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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 12:48

 

Voilà qu’une discussion s’est engagée autour du thème « Visio ou pas visio ? ».

Décidément, nous pouvons dire que la Covid aura déclenché de nombreuses polémiques. Il faut bien s’occuper…

 Allez, Petit Dragon va y mettre son grain de sel !😊

Les cours en visio :

m glass aSi l’on part du principe qu’un cours à distance n’est pas un cours en salle – ce qui parait élémentaire, mon cher Watson, on peut tout de même dire que… c’est un cours.

Petit Dragon a essayé des deux côtés.

 En tant que Dragon animateur, il a vu les inconvénients et les avantages de cette formule.

L’inconvénient majeur vient du fait que -comme par hasard- la majorité des pratiquants a choisi la pièce la plus petite de la maison pour y placer leur ordinateur, et tout le monde n’a pas un portable ou n’a pas songé à brancher son PC sur sa télé …

 

Ce qui peut engendrer des situations cocasses :

baisser la tête quand on est sous un toit en pente, ouvrir sa penderie pour finir un mouvement, devenir extrêmement petit au fond d’un couloir ou ne montrer que son torse en devenant extrêmement grand à l’écran… un peu trop près !👀

 Alors, d’accord, l’enseignant ne peut pas toujours tout voir et ne corrige pas aussi précisément qu’en présentiel, mais il y a tout de même des moments de franche rigolade qui valent bien le détour !!! Surtout en cette longue période marquée par l’épidémie.

Petit Dragon a également suivi des stages à distance et ne le regrette pas. Il s’est efforcé d’être le plus visible possible tout en évitant de refaire la déco de son salon avec ses armes et de trop affoler ses chats vautrés sur les coussins…

 

PHOTO XIAO LONG

 

 L’avantage majeur : le lien !

Ce qui est important en ce moment et l’a été plus encore lors des confinements et divers couvre-feux, c’est de garder la motivation et le plaisir de la pratique, même s'il peut y avoir une « déperdition » dans la précision de la technique.

Il est difficile, de rester constant, seul : il y a toujours autre chose à faire et on finit par ne plus pratiquer du tout. Nos rencontres à distance étaient là pour ça, un rendez-vous qui nous permettait de nous voir-sans masque !- de parler, de nous tenir au courant et de pratiquer régulièrement.

J’en profite d’ailleurs pour tirer mon chapeau (ben oui, les Dragons à chapeau existent !) à ceux et celles qui depuis le début on été fidèles et n’ont jamais cessé de pratiquer chez eux, dedans, dehors…

Cette pratique ne peut que nous aider à maintenir notre bien être physique et mental.

Après, je conçois que certains n’aient pas accroché au concept, on peut préférer le cours en salle, mais… on préfère aussi un quotidien sans épidémie… L’important c’est que tout le monde y trouve son compte.

 

 Compétition en visio :

 Si l’on part du principe qu’une compétition à distance n’est pas une compétition en salle – ce qui parait toujours élémentaire, mon cher Watson, on peut tout de même dire que… c’est une compétition.

Quel est le but :

Le but des fédérations qui ont organisé ce type de compétition est simple : faire passer le message que même en des temps difficiles, on ne peut renoncer à tout et qu’une adaptation est nécessaire, il faut évoluer en fonction des situations et ne pas forcément s’accrocher au «  Ma brav’dame, c’était ben mieux avant ! ». C’est aussi une forme de respect des licenciés qui ne pouvaient bénéficier d’une saison « normale ».

Libre à chacun, bien sûr, ensuite d’adhérer ou non au concept.

A force de se répéter que l’on pâtit de cette séparation forcée, plus de grandes réunions, plus de serrements de mains, plus de bisous aux copains, on finit par en souffrir vraiment. Il ne sert à rien de se morfondre, puisqu’il faut faire avec.

Mais, nous autres, pauvres humains, avons un réel penchant au mécontentement…

 Alors, donc, on aurait pu ne rien organiser du tout et attendre la saison suivante. Oui, mais…

On se serait privé d’une nouvelle expérience. Même si ce n’est pas simple d’organiser une compétition en visio (les vidéos peuvent poser des problèmes, de lecture, de dénomination, de cadrage, de son… Nous ne sommes pas tous des pros de la prise de vue !), cela méritait d’être fait.

Les personnes qui y ont participé ne sont pas forcément les mêmes que celles qui viennent en présentiel. C'est donc aussi un nouveau public qui a pu participer.

Pour ce qui touche à Europa Taichi qui a eu lieu récemment, nous avons eu une grande participation étrangère, beaucoup plus importante qu’à l’habitude. Il faut avouer que, pour un étranger, les frais engagés pour venir à Paris en voyage et séjour sont considérables. Cela, d’ailleurs, est vrai aussi pour les Français, tout le monde n’habite pas en Ile de France.

 

 Alors, c’est sûr, les « gagnants » ne repartiront pas d’un podium avec un tas de breloques autour du cou qui font « bling bling » , mais pour la majorité des participants, ce n’est pas l’essentiel. Les gagnants recevront simplement un beau diplôme. L’important, c’est qu’ils aient pris le temps de tourner leurs vidéos en faisant de leur mieux, tout comme ils l’auraient fait sur place et qu’ils soient contents de ce qu’ils ont présenté.

 Quant aux juges, ils ont pu apprécier les cadres les plus variés, intérieur, extérieur, palmiers et plages, ancienne usine désaffectée, jardin de la famille, parking d’à côté, dojo pro… Ciel bleu, ciel gris, pas de ciel (plafond)…

Bien plus varié que sur place !

 Alors ? Visio or not visio ?

Ceux qui ont participé aux cours ou aux compétitions sont généralement très contents et c’est bien.

 L’essentiel est de vivre au mieux toutes ces expériences, nous avons le choix.

Il faut peut-être juste être attentif à ne pas trop restreindre sa visio…n des choses. Ne pas trop réduire son espace.

 

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 15:48

 

Le  1er juin va faire date : Beijing a décidé de pénaliser une série de comportements jugés "non civilisés" afin d'améliorer l'hygiène générale dans les lieux publics en pleine pandémie.

Nous pourrions nous aussi nous pencher sur la question d’ailleurs, surtout lorsqu’on connait par exemple le sous équipement de la majorité des écoles en lavabos, savon(s), essuie-main-quand il y en a-,  toilettes et j’en passe… Car, nous qui sommes si prompts à critiquer les autres pays sur leur hygiène, sommes-nous plus propres ? No comment !)

 

https://img.aws.la-croix.com

La Chine, qui enregistre officiellement sur son sol  fin avril plus de 82.000 personnes contaminées au Covid-19 et 4.632 décès, a été le premier pays touché par la maladie. Les chiffres sont ce qu’ils sont, et ce, dans tous les pays… d’autant plus que tout le monde ne « compte » pas la même chose…

Au travail comme à l'école, la Chine dépiste à tout-va (car… ils ont des tests -eux-).

Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes passent un test de dépistage dans le pays où le Covid-19 a fait son apparition à la fin de l'an dernier (ce n’est pas hier…).

La cellule de crise du gouvernement, présidée par le Premier ministre Li Keqiang, a appelé la semaine dernière à des efforts redoublés pour tester la population, car les cas importés sont nombreux. Les laboratoires pharmaceutiques multiplient dans tout le pays les lignes de production de tests à l'acide nucléique, dont l’efficacité certes est mise en cause par certains – ceux qui ne les produisent pas ? Il est pourtant important de  pouvoir repérer  les cas asymptomatiques, les personnes qui peuvent transmettre le virus, sans même savoir qu'ils sont eux-mêmes infectés.

 

https://img.aws.la-croix.com

 

Dans la province du Zhejiang , une méga-école privée a lancé un méga-dépistage :  pas moins de 20.000 élèves et enseignants ont été testés depuis le 13 avril. Séparés par un intervalle d'un mètre cinquante, les élèves se voient administrer le test dans la cour de récréation. Il est interdit aux élèves de rentrer en classe tant que le test n'est pas négatif. Chez le géant de l'internet Sina, toute  une pièce du siège à Beijing  est réservée  au dépistage. Les employés peuvent s'y rendre en cas de doute. Ailleurs dans la capitale, un service «drive» permet de passer le test sans même sortir de sa voiture (car… ils en ont, eux ! Oups, déjà dit…). A Guangdong (Canton), plus de 30.000 chauffeurs de taxi y sont passés en début de semaine, ainsi que 208.000 élèves et enseignants.

Mais revenons à nos moutons (qui n’ont pas besoin de masque – que nous n’avons pas non plus d’ailleurs… Mais dans la patrie du système D, on n’a qu’à s’en fabriquer un tout seul…).

Désormais, éternuer ou tousser sans se couvrir le nez ou la bouche et ne pas porter de masque en public en cas de maladie font  partie d'une nouvelle liste d'infractions dans la capitale chinoise  et donc, amende à la clé (on pourrait faire pareil ? et se cotiser ensuite, grâce aux sous récupérer pour se payer des … tests ?).

La nouvelle réglementation impose également d'installer des marquages pour la distanciation sociale dans les lieux publics.

Les dernières règles encouragent par ailleurs la police à signaler les infractions graves, qui peuvent affecter le "crédit social" d'une personne. Les comportements « non civilisés » sont par exemple : cracher en public, jeter n'importe où des détritus, promener des chiens sans laisse et fumer dans les lieux où cela est interdit.

Les citoyens sont priés aussi de faire attention à leur tenue et de "s'habiller proprement": le « bikini de Beijing » est donc malvenu… Quand la chaleur  de l'été arrive, de nombreux hommes exposent leurs ventres (quelle qu’en soit l’apparence… et apparemment le ventre rebondi a plus la côte que les tablettes de chocolat !!! En réalité, elles sont à l’intérieur !).

https://www.sadanduseless.com

Ces messieurs flânent l’abdomen découvert, il s’agirait d’une habitude  prise pour faire « respirer » le corps… pour montrer que l’on est bien nourri aussi … Donc, désormais, on redescend son tee-shirt si on ne veut pas être pénalisé.

https://www.sadanduseless.com

 

 

 

 

 

 

 

La Chine a mis en place ces dernières années un  système de "crédit social" : il accorde des points aux "bons" citoyens qui respectent les règles et autrui et empêche les indélicats de prendre le train, l'avion, ou d'effectuer une réservation d'hôtel. Le métro à Beijing a ainsi annoncé en mai dernier qu'il avait commencé à enlever des points aux voyageurs qui mangent à l'intérieur des rames.

Bon, nous sommes d’accord, tout n’est pas plus vert ailleurs… mais, on pourrait au moins y prendre ce qui est bien. Petit Dragon trépigne (c’est la saison, un fond de colère, printemps, Foie…)  quand il voit que certaines personnes, certains pays, ont de bonnes idées et sont efficaces, mais que toutes ces choses se perdent parce que chacun pédale dans son coin et  que les méandres administratifs étouffent les initiatives potentielles.

 

 

Faites attention à vous, protégez-vous et protégez aussi les autres. Rien n’est vraiment important dans nos activités quotidiennes habituelles. Il n’y a qu’une chose qui soit essentielle : la vie !

https://www.icone-gif.com/

 

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 13:00

Restez zen, soyons zen,  optez pour une déco zen... Le zen est à la mode, il est partout! Mais c'est quoi au juste le zen? Une option marketing?

Xiao Long pense pouvoir répondre par l'affirmative. Il n'y a qu'à regarder tout le matériel qui est proposé et qui tourne autour de la méditation. Il faut tout de même être attentif et ne pas forcément rentrer dans ce jeu de consommation qui finalement va à l'encontre de ce que nous cherchons...

Le but n'est plus d'avoir, mais d'être.

 

Et Xiao Long est stupéfait, pauvre petit Dragon, lorsqu'il voit des bols tibétains vendus à prix  d'or... Ce sont des bols... On voit aussi proliférer les méthodes de méditation, en vidéos, en livres, en CD. Comme si il s'agissait d'accumuler les savoirs pour se rassurer.

Mais, le but n'est pas d'accumuler, il est de laisser derrière soi.

On ouvre même un débat sur la méditation de "pleine conscience", certains préfèrent, "pleine présence", d'autres, techniciens MBSR... mindfull based stress reduction... ça fait franchement classe!

Xiao Long appelle ça "l'instant feuille"... Le moment où on s'arrête, où on prend conscience de la dernière feuille encore sur l'arbre que le vent d'automne n'a pas encore emportée...

... Ou bien, Xiao Long n'a pas compris?

...

http://www.zen-deshimaru.com

zen, alors... qu'est ce que c'est?

Le zen est une forme de bouddhisme mahāyāna  (wouaw!) qui insiste sur la méditation et particulièrement sur la posture dite de "zazen":Le mot zen est la transposition de la prononciation du caractère japonais 穅 ou çŠȘ et signifie « méditation silencieuse » et prononcé chán en mandarin . Car le zen est une chinoiserie  et non une japonaiserie à l'origine...

Zazen, c'est l'éveil (satori) où la pratique est réalisation. Il suffit de s’asseoir immobile et silencieux. On se place sur un coussin (zafu), bien droit, calme, conscient, tranquille  (et non pas avachi dans son canapé!).On ne fait rien, on ne dit rien...

 

La légende de l'origine de la tradition zen et de la lignée de ses maîtres remonte à un sermon du Bouddha Shākyamuni à ses disciples: pour tenter d'expliquer un point de son enseignement, il se contenta de cueillir silencieusement une fleur d'Udumbara. Un seul disciple aurait compris le message. Le "chan" selon Bodhidharma* est sans d’écrit, c'est un enseignement qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de Bouddha (« äžç«‹æ–‡ć­—ă€æ•™ć€–ćˆ„悳, 盎指äșșćżƒïŒŒèŠ‹æ€§æˆäœ› »).

*Bodhidharma, vingt-huitième patriarche dans la filiation indienne, serait venu en Chine autour de 520. On lui prête un attachement particulier pour le SĆ«tra Lankāvatāra et la première école chan constituée est connue sous le nom d'école Lankā (æ„žäŒœćź—). Selon la légende, il se serait rendu en Chine pour réaliser une synthèse du bouddhisme et du taoïsme. Surnommé le Grand Voyageur par la tradition chinoise ou parfois le Moine aux yeux clairs, Bodhidharma aurait fondé les arts martiaux dont les mouvements et gestes seraient des représentations symboliques et initiatiques.

 

 Pour la faire courte:

Malgré l’importance de Bodhidharma dans la légende du chan, on peut considérer ses successeurs chinois comme les véritables fondateurs de l’école. A partir du début du VIIIe siècle apparurent (bien sûr!) de nombreuses branches de Chan, certains groupes sont à l'origine des écoles du Zen japonais (du VIe au XIIIe siècle, le bouddhisme zen fut importé de Chine au Japon, par vagues successives).

 Malgré la définition du Chan comme "sans écrit", certains maîtres en ont laissé et des disciples ont rassemblé l'enseignement de leurs maîtres dans des recueils ( le SĆ«tra Lankavatara : La tradition en fait le texte de référence de Bodhidharma; le SĆ«tra du Diamant, le SĆ«tra du Cœur...). Parmi les textes écrits en Chine pendant les premiers siècles du Chan, le SĆ«tra de l’Estrade, attribué à Huineng, ainsi que deux recueils de koan* (dont le fameux "Recueil de la falaise bleue") sont importants.

Le courant zen et la pratique du zazen eurent beaucoup de succès au Japon et s'accompagnèrent du développement par les moines de plusieurs arts et techniques, soit directement importés de Chine, soit créés localement en intégrant des éléments du nord de la Chine et de la Corée: les usages du thé ou l'esthétique simple et dépouillée (feng shui et pratique pour le ménage!). Le zen japonais reste fortement influencé par le taoïsme.

 (Sur la photo, le dessin du cercle zen: le vide...)

 

 

http://connectingcompassion.ca

Les *kƍan sont des propositions  qui semblent le plus souvent absurdes ou paradoxales que  le maître donne à son  disciple qui doit les méditer. Il n'est pas question de "résoudre" l'énigme, mais plutôt de les "dissoudre"dans la vacuité du non-sens, laissant son "moi" glisser dans une absence de tensions et de volonté, que l'on peut comparer à la surface parfaitement lisse d'un lac reflétant le monde comme un miroir. Alors, empoignez votre "zafu", installez vous au milieu de votre salon  et en position! Il n'y a qu'à méditer ces quelques "koan"(extraits de Taisen Deshimaru- "La pratique du zen"):

 

"Minuit est la véritable lumière,

 L'aube n'est pas claire".

 

"Les yeux horizontaux, le nez vertical".

 

"Le soleil de midi ne fait pas d'ombre".

 

"Qui peut entendre une seule main qui applaudit?"

 

ou encore, pratique pour les contrôles routiers:

 

"Quand Choko boit du saké, Rioko est saoul".

 

 https://www.gerbeaud.com

Xiao Long apprécie les  livres de Taisen Deshimaru sur le zen (Albin Michel "spiritualités vivantes").

 

Il rêve (parfois) d'un jardin zen où il n'y aurait pas de gazon à couper, ni de haies à tailler, ni de plantes à arroser...

Mais, bon, ça manque un peu de couleurs tout ça!

 

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 13:42

 

Il est parfois étonnant dans le milieu des arts martiaux de voir à quel point certains s’écartent totalement des principes fondamentaux de « fonctionnement » des arts martiaux.

 

Loin de la sérénité, du respect mutuel, de l’ouverture d’esprit auxquels on pourrait s’attendre, on y retrouve des clans, des pour et des contres, des ego surdimensionnés, des tricheries, des intrigues de cour …

 

 

Xiao Long le déplore, cet état des lieux l’attriste sincèrement et il voudrait modestement rappeler les « vertus martiales » que nous devrions tenter de mettre en application : Wu De…

æ­Š ćŸ·

Ces notions sont très anciennes et bien sûr elles peuvent paraitre « ringardes »… et pourtant …

C’est un état d’esprit qui est le socle de nos pratiques.

 

Les 6 vertus martiales sont :

1–  Rén  cœur et bienveillance

仁 rén 

Avoir du cœur, être bon , savoir partager et savoir pardonner.

Aimer son école, sa pratique, ses enseignants, ses proches, ses « concurrents »…

 

2 – Yi  ordre, équité, droiture

 æ„ ?  comme   jìng yì

C'est le respect implicite des règles : préséance et hiérarchie.

 

3 – Li  politesse (Rites, bienséance, étiquette)

瀌 ? comme      lǐ mào

La politesse c’est savoir se comporter avec les autres, rester correct afin de conserver des rapports humains harmonieux.

On peut exprimer un désaccord sans se mettre à hurler sur le premier qui passe…

 

4 – Zhi discernement

æ™ș ?      zhì sagesse

Rester maître de soi, faire la part des choses, du vrai et du faux, du bien et du … moins bien. Savoir tenir la place qui est la sienne.

 

5 – Xin  honnêteté, sincérité, fidélité

濃 ? comme      dān xÄ«n

Dans le milieu des Arts Martiaux Chinois, les notions d'honnêteté et de loyauté sont très importantes.

Une parole donnée se respecte, un engagement se respecte…

 

6 – Yong courage

拇 comme yǒng qì

Venir en aide, lutter pour défendre une cause juste, c’est une forme de courage, en respectant les notions qui précèdent…

 

Il est aujourd’hui encore nécessaire de les connaitre et de les suivre en les adaptant à notre « monde ». Et même si nous ne sommes pas du tout parfaits,,, on peut essayer de se rapprocher de ces "idéaux"...

 

Le respect des autres est une valeur sûre, la cohérence entre nos paroles et nos actes aussi, la mise en sourdine de l’ego est nécessaire (et comme le disait la grand-mère du Petit Dragon : « On finira tous au même endroit »).

 

La vie est courte, la « gloire » éphémère et relative :

« Derrière la montagne, il y a une autre montagne ».

 

 

Ce n’est pas souvent, mais de temps à autre Xiao Long est très sérieux…

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 16:25

Coup de gueule de Dragon ce weekend


 

 

 

Vous connaissez maintenant bien Xiao Long, ce Petit Dragon pondĂ©rĂ© et pacifique qui sait faire preuve d’une graaaande comprĂ©hension. Il y a cependant des jours oĂč Petit Dragon se rebiffe. Cela n’arrive pas trĂšs souvent, et lorsqu’il sort les griffes, c’est que l’on a vraiment abusĂ© de sa patience


 

VoilĂ  que Xiao Long passe devant une affiche qui fait l’article pour une nouvelle « discipline Â» d’une section de gymnastique, le « Body and mind Â».

À croire que le français ne suffit plus pour faire du marketing !de la pub, quoi
. On utilise l’anglais pour emballer la marchandise. Donc, Xiao Long, intriguĂ©, approche le nez pour mieux lire


 

Le cours proposĂ© donne son programme, je cite :

«TaĂŻ chi oxygĂ©nation ( ? ) 
 MĂ©ditation, stretching, renforcement, relaxation, et  (la cerise sur le gĂąteau !) rĂ©veil par la reprise du TaĂŻchi Â».

 Xiao Long apprĂ©cie cette notion de rĂ©veil
  On vous a bien endormi avant donc
 BRRRRRRR les Ă©cailles de Xiao Long se soulĂšvent d’effroi, ses petits yeux se plissent et le voilĂ  prĂȘt Ă  
 s’enflammer (sans doute Ă  cause de l’oxygĂšne dĂ©gagĂ© par le « TaĂŻ chi Â»â€Š)

 

Xiao Long qui n’est habituellement pas mesquin, ne peut s’empĂȘcher de remarquer qu’avant de l’enseigner, il serait bon d’apprendre Ă  l’écrire : Tai Ji Quan (rappelons que le pinyin est la transcription officielle du chinois depuis de nombreuses dĂ©cennies !!! et qu’il serait temps que tout le monde s’y mette) et il enfonce le clou en prĂ©cisant qu’il ne faut pas zapper le « Quan Â» (poing/boxe
), Ă  moins que l’on sous-entende que l’on enseigne les principes philosophiques du Tao.( Cette notion est essentielle dans la cosmogonie chinoise. L’idĂ©e Ă©voque la suprĂȘme poutre faĂźtiĂšre de la structure de l'univers, la clef de voĂ»te indiffĂ©renciĂ©e d'oĂč apparaissent le Yin et le Yang).

 

Xiao Long est trĂšs curieux de voir ce que contient ce « tout en un Â». Rappelons que les exercices proposĂ©s sont des disciplines Ă  part entiĂšres, que ce soit le stretching, la mĂ©ditation, ou le Tai Ji Quan
 mais, bon
 on ne va pas 
 chinoiser ! On va dire que c’est lĂ  que rĂ©side la nouveauté 

 

Mais lĂ  oĂč Xiao Long va chercher des poux (et en trouver une quantité ), c’est l’utilisation de ce concept de « gym TaĂŻchi Â».

 

 

Il y a des moments dans la vie oĂč il faut prendre une dĂ©cision : par exemple : fromage ou dessert, boire ou conduire ou bien 
 faire de la gym ou -pratiquer du Tai Ji Quan !!!

 

 

Il faut arrĂȘter de crĂ©er de toutes piĂšces des disciplines nouvelles qui ne sont qu’un mixage de disciplines existantes, juste pour faire dans le coup et pour capter le chaland. Et en prime baptiser le tout d’un beau nom anglais histoire de faire « in Â» et encore plus opaque (fog ?)
.

Xiao Long a l’esprit ouvert et s’intĂ©resse Ă  beaucoup de choses, mais il y a un moment oĂč il faut arrĂȘter !!!

La gym, c’est de la gym. Le Tai Ji Quan, ce n’est pas de la gym.

 

 

Il s’agit d’un art martial interne, il faut peut-ĂȘtre le redire, pour ceux qui l’ignorent encore ou qui l’ont oubliĂ©. Ce n’est pas seulement une activitĂ© physique.

C’est un art de penser, de bouger, de vivre. Son lien Ă  la culture et Ă  la civilisation chinoise est fort et va plus loin que la dĂ©gustation d’un plat de nouilles chinoises au resto du coin !

Le Tai Ji Quan est un monde en soi,  qui a ses styles, ses Ă©coles, ses maitres, ses enseignants –formĂ©s- Ă  cette discipline.

 

Maitre Yang Zhen Duo

Il est vrai que les formations de nos jours se font par pĂŽles et que celui qui a son diplĂŽme « gym sport loisirs » peut enseigner le step, le stretching, un peu tout et le Tai Ji Quan ou le Qi Gong. C’est sans doute lĂ  qu’il y a un problĂšme. Et en plus, il est conseillĂ© d’ĂȘtre polyvalent pour avoir de meilleures chances d’ĂȘtre embauchĂ© dans une association


 

Il ne viendrait pas Ă  l’esprit pourtant d’inclure dans ces diplĂŽmes  l’enseignement du judo ou  du VTT ! Alors pourquoi le Tai Ji Quan ? À cause de cette image « gym de santĂ© Â»â€Š qui fait totalement abstraction des dimensions martiales, internes et Ă©nergĂ©tiques qui font du Tai Ji Quan ce qu’il est.

 

Bref, Xiao Long en a assez d’entendre que le Tai Ji Quan, c’est de la gym, et pense qu’il faut cesser d’abuser ainsi les pratiquants -ou devrais-je dire le consommateur ?

Cette dĂ©viation du concept est lĂ  pour « faire de l’argent Â» en surfant sur la vague de la mode zen ! Et cela en devient ridicule et ternit l’image du Tai Ji Quan. Xiao Long a rencontrĂ© lors d’un forum des associations, une personne qui lui a dit que le « tai chi, c’est trop statique, on est allongĂ© les trois quarts du temps
 Â» et qui a Ă©carquillĂ© les yeux en apprenant qu’il existait des enchainements, du travail Ă  deux, etc


 

 

 

 

MoralitĂ© (car il y en a une) :

Pour choisir un cours de Tai Ji Quan, il faut prendre le temps de s’informer sur le contenu des cours, sur l’enseignant et sa formation dans ce domaine particulier. Je rappelle qu’il y a des grades dans cette discipline, qu’il y a des diplîmes dans cette discipline


 Il faut poser des questions et si on vous dit que c’est un cours /ou dans un cours de « gym Â», alors
, il serait plus que lĂ©gitime d’avoir des doutes sur ce « TaĂŻ chi Â» sauce zen de raccroc


 

Xiao Long a dit ce qu’il en pensait et se sent plus lĂ©ger


 

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 13:32

 

Les formes, quelles qu’elles soient, anciennes, moins anciennes ou modernes, sont « codifiĂ©es Â».

Autrement dit la suite de mouvements est toujours la mĂȘme. C’est ce que le maitre du style ou de l’école a prĂ©vu pour des raisons qui sont les siennes et qu’il n’y a pas Ă  remettre en question.

Ainsi, il n’y a pas de place pour la « personnalisation Â» de formes : je ne dĂ©cide pas de commencer par le milieu ou d’inverser les mouvements
.

 

On parle de « personnaliser Â» une forme au sens oĂč, une fois apprise, « digĂ©rĂ©e Â» et pratiquĂ©e sur le long terme, chacun d’entre nous y mettra de soi, et chacun ayant une perception diffĂ©rente des techniques, la forme deviendra la nĂŽtre, parce que nous y seront rentrĂ©s en profondeur. Cela ne signifie pas qu’il faille changer les techniques ou l’état d’esprit fondateur du style ou de l’école.

 

 

TAI JI QUAN : PERSONALISER LA FORME…JUSQU’OU ?

 

Xiao Long est parfois surpris (on peut mĂȘme dire dĂ©sagrĂ©ablement surpris !) des libertĂ©s prises par certains Ă  l’égard des formes. Le pauvre Dragon a vu des formes « customisĂ©es Â» bien loin de la forme initiale et s’il n’était d’un tempĂ©rament plutĂŽt serein, il se fĂącherait tout rouge et laisserait Ă©chapper quelques flammes


Mettre des explosions de force (fajin) lĂ  oĂč elles ne sont pas prĂ©vues ou dans une Ă©cole qui n’en a pas, casser le rythme oĂč il devait ĂȘtre fluide Ă  l’origine, ĂŽter les caractĂ©ristiques d’un style pour l’adapter Ă  un autre


 

Mais, oĂč va-t-on ?

Aurait-on idĂ©e de rajouter du rouge sur les « tournesols Â» de Van Gogh parce qu’on les trouve trop jaunes? Des bras en plastique Ă  la VĂ©nus de Milo ? Un refrain pop Ă  une symphonie pour l’égayer un brin?

 

Qui serions-nous pour nous le permettre ? Il y a moins de maitres qu’on pourrait le croire.

Respect et humilitĂ©, voilĂ  ce qui devrait nous animer face aux formes qui nous sont lĂ©guĂ©es. Une forme est une Ɠuvre. Elle a Ă©tĂ© pensĂ©e. Une forme a un Ă©quilibre, une harmonie, une cohĂ©rence qui lui est propre. On ne peut la lui enlever. 

 


. Et la sensibilitĂ© artistique alors, me direz-vous ? N’a-t-on pas le droit d’interprĂ©ter les choses comme on le sent ? « InterprĂ©ter Â» oui, dĂ©former, non !

Ben, non
 si je n’aime pas une chanson, je la laisse et j’en Ă©coute une autre. Si je n’aime pas un tableau, j’en regarde un autre.

 

 

 

Ouais, un vrai coup de gueule de Dragon !!! (Ils sont rares
 car ce brave Dragon est patient et comprĂ©hensif le plus souvent !)

 

Xiao Long est d’avis que si une forme existante ne vous plait pas, il faut changer de maitre, de style, d’école, de discipline
 mais ne changez pas la forme !

 

Ou bien alors, en cohĂ©rence avec votre style, votre Ă©cole, crĂ©ez votre propre forme, la vĂŽtre, selon vos critĂšres. Cela peut ĂȘtre trĂšs instructif et de nombreuses questions surgiront, sur la logique d’un enchainement, le choix dans la suite des techniques, les transitions de l’une Ă  l’autre
 pour aboutir Ă  une certaine harmonie.

Partez de rien, juste de vos connaissances techniques, de votre « feeling Â» et prenez les choses du dĂ©but, Ă  votre façon. Ce sera la vĂŽtre et non une distorsion de l’existant.

 

Mais le plus douloureux (Xiao Long en pleurerait !) est de voir exĂ©cuter une forme que vous connaissez, apprĂ©ciez et pratiquez, vidĂ©e de sa substance, dĂ©formĂ©e
 incomprise.

 

http://jorgesantillanilustraciones.blogspot.fr

 

ApprĂ©cions nos formes, pratiquons les, mettons y tout notre cƓur-esprit.

Respectons-les ainsi que leurs précieux créateurs.

Enseignons-les le plus fidùlement possible en gardant un esprit d’ouverture, car cela est important- mais sans dispersion.

 

http://www.icone-gif.com

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 14:14

1858313-hauts-pratique-du-tai-chi--figurine-sur-blanc.jpgJ'entends encore ce jeune dragon aux dents longues et aux griffes acérées dire à Xiao Long:

 "Le Tai Ji Quan, c'est un sport de vieux!"

Il en faudrait beaucoup plus que ça pour mettre Xiao Long hors de lui. Il a appris à contrÎler ses émotions et à respirer profondément devant ceux qui eux, ne manquent pas d'air! 1233.jpg

Car une double question se pose: premiÚrement le Tai Ji Quan est-il un sport? Et ensuite, le Tai Ji Quan est-il une activité de "vieux". (Question annexe: vieux, c'est quoi? On commence quand?)

Une chose aprĂšs l'autre...

Le Tai Ji Quan est-il un sport?

"Le sport est un ensemble d'exercices le plus souvent physiques se pratiquant sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu Ă  des compĂ©titions". Vu sous cet angle, c'est un sport: les articulations travaillent, les muscles bougent, on se dĂ©place (pas vite, d'accord, Ô Jeune Dragon aux dents longues... mais on avance!). On peut jouer en solo, ou jouer "collectif"... (On peut mĂȘme jouer en solo dans le collectif... comme en foot quoi...).

forbidden_kingdom_jackie_vs_jet02.jpgXiao Long va mĂȘme plus loin... Le Tai Ji Quan est un art. On va laisser de cĂŽtĂ© le cĂŽtĂ© "martial interne", car Jeune Dragon aux dents longues se marre dĂ©jĂ : pour lui, le martial, ça saute, ça explose, c'est un vrai feu d'artifice. C'est du Bruce Lee, du Van Damme, du Jet Li, du Tony Jaa et pas du MaĂźtre Yoda ou du Obi-wan Kenobi!!! (Si Xiao Long Ă©tait vraiment de mauvaise foi, il dirait que c'est un "sport de contacts": on apprend Ă  connaĂźtre les autres pratiquants et on communique volontiers sur les techniques, les formes, les recettes de cuisine et le dernier match de rugby... Mais, non, il n'osera pas aller jusque-lĂ ... ou si?)

"Art" vient du latin (aĂŻe!) ars, artis qui signifie talent, habiletĂ©, mĂ©tier, connaissance technique... c'est une "activitĂ© humaine consistant Ă  arranger entre eux divers Ă©lĂ©ments en s'adressant dĂ©libĂ©rĂ©ment aux sens, aux Ă©motions , Ă  l'intellect..." 0_0 !

 

Le Tai Ji Quan est-il une activité de "vieux"?

 

tai-chi-shangai-1.jpgComprĂ©hensif et magnanime, Xiao Long doit avouer Ă  Jeune Dragon que la moyenne d'Ăąge ne tourne pas autour de la vingtaine d'annĂ©es... Mais, bon... tout est relatif comme le disait Einstein et quand on a 20 ans, 40 ans c'est dĂ©jĂ  trĂšs "vieux", 50 ans, c'est carrĂ©ment canonique et 60 et plus, quasiment antĂ©diluvien... Xiao Long fait remarquer Ă  Jeune Dragon que la majoritĂ© des "vieux" en question ne se porte pas si mal et pourrait en remontrer Ă  quelques-uns sur le chapitre de la souplesse, de l'Ă©quilibre ou de la concentration (qualitĂ©s qui ne sont pas liĂ©es Ă  l'Ăąge mais au capital de dĂ©part et au travail sur la... durĂ©e). Et puis, il y a parmi eux d'anciens Jeunes Dragons que le "sport" a cabossĂ©... Car, voilĂ  bien le paradoxe, le sport dont on vante les mĂ©rites pour entretenir un corps sain, le maltraite trop souvent et le casse... (On parle bien de sport et pas d'un camp d'entraĂźnement pour marines).

Ce qui est bien dommage, c'est que trop d'Ă©tudes scientifiques ne s'attachent qu'aux avantages de la pratique pour les seniors. Notre dĂ©marche occidentale est toujours la mĂȘme, on attend d'ĂȘtre malade pour prendre soin de soi, on attend d'ĂȘtre plus ĂągĂ© pour admettre qu'il faut apprendre Ă  connaĂźtre son corps et... ses limites.

 

Le Tai Ji Quan pourrait ĂȘtre un "sport de jeunes"

si l'image qu'on en donneenfants-tai-ji.jpg habituellement pouvait Ă©voluer. Beaucoup pensent que si l'on est jeune, on doit bouger (limite s'agiter...), mais il y a certainement des "jeunes" qui prĂ©fĂšreraient le Tai Ji Quan au basket, tout comme certains "vieux" prĂ©fĂšrent le vĂ©lo ou le jogging et n'ont pas envie d'autre chose. Ce n'est pas une affaire d'Ăąge.

Le Tai Ji Quan est une recherche, un travail sur soi, et peut devenir un nouvel art de vivre. Ouvrir l'esprit, contrĂŽler le corps, amĂ©liorer la concentration, prendre de la distance face aux Ă©vĂšnements: voilĂ  qui s'adresse Ă  tous quel que soit l'Ăąge. Apprendre le Tai Ji Quan n'est pas seulement glisser artistement en lenteur en exĂ©cutant une chorĂ©graphie particuliĂšre, l'apprentissage peut ĂȘtre aussi "dynamique": Ă©tudier les armes, travailler Ă  deux en tui shou ou sur la finalitĂ© des mouvements connus, il n'y a pas de quoi "s'ennuyer!"isp0801605

agecanonix.gif 

 

 

 

 

 

Enfin, c'est ce que pense Xiao Long qui a dĂ» ĂȘtre un Jeune Dragon aussi dans une autre vie...

 

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 14:11

Le Tai Ji Quan est une Ă©cole de vie. Il s'inscrit dans un long processus. On y vient rarement par hasard. L'idĂ©e d'aller voir pratiquer et de pratiquer soi-mĂȘme le Tai Ji Quan est dĂ©jĂ  un pas sur le chemin. Ce n'est que le premier !
Mais sans celui lĂ , rien ne serait...
Il faut ensuite apprendre Ă  se considĂ©rer comme un Ă©ternel dĂ©butant, rester modeste, se rĂ©jouir de chaque progrĂšs et penser positivement en regardant le chemin qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© parcouru. Si l'on recherche la perfection au sens oĂč on voudrait l'atteindre pour pouvoir cocher la case: "C'est fait! C'est acquis!", il vaut mieux choisir une autre activitĂ©...
Il n'y a pas de fin Ă  l'apprentissage du Tai Ji Quan, il y a toujours Ă  dĂ©couvrir, on peut toujours avancer. Il faut donc "mĂ©nager sa monture", la route est longue... et il faut savoir aussi admirer le paysage le long du chemin, profiter de ce qui est offert,  prendre son temps. Il n'y a aucune urgence. Cette progression est la vĂŽtre. Il n'y a pas d'objectif Ă  atteindre en un temps limitĂ©.
Pas besoin de se taper sur les doigts intĂ©rieurement, de se crisper, de froncer les sourcils ou de tirer la langue (encore que ça aide peut ĂȘtre?) en se disant qu'il FAUT y arriver, lĂ , tout de suite. "Tout vient Ă  point Ă  qui sait attendre" (et il n'est pas chinois celui-lĂ  de proverbe! C'est qu'on en a aussi nous, des proverbes! non, mais...)
Pratiquer devient un plaisir: bien sĂ»r on a du mal Ă  l'imaginer lorsqu'on est au dĂ©but de la phase d'apprentissage. C'est le moment oĂč l'on Ă  l'impression que le cerveau va se faire des noeuds, que l'on n'arrivera jamais Ă  contrĂŽler (tous) ses membres.  Que de mains et de pieds Ă  gĂ©rer!!! On ne croyait pas en avoir autant!!! Et il faut se tenir droit et il faut respirer (c'est conseillĂ© dans le stage survie!)
Alors dÚs que l'on connait un ou deux mouvements qui ne demandent plus trop de réflexion, il faut les apprécier, se les bichonner, les faire, les refaire, se laisser porter... pour avoir une idée de ce qui nous attend, plus tard sur la route... Et Xiao Long vous le dit, le long chemin vaut le détour... La preuve, il le suit toujours avec autant d'enthousiasme!

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 13:46

Il est agréable de se détendre et de venir pratiquer à heures fixes une ou deux fois par semaine. Mais, le Tai Ji Quan n'est pas qu'une pratique ponctuelle, cela peut devenir un art de vivre (mieux). Prenez plus souvent le temps de vivre et d'observer autour de vous. Redécouvrez les choses sans importance qui donne au quotidien une autre dimension (troisiÚme et quatriÚme?).
Le matin: imachine.jpg Il faut se lever, et ce moment est difficile pour certains! Prenez le temps d'ouvrir les yeux, de vous Ă©tirer comme le font les chats (qui eux sont par nature d'une zĂ©nitude parfaite!) et ne foncez pas les yeux encore fermĂ©s et les articulations endolories sur votre tasse de cafĂ©! Vos yeux ouverts peuvent mĂȘme aller jusqu'Ă  regarder par la fenĂȘtre et regarder le jour se lever (lui aussi). Bon, c'est d'accord, en hiver il fait encore nuit quand on se met debout! Mais l'idĂ©e est prendre le temps de reprendre pied dans la (dure?) rĂ©alitĂ©. Suggestion de Xiao Long: prĂ©voir un poster dans la cuisine avec vue sur la nature!
Les pauses de matinĂ©e, du midi ou d'aprĂšs midi, peuvent ĂȘtre de vraies pauses si on choisit de se mettre un peu au calme pour faire quelques mouvements simples de Tai Ji Quan (n'apportez pas votre Ă©pĂ©e, ce sera plus discret...) ou si l'on prend un peu de temps pour soi, pour mĂ©diter tranquillement. Cela demande un effort au dĂ©but, il faut se mettre un peu Ă  l'Ă©cart des autres parfois, rompre avec le rythme de la journĂ©e. Mais c'est justement cette cassure qui va nous permettre de nous "rĂ©gĂ©nĂ©rer".C’est beaucoup plus reposant que de se laisser aller Ă  des discussions sur la marche inexorable du monde ( qui n’est plus ce qu’il Ă©tait, ma brave dame !)


Le soir, il est important avant d'aller se coucher de dĂ©compresser, d'arrĂȘter de penser Ă  ce qui aurait pu ĂȘtre ou Ă  ce qui sera. On est juste ici, maintenant. Il faut se poser intĂ©rieurement et physiquement.

Tout au long de la journĂ©e vous avez le choix entre vous Ă©nerver, vous laisser contrarier, exaspĂ©rer par un feu rouge, un piĂ©ton trop lent, un serveur occupĂ© ailleurs, un collĂšgue trop bavard, un travail inintĂ©ressant, une caissiĂšre inefficace... ou rĂ©agir positivement et vous dire que si vous explosez, rien n'ira plus vite ou mieux pour autant. Et pour patienter, visualisez quelques mouvements de Tai Ji Quan. Concentrez vous sur le moment prĂ©sent, calmez vos impatiences, respirez!
Pensez Ă  cette maxime bouddhiste:
"
Ne laissez pas les autres marcher dans votre esprit propre avec leurs pieds sales".

(Xiao Long n'est pas avare de conseils, pourtant je l'ai dĂ©jĂ  vu trrrĂšs Ă©nervĂ©! C'est sans doute l'exception, celle qui permet de confirmer la rĂšgle...)

 

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.