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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 16:46

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Souvent Xiao Long doit répondre à cette question, alors essayons de bien faire la différence:

Tai ji quan et gymnastique 

  Le Tai Ji Quan et la gymnastique se pratiquent pour  améliorer la santé par un travail physique et dynamique. On y développe également les sensations.

 

Oui, mais dans Tai ji quan, il y a Quan. Quan, c'est le poing (on le trouve aussi traduit par "boxe").  Donc, on ne fait pas dans la dentelle, car à l’origine, c’est un style martial (même s'il faut l'avouer, cela ne saute pas aux yeux du non initié... blocages, attaques sont -dans les formes- si souples et ronds qu'il faut chercher un peu...)

En gymnastique par contre, il n’y a ni attaque ni défense, ni coups de pieds ou de poings, ni clés, ni lutte... Les mouvements n’ont pas d’applications martiales (ou alors, juste par erreur, si l'on étend son bras un peu trop vite en direction de son voisin?).

Pour aider des débutants à mémoriser un enchaînement, on peut au début montrer les mouvements seuls, mais plus tard il faut expliquer pour quelle raison ce mouvement existe sous cette forme. 

Et le Tai Ji Quan est un art martial interne : il y a une dimension énergétique particulière: ce travail sur l’énergie n'existe pas en gymnastique (même si on en dépense beaucoup... contrairement au Tai Ji Quan, où le but avoué est de s'économiser!)

 

Qi gong et gymnastique :

Le qi gong ressemble bien à une gymnastique, il vise aussi à améliorer la santé  et n’est pas martial, mais il a une dimension interne de travail sur l’énergie qui n’existe pas dans la gymnastique (bis repetita!).

 

Tai ji et qi gong ont par contre beaucoup en commun : la lenteur, la régularité des mouvements, le calme, la détente, la visualisation, la synchronisation du mouvement avec la respiration, le travail énergétique...

 

MAIS le qi gong n’est pas martial, même s’il existe des démonstrations de puissance, gong fa, où l’énergie nécessaire est longuement stockée avant l’explosion, mais le coup est porté sur un objet: ce n’est pas un combat.

La force est utilisée en une fois, sur un point unique, ce n’est pas un face à face où il faut apprécier les distances, le temps…

 

Le Tai ji quan se pratique :

       Les yeux ouverts

       Debout

       En mouvement

       En enchaînement.

       En Tai ji quan, l’énergie se déplace au fil des mouvements et  va où elle est nécessaire, elle est mobilisable quand on le désire, où on le désire ( enfin, pas du jour au lendemain...).

 

 

Le qi gong se pratique :

       Yeux fermés ou ouverts,

       Debout, assis ou allongé

       Statique ou dynamique (peu de déplacements, un pas en avant ou en arrière)… Les mouvements sont isolés ou enchaînés.

      Le qi gong est l’art de concentrer, générer , utiliser  l’énergie.

  

    Il existe des exercices passifs : nei dan (élixir interne) - ou par la concentration (du centre dan tian vers les membres). Comme dans la méditation assise, la petite ou la grande circulation, le qi est généré par le dan tian inférieur, puis il est mis en circulation dans les vaisseaux…

 

    et actifs : wai  dan (élixir externe) : on génère l’énergie par le mouvement, des membres vers le centre, (le corps physique est soumis à une certaine excitation, comme le ba duan jin… Le qi , qi local, s’accumule par la posture, puis s’écoule).

 

Ces exercices servent à équilibrer les flux énergétiques dans les 12 méridiens et les 8 vaisseaux. Ils guident vers une meilleure compréhension du TAI JI QUAN : En Tai ji quan le qi est essentiel, généré extérieurement, intérieurement.

 

Le qi gong du Tai ji met l’accent sur la génération et le stockage du qi grâce à des exercices de nei dan  liés aux mouvements du corps.

 

 

Si le Qi gong apporte beaucoup au pratiquant de Tai ji quan, la pratique (d'un tout petit peu...) d'externe serait tout aussi profitable, afin de mieux capter la dimension martiale de cette discipline: mais il faut rester raisonnable et respecter nos (in)capacités physiques...

 

En revanche, dans un bon canapé... un petit film de Wuxia par-ci par-là... ce peut être une contribution honorable... pour maintenir un état d'esprit sereinement belliqueux...

 

 

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:58

Dans nos formes, nous "jouons" très régulièrement du pipa, mais à quoi ressemble donc cet objet? Il peut être intéressant d'en avoir une idée pour éviter les fausses notes (!?).

 

Le pipa ( 琵琶; pinyin: pípá) est un instrument de musique à corde pincées. Muni de 4 cordes en soie ou à présent en acier (moins poétique tout de même...), on le retrouve parfois sous l'appellation de "luth". On parle de pipa déjà dans certains textes datant du IIème siècle avant J.C!

Son origine est cependant obscure: Une légende attribue son invention au "Gouverneur du Ciel", d'autres documents le font venir de l'Inde ou de Perse.

Il en existe une version japonaise connue sous le nom de "biwa", une version coréenne "bipa"... .

 

Le pipa ressemble un peu à une demie poire (c'est de saison) aplatie. Le plus souvent  gravé de bas reliefs ou incrusté de motifs en nacre. Cet instrument est très populaire en Chine depuis la dynastie Tang qui a vu apparaitre une "Ode" qui lui est dédié, composée par Bai Juyi, célèbre poète de l'époque. L'instrument et le répertoire n'ont cessés d'évoluer, ce qui explique sans doute que le pipa soit encore aussi présent dans la vie quotidienne des Chinois.

 

En ce qui nous concerne, on remarquera qu'on joue du pipa à la verticale, une main en haut, une main en bas!

 

Nos intentions sont moins "pures" que celles de la musicienne, puisqu'il peut s'agir d'une clé (de sol?): la main en bas saisissant ou contrôlant le poignet, la main du haut exerçant une (désagréable) pression sur le coude de l'adversaire (on parle ici d'adversaire car après cet exercice, il ne sera peut être plus votre partenaire...).

Ainsi les mains ne peuvent être "proches" l'une de l'autre, puisqu'elles doivent tenir compte de l'espace entre le poignet et le coude.

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:13

Cet enchaînement est différent des enchaînements de "Tai Ji éventail" classiques, et son nom annonce la couleur: il y a du Kung Fu dans l'air... (et il ne faudra pas en manquer pour arriver au bout avec sérénité...). Un beau défi pour ceux qui recherchent la maitrise du souffle et de l'équilibre.

 

Il existe à vrai dire deux enchaînements du même nom (que l'on trouve sur le site Deyin Taijiquan Institute sous les appellations "1st routine", "2d routine"). Ils se réalisent sur la même musique (que certains d'entre nous connaissent si bien qu'ils la chantent sous la douche au grand dam des voisins...).

 

Photo Xiao Long

 

La forme 1 est aussi connue sous le nom de 52 mouvements. (Il y en avait 52, et on ne s'en était même pas aperçu!!!).

Ces mouvements portent de bien jolis noms comme "l'abeille retourne à la ruche" ou "les démons de la nuit  recherchent la mer"... sans parler du chat qui attrape le papillon!!!

 

 

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 11:05

Une question revient régulièrement: que faut-il regarder lorsqu'on pratique? Doit-on fixer ses mains? Regarder les autres? Ou au contraire les ignorer? Et si on est seul, sur quel élément l'attention se porte-t-elle?

 

L'expression "regarder ses mains" est traitre:

 

Si vous regardez vraiment vos mains et que vous enchainez 4 ou 5 nuages... votre tête ira rejoindre vos mains et votre esprit deviendra "nébuleux"... On finit par avoir le tournis! En réalité, il s'agit plutôt de suivre le mouvement des mains, le regard suit la trajectoire de la main et se place au dessus de la main, (donc plus loin que la main!). Cette stratégie permet non seulement de garder l'équilibre (ce qui est toujours appréciable...), de se prémunir contre un strabisme convergeant (!), mais aussi plus sérieusement, de conserver un regard plus horizontal (en évitant de piquer du nez et de baisser la tête lorsque la main descend!)

 

Suivre ses mains ne signifie pas que notre champ visuel se limite à notre petite personne. On voit ce qui se passe autour de nous. On voit sans regarder. On est conscient des déplacements autour de soi, on prend en compte l'information, mais on ne focalise pas son attention dessus.

 

Si on pratique en groupe, il est évident qu'il faut gérer son espace et son rythme si on veut éviter de se retrouver nez à nez avec ses suiveurs: on ne peut pas se contenter de rester "dans sa bulle" et d'ignorer le reste du monde. Mais l'attention ne doit pas être UNIQUEMENT tournée vers les autres et ce qui se passe à l'extérieur.  Si je focalise sur mon entourage, je me déconcentre, je perds le fil... 

 

PHOTO Xiao Long

Mon regard est dedans ET dehors, il est tourné vers l'extérieur ET vers l'intérieur. Pour cette raison, le regard n'est pas vide: il ne s'agit pas d'être concentré au point que plus rien n'existe et que l'on ferme toutes les portes, tous les volets pour se replier entièrement sur soi. Il ne s'agit pas d'atteindre une sorte d'état second, "nirvanique", d'extrême béatitude ( pour les amateurs, il y a la méditation...).

La tentation est plus grande lorsqu'on est seul et que l'on n'a pas à se soucier de l'espace disponible, que l'on peut aller à son rythme naturel... 

 

Le pratiquant doit rester "vigilant" (comme l'exprime si bien un Maitre que beaucoup d'entre vous connaissent!), il ne dort que d'un oeil, comme le chat. Il reste ancré dans le réel.

 

 Pour le regard comme pour le reste, on recherche une forme d'équilibre, dedans et dehors, serein et vivant...

 

Ce thème est bien loin d'être épuisé, il faudra y revenir...

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 08:22

4ème réunion du 8 Mai à Gif sur Yvette, organisée par l'Association Jingwu: une centaine de personnes et 5 Maitres chinois pour parler de Tui Shou et nous faire expérimenter différents aspects de cet art. Car c'est un art: ça ne saute pas aux yeux quand nous pratiquons nous-mêmes, souvent malhabiles, toujours la tête pleine de questions... et c'est là notre drame ! Nous voulons tout "décortiquer" et à la fin, on ne sait plus où on habite!!! 

Notre bel esprit cartésien veut tout "savoir", tout sur le "comment ça marche"! Oui, mais... Ce serait plus reposant d'arrêter les questions et de se laisser porter par le mouvement, l'idéal dans ce cas serait de pouvoir "tui -shouter" avec une personne déjà avancée dans cette pratique. Car deux débutants ensemble, soucieux de bien faire, ne peuvent que se poser des questions (Où dois-je placer la main droite, et la gauche? Où sont mes pieds, je croyais qu'ils étaient posés sur le sol...). Et, même si l'on réussit correctement un exercice, l'exercice suivant est une découverte et les questions reviennent.

Le plus difficile n'est pas de réaliser UN exercice, c'est de comprendre les principes du Tui Shou, le point commun à tous les exercices, à différents styles de pratique.

Il faut comprendre entre autre qu'il ne s'agit pas de pousser ou tirer comme un malade en se raidissant au maximum pour montrer à l'autre qui est le chef: si c'est ce que l'on recherche, il vaudrait mieux se tourner vers le full contact! Le Tui Shou est subtil, c'est un travail d'écoute de l'autre et non de mise en valeur de soi. Il n'est pas nécessaire d'avoir de gros muscles pour écouter, ressentir et deviner la faille...

 

Et hier, nous étions bien entourés: Maitre Zhang Ai Jun représentait le style Zhao Bao, Maitre Chen Yi Rhe le style Wu, Maitre Wang Li Kun le style du serpent. Maitres Yang Li Qin et Yuan Hong Hai, le style Yang qui nous est plus familier.

 Ceux qui ont eu la chance et le plaisir de s'exercer un peu avec ces Maitres ont sans doute compris une chose: tout va toujours trop vite pour "penser", alors il faut arrêter de penser, laisser le corps suivre le mouvement et agir seul. La Théorie, c'est bien. La pratique, c'est mieux.

Le Tui Shou c'est comme le pilotage, il faut un certain nombre d'heures de vol! Le plus difficile souvent est de trouver un co-pilote: sans partenaire, pas de Tui Shou!

Et on peut toujours rêver, peut-être un jour serons nous capables de pratiquer le Tui Shou avec aisance, esprit et corps fonctionnant ensemble tout le temps, sans interférences...

 

Merci à Maitre Yuan d'avoir eu l'idée de ces rencontres annuelles, et merci à ceux qui l'aident à mettre en place ces manifestations dont nous revenons heureusement fatigués...

 

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 08:36

Nei San He et Wai San He! Vous m'en direz tant! Et pourtant, voilà une des choses les plus importantes pour notre pratique, pour sa fluidité...

Alors voilà:

 

                 1-Nei san he représente l’harmonie de 3 paramètres intérieurs:

C’est ce qui concerne l’aspect interne, intellectuel. Le coeur et l'esprit doivent marcher ensemble, l'esprit est à ce que l'on est en train de faire (et pas concentré sur la liste des courses du supermarché!). Si le cœur et l’esprit sont unis , alors l’esprit et le qi sont unis: l'énergie circule librement, sans blocage. Et ainsi le qi et la force sont unis: si l'on doit mobiliser son énergie à un endroit précis pour être efficace, cela peut se faire instantanément. Ce qui nous donne en résumé une harmonie interne qui peut s'exprimer:

 

Xin (coeur) et yi (esprit) unis, yi et qi (énergie) unis, qi et li (force physique) unis.

·        Xin-Yi 

·        Yi-Qi 

·        Qi-Li

 

PHOTO Xiao long

 

Cette harmonie interne est complétée par une harmonie (He) externe (Wai), physique.

2-Wai san he représente l’harmonie de 3 éléments extérieurs :

On dit en bref:

 ·        Pieds et mains doivent être unis,

·        Genoux et coudes unis.

·        Hanches et épaules unies.

 

 

 

C'est la synchronisation des mouvements, les pieds et les mains bougent en même temps, si la main finit la technique, le pied finit de se dérouler. Les genoux et les coudes sont liés dans le mouvement, les hanches et les épaules aussi.  Si un de ces éléments est "déconnecté", l'harmonie du mouvement est cassée. Le mouvement perd de sa logique et de son efficacité.

Si ces harmonies sont respectées, alors la position est axée, unie, solide car tout va dans la même direction.

Mais, nous sommes bien d'accord, personne n'a jamais affirmé que c'était facile et si l'on est attentif à ses bras, ses jambes, on a souvent l'impression tentaculaire qu'il nous en est poussé pendant la nuit. Il faut donc, comme en tout, avancer par petites touches dans le long travail de coordination!

Allez, courage: vous n'avez vraiment que deux bras et deux jambes... et une seule tête (qui réfléchit parfois bien trop!);

 

Comme ces 6 harmonies sont complémentaires, la récompense est dans la sensation finale:  On harmonise ainsi pensée, énergie et forme pour faire un mouvement dans une même synergie en synchronisant interne et externe et on se sent (enfin! me direz vous?) bien.

 

- Intérieur et extérieur  sont unis en un seul souffle, c’est l’harmonie entre l’esprit et la technique. Le qi unit intérieur et extérieur par la respiration naturelle, le rythme cardiaque se stabilise en évitant les pensées vagabondes : c’est l’expression externe de l’harmonie interne.

 

- Mais attention, l’esprit doit être éveillé, concentré, conscient de tout ce qui se passe à l’extérieur de lui-même. Il ne s'agit pas de s'endormir dans son bien-être et de s'évaporer... on reste "enraciné" dans le réel...

 

Prenons notre courage à deux mains (déjà une bonne coordination du mouvement!) et partons à la recherche de l'Harmonie...

 

 

 

 

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 15:07

 

Lorsqu'on parle du bâton (Gun), on se dit que ce n'est pas une arme bien glorieuse comparée à ses compagnes: l'épée est plus noble, le sabre a du panache, la lance est guerrière, tout ça brille, et a du ... piquant!

 

Mais le bâton... C'est oublier un peu vite qu'un instrument est ce que l'on en fait. Combien de beaux combats au parapluie dans les films chinois! ou au journal (qui sert enfin à quelque chose!) roulé en ... bâton. Tout peut devenir une arme si on en décide ainsi. Le bâton eut donc rapidement la faveur de ceux qui, ni nobles, ni soldats devaient se défendre avec ce qui se trouvait à disposition.

 

Le bâton est semble-t-il assez peu pratiqué en Tai Ji (Tai Ji Gun), même si de nombreuses écoles affirment que le bâton contient toutes les autres armes, car il correspondrait à la Terre (le centre, l'harmonie, où se rejoignent Feu, Bois, Métal et Eau).

 

Les deux mains tiennent le bâton, ce qui demande une approche différente en comparaison des armes tenues à une seule main, et c'est une arme longue (2M environ), ce qui n'est pas sans avantages! 

 

On peut pratiquer aussi le "bâton collant" grâce à des exercices similaires aux exercices de Tui Shou à mains nues...

Les techniques sont variées: tuigun: pousser, jigun: frapper, jiégun: intercepter, chuogun: piquer, pigun: fendre, liaogun: tourbillonner, zhagun: percer, saogun: balayer, mogun: essuyer...

 

Il existe aussi des bâtons courts (à préférer si vous voulez ménager votre plafond!). Le point commun: pas de tranchant, pas de pointe, les deux mains peuvent manipuler le bâton dans tous les sens.

Il y a des bâtons (Zhang) de taille moyenne (voir enchainement Qi Gong)

 

PHOTO Xiao Long

Moins connu, le Tai Ji Bang ou bâton taoïste qui permet le travail à deux, l'auto-massage, le renforcement des tendons... Les exercices au "bâton de longévité" auraient été crées par Chen Po Tuan plus connu sous le nom de "sage de la rivière" (Dynastie Song). Il aurait voyagé des monts Wudang aux monts Hua et développé des exercices comme "24 exercices saisonniers" ou le "qi gong du sommeil".

 

PHOTO Xiao Long

 

Sabre, épée, éventail, bâton... Vous avez donc le choix des armes... Il n'y a plus qu'à!

 

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:06

Le Wu Wei  (无为) est un concept taoïste qui littéralement signifie "sans" "action", souvent traduit  en français par "non agir". 

 

 On se dit alors que tous les chats sont des adeptes du Wu Wei puisqu'ils passent leur temps en boule sur leur coussin, si ça n'est pas du non agir, ça! On pourrait donc croire qu'il n'est question que de repos, de paresse, d'inertie ou de passivité, ce qui, il faut l'avouer, nous conviendrait assez bien en cette saison!


Mais non, c'est raté, on a tout faux!! Ce n'est pas aussi simple. Le Wu Wei irait-il à l'encontre du Taoïsme qui, au contraire invite à la mise en mouvement, puisqu'il faut s'engager sur la Voie?! Alors... C'est à n'y rien comprendre!
      
                                         
"Non-agir", ce n'est pas ne rien faire, mais plutôt faire à bon escient et en accord avec la Nature. Il ne s'agit pas d'insouciance ou de laisser-faire, mais de se mettre à l'écoute des rythmes de l'univers: on ne s'agite pas,  on ne court pas dans tout les sens pour faire avancer de lointains projets, on ne calcule pas, on s'économise.

De toute manière, ce qui doit arriver, arrive. C'est un peu notre "Tout vient à point à qui sait attendre"... (proverbe non chinois pour une fois). 


Pas de réponse disproportionnée, on ne fait que ce qui doit être fait, spontanément. On est intérieurement disponible et l'on obéit à une "Volonté Céleste" ou une "Intelligence universelle"...  

Ce concept apparait dans le yi jing et le Laozi. On y retrouve souvent l'image de l'eau. Comme l'eau coule et s'adapte au terrain ou se transforme selon le climat, sans jamais perdre pourtant sa nature profonde, les évènements surgissent, on y réagit... en gardant la juste mesure.

Le chat dort, la souris passe, l'oeil s'ouvre: s'il n'a pas faim... l'oeil se referme.
... Voilà une belle idée, et l'on voudrait être capable plus souvent de Wu Wei!  


 

PHOTO Xiao Long


 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:54

Dao!
Encore une arme que l'on peut utiliser dans la pratique du Tai Ji. Ce qui distingue le sabre de l'épée dont nous avons déjà parlé, c'est le fait qu'il ne possède qu'un seul tranchant. Les techniques en tiennent comptent. On peut poser la main sur le dos de la lame pour renforcer certains blocages  par exemple, ou saisir la lame pour désarmer l'adversaire...
Il utilise 5 mouvements, liés aux 5 éléments: taille, estoc, contre, tournoiement, blocage.
Il combine 7 manoeuvres: Tang (fendre), Pi (couper de haut en bas), Kan (couper), Mo (frotter), Chan (ouvrir), Tiao (crocheter), To (hacher!!!).
Le sabre a un dos, un tranchant, une pointe, un plat de lame, une tête, une garde, une poignée.
Plus solide que l'épée, le sabre traditionnel est légèrement courbe avec une tête élargie, mais il en existe à lame droite aussi. Le sabre est une arme moins "noble" que l'épée, c'est l'arme du soldat, du champ de bataille, facile à dégainer et qui permet de dégager l'espace autour de soi.
La divinité attachée au sabre est le Dieu des batailles Zang Er, et le terme Dao Bing (sabre-arme) désigne aussi la guerre en général.

 

Photo Xiao Long


C'est une arme "yang", c'est l'avant bras qui travaille (pour l'épée, arme "yin", c'est le poignet). Il correspond à l'élément "métal".  


Les plus anciennes pièces retrouvées étaient en bois dur, il en existait de plus petite taille, en jade ou en pierre. La légende dit que le sabre a été inventé par Sui Jen Shi, le second des empereurs mythiques de la Chine, puis amélioré par Huang Di. Le premier aurait forgé un sabre en or, le second en bronze.  Puis apparut le sabre en fer (Royaumes combattants) puis, sous les Song, il prit cette forme "en feuille de saule" (Liu Ye Dao) et gagna en solidité. Sous les Ming, on fait la différence entre les sabres "civils" moins lourds, plus courts, sans fourreau et les sabres "militaires" en acier trempé, avec fourreau de cuir ou de bois. Les types de sabres se multiplient ( on en compte au moins 18!) et, rien que pour la beauté des noms, il y eut, le sabre en "plume d'oie", en "tête de démon", le sabre "aux neufs crocs", "aux trois anneaux", en "oreille de buffle", "papillon cantonnais", "nouille" (!, je n'invente rien... c'est un sabre très souple, à lame très mince qui tranche comme un rasoir), en "ailes de libellule"...
 

Voilà quelques informations sur cette arme que certains viennent de découvrir. Il y aurait encore beaucoup à dire... mais ce sera pour plus tard!

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:57

Après Yang Lu Chan (23 mai 2009) et Chen Wang Ting (20 juin 2009), voilà un autre personnage d'importance: Wang Zong Yue!

Wang Zong Yue (1736-1796) est natif du Shanxi, il aurait vécu sous le règne de Qian Long.

 

Selon les sources Wang aurait fait halte à Chen Jia Gou et aurait appris son art auprès de la famille Chen. On affirme parfois qu’il aurait été le maître de Jiang Fa. D’autres documents attestent qu’il aurait, dans son vieil âge, été professeur dans sa propre école de Luoyang en 1791. On dit aussi qu’il aurait été actif encore en 1795 à Kaifeng… Difficile de s’y retrouver.

 

Une chose est sûre cependant: son livre le " Tai Ji Quan Lun ", autrement dit le "Traité sur le Tai Ji Quan", a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette discipline. Cette œuvre en constitue le fondement théorique, puisque pour la première fois des textes définissent la pratique de cette « boxe du faîte suprême».

 

Sa thèse s’inspire avant tout du Yi Jing, le « Classique des Mutations », le plus ancien traité divinatoire du monde qui doit permettre à celui qui le consulte de mieux comprendre l’ordre de l’univers, la situation qu’il vit lui-même et peut l’aider à prendre une décision, à déterminer sa conduite pour vivre en harmonie avec la Nature. Xiao Long vous en reparlera bientôt...

 

Au début, il y a le Wu Ji,  l’indifférencié, qui existe depuis toujours.

 

C’est le moment où dans la forme l’individu est statique : on est calme, on existe simplement, le poids est réparti également sur les deux pieds, il n’y a ni avant, ni arrière, ni gauche, ni droite, ni intérieur, ni extérieur.

 

De cette immobilité naît le mouvement. L’énergie circule dans le Dan Tian bien qu’il n’y ait pas d’action. C'est le Tai Ji.

Dès le premier mouvement le Yin se sépare du Yang. Ils se distinguent dans la droite et la gauche, le haut et le bas, l’avant et l’arrière.

 

Ainsi se dessinent les 5 déplacements (Wu Bu, comme dans Wu Bu Quan, le petit enchainement que beaucoup d'entre vous connaissent... mais si, vous connaissez...) correspondants aux 5 éléments (Wu Xing) : le feu avance (Qian Jing), l’eau recule (Hou Tui), le bois regarde à gauche (Zuo Gu), le métal prend garde à droite (You Pan), la terre occupe le centre (Zhong Ding).

 

Les déplacements s’orientent selon 8 directions (Ba Gua), les 8 points cardinaux. On obtient les 8 portes (Ba Men) qui correspondent à 8 techniques: parer (Peng), tirer (Lu), presser (Ji), pousser (An), emmener vers le bas (Cai), déraciner vers le côté (Lie), coup de coude (Zhou), coup d’épaule (Kao). C'est bien, vous n'avez pas perdu le nord...
Bref, c'est Wang qui pose sur le papier les bases théoriques du Tai Ji Quan!


Et Xiao Long boude (et un dragon qui boude, ce n'est pas commode!), il n'a pas pu trouver de traduction valable à proposer en français... Il continue ses recherches!

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Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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