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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 16:03

Maitreya signifie en sanskrit « amical », « bienveillant ».On voit en lui le prochain Bouddha quand l'enseignement du Bouddha Shakyamuni  aura disparu… La croyance en cet avènement est partagée par les courants theravada et mahayana du bouddhisme.

 

 

www.truclamyentu.info

 

 

*Milefo 弥勒佛 est son appellation chinoise. Connu en Chine depuis le iiième siècle, il y trouve sa personnification historique. Corpulent et bienveillant, c’est un moine Chan de la dynastie Liang qui l’incarne.

 Qici (契此, qìcǐ), religieux originaire de la préfecture de Mingzhou dans le Zhejiang, transportait tous ses biens dans une besace de toile. Un peu loufoque mais toujours de bonne composition, son tour de taille était impressionnant. Ses dons de voyances étaient semble-t-il absolument exceptionnels.

C’est alors qu’il méditait au temple Yuelin (岳林寺) qu’il serait passé de vie à trépas en 916. Certains prétendirent l’avoir vu après sa mort. Des images pieuses le représentant circulèrent et c’est ainsi que ce moine gentiment ventripotent et toujours souriant est devenu la représentation de Maitreya la plus courante et la plus populaire en Chine, où son ventre rond et son sourire sont gages de bonheur et de prospérité, de même que son sac « corne d’abondance » que l’on prétend inépuisable…

 

*Milefo  彌勒佛, mílèfó, signifie «suscitant le remplissage», on l’appelle aussi Budai  (布袋 bùdài ; littéralement  « sac de toile ») ou bien on le surnomme Luohan 罗汉, luóhàn, ou Arhat  (celui qui a atteint le dernier échelon de la sagesse).

 

Le moine Qici est devenu au Japon Hotei (traduction du chinois Bùdài ),un des 7 Dieux du bonheur . Dans la religion traditionnelle chinoise, Milefo est l'un des Dieux de la fortune.

 

das-jahr-des-schweins.blogspot.com

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 14:24

Allez, soyons honnêtes, pour nous, toutes les tenues qui ont de drôles de

boutons-brandebourgs impossibles à ouvrir sont des tenues chinoises !

Sans … chinoiser… cependant, il ne faut pas tout mélanger… alors Petit

Dragon va éclairer votre lanterne (chinoise bien sûr) pour que vous puissiez

dignement faire vos emplettes dans le 13ème en demandant la bonne

tenue !

 

www.isafashionhouse.com

Du côté sérieux de la force, nous avons le Tangzhuang, la veste chinoise traditionnelle : ouverture centrale, col « Mao », boutons chinois. Ce nom qui signifie « vêtement des Tang » n’a en réalité rien à voir avec les vêtements Tang ( !!!!? comme la moutarde de Dijon qui  n’a plus rien à voir avec Dijon), puisqu’il est inspiré d’un vêtement mandchou.
Mais cette appellation vient de ce que les Chinois expatriés étaient appelés les « Tangs », car cette dynastie était très célèbre à l’étranger, elle a été sans doute une des plus riches artistiquement parlant.

Cette dénomination récente s’est répandue rapidement depuis que quelques

« célébrités » de différents pays ont décidé de porter cette veste pour une

réunion de l’APEC (coopération économique de l’Asie-Pacifique).

Cette veste se décline en coton, soie, et autres satins… brodée ou non. Vous

n’aurez donc que l’embarras du choix.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

wikimedia

 

Si vous choisissez, Mesdames,  la « Qipao », c’est le moment de faire un

régime (je plaisante !!! enfin… presque).

C’est LA tenue qui ne pardonne pas : très cintrée, fendue sur les côtés c’est

une tenue traditionnelle qui a évolué.

Au début, c’était une robe droite, à manches longues et amples. D’origine

mandchoue, elle passe par Shanghai dans les années 20, elle perd ses

manches et se rapproche du corps, elle devient une robe fourreau très

élégante. Un moment interdite et remplacée par le bleu de travail, elle a

retrouvé sa place dans les garde-robes…

Elle conserve son col scindé et ses motifs traditionnels, mais elle est surtout

portée les grands jours.

 

.

redchinesdress.com

Plus seyante pour tous (enfin, toutes !) le Ao Dai : Mais là nous changeons

de zone géographique puisque cette tenue est de tradition vietnamienne.

Une longue tunique en tissu léger ouverte sur les côtés et portée sur un

pantalon large.  Ce vêtement serait apparu au Vietnam dans les années

1740 où lord Nguyen Phuc Khoat aurait voulu se démarquer de son voisin

du Nord en décrétant que les hommes et les femmes devaient porter un

ensemble pantalon et tunique boutonnées sur le devant. L’écrivain Lê Quy

Djon décrit le costume comme un Ao Dai (longue chemise). Pour en savoir

plus, le site www.ao-dai.fr  est une mine d’informations et de photos.

 

Pour les mariages, les cérémonies et les fêtes en général le Ao Dai est

incontournable.

Plus couramment et en version « light », il sert d’uniforme dans les collèges

et les lycées et dans certaines entreprises.

 

www.ao-dai.fr

 

Si nous connaissons tous le kimono japonais, il ne faut cependant pas le

confondre avec le Hanfu (dont il est inspiré). Ce vêtement a été  inventé,

selon la légende par l’Empereur jaune en personne.

Sous la dynastie Qing, fondée par les Mandchous, le port du Hanfu est

formellement interdit. La natte est imposée aux hommes Han tandis que les

femmes doivent se mettre à la Qipao. Il n’est guère porté aujourd’hui si ce

n’est pas les religieux bouddhistes ou taoïstes. Pour la revêtir, suivre le plan

d'attaque ci-dessous.

 

wikimedia.org

 

 

 

Il nous reste enfin à parler de la « Taiji Yifu », la tenue que nous portons

pour pratiquer. Elle doit comporter 7 brandebourgs, être fermées aux

poignets, et le pantalon est élastiqué aux chevilles.

Ample, légère, elle peut être de couleur vive, ou pas ; brodées ou pas ;

brillante ou pas …

Bref, il y en a pour tous les goûts !!!

 

Muni(e) de ces informations, vous trouverez sans peine chaussure à votre

pied et une tenue qui vous ira comme un gant... (stoooop! on arrête là...)

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:36

 

image journal sud-ouest

Xintian ZHU est artiste peintre, calligraphe et photographe.

Née à Kunming dans le Yunnan en 1951, elle sera professeur (département d’histoire- section muséologie) à L’université de Hangzhou et y enseignera « L’histoire de la peinture chinoise » et « La Théorie et la technique photographique ».

C’est au musée Asiatica de Biarritz que Xiao Long découvre le charme de ses peintures. Xintian ZHU est d’ailleurs vice-présidente et conservatrice en chef du Musée d’Art Oriental ASIATICA. Xintian ZHU peint depuis son enfance et a suivi l’enseignement de Maitres tels que Xie Xaosi, Wang Banzai,  Jiang Zhenguang et Li Shenghe, avant de créer son propre style.

 

En 1986, Xintian Zhu s’installe à Paris et étudie la peinture occidentale à l’École Nationale Supérieure des Arts décoratifs pendant deux ans. Ses travaux sont au carrefour de deux influences, l’une chinoise et l’autre occidentale ; l’une fondée sur les dégradés de l’encre, l’autre sur l’apport des couleurs. Une dynamique Yin/Yang ? Le succès ne s’est pas fait attendre et Xintian Zhu expose dans le monde entier, en Chine, en France, en Allemagne, en Suisse, en Inde, aux États-Unis…

Le fruit de toutes ces années de travail et de recherche :Une œuvre traditionnelle et incroyablement … moderne !

Si vous passez par le musée asiatique de Biarritz, vous y trouverez de très jolies reproductions...

Si vous passez par le musée asiatique de Biarritz, vous y trouverez de très jolies reproductions...

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 14:57

Qui a inventé le fil à couper le beurre ? Je ne sais pas… Mais pour ce qui est de la poudre…

 

Il semble que la poudre à canon soit bien une invention chinoise. Cela nous viendrait du IXème siècle, sous la dynastie Tang. On dit que les recherches effectuées par les taoïstes, grands chercheurs et chimistes… sont à l’origine de cette découverte. Ainsi leur quête de l’immortalité (qui n’était que de la … poudre aux yeux) les aurait mené vers cette invention…! L’utilisation de « feux volants » ((fēihuǒ 飛火) projectiles incendiaires) daterait des années 900.

 

La première mention de la formule de la poudre à canon (charbon, salpêtre et soufre) apparaît dans le Wǔjīng zǒngyào 武經總要 de 1044, près de 250 ans avant qu'un texte européen y fasse allusion, en 1285.

Grâce à cette découverte, on a pu mettre au point par la suite tout un arsenal plus ou moins (surtout moins…) pacifique : fusée, lance-flamme (des tubes de bambou remplis de poudre noire au départ), feux d’artifices, mines (grenades à corps de fonte), armes à feu, canon…La poudre de couleur noire ou grise inventée par les Chinois est un mélange de charbon de bois, de salpêtre (nitrate de potassium) et de soufre - on évite quand même d’essayer d’en fabriquer à la maison !!!

 

Mais quel est le lien avec les feux d’artifices ? Au départ les Chinois fabriquaient de petites « bombes » pour effrayer les adversaires: des morceaux de bambou séchés étaient jetés dans le feu et finissaient par éclater.
Puis la technique évolue : de petites fusées remplies d’un mélange de résine, de soufre, de bitume et de salpêtre sont fixés au sol et répandent une pluie de flammes. Une fois la poudre noire découverte, les Chinois comprennent que l’on peut propulser un projectile. Ils envoient alors des flèches enflammées au-dessus des ennemis !

Alors, ont-ils trouvé tout ça « joli » et ont-ils alors décidé de les utiliser pour les fêtes ?... Dans tous les cas, il est clair qu’aucun mauvais esprit n’oserait s’aventurer dans les rues lors du jour de l’an !

 

wikimedia

Cette poudre portait le nom de « huoyao », c’est-à-dire « médicament à feu » : les composants de base, le soufre et le salpêtre, étaient utilisés comme remèdes sous la dynastie Han. On disait même que la poudre était un traitement efficace de la gale, des rhumatismes et des maladies infectieuses et parasitaires. Bref, un remède… détonnant !

Et…

C’est Marco Polo qui rapportera cette poudre noire en Europe au XIIème siècle… De quoi faire la bombe !

 

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 14:30
PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

 

En Chine l’art de peindre est un art complet : il ne suffit pas de prendre un pinceau et de reproduire avec maestria le modèle que l’on a sous les yeux. L’artiste chinois peint « dans sa tête », c’est parce qu’il connait parfaitement son sujet qu’il est libre de peindre sans aucun modèle.

Il lui faut connaitre la calligraphie, la philosophie, la poésie, l’art des sceaux… Souvent les œuvres comportent différents sceaux apposés avec discernement ainsi qu’une maxime ou un poème. C’est cet ensemble qui permet à l’artiste de s’exprimer.

 

La calligraphie est la base incontournable. Le pinceau, le papier et l’encre et les sceaux sont ces « outils », ses trésors. Le trait est le fondement.

Ce même trait qui fut la première « écriture » que l’on trouva gravé sur des carapaces de tortue (scapulomancie : La tortue est l'allégorie du monde. Le ventre de la tortue forme un carré (représentant la Terre), inscrit dans le cercle (représentant le Ciel) formé par la carapace. Pour communiquer avec les ancêtres, les Chinois inscrivaient sur un morceau de carapace de tortue une question puis, ils exposaient ce morceau aux flammes. Le craquèlement donnait la réponse. )

 

La calligraphie, la peinture chinoise, sont des « messages énergétiques » plus que des représentations réalistes.

Un seul trait, comme le 1, trait horizontal, comprend tout le yin/yang. Chaque caractère est un tableau en soi, les traits ne sont pas posés au hasard ; le caractère s’inscrit dans un carré et les traits sont tracés dans un ordre particulier. Et si cet ordre n’est pas respecté, cela se voit immédiatement (euh, enfin… pour l’œil exercé !) dans la dynamique du trait.

 

 

http://passionnement-tchan.over-blog.com

 

Et tracer un trait n’est pas simple ! Et tous ceux qui se sont essayé à la calligraphie, ont commencé par « écrire » des os de pigeons… (Et rarement sans commentaires plus ou moins hilarants… « Où est Médor ? », « Tes os sont squelettiques », « Fais un tas, Idéfix viendra les chercher »…).

 

Bref, tracer un trait est déjà un art :

Le trait horizontal lorsqu’on le voit, semble immobile une fois tracé, en réalité, il est mouvement(s) et voici la recette :

 

apprendre-le-chinois-facilement.com

 

... et avec un peu d'entrainement, on peut alors réaliser de jolies peintures....

 

ateliermagique.com

 

 

 Un seul trait peut suffire pour figurer un chat, un personnage. L’artiste cherche la simplicité, l’essentiel … Que son trait soit « académique » ou plus « libre », c’est la vie, le mouvement interne des êtres, qu’il voudrait capter.

 

Les styles portent des noms très révélateurs de ce chemin vers le primordial:

 « Le pinceau soigneux » (Gong Bi) est finesse et précision ; « Le Dessin au trait » (Bai Miao) cerne les contours à l’encre et « Le sans ossature » (Mo Gu) ne dessine aucun contour. Le dégradé est la caractéristique de « Écrire l’intention » (Xie Yi)…

 

Finalement, notre pratique du Tai Ji Quan est dans le droit fil de la calligraphie et de la peinture (et c’est bien normal, car tout nous vient de la même source philosophique): économie de moyen et mouvements internes plutôt que dispersion et grands gestes « extérieurs », voilà notre « quête »...

il suffit de jouer des...pinceaux!

 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 14:15

Si vous souhaitez décorer vos murs avec une petite peinture attribuée à Gu Quan , il vous suffira de verser la modique somme de 5 585 500 euros (et non, je ne tape pas deux fois sur les mêmes touches… vous avez bien lu !)

L’œuvre illustre le conte bouddhiste Cinq cents luhoan (moines bouddhistes). Elle  est réalisée à l’encre et aux couleurs sur un rouleau de papier mesurant 11 mètres de longueur (pour 35 centimètres de hauteur). Au moins, pour ce prix-là, vous avez de la longueur…

Peinte dans le style minutieux des académies de cour elle est signée de deux sceaux de l’artiste et datée du huitième mois de la 37ème du règne de Qianlong (1736-1795). Elle porte également deux sceaux de collection, dont un de l’empereur Qianlong.

Xiao Long n’a pu trouver d’images de ce chef d’œuvre, on ne peut que supposer que la somme exigée correspond à sa qualité……

Pour vous consoler, voici tout de même une belle oeuvre: ce rouleau peint par Zhang Weibang adjugé 1 530 000 euros !!!

image drouot.com

 

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 14:51

Que deviendrions-nous sans une bonne tasse de thé ? Ce breuvage a ses amateurs, ses connaisseurs, ses crus –comme nos bons vins (on ne parle pas des autres…). L’Asie est impensable sans le thé !

Et Taiwan est une mine!!!

 

image wikipedia

 

Il parait que c’est à Taichung, aux environs de Taipei que l’on trouve les meilleurs Oolong (Wulong), ces thés semi-fermentés que l’on appelle aussi thés bleu-vert et qui font nos délices en hiver tout particulièrement. Un bon Wulong vous remet en un clin d’œil des vicissitudes du quotidien !

 

 

oolong-tea.com

 

Les maisons de thé de Taichung sont nombreuses et le Gong Fu Cha (cérémonie du thé) y est largement pratiqué.

La dégustation du Oolong de Nantou  est très codifiée : sept infusions et  vaisselle de terre cuite de rigueur ! Nantou est le nec plus ultra, le lieu de pèlerinage des amateurs de thés.

 

On peut aussi goûter aux spécialités locales comme le thé au lait aux perles de tapioca qui se boit à la paille, frappé (ancêtre du milk shake ?) ou le Jin Xuan fermenté, le « miel d’or » qui gagne chaque année des médailles lors des concours de thé.

On estime que chaque Taiwanais consomme, par an, environ 1.8 kilo de thé et si la production de Taiwan augmente d’année en année, les importations de Chine sont toujours nécessaires pour remplir leurs tasses…

 

                       

wikipedia

 

Alors si vous en êtes encore et seulement au café (et il y en a aussi d’excellents !)…. Il est peut-être temps de se mettre au thé ? Et le Wulong (oolong) est excellent quand vient la froidure...

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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:17

wikipedia

On sait que la cuisine du Sichuan,  province du Sud-Ouest de la Chine, est un peu …relevée. C’est aussi dans cette région que l’on cueille un poivre particulier : le poivre rose ou faux poivre, alias Zanthoxylum piperitum (et ce n’est pas du chinois…mais tout comme !). Ce faux poivre appartient en réalité à la famille des agrumes ( !!?)

 

Ce poivre est connu donc sous de nombreuses appellations : « clavalier », « fagara »  « poivre-fleur » 花椒Huājiāo, « poivre de montagne »…  山椒 shānjiāo, à vous de choisir.

 

Les baies sont récoltées à la fin de l’été, avant maturité, et séchées au soleil jusqu’à devenir rouges-brunes ou « roses ». Grillées et broyées, leur saveur est boisée, un peu acidulée, voire citronnée et moins piquante que le poivre noir. En très grande quantité, elles endorment légèrement la langue (ce qui peut mettre fin aux discussions lassantes ?).

 

images wikipediaimages wikipedia

images wikipedia

 

Cette particularité en a fait, depuis des siècles, un anesthésique local dans la médecine chinoise. Il favorise la digestion et apaise les douleurs. Il est aussi tonique.

Dans les temps anciens, les chinois  aromatisaient au poivre rose du Sichuan les aliments et les boissons qu’ils destinaient aux dieux. Il était aussi de bon ton  d’en offrir à ses amis en signe d’appréciation. Les Chinois ne consomment que très peu de « vrai » poivre (notre poivre noir) à peine un petit gramme en moyenne par an.

 

Le poivre du Sichuan (川椒 chuānjiāo), « poivre du Sichuan » entre dans la composition du célèbre mélange chinois appelé cinq-épices. Il est alors accompagné d’anis étoilé, de clou de girofle, d’un peu de cannelle et de fenouil.

CHINE : POIVRE ROSE DU SICHUAN

Ce « poivre » aurait été rapporté en Europe par Marco Polo (il en a rapporter des choses !! il devait avoir de grooooosses valises !). Après avoir fait son entrée dans la Cité des Doges, il a disparu et n’a fait sa réapparition qu’au XIXème siècle.

Si donc vous voulez réchauffer vos plats… pensez au poivre rose !

 

Marco Polo (wikipedia)

 

 

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 13:22

Selon le « Time », les Chinois  - en 2008 - ont acheté 2 vélos électriques toutes les 3 secondes, soit 21 millions de vélos à assistance électrique (90% du marché mondial quand même!) et on parle pas des vélos non électriques… Mais c’était tout de même en 2008 et tout va bien vite en Chine et dans les grandes villes encore plus !

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

 

Si vous imaginez encore que les grandes villes sont sillonnées exclusivement de jolis petits vélos… il va falloir faire un effort et vous dire que les deux roues se font oublier dans les villes, la voiture est reine depuis quelques temps déjà en Chine!

 

Il y a cependant quelques subtilités à connaitre si vous voulez survivre dans un trafic de plus en plus intense et éviter que votre Changan hérite d’un phare au beurre noir ou que votre belle Geely toute neuve ne se refasse faire le portrait…

 

wikimedia commons

 

Sur autoroute vous pourrez vous déplacer à une vitesse minimale de 5 kms/heure (donc à pied ?) Vélos, charrettes et autres véhicules du même acabit peuvent en toute légitimité emprunter les autoroutes…  On peut même parfois y rencontrer une maison…

 

 

http://www.les7duquebec.com
 

En tout cas, il faudra s’arrêter au péage. Voici d’ailleurs l’entrainement intensif que suivent les caissières afin d’harmoniser leur demande d’obole… Car rien n’est improvisé… De la synchronisation, de l'harmonie et ... de l'efficacité!

 

http://images.china.cn

 

Après 20h, le feu tricolore devient une priorité à droite ! Donc surveillez l’heure si vous ne voulez pas être ratatiné par un 10 tonnes qui passe tout à fait légalement au rouge…

 

Il est fortement recommandé de laisser un périmètre de sécurité important autour des taxis qui ne se formalisent pas plus que ça de l’existence des clignotants, du rétroviseur… voire des freins ! Doubler un taxi se fera à vos risques et périls…

 

Le système des priorités reste très relatif. La taille et la vitesse de croisière du véhicule qui arrive est prépondérante, le piéton n’est donc pas forcément prioritaire lorsqu’il s’engage et bien qu’optimiste, il devrait peut-être songer à acquérir un grillon porte-bonheur avant de se lancer…

 

dysneystore.skyrock.com

 

Dans le même état d’esprit, il faut toujours aller de l’avant, on ne recule devant rien et on progresse dans les files jusqu’à ce que la situation soit totalement bloquée… (Ce n’est pas là une caractéristique chinoise cependant…) puis on attend tranquillement que la police vienne solutionner le problème.

 

 

Pensez à mettre vos lunettes de soleil … la nuit. L’adage qui veut qu’il soit nécessaire d’être vu fait que la solution « pleins phares » est de rigueur dans l’obscurité.

Il peut être utile et il est de bon ton ( !!!?) de posséder un klaxon un brin agressif afin de signaler sa présence, son mécontentement, saluer les copains…etc…

 

Bonne route !!!!

 

(un conseil, au milieu de tout ça... oubliez le vélo!)

 

http://media.topito.com

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 14:36

On ne présente plus Guilin : nous avons tous vu des photos de ces montagnes arrondies qui se succèdent enveloppées dans la brume du fleuve. Une barque frêle, un pêcheur accompagné de son cormoran… voilà les images qui viennent à l’esprit.

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

 

 Proche de Guilin, Yangshuo, moins connue jusqu’il y a peu, est aujourd’hui un haut lieu du tourisme ! Tranquillement posée sur une des rives de la rivière Li, Yangshuo est entourée de massifs karstiques impressionnants. Bars, boutiques en tout genre, restaurants, boites de nuit, rien ne manque à l’appel.

On peut y marcher, y randonner à pied ou à vélo, on y visite des grottes… tout s’y loue, vélos, kayak, pêcheur avec son cormoran, habitant en costume traditionnel pour séances photos… pas de quoi s’y ennuyer !!!

 

photo wikipedia

Yangshuo est surtout devenue célèbre pour les escalades qui y sont proposées : plus de 300 voies différentes sont possibles ! Les grimpeurs de tout poil et du monde entier s’y bousculent attirés par les magnifiques pics calcaires de cette province du sud de la Chine. On peut ainsi admirer « du haut » la ville ou les villages et les belles et vastes rizières.

photo wikipedia

La plupart des nombreux sites d'escalade de la région sont accessibles par la route, histoire d’être à pied d’œuvre rapidement. Les parois, bien verticales…  se prêtent  idéalement à la grimpette avec leurs anfractuosités naturelles. De quoi se faire quelques frayeurs aussi comme on peut le voir sur cette belle photo!

 

Photo: http://www.zalkopp.com/meilleur-voyage-d-aventure-pour-2014

 

Alors, si vous aimez les émotions fortes, Yangshuo est un but de vacances tout trouvé ! Et si être au pied d’un mur ne vous dit rien, vous pourrez profiter d’une croisière sur la rivière Li ou vous laisser flotter sur un radeau en bambou. Pour ceux qui aiment le grand air, un petit vol en montgolfière peut faire l’affaire. Ceux qui préfèrent le plancher des vaches, euh, non, buffles (!) se contenteront d’une petite découverte à pied de la ville…

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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L'AUTEUR

Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.