Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 16:42

La posture de préparation et d’ouverture est fondamentale.

C’est le commencement, c’est le moment où l’on se pose !

 

 

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre » présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 – MPC.

 

«  La recherche d’équilibre est constante, que l’on soit en mouvement ou non. La station debout, à l’arrêt, n’est pas forcément la posture la plus simple à tenir lorsque l’équilibre n’est pas sûr. Il reste cependant plus aisé au départ de travailler à l’arrêt. Cela va nous permettre de nous concentrer plus finement sur nos perceptions.

Nous commencerons debout, pieds écartés, car, s’exercer à se tenir debout, les pieds joints, est plus compliqué que de s’entrainer à se tenir debout, les pieds écartés de la largeur du bassin.

      Quelles informations recevons-nous dans cette posture ? Si nous portons notre attention sur l’ensemble du corps dans une perception globale, il est clair que l’axe joue un rôle majeur.

En position debout, nous pouvons sentir que le corps est emporté vers l’avant si le regard est dirigé vers le bas, et que donc la tête n’est pas bien « droite » puisque le fil qui nous relie au ciel est distendu. Regarder droit devant soi, en rentrant légèrement le menton, permet d‘étirer les cervicales, de diminuer la lordose à cet endroit et de maintenir un axe correct, une belle verticalité. On peut imaginer que l’on cherche à empiler les vertèbres les unes sur les autres.

Nous sentons aussi nettement que si la lordose lombaire n’est pas gommée, le poids du corps se déporte vers l’avant. En poussant légèrement mìng mén (4 VG, Porte de la vie) vers l’arrière comme si nous cherchions à coller notre dos au mur, nous pourrons également limiter la lordose lombaire.

Nous pouvons aussi nous apercevoir que si les genoux sont verrouillés, nos jambes se raidissent et se comportent comme deux bâtons. Nous n’avons plus « d’amortisseurs » pour absorber. Pour absorber et pouvoir réagir à bon escient, nos jambes devraient être des bambous flexibles.

Chaque élément du corps dépend, pour sa stabilité et pour ses mouvements, de la position du segment sous-jacent. Donc, si les pieds sont mal positionnés, les éléments sus-jacents – comme les genoux par exemple, en souffriront. Il faut donc être particulièrement attentif à la position des pieds au sol.

Nous pouvons tester différents placements de pieds et nous nous apercevrons que la position la plus confortable et la plus stable est de conserver les deux pieds parallèles pour que nos genoux et nos hanches s’installent selon cet alignement.

 

Le premier exercice sera – en position pieds écartés de la largeur du bassin et parallèles - de partir de notre position naturelle et de prendre la position axée étirée du tài jí quán, en adoucissant la lordose cervicale et la lordose lombaire et en relâchant les genoux. Nous sommes alors  centrés et cultivons cette sensation de solidité en prenant le temps d’analyser nos sensations dans cette posture. Il est important d’étudier nos sensations pour mieux comprendre les réactions du corps.  

 

Nous pourrons ensuite alterner ces deux postures, posture naturelle puis posture axée, afin d’apprendre à mieux sentir les différences entre les deux et à adopter de plus en plus naturellement une posture favorable à l’équilibre en fonction de notre propre morphologie et de nos capacités physiques.

Les genoux par exemple seront plus ou moins relâchés, il faut juste prendre garde qu’ils restent dans l’alignement des pieds et ne pas les projeter au-delà des pieds. La fonction des jambes et des pieds est de transférer jusqu’au sol le poids provenant de la base du tronc.

L’important est que la hanche, le genou et la cheville soient alignés, le corps du fémur et le corps du tibia aussi.

 

Les pieds sont ancrés. Les orteils sont bien en contact avec le sol. Le poids du corps se répartit également dans les deux pieds. En position debout immobile et verticale, c'est le talon qui supporte la moitié du poids du corps. Ici, le poids du corps se place harmonieusement dans tout le pied, avec un point fort sur l’extérieur et une zone allégée à l’intérieur, comme on peut le voir ci-après.

Enfin, les épaules seront détendues et basses : elles ne s’affaissent pas pour autant, elles ne sont pas rejetées en arrière, la poitrine est simplement légèrement creusée. Sur cet exercice, les bras sont naturellement détendus et placés le long du corps..

 

Cet entrainement permettra par la suite, et au quotidien, de trouver plus facilement et plus rapidement la posture la plus favorable au maintien de l’équilibre en station debout à l’arrêt… »

 

 

 

On parle le plus souvent de tête droite, mais « droit » n’est pas synonyme de vertical. On peut par exemple dans la technique « coup de poing vers le bas » ou « aiguille au fond de la mer avoir la tête « droite », c’est-à-dire dans l’axe du corps, dans le prolongement de la colonne vertébrale, elle n’est alors pas verticale dans le sens sur l’axe Terre/Ciel.

 

Souvenons-nous de la fable de La Fontaine : « Le roseau plie »… mais il ne rompt pas!

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 16:23

 On vous serine en Tai Ji Quan « Tenez votre ballon, reprenez votre ballon, soyez rond,circulaire... ». Mais c’est difficile, il est complètement virtuel ce ballon, alors il se rebelle, il s’écrase en ballon de rugby, se riquiquise en balle de tennis, se dilue en pneu dégonflé sans volume…comment le maitriser?

Alors, peut-être serez-vous content d’apprendre que le ballon … existe… Il n'est pas si virtuel que ça... Il existe des exercices qui se font avec une balle!!!

 

Et d’où nous viens cette balle de Taiji?

 

Autrefois cette pratique s'appelait le « Qi Gong yin-yang de la balle de taiji ». D’après Yang Fukui (dit Yang Lu Chan), l'utilisation de la balle comme outil pour le Tai Ji Quan viendrait du style Chen, puis se serait diffusé dans les styles Yang et Wu.  

Un « chant de la balle » est attribué à Chen Chan Xing (1771-1853), qui était le professeur de Yang Lu Chan.  La balle aurait été très à la mode dans les années 20 à 40 (il y a toujours des modes!), puis la balle est tombée ;) un peu aux oubliettes…

De nos jours, et déjà depuis de nombreuses années, c’est Yang Jwing-Ming –qui réside aux États-Unis qui a remis l’exercice de la balle –en bois- au goût du jour. Ces balles osnt belles et agréables et pèsent leur poids! C'est un bon moyen de prendre conscience de ce qu'est réellement une balle et de la façon dont on peut la manipuler, la faire rouler!

De nombreuses combinaisons sont possibles, par exemple :

 

En échauffement :

La balle de Taiji est un outil pédagogique qui gagne à être connu, notamment pour le travail en spirale du tronc, et la souplesse des articulations des hanches. C’est donc un bon échauffement.
Le travail est ludique, peut se faire seul, ou à deux. Il existe des exercices spécifiques et même de petites formes.

La masse de la balle renforce l'intensité de l'exercice qui du même coup devient plus ou moins exigeant. On peut donc, selon sa forme, et ses envies choisir une balle plus ou moins lourde et faire travailler ses petits muscles.

En Tai Ji Quan, on ne cherche pas non plus à devenir Rambo -ou bien?, donc des balles de 1 à 4 kg sont bien suffisantes  pour développer une force souple et dynamique, ou travailler la vitesse et le délié, sans risques pour les articulations. Pensez à elles, elles vous le revaudront bien, c’est sûr ! On trouve des balles en plastique et des balles en bois –plus chères bien sûr- mais bien belles !!!🏐

Certains pratiquants les « parfument »  avec des huiles essentielles… C’est aussi donc un "Méga antimites" si vous les mettez dans votre penderie… s’il y a de la place !

La balle peut aussi servir à présenter les exercices de Tui Shou.

On fait des cercles verticaux en tenant à deux la balle. Ce travail doit être précédé d'un travail en solo car le mouvement implique tout le corps, il faut apprendre d’abord à manier « l’outil » seul, pour ensuite savoir synchroniser avec un partenaire. Une souplesse élastique de la colonne vertébrale est recherchée, n’oubliez pas cependant de ménager vos cervicales et lorsque le mouvement se propage aux bras, il ne remontera pas vers le cou!.

Une fois que les partenaires sont à l'aise, on peut commencer le travail d'attaque et de neutralisation.

On est vraiment dans l’état d’esprit Tui Shou : L’important est d'écouter pour ne pas s'opposer, mais juste dévier, absorber, transformer…

🤼‍♀️ Le geste est continu, on écoute, on suit... On y trouve la circularité et une approche solo et/ou duo qui permet de prendre conscience des trajectoires des poussées, de comprendre que neutraliser et contre-attaquer forment une unité. On peut s’entrainer sur place ou à pas mobiles… Bref, infinies possibilités !

 

Le travail avec la balle est aussi une façon d’approcher ce qu’est le Dan Tian.

Sentir son centre et sentir que les mouvements viennent de ce centre...C’est une bonne base pour acquérir fluidité, souplesse et élasticité. Savoir garder son axe et travailler la taille.

 

"Tenez la balle et imaginez qu'il y a un axe 
Cet axe fait face au Dan Tian et est le centre de toutes les directions."
 
(Extrait du Chant de la balle attribué à Chen Chan Xing.

Il existe de nombreuses formes, comme par exemple « La forme de balle de Yang Lu Chan » qui conviendra bien aux personnes pratiquant les styles Yang qui ont l’habitude d’être en appui arrière permanent.

Mais bon, comme toujours, il faut apprendre avec un professeur qui saura vous mettre en garde contre les « mauvaises postures » !

Allez, au travail, vous serez bientôt un enfant de la balle…

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 10:39

 

Nei en chinois signifie  intérieur ou dedans. Jing signifie la chaîne d’un tissu, le fil de chaine qui entrecroisé avec le fil de trame forme un tissu. Mais il peut aussi avoir le sens d’écritures classiques ou de de canon religieux, qui finalement sont aussi des « trames ». Tu, c’est un plan, une carte, un dessin (comme dans Taiji tu).

Nei Jing Tu peut se traduire par « carte de notre trame intérieure ».

La version la plus connue de cette représentation  a été trouvée sur une stèle datée de 1886 qui se trouve sur un mur d’un des bâtiments du temple taoïste des nuages blancs à Beijing (白雲觀). Cette représentation du travail interne aurait environ mille ans (difficile de vérifier à la source J ).

On y voit quoi ?

Le diagramme se lit de bas en haut et représente le corps humain vu de profil. On distingue trois parties essentielles : les trois champs de cinabre (Dan tian). Il dépeint les différentes transformations énergétiques qui surviennent lors des pratiques d’alchimie interne.

On voit à la colonne vertébrale et le crâne. On y voit les organes symbolisés.

 

Dans la partie inférieure, un garçon et une fille (le Yang et le Yin),  travaillent ensemble pour actionner une roue hydraulique permettant d’envoyer l’eau (le Jing – l’Essence , dans cette région est le Rein), le long du canal sinueux (la colonne).

En inversant le jing ou l'Essence, représenté par le cours d'eau le long de la colonne vertébrale, ils évitent qu'elle s'écoule vers le bas et qu'elle soit perdue. Cette eau va croiser différents passages.

Elle va être réchauffée au niveau du Dan Tian moyen 中丹田 afin de produire la vapeur  (le Qi )  qui va être diffusée vers le Dan Tian supérieur 上丹田 ,  lui-même représenté par le mont Kun Lun représentant les différentes composantes de l’esprit et du cerveau.

 

Le champ de cinabre inférieur est placé à côté des quatre symboles du Yin-Yang qui représentent les quatre agents extérieurs (bois, feu, métal, eau), avec le cinquième (la terre) au centre.

Sur la droite, on aperçoit une forêt, le Foie. Sur la gauche du champ du cinabre se tient un buffle qui laboure la terre et plante la pièce d'or, une image de la première graine de l'élixir doré. Le buffle qui laboure la Terre, symbolise ainsi la fonction de transformation du Centre (associé à la Rate, Estomac et Intestins).

 

Au centre se trouve le champ de cinabre médian, en forme de spirale et situé dans la région du cœur. Juste au-dessus, un jeune garçon tient la constellation de la grande ourse, symbole du centre du cosmos. Cette boule de Feu est associée au Cœur, symbole de l’amour et de la compassion  et qui est également la demeure du Shen , la conscience organisatrice.

Selon le légende du « Bouvier et de la Tisserande », Niu Lang 牛郎 et Zhinü 織女. Un vacher, correspondant à l’étoile Altaïr, ne peut retrouver son épouse, l’étoile Vega, qu’une fois par an. En médecine chinoise, la tisserande représente la fonction de thésaurisation du Jing des Reins et le bouvier représentant le Feu empereur du Cœur, tous deux formant l’axe Shao Yin.

 

 

Plus haut, au-dessus et derrière la pagode  (la trachée, lieu de passage de l’énergie du Ciel et de la Terre), on trouve l'oreiller de Jade, situé à l’arrière du crâne.

La partie supérieure de l'image représente le champ de cinabre supérieur. Derrière les grandes montagnes, sur la gauche, émerge le méridien gouverneur, Dumai; le vieil homme assis à côté de lui est Laozi 老子.

En dessous commence le méridien concepteur, Renmai, qui se déroule sur le devant du corps. Le moine debout, avec les bras levés, se tourne vers  Bodhidharma 達摩 (qui introduisit le bouddhisme Chan en Chine). Les deux points des yeux sont  représentés par le soleil et la lune.

 

Et ça nous dit quoi ?

C’est l’illustration de l’interaction entre nos trois Dan Tian, il présente le flux qui se déploie dans les « Huit Merveilleux Vaisseaux » Qi Jing Ba Mai et révèle les résonnances qu’il y a entre le Ciel , l’Homme et la Terre . La nature est au dehors, la nature est en nous, nous fonctionnons comme elle, et nous la prenons pour modèle pour gérer notre quotidien. On ne peut aller contre la nature.

IL évoque aussi Yuan Shen 元神, « l’Esprit originel »,  et décrit les cinq Shen* associé aux cinq organes Zang plus un Shen associé à la vésicule biliaire .

Cette carte est intéressante et nous aide à mieux comprendre comment les Chinois voient le fonctionnement interne et énergétique de notre corps. Rien à voir avec notre conception de l’homme « machine » : Le corps est « une machine qui se remue de soi-même », est la formule employée par Descartes. Le corps est comme une horloge, avec des rouages, tout fonctionne comme un mécanisme bien huilé. Le corps, c'est de la matière et rien que de la matière…

 On conçoit bien que les occidentaux aient un peu de mal à percevoir le corps comme le Nei jing tu !

 

Shen*  est une notion complexe que l’on ne peut qu’aborder… à creuser pour ceux qui sont intéressés sur des sites de MTC.
C’ est la forme la plus immatérielle du Qi. * Il regroupe l'ensemble de nos fonctions psychiques et spirituelles. L' Esprit Shen est  un des « trois trésors », il se décline sous cinq formes en lien aux aspects psychiques et émotionnels ...


Le Shen -  Cœur     Source de vitalité, joie ,discernement
Le Hun  -  Foie       Source de créativité et d'élaboration de projets  
Le YI –     Rate       Source de l'apprentissage et de la cohérence  
Le Po –     Poumon Source de l' instinct de survie et de la protection de soi
Le Zhi –    Rein      Source de la volonté et de l'affirmation du soi


 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:44

 

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre »

présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 –

MPC.

 

Il est important de comprendre comment nous fonctionnons, de découvrir les ressources que nous propose notre organisme qui, à l’image de la Nature, est capable sans cesse de s’adapter à de nouvelles conditions.

En réalité, l’éducation que nous recevons ne nous apporte que peu d’éléments sur le fonctionnement de l’être humain et sur l’interaction entre physique et spirituel, au sens philosophique du terme. Nous nous préoccupons davantage de la surface, de l’extérieur de notre corps, que de ce qui se passe à l’intérieur. Phénomène de société, symptôme finalement d’un déséquilibre qui accorde plus d’importance à ce qui se voit, au manifeste, qu’à ce qui est latent et se passe en profondeur.

 Il est bon d’élargir nos connaissances par un questionnement intelligent.

 

Le terme « équilibre » nous vient du latin « aequilibrium », de « aequus » : égal et « libra » : balance, poids. Ce concept décrit les situations où les forces  en présence sont égales.

Communément, l’équilibre se définit comme une attitude, une position stable, généralement verticale. Le poids est réparti également des deux côtés d'un point d'appui, de sorte que l’on ne bascule ni d'un côté ni de l'autre. Mais on ne se rend pas compte que ce processus n’est simple qu’en apparence, et qu’il repose en réalité sur un jeu de forces. La stabilité vient d’une dynamique, que l’équilibre soit statique ou dynamique.

 

PHOTO XIAO LONG

En effet, un équilibre peut être « statique ».

 

Et c’est bien là une première découverte : Debout, être debout, rester debout : c’est déjà une recherche d’équilibre. En restant simplement debout pendant un moment, immobile, nous pouvons sentir le corps osciller, aller de l’avant vers l’arrière, de l’arrière vers l’avant, et prendre conscience de la permanente accommodation qui est nécessaire pour se maintenir naturellement à la verticale sur nos deux pieds. Être immobile signifie réaliser un équilibre grâce à des ajustements constants. Ainsi l’équilibre « à l’arrêt », n’est pas réellement statique, au sens où nous l’entendons communément.

 

Mais un équilibre peut être également dynamique.

 

Pour un équilibre dynamique, le système est plus complexe, puisqu’il faut gérer en plus le déplacement du corps : des rétroactions de sens contraires peuvent se produire pour maintenir ou rétablir un certain niveau d'équilibre. Ces mécanismes peuvent s’opérer de manière réflexe, et font appel aux systèmes musculo squelettiques et au système nerveux pour permettre les mouvements qui permettront de s'adapter au contexte de la pesanteur.

PHOTO XIAO LONG

L’équilibre de l’homme a été analysé comme celui d’une grande structure qui reste debout sur une surface d’appui relativement petite.

Le squelette constitue la charpente du corps. Il est formé de 206 os reliés, pour la plupart, par des articulations. Il a pour rôle de supporter le poids du corps, de permettre sa mobilité et de protéger les organes internes. Le corps de l’homme est donc un ensemble de chaînes articulaires. Chacune de ces chaînes est composée de nombreux segments reliés par des articulations.

Pour chaque segment de notre corps, les forces de gravité doivent être rééquilibrées. Chaque segment repose sur un segment placé plus bas et l’articulation fait fonction de support.

Les surfaces des articulations étant très petites, le soutien du segment est difficile.

( … )

Les efforts d’un individu, pour maintenir la position verticale, résultent de micros mouvements incessants qui assurent un équilibre dans les 3 plans de l’espace: à la fois dans le plan sagittal antéropostérieur, dans le plan frontal, et aussi dans le plan horizontal.

Dans le plan sagittal avec mise en jeu des muscles antéropostérieurs.

Dans le plan frontal grâce à un système de haubans musculaires tendus entre la colonne vertébrale et les ceintures scapulaires et pelviennes.

Dans le plan horizontal avec mise en jeu des muscles rotateurs internes et externes. Le corps humain comprend plus de 650 muscles qui lui permettent de se mouvoir.

 

On voit combien ce mécanisme est complexe. C’est ainsi que l’on s’aperçoit que nous passons notre temps à réaliser un équilibre fugace. Si le moindre élément ne tient pas sa place, l’ensemble de la structure en est affecté et doit compenser cette faiblesse.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 14:26

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre » présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 – MPC.

 

 

Il y a parfois confusion entre les termes tài jí quán et tài jí.

On utilise l’un pour l’autre en considérant « tài jí » comme une abréviation de tài jí quán en langage courant. Mais en voulant faire « plus court », on fait surtout peu juste. Il faut distinguer l’art martial de son concept fondateur.

 

Tài jí est le « faîte suprême », elle évoque l'idée de la poutre faîtière qui préserve l'existence de tous les êtres et les choses. Ce faîte suprême est le principe supérieur, au-delà duquel il n’existe rien.

 

Le tài jí quán, 太极拳, est une discipline, un art martial interne. Le premier caractère tài signifie très ou trop. Le second caractère jí signifie sommet, ou extrémité, ou pôle. Le dernier caractère quán signifie poing ou boxe.

La traduction proposée est le plus souvent « boxe du tài jí » ou encore « boxe du faîte suprême ». Le terme boxe renvoie à la dimension martiale de la discipline. Le terme tài jí renvoie quant à lui à la dimension culturelle et philosophique de cet art, à la notion de sommet ultime. De cette clef de voûte, qui soutient la structure entière de l’univers, naissent le yīn et le yáng.

Lorsqu’on parle communément  du « tài jí », on fait allusion en réalité au taì jí tú, 太极, concept taoïste appelé aussi plus simplement « symbole du yīn et du yáng ». On y trouve l’idée d'un axe principal, essentiel, du point central, du fondement originel de l'univers.

 

(…)

 

Si on reste fidèle à cette image, le tài jí quán, qui repose sur les concepts précédemment évoqués, est une pratique qui s’effectue sur la plus haute crête de la montagne, entre adret et ubac, sur l’ultime cime, entre yáng et yīn.

Yáng et yīn ne sont pas opposés mais complémentaires.

Nous avons dans yīn et dans yáng une première partie commune qui symbolise une colline  colline.

 

(…)

 

La graphie moderne conserve l’idée fondamentale avec le choix commun de « colline » associée à « lune » pour le yīn et à « soleil » pour le yáng.

Le pratiquant se déplace sur un fil, sur un axe. Ce dernier représente l’équilibre parfait. Toute oscillation vers un côté est immédiatement compensée par une oscillation vers l’autre côté, pour réaliser un centre permanent et mouvant.

Le tài jí quán est la représentation parfaite de l’équilibre qui se construit sans cesse, et n’est jamais acquis, une mutation perpétuelle.

La forme est un cycle, elle est une vie qui se déroule et qui se termine là, où elle avait commencé. C’est le chemin du wú jí au wú jí, de l’indifférencié à l’indifférencié...

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 14:54

 

Extrait du mémoire "TAI JI QUAN, la voix de l'équilibre"

présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 - MPC.

 

Le taì jí tú des origines selon Hú Wèi

 

Il existe encore une autre image possible, la plus courante et que nous associons directement dans nos esprits au concept yīn et yáng.  Elle nous est plus familière : celle du taì jí tú des origines.

Les Chinois l’appelle « poissons yīn et yáng ». Le point noir figure l’œil du poisson blanc, alors que le point blanc figure l’œil du poisson noir. Selon Hú Wèi (1633-1714), auteur de l’ouvrage « Discrimination des diagrammes de mutations »,  ce dessin représente le mouvement d'alternance des qì yīn, en noir, et yáng, en blanc. Inconcevables l’un sans l’autre, chacun recèle aussi le germe de l’autre. Lorsque l’un décline, l’autre prospère.

C’est cette image qui est aujourd’hui la plus connue. Le yīn évoque entre autres, le principe féminin, la lune, l'obscurité, la fraîcheur, la réceptivité … Le yáng, quant à lui, représente entre autres le principe masculin, le soleil, la luminosité, la chaleur, le mouvement …

 

Le taì jí tú de Lái Zhīdé

 

 Le taì jí tú de Lái Zhīdé[1] est une représentation ancienne moins connue. Créée par un néo-confucianiste et pratiquant taoïste de la dynastie Ming, elle est moins complexe que celle envisagée par Zhōu Dūnyí.

Lái Zhīdé1525-1604) est l’auteur d’un important commentaire du Zhōu yì, autre nom du Yì jīng. Nous y retrouvons le cercle bien sûr, mais il y a cette fois un fort axe central. Nous imaginons sans peine les concepts complémentaires de yīn et de yáng ainsi que la dynamique qui anime l’ensemble, grâce à la spirale qui émane du centre et s’élargit vers l’extérieur.

 

Cette représentation souligne le rôle central de pivot du principe li[2].

« Cette spirale relie un cercle extérieur large à un cercle intérieur petit. La vision en creux est le lien par une spirale vide d’un vide infini extérieur à un vide limité intérieur. [3]»

 

L’idée fondamentale que l’on retrouve dans ces diverses représentations reste celle d’une interaction, d’un mouvement créateur d’équilibre. Cependant ces représentations ne sont que des dessins et nous donnent une image figée d’un processus tout en dynamique. C’est bien ce mouvement qui les anime et qui est la clé même de la compréhension de ces concepts.

Pour moi, le taì jí tú de Lái Zhīdé est l’image la plus adéquate pour symboliser notre pratique.

Le centre y est nettement matérialisé. Le centre librement s’exprime. Il suggère la dynamique de laquelle va naitre l’équilibre. On imagine aisément le mouvement de rotation, le tourbillon, qui nait de cet axe central fort.

Il figure l’expansion au sein d’un cercle, la rondeur, la solidité de la structure, la notion de « rempli », de spirale énergétique … Il peut figurer en même temps un vortex, qui absorbe, comprime l’énergie. Entre compression et expansion, il figure l’équilibre parfait.

 

 

[1] Lái Zhīdé (来知徳) :1525-1604,  néo-confucianiste et pratiquant taoïste de la dynastie Ming, auteur du Zhōu yì zhù (周易集注) (1598), important commentaire du Zhōu yì dans lequel se trouve son diagramme.

[2] Li, les lois de la nature antérieures au Qi, l'intelligence universelle en tant que cause efficiente, dans le Confucianisme.

 

[3] Extrait de l’article «  Spirale et logo de la Faemc » de Hugues Deriaz , Yi Mag n°5 juin 2017. Commentaire de la représentation du  « Fanghu waishi » de Lu Qianxu (vers 1550).

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 16:20

 

Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’en Chine pour voir de belles armes et armures anciennes. Quelques objets prestigieux qui viennent de la cour impériale chinoise sous la dynastie des Qing* sont présents au musée de l’armée à … Paris.

 

PHOTO XIAO LONG

On peut, entre autres, admirer un habit « de guerre » de l’empereur Qianlong (1711-1799). Cette tenue d’apparat était revêtue par l’empereur lors de grandes cérémonies militaires.

On n’y retrouve la symbolique habituelle : la couleur jaune, réservée à l’empereur, le motif du Dragon à cinq griffes que seul l’empereur avait le droit d’arborer. Même si cet habit est en soie, il reste militaire : des lamelles de métal sont fixées à l’intérieur.

 

 

On  voit bien dans cette exposition de nombreuses

PHOTO XIAO LONG

armes, haches, hallebardes, sabres, épées… et aussi le mousquet de l’empereur Kangxi: l’empereur Kangxi (1654-1722)  l’utilisa notamment lors d’une fastueuse chasse organisée en présence de sa suite et au cours de laquelle il abattit deux fauves (et voilà !!! encore deux tigres qui finissent mal).

 

En souvenir de cet exploit, et désireux de rendre hommage à son grand-père, son petit-fils Qianlong baptise cette arme « Esprit du Tigre ».

 

 

*Les Qing (1644-1911) sont des empereurs d’origine mandchoue. Kangxi et Qianlong sont les deux plus grands souverains de cette dynastie. Ces deux monarques agrandissent considérablement l’empire et  nouent  des  contacts bienveillants avec les missionnaires jésuites. Succédant aux Ming peu militarisés, les Qing ont apporté au cœur de la cité interdite les traditions de la steppe.

 

On y trouve également des armes et armures japonaises. Très travaillées, elles sont constituées d’éléments de métal laqué. Ils sont réunis entre eux par des lacets de soie. Ces armures japonaises allient souplesse et rigidité et sont conçues pour résister aux flèches plus qu’aux coups de sabre… mais elles seront perfectionnées par la suite !

 

PHOTO XIAO LONG

On y voit un kabuto (le kabuto est le casque porté par les samouraïs) en forme de queue de poisson des années 1720 au milieu d’autres aux formes parfois curieuses… très créatifs ces Japonais !

PHOTO XIAO LONG

 

De nombreuses armes dont un éventail, un sabre pour enfants, des tanto (couteau japonais légèrement courbe à un seul tranchant dont la taille de la lame est inférieure à 30 cm…) sont également exposées.

 

PHOTO XIAO LONG

Ainsi donc, pour les amateurs de beaux objets et d’armes de tous poils… une visite au Musée de l’Armée de Paris s’impose !!!

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 15:02
PHOTO XIAO LONG

 

S’il y a bien un incontournable en Tai ji quan, c’est bien le concept des « portes »… Evidemment, si on pratique tout seul et que l’on a jamais l’occasion de travailler (« jouer » serait plus juste J) avec un partenaire, on peut complètement passer à côté. Mais, j’enfonce là une porte ouverte… (désolée, ça sent les vacances !)

Elles sont partout, dans chaque technique, parfois une toute seule comme une grande, parfois plusieurs… Et, pour ceux qui se demanderaient encore à quoi sert d’apprendre à tourner des mains, Xiao Long leur répondra que c’est une approche de ces mêmes portes.

 

Un brin de théorie :

Bā Mén : que l’on traduit par les huit portes ou bien les 8 potentiels, ce terme fait référence aux 8 principales techniques de mains (membres supérieurs)  

 

Elles correspondent aux 8 trigrammes* (BAGUA) et aux 8 directions géographiques. Enfin, ce concept de correspondance ne serait pas chinois s’il n’était pas multiforme… et différentes théories cohabitent en fonction des écoles, des époques… Donc, Le Petit Dragon – qui a beaucoup réfléchi et s’est cassé les dents sur ces lignes continues et discontinues- n’ira pas jusqu’à vous présenter la panoplie complète des possibilités, il a lâchement fait des choix qui –pour notre pratique- semblent judicieux…

 

*Figure formée de trois traits superposés, coupés ou non en leur milieu, utilisée dans la divination chinoise, cf : Yi Jing.

 

 

Huit potentiels : l’essence du Tai ji quan

Au début, il y a péng…

 

, on prononce péng et on traduit par parer. Dans la pratique, il est perçu comme une force d’expansion. L’énergie de péng est comme celle d’un bouclier qui tourne, dévie et protège, il permet l’écoute. Péng est omniprésent, il est ce fameux « ballon », il exprime notre centre et il comprend virtuellement ses amis lǔ , et les autres… C’est un plaisir de commencer par péng en travail à deux, car il nous ouvre toutes les portes !

On l’associe à Qián, le ciel, le créateur, la créativité, la force, l’initiative.

 

: lǔ   signifie lisser, peigner avec les doigts.

 

lǔ est traduit par tirer, rouler en arrière, attirer dans le vide, céder, guider et neutraliser. Petit Dragon voit dans  lǔ un guidage qui laisse passer la force tout en adhérant et en contrôlant, lǔ est différent de cǎi.

On l’associe à kūn , la terre, la disponibilité, l’adaptabilité, l’accueil, le don de soi.

 

, : jǐ : Presser, bousculer, pousser…

C’est une action percutante ou une énergie qui propulse. C’est péng plus àn.

On l’associe à kǎn, l’eau, l’insondable, la profondeur, force de l’eau qui avance… un yang entre deux yin.

 

: àn

    Presser, appuyer sur, contenir, contrôler, restreindre, réprimer, tenir quelque chose dans la main, selon, conformément à.

    Dans le contexte du tai chi chuan, àn est traduit par pousser, presser vers le bas, l’avant ou le haut, repousser des deux mains.

C’est une énergie qui repousse et déracine.

On l’associe à lí , le feu, ce qui s’attache, la clarté, la lucidité, la vivacité, l’éclat.

 

 

: cǎi C’est cueillir, exploiter, recueillir, extraire… on dit souvent saisir. Au sens propre et figuré finalement car, on va saisir- par exemple un poignet- et tirer vivement dans une direction pour surprendre le partenaire, le faire sortir de son centre, l’obliger à réagir et profiter de cette réaction ;)

   

On l’associe à xùn , le vent, une rafale de vent qui déracine.

 

, : liě est traduit par ranger, aligner, citer, inscrire… Pour nous   liě c’est fendre ou séparer, c’est une clé possible, c’est créer un point fixe –par exemple bloquer un pied- et déséquilibrer le partenaire, le faire basculer…

 On l’associe à zhèn, le tonnerre, l’impulsion, la secousse.

 

: zhǒu

   

    Coude !  C’est simple, non ? Eh bien, non, ce n’est pas si simple car  si zhǒu est l’action de donner un coup de coude, c’est aussi frapper avec une articulation saillante.

 

On l’associe à duì, le lac : Petit Dragon n’a pas trouvé mieux, il y a une faille dans chaque système… en cherchant bien et longtemps, on finit toujours par trouver un argument… beaucoup de yang caché sous une surface yin ?

 

: kào

    S’appuyer contre ou sur, être proche de…

C’est le plus souvent l’action de donner un coup d’épaule, de tamponner…ce que l’on peut faire aussi avec la hanche, le dos… kào est puissant et heureusement, car si je dois l’utiliser, c’est que je suis dangereusement proche de mon partenaire… c’est ma dernière chance…

    On l’associe à gèn, la montagne, la solidité. Bon, là… l’image est probante

 

 

Beaucoup de pratique :

La théorie est jolie et c’est un point intéressant, car elle nous fait toucher du doigt une autre façon de concevoir les choses… mais pour comprendre vraiment, c’est la pratique qui va nous aider. Et, c’est en pratiquant que de nouveaux horizons s’ouvrent (normal, il y a des portes !!!)

Alors, finis les discours… Allez chercher un partenaire et amusez-vous !

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 18:11

 

Mais qui est ce Martial dont on nous parle ?

Il semble toujours délicat d’aborder cette question, le Tai Ji Quan donne cette belle image lisse, fluide, reposante et hautement pacifique. Nombreux sont ceux qui ne voient dans nos mouvements que des … mouvements lents –voire mous- exécutés en « pyjama » pour le plaisir des yeux.

C’est oublier un peu vite l’aspect martial de cet art interne.

Et comme le dirait Xiao Long, si c’est pour faire du Tai Ji Quan 100% énergétique… il vaut mieux faire du Qi Gong !

 

 

Parler « martial » ne signifie pas que l’on doive se taper dessus, tout rouge et en sueur… (Là, c’est de la lutte qu’il faut faire !).

Cela signifie simplement qu’il faut tenir compte de cet aspect qui fait partie intégrante du Tai Ji Quan (ben oui, il y a « Quan » quand même dans l’histoire et Quan, c’est le poing !)

 

Alors,  à quoi cela sert-il de connaitre  des applications martiales ?

 

À donner du « corps » à notre forme en complément de la dimension énergétique, un peu de Yang dans le Yin… Pour qu’une harmonie naisse de ce jeu d’équilibre entre énergétique et martialité.

 

Est-ce pour tout le monde ?

 

Ce travail sur les applications martiales est à la portée de tous. Il suffit de se pencher sur une technique, se poser la question de sa finalité puis de tester avec un partenaire les différentes possibilités. Le but n’est pas –pour nous- d’être rapide ou efficace au point d’envoyer valser son partenaire (mais le sera-t-il encore ?) à l’autre bout de la pièce. Le but est de voir si l’application peut-être crédible, cohérente, comprendre mieux la technique, redécouvrir le mouvement de la forme dans un contexte différent : à deux et non seul, face à … l’imaginaire.

Le partenaire donne de la consistance à nos réflexions.

 

Comment savoir si l’efficacité est là... alors que les attaques sont lentes et codifiées ?

 

L’efficacité ne peut être « réelle », nous ne sommes pas non plus dans le style « full contact », si on entend efficacité au sens de mettre HS un autre individu : non, nous ne sommes pas efficace ! Les applications ont du coup l’air moins réalistes puisqu’on fonctionne un peu « au ralenti »…

 

Mais transformer une attaque, repousser, déraciner son partenaire, appliquer une clé avec modération… prouvent que la technique est bonne et qu’elle « pourrait » être efficace.

Et là, en ce qui nous concerne, il vaut mieux prendre son temps, être précis, plutôt que de vouloir être trop rapide et utiliser finalement la force et non la technique pour arriver à ses fins, au risque d’ailleurs de se blesser ou de blesser l’autre. On cherche juste à savoir si dans les faits la technique tient la route, si elle est faisable.

 

Un jeu… ?

 

Finalement, ces applications sont un jeu, il n’y a que des gagnants car les questions que l’on se pose, la réflexion que l’on mène à deux sur les techniques nous ouvre des perspectives.

Et l’on s’aperçoit que les solutions sont infinies…

 Contrairement à certains qui vous diront :

 « Alors l’application de « La grue blanche déploie ses ailes » c’est ça. »

Sous-entendu, point barre, il n’y en a qu’une, c’est la bonne, c’est la mienne… On se rend compte que l’on peut imaginer de multiples solutions, et en fonction de notre physique, de notre personnalité, nous pourrons choisir celles qui nous conviennent le mieux.

 

PHOTO Xiao Long

Le plus difficile au début, c’est de rentrer dans cette optique et de se libérer d’un certain nombre de préjugés ou d’appréhensions… et de trouver un partenaire prêt à la même démarche !

Mais ceux qui s’engagent sur ce chemin ne le regrettent pas… C’est le premier pas qui coûte !

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 13:28

 

Vues de l’extérieur, nos pratiques sont faciles. On se déplace tranquillement, lentement, l’air de rien, les mouvements paraissent simples… mais ce n’est là que la surface. Tout bien réfléchi, c’est un peu comme si on regardait évoluer des patineurs sur la glace : les gestes sont fluides, harmonieux, on ne voit vraiment pas en quoi réside la difficulté… et pourtant…

Et pourtant… lorsqu’on s’initie au Tai ji quan ou au Qi gong, on s’aperçoit que le mental aussi bien que le physique sont largement sollicités. Ainsi, notre posture de base (se tenir debout et évoluer) demande déjà un peu de travail.

Vous me direz, se tenir debout, ce n’est quand même pas très compliqué ! Et le Petit Dragon vous répondra que se tenir debout est tout un art…

 

On pourrait parler des appuis : une des remarques les plus répandues à la fin d’un cours lorsqu’une personne n’a encore jamais pratiqué, c’est que l’on sent bien ses jambes ! Car si l’on se tient « debout », on se tient tout de même un peu fléchi, et, dans notre école en particulier, nous nous devons de rester au même niveau pour évoluer et éviter le célèbre syndrome du yo-yo.

Pour pouvoir rester fléchi le temps de réaliser une forme, il faut que nos jambes soient solides. Si nos jambes sont trop faibles, alors nous aurons tendance à remonter sur nos appuis pour nous soulager et nous évoluerons  de façon discontinue avec des hauts et des bas… et de plus en plus de haut – de moins en moins de bas ;)

 Ainsi, contrairement à une idée répandue, nous ne nous reposons pas…  travaillons : nos muscles sont sollicités et nous pouvons renforcer nos jambes en douceur.

N’oublions pas que les Chinois disent que nous vieillissons par les jambes, par les genoux. Entretenir la musculature de nos jambes c’est aussi entretenir notre santé.

Il ne suffit pas d’avoir de bonnes racines et d’être bien installé dans le sol. Se tenir debout c’est aussi se tenir vertical.

 

PHOTO Xiao Long

 

On pourrait alors aussi parler d’axe : on nous dit toujours d’imaginer qu’un petit fil de soie relie le sommet de notre crâne au ciel. Cette image peut être utile, mais il est souvent difficile de la garder en mémoire tout au long d’une forme. Parfois, ce petit fils se casse, la tête par vers l’avant, ou bien vers le côté. À nouveau, il nous faut travailler. Car penser à maintenir son axe nous demande un effort.

Mais ces efforts, celui de s’étirer vers le ciel et celui d’alourdir le bas de notre corps, sont toujours récompensés (si, si, je vous assure !).

C’est cette attitude qui va nous permettre d’évoluer ensuite aisément et avec un minimum de fatigue. C’est ainsi que nous pouvons être détendus et concentrés, stables et présents à ce que nous faisons. C’est ainsi que nous pouvons respirer au mieux. C’est ainsi que nous pouvons laisser l’énergie circuler librement dans tout le corps.

Donc, en résumé, nous avons le droit, en toute modestie (mais oui !?), de nous redresser, d’être « fiers » de pratiquer le Qi gong ou le Tai ji quan.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

.