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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 17:23

Il ne faut pas croire que le jardinage se résume à planter quelques arbustes ou  quelques fleurettes au gré de nos envies ou de nos humeurs… Pas du tout ! Un jardin se construit. Et les Chinois, en la matière, sont depuis bien longtemps sur le coup.

Ji Cheng 计成 est né en 1582, Il mourut probablement en 1642. Ce peintre et architecte de jardin chinois reste bien méconnu. Ce natif de Tongli (Wujiang, Suzhou) s’adonna à la peinture dès son plus jeune âge. Sans doute imaginait-il les jardins comme ses œuvres peintes, il fit preuve dans ses créations de jardins d’une grande créativité et d’une incomparable maitrise.. . Il puisa aussi quelque inspiration dans les peintures de Guan Tong (关仝) et Jing Hao (荆浩).

 

            

Deux oeuvres de Guan Tong(à droite) et de Jing Hao (à gauche)

 

Les jardins qu'il conçut sous la dynastie Ming font partie des références historiques en la matière. Il conçut de nombreux jardins privés dans le Sud de la Chine et consigna son expérience dans un ouvrage célèbre : Yuan Ye (园冶), le traité du jardin (1631). Il s'agit d’ailleurs du premier ouvrage consacré à l'architecture des jardins.

 

Très précis, ce livre vous conseille en détail sur la conception d’un jardin, son aménagement et évoque les techniques, les possibles constructions, les matériaux à utiliser… Ce jardinier hors pair tient à ce que « l’action de l’homme produise l’effet du Ciel », ainsi « on doit respecter les règles tout en faisant preuve de souplesse dans la pratique » :

Bref, un jardin naturel… ne s’improvise pas ! Aménager un jardin est un art, avec ses codes, ses symboles… Hors de question de planter là une pagode au hasard ou de creuser un étang sans réfléchir.

 

CHINE : L’ART DU JARDINCHINE : L’ART DU JARDIN

 

 Ce texte rare, oublié pendant trois siècles a été redécouvert au XXe siècle grâce aux rééditions et copies japonaises réalisées à partir du XVIIIe siècle. Il existe une traduction française de Che Bing Chiu aux éditions « L’imprimeur ».

Alors, en attendant le printemps qui ne saurait tarder, voilà de la lecture pour ceux qui se demandent où poser leur pot de primevères… et où mettre leur tout nouveau nain de jardin.

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:21

Au sud-ouest de la Chine, la province du Yunnan aligne ses rizières en terrasses. Il y a plus d’un millénaire que le peuple Hani a creusé ces terrasses dans les montagnes. Les générations se sont succédées et ont poursuivi l’œuvre de leurs ancêtres, les « champs » s’agrandissent et le moindre centimètre carré est exploité, même si certaines pentes sont à plus de 75 %. Une rizière peut être constituée de 3000 terrasses ! Le peuple Hani a construit 4653 canaux pour irriguer cette terre.

Cette prouesse technique est unique au monde.

D’avril à septembre, les Hanis y cultivent le riz, puis, après la fin des récoltes, en décembre, les terrasses sont inondées pour préparer l’année suivante.

Ces rizières sont sous la protection du gouvernement en raison de leur inscription sur la liste de l’Héritage mondial. Les touristes sont nombreux, en particulier au printemps lorsque les montagnes se couvrent de fleurs multicolores.

CHINE : DES MONTAGNES… TERRASSEESCHINE : DES MONTAGNES… TERRASSEES
CHINE : DES MONTAGNES… TERRASSEES
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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 13:42

Chang’e 3 est le nom attribué à la sonde spatiale chinoise qui pèse près de 3,8 tonnes. Elle est composée d’un module d’atterrissage et d’un robot d’exploration, un petit véhicule sur six roues : le lapin de jade !

 

 Ces noms n’ont pas été choisis au hasard :‘Chang’e’ et ‘Lapin de Jade’ parlent à la mémoire collective des Chinois, Chang’e est la Déesse de la lune  célébrée aujourd’hui encore chaque année pendant la fête de la mi-automne.

 

C’est durant ces quelques jours de fêtes que l’on se réunit pour manger des petits gâteaux ronds fourrés tout en observant la lune. La Déesse  y vit en exil après avoir avalée la pilule d’immortalité que son époux conservait dans une boite… qu’elle ne devait pas ouvrir. Mais curieuse, elle ouvrit la boite, pris la pilule pour regarder et prise sur le fait par son époux, elle avala la pilule en question : quoi de mieux pour la cacher…  

Elle se mit aussitôt à flotter dans l’air et son mari, le légendaire archer Hou Yi pensa la retenir… en tirant une flèche ! Mais, il ne le fit pas et elle continua sa route vers la lune.

 Chang’e  ne vit pas seule sur la lune, un lapin qui prépare des élixirs est avec elle… le lapin de jade.

Enfin, c’est une des versions de l’histoire… il y en a d’autres.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chang%27e

CHINE : UN LAPIN … qui roule sur la lune ?
CHINE : UN LAPIN … qui roule sur la lune ?
CHINE : UN LAPIN … qui roule sur la lune ?
CHINE : UN LAPIN … qui roule sur la lune ?
CHINE : UN LAPIN … qui roule sur la lune ?

 La mission spatiale Chang’e 3 a fait récemment la une. La navette  a été lancée depuis une base dans le Nord-Ouest du Gansu, elle a fait un alunissage en douceur le samedi 14 décembre à 21h11, heure locale. Chang’e 3 a atterri sur un territoire nommé ‘la Baie des arcs-en-ciel’. Le ‘Lapin de Jade’ dispose d’un radar permettant des sondages à plus de 1OOm de profondeur, équipé de caméras de haute résolution Lapinou va faire de belles photos de paysage. Doté de deux instruments scientifiques placés sur des bras robotisés : un spectromètre à rayons X (pour déterminer la composition élémentaire des roches) et un spectromètre infrarouge (pour identifier les minéraux en surface), Lapin de Jade aura bien du boulot ! 

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 17:17
CHINE : LE MYSTERE DU PUITS DU DRAGON

Le thé Long Jing est bien connu des amateurs de thés verts de Chine. C’est sans doute le plus apprécié des Chinois pour son parfum délicat et son goût légèrement sucré. Il pousse sur les montagnes Tieh Mu dans la province de Zhejiang. On cultiverait ce thé depuis plus de 1500 ans et il est fait mention du Long Jing dans le premier livre sur le thé que rédigea Lu Yu.

 

CHINE : LE MYSTERE DU PUITS DU DRAGON

Sur le site de Long Jing, la visite de la « plantation » impériale est incontournable : il y a là 18 théiers « impériaux » qui doivent leur statut à Qian Long, cet Empereur souhaitait manifester son enthousiasme pour ce « Puits du Dragon », dont l’infusion avait guéri sa mère gravement malade.

Ces feuilles-là se négocient gentiment à près de 36 000 euros le kilo, car ces arbustes datent (ou sont censés dater) du XVIIIème siècle et la récolte en est très limitée… (le nombre d’acheteurs doit l’être aussi)… Certains mauvais esprits pensent que quelques troncs ont sans doute subi un lifting car tous ne font pas leur âge…

Il est dit que ce thé est sans pareil s’il est préparé avec l’eau de source des « Tigre bondissants », Hu Bao Quan… pas facile à trouver dans nos contrées ! La légende remonte à la dynastie Tang (IXème siècle) : Les paysans prient les dieux pour avoir de la pluie en suffisance. Un bonze vit apparaitre soudain deux tigres , bondissants hors de la forêt, ils s’arrêtèrent là pour y faire leurs griffes sur le sol et c’est alors que la source jaillit…

Voici la source du Puits du Dragon qui a donné son nom à ce thé hors pair ainsi qu’à la ville éponyme, située près de Hang Zhou.

Une légende (encore !) dit qu’en creusant un puits , un homme sortit une pierre qui avait la forme d’un dragon et que de là vient ce nom.

 

Pour revenir sur terre : le Long Jing est un  des thés verts les plus riches en polyphénols antioxydants et en théanine, un acide aminé aux effets antistress et relaxant. Ce thé a la réputation de calmer, de remonter le moral et de clarifier l’esprit…. Alors… à vos théières!

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:50

Il est grand temps que Xiao Long se réveille…

Le 31 octobre sera le dernier jour pour admirer les œuvres d’ Hiramatsu à Giverny au musée des impressionismes.

Même un dragon chinois ne peut rester insensible à cet hommage japonais à Monet…

 

Hiramatsu Reiji, né à Tokyo en 1941 nous fait découvrir les nymphéas façon nihonga (peinture japonaise).

 

Le nihonga arrive au Japon par la Chine et la Corée. Son origine se trouve en Chine au VIIIème siècle. Très répandue sous la dynastie Tang (618-907), période artistiquement particulièrement riche, il semble que lors de la réforme culturelle et politique du Japon, des étudiants japonais aient été envoyés en Chine. Ceux-ci sont donc rentrés au bercail en emportant dans leurs bagages quelques exemplaires  d’œuvres littéraires et artistiques. L’histoire ne nous dit pas si déjà à l’époque on trouvait des assiettes bien kitsch marquées  « Souvenirs de Chine »…

CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à GivernyCULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny

Pour réaliser un nihonga, on utilise des pigments naturels (minéraux, nacres, terres… réduits en poudre), de l’encre de Chine, des feuilles d’or, d’argent, de platine… appliquées en filigrane ou en fragments. Pour fixer ces pigments sur le support (soie, washi ou mashi –papier japonais), ils sont mélangés à une colle animale (nikawa)… de l’eau… une vraie petite cuisine…

 

L’artiste exécute ses œuvres au sol (souvent de grands formats, ainsi que paravents ou panneaux coulissants), il pose une couche de liant, dessine à l’encre puis prépare ses pigments dans de petits pots en porcelaine. Il pose ensuite ses couleurs sur le papier, laisse sécher puis dépose d’autres couches jusqu’à obtenir la teinte qu’il désire. (Et non, on ne « touille » pas tout dans un grand godet !)

 

Bref, cette exposition vaut le détour !

Pour ceux qui en sont trop éloignés, Xiao Long espère que le petit diaporama les consolera un peu… Il existe aussi un livre dédié à cette exposition « Hiramatsu, le bassin aux nymphéas », aux éditions SNOECK.

 

CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
CULTURE : LOTUS OU NYMPHEAS... Hiramatsu à Giverny
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 16:16

        Nous découvrons cette année sur notre fiche de licence fédérale un animal qu'il n'est pas forcément aisé d'identifier.

 

     On connait bien le panda, grosse boule de poils blanche et noire, un vrai Yin/Yang sur patte, mais savez-vous qu’il existe aussi un « petit » panda, guère plus grand qu’un chat.

 

Comme son grand frère, il adore grignoter du bambou ; il aime aussi les fruits, les racines, le lichen et ne refuse pas un petit œuf ou un oisillon au printemps…

On le trouve entre autre, au Népal et dans les provinces chinoises du Tibet, Sichuan et Yunnan.

Son nom chinois est xiao xiong mao (petit –ours-chat) …

Ce petit animal menacé ne manque d’ailleurs pas de noms : panda roux, panda rouge, panda doré, panda éclatant ( !), panda fuligineux ( !!fumeux…). Mais il faut bien ça pour une petite bête munie de … six doigts (comme le grand panda). Ce faux pouce supplémentaire est essentiel pour qu’ils puissent cueillir les tiges de bambous.

Aujourd’hui protégés, ils étaient autrefois chassés, on faisait alors de leur peau des bonnets et leur queue était utilisée comme … plumeau ! Ils restent classés « vulnérables » malgré les efforts des régions qui les hébergent.

 

               Le saviez-vous ?

     La mascotte du navigateur Firefox (pas de pub !) est un petit panda.

Firefox est le nom anglais du petit panda (renard de feu), ce qui correspond d’ailleurs à son surnom chinois « huo hu ».

 

CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
CHINE : Grand panda et petit panda…
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 17:00

« Les cinq céréales sont plus précieuses que les perles et le jade » dit-on en Chine.

fermiers-dans-une-riziere_1239185032.jpg

Le riz tient une grande place dans la cuisine asiatique en général et chinoise en particulier. Pour les Chinois, le riz est le symbole même de la vie.

Une légende de Chine du sud raconte qu’un village, dévasté par les inondations, connut une famine encore inégalée. Un jour se présenta aux villageois un chien qui trainait derrière lui, accrochées à sa queue, de grandes gerbes de longues pousses jaunes. Les villageois le libérèrent et plantèrent ces curieuses pousses.

chine-dali-riz-riziere.jpgCelles-ci donnèrent le riz qui sauva le village de cette dure et longue famine. Le riz est donc considéré comme un don de la Nature aux humains.

D’autres légendes circulent : Ce serait la déesse Guanyin qui aurait avec son lait rempli les épis de riz jusqu’alors vides pour que les hommes aient suffisamment de nourriture…

28-malangfu_guanyin.jpg

 

Au-delà de sa valeur purement alimentaire, le riz possède pour les Chinois une réelle valeur esthétique : simple, doux, parfumé, il est l’élément unificateur de la table, un centre harmonieux autour duquel s’organisent les autres plats.

On le décline cuit vapeur, frit, bouilli, transformé en nouille ou gâteaux…. Il est omniprésent.

 

Le riz était une nourriture « sacrée » que l’on ne devait pas jeter sous peine de se voir punir par le Dieu de la Foudre. On en plaçait parfois quelques grains dans la bouche des morts.

2784143-pantoufles-paille--ces-style-chinois-main-pieds-son.jpgSa paille aussi est utile, on en fait des chaussures, des balais, des chapeaux…

 

Un riz qui a du caractère :

 

Le caractère chinois « riz » se dit « mi ». Riz est une clé (une des 214 ( ! ) qui servent à composer d’autres caractères).

-.png

Il représente une plante de riz avec ses racines, ses feuilles et le fruit. À l’origine, on dessinait 9 grains de riz en losange, puis on les sépara avec une croix pour donner l’image du riz qui se disperse lors du battage…  avant d’arriver au caractère actuel.

 

En savoir plus sur le riz :

 

Le riz actuel est bien natif de Chine, cultivé depuis 10 000 ans, la plante d'origine existe depuis au moins 680 000 ans ! Il n’arriva en France qu’en 1393…

Il existe le riz « paddy », non décortiqué ; le riz « cargo » ou complet (décortiqué, mais dont le son et le germe sont toujours présents) ; le riz blanc (dont on a enlevé la balle et le germe… bref, il ne reste plus grand-chose…).

Il existe aussi le riz « gluant », dont le nom ne pousse pas forcément à la consommation, mais qui est pourtant délicieux (cuit à la vapeur dans une feuille de lotus par exemple ! Encore faut-il trouver la feuille en question dans nos contrées…).

Ce riz, sous forme de farine, sert à la confection de nombreux desserts : perle de coco (hummmm !) mochi  au Japon (miammm !) ou Nian Gao en Chine (pâte de haricot rouge entre deux couches de pâte de riz gluant parfumé au longane… (re-hummmm !).

Bon d’accord, on peut aussi se servir de la farine de riz gluant comme … colle ! En y ajoutant un peu d’huile d’amande amère, on évitait aux papiers d’être abimés par les champignons et cela collait très bien et discrètement les papiers de…riz (On ne s’en sort pas !!!).

Il y a près de 2000 variétés de riz (on a le choix !).

Au Japon ou en Corée le riz se transforme en alcool : sake ou soju (la majorité des alcools chinois ayant pour base le sorgho plutôt).

 

 riz-saute-aux-crevettes-351.jpg

Le (parait-il) VRAI riz Cantonais :

Difficile de savoir a priori quelle est la recette du vrai riz Cantonais, selon les endroits on y trouve un peu de tout (ou de rien)… Comme la salade Niçoise, il semble que certains y mettent ce qui traine dans le réfrigérateur… Et comme il existe un dicton qui affirme que les Cantonais mangent tout ce qui a 4 pattes sauf les tables et les chaises… la porte est ouverte à toutes les variantes !

Bref, voilà une recette simple qui semble bien être la base du riz Cantonais. À vos fourneaux !

 

Pour 4 personnes, il faut 300g de riz cuit à la vapeur et bien refroidi. Deux œufs, 1c à soupe d’huile de sésame, 2c à soupe d’huile d’arachide, 1 tige de ciboule, sel poivre, 50 g de lardons, 100 g de crevettes et 50g de petits pois.

Dans un wok, on verse les 2 c. à soupe d’huile d’arachide. Une fois bien chaud, le wok peut accueillir le riz : on fait sauter le riz 3 minutes sans cesser de remuer, puis on ajoute les lardons, les crevettes, les petits pois que l’on laisse cuire encore une minute en remuant, enfin on jette les œufs battus avec sel et poivre, on ajoute la ciboule coupée et on remue encore 2 minutes jusqu’à ce que les œufs coagulent.

Et c’est fini ! On passe à table.11246138-illustration-of-a-dragon-eating.jpg

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:43

Il y a à Cologne (Köln pour les pros !), au bord de l’eau (…de Cologne ?), un petit musée qui mérite le détour…

Xiao Long est allé y mettre son nez pour vous rapporter quelques photos. Ce musée, fondé en 1913 est le premier musée d’Allemagne consacré à l’Extrême-Orient ! Tout a commencé grâce à A. Fischer qui a offert ses collections « Japon », ensuite sont venus s’ajouter des œuvres venant de Corée et de Chine.

Cologne-musee-asiatique--22---Copier-.JPG

Le bâtiment qui abrite le musée a été conçu par Kunio Maekawa, élève de Le Corbusier, en 1977. Très moderne… on aime, ou pas… (Plutôt pas, dirait l’irascible Dragon reporter… qui par contre aime beaucoup le jardin japonais aménagé au centre du dispositif)

Cologne-musee-asiatique--6-.JPG

Les objets exposés sont de très belle facture et les réserves du musées sont parait-il bien garnies : les pièces sont donc régulièrement remplacées par d’autres au fil des mois.

On peut aussi à l’issu de la visite, boire un thé (bien sûr !) sur la terrasse qui fait face au grand lac aménagé devant le musée... et y ajouter une part de gâteau (bien germanique et délicieux !)

Plus de photos dans l'album "Asie à Cologne". 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 08:01

c568b1fb4817a350f19809e428280e84_large.jpg

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:44

 Un peu de légèreté dans ce monde de brutes… Si nous parlions cerfs-volants. Il est depuis bien longtemps considéré comme un jouet typiquement chinois.

Nous ne parlons pas des yangze-chine-2.jpgcerfs-volants qui vous rasent les moustaches à toute pompe sur les plages landaises : ceux-là sont les F1 de la catégorie !

Nous parlons des cerfs-volants traditionnels, armature bambou et jolis décors peints. Cette activité apaisante qui combine contemplation et…sport (tout de même).

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Autrefois, on lançait des cerfs-volants pour chasser les mauvais esprits ou éliminer les maladies. On fait allusion à ces pouvoirs magiques dans le roman classique « Le rêve du pavillon rouge ». Une fois emporté vers le ciel, on en coupait le fil et la maladie, l’esprit mauvais était emporté au loin... Pour cette raison, il ne faut jamais ramasser un cerf-volant « évadé », ce serait prendre à son compte les esprits malins qu’il transporte…

L’origine de ce « jouet », remonterait au IVème siècle d’après certains textes chinois. Ce serait l’invention d’un peuple de pêcheurs et navigateurs du sud-est asiatique.

Il semble que les chinois aient, au départ, utilisé le cerf-volant pour envoyer des signaux ou des messages en temps de guerre. On y fixait parfois des harpes éoliennes pour effrayer l’ennemi et lui faire croire que de mauvais esprits allaient s’attaquer à lui !

Marco Polo raconte aussi que certains cerfs-volants étaient si grands qu’ils pouvaient soulever un passager !

Sous les Tang, on associa aux cerfs-volants des lanternes, cylindres de bambous enveloppés de gaze et de papiers multicolores pour éclairer la nuit. Certaines lanternes, décorées par des artistes de renom coûtaient très cher ! Mais il y eut à plusieurs reprises des  interdictions pour ces cerfs-volants/lampes d’ambiance, car elles s’égaraient quelquefois dans la nature et grillaient quelques champs ou quelques maisons…

lanternes-chinoisesDe nos jours, dans certaines régions, on abandonne des cerfs-volants dans le ciel, parfois ce des lanternes, pour rendre hommage aux défunts lors de la fête de  Qing Ming Jie. On espère ainsi que le défunt recevra un message.

 

Aujourd’hui, le cerf-volant traditionnel est toujours fait de bambou, de tissus peints de motifs, de symboles… beaucoup représentent des animaux. Le crabe éloigne les esprits maléfiques, la chauve-souris évoque le bonheur parfait… l’hirondelle dodue représente la longévité, plus « mince », elle symbolise la féminité ( !!!?).

 

dcv-2.jpg

C’est décidé ! Ce weekend, je construis mon cerf-volant !

On distingue trois étapes : l’armature se construit en premier comme on s’en doute… puis on colle la soie ou le papier et enfin, on le peint !

Le bambou est libéré du vernis de son écorce, puis taillé et courbé  (grâce à la chaleur d’une lampe à alcool…), en refroidissant, il gardera la forme imposée. Puis on le fend en deux pour que les ailes par exemple, soient parfaitement symétriques. On ligature, on colle les pièces. Puis on humidifie la soie, on la tend sur l’armature, elle se rétractera en séchant et épousera parfaitement la forme voulue. Il n’y aura plus qu’à le décorer ! Bon, finalement, il vaut peut-être mieux l’acheter tout fait ?

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Chaque année à Wei Fang, la « capitale » du cerf-volant, est organisé un grand festival. Plus de 100 000 passionnés s’y retrouvent…

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.