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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 12:03

 

Le chemin du pratiquant de Tai Ji Quan est semé d’embûches… sinon, ce ne serait pas drôle !!

FORME :LA

On s’est tous demandé à un moment donné pourquoi ces mouvements qui paraissent si beaux et si simples sont si durs à reproduire…

 

Tout ça, c’est de la faute à notre cerveau !

Il ne voit pas le simple, il cherche à décortiquer le geste en petites séquences, en unités élémentaires : ceci est mamain droite, ceci est ma main gauche, ceci est…

. Pour « jouer le global », c’est-à-dire pour comprendre le geste comme un tout, il faudrait le répéter un certain nombre de fois (et certainement un nombre certain) pour que notre tête suive sans vouloir à toutes forces le décortiquer…

L’alternative, le plus souvent d’ailleurs, c’est cette solution qui est utilisée, et de morceler le geste, de l’expliquer dans un premier temps, puis d’y mettre de « l’huile ».

Ce mouvement est comme un énorme beefsteak (un gros potiron pour les végétariens !) : ou bien, on l’engloutit d’un coup comme un python affamé et on va mettre un certain temps pour le digérer… ou bien, on en fait des portions raisonnables et la digestion est moins difficile.
🙄

Notre cerveau ne peut enregistrer qu’un nombre limité d’informations et donc s’il se concentre sur les bras, il oublie les pieds, s’il pense à la taille, il oublie autre chose…. Il faut donc prendre le temps d’avancer : on ne peut pas capter tous les détails en une fois, c’est par petites touches que l’on s’approchera du geste juste. Et il faut aussi de temps à autre s’arrêter et observer précisément le « modèle »…

Une fois que l’on a compris l’essentiel, on se dit que le tour est joué et qu’on peut passer à l’action. Oui, mais… on a la curieuse sensation de ressembler à D2R2, charmant petit robot aux loupiotes qui s’allument…
 

🙃 C’est encore M. Cerveau qui fait des siennes… il repasse les instructions et les applique, du coup… on manque un brin de naturel… et c’est normal, car on ne connait pas encore « par cœur » le mouvement, on l’exécute volontairement et les infos arrivent les unes après les autres… Cela me demande beaucoup de concentration pour un résultat finalement assez approximatif. On reste dans le réfléchi et non dans la sensation, mais cela correspond bien aux cartésiens que nous sommes !

Certains sont au contraire de fervents adeptes du « je répète le geste dans sa globalité jusqu’à l’avoir assimilé ». Il faudra être patient et répéter longtemps en se laissant (trans)porter par le rythme, la logique naturelle du mouvement.

Chacun va trouver sa propre recette, et les 2 techniques sont bien complémentaires…

Une fois répertorié et acquis, le mouvement représente pour le cerveau une séquence, un programme qu’il lance au moment où vous le voulez…

Il suffit d’être… patient !😡

 

TRAVAIL A DEUX :

Continuons avec nos questions gênantes… Pourquoi est-ce si difficile lorsqu’on connait un mouvement de la forme de passer à son application martiale ?

C’est que d’autres facteurs sont à prendre en compte : on n’est pas tout seul ! On calcule la trajectoire du poing, on doit ajuster la distance, adapter le geste… et tous ces paramètres font partie d’un autre programme.

En réalité, il s’agit alors de « réapprendre » ce geste à deux, puisque les repères que l’on a dans la forme ne sont pas tous pertinents, et que d’autres s‘y ajoutent…

Ce qui toutefois est très positif (car je sens bien qu’il y a du mou dans les troupes et qu’on ne voit plus très bien en quoi cette discipline peut nous détendre….) c’est qu’au fil du temps, des connexions se créent et de plus en plus vite. Là aussi, on réagit de plus en plus globalement et on a de moins en moins besoin de tout décomposer.

 

Mais si!!!

🧘‍♂️ Un peu d’entrainement … et votre cerveau sera « top-forme », et … vous ne vous poserez plus du tout de questions ?

Euh, vous vous en poserez moins…

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 12:42

 

Xiao Long va essayer de répondre à cette question souvent posée : C’est quoi, l’enracinement ? Ce n’est pas simple, il est plus facile de dire ce que ce n’est pas !

 

Lorsqu’on demande à un pratiquant de « s’enraciner » pour réaliser un équilibre, le plus souvent celui-ci fléchit méchamment la jambe d’appui et place tout son poids dans un malheureux genou qui se demande s’il va tenir le choc… On est dans l’effort musculaire. On fige tout. On se raidit. On « s’effondre » dans le sol… Cela ne signifie pas pour autant que l’on a trouvé ses racines…

Un peu de « science » :

Le muscle est fait de fibres musculaires contractiles et de cellules conjonctives non contractiles. L’exercice musculaire statique développe les cellules conjonctives non contractiles.

Léopold Busquet est un spécialiste de la posture et il explique la chose suivante (attention, on s’accroche…) :

De par la position de la tête, l’homme est en déséquilibre vers l’avant, la ligne de gravité passe en avant de la cheville. Ce déséquilibre permanent est compensé par une chaine de *« fascias » localisée le long du dos et sur les côtés des jambes.

De plus, le diaphragme aussi joue un rôle : les viscères sont dans une poche de liquide incompressible, A l’inspiration, le diaphragme appuie sur cette poche qui transmet la pression à la partie inférieure du bassin. En opérant une rétroversion du bassin, on favorise l’alignement des forces à cet endroit.

Dans cette optique, les muscles ne sont pas là pour tenir (statique) une posture (coûte que coûte), ils sont là pour rééquilibrer la posture ou créer le mouvement.

 

PHOTO Xiao Long

Pour faire (un peu plus) simple :

On va minimiser l’effort. On laisse faire la gravité. On se laisse aller, on s’abandonne en confiance et ce n’est plus le muscle seul, mais toute la structure osseuse et des fascias qui créent une poussée vers le haut. Les hanches sont relâchées. Les genoux sont lâchés, mais pas pliés à l’excès. Et ils vous disent merci ! Les orteils sont « collés » au sol, il se crée un petit creux au niveau de Yong Quan (source bouillonnante-R1). On s’économise et on soulage ses articulations. Voilà une façon de trouver ses racines en douceur, avec efficacité et en tout confort!

Bien, il est temps, je crois, de reposer aussi nos méninges et l’entrainement à l’ancrage commencera dès demain !!!

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:34

Un coup d’œil sur le titre et voilà, vous pensez déjà que Xiao Long est passé du côté obscur de la Force !

Emporté par un Ego surdimensionné, il pense tout savoir et imposer ses vues !!!

Mais non, rassurez-vous, Xiao Long a toujours les deux pattes arrière sur terre (les pattes avant sont trop courtes pour ça !).

 

Bon, dans tous les cas au menu du jour, nous allons parler de Moi (non, pas moi, mais du Moi, de vôtre Vous quoi !). Car notre pratique est là pour que notre vrai Moi s’exprime…

 

Le côté obscur :

 

L’EGO : l(surnommé "le melon "?!)

 

C’est un sujet … sensible et le terme n’est pas franchement positif. Au départ, c’est simplement le « moi/je »… À l’arrivée, cela peut être autre chose.

 

Dans certaines approches spirituelles, l’ego est la représentation fausse que l’on se fait de soi-même. , l'ego n'a pas réellement de réalité, il ne serait qu'un « complexe » produit par des constructions mentales, des dysfonctionnements psychiques… Pour le bouddhisme, par exemple, l'ego ne correspond à aucune réalité tangible. Il n'est ni dans le corps ni dans l’esprit.

Au départ cependant, aucune connotation négative…

 

Et pourtant lorsqu’on parle d’ego, on n’est généralement sur le chemin qui mène à l’égo-centrisme,  la vanité, l’orgueil, l’envie de pouvoir et autres joyeusetés du même acabit, qui vous empêchent du coup de « passer les portes ».

Bref, c’est ce qu’on pourrait appeler « avoir le melon » … quoique dans ma région d’origine, où l’on ne fait jamais les choses à moitié, ce serait plutôt « la pastèque »…

 

Et cette fausse image est un obstacle à l’expression de la vraie nature de la personne concernée. Dans cette conception, une personne libérée de son ego connaît l’éveil spirituel.

La voie bouddhiste par exemple consiste, entre autres, à libérer l'être humain de cette perception qui le place au centre de tout, et surtout, de le libérer de la souffrance liée notamment à la croyance de l'existence du moi.

Car il faut un moment arrêter de croire que tous les yeux sont posés sur nous, arrêter de tout prendre pour  « soi », arrêter de se dire que le monde est injuste, regarder son nombril et murmurer:

« Je suis malheureux, on ne m’aime pas, on m’en veut, j’aurais dû mieux faire, réussir… etc. … »

Le côté lumineux de la Force :

PHOTO Xiao Long

Le vrai Moi :

Plus on avance sur le chemin de nos disciplines, plus on comprend que « le but ultime de notre Tai-chi est justement d’atteindre, par la pratique, l’éveil du Moi », comme l’exprimait Maitre Gu Mei Sheng. Maitre Gu disait aussi : « Ce vrai Moi, c’est le tai-chi en vous ».

On touche là à la dimension interne du Tai Ji Quan. Quand on parle d’art martial interne, on vous dit le plus souvent que la différence avec l’externe c’est notre lenteur… Ce n’est pas faux… mais est-ce tout ?

Ce n’est pas tout…

 

Au début, on apprend les techniques, les règles, l’enchainement et le Moi, là-dedans n’a pas trop de place tant on a à penser. On est encore englué dans un gentil ego : on craint un peu le regard des autres, on a peur de « mal faire », bref… on est encore tourné vers le dehors.

 

Se libérer des règles après les avoir apprises et appliquées est un pas important. On s’aperçoit alors que si le geste est juste, il n’est pas unique et que chacun selon sa sensibilité, son vécu, interprètera la technique/ le mouvement différemment. Voilà un peu de votre Vous  qui apparait.

 

Et Xiao Long insiste (en tapant du pied !) :

Il n’y a pas UNE façon de faire correcte et d’autres qui seraient fausses.

 

Il n’y a que des intransigeants parfois (honnêtement convaincus du bien-fondé de leur démarche) qui voudraient imposer « une/leur » façon de faire.

De ce côté-là Xiao Long a ses idées aussi (mais ne vous les imposera pas…) :

Un professeur apprend à ses élèves l’alphabet (technique) qui permettra à ses élèves de lire dans tous les livres (taolu). Mais, nous n’avons pas tous la même écriture, certains feront de belles boucles, rajouteront des gros points sur les « i », d’autres écriront plus sobrement… même si à la base, le texte est identique. Et c’est bien ainsi !

 

Car avant tout, nous pratiquons pour nous-même et pas pour la galerie. Nous sommes tous différents. Notre pratique est différente. La seule chose importante est que l’idée portée par la technique de base soit juste (axe, racines, amplitude, fluidité, intention …)

 

Au début de l’apprentissage, on trouve souvent deux façon de faire :

soit on mémorise seul, on « récite » son taolu, bien concentré –donc déjà un peu tourné vers l’intérieur, même si ce sont surtout les neurones qui chauffent et que notre petit Moi est encore bien coincé ; soit on imite les mouvements en regardant les autres…

Là, l’œil est encore tourné vers l’extérieur. Et il faudra prendre confiance en « soi », pour se détacher des modèles…

 

 Mais une fois que l’on sait, que l’on est imprégné de l’enchainement et des techniques, que l’on a déjà quelques « heures de vol », alors on peut laisser son Moi, tout son être agir au point de ne faire qu’un avec le mouvement.

 

 Ce qui fait d’ailleurs que l’on peut tout à fait perdre le fil directeur, se tromper, ou s’interrompre, ou sans s’en apercevoir tout de suite passer à une autre forme.

Et peu importe ! On est enfin dedans (et plus dehors !)

 

C’est ici le contraire du « Je pense, donc je suis » ! C’est le « Je ne pense plus, donc je suis vraiment » … C’est une forme de prise de conscience instantanée de l’éphémère au moment même où l’on fait une forme.

 

Il est toujours difficile de mettre des mots sur des expériences de ce type : ou l’on devient pompeux (et pompant !), ou l’on passe dans l’expression poétique trop éthérée… un brin psychédélique (et la moquette est un peu passée de mode !)

 

Bref, où que vous en soyez sur la route … sachez que le Tai Ji Quan n’est pas juste « une gymnastique de santé » comme on le trouve encore trop fréquemment dans de nombreux articles.

 

C’est une découverte de soi, de son unité, de son lien avec la Nature …. C’est une approche constructive et positive de soi. Et c’est donc aussi une approche positive des autres.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 14:53

 

Si on regarde de loin, pour le non initié, Tai Ji Quan ou Qi Gong c’est un peu du pareil au même… Quelquefois même on regroupe ces deux pratiques sous le terme de « gymnastique chinoise »…

On se meut lentement, dans la fluidité, la lenteur, la continuité…On applique les mêmes principes de structure corporelle, le même enracinement, le même étirement vers le Ciel. On y recherche la même unité du corps et de l’esprit en correspondance avec la pensée et la philosophie chinoises.

 

Donc, vu de l’extérieur, ces 2 disciplines semblent identiques pour certains. De plus la confusion n’est pas rare entre « Qi » de Qi Gong et « Ji » de Tai Ji Quan qui pour notre oreille occidentale se prononcent quelque chose comme « tchi »…

Nous aimons bien mettre les choses dans des cases bien définies. Et si possible, il faut que rien ne déborde… Un peu rigide quand même notre système… Pas très dans le Yin/Yang… pour d’autres, elles sont radicalement différentes : l’une à visée thérapeutique, l’autre à but martial…

 

Même si dans le Tai JI Quan on travaille sur le QI comme en Qi Gong, l’intention n’est pas similaire. Mais il faut avouer que le Tai Ji Quan dans sa pratique de santé tend à se rapprocher du Qi Gong, les aspects martiaux ont une petite tendance à se dissoudre….

 

Pour les pratiquants, il semble que le Tai Ji Quan soit plus « difficile » dans son apprentissage, car les « mouvements » apparaissent comme plus complexes et la mémorisation des enchainements (souvent plus longs que les enchainements de Qi Gong) sollicite parfois de gros efforts.

 

 Xiao Long ajoutera que cette mémorisation n’est pas toujours facilitée du fait même que l’aspect martial des techniques n’est pas toujours enseigné…

 

Les 2 pratiques permettent  l’amélioration de toutes les fonctions vitales : respiratoires, digestives, cardio-vasculaires, nerveuses et aussi un meilleur contrôle du système nerveux central donc une meilleure gestion du stress et des émotions.

Tous les liquides du corps (sanguin, interstitiel, synovial, lymphatique et cérébro-spinal) sont en action et les organes internes sont massés. De plus les mouvements d’ouverture et de fermeture Kai/He favorisent une bonne respiration. Enfin, les deux disciplines jouent un rôle sur la souplesse articulaire…

 

Alors ?

 

On le sait bien : « C’est l’intention qui compte » !

L’intention n’est pas la même : Le but du Qi Gong est la préservation et l’amélioration de la santé, quelques connaissances de base de médecine chinoise sont nécessaires pour rendre efficaces les mouvements que l’on exécute.

Pour guider le Qi correctement et faire circuler au mieux l’énergie dans tout le corps, la concentration « douce » sur certains points, certaines zones ou trajets de méridiens est essentielle.

Dans le Tai Ji Quan, ce qui donne vie à notre enchainement est l’intention martiale, connaitre la finalité (ou une finalité…) de la technique est indispensable. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de travail énergétique. Simplement la concentration n’est pas portée particulièrement sur ce travail.

 

Pour Xiao Long –car ce Petit Dragon réfléchit beaucoup… tout est une question d’intention : on peut réaliser un enchainement de Qi Gong avec une intention martiale (de nombreux mouvements s’y prêtent merveilleusement), on peut aussi réaliser un enchainement de Tai Ji Quan « à la Qi Gong », se concentrant sur des trajets énergétiques par exemple. Donc, si ce n’est pas complètement  pareil, ce n’est pas non plus totalement différent (on pourrait en faire un proverbe –chinois ?)

 

Le Tai Ji Quan est infiniment riche, art/martial/interne, est une bonne définition. Un bon équilibre entre l’aspect artistique, l’aspect martial et l’aspect interne-énergétique n’est pas le plus simple à trouver… Le Qi Gong a ses propres trésors de travail en profondeur.

 

 La pratique du Dao Yin Yang Sheng Gong et des formes de Yang Sheng Tai Ji créées par maitre Zhang Guan De est très révélatrice de cette osmose. Xiao Long y a découvert ce qui ressemble le plus à une synthèse du Tai Ji Quan et du Qi Gong et s’y complait… ce qui ne l’empêche aucunement de pratiquer toujours avec plaisir le style Yang ainsi que des Qi Gong de santé…

 

Car l'ouverture de l'esprit (ainsi que des cases où l'on veut souvent emprisonner les choses) est primordiale.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 13:38

 

On parle beaucoup de gymnastique chinoise, de Qi Gong, de Tai Ji Quan pour atteindre la sérénité… La « zénitude » est dans l’air du temps et devient un peu (trop ?) un phénomène de mode. Mais il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain… (Et d’ailleurs, gardez l’eau aussi, elle est précieuse…)

 Il n’y a que du bon à prendre dans le Qi Gong comme dans le Tai Ji Quan.

 

Cultiver le calme, la lenteur :

 

La lenteur permet de rompre le rythme habituel, de s’apaiser. Le moment de pratique doit être une bulle confortable dans un quotidien où l’on court trop souvent après la montre.

On  peut se retrouver enfin. Dans cette lenteur, on perçoit mieux son corps et ses mouvements. On est calme et loin de tout. L’esprit se concentre et se libère.

J’entends de mauvais esprits qui me disent : « L’esprit se libère ? La bonne blague, il faut penser au mouvement juste, à ses mains, ses pieds… son port de tête (alouette ?). »

Et Xiao Long réplique : « Et bien justement ! L’esprit se libère du quotidien et de toutes les pensées parasites puisqu’il est pris (porté aussi) par le mouvement ! »

 

PHOTO XIAO LONG "Paresseux en pleine concentration"

PHOTO XIAO LONG "Paresseux en pleine concentration"

 

Prendre conscience de sa propre existence :

 

On prend conscience de son corps, de soi. On se détourne un moment de l’extérieur et on se tourne vers l’intérieur. Plus « zen »*, calme, on peut retrouver en nous ce qui est en sommeil, voir la vie différemment, apprécier ces instants, ouvrir son esprit.

* « zen » est un peu mis à toutes les sauces, mais l’image que dégage ce mot reste celle de la sérénité.

 

 Faire circuler l’énergie harmonieusement dans tout le corps :

 

Ah ! La fameuse « Énergie vitale » : les plus cartésiens, les plus sceptiques diront qu’il s’agit là d’une vaste plaisanterie. Même sans accepter le concept d’énergie qui circule dans des méridiens (ce qui est le fondement de la médecine chinoise –qui après tout- notons-le- en a soigné plus d’un), on sent bien que le corps se détend et chauffe, que la circulation sanguine est favorisée par ces mouvements.

Il n’est pas besoin de « croire » à l’énergie, il suffit d’apprécier le bien-être qui découle des exercices.

 

Se préserver :

 

Tai Ji Quan et Qi Gong font partie d’une démarche de préservation de la santé : En Chine, cela est une évidence, il faut prévenir les maladies par l’activité physique, le repos de l’esprit.

Chez nous, le plus souvent, c’est lorsqu’on est malade que l’on découvre ces disciplines… (Mieux vaut tard que jamais !).C’est une fois que le corps est épuisé –ou l’esprit- que l’on se dit qu’il faut y remédier…

Il est clair que ces activités, Qi Gong et Tai Ji Quan, renforcent le terrain, revitalisent le corps : tout le corps travaille en douceur. Beaucoup de kinés pratiquent et font pratiquer le Qi Gong à leurs patients, ces exercices globaux, moins pointus que ceux habituellement préconisés en kiné ciblent le corps dans son ensemble. Chacun peut faire les mouvements à son rythme et, gros avantage, on peut adapter le mouvement selon ses capacités. Il n’y a pas de but à atteindre, de performance à établir. On entretient, on progresse… Que du bonheur !

 

« Tout pour un » :

 

Il est rare de pouvoir adapter une activité à ses possibilités physiques. Ici, on le peut :

Que l’on soit un « vrai » sportif, un « ancien » sportif (Ah, les traumatismes du sport !!!), un « pas du tout » sportif , que l’on soit très jeune, jeune, moins jeune, plus très jeune ou pas jeune du tout, il y a toujours une solution pour tirer parti de ces disciplines et en ressentir les bienfaits.

 

Bref, à condition de ne pas s’attendre à des miracles (du genre : « L’arnaque !!! J’ai fait deux heures de Qi Gong et je n’ai pas atteint le nirvana »), Tai Ji Quan et Qi Gong peuvent apporter beaucoup et maintenir en forme notre esprit et notre corps.

Il suffit d’un peu de patience, de bonne volonté, de travail régulier (Aïe ! Ce n’était pas noté dans la pub !).

Et ... Bonne humeur et ouverture d’esprit ne feront pas de mal non plus…

À bientôt alors !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:01

 

On vous parle Tai Ji Quan, Wu Dang, taoïsme, alchimie interne, externe….Quel rapport avec notre pratique à nous, aujourd’hui ?

 

Qu’est-ce que l’ « Alchimie taoïste » ?

Dès la dynastie Han, les Chinois pratique l’alchimie. L’alchimie apparaît dès le IIe siècle av. J.-C. dans les textes comme l’encyclopédie Huainanzi .

Les adeptes de cette méthode sont ceux-là même qui constitueront le courant taoïste. Ils cherchaient à fabriquer la « pilule de longue vie » -Souvent à base de métaux peu « digests »- ces cachets empoisonnaient fréquemment les personnes qui les prenaient… L’or, l’argent et surtout le cinabre, plus tard le plomb, étaient très utilisés dans ces préparations !

Le cinabre-de nature yin- (mercure) était mélangé à du soufre- de nature yang-… Bref, un fameux cocktail !

 

De très nombreux écrits sont dédiés à ces « recettes ». Le terme jindanshu (金丹術), « techniques de l’or et du cinabre », est l’appellation la plus répandue de l’alchimie dite externe.

(Quand on pense que de nos jours, il suffit de bien choisir son poisson pour avoir sa dose de mercure gratis !)

 

Principes :

L’idée qui fonde l’alchimie externe est que l'alchimiste condense temporellement les étapes de la cosmogonie dans un creuset, il reconstitue le chaos primordial.

 

Toutes les étapes - transmission des textes et des instructions orales, construction du laboratoire, scellement à la boue du creuset, allumage et contrôle du feu, ingestion de l’élixir - sont encadrées par des règles comme le Feng Shui par exemple et par des rituels de purification ainsi que des invocations et des offrandes aux dieux.

 

Les ingrédients alchimiques peuvent comporter des herbes en plus des minerais, ils ne doivent pas faire l’objet d’un marchandage ni être acquis auprès d’un commerçant en deuil… Tout cela est très codifié donc.

Le produit obtenu se nomme « or » ou « élixir d’or », symbole de pureté et de stabilité. Il peut simplement servir de talisman ou être ingéré.

L’alchimie externe, aurait fait six victimes parmi les empereurs Tang et encore plus chez les dignitaires. Elle disparait progressivement  au profit de l’alchimie dite interne… (On se demande pourquoi ?)

Celle-ci domine à partir des Jin/Song avec l’apparition de l’un des plus importants courants du taoïsme jusqu’à nos jours : Quanzhen.

 Quanzhen (« complète perfection ») et Jindan pai nanzong  sont les deux grands courants d’alchimie interne, dits « du Nord » et « du Sud ».

 

PHOTO Xiao Long

 

Vers l’alchimie interne…

On se détourne donc alors de la chimie (Wai Dan- alchimie externe) et du remède à avaler… et on se concentre sur l’être humain, sa connaissance et ses propres capacités.

 

Les alchimistes taoïstes développent alors la médecine, des gymnastiques Dao Yin, des pratiques sexuelles règlementées, des régimes et différentes formes de méditation (Nei Dan- alchimie externe) qui doivent nous garantir un printemps éternel, une jeunesse inaltérable...

Moins facile que d’avaler une pilule mais tout de même beaucoup moins dangereux !

 

Ce sont les trois composantes de l’humain, Jing-Qi-Shen : « essence, souffle et esprit », qui involuent grâce à l’ascèse en yin et yang, puis en élixir interne primordial.

On recherche donc l’état "primordial", en sens contraire de l’évolution, qui entraine la différenciation puis la mort. L’opération alchimique de fabrication de l’élixir de longue vie est désormais réalisée entièrement dans le corps du pratiquant grâce à des gymnastiques, régimes et méditations...

 

 

Et quel lien avec nos pratiques ?

 

Les grandes idées fondamentales, Yin-Yang/ Wu Xing (5 principes)/Dao (Voie)… sont toujours présentes dans nos pratiques. C’est ainsi que de façon très synthétique, aujourd’hui, on présente le Qi Gong, le Tai Ji Quan et la méditation comme des activités de « santé ».

L’homme est ce qu’il est et il cherche toujours la même chose : une forme d’éternité… une belle longévité pour le moins… qui, dans nos disciplines, et de façon plus terre à terre peut s’obtenir en calmant l’esprit et en gardant le corps en mouvement, en harmonisant yin et yang, en régulant nos émotions, en faisant circuler l’énergie dans les méridiens...

 

Bref, du travail sur la planche !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 14:18

On connait bien les grades japonais, et toutes les disciplines japonaises en ont.

Quand on parle de grades pour le Tai Ji Quan, les esprits s’agitent : Certains disent que le Wushu ne se prête pas aux grades, c’est une évolution personnelle qui n’a pas besoin d’être mesurée puisque il s’agit d’une progression personnelle, il n’y a pas de maitre-étalon…

Un brin d’histoire (rapide !)

 

Autrefois, il n’y avait que trois « distinctions » : élève, enseignant et maitre (Sifu), cela avait le mérite d’être clair... et simple (on se demande tout de même comment l’élève se transformait en professeur, comment le professeur devenait maitre… Il devait bien falloir à un moment ou à un autre être évalué…

 

 Il semble que déjà sous la dynastie Tang un système existait ! … Mais il y a si longtemps …

 

Petit bond dans le temps…

 

Beaucoup plus tard (sous les Qing), pour des raisons politiques, le Wushu représente une menace et on se doit de contrôler de très près sa transmission… La pratique et l’enseignement perdent de leur prestige, et l’image véhiculée alors n’est plus très positive… C’est une phase de repli. Pourtant les disciplines perdurent et les techniques sont communiquées aux élèves… discrètement.

 

Second petit bond dans le temps…

 

L’essor économique de la Chine puis son ouverture vers l’Occident marque une nouvelle ère pour le Wushu qui retrouve ses lettres de noblesse et se fait connaitre largement en Chine et hors de Chine où les compétitions se multiplient.

 

Les grades existent officiellement en Chine depuis 1998.  Les Duan comportent neuf niveaux :

 

Le niveau élémentaire « Aigle » comprend les trois premiers Duan :

 

  • Qingying - Aigle de cuivre, 1er Duan
  • Yinying -   Aigle d'argent, 2e Duan
  • Jinying -   Aigle d'or, 3e Duan

Le niveau intermédiaire regroupe :

 

  • Qinghu - Tigre de cuivre, 4e Duan
  • Yinhu -    Tigre d'argent, 5e Duan
  • Jinhu -    Tigre d'or, 6e Duan

 

Le niveau supérieur réservé à ceux qui participent activement au rayonnement et à l’évolution de la discipline comprend :

 

 

Les Duan sont là pour évaluer la technique du pratiquant. Ils structurent l’évolution et jalonnent le chemin.

Au-delà de la technique « pure », ces étapes reposent sur des vertus fondamentales. 6 vertus martiales sont nécessaires : Avoir du cœur (Ren), respecter la hiérarchie (Yi), faire preuve de la politesse (Li), de maitrise de soi (Zhi), de loyauté (Xin), de courage (Yong).

Si ces vertus animent le pratiquant, alors, il ne passe pas un grade pour se pavaner ou bomber le torse car il est (croit-il) le meilleur…

Il le fait dans une démarche personnelle, pour progresser. Et la réussite le rend plus confiant et l’incite à continuer sa route, toujours plus loin, selon les règles du Wushu.

 

On peut bien sûr, se passer de grade et pratiquer très bien. Chacun choisit selon sa personnalité et ses convictions.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 06:05

 

Le Tigre (Hu) est très présent dans la culture chinoise.
Le Tigre est le 3ème animal qui apparait dans le zodiaque chinois. 

Il est tout à la fois Yin  et Yang: il sait être toute souplesse, toute fluidité: un (méga) gros gentil chat,  mais  il peut soudain bondir, saisir sa proie avec les griffes et l'emporter...

Chasseur de démons, roi des animaux à fourrure, il porte parfois sur le front le caractère "Wang" - qui signifie "roi".

 

Lors de la fête du double 5 (5ème jour du 5ème mois lunaire), on traçait ce caractère- symbole du Tigre-sur le front des enfants pour les protéger des démons.De nombreux bonnets ou pantoufles d'enfant portent des oreilles de Tigre, des têtes de Tigres...
Le Tigre symbolise la force, la puissance, le courage, et comment prouver au mieux sa valeur, si ce n'est en se mesurant à lui, en l'affrontant.  

Sans doute est-ce pour cette raison que le Tigre est aussi présent dans notre pratique. Si les enchainements du 8 et du 16 préfèrent laisser le tigre en paix, et il doit bien en profiter, car tout se gâte pour lui par la suite!

 

Dans le 24, ou forme de Beijing, le tigre n'a qu'à bien se tenir et a interêt à avoir la peau dure: On va lui frapper les oreilles (shuang feng guan er). Il est à noter cependant qu'en chinois le terme "Tigre" n'apparait pas dans le nom de cette technique. En fait on parle du vent!  Le "Double vent traverse les oreilles" et... celà fait mal aussi!

 

PHOTO Xiao Long

 

La forme 48 propose  de l'attraper, à droite, puis à gauche (pai jiao fu hu), de le frapper aux oreilles (et re!), puis de le chevaucher (du li kua hu)( sur un pied en plus!) avant de tirer à l'arc sur le Tigre (wan gong she hu)! La pauvre bête... de quoi finir en descente de lit...
 
Il ne reste plus, dans la forme longue (88), et ce par deux fois, qu'à "porter le Tigre dans la montagne" (bao hu gui shan) où - nous l'espérons - il pourra goûter à un repos bien mérité... Et faire le "Tigre" des 5 animaux pour se remettre de ses émotions!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 15:05

Il y a plusieurs façons d’apprendre le Tai Ji Quan.

On vous dira que certains maitres ne parlent jamais, montrent simplement et font répéter un mouvement, un seul, des dizaines (pour ne pas dire des centaines) de fois pour mieux le comprendre, l’intégrer, le « vivre ».  Il n’y a rien à dire, rien à expliquer, il y a juste à expérimenter…

et à patienter !

 

La patience n’est pas vraiment dans les habitudes des Occidentaux… Et j’en connais peu qui résisteraient à cette pédagogie. De même que l’on imagine assez difficilement un prétendant karateka, balayant le chemin autour du dojo pendant des années en attendant d’être admis dans le saint des saints… (on aurait tenté l’aspirateur pour aller plus vite ?)

 

Il n’y a aucun jugement à émettre, il n’y a pas de mieux ou moins bien, il n’y a que du différent. Nous aimons savoir ce que nous faisons et pourquoi… On reste sur notre faim quand rien n’est expliqué ! (Descartes est passé par là ?)

En général notre esprit est plutôt attiré par  le « apprendre d’abord la suite de mouvements et voir les détails ensuite ».

 

En effet nous éprouvons le besoin de savoir ce qui « se passe après », nous avons du mal à rester longtemps sur le même mouvement. Apprendre donc dans un premier temps l’enchainement, mémoriser la suite des techniques, reste notre souci n°1 !

Dans un second temps, l’esprit libéré du « et qu’est ce qui vient après », on peut alors approfondir, corriger si besoin afin de gagner en précision et en finesse.

 

Les neurosciences nous donnent raison et disent qu’il est inefficace de vouloir en même temps mémoriser la suite de mouvements et être précis, ce qui exige un contrôle fin qui mobilise toute notre attention.

  

PHOTO Xiao Long

 

De plus, nous n’avançons pas tous à la même « vitesse » (si on peut parler de vitesse  en Tai Ji Quan ?)

Donc, si le rythme d’apprentissage dans un cours est vraiment trop rapide pour vous, il est sans doute préférable pour éviter la surchauffe neuronale de vous concentrer seulement sur l’ordre des gestes. Il est toujours possible de reprendre une forme l’année d’après –la même-  pour améliorer votre précision. Chacun a le droit d’aller à son rythme. Il n’y a aucun scrupule, aucune « honte » à avoir. Chacun sa stratégie après tout !

 

   Il ne faut en aucun cas se sentir « obligé » d’apprendre en permanence de nouvelles formes, le but n’est pas de les collectionner… surtout juste en suivant les autres…

On pratique avant tout pour soi. Il vaut mieux ne connaitre qu’une seule forme et savoir la réaliser tout seul que de loucher en permanence, la tête en gyroscope –ou périscope pour ceux qui sont en plongée profonde, pour suivre le mouvement : ce n’est plus de « l’interne », c’est de « l’externe » (au sens dispersion vers l’extérieur…)

L’approfondissement est un moment privilégié où l’on découvre soudain ce qui fait la technique, la respiration du mouvement, sa finesse, son harmonie…

On peut même (attention !) devenir accro à l’approfondissement ! Plus on avance, plus on voit et sent de choses insoupçonnées.

Il semble donc que ce qui nous convienne le mieux se soit

 1) de mémoriser l’enchaînement  puis

2) d’approfondir …

Allez, allez, on y va tout de suite!!!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:03
Photo Xiao Long

 

... Voilà une notion qui revient très souvent. C’est bien de s’entendre dire qu’il faut être enraciné, ou qu’il faut être moins « léger », encore faut-il comprendre ce concept de racines…

L’image parle d’elle-même direz-vous. Les racines évoquent les plantes, les arbres… On ne pense pas ici à ces végétaux qui n’ont que de petites radicelles, on veut évoquer plutôt le chêne solide dont les racines vont loin dans la terre (ou, un peu moins romantique, ces satanés pissenlits dont on n’attrape que la tête !)

Jing : Le corps

Dans un premier temps cet ancrage physique peut être difficile à sentir et à réaliser: Faire « prendre racine » à son corps s’apprend. Le plus simple est de commencer en statique. On cherche à se fixer dans le sol, et pour y réussir plusieurs paramètres entrent en jeu :

La détente du corps engendre une « lourdeur » dans les jambes et les pieds, posés sur le sol, sans crispation. Le poids du corps se répartit également dans les deux pieds. Les pieds forment notre base et reposent dans leur intégralité sur le sol du talon aux orteils.

Le centre de gravité se déplace vers le bas, on relâche les muscles du bassin, on gomme le creux des lombaires.

 

         Qi : La respiration

 

Pour un bon ancrage, la respiration doit nous aider aussi. Il est important de bien respirer pour développer la sensation d'enracinement. La respiration abdominale est idéale. En descendant vers l'abdomen, l’air gonfle le ventre, nous alourdit. La dilatation abdominale permet la descente du diaphragme et des énergies jusqu’au Dan Tian.

  Le Qi circule mieux, cela apaise. Cet apaisement et la détente qui en découle aident à l’enracinement.

 

Shen : … et la tête (alouette !)

 

L’esprit a aussi son rôle à jouer. Visualiser ses racines, conduire son énergie vers le sol par l’intention et se nourrir du sol est l’ancrage mental nécessaire pour s’établir, se fixer, de façon stable.

Ainsi, le corps, la respiration et l’esprit seront unis et vous serez « indéracinable » (sauf par grand vent ou tempête ?).

 

Mais cet attachement au sol ne doit pas cependant vous faire oublier votre attachement au ciel, sans quoi l’arbre ne poussera pas bien droit… et votre équilibre ne sera pas meilleur. Ne perdez pas le « fil »…

 

Les deux chemins :

Lorsqu’on parle d’enracinement, on fait le chemin « relâcher le haut pour remplir le bas ». Mais, l'énergie doit aussi s'élancer des « racines », les pieds pour aller vers le haut : ce sont généralement les pieds qui vont donner de la force au coup que transmettra la main, ou tout autre partie frappante. L'énergie provient des pieds, puis elle est dirigée par la taille avant d'être transmise par les mains.

Action !

Il est plus difficile au début de conserver cet enracinement dans l’enchainement, dans la « dynamique » (même si on ne risque pas l’excès de vitesse !).

C’est pour cette raison qu’il faut respecter les différentes phases du déplacement :

 Passer de la « position assise » quand le poids est dans la jambe arrière, à la phase où le poids du corps se déplace, doucement, graduellement d’un pied vers l’autre pied, en attendant d’atteindre la position finale, « pas de l’archer » par exemple. Si toutes ces phases - initiale, intermédiaires et finale -  ne sont pas respectées, alors on coupe ses racines, on devient « léger », et le déséquilibre nous guette (en plus !) au moindre coup de vent dans les branches. Pour ne pas rompre son « attachement » au sol, la patience dans le mouvement est de rigueur…

Alors, retrouvez vos racines…..

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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