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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 14:20

 

 

Pour mettre un peu d’exotisme dans cette fin d’été, voilà quelques photos d’une exposition du Museeum für Ostasiatische Kunst –Köln (et ce n’est pas du chinois pour une fois ! Traduction : Musée des arts asiatiques de Cologne… ville d’eau ?).

 

On peut y découvrir de magnifiques vêtements en soie brodés : veste officielle (Xia Pei) d’une Dame Han avec ses dragons, ses grues sur fond de nuages, ses petites chauve-souris porte-bonheur ; manteau de Dame mandchoue parsemée de papillons et de chrysanthèmes ; veste sans manches de la même époque à motif de petits poissons… Évidemment, on est loin du T-Shirt à transfert… on joue ici dans la catégorie super-smoking… et les brodeuses n’ont pas lésiné sur les aiguillées de fils de soie !

 

PHOTOS XIAO LONGPHOTOS XIAO LONG
PHOTOS XIAO LONGPHOTOS XIAO LONG

PHOTOS XIAO LONG

Quelques objets insolites méritent aussi le détour : des « faux ongles » de l’époque Qing recouverts de pierres précieuses (les stars américaines vont en crever de jalousie !) ; un petit couvre-chef orné d’un dragon (pour les courses à Ascot ?) ; une « mini » chaussure pour pieds bandés (qui vous fait mal aux pieds rien qu’à la voir…) ; une  coiffe diaphane d’aristocrate…

 

Le point fort de la visite reste la réouverture de l’exposition « Bouddhisme et méditation », bouddhas chinois, tibétains, japonais, coréens, de bronze, de bois, de pierre… Là, il n’y a plus rien à dire… (Même ce bavard de Xiao Long n’a plus rien à dire !!!)

Il n’y a qu’à regarder…

 

PHOTOS XIAO LONGPHOTOS XIAO LONG
PHOTOS XIAO LONGPHOTOS XIAO LONG

PHOTOS XIAO LONG

ET...

pour ceux qui en veulent encore.....

PHOTOS XIAO LONG
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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 14:08

Le musée des arts asiatiques de Nice en partenariat avec le musée Guimet, propose une exposition sur les collections personnelles de Clémenceau.

 

Ce grand amateur d’art asiatique, un passionné, était surnommé le « Tigre » : qui ne connait pas les brigades du même nom ? Rien à voir cependant entre ce surnom et l’Asie. Ce surnom lui fut donné dans les années 1880 car il ne ménageait pas ses adversaires politiques et savait se montrer inflexible.

 

Clémenceau s’intéressait donc à l’Asie et fréquentait assidûment les marchands d’art. Il assista donc évidemment  à la grande vente d’objets japonais organisée par le marchand d’art Siegfried Bing...  alors célèbre collectionneur et acheteur.

PHOTOS XIAO LONG
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La position politique de Clémenceau a certainement facilité  les acquisitions de cet amateur exigeant. Il ne souhaitait cependant pas simplement accumuler les objets d’arts, sa motivation était plus  noble : il souhaitait rassembler des références culturelles visant à ouvrir l’esprit à la connaissance de ces civilisations différentes de la nôtre. Il souhaitait que ces civilisations orientales soient mieux connues, appréciées et reconnues par les Français.

 

Ce fut la lecture de Confucius qui l’amena à l’art chinois et la découverte des ouvrages sur le shintoïsme le porta vers l’art japonais. Son intérêt pour le bouddhisme le poussa à se rendre en Inde. Clémenceau portait à la fin de sa vie un calot tibétain. Il appréciait les idées de Bouddha et une religion sans dieu convenait semble-t-il parfaitement à l’anticlérical et l’athée qu’il était.

 

Clémenceau possédait environ 800 objets qui furent dispersés en partie, lorsque frappé par le scandale de Panama, il dut se séparer de certaines pièces. Il possédait en particulier une très belle collection de petites boites japonaises appelées « kôgô ». Ces délicats petits récipients recevaient l’encens utilisé lors de la  cérémonie des charbons (allumage du foyer pour le « cha no yu », cérémonie traditionnelle du thé à la japonaise).

PHOTOS XIAO LONGPHOTOS XIAO LONG

PHOTOS XIAO LONG

500 kôgô sont exposées ici. Il y en a pour tous les goûts : des lapins, des poissons, des grues, des coqs et poules, des bouddhas, « daruma » et autres motifs et  personnages emblématiques de la culture asiatique. La collection complète compte 3 000 pièces (cela doit remplir quelques vitrines…) qui ont été réunies en une dizaine d’années (une vraie chasse à la petite boite !) et c’est peut-être la première du monde par son intérêt et son importance.

On peut voir aussi exposées quelques estampes et théières de formes curieuses. Des livres, dessins et manuscrits se laissent admirer, bien protégés dans leurs vitrines (qui ne simplifient pas le travail du « reporter »).

On y voit aussi des photographies de la pièce de théâtre écrite par Clémenceau : « Le voile du bonheur ». Saviez-vous que Clémenceau était auteur de théâtre ?

Cette œuvre en un acte s’inspire- bien sûr- de la littérature chinoise. Nous voilà transporté dans la Chine Impériale auprès du mandarin Tchang-I. Aveugle, il est confiant et a foi en l’Empereur, en sa femme, en son fils. Il est heureux. Un médecin lui fait recouvrer la vue et le confronte à la réalité : femme infidèle, fils irrespectueux… Le mandarin décide alors de se brûler les yeux pour retrouver sa sérénité. Grâce à ce « voile du bonheur », il connait à nouveau la plénitude de l’ignorance. Bref, moins on en sait, mieux on se porte !

 

 

Une belle exposition à découvrir jusqu’au 6 octobre – les yeux bien ouverts !

Xiao Long propose un petit reportage photos pour ceux qui résident bien loin de la grande bleue…

PHOTOS XIAO LONG
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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 14:04
Chine : Conquêtes et graines spatiales…

Chine : Conquêtes et graines spatiales…

 

Connaissez-vous la « Jeep » version Lune ? Bon, un peu succint comme décapotable et peu de confort… Cela ne vaut en aucun cas une bonne vieille MG… Mais le confort n’est pas trop le but ! Ce véhicule pourra transporter deux taïkonautes (littéralement « homme du grand vide ») et le prototype rutilant a déjà été présenté au public.

 

On peut donc supposer qu’un vaste programme lunaire est en route côté chinois. On parle de l’horizon 2020 : la Chine met au point un superlanceur (un peu comme le Saturne V) et une réplique de base lunaire a même été inaugurée à Beijing. D’ailleurs le premier module s’est déjà posé avec succès récemment et cet été un vol circumlunaire sera effectué.

 

La Lune, Mars et l’espace semble être un sujet qui tient à cœur à la Chine : depuis plusieurs années, on parle de potager de l’espace ! Et ce ne sont pas des salades ! D’ailleurs les États-Unis s’y intéressent aussi (dur de faire pousser des hamburgers…). L'Académie Chinoise des sciences, travaillant avec l'ancienne Union Soviétique, a commencé à s'intéresser aux avantages de faire germer des graines dans l'espace en 1987.

N’avez-vous jamais rêvé d’avoir un potager, avec de beaux, gros et bons légumes  élevés au grand air (comme les poulets ?)… Eh bien, la Chine aime le grand air d’altitude : pour produire de nouvelles variétés, elle a envoyé dans l’espace –via satellites- des graines qui http://www.centerblog.net/

ont subi des mutations génétiques liées aux rayons cosmiques et à la microgravité. Il ne semble pas que le phénomène soit considéré comme « macrograve » pour la santé. Cette opération aurait permis d’améliorer le goût, la taille, la qualité des végétaux et ces graines offrent un bien meilleur rendement.

Les OGM n’auront peut-être plus qu’à se « rhabiller » devant ces graines mutantes boostées (genre petit potiron de 100kg ! ça fait un sacré gratin…) D'immenses fermes sont déjà utilisées pour la culture : ces fruits et légumes spatiaux sont mis sur les tables à travers la Chine. 22 provinces prennent part à ce programme, coordonné par l'Académie Chinoise des Sciences. À quand la macrofraise d’un kilo chez nous ?

 

Chine : Conquêtes et graines spatiales…

On parle aussi d'une expérience scientifique visant à faire pousser quatre sortes de légumes dans un écosystème artificiel. Il s’agit d’un espace de 300 mètres cubes censé permettre aux astronautes de générer leurs propres réserves d'air, d'eau et de nourriture lors de leurs missions hors de l'atmosphère. Ce système fait appel à des plantes et à des algues et a permis la "récolte de légumes frais pour des repas". Contents les astronautes ! À eux les salades niçoises ! Enfin, les salades chinoises…

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:13

On ne peut même pas imaginer aller manger dans un restaurant chinois sans commander un bon thé au jasmin… (Vous pouvez l’imaginer ? Vous allez rater quelque chose !).

 

Réputé pour aider à la digestion, ce thé est particulièrement rafraîchissant.

On dit qu’il soulage les maux de tête, la toux, aide à s’endormir et diminue la tension artérielle. Bref, il y a toujours une bonne raison d’en boire une tassette !

 

 

Ce mélange de thé et de fleurs fraichement cueillies est issu d’un réel savoir-faire.

Les meilleurs thés au jasmin (oubliez un moment la poussière de thé en sachet !) sont élaborés en deux étapes. On choisit un bon thé vert, cueilli au printemps, qui sera façonné d’une certaine façon. Il est conservé jusqu’en août puis sera mêlé aux fleurs qui seront récoltées ce mois-là.

Les fleurs sont prélevées en début d’après-midi, elles sont encore fermées et n’ont que peu de parfum. Mais à la tombée de la nuit, les fleurs s’ouvrent (c’est magique !) et c’est à ce moment-là que commence le travail de parfumage : on fait alterner une couche de fleurs, une couche de thé, jusqu’à obtenir un tapis d’une épaisseur de 30 à 45cm environ. La proportion de fleurs employée pour un thé au jasmin peut varier de un quart du poids des feuilles de thé jusqu’à 5 fois ce même poids !

On laisse reposer le tout pendant la nuit. Les feuilles de thé s’imprègnent du parfum des fleurs. Le lendemain, on enlève les fleurs, on termine ce tri manuellement pour être sûr qu’aucune fleur ne sera oubliée (à cause de leur amertume qui nuirait au bon équilibre du thé, il faut éviter d’en laisser).

On recommence le jour suivant avec de nouvelles fleurs. Même technique.  Selon les thés, cette opération peut se répéter jusqu’à sept fois. Le prix est proportionnel au nombre de passages…

 

CHINE :  THE AU JASMINCHINE :  THE AU JASMIN
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 11:52

 

Nie Ganru sait pimenter sa vie !

Mark Ralston ©AFP

Nie Ganru est décidément un homme hors du commun : il vient de faire construire un musée de six étages, et ledit musée a une belle forme de … marmite ! Son musée abrite des centaines de marmites que Nie a recueillies au cours de plus d'une décennie. Il compte un récipient qui aurait été utilisé dans un palais au temps de l'empereur Qianlong (XVIIIème siècle) et un autre remontant à la dynastie des Zhou de l'Ouest (1046 à 771). Les murs du musée de Nie Ganru sont tapissés de documents témoignant du rôle historique de la marmite, autour de laquelle se sont par exemple réunis un jour Mao et le nationaliste Tchang Kaï-chek.

Cet homme, on l’a compris, se passionne pour la fondue sichuanaise. Grâce à cette spécialité régionale Nie Ganru a su faire fortune, il aime d’ailleurs y goûter deux fois par jour afin d’affiner la recette, car il est tellement « fan » de la sauce au piment fermenté qu’il la fabrique chez lui, à Chongqing, dans une usine proche du musée.

Bien sûr tout se fait dans les règles de l’art et on peut voir des centaines de pots de terre recouverts de leurs « chapeaux » de paille, ce qui permet au mélange de « respirer ». Cette petite armée de pots de terre reste bien longtemps là, exposée au vent, à la pluie, au soleil… jusqu’à maturation.

http://fr.canoe.ca/

http://fr.canoe.ca/

La fondue sichuanaise est dans l’air du temps et l’immense ville de Chongqing cherche à faire reconnaitre cette spécialité au niveau mondial ! Chongqing cherche à obtenir l'inscription de sa fondue au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco.

La fondue du Sichuan "c'est engourdissant, c'est chaud, c'est ultra savoureux, c'est un arôme qui vous saisit les sens, c'est pourquoi tout le monde aime ça", affirme le septuagénaire.

La fondue sichuanaise consiste à faire cuire des aliments (viandes, légumes, tofu...) dans un bouillon. Mais on est loin de la douceur d’une fondue au fromage ! Les piments et grains de poivre très spécial en sont la caractéristique.

Ce plat convivial et « chaleureux »  est très apprécié. Il y a un siècle, la fondue sichuanaise était le repas de base et bon marché des paysans accroupis au bord du fleuve Yangtsé à Chongqing, on y faisait cuire des tripes de boeuf et d'autres abats (dit comme cela, on aurait moins envie d’y tâter…), bref ce que l’on avait sous la main.

Les différentes marmites de cette région gastronomique ont un point commun : les épices ! La surface du bouillon dans la marmite est entièrement recouverte d'épices... S’il y a une chose que l’on ne peut pas dire, c’est que ce bouillon soit fade.

Les habitants de la région adorent et en redemandent. On se réchauffe, on transpire et cela est bon pour la santé…

 

Mark Ralston ©AFPMark Ralston ©AFP

Mark Ralston ©AFP

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 16:19

Le foot peut nuire à la santé : le saviez-vous ? Et préserver la santé est une chose importante en Chine.

Fini de se vautrer sur son canapé entouré de chips de pizzas et de boissons diversement sucrées ou alcoolisées une cigarette à la main ( !?) pour regarder les matchs de foot à la télé !

À Hong Kong, on prend ça très au sérieux et des conseils avisés sont donnés pour que chacun puisse apprécier les matchs tout en prenant soin de sa petite santé. Voici en substance ce que l’on trouve sur le site du Ministère de la santé de Hong Kong :

 

Il est conseillé de boire de l’eau ou de choisir une boisson « maison » de bon aloi. Il va sans dire que l’on ne se met rien sous la dent qui puisse ressembler à des chips bien grasses, des biscuits trop salés ou du pop-corn au beurre… On ne grignote pas n’importe quoi ! Et on continue de faire des repas dignes de ce nom avec de bons produits bien frais.

Au lieu de fumer, il est préconisé de boire un peu d’eau, de faire quelques exercices physiques pour oublier cette envie.

Il est déconseillé de se « légumer » devant son écran pendant des heures : des étirements sont à faire régulièrement (bien sûr !).

N’oubliez pas non plus de ventiler la pièce (sic) pour éviter l’apnée au bout de quelques jours ( ?).

Il est préférable aussi de maintenir le lien social (éviter donc de rembarrer systématiquement tous ceux qui passent devant l’écran- attention, il pourrait y avoir parmi eux votre belle-mère…) et on vous indique enfin qu’il faut savoir doser le suivi des matchs et … le reste (la vie quoi !).

 

…à toutes fins utiles…

 

Photos: http://www.chine-informations.com/Photos: http://www.chine-informations.com/

Photos: http://www.chine-informations.com/

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 15:53

On voit souvent ces découpages en papier rouge : fleurs, oiseaux, dragons et tant d’autres motifs chers à la Chine.

Le papier découpé chinois ou Jiǎnzhi est un art de pliage et de découpage qui  existe depuis le VIe siècle pour le moins. Les formes sont découpées avec des ciseaux ou avec un couteau dans des papiers unis  (ou pas !). Au début, on s’en servait surtout de décorations religieuses.

 

 

http://fr.showchina.org

 

 

 Les papiers-découpés chinois ornent  portes ou fenêtres, ils sont aussi appelés fleurs de fenêtres (même si le motif représenté n’est pas une fleur…) et les « découpeurs » les plus doués peuvent découper d’un trait sans jamais arrêter leurs ciseaux !(Bon, là il faut quelques heures de vol déjà !).

Traditionnellement c’est une occupation féminine( !!?). Dans le passé, toutes les jeunes filles se devaient d'en maîtriser les techniques et les jeunes mariées étaient souvent jugées à leur habileté dans cet art. Délicatesse, précision, concentration…

Curieusement ( !!?), les artistes professionnels sont généralement des hommes, ils travaillent en ateliers et gagnent bien leur vie.

 

 

http://images.visitbeijing.com.cn

 

Aujourd'hui les papiers découpés ornent les murs, les fenêtres, les portes, les colonnes, les miroirs, les lampes et les lanternes dans les maisons. Ils décorent les cadeaux et sont même parfois offerts en cadeau pour en faire des tableaux à suspendre.

 Pour le Nouvel An, les entrées sont décorées avec des symboles de chance. Certains découpages sur papier de soie rouge, mettent en scène des histoires relatant les réussites obtenues grâce à la coopération et aux efforts communs. Ils sont souvent utilisés aussi pour représenter des images liées aux superstitions et religions locales.

Le papier découpé sert aussi de modèle pour créer des tapisseries, des laques, des batiks…

 

 

wikimedia.org

 

Comment faire ?

Il existe deux techniques : l'une avec ciseaux, l'autre avec couteau. Dans la première, plusieurs morceaux de papier, jusqu'à huit, sont assemblés. Le motif est ensuite découpé avec des ciseaux pointus.

 La découpe au couteau consiste à placer plusieurs couches de papier sur une base délicate formée de cire et de cendre. L'artiste découpe ensuite le motif dans le papier avec un couteau pointu habituellement tenu à la verticale. L'avantage de cette technique est le nombre considérable de découpages qui peut être fait en une seule opération (stakhanovistes !!!)

 

Les motifs sont parfois découpés à plat, ce sont les kèzhǐhuà (刻纸画, dessin en papier sculpté) à l'aide de sortes de  scalpels. D’autres fois, le papier est plié avant découpage à l'aide de ciseaux. Cela permet d'obtenir facilement des motifs symétriques complexes.

 

Il n’y a plus qu’à….

Choisir un beau papier, un joli motif, prendre ses petits ciseaux et s’y mettre !!!! (Pensez à la corbeille à papier… et au sparadrap!)

decoupage-papier.art-tendance.org

Voila une petite vidéo ... Hein, que c'est facile!! Deux petites entailles et hop! deux lapins!

http://www.youtube.com/watch?v=B7HcFzBZSYE

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 17:48

Le litchi est un fruit que l’on rencontre le plus souvent dans les desserts des restaurants chinois, parfois perdu, trop rare,  en isolé au fond d’une coupelle, parfois accompagné d’autres fruits exotiques...  Mais d’où vient-il ? (d’une boite me direz-vous !)

Il est en fait ( !)  produit par un arbre tropical originaire de Chine. Seul représentant de cette espèce, sa culture remonterait à plus de 2000 ans. Les registres royaux de l'empereur Han Wu Di mentionnent qu’il avait ordonné de planter des litchis dans l'enceinte du palais, plantations qui échouèrent en raison du climat trop rigoureux du nord de la Chine.

 

CULTURE : SAVEURS DE LA CHINE : LE LITCHI
CULTURE : SAVEURS DE LA CHINE : LE LITCHI

 

 

On trouve sinon une référence au litchi sous les Tang, au VIe siècle, où il était, dit-on,  le fruit préféré de la favorite de l'empereur Xuan Zong. Mais, ce fruit ne poussait que dans le sud de la Chine, et donc, des messagers impériaux devaient se relayer pour rapporter ces fruits afin que la demoiselle puisse les déguster.

La première description connue du litchi par un occidental est faite par un missionnaire jésuite polonais au XVIIème siècle. Depuis ce fruit est cultivé largement en Asie, à la Réunion, à Madagascar…

 

Bien sûr, il existe des légendes chinoises sur le litchi…

Légende 1 (pas très gaie… mais bon…):

La  famille Chen était très pauvre. Ce malheureux fermier vivait avec sa femme et son fils de 6 ans nommé Gumei.

Un jour, l'enfant jouait seul dans le jardin. Il s’amuse alors à suivre le vol d’un papillon jusque dans un verger. De beaux arbres proposaient de beaux fruits et, tenté, il s’empara de deux gros litchi bien mûrs.

Le propriétaire (à croire qu’il passait son temps à surveiller ses arbres !) le voit faire et le bat à mort.

Ses parents désespérés, décidèrent d'incinérer son corps avec les litchis qui avaient causé sa perte. Quelques jours après que les cendres aient été enterrées, un arbre magnifique se mit à pousser donnant de superbes litchis, comme on n'en avait jamais vu jusque-là.

Cette nouvelle espèce de litchi fut nommée Gumei en mémoire de l'enfant du fermier Chen.

 

Légende 2 (on peut ranger les kleenex !) :

 

Une autre légende raconte que, non loin de Canton, une jeune fille appelée He Xiang Gu rentrait chez elle en  traversant un jardin de litchis. Lasse, elle s'installe sous un arbre et se repose en rêvassant tranquillement, oubliant tout le reste.

Soudain, elle se rend compte qu’elle est très en retard et court pour rentrer chez elle. Dans la précipitation, un fil vert de sa robe s’accroche sur la branche d'un arbre : c'est pourquoi aujourd'hui les litchis possèdent tous une entaille verte sur leurs coques… (un peu capillotracté …)

CULTURE : SAVEURS DE LA CHINE : LE LITCHI

Revenons-en à nos …litchis : c’est un arbre de taille moyenne qui peut atteindre une hauteur de 15 à 20 m. La partie consommée de ce fruit est la pulpe, on abandonne la grosse graine centrale, sans intérêt !

Le nom vient du chinois « lìzhī ». Notez bien que le litchi –frais- non sorti d’une boite de conserve- possède une « peau », une coque, qu’il faut retirer avant de le consommer… Sa chair, parfumée et juteuse est très riche en vitamines C (et non L comme « litchi ») et en potassium.

Ce petit fruit occupe une grande place dans la cuisine asiatique : on en fait des beignets*, des clafoutis, on les mélange au riz ou aux légumes en fin de cuisson. Pour les amateurs, on peut en faire aussi de petites bouchées faciles à grignoter en les fourrant avec des petites crevettes ou du crabe…

* Recette des beignets pour 3 ou 4 personnes :

30 grammes de beurre, 20 grammes de poudre d’amandes, 400 grammes de litchis,125 grammes de sucre en poudre, 4 cuillères à soupe de farine, 12 cl de crème liquide, 2 œufs,1 gousse de vanille, graines de sésame.

 

Après les avoir décortiqués, puis dénoyautés, égouttez les litchis, puis dans un récipient, battre la pulpe de vanille, le beurre fondu et le sucre jusqu’à obtenir une mousse. On sépare le blanc des jaunes d’œufs, puis battez les blancs en neige.

Ajoutez au mélange obtenu précédemment avec le beurre la farine, la crème, les jaunes d’œufs et la poudre d’amande, puis incorporez-y les blancs en neige.

Faites chauffer l’huile dans une friteuse électrique ou dans une poêle à hauts bords. Plongez les litchis dans la pâte et faites-les ensuite dorer dans l’huile.

Dès qu’ils sont bien dorés, retirez vos beignets de l’huile et parsemez-les de graines de sésame et le dessert est prêt !

 

 


 

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 18:47
CULTURE : LE TAI JI DE JU MING

Né à Taïwan en 1938, Ju Ming est reconnu comme un des grands artistes asiatiques contemporains. L’image du Tai Ji Quan qu’il présente est assez spéciale, loin du « tout est cercle », on est plutôt dans le « tout est pli »…

Certaines de ses œuvres ressemblent à de grands pliages, ces origamis géants sont surprenants de dynamisme et on ne peut douter de leur « enracinement » ! D’autres sculptures sont plutôt « bloc », bref, une interprétation très particulière qui vaut le détour…

Il expose dans de nombreux musées prestigieux dans de nombreux pays : Japon, Hong Kong, Singapour, en France (en 1991 puis en 1998)…

Il a participé à la création du musée Juming à Taïwan. Ce Musée renferme des choses curieuses, comme ce bateau immense en filigrane, ces passants cachés sous des parapluies ou ce portrait en pied d’Albert Einstein…

CULTURE : LE TAI JI DE JU MING
CULTURE : LE TAI JI DE JU MING
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 12:39

Il est des jours où il faut savoir abandonner la fourchette et se décider à manier les baguettes. Il faut croire que nombre de restaurants chinois en ont eu assez qu’on leur réclame sans fin des couverts occidentaux puisqu’à présent il faut carrément mendier pour obtenir des baguettes dans certains endroits…

Et c’est bien dommage, car manger avec des baguettes donne bien meilleur goût à la cuisine asiatique !

On peut croire que jongler avec est le plus gros challenge, mais non… en réalité le plus difficile est de respecter le code du mangeur à baguettes.

Pour bien vous mettre la pression, on ne fait jamais tomber ses baguettes, cela porte malheur (surtout à celui qui les récupère au vol inopinément) et on ne s’en sert pas non plus pour montrer du doigt, enfin, de la baguette le chaland qui passe.

On les tient par le milieu, ni trop haut, signe d’arrogance, ni trop bas, manque d’élégance !

On ne tape pas sur son bol avec ses baguettes : c’est ce que font les mendiants qui quémandent leur nourriture !

Les baguettes ne s’enfournent pas dans le bouche, on pousse la nourriture avec ou on la saisit pour porter à la bouche. D’ailleurs le riz se mange, bol près de la bouche, les baguettes poussant le riz, méthode bien plus rapide et plus efficace que de soulever son  riz au grain par grain…( pour les maladroits, je conseille le riz gluant !)

CHINE : LE CODE DU REPAS ASIATIQUE.CHINE : LE CODE DU REPAS ASIATIQUE.

On ne suçote pas les baguettes même si la sauce était délicieuse.

On ne les tapote pas sur la table pour les placer au même niveau.

On ne pique pas les morceaux de nourriture avec le bout (même si c’est bien pratique  !!!).

Dommage que les plateaux tournants que l’on trouve en Chine soient si peu répandus chez nous, cela permet à chacun de se servir et de goûter à de nombreux plats en se servant de ses baguettes… parfois le trajet du plat au bol peut paraitre un peu longuet, mais quelle satisfaction une fois la mission réussie !

Même s’il et délicat de s’attaquer à des nouilles, on ne cherchera pas pour autant à hacher menu ses longues nouilles chinoises dans le bol, on en prend quelques-unes à la cuillère et/ou aux baguettes et on coupe avec les dents, le reste retombe dans le bol (de préférence !). Le plan B est d’éviter de commander des nouilles.

La soupe chinoise se boit plus qu’elle ne se mange, pas de réels problèmes de baguettes.

On ne plante jamais ses baguettes dans son bol de riz (genre « Victoire sur l’Everest » car cela rappelle les bâtons d’encens que l’on fait brûler sur les autels des ancêtres (et ça vous coupe un peu l‘appétit du coup).

 On ne croise pas ses baguettes sur le bol ou le plat (symbole de mort), on les repose à côté de son bol ou sur les porte-baguettes.

En Chine, il est de mal vu de nettoyer son assiette et de la rendre nickel, on croit alors que vous n’avez pas assez mangé. On se doit donc d’y laisser un petit quelque chose…

Et voilà, avec ces quelques informations, vous pourrez dignement faire face à un repas chinois sans avoir à rougir de votre « prestation » !

En cas de réelle difficulté, il existe des baguettes bien astucieuses... reliées l'une à l'autre par un personnage ou joliment design!

http://www.electromeninges.fr/2011/07/31/baguettes-chinoises-pour-enfants/http://www.electromeninges.fr/2011/07/31/baguettes-chinoises-pour-enfants/

http://www.electromeninges.fr/2011/07/31/baguettes-chinoises-pour-enfants/

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NOUS CONTACTER:

XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

VOUS TROUVEREZ LES INFORMATIONS SUR LES COURS, LES HORAIRES ET NOTRE SALLE PLUS BAS SOUS LA RUBRIQUE "COURS HORAIRES".

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L'AUTEUR

Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.