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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 12:11

Nous voilà arrivés à la fermeture... Tout a une fin!

Comme dans la forme 8, on commence par "croiser" les mains: la "queue de l'oiseau" est saisie, nous sommes en Gong Bu, les 2 mains devant nous...

Que se passe-t-il "en bas"?

Le pied gauche se ferme: on veut retrouver notre position initiale!

Le pied droit s'ouvre (normal! puisque le gauche se ferme...) et le poids du corps passe à droite. Afin de faire passer "naturellement" le poids du corps de l'autre côté (lequel? au secours!!! gauche, puisqu'il était à droite!) , le pied droit se ferme à son tour: on prend appui sur l'intérieur du pied droit pour le replacer près du pied gauche. Cet appui permet, Ming de rien, de gagner en stabilité et en confort, donc en fluidité (et vos lombaires vous remercient par avance!!!).

Enfin les pieds sont parallèles...

Que se passe-t-il "en haut"? Dans la phase "fermer le pied gauche et ouvrir le pied droit" la main gauche ne bouge pas vraiment, la main droite, elle, suit la trajectoire du pied droit et va vers la droite, à l'horizontale: on se retrouve bras écartés. Et les mains (qui suivent encore les pieds... heureusement!) se rapprochent lorsque les pieds se rapprochent en un mouvement du "jardinier qui ramasse les feuilles d'automne"( C'est la saison d'ailleurs...).

shi zi shou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les mains se croisent "en dix". Shi: + (enfin un caractère facile à retenir!!!) signifie 10. Durant ce passage, on évitera de regarder s'il y a des coccinelles dans les feuilles sèches, le dos restera vertical et nos jambes ne nous descendront que modestement pour nous éviter de piquer du nez vers le sol dans l'ascension qui suivra... shi zi shou 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et ENFIN: Après le "shi zi shou", le "shou shi" !     Autrement dit, on écarte lentement les mains qui étaient croisées, paumes vers nous, en dirigeant les paumes vers le sol, puis on baisse les mains et ...

En bas: on "remonte" en position de départ.

En haut: une fois les mains posées sur les jambes , devant, on les laisse glisser, sans se presser, sur les côtés pour retrouver la position de départ.

On rapproche les pieds et.... la vie reprend son cours!

(Mais pas trop vite....)

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:19

Saisir la queue de l’oiseau, en voilà une idée curieuse !!! Lan Que Wei (saisir la queue de l'oiseau  ou du moineau selon les traductions finalement plutôt fidèles puisque Lan signifie serrer, attacher; Que: moineau, oiseau et Wei: queue, bout).

Ce mouvement regroupe 4 techniques de base du Tai Ji Quan : les
"4 portes" ou "4 potentiels" : Peng (parer), (tirer ou rouler vers l'arrière), Ji (presser), An (pousser).

Peng: offensif et défensif, il sert à parer, à se protéger, sert à pousser aussi: il est "expansif". C'est l'idée du ballon qui grâce à son élasticité reste solide et "plein", même si on appuie dessus pour le comprimer.
: tirer, une fois  le partenaire à la limite de l'équilibre, on le déracine: il est
"attractif"
et relativement passif, puisque on ne fait que poursuivre le mouvement initié par le partenaire qui avance vers vous (on ne tire pas comme un malade sur le bras de son malheureux partenaire...)
Ji: se fait avec les deux mains superposées, il est proche de Peng, il sert à propulser le partenaire: on ajoute à "l'expansif" de Peng,
l'"impulsif",
et la main en "Peng" se voit renforcée par l'autre main pour une plus grande efficacité.
An: absorbe et utilise les paumes, poing ou pied pour
pousser et déraciner le partenaire.

penglûan Yang Chen Fu

Comme ce mouvement, "saisir la queue de l'oiseau",  comprend les principes fondamentaux du Tai Ji Quan, certains le surnomment "Le petit Tai Ji ".



 

Bien, mais pour en revenir à nos dragons, dans le 16, que faisons-nous ?

Nous allons la saisir cette queue de moineau, d'abord à droite, puis à gauche dès que nous sommes sortis de nos nuages…on saisit notre "ballon", main gauche en haut, puis on déroule, comme pour Ye Ma Fen Zong, mais la main devant se place à l'horizontale  (et non en diagonale), puisque l'on "pare". Et PENG!
Puis la taille pivote légèrement, les mains se placent pour "tirer" en Lü. On tire en diagonale, vers le côté, pas de face, pour ne pas récupérer son partenaire, s'il était là, directement sur nos pieds… (Elémentaire, mon cher Watson !)
Puis on se replace de face, les mains se rejoignent et se positionnent pour le Ji. On part du principe que l'on "presse" à sa hauteur :

 

nos "adversaires fictifs" sont à notre taille (on ne s’en prend jamais à un plus petit !!! Ni à un plus grand d’ailleurs… pour d’autres raisons ?)  Cela nous permet par ailleurs de conserver les coudes et les épaules relâchées.

Enfin, après avoir absorbé, les mains se préparent à pousser.

Et voilà, le moineau est bien attrapé à droite, il n'y a plus qu'à s'occuper de celui de gauche! La chasse est ouverte !

(Xiao long n'a pas pu trouver de "ji"correct en illustration... il ne vous reste plus qu'à... le visualiser!)

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:37

nuage_clr.jpgAprès avoir repêché notre aiguille enfouie au fond de la mer et s’être aéré pour la peine à grands coups d’éventail, voilà que la météo change et que les nuages arrivent. Les nuages, ce n’est pas ça qui nous fait peur !!! On en connait un rayon (de soleil ?)

Arrivé en bout de « ligne », éventail ouvert (main droite devant, main gauche en blocage latéral, position gong bu, appui jambe droite), il est temps d’inverser la vapeur…

Et les pieds :

Le poids du corps repasse dans la jambe gauche. Le pied droit, libéré, pivote sur le talon (le pied se ferme) pour orienter la pointe du pied vers le « miroir » (c’est-à-dire qu’on se retrouve dans la position de départ), le pied gauche peut se permettre de glisser gentiment afin d’être parallèle au pied droit, (évitons la position chasse-neige qui n’est  pas du goût de tous les genoux…).

yoyo.pngPuis on va se déplacer vers la droite, ramenant le pied gauche près du pied droit (pas trop près ! Prenons garde à l’équilibre…), écartant le pied droit du pied gauche (pas trop loin ! Prenons garde au jeu du yoyo…   ), ramenant à nouveau le pied gauche près du pied droit. Le poids du corps va s’installer dans la jambe gauche : le pied droit reste pointé (en attendant la suite des évènements !)

Et les bras :

Au moment où le poids du corps passe dans la jambe droite, la main droite descend tranquillement pour amorcer le mouvement des nuages. La synchronisation pieds/mains est un point délicat. On peut globalement se repérer sur trois points : quand la main droite est en haut, le pied gauche est allégé ; main/pied sont sur une diagonale. Quand les pieds sont rapprochés, les mains sont au centre, droite en bas, gauche en haut. Quand je déplace le pied droit vers la droite, la main gauche est en haut… C’est pas du beau Yin Yang ça ?

Une fois /, une fois I et une fois \ (ce n’est pas une histoire belge !)

Et la tête (alouette) :

Le regard suit le mouvement des mains : on suit le mouvement, pas les mains ! Si votre regard se fixe sur la main elle-même, au deuxième nuage, on perd la tête ! (et dans la 88 où il y en a 5 de suite, on a le tournis  !!!). Il s’agit d’avoir sa main « en visuel », la voir ne signifie pas la regarder, la fixer (et si on veut en lire les lignes, il vaut mieux s’arrêter…)

Accessoirement… il peut être utile de respirer (Prenons garde à ne pas devenir tout bleu…). Main droite en bas, inspirer, main droite en haut expirer…

16nuages1.png

16nuages2.png16nuages3.png

 

 

 

 

 

 

16nuages4.png16nuages5.png16nuages6.png

 

 

 

 

 

 

Le mouvement reste léger, sans à-coups ni crispation des mains, et ce, même si l’on souhaite exprimer une intention martiale.

 

 Le mouvement s’appelle Yun Shou, « les mains dans les nuages » et pas « casser le bras du débardeur des halles » (beaucoup moins poétique et aucunement céleste).

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 13:49

La fille de jade a lancé la navette avec succès (chuan suo), mais... elle a perdu son aiguille au fond de la mer (hai di zhen)! Bon, on va aller la chercher... 

Que se passe-t-il... en bas?

Le poids du corps est dans la jambe droite à la fin du mouvement précédent, on y place progressivement tout son poids afin de libérer le pied gauche qui avance d'un demi-pas. Progressivement, on "s'assoit" sur sa jambe gauche, ce qui libère... la jambe droite (bien! tout le monde suit!). Le pied droit se repose, pointé devant.

Que se passe-t-il en haut? 

L'élément essentiel dans le mouvement du haut du corps reste la taille: ce ne sont pas tant les bras qui "bougent" que le haut du corps tout entier. Très souvent, la tentation est de "piquer au fond de la mer" en restant immobile au niveau de la taille, ce qui rigidifie le mouvement. Pour plus de fluidité (et on est en pleine mer...), c'est la taille, par sa torsion, qui ramène les bras vers le côté gauche du corps, les mains restent assez fidèlement dans la position initiale (fin "fille de jade"). Simultanément, l'appui passe sur la jambe gauche. On inspire.

Puis au moment où le pied se pose pointé devant, on brosse avec la main droite, et la main gauche - dans un élégant mouvement de roue d'ancienne locomotive à vapeur (!!!?)- remonte légèrement du côté gauche avant de piquer vers le bas. On expire.

hai-di-zehn-16-1.png

Attention :

*Ce n'est pas parce que l'on vise le fond de la mer, qu'il faut plonger en avant et "piquer du nez" par la même occasion. C'est juste le fond de la mer, pas les abysses!

Le regard est dirigé vers le bas, on admire les coraux un peu plus loin, pas ses pieds...hai-di-zehn-16.png

Le dos reste droit: on est légèrement penché vers l'avant, dos droit. Drôle d'histoire!!! Eh oui, le dos peut être droit alors que l'on se penche... (Il n'est pas vertical: vertical signifie droit sur l'axe Terre Ciel).

*Pensez à ne pas trop rapprocher le pied arrière du pied avant dans le demi pas, ce qui permet d'être plus stable dans le changement d'appuis. Et voilà, c'est bon, on a l'aiguille au fond de la mer!

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 12:43

Bien, nous voilà sur le chemin du retour... "ballon" en main, main droite en haut! Et en appui sur le pied gauche, pied droit pointé... prêts pour chuan suo! 

On soulève le pied droit pour le replacer correctement par rapport à la ligne "retour" de déplacement, afin de retrouver un écartement de pieds valable... On inspire.

On soulève le pied gauche et on le replace à 45° gauche par rapport à l'axe dudit déplacement (gnurrf!!!?*^°). Pendant ce temps les mains font "rouler" le ballon, la main droite passe en bas, paume vers l'avant, la main gauche en haut, paume vers soi.

image059.jpgPuis tout en prenant appui sur le pied gauche, la paume de la main gauche se tourne vers l'extérieur, comme si on bloquait un coup venant de haut en bas avec son avant-bras. La main droite "remonte" et passe de la hauteur du  ventre à hauteur de poitrine pour repousser. On expire.

Le poids du corps se replace dans le pied droit, la pointe du pied gauche se "referme" pour retrouver l'axe de déplacement. Les deux mains décrivent une sorte de S, l'idée étant de dévier une attaque adverse en diagonale, main droite sur le poignet de l'autre, main gauche sur son coude, avant de saisir à nouveau le ballon, main droite en bas cette fois, main gauche en haut.image060.jpg Le pied droit se libère pour se replacer à 45° à droite de l'axe de déplacement (gnurff!!!?/^* aussi). On inspire. Même mouvement à droite cette fois pour finir, main droite en haut en blocage, main gauche en poussée. On expire.

 

 

Attention:

*Conserver la forme du ballon pour faire "rouler", ne pas l'écraser (ce n'est pas un ballon de rugby!).

*La main qui bloque en haut est placée au dessus et en avant de la tête (pour ne pas se manger le coup de l'adversaire et son propre bras à la fois...).

*Pour la transition en S, imaginer que l'on dévie le bras de l'adversaire pour garder un écartement logique entre les deux mains.

*Ne pas zapper les changements d'orientations, bien aller vers les côtés pour réaliser la navette, prendre le temps de bien repositionner la pointe du pied sur l'axe à chaque fois, pour ne pas avoir le corps dans une direction et le pied dans une autre, ce qui casserait l'harmonie et défierait toute logique (sans parler des genoux qui ne seront pas d'accord non plus et vous le feront comprendre douloureusement...).

image058.jpgLe mouvement est très fluide, très rond, très agréable, sans contraintes. La fille de jade lance la navette en douceur (ne pas confondre navette et batte de baseball...)

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 14:28

Nous voilà arrivés en bout de ligne, terminus!

Et" Tout ce qui est arrivé au bout de la ligne, doit revenir sur ses pas" proverbe chinois de la dynastie Xiao Long(!)

Fini de repousser le singe, maintenant, il est temps de rebrousser chemin "artistement"!

Le pied gauche: posé sur la pointe en fin de "repousser le singe", il se replace en appui talon afin de pouvoir pivoter (le pied droit est pied d'appui...il en faut un...) et replacer la pointe dudit pied gauche vers le miroir (on part du principe erroné que nous pratiquons tous en commençant face à un miroir... et tant pis pour ceux qui n'en ont pas!!!). Le pied gauche devient mon pied d'appui, ce qui va me permettre de soulever le pied droit pour le replacer correctement sur mon axe de "retour".

 Pendant "qu'en bas" s'effectue cette manoeuvre, en haut, les bras ont aussi à faire!

virage-16.pngvirage-16-2.pngLes mains: La main droite qui était au niveau de la taille en fin de "repousser", remonte, paume vers le ciel vers la main gauche (qui était en finition, paume vers le sol, bras (pas tout à fait) tendu sur l'axe de déplacement "aller").

 

 

La main droite passe au-dessus de la main gauche, puis les deux mains se replacent, paumes face à face comme pour tenir un ballon, main droite en haut.

 virage 16 3virage 16 4Ce passage entre Dao Juan  Gong (倒卷肱) et Chuan Suo (穿梭) est très délicat et demande une bonne coordination pieds/mains! Mais si la "fille de jade" veut pouvoir lancer sa navette en toute stabilité, il faut en passer par là!

Le mouvement reste souple et naturel, ce n'est pas tant un "travail de bras", c'est un travail du corps: éviter de prendre son ballon sur le côté alors que le corps est fixé à l'opposé!

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 13:12

Repousser le singe "dao juan gong", par deux fois, fait suite au "pipa".Dans la forme 8 mouvements, tout se passait bien: les pieds restaient fixés au sol, mais dans la forme 16... C'est de l'action pure!

lidou92-vip-blog-com-51924medium_singe_rigolo.jpg

Les mains:

La main droite descend, bras relax,  et  va décrire un demi-cercle à 45°, la paume regarde naturellement le ciel. La taille initie le mouvement. Et la main gauche se replace devant soi, en avançant un peu le bras vers l'avant, paume vers le sol au même moment (enfin, on essaye!), les bras ne sont pas "tendus, bloqués".

La main gauche se tourne vers le ciel à l'instant précis où la main droite se tourne vers la terre. C'est une phase d'inspiration. Inspiration d'autant plus utile que ... le pied gauche se soulève au moment où... les mains commencent à monter.

Les pieds:

La pointe du pied gauche se repose au sol derrière le pied droit, au moment où la main droite , paume vers le sol, commence à glisser sur l'avant-bras gauche pour repousser la bestiole.

C'est une phase d'expiration, d'ancrage au sol. Veillez à ne pas "croiser" les pieds (ce n'est pas une danse folklorique! Quoi que...): si le pied gauche se pose trop près derrière le pied droit, l'équilibre est plus difficile à tenir. La "torsion" ne vient pas de la position des pieds, mais de la flexibilité de la taille.

repousser-singe.gif 

Penser à:

Le corps reste vertical: le déséquilibre peut pousser à se pencher trop en avant.

Le regard suit la main droite.

Les mouvements des bras sont détendus, on ne retient pas le bras lorsqu'il descend, on remonte en arc de cercle (pas de coude proéminent!).

 

Récompense:

Une fois réalisé à droite... Vous avez le droit de le faire à gauche aussi! Pareil... en vice versa! (Comment ça c'est pas clair mon histoire?)

daojuanhong.jpg

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:44

Un peu de musique à présent ! Jouons du pipa…

pipa2Le pipa (琵琶; pinyin: pípá) est un instrument de musique à cordes pincées. Muni de 4 cordes en soie, ou à présent en acier (moins poétique tout de même...). On le retrouve parfois sous l'appellation de "luth". On parle de pipa déjà dans certains textes datant du IIème siècle av J.C!

 

A l’issu du simple fouet (Tan Bian), on fait un demi-pas  (Attention, un demi seulement, pas un entier, qui rapprocherait  trop les deux pieds et nous pousserait au déséquilibre…). En même temps, la main droite qui formait le crochet (Gou) se déplace vers l’avant. Le poids du corps se trouve donc sur la jambe gauche.

Puis, je prends appui sur la jambe droite (arrière) et je « m’assois » tout en ramenant la main droite (en fait, c’est la torsion de la taille qui fait se déplacer le bras), le bras gauche suit naturellement (il bouge assez peu).

Inspirer.

pipa yang chen fuLes mains se placent pour jouer du pipa, main gauche en haut, main droite au niveau du coude gauche et pressent l’une vers l’autre.

Le pied gauche se place devant, sur le talon (qui peut servir à bloquer le pied du partenaire ou… à lui écraser discrètement les orteils?). Expirer.

 

Cette technique peut être appliquée comme une clé : la main en bas saisissant ou contrôlant le poignet, la main du haut exerçant une (désagréable) pression sur le coude de l'adversaire (on parle ici d'adversaire car après cet exercice, il ne sera peut être plus votre partenaire...).

Ainsi les mains ne peuvent être trop "proches" l'une de l'autre, puisqu'elles doivent tenir compte de l'espace entre le poignet et le coude.

 

NB : la technique SHOU HUI PIPA se réalise différemment selon la forme :

Dans la forme 16, la main droite est sur l’arrière (finition du tan bian), alors que dans la forme 24, la main droite est placée devant, en finition du « brosser de genou » (lou xi ao bu).

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 15:15

Le simple fouet, dan bian, est une technique que l'on retrouve dans de nombreuses formes. Dans la forme 88, la forme longue, ce simple fouet revient régulièrement (10 fois... Pour s'endormir certains comptent les moutons, d'autres les simples fouets de la 88...).

5dan_bian.jpgAu sortir de la fermeture apparente, nous sommes en gong bu (pas de l'archer), poids sur la jambe gauche (en avant). On passe le poids sur la jambe arrière (la droite donc!), afin de libérer la jambe gauche: le pied gauche se rapproche et se place, pointé, à côté du pied droit.

Ah, s'il n'y avait que les pieds... on serait sauvés, mais non, les mains aussi ont leur mot à dire! Lorsque le poids du corps se replace en arrière, la main droite part en arc de cercle par le haut, pour se placer, en crochet, sur la droite, à hauteur de l'oreille. Pendant ce temps, la main gauche ne reste pas inactive et part en arc de cercle, par le bas, avant de se replacer à hauteur de l'avant bras droit. Oups, j'allais oublier: on inspire...

Bien, nous voilà en position, mais... ce n'est pas fini! Le bras gauche s'ouvre, s'éloignant de la poitrine, en arrondi, paume toujours face à soi, alors que le pied gauche (qui était en léger appui sur sa pointe) se soulève et se repose en avant  (sur l'axe de déplacement) par le talon.

Et enfin, enfin, on déroule le pied avant, pour terminer en gong bu, plaçant la paume gauche vers l'extérieur comme pour pousser. On expire.

tai-chi-chuan-ecoles-2.jpg

 

Et que faire de cette technique, martialement parlant?

L'imagination débordante de Xiao Long propose d'interpréter le crochet de la main en saisie ou en frappe. Si l'on saisit de la main en crochet, on peut frapper ou pousser de la main ouverte en avant , sous l'aisselle, dans le dos, (par l'extérieur), au plexus (par l'intérieur). Si l'on pare et dévie une attaque de la main ouverte, le crochet peut servir à frapper au visage, à la gorge... Les versions sont nombreuses...

En voici deux, non, non, vous n'êtes pas obligé de faire pareil... l'intention suffit!

http://www.youtube.com/watch?v=mWT8pri0uRk&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=F0GRTevH9vg

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 15:44

Cette technique "ru feng si bi"  et que l'on prononce un peu comme "lou fenk si pi"... est appelée dans sa traduction "fermeture apparente", (l'autre fermeture ne l'est pas? ).

 En fait, littéralement, "ru feng si bi" signifie "comme scellé étroitement" ou "semblable à enfermer" ( ce qui pourrait m'arriver à force de chercher des traductions parlantes pour ces techniques...).

ru-feng-si-bi.jpgNotre "ban lan chui" (dévier, parer, coup de poing) étant fini, nous voilà poing droit en avant, main gauche en renfort près du poignet droit.

La main gauche passe sous le poing droit qui s'ouvre, les deux mains ouvertes  se "posent" à plat et se placent comme pour tirer les deux bras de l'adversaire vers soi. On inspire.

Coudes et épaules restent bas et souples. On ramène vers soi les deux mains ouvertes au niveau de la poitrine, soulevant la pointe du  pied avant afin d'avoir une bonne amplitude de retrait, le poids du corps est transféré sur la jambe arrière; le corps reste droit, tête tenue par le petit fil céleste (pas à la patte celui-là!) accroché à Bai Hui.

Puis les deux mains descendent doucement jusqu'au Dan Tian, les paumes ouvertes se dirigent vers l'avant pour repousser. On expire. repousser.jpg

 

 

ru-feng-si-bi-1.gif   On peut utiliser cette technique pour se dégager d'une saisie au poignet par exemple, la main libre, passant par dessous l'autre, la dégageant, puis une main posée sur le poignet, l'autre sur le coude de l'adversaire, on peut le déraciner l'amenant vers soi sur un côté,et/ ou le repoussant vers l'arrière ...

 

 

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.