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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 11:54
_gateaux_lune_.jpgLa fête de la lune célébrée le soir du 15ème jour du 8ème mois lunaire est passée… C’est l’occasion de partager quelques recettes… et quelques vœux de bonheur ! On peut aussi échanger quelques histoires avant d’aller se promener dans les rues avec des lanternes en papier pour voir si la lune de mi-automne est bien ronde… derrière quelques nuages parfois…  
L’incontournable de ces festivités : le gâteau de lune bien sûr ! Tout rond et doré (comme une … lune bien sûr !), on peut d’ailleurs en trouver toute l’année, mais bon… il est meilleur ce soir-là, c’est sûr ! Il peut contenir un cœur en crème de dattes, de soja ou de haricots rouges. On en trouve au lotus ou même au durian (dont le goût est bien plus appréciable que l’odeur… si particulière que certains hôtels en Asie arborent un panneau « Interdiction d’apporter son durian du soir dans sa chambre ! »). Parfois le gâteau de lune contient un œuf (spécial ! Mais à tester !!!), ou des graines…
bo-bing.jpgXiao Long, en vrai spécialiste de la chose, en connait aussi des salés ou poivrés (poivre de Sichuan). C’est l’occasion aussi de goûter aux crêpes Bo-Bing (eh non, nous n’avons pas l’exclusivité de la confection des crêpes…). Salées, rondes et blanches (comme des… lunes…aussi), elles accompagnent la viande (hum ! Fameux avec du canard !) ou les légumes (un « truc à choper des vitamines » comme le dirait un dragon néanmoins ami de Xiao Long !).
Il doit bien rester encore quelques boites de ces fameux gâteaux dans le commerce…
Pour se lancer dans les  "CREPES BO BING":
5 épices (badiane, poivre de Sichuan, clous de girofle, cannelle, graines de fenouil),
magret de canard
miel
2 carottes
pousse de soja
crêpes chinoises
oignons crusbâtonnets de concombre
sel, poivre, sauce Hoisin Amoy
 
 
Émincer le magret de canard en fines tranches.
1.    Mélanger 2 c.s. de sauce Hoisin, 1 c.c. de miel et 2 c.c. de cinq épices. En enduire le magret de canard.
2.    Disposer les émincés de magret dans un plat et faire mariner 30 minutes.
3.    Découper les carottes et le concombre en fins bâtonnets.
4.    Plonger les pousses de soja 1 minute dans de l’eau bouillante.
5.    Préchauffer le four à 200°C et faire cuire les émincés environ 20 minutes.
6.    Préparer une sauce en mélangeant 4 c.s. de sauce Hoisin, 1 c.c. de 5 épices.
7.    Servir le canard, les légumes et la sauce sur les crêpes chinoises et les rouler avant de les... manger!
               
 
 Déjà paru sur le blog :
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:25

"N'oublions pas, comme l'a vociféré Lao Tseu jusqu'à son dernier souffle, que les plus grands voyages commencent par un simple pas, qu'il n'est d'écrit impérissable qui ne s'entame par une lettre, qu'il faut passer sa chemise avant de nouer sa cravate."

Samson Fo Pli

(Achille talon et le grain de folie)sage-inde.gif

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 13:48

Stress-Les fins d'années, les débuts d'années sont des moments propices aux bilans. Il est curieux de voir combien l'être humain a besoin sans cesse de comptabiliser ses acquis, ses capacités, ses manques, ses qualités, ses défauts...

C'est une arithmétique bizarre qui ne prend en compte que les moins le plus souvent: "je ne sais pas faire ça", "je n'ai pas pu aller là", "je n'ai pas eu le temps de finir ça", "il faudra que j'achète ça que je ne possède pas encore"... Bref, un peu maso sur les bords, on se complait à appuyer là où ça fait le plus mal...stress.jpg

Savoir apprécier ce que l'on a accompli:

Voilà un exercice de saison: au lieu de farfouiller dans l'immensité des choses qu'il nous reste "à faire", on peut se demander si ces buts que l'on s'impose sont vraiment essentiels... et comptabiliser ce que l'on sait, ce que l'on a appris et... apprécier cet état de chose.

 

Il en va dans le quotidien comme en Tai Ji Quan: il n'y a pas de fin à cette route, plus on avance et plus l'horizon s'élargit... Pas la peine alors de vouloir avancer plus vite, on finira tous de toute façon par arriver au même endroit... (Le plus tard possible, c'est d'accord! Wouah!! ça plombe l'ambiance!).

Alors que ceux qui pratiquent déjà se retournent et regardent le long chemin qu'ils ont déjà parcouru, qu'ils enregistrent leurs succès et les comptabilisent (quitte à faire l'addition autant regarder du bon côté, non?). Et que ceux qui vont se lancer dans le pèlerinage se félicitent déjà d'avoir pris cette décision... et qu'ils cheminent sans (arrière-)pensée.

hyperactif_dessin.jpg

Savoir faire le vide...

A parler en termes de "vide" et "plein", à croire que notre vie est pleine de vides si nous ne sommes pas en action perpétuelle... et nous craignons le vide.

 

 

...dans la tête:

D'ailleurs le temps passé "à ne rien faire", "à ne penser à rien", le temps vide, est très mal vu en général. Qui oserait avouer qu'il "n'a fait que" regarder le paysage, ou la pluie tomber , en ne "faisant" rien... sans culpabiliser. Pourtant, comme le dirait Raymond Devos: rien, c'est déjà quelque chose... Donc... (on essaye de suivre, allez, on se motive!!!), penser à rien, c'est... penser à quelque chose! Wouaouh!!!

De l'utilité de notre gentil Tai Ji Quan, ou de notre Qi Gong, car pendant que notre esprit, "pense" à faire respirer notre corps, ou à coordonner nos mouvements (harmonieusement, cela va sans dire!), notre tête se vide... (de la liste des courses, des tennis à scratch qu'il faut trouver pour Petit Bout qui rentre en maternelle, du classeur Kitty indispensable à Mademoiselle Milieu ou au pantalon trop court de dix centimètres de Monsieur l'Aîné, sans parler du coup de fil à passer à Tatie Amélie et à la pâtée pour le chat de Papy Arthur...). Bref, c'est un des rares moments où l'on se paie le luxe de ne penser qu'à UNE chose à la fois... relax.jpg

 

 

...dans nos maisons":

On aime accumuler les savoirs, et accumuler les objets... Non, nous ne sommes pas de grands malades, cela nous rassure tout simplement, on se crée une sorte de petit rempart, une petite couette confortable, qui absorbe les mauvais coups du sort... Mais, finalement, parfois, une maison ou une pièce trop pleine finit par peser aussi sur notre esprit... Ce n'est pas pour "rien" que nos amis asiatiques ont un faible pour les jardins et les intérieurs dépouillés (et en plus, il y a bien moins de boulot pour ranger ou couper-tailler!!!)

 

Bref: tableau-galets-et-fleurs-zen

Faire le vide, accepter le vide, apprécier le vide...

Penser à "rien-une-chose-à-la-fois", et nous voilà sur la (bonne) voie

(Xiao long fait ses excuses les plus plates pour cet article un peu trop plein sur le vide ... Non, je n'ai pas dit plein de vide, j'ai dit SUR le vide! Ce n'est pas si creux que ça...

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:37

nuage_clr.jpgAprès avoir repêché notre aiguille enfouie au fond de la mer et s’être aéré pour la peine à grands coups d’éventail, voilà que la météo change et que les nuages arrivent. Les nuages, ce n’est pas ça qui nous fait peur !!! On en connait un rayon (de soleil ?)

Arrivé en bout de « ligne », éventail ouvert (main droite devant, main gauche en blocage latéral, position gong bu, appui jambe droite), il est temps d’inverser la vapeur…

Et les pieds :

Le poids du corps repasse dans la jambe gauche. Le pied droit, libéré, pivote sur le talon (le pied se ferme) pour orienter la pointe du pied vers le « miroir » (c’est-à-dire qu’on se retrouve dans la position de départ), le pied gauche peut se permettre de glisser gentiment afin d’être parallèle au pied droit, (évitons la position chasse-neige qui n’est  pas du goût de tous les genoux…).

yoyo.pngPuis on va se déplacer vers la droite, ramenant le pied gauche près du pied droit (pas trop près ! Prenons garde à l’équilibre…), écartant le pied droit du pied gauche (pas trop loin ! Prenons garde au jeu du yoyo…   ), ramenant à nouveau le pied gauche près du pied droit. Le poids du corps va s’installer dans la jambe gauche : le pied droit reste pointé (en attendant la suite des évènements !)

Et les bras :

Au moment où le poids du corps passe dans la jambe droite, la main droite descend tranquillement pour amorcer le mouvement des nuages. La synchronisation pieds/mains est un point délicat. On peut globalement se repérer sur trois points : quand la main droite est en haut, le pied gauche est allégé ; main/pied sont sur une diagonale. Quand les pieds sont rapprochés, les mains sont au centre, droite en bas, gauche en haut. Quand je déplace le pied droit vers la droite, la main gauche est en haut… C’est pas du beau Yin Yang ça ?

Une fois /, une fois I et une fois \ (ce n’est pas une histoire belge !)

Et la tête (alouette) :

Le regard suit le mouvement des mains : on suit le mouvement, pas les mains ! Si votre regard se fixe sur la main elle-même, au deuxième nuage, on perd la tête ! (et dans la 88 où il y en a 5 de suite, on a le tournis  !!!). Il s’agit d’avoir sa main « en visuel », la voir ne signifie pas la regarder, la fixer (et si on veut en lire les lignes, il vaut mieux s’arrêter…)

Accessoirement… il peut être utile de respirer (Prenons garde à ne pas devenir tout bleu…). Main droite en bas, inspirer, main droite en haut expirer…

16nuages1.png

16nuages2.png16nuages3.png

 

 

 

 

 

 

16nuages4.png16nuages5.png16nuages6.png

 

 

 

 

 

 

Le mouvement reste léger, sans à-coups ni crispation des mains, et ce, même si l’on souhaite exprimer une intention martiale.

 

 Le mouvement s’appelle Yun Shou, « les mains dans les nuages » et pas « casser le bras du débardeur des halles » (beaucoup moins poétique et aucunement céleste).

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:06

"Le voyageur le plus avisé n'a nul besoin d'emporter davantage de chapeaux qu'il n'a de têtes."

Samson Fo Pli

(Achille talon et le grain de la folie)achille-talon_thumbnail.jpg

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:21

lecture.gif« Voyage d’une parisienne à Lhassa », « Journal de voyage » (deux tomes) d’Alexandra David Néel : Voilà quelques récits de voyages pour agrémenter les soirées d’automne ! Cette femme exceptionnelle est fascinée par la civilisation tibétaine. Elle est prête à tout pour découvrir Lhassa, la capitale interdite et nous raconte ses aventures, et c'est vraiment un peu autre chose que Koh lanta et compagnie...

15294__alexandra_fdavid_neel.jpgLouise Eugénie Alexandrine Marie David, née en 1868, est une femme hors du commun à plus d’un titre.

 

Tout d’abord sa famille : son père, instituteur, était franc-maçon et de souche huguenote ; sa mère était belge d’origine scandinave et sibérienne et catholique. Assez tôt, Alexandra s’intéresse aux idées anarchistes de son époque et au milieu des féministes.

Chanteuse d’opéra (elle chanta à l’opéra d’Hanoï, puis à Athènes, à Tunis…), cette  orientaliste, tibétologue, journaliste, franc-maçonne, écrivaine et exploratrice(!!), vécut jusqu’à l’âge de 101 ans… A 100 ans et demi, elle demanda le renouvellement de son passeport, et l’avenir semblait encore lui appartenir !

A lire sa biographie, il n’est pas étonnant qu’elle ait été, en 1924,  la première femme d’origine européenne à séjourner au Tibet, à Lhassa. alexandra2.jpg

C’est à Tunis, en 1904 qu’elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des chemins de fer tunisiens, et même si leur vie commune se termine en 1911 (3ème départ en Inde d’Alexandra), ils resteront en contact de longues années encore. Il faut dire que ce voyage, qui devait durer 18 mois, dura en fait 14 ans… Au cours de ce périple, elle visita de nombreux monastères bouddhistes et rencontra celui qui devint son fils adoptif, Aphur Yongden.

Elle apprit le tibétain,  reçut les enseignements de célèbres ermites, passa la frontière tibétaine à deux reprises et ne rêvait que d’atteindre Lhassa et d’y entrer. A cause de ces tentatives, Alexandra fut expulsée du Sikkim en 1916!

alexandra-david-neel.jpgNe pouvant rejoindre l’Europe alors en guerre, Alexandra et Yongden vont en Inde, puis au Japon et en Corée, avant de s’arrêter en Chine qu’ils traverseront d’est en ouest. Après le désert de Gobi et la Mongolie, ils arrivent au Tibet. Huit mois difficiles, d’immense solitude et de dures privations à sillonner le « Pays des neiges ».

C’est alors que déguisée en mendiante, accompagnée de Yongden, elle atteint Lhassa, en 1924. Tout au long du voyage, elle fut attentive à son costume, à sa coiffure, modifiant ce qui devait l’être pour se « fondre dans la masse ». Elle sera finalement démasquée pour « propreté » excessive : elle se lavait quotidiennement dans la rivière ! Les autorités les laissèrent partir cependant et ils purent continuer leur périple…

Ce n’est qu’en 1928 qu’elle reviendra en France et s’installera à Dignes. Elle y écrivit de nombreux livres et se lança dans une tournée de conférences en France et en Europe. En 1937, Alexandra reprend le chemin de la Chine, en pleine guerre sino-japonaise. Elle y voit les horreurs de la guerre, les famines, les épidémies et erre à travers la Chine jusqu’à rejoindre l’Inde en 1946 avant de retrouver sa maison de Dignes.

Ses cendres seront transportées  à Vârânasî afin d’être dispersées dans le Gange. 

 

Alexandra David Néel nous laisse de nombreux écrits sur l’Inde, le Tibet, le bouddhisme et… quelques phrases pour nourrir nos réflexions :
« Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. »

« Ce qu’il faut chercher et trouver, c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix ».

« Il fait froid parce qu’on regarde là où il n’y a pas de chaleur ».

« Négliger les petites choses sous prétexte qu’on voudrait en faire de grandes, c’est l’excuse des lâches. »



« La forteresse de la méditation », « Samten Dzong », la maison d’Alexandra à Dignes, existe toujours, elle est à présent centre culturel et musée. Pour plus de renseignements :

     http://www.alexandra-david-neel.org/francais/accf.htm

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 14:31

"L'arbre voudrait le calme,

mais il y a toujours du vent".

-arbre-

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:35

FANCY-CHINESE-OLD-JADE-SPEAR-WITH-TOAD.jpgL’étude et la pratique des armes ne se limitent pas à l’apprentissage de techniques de défense. Maîtriser une arme, c’est avant tout une forme de travail personnel, un moyen d’unir corps et esprit  dans l’exécution de techniques.

L’origine des armes remonte à…. Bien loin ! On suppose que les premières armes seraient de simples branches épointées (des armes longues donc), ce qui explique que le bâton, Gun,  soit appelé « mère de toutes les armes ». Et autrefois le but premier de l’arme était bien de s’en servir pour se défendre !

Weapons-1-.jpgLe bâton long ou court, simple ou double, est encore très pratiqué, surtout dans la Chine du Sud et en Malaisie. Avec l’utilisation du silex et du jade, les armes se perfectionnèrent. Puis les armes de cuivre et de bronze virent le jour (dyn.Zhou). La plupart des armes anciennes existent encore, s’y sont ajoutées cependant d’autres armes au fil du temps : ceci explique la grande richesse de la panoplie chinoise !

Même dépassées par l’évolution des stratégies militaires et des matériaux, on a continué à produire les « vieilles » armes. Pour respecter la tradition, elles ont aussi perduré dans l’équipement de base des troupes chinoises !!

Qing_Manchu-armee-imperiale-19000.jpg En 1937, le Commandant Le Prieur, un observateur français, notait que la hallebarde de Guan (Guandao) faisait partie des épreuves imposées aux élèves officiers… Il s’étonnait devant la quarantaine de kilos d’équipement obligatoire (qui comprenait un parapluie de toile ciré et un siège pliant…). Il indiquait d’ailleurs aussi que faute de munitions, c’était le groupe qui criait le plus fort « Pao » (BOUM !) qui marquait le point dans les batailles simulées… (Photo de l'armée impériale en 1900)

Dans un souci légitime de clarifier les choses, on a cherché à plusieurs reprises à classer les armes. Et ce n’est pas étonnant de voir qu’il existe de nombreuses classifications (selon les périodes ou /et les écoles…) Chacune possède sa logique propre.

83470479ratelier-jpg.jpgLa plus connue et la plus utilisée est celle de Maître Pai Yu Feng (XIIème siècle), Patriarche du Temple de Shaolin. C’est la classification des 5 mouvements ou 5 éléments (Wu Qi Wu Fa) :

La grande hallebarde, Guandao, correspond au Bois (est, printemps…), au Tigre. Le travail avec cette arme – lourde- renforce les muscles et les tendons… et le Foie.

L’épée droite à double tranchant, Jian, correspond au Feu, au Phénix (sud, été…). L’énergie du Cœur est favorisée, son maniement favorise la circulation sanguine.

Le bâton long, Gun, est lié à la Terre (centre, cinquième saison…), à l’Ours ! Ses techniques permettent la régulation de l’équilibre général et renforcent la Rate.

Le sabre à un tranchant, dadao, correspond au Métal (ouest, automne…), au Héron. Son maniement rapide favorise le Poumon, le travail sur le souffle…

La lance, Qiang, est liée à l’eau (nord, hiver…) au Singe ou au Serpent. Os et articulations sont renforcés, le rein est favorisé.

En Tai Ji Quan, on classe souvent le bâton dans le Bois, le sabre dans le Métal, la lance dans le Feu, l’épée dans l’Eau (coup d’épée dans l’eau ?). Le poing représente la Terre.

Il existe aussi la classification des « 18 armes principales », correspondant aux « 18 Arhats de Lohan » qui sont les disciples du Bouddha.

emeici.jpgUne autre classification dénombre 365 armes (!!!?) et chacune y trouve sa place, que ce soit l’éventail de fer (Tie Shan), la lance serpentine (She Qiang), la griffe volante, le tambourin à lames (méfiez-vous des musiciens !), l’aiguille tournante du mont Emei (photo), les cymbales hurlantes, ou le parapluie (arme normande par excellence), ou encore le… banc d’auberge (pour les fêtards ?)… Bref, la moindre paire de baguettes devient une arme en des mains expertes… (Très expertes : c’est déjà assez dur d’attraper le riz avec !)

Selon la théorie du « chaque chose à sa place », l’épée était réservée aux nobles, dignitaires impériaux, officiers de haut rang (certaines sont de véritables œuvres d’arts et n’ont pas dû croiser le fer bien souvent). La taille de l’épée, les ornements de poignée ou de fourreau, la couleur des attaches, la hauteur de suspension à la ceinture étaient codifiés. La grande hallebarde ne pouvait être portée que par les officiers de la garde impériale ou les « Généraux Tigres » des corps de cavalerie. Le bâton était attribué aux « bâtonniers » ( !?) magistrats et officiers de police. Le sabre revenait aux militaires, la lance aux gardes des villes et des palais.

guanyu.jpg Pour tous les autres, les objets les plus courants servaient d’armes : les religieux se servaient de … pelles (Chan) qu’ils utilisaient pour creuser les tombes (le « deux en un » quoi !), ils maniaient aussi à ravir les bâtons à anneaux qui faisaient fuir les insectes ( entre autres…) pour ne pas les écraser (eux), les sceptres figurant les mudras (Fu Shou), les maillets (Shuai) à faire retentir les cloches (et à les sonner…), les anneaux de prière (Fou Shou Shuan)…

faucille.jpgLes paysans faisaient « feu » de tout instrument agraire : râteau (Ba), houe (Ba Dao), fourche à trois dents (Char), plantoir (Gen), faucille (Lian en photo), fléau (Gieh)… On retrouve l’utilisation du même attirail à Okinawa, groupe d’îles japonaises longtemps sous influence chinoise (le nunchaku est un Gieh, le Saï est le Gen…).

Depuis nos pratiques se sont pacifiées dans des enchainements codifiés … Il est cependant intéressant de se rendre compte que l’efficacité d’une arme n’est pas dans la forme de l’arme elle-même : tout objet peut être détourné de son utilisation première et se transformer en arme. Esprit, Energie et Corps unis feront l’efficacité de … la fourchette !

iron_shaolin_bunny_kwan_dao.jpg

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 13:49

La fille de jade a lancé la navette avec succès (chuan suo), mais... elle a perdu son aiguille au fond de la mer (hai di zhen)! Bon, on va aller la chercher... 

Que se passe-t-il... en bas?

Le poids du corps est dans la jambe droite à la fin du mouvement précédent, on y place progressivement tout son poids afin de libérer le pied gauche qui avance d'un demi-pas. Progressivement, on "s'assoit" sur sa jambe gauche, ce qui libère... la jambe droite (bien! tout le monde suit!). Le pied droit se repose, pointé devant.

Que se passe-t-il en haut? 

L'élément essentiel dans le mouvement du haut du corps reste la taille: ce ne sont pas tant les bras qui "bougent" que le haut du corps tout entier. Très souvent, la tentation est de "piquer au fond de la mer" en restant immobile au niveau de la taille, ce qui rigidifie le mouvement. Pour plus de fluidité (et on est en pleine mer...), c'est la taille, par sa torsion, qui ramène les bras vers le côté gauche du corps, les mains restent assez fidèlement dans la position initiale (fin "fille de jade"). Simultanément, l'appui passe sur la jambe gauche. On inspire.

Puis au moment où le pied se pose pointé devant, on brosse avec la main droite, et la main gauche - dans un élégant mouvement de roue d'ancienne locomotive à vapeur (!!!?)- remonte légèrement du côté gauche avant de piquer vers le bas. On expire.

hai-di-zehn-16-1.png

Attention :

*Ce n'est pas parce que l'on vise le fond de la mer, qu'il faut plonger en avant et "piquer du nez" par la même occasion. C'est juste le fond de la mer, pas les abysses!

Le regard est dirigé vers le bas, on admire les coraux un peu plus loin, pas ses pieds...hai-di-zehn-16.png

Le dos reste droit: on est légèrement penché vers l'avant, dos droit. Drôle d'histoire!!! Eh oui, le dos peut être droit alors que l'on se penche... (Il n'est pas vertical: vertical signifie droit sur l'axe Terre Ciel).

*Pensez à ne pas trop rapprocher le pied arrière du pied avant dans le demi pas, ce qui permet d'être plus stable dans le changement d'appuis. Et voilà, c'est bon, on a l'aiguille au fond de la mer!

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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 18:30

"Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet.

Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées."echange-sans-argent

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.