.

Le chat dort, la souris passe, l'oeil s'ouvre: s'il n'a pas faim... l'oeil se referme.
... Voilà une belle idée, et l'on voudrait être capable plus souvent de Wu Wei!  


 

PHOTO Xiao Long


 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:54

Dao!
Encore une arme que l'on peut utiliser dans la pratique du Tai Ji. Ce qui distingue le sabre de l'épée dont nous avons déjà parlé, c'est le fait qu'il ne possède qu'un seul tranchant. Les techniques en tiennent comptent. On peut poser la main sur le dos de la lame pour renforcer certains blocages  par exemple, ou saisir la lame pour désarmer l'adversaire...
Il utilise 5 mouvements, liés aux 5 éléments: taille, estoc, contre, tournoiement, blocage.
Il combine 7 manoeuvres: Tang (fendre), Pi (couper de haut en bas), Kan (couper), Mo (frotter), Chan (ouvrir), Tiao (crocheter), To (hacher!!!).
Le sabre a un dos, un tranchant, une pointe, un plat de lame, une tête, une garde, une poignée.
Plus solide que l'épée, le sabre traditionnel est légèrement courbe avec une tête élargie, mais il en existe à lame droite aussi. Le sabre est une arme moins "noble" que l'épée, c'est l'arme du soldat, du champ de bataille, facile à dégainer et qui permet de dégager l'espace autour de soi.
La divinité attachée au sabre est le Dieu des batailles Zang Er, et le terme Dao Bing (sabre-arme) désigne aussi la guerre en général.

 

Photo Xiao Long


C'est une arme "yang", c'est l'avant bras qui travaille (pour l'épée, arme "yin", c'est le poignet). Il correspond à l'élément "métal".  


Les plus anciennes pièces retrouvées étaient en bois dur, il en existait de plus petite taille, en jade ou en pierre. La légende dit que le sabre a été inventé par Sui Jen Shi, le second des empereurs mythiques de la Chine, puis amélioré par Huang Di. Le premier aurait forgé un sabre en or, le second en bronze.  Puis apparut le sabre en fer (Royaumes combattants) puis, sous les Song, il prit cette forme "en feuille de saule" (Liu Ye Dao) et gagna en solidité. Sous les Ming, on fait la différence entre les sabres "civils" moins lourds, plus courts, sans fourreau et les sabres "militaires" en acier trempé, avec fourreau de cuir ou de bois. Les types de sabres se multiplient ( on en compte au moins 18!) et, rien que pour la beauté des noms, il y eut, le sabre en "plume d'oie", en "tête de démon", le sabre "aux neufs crocs", "aux trois anneaux", en "oreille de buffle", "papillon cantonnais", "nouille" (!, je n'invente rien... c'est un sabre très souple, à lame très mince qui tranche comme un rasoir), en "ailes de libellule"...
 

Voilà quelques informations sur cette arme que certains viennent de découvrir. Il y aurait encore beaucoup à dire... mais ce sera pour plus tard!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:57

Après Yang Lu Chan (23 mai 2009) et Chen Wang Ting (20 juin 2009), voilà un autre personnage d'importance: Wang Zong Yue!

Wang Zong Yue (1736-1796) est natif du Shanxi, il aurait vécu sous le règne de Qian Long.

 

Selon les sources Wang aurait fait halte à Chen Jia Gou et aurait appris son art auprès de la famille Chen. On affirme parfois qu’il aurait été le maître de Jiang Fa. D’autres documents attestent qu’il aurait, dans son vieil âge, été professeur dans sa propre école de Luoyang en 1791. On dit aussi qu’il aurait été actif encore en 1795 à Kaifeng… Difficile de s’y retrouver.

 

Une chose est sûre cependant: son livre le " Tai Ji Quan Lun ", autrement dit le "Traité sur le Tai Ji Quan", a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette discipline. Cette œuvre en constitue le fondement théorique, puisque pour la première fois des textes définissent la pratique de cette « boxe du faîte suprême».

 

Sa thèse s’inspire avant tout du Yi Jing, le « Classique des Mutations », le plus ancien traité divinatoire du monde qui doit permettre à celui qui le consulte de mieux comprendre l’ordre de l’univers, la situation qu’il vit lui-même et peut l’aider à prendre une décision, à déterminer sa conduite pour vivre en harmonie avec la Nature. Xiao Long vous en reparlera bientôt...

 

Au début, il y a le Wu Ji,  l’indifférencié, qui existe depuis toujours.

 

C’est le moment où dans la forme l’individu est statique : on est calme, on existe simplement, le poids est réparti également sur les deux pieds, il n’y a ni avant, ni arrière, ni gauche, ni droite, ni intérieur, ni extérieur.

 

De cette immobilité naît le mouvement. L’énergie circule dans le Dan Tian bien qu’il n’y ait pas d’action. C'est le Tai Ji.

Dès le premier mouvement le Yin se sépare du Yang. Ils se distinguent dans la droite et la gauche, le haut et le bas, l’avant et l’arrière.

 

Ainsi se dessinent les 5 déplacements (Wu Bu, comme dans Wu Bu Quan, le petit enchainement que beaucoup d'entre vous connaissent... mais si, vous connaissez...) correspondants aux 5 éléments (Wu Xing) : le feu avance (Qian Jing), l’eau recule (Hou Tui), le bois regarde à gauche (Zuo Gu), le métal prend garde à droite (You Pan), la terre occupe le centre (Zhong Ding).

 

Les déplacements s’orientent selon 8 directions (Ba Gua), les 8 points cardinaux. On obtient les 8 portes (Ba Men) qui correspondent à 8 techniques: parer (Peng), tirer (Lu), presser (Ji), pousser (An), emmener vers le bas (Cai), déraciner vers le côté (Lie), coup de coude (Zhou), coup d’épaule (Kao). C'est bien, vous n'avez pas perdu le nord...
Bref, c'est Wang qui pose sur le papier les bases théoriques du Tai Ji Quan!


Et Xiao Long boude (et un dragon qui boude, ce n'est pas commode!), il n'a pas pu trouver de traduction valable à proposer en français... Il continue ses recherches!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:30

 

Un peu d'histoire... Ne partez pas! Rassurez vous, on ne va pas passer en revue TOUTES les périodes, on fera des raccourcis!


Même si on a longtemps utilisé la pierre pour fabriquer des armes, L'Empereur Jaune, Huang Di,  qui ne riait pas toujours... (-2697/-2597) possédait  des épées en jade , mais aussi en cuivre ou en or. Sous les Shang (-1766/-1122) apparaît le bronze.

Les progrès de la métallurgie sont stimulés par les guerres, chacun recherchant des armes plus efficaces, plus tranchantes et solides: Les Zhou se battent contre les Shang et prennent le pouvoir (-909/-255), puis (on oublie un peu la période "Printemps Automne", qui porte pourtant un bien joli nom...) s'ouvre une longue période de guerres civiles (Royaumes Combattants)... Les forgerons sont alors tenus en grande estime!


Et hop! Nous faisons un petit bond par dessus les Han jusqu'à la période des "Trois Royaumes" (-220/-280) où le général Cao Cao (prononcé tsao tsao...) possédait des épées d'acier trempé capables de couper le fer. Nouveau petit saut, cette fois par dessus les Sui et les Tang, dynasties pacifiques... (Il y en a!), et les "Cinq Dynasties"  pour atterrir chez les Song (960-1279) qui perdent le pouvoir face  aux Mongols (Dynastie Yuan 1271-1368): ce brassage de cultures modifie les styles d'épées.


L'évolution se poursuit sous les Ming (1368-1644), puis les Qing (Mandchous). Depuis les Ming, on distingue les épées militaires (plus lourdes) des épées civiles parfois incrustées dans la lame de 7 pastilles de cuivre, représentant la constellation de la grande ourse, qui ont pour but de faire circuler l'énergie.

 

Photo Xiao Long


Sous les Qing (1644-1911) apparaissent des épées courtes offertes aux dignitaires ou aux étrangers, dont l'étui était en laque ou en galuchat (peau de raie ou de requin).

Les épées dont on se sert aujourd'hui sont toujours de style Ming ou Qing!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:41

L'épée est l'arme noble, l'arme vraie (pas comme l'éventail... mais non, n'y voyez aucune allusion...).
Comment la choisir?


L'épée a une lame droite à double tranchant, l'extrémité est fine, elle peut être souple ou rigide et plus ou moins lourde. Il est important lorsqu'on choisit une épée pour la pratique de la soupeser et de se demander si on pourra s'exercer avec longtemps sans solliciter excessivement son bras.
La taille de la poignée est aussi un paramètre à prendre en compte, on doit avoir son épée bien en main, si le pommeau est trop gros, on ne peut la tenir correctement ( Xiao Long songe à ces dames qui n'ont pas, heureusement, de grosses "paluches"...).


Enfin, il faut vérifier si l'équilibrage est bon: une épée facile à utiliser est équilibrée très près de la garde. Plus elle est équilibrée vers l'avant, plus le bras fatigue, surtout sur les mouvements larges où l'on tient l'épée à bout de bras.
Ainsi, même si certaines épées rigides sont très belles, elles ne sont pas toujours très pratiques. Il vaut mieux, dans ce cas, les réserver à la décoration... (une petite épée au dessus de la cheminée, c'est pas top déco ça?!)

Pour s'entrainer, on peut acheter une épée télescopique. Avantage (c'est, à mon sens, le seul...) on peut l'emporter partout. Il existe aussi des épées en bois, particulièrement intéressantes si l'on souhaite travailler à deux sur des applications martiales par exemple...

 

Photo Xiao Long


-Et le pompon alors?
Ah, oui, le pompon: que serait une épée sans pompon (une pizza sans anchois!). Traditionnellement le pompon est rouge. Mais on en trouve de couleurs et ... de longueurs différentes. Question longueur, restez raisonnables et conscients que le pompon est un élément TRES mobile et qu'il peut avoir une fâcheuse tendance à s'enrouler autour du poignet, ou de la garde au mauvais moment, il n'est pas exclu non plus, qu'il vienne sournoisement frapper un oeil si, emporté par l'élan de la forme (42 ou Wudang), vous faites tournoyer votre épée à hauteur du visage (ça sent pas le vécu ça?)... Bref, restez modeste!

Conclusion: votre épée fait partie de vous, vous devez être à l'aise dans toutes les techniques. Que l'on  bloque, coupe, fende, pique de la pointe ou frappe du pommeau, on doit avoir son épée bien en main, la tenir fermement sans crispation, tout près de la garde...


Et rien ne vous empêche de donner un nom à cette arme qui vous accompagnera longtemps  (Excalibur, c'est déjà pris...)

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:36

C'est toujours la grosse question qui empêche de dormir (Non, même pas!): "Qui a inventé le Tai Ji Quan alors?"


Ce serait simple de dire qui a inventé le téléphone ou qui a inventé le fil à couper le beurre (encore semble-t-il ne pas l'avoir inventé... pas malin!).  Et il est toujours aussi délicat, lorsqu'on s'aventure sur ces sentiers,  de savoir où commence le conte, où s'arrête l'histoire véridique. Sans doute pourrait-on trouver un proverbe chinois pour affirmer que " Pratiquer sans curiosité, c'est pratiquer l'esprit libéré"?


Mais Xiao Long est un dragon curieux (et un curieux dragon aussi !).


CHEN Wang Ting (1600-1680) semble bien être celui qui crée le Tai Ji Quan, même s'il n'existe encore aucune théorie sur le papier, la technique est là!


Passionné d'arts martiaux et de littérature, il associe sa connaissance des techniques de santé, de la philosophie taoïste, de la stratégie militaire pour inventer une nouvelle boxe caractérisée par des mouvements souples et fluides, combinés à de puissantes explosions de force. A la recherche du mouvement logique et efficace, il crée  quelques enchaînements (mains nues et armes).


Tous les principes de base sont là: technique martiale, technique de respiration, circulation énergétique dans les méridiens, alliance Yin Yang... Mais il faudra encore attendre un siècle avant que Wang Zhong Yue ne pose par écrit la théorie du Tai Ji Quan dans un traité (Tai Ji Quan Lun).


Le style Chen, dont découle le style Yang, est toujours largement pratiqué, mais demande une bonne condition physique si on veut réaliser fidèlement les mouvements vrillés, les sauts, les Fa Jin (explosions de force), les postures basses...

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 16:34

YANG Lu Chan (1799-1872) est connu comme le fondateur du Tai Ji Quan de style Yang . Il n'a donc pas créé le Tai Ji Quan, puisqu'il apprit lui-même les techniques dans la famille CHEN ( dont nous reparlerons un jour...).


On dit que travaillant au service de cette famille, il apprit en secret en espionnant les cours de CHEN.  Découvert, il fit une démonstration de ce qu'il savait et Maitre Chen aurait été si impressionné qu'il décida de le prendre parmi ses élèves!


Plus tard, il se rendit à Beijing, enseigna à ses propres élèves puis à partir de 1850 (dynastie Qing),  enseigna à la famille impériale et à quelques membres  de la garde impériale mandchoue... Toujours vainqueur des défis qu'on lui proposait, on le surnomma "l'invincible"!


Il fit évoluer la pratique, retira les "explosions de puissance"(fa jin), apprentissage qu'il réserva à quelques initiés .


Ce style n'a cessé d'évoluer, d'où l'existence d'écoles différentes, de pratiques différentes, de la "gymnastique santé" au ... martial.


Les pratiquants d'arts martiaux japonais ont pour coutume de saluer la photo du Maitre avant de commencer le cours: si nous devions en début de séance saluer un Maitre, ce serait sans doute YANG Lu Chan puisque nous travaillons le style qui porte son nom... même si ses formes ont évolué au fil du temps.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:36

Xiao Long est très vexé, car il a entendu dire que l'éventail c'était "pour faire joli" et que ça n'était pas une arme! Il a passé la nuit à lisser ses pinceaux, à préparer son encre et à méditer sur la question...

L'éventail est pour nous un objet vieillot, décoratif, esthétique... exotique.  L'éventail en bambou que nous utilisons pour nos enchainements semble fragile et inoffensif et pourtant, il peut servir d'arme (que si!).


Un éventail fermé, en métal, et même en bambou permet de bloquer une attaque, et de frapper comme un bâton court (on y retrouve d'ailleurs ici les techniques que l'on connait aussi pour l'épée). Il peut aussi piquer (avec les bouts) et si le coup est porté au bon endroit - la connaissance des points vitaux essentiels n'est sans doute pas superflue - cela peut être très douloureux.
Un éventail ouvert peut servir à masquer une attaque de poing ou de pied par exemple. Il permet aussi de se protéger ou de tenir à distance l'adversaire lorsqu'on l'ouvre devant soi, horizontal ou vertical. On peut frapper ou dévier un coup avec le "plat" de l'éventail.


On peut aussi utiliser son tranchant pour couper: c'est ce que l'on a le plus de mal à imaginer, il faut l'admettre... Encore que l'on puisse se couper avec une simple feuille de papier!
 

Photo Xiao Long


Bref, on peut garder son adversaire à distance, dévier ses attaques (il finira bien par se décourager!) et le blesser (il aura au moins quelques bosses...) ou le désarmer.
C'est un objet utilitaire "détourné". D'ailleurs le Japon connait aussi le gunsen (éventail de guerre) et le tessen (souvent réservé aux femmes). Dans les situations où le samouraï devait déposer ses armes à l'entrée d'une demeure, il conservait toujours son éventail dans la ceinture... On aurait même enregistré des duels gagnés à l'aide d'un éventail de fer contre une épée.


Si on peut frapper, bloquer, dévier, piquer, couper (je n'ai pas pu essayer, mon partenaire n'est pas d'accord...), on peut considérer que l'éventail est une arme.
Ainsi, Messieurs, n'hésitez plus à pratiquer les taolus à l'éventail! Xiao Long le dit: c'est pas que pour faire "joli"... Et pour ceux qui ont quelques doutes: il faut essayer...

 

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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