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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:35

On connaît bien les exploits de 007, oui ! Mais…

fortune.jpg

 

  Qui connaît l’espion de sa Majesté Sir Robert Fortune (Joli nom, non ? Bien choisi !!!)

L’espionnage « industriel » ne date pas d’hier… En 1848, la perfide Albion, ou plus précisément la « East India Company », dépêche un botaniste dans l’Empire du Milieu.

Il faut avouer que le five o’clock avait été méchamment menacé : les Anglais, devenus de véritables « accros » au thé chinois, devaient en effet payer en or cette marchandise, ce qui pesait sur leur économie… (Plus de quoi faire des cookies et des scones !!!! My God ! Quelle horreur !). Bref, de quoi perdre son flegme !

humour-interdit-fumer-big.jpg Les Anglais introduisirent alors l’opium en Chine, ce qui fit un vrai « tabac » !!! L’Empire chinois réagit, la guerre est déclarée (1839/1842) et les Anglais en sortent vainqueurs… L’idée cependant de produire eux-mêmes ce précieux thé les pousse à enquêter plus avant sur la chose. C’est là que le Sieur Fortune a un rôle à jouer !

Ce 007 avant l’heure ne se borne pas à enrichir sesfort-flyer1.jpg cahiers de notes botaniques. Sa mission est de percer à jour les secrets de fabrication du thé ! On peut imaginer ce botaniste portant costume de marchand chinois « venu d’une lointaine province » disait-il, (fourni par Q probablement qui traversa toutes les époques…), fourrant son nez partout à la recherche d’informations qu’il consigne fidèlement dans son journal… Grâce à lui, on découvrit que le thé vert et le thé noir – favori des Anglais - étaient issus de la même plante.

picMoqiHT.jpgA propos du thé noir, si apprécié Outre-Manche, une anecdote vaut le détour :

la légende raconte qu’au XVII ème siècle, une cargaison de thé en provenance de Chine et à destination de Londres aurait moisi pendant ce long voyage. Devenu « noir » ce thé fut particulièrement apprécié des Anglais qui en recommandèrent aussitôt… No comment !

 

Mais revenons à notre « voleur de thé » : avant de retrouver son confortable manoir (son Aston Martin et son verre de vodka-Martini ?), il mit dans ses bagages quelques milliers de graines et de plants  (20 000 plants : gros bagage !!!) qui seront mis en culture en … Inde ! Quand on pense à tous ces efforts pour que le thé coule à flots, alors que nos amis le noient dans le lait !!!

Enfin… Allez, on va s’en préparer un Zhong !!!tasse.jpg

NB :

Sir Fortune ne s’arrêta pas là et introduira en Europe le kumquat, les pivoines, les azalées et les… chrysanthèmes !

Un film, le « Voleur de thé » a même été tourné sur cet « espion » britannique !

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 13:31

L’opéra chinois traditionnel n’est plus forcément très attractif de nos jours… Il faut avouer qu’il n’y a pas foule chez nous non plus pour aller voir la « Traviata » ou la « Tosca »! (C'est quoi, une nouvelle marque de spaghetti?)

opera--2-.jpgCette forme d’expression artistique, née vers la fin du XVIIIème, reste très particulière : c’est une sorte de synthèse de danse, de musique, d’art et d’acrobatie (de nombreux acteurs et autres artistes martiaux ont fait leurs « classes » dans ce cadre !).

 L’Opéra de Beijing est une sorte de symbole de la culture chinoise. Riche en couleurs et en symboles, les acteurs y incarnent des personnages héroïques, le plus souvent dans leurs exploits guerriers. Les maquillages sont des « masques », le public identifie le personnage rien qu’à son aspect : maquillage rouge pour la droiture, la loyauté ; le noir pour la férocité, la dureté ; le blanc pour la ruse, la traitrise ; le vert pour l’impulsivité….

12262139556rq28z.jpg

Inscrit depuis novembre 2010 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, l’idée est née dès 2008 de sensibiliser les plus jeunes à cette tradition…  par le biais de dessins animés !!!! Il n'y a pas de raison, l'attrait de l'écran est universel!

Les  amateurs du cercle de l’Opéra de Beijing ont décidé d’unir leurs forces  pour que cet art traditionnel touche un nouveau public. La troupe de la Province du Hunan et des organisations non gouvernementales ont mis la main à la pâte (on ne dit pas qui a mis la main au portefeuille…) pour adapter plus d’une vingtaine de formes d’opéras locales en dessins animés.

En 2010 déjà, des milliers de DVD d’opéras en dessins animés ont été distribués à des communautés et des centres culturels même dans les régions rurales de Chine. Des activités ont été organisées en parallèle : « compétitions » d’opéras, ateliers théâtre…

chine-opera-chinois-modernise_1292602525.jpgLes enseignants ont désormais pour mission d’introduire les intrigues et d'expliquer les contextes afin d’aider les enfants à comprendre et apprécier ce précieux pan de culture traditionnelle. L'idée est sympathique et les dessins sont très réussis. Ils pourraient même toucher les "grands"....

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 13:55

P1010708--Copier-.JPGVoilà un endroit moins connu que le célèbre Musée Guimet, et pourtant le musée Cernuschi vaut le détour ! Cet hôtel particulier édifié à proximité du Parc Monceau, pour Henri Cernuschi, Milanais réfugié en France après la révolution italienne de 1848 a été légué à la Ville de Paris par son propriétaire.

 Cet économiste et banquier fait fortune (un bon trader?). Il entreprend un voyage autour du monde entre 1871 et 1873 (On est loin des croisières autour du globe en une trentaine de jours…). Au Japon et en Chine, il fait l’acquisition de près de 5000 œuvres d’art qu’il exposera à son retour au palais de l’industrie et qu’il placera ensuite dans cet hôtel, avenue Velasquez, devenu Musée depuis 1898- deux années après la mort d’Henri Cernuschi.P1010674--Copier-.JPG

Accueilli dès le jardin (pour de vrai) par deux chien de Fô, on trouve à l’intérieur des pièces étonnantes du néolithique, des dynasties Shang, Zhou, Qin, Han, Tang, Liao et Song… Mais si la Chine est à l’honneur, le Japon ne passe pas inaperçu, représenté par … un tokyoïte de grande taille !!! Un magnifique et gigantesque Bouddha Amida (ère Tempo), un modeste bronze de 4m40 de haut (euh non, ça n’irait pas dans un 40m2…).

Xiao Long qui a rencontré là-bas quelques congénères en a rapporté aussi quelques photos à voir dans "ALBUM CERNUSCHI" colonne de droite du blog…

P1010701--Copier-.JPGEt en prenant à gauche du dragon, et en se bousculant un peu exceptionnellement (d’ici le 31 décembre), on peut voir une belle expo temporaire sur « Les artistes chinois à Paris », de Lin Fengmian à Zao Wou-Ki !

Pour ceux qui ne peuvent se déplacer et souhaitent avoir un aperçu des objets présentés, le site du musée est très bien fait, très complet en illustrations et en explications : http://www.cernuschi.paris.fr/fr/le-musee

Bonne visite….

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:02
En général, on essaye plutôt de ne pas s’en faire… des nœuds ! Mais là, pour ceux qui voudraient réaliser un petit cadeau de Noël pas cher… et qui auraient un peu de temps et… beaucoup de patience ( !)…voilà la recette du nœud chinois :
On prend un cordonnet d’un mètre environ, on prend un modèle (il y en a plusieurs) et on plie, on entoure, on roule, on tire… Il y a 20 techniques de base et les "vrais de vrais" sont identiques devant et derrière !!! Pour les amateurs éclairés (désolée, pas de bougies sur moi !), chaque forme de nœud porte un nom selon sa forme, son utilisation, sa signification ou l’endroit où il a été fabriqué (« nœud de bouton » –pour les… boutons ! nœud « double pièce de monnaie », nœud « dix mille », nœud « infini »…)
Depuis les années 90 cet art connait une réelle renaissance en Chine !
chine-nelle.jpgLe site Chine-nouvelle propose un tutorial pour petit nœud porte-bonheur que tout le monde peut réussir : il n’y a qu’à suivre les photos (non, pas besoin de tirer la langue, ni de mettre la tête en bas !)
chine-nelle2.jpg 
 
Et voilà !!! Comment ça, vous avez perdu le fil ?
 
 
  • Un peu plus complexe, un beau nœud vert sur vidéo !!! Pour ceux qui ont épingles et pince à épiler uniquement !!!
  •  Pour faire envie : de magnifiques bijoux faits selon ces techniques (allez Messieurs, au travail… les fêtes approchent !!!)fils-2.jpg
 
Je me doutais bien que ça se terminerai comme chat-laine.jpgça !!!
 
 
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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 16:58

1924186_40a19a5112_m.jpgLe « nœud chinois » que l’on voit un peu partout en Chine et dans les quartiers chinois de tous pays, est un porte-bonheur traditionnel qui peut prendre les formes les plus inattendues. Il est apparu très tôt, mais ce n’est que sous les Tang et les Song que l’art de faire des nœuds devient un passe-temps  et cette forme d’expression artistique devient très populaire sous les Ming et les Qing.

On dit que ces nœuds servaient, en affaire, à noter les contrats conclus, des pense-bêtes quoi ! Un grand nœud pour une affaire d’importance, un petit pour une petite chose… Voilà une façon bien plus esthétique que la nôtre de prendre des notes ( !)  Nos nœuds dans le mouchoir ne valent pas tripette, encore que… un beau nœud réalisé dans un… kleenex (!!,) c’est aussi une forme d’art !!!

Il semble aussi que ces tressages –jadis- étaient offerts par les amoureux, réservés et délicats,  pour exprimer leurs sentiments, on les appelait alors « le nœud d’un même cœur », le fil infini ainsi noué montrait l’infinité de leur amour et évoquait son éternité. Il y avait aussi des « nœuds de chance », amulettes supposées protéger leur propriétaire…

 

noeud-chinois.jpgRouge le plus souvent, on peut en voir des jaunes, des bleus… et très bientôt ces décorations vont pulluler dans les magasins car… le 23 janvier 2012, le dragon montrera son nez, mettant un terme à cette année du lapin/chat (non, pas poisson-chat !)  Omniprésents, on retrouve ces tressages dans les « boutons » chinois de nos tenues  (on devrait peut-être faire passer ce test à tout « candidat pratiquant » : s’il n’a pas la patience de fermer les boutons de sa tenue… le Tai Ji ne sera pas pour lui – non, ce serait trop 44b021184113668c0d2939855e72b39a.jpgcruel !!!  Alors qu’il porte un tee shirt !?). Poursuivis que nous sommes ces mêmes nœuds ornent aussi la base des pompons qui ornent les épées de Tai Ji…

On peut trouver des livres expliquant les techniques et proposant de nombreux modèles de porte-bonheur.

Suite au prochain épisode… Je vous sens un peu noué…

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 09:10

Victor-20Segalen.jpgNé à Brest en 1878, cet étudiant en médecine mérite qu'on s'intéresse à sa trajectoire. Entré dans la Marine, alors qu'il n'aime pas naviguer, il met à profit les escales pour partir à la découverte des terres où il accoste. Voyageur dans l'âme, nous ne nous attarderons que sur ses séjours en Chine. Amateur d'art et poète à ses heures, il découvre la Chine en 1908: il y soigne les victimes de l'épidémie de peste en Mandchourie. Il s'attache à ce pays et décide en 1910 de s'installer en Chine avec femme et enfant! Il pensait y devenir interprète... EM_1.jpg

     

En 1910, il publie, à Pékin, "Stèles", puis entreprend dès 1912 des recherches archéologiques consacrées aux monuments funéraires de la dynastie Han. Il faudra tout de même attendre 1972 pour que son travail soit publié sous le titre "Grande statuaire chinoise".  Son approche de la Chine est assez atypique pour l'époque, il porte un regard particulier sur la Chine, loin de la vague "exotique" qui déferle alors sur l'Europe. Pour lui "un voyage au loin n'est qu'un voyage au bout de soi-même". En Chine lorsque l'Empire mandchou s'effondre, il voit le déclin de cette civilisation millénaire et la nécessité de recentrer l'attention sur la source, le coeur de l'identité chinoise.

 

14215.jpgLa plupart de ses oeuvres ont été publiées après sa mort: "Orphée Roi", "Equipée: de Pékin aux marches tibétaines", "Voyage au pays du réel", Lettres de Chine"..... Il quittera la Chine fin 1917 et tentera de créer en France un centre culturel extrême oriental en 1918. A l'image de sa vie et de ses productions littéraires, hors normes, sa mort est assez particulière: sa femme le retrouve un beau jour de mai 1919 dans la forêt de Huelgoat, un exemplaire d'Hamlet à la main...  

 

 

 

 

 

 

DEPART

Ici, l'Empire au centre du monde.La terre ouverte au labeurs des vivants. Le continent des Quatres-mers. La vie enclose, propice au juste, au bonheur, à la conformité. 

Où les hommes se lèvent, se courbent, se saluent à la mesure de leurs rangs. Où les frères connaissent leurs catégories: et tout s'ordonne sous l'influx clarificateur du Ciel.

Là, l'Occident miraculeux, plein de montattgnes au dessus des nuages; avec ses palais volants, ses temples légers, ses tours que le vent promène.

Tout est prodige et tout inattendu: le confus s'agite: la reine aux désirs changeants tient sa cour. Nul être de raison jamais ne s'y aventure.

Son âme, c'est vers Là que, par magie, Mou-wang l'a projetée en rêve.C'est vers là qu'il veut porter ses pas.

Avant de quitter l'Empire pour rejoindre son âme, il en a fixé, d' Ici, le départ.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 09:48
GongFuChaTP.jpgTout le monde connait le Cha No Yu ^^ (enfin, je veux dire la cérémonie du thé japonaise...), mais il existe aussi une cérémonie du thé en Chine, même si elle semble beaucoup moins pratiquée, si ce n'est à Taïwan.
Il est vrai qu'en général au quotidien, les Chinois utilisent le Zhong, petit bol individuel dans lequel on met les feuilles de thé que l'on recouvre d'eau et qu'on laisse infuser. Ces feuilles sont réutilisées plusieurs fois. Pour éviter de "brouter" les feuilles en même temps que l'on boit son thé, un petit couvercle permet de les retenir et de garder son thé au chaud par la même occasion...  Le plus souvent (et le plus pratique!) c'est le port légal du thermos que l'on pratique! De la même façon, les feuilles sont mises à l'intérieur et y restent... toute la journée...
7602719f28f52ca556eab32f6b26c225.jpgRien à voir avec le Gong Fu Cha!!! C'est sous les Ming que sont apparues les théières... On tentait alors de renouer avec la tradition des Song. Un manuel vit le jour: le Cha Shu.
Pour passer à l'action, il vous faudra un peu de matériel:
Une ... théière (merci, on s'en doutait!) mais pas n'importe laquelle: une Chahu de Yixing^^, bien sûr! Yixing est la capitale de la poterie chinoise: cette terre poreuse et riche en silice garde très bien la chaleur. on prendra une théière de 20 cl pour les Wulong et 40 cl pour les thés rouges et noirs. Une cuillère "Chaze" pour prendre le thé dans sa boite, "Chaguan". Une bouilloire est nécessaire ainsi qu'un "bateau à thé" ou Chachuan,grand plat creux où l'on dépose théière et tasses que l'on remplit d'eau chaude pour maintenir une bonne température pendant l'infusion. Le pot de réserve, "Chayu",sorte de poubelle de table... Et il ne faut pas oublier les tasses qui peuvent avoir leur utilité...: une tasse "à sentir", "Wenxiangbei" et une tasse à déguster, "Chabei". Oh, j'ai oublié le "Chajin", tissu qui protège la table (et avec tous ces petits pots, quelques gouttes vont bien finir par tomber!) et La Cha chi, aiguille qui permet de nettoyer la théière à la fin de la cérémonie!
drinking_gongfu_tea_a_chinese_.jpg
Bon, c'est vrai, c'est plus rapide de prendre un sachet de thé (que nous ne nommerons pas... mais nous n'en pensons pas moins!!!) et de le noyer dans un mug....
Comment s'y prendre:
Placer la théière et les deux tasses dans le bateau à thé (et vogue la galère!!!) Rincer la théière et vider l'eau dans le pot de réserve, puis dans le bateau. Placer les feuilles dans la théière (la remplir à demi avec les feuilles). Rincer les feuilles pour les hydrater et reverser l'eau dans le pot de réserve. Remplir d'eau la théière, jusqu'au bord pour chasser l'écume. Laisser infuser une petite minute et verser dans le pot (au préalable vidé dans le bateau à thé). Avec le pot, remplir la tasse à sentir et reverser ce thé tout de suite dans la tasse à déguster: on inspire alors profondément pour découvrir le parfum du thé dans la tasse "à sentir" et on boit, lentement, dans l'autre tasse. Les parfums du thé se révèlent mieux dans la tasse à sentir vide que dans la tasse pleine, car l'eau absorbe une partie des parfums...
Le thé ainsi préparé est plus fort que le thé ordinaire. Il est savouré 019.JPGcomme une liqueur (et donc, bu en très petite quanti...thé!). On est ici dans la dégustation... Il est important de conserver la chaleur à chaque étape.
Il est très difficile de trouver une vidéo en français sur le sujet... à croire que seuls les anglo-saxons et les québécois s'y intéressent... Et le québécois... c'est un peu du chinois parfois pour les non-initiés...  Alors, voilà des images sans paroles...
 
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 13:37

 

Puisque la météo oscille entre pluie (beaucoup) et soleil (un peu), l’achat d’une ombrelle pourrait être utile !!! Et d’où viendrait-elle, cette ombrelle ? La Chine est le pays de l’ombrelle : il semblerait que cette belle invention ait vu le jour il y a plus de 2000 ans (certains remontent encore plus loin….) et que les ombrelles étaient alors en plume. Plus tard, on les fit de soie.

 

img_4169.JPGDe nos jours les matériaux sont plus variés : papier trempé dans l’huile, translucide et imperméable( !), coton, soie, plastique (ben oui !) ou nylon… On peut donc les utiliser en parapluie ou parasol selon les goûts et les saisons. Certaines ont des armatures rigides, d’autres sont pliables. Les armatures sont traitées contre les vers et la moisissure. Pour celles en papier d’huile, les motifs sont peints à la main, puis l’huile est appliquée ensuite. La réputation des provinces de Fujian et de Hunan n’est plus à faire dans ce domaine. Les plus belles ombrelles sont bien sûr recouvertes de soie.

Hangzhou est réputée pour ces ombrelles-œuvres d’arts appelées « ombrelles du Lac de l’Ouest ». La soie est fine « comme une aile de cigale », peinte à la main, son armature est en bambou. Il existe des parasols de ce genre mesurant 53 cm et ne pesant que 250grammes…

Une légende raconte que le Dieu Luban, Dieu des menuisiers, inventa l’ombrelle afin de protéger sa femme des intempéries, car chaque jour  elle faisait le chemin jusqu’à lui, pour lui apporter son repas sur son lieu de travail (la « faim » justifie les moyens ?).

Les premiers ateliers spécialisés apparurent sous les dynasties Ming et Qing lorsque l’utilisation des ombrelles-parapluies se répandit. A Hangzhou, ce sont les années 30 qui virent la production d’ombrelles se rationaliser. Au départ, elles étaient fabriquées par les artisans de la soie. Dès lors plus de 400 artisans travailleront pour produire quelques 600 000 ombrelles chaque année ! Le plus gros de cette production sera destiné à l’exportation.manufacture-d-ombrelles-en-papier_.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le thème le plus courant sur ces œuvres peintes est une scène tirée d’une histoire d’amour dramatique (ben, comme d’habitude !!!) « La légende du serpent blanc » báishézhùan 白蛇傳 :

Un serpent blanc sauvé par un inconnu prend la forme d’une jeune femme et part à la recherche de son bienfaiteur, Xu Xian; celui-ci est peu fortuné et tient près de Hangzhou une petite officine d’apothicaire. Flânant au bord du Lac de l’Ouest, Serpent Blanc, cette belle jeune femme, aperçoit le petit herboriste et use de ses pouvoirs magiques pour faire tomber la pluie. Il propose alors de la raccompagner sous son ombrelle. Ils se marièrent et… le commerce prospéra grâce aux fameux pouvoirs magiques du « serpent blanc ».

Un moine bouddhiste dévoile à Xu Xian la véritable nature de cette femme-serpent (mais de quoi se mêle-t-il ?). Le pauvre apothicaire, choqué, en meurt !!! Mais Serpent Blanc va jusque sur le mont Kunlun et demande aux dieux une potion  qui lui permettrait de ressusciter son époux. L’histoire n’en est pas finie pour autant : le moine (têtu le bonhomme !), bien décidé à se débarrasser d’elle, kidnappe son mari, l’enfermant dans la Montagne d’Or et profite de la faiblesse de la jeune femme - qui vient d’accoucher- pour la capturer et l’ensevelir sous la Pagode du Pic du Tonnerre !

Mais… happy end, plusieurs années après (quand même !), leur fils les délivrera tous les deux ! Wouauf !

Enfin : une vidéo pour le cas où vous voudriez utiliser votre ombrelle… avec les pieds ?

http://www.youtube.com/watch?v=_WAmTJXIKsk

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 11:14
Pour une fois, voilà des nouvelles de nos amis japonais, toujours aussi joueurs.... Je vous conseille cette activité, petit jeu, à pratiquer en famille, la pile de tee shirts doit se trouver facilement en cette saison... On ne dit pas comment faire avec les pull overs.... En cas de doute, fiez-vous aux sous-titres (ou pas?!)
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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 15:25

Connaissez-vous les "portes de lune"? Je suis d'accord, on connait mieux les gâteaux de lune, mais, bon... Tout ne peut pas se manger!

porte-lune.jpgDans les jardins chinois si bien pensés et aménagés, il est bien rare de ne pas trouver au moins une "porte de lune" yuèliàng mén. Il s'agit d'une ouverture ronde pratiquée dans un mur. Car le jardin est conçu comme une oeuvre d'art et doit offrir au regard sans cesse de nouvelles perspectives. On ne voit jamais l'ensemble du jardin. On aperçoit une chose , puis une autre... C'est un cheminement... Des fenêtres ajourées, des portes, des recoins transforment le jardin en mini-univers où les yeux découvrent à chaque pas un nouveau "tableau" et l'on passe ainsi de scène en scène, de la "forêt de bambous" aux "montagnes" ou au "lac"... Comme une estampe sur rouleau qui ne dévoile que très progressivement l'oeuvre créée._moon-door.jpg

 Cet élément d'architecture marque symboliquement le passage dans un autre "monde:

"Si tu passes cette porte, tu auras un autre ciel au-dessus de ta tête, et un autre sol sous tes pieds".

Lorsqu'on franchit la porte, parfaitement ronde, on en forme soi-même le centre.

nouvelle-porte-de-la-lune.jpgOn retrouve ici l'influence de la philosophie taoïste, où l'homme s'intègre à l'univers, où il est une partie de la nature. Le jardin chinois n'est pas l'oeuvre du hasard, tous les éléments sont choisis pour leur signification symbolique. Le jardin reflète la nature, dans ses composantes végétales, minérales... liquides! Le jardinier en est le créateur et doit respecter l'équilibre naturel.

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.