Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 18:06

"La langue résiste parce qu'elle est molle,

 les dents cèdent parce qu'elles sont dures."

souris.jpg

Partager cet article

Repost0
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 17:05

Le printemps s'installe et les papillons commencent à pointer les antennes...sum-sensei-papillon.jpg Le papillon a deux ailes... et une double symbolique:

D'abord, son nom "Tie" est un rébus homophone pour "Tie" qui veut dire avoir entre 70 et 80 ans!!! Ainsi offrir un objet orné d'un papillon suggère que l'on souhaite à son destinataire "honneur et richesse jusqu'à 80 ans"(euh, après...on verra!). Le papillon sortant de sa chrysalide représente le souhait de longue vie et symbolise parfois "l'aventure céleste promise au ver de terre que nous sommes".

 

Il est aussi symbole d'amour indissoluble comme le relate ce conte:

ling-tao.jpgDeux jeunes gens, amoureux (bien sûr), ne furent pas autorisés à se marier (ah la la!, encore des parents qui ne comprennent rien!). Le jeune homme tomba malade et trépassa. La jeune fille allait pleurer sur la tombe du jeune homme lorsque la terre s'ouvrit: la jeune fille se laissa aller dans la tombe pour rejoindre son amant. L'année suivante, au printemps, deux papillons en sortirent et voletant de fleur en fleur, ils atteignirent Formose, que l'on surnomme depuis "le Royaume des papillons".

Moins dramatique, un autre conte existe: il nous parle d'un étudiant qui partit un beau matin à la chasse aux papillons. Pris par sa quête, il se retrouva par inadvertance dans le jardin d'un haut fonctionnaire. L'étudiant y rencontra la fille de celui-ci, d'une beauté envoûtante, il ne pouvait en être autrement... Il en tomba amoureux aussitôt!

 

Plus rarement, le papillon est le voeu d'unir bonheur terrestre et céleste, enchine-cerf-volant-papillon_1229991120.jpg particulier dans les dessins représentant des enfants jouant avec des cerf-volants en forme de papillon...

 

La prochaine fois que vous voyez passer un papillon… dites vous qu’il vous souhaite longévité et bonheur… ou contentez vous d’en admirer les couleurs, c’est déjà un bonheur !

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 16:52

Kung-Fu_Television_Series_Master_Po_Young_Grasshopper.jpgQui ne connaît pas encore les moines de Shaolin ? Leur histoire et celle de leur monastère s’est répandue à travers le monde et nombreux sont les « petits scarabées » qui, pour pouvoir enfin partir, essayent depuis d’attraper la pierre dans la main de leur Maître… (Et il en reste encore … des pierres et… des maîtres…)

Par contre si je vous dis « Yongtai », vous me répondrez « Ah bon ! Et alors… ? » ou pire : « C’est lui qui joue arrière dans l’équipe basque ? » et cela n’aura rien d’étonnant ! Ce temple est encore méconnu, même en Chine. C’est pourtant là que des générations de femmes ont suivi les enseignements qui font d’elles des combattantes hors pair au même titre que les moines de Shaolin, un reportage les a baptisé les « nonnes guerrières », un brin accrocheur peut-être ...

Sur les traces de Minglian :lotus-epee-grand.jpg

Minglian (467) était la fille de l’Empereur Liang Wu Di. A l’âge de 13 ans, la Princesse Minglian, devint une des 4 disciples de Damo, qui, il y a plus de 1500 ans, fonda l’ordre de Shaolin. Il lui enseigna les préceptes du bouddhisme Chan (zen) et du Kung-Fu.  Minglian partit vivre dans les montagnes, non loin de Shaolin, dans la hutte de la Princesse Zhannyun (celle-ci est la première femme considérée comme une nonne bouddhiste). Peu à peu la hutte s’était  transformée en couvent et quelques années plus tard, un temple fut construit. Ce site devint un haut lieu d’enseignement du bouddhisme et … des arts martiaux chinois.

Yongtai, Princesse de la dynastie Beiwei, succéda à la Princesse Minglian, elle était réputée pour ces capacités martiales, ses connaissances et sa maîtrise du qi gong, ainsi que  pour ses bienfaits et pour l’aide qu’elle apporta au peuple de la région.  Pour honorer sa mémoire, le temple prit le nom de Yongtai. C’est sous ce nom qu’aujourd’hui encore on le connaît. Sa réputation est fondée sur le renom des nonnes  particulièrement habiles pour soigner les gens grâce à leurs connaissances  des herbes médicinales et pour leur excellence dans les pratiques martiales.

Song_Shan.jpgSauvé par des poulets ?

Le temple de Yongtai a été laissé à l’abandon pendant de nombreuses années, pillé par les habitants de la région qui utilisèrent les pierres pour en faire des ponts et autres menus travaux... Totalement éclipsé par son voisin de la colline d’en face, Shaolin, on finissait par l’oublier…

C’est une femme qui va le sauver (ben, oui…). Une femme simple issue d’une famille simple. Madame Qu , devenue millionnaire en élevant des poulets (!) et en vendant des œufs, visita en 1991 le temple de Shaolin et découvrit lors de ce voyage les ruines du temple de Yongtai, le plus ancien couvent de nonnes bouddhistes en Chine. Elle se demanda pourquoi ce temple était dans un tel état, pourquoi les nonnes étaient appelées « les seconds moines ». Madame Qu  Yu Rong ne pouvait se détacher de ce temple qui lui rappelait sa propre situation avant d’avoir fait fortune. Les femmes semblaient toujours appartenir à la catégorie « voyageurs de seconde classe »…

C’est alors qu’elle décide de tout mettre en œuvre pour sauver ce temple et d’utiliser sa fortune (800 000 Yuan, 86000€ à un grain de riz près) pour remettre en état le couvent. Madame Qu souhaitait aussi accueillir dans ce temple les orphelines, elle voulait créer une école d’arts martiaux et accueillir les personnes âgées. Mais l’argent fut englouti rapidement dans les seuls travaux de restauration. Ne voulant pas emprunter d’argent, elle poursuivit son œuvre grâce aux dons de ses amis, et grâce à l’aide que lui apporta la population. Cette bataille, elle dit la mener au nom de toutes les femmes…


yongtai.jpgAujourd’hui :

Les femmes de Yongtai commencent à se faire connaître en participant à des représentations d’arts martiaux, comme les moines de Shaolin le font déjà depuis longtemps. Un spectacle « Le lotus et l’épée » raconte le destin de Minglian et l’histoire de Yongtai (il existe d’ailleurs un DVD portant ce nom). On peut toujours discuter du bien-fondé de ces spectacles : ces nonnes et ces moines ont-ils leur place sur une scène ? Les artistes martiaux existent depuis bien longtemps, les moines taoïstes par exemple n’hésitaient pas à reprendre contact avec les « civils » à l’occasion, à se battre, à relever des défis… et cette tradition se perpétue, sous une autre forme.

 

Dans ce temple  sont (toujours) enseignées des formes internes et externes, ainsi que les exercices énergétiques. De très nombreux styles y sont représentés. Le but de ces femmes est d’apprendre toujours plus, de s’inscrire dans la tradition des arts martiaux chinois et de consacrer leur vie à cet apprentissage, à cet art. Toutes pratiquent depuis leur plus jeune âge (dès 7 ou 8 ans).lotus-epee-2.jpg

Les nonnes de Yongtai sont passées par la France en 2007. A quand leur prochaine visite ?

En attendant, voilà quelques liens vers des vidéos… Si cela vous inspire Mesdames…

http://www.imineo.com/lotus-epee-moines-shaolin/72/extrait-gratuit-2448.htm

http://chine.aujourdhuilemonde.com/les-nonnes-guerrieres-de-yongtai 

Partager cet article

Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:26

"Si nombreuses soient-elles,

des puces n'arrivent jamais à soulever une couverture."

gif_idefix_puces.gif 

Partager cet article

Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:48

On a parfois bien du mal à s’y retrouver…

Il y a La Forme:Yang_Luchan.jpg

On parle de LA Forme, de la forme traditionnelle (108), de la forme longue (108), du grand enchainement (108), de la forme originelle (108,  « intégrale » -?- je ne sais pas trop, sans doute avec plein de petits secrets ?), de la forme ancienne (108, toujours celle de Yang Lu Chan, fondateur du style Yang)… Bref, moi, je n’y vois qu’une forme apparente, la forme 108 mouvements de Yang Lu Chan…

taiji-shanghai.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le style « Yang » est très riche, de nombreux maîtres ont laissé leurs empreintes… et leurs enchainements spécifiques : Chen Man Ching, Yang Sau Chung, Tung, Wang Ien Nien… et de nombreuses écoles sont nées… Il semble juste que certains tiennent à une appellation plus qu’à une autre… Mais de toutes les façons, l’important est LA pratique, le reste n’est souvent que guerre de « clochers » (enfin, de pagodes…). A quand une A.O.C?

« Bu hao yi si »  par avance, car je n’ai certainement pas été complète sur  ce sujet… Et il faut admettre que les informations sur la/les forme(s) – ne se bousculent pas vraiment et pourtant Xiao Long s’y est usé les griffes !…

 

Et puis, il y a les formes… Nous ne parlerons que de celles à mains nues que Xiao Long connait.

 

Alors, c’est parti !

 

En 1949 la République de Chine voit le jour.

En 1956 la forme 24 mouvements est crée par des experts réunis par le gouvernement. Parmi eux des représentants de la famille Yang. Cette forme vise à simplifier l’ancienne forme traditionnelle du 108. Le but est de la rendre accessible à tous, et l’introduire dans l’éducation de toute la population. La forme dite - forme de Pékin- se répand, non sans critiques (c’est une forme « politique », « officielle », « codifiée »…).

C’est cependant la plus connue à travers le monde.

 

taijiquan-beijing.jpgEn 1957, donc peu après, une forme longue comprenant 88 mouvements est proposée. C’est une forme officielle, codifiée, une simplification de la 108. La forme 108 est la forme « ancienne » de Yang Lu Chan et Yang Chen Fu.

Cette forme 88 est un tout petit peu différente de la forme 85, mise au point par Yang Zhen Duo (la forme 103 « redécoupée » par Yang Zhen Duo et Yang Jun, son petit fils, actuels représentants de la famille Yang.)

85 et 103 sont donc très proches de la 88. (C’est bon, on suit toujours ? Ou il vous faut un boulier ?)

 

 

En 1979,  la forme 48 est crée par des experts dans les 5 styles majeurs (Yang, Chen, Wu, Wu-Hao, Sun), appelés par le Ministère des Sports. Le 48 représente plus de difficultés que le 24, il est très technique, très équilibré, vivant, riche en déplacements et varié (Xiao Long l’aime beaucoup !! mais... le trouve plus dur, que l'enchaînement 88 dont la difficulté essentielle reste la mémorisation et la concentration sur la durée - une vingtaine de minutes ou plus si affinités...). C’était l’ancienne forme de compétition.

 

 Le 42 est crée en 1989 pour la compétition, plus rapide que la forme 48, elle a dû faire plaisir aux juges qui apprécient les épreuves plus courtes… C’est qu’en Chine, les participants sont un tout petit peu plus nombreux que chez nous… les journées doivent être bien longues derrière une table (et à noter ! pas à pique-niquer… !). La forme 42 est proche de la forme 48, elle aussi donc utilise les 5 styles. Elle apparaîtra pour la première fois « sur scène » en 1991.

 Les formes 42 et 48 n'étant pas "pur sucre", enfin "pur Yang", elles se positionnent un peu à part et ne sont pas considérées comme des formes "traditionnelles".

 

A la fin des années 1990 sont crées les formes  8 et 16, afin de développer les Arts Martiaux Chinois. Ce sont des formes pédagogiques. Quoi que l’on pense des codes et des simplifications, il faut avouer que ces formes rendent accessibles au plus grand nombre la pratique du Tai Ji Quan, qui ne cesse d’évoluer.

En cela, ces formes respectent la tradition, puisque depuis le départ, "la" puis "les" forme(s) ont été modifiées pour s’adapter à leur « public » et à leur époque. C'est probablement pour cette raison que  le Tai Ji Quan est toujours aussi présent à travers le monde et il restera sans doute encore longtemps présent dans le quotidien de milliers de personnes…

24_Posture_Mouse_Tai_Chi_Chuan_by_Quezzie.jpg

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 17:15

"Qui veut balayer sa maison ne doit pas s'asseoir sur le balai."

 

balais.jpg

 

Partager cet article

Repost0
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 16:54

 

chakras1.gifNous ne sommes pas habitués à considérer  le corps et l’esprit comme une entité. Pour nous, il y a surtout d’un côté l’esprit (au sens de « facultés intellectuelles ») et de l’autre côté (accessoirement) le corps. L’esprit est privilégié dans notre civilisation. On le cultive, on le bichonne, on essaye de l’ouvrir, on y amasse des connaissances. On a l’impression qu’il peut tout contrôler, qu’il règne en maître et cela nous rassure.  Il est capable de tout ranger dans des petites cases, rien ne traine au hasard, rien ne déborde, tout est aligné. Cet immatériel classe tout le matériel, et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles… L’esprit est donc indépendant du corps.

Ce corps n’a que peu d’importance, il faut croire… D’accord, on s’en occupe aussi, « car on le vaut bien ! » : on le fait bouger pour qu’il soit beau, on le masse, on le « nourrit » de régimes pour qu’il soit svelte, on le crème pour qu’il soit beau, on le lifte, on le maltraite (!) pour qu’il soit beau. Bref, on s’en occupe… en surface, c’est tout ce qu’il mérite : un peu de polish sur la carrosserie… Il est tout propre et il brille !process_image.jpg

Alors parfois, il se rappelle à nous, nous fait souffrir, et là on se dit que peut-être on devrait soulever le capot et « regarder » un peu à l’intérieur… Comme pour les voitures, plus on avance, plus les bougies s’encrassent - et les souffler chaque année n’arrange rien – Alors, on conduit sa voiture au garage-médecin et hop ! En deux coups de clé anglaise et un petit coup de marteau (bambou aussi des fois !), on est remis sur nos roues… pour quelques temps seulement… car le plus souvent ce n’est pas du matériel qu’il faudrait s’occuper, mais de l’immatériel…

meditation_bouddhiste.jpgDans certaines philosophies comme le bouddhisme par exemple, corps et esprit sont interdépendants. L’individu est dans cette optique un ensemble d’agrégats impermanents : le corps, les sensations, les perceptions, la conscience et l’intention. L’esprit ne se « délie » du corps qu’une fois le nirvana atteint… (Mais bon, ce n’est pas tout le monde et ce n’est pas tous les jours…)

Pourtant, on sait combien le mental joue un rôle sur la santé, sur le corps. Et on sait que lorsque le corps éprouve du bien-être, l’esprit se détend et se calme. Mais, pris au milieu de la tourmente des jours qui se succèdent et apportent leurs quotas de problèmes, on oublie un peu l’essentiel.

Heureusement, le Tai Ji Quan, le Qi Gong sont là ! (c’était notre pause publicitaire…). Grâce à ces pratiques, nous pouvons redécouvrir notre corps-esprit, apprendre à le mouvoir harmonieusement dans l’espace, à le laisser libre de ressentir ce qui l’entoure, ce qui le constitue. La respiration retrouve (aussi – enfin) sa place et fait le lien entre les deux pôles : on est calme, en prise directe avec « l’ici maintenant - et le reste attendra »…

Je vous livre le proverbe chinois préféré de Xiao Long :

« Le corps parcourt l’espace et l’esprit se libère. »

Tai-Ji-gravure-paysage-Chine.gif

Ainsi qu’un extrait d’un entretien avec G.Manzur :

 

« Corps et esprit sont une même manifestation du chi, ils ne peuvent être séparés ; c’est pourquoi le tai-chi est à la fois une pratique de l’esprit et du corps. Quand l’esprit est apaisé, il envoie des signaux d’apaisement au système nerveux, qui répond aussitôt : les tensions musculaires et nerveuses disparaissent, le calme s’installe dans le corps et l’esprit. Et l’inverse est aussi vrai : un corps détendu agit sur les tensions du mental. C’est le grand principe de la médecine chinoise : faire en sorte que l’énergie circule de manière égale dans tout l’être, permettant ainsi à chaque organe de fonctionner sans parasitage. »

 

http://www.psychologies.com/Bien-etre/Relaxation/Pratiques-energetiques/Interviews/Entretien-avec-Gregorio-Manzur-Le-veritable-esprit-du-tai-chi

 

 

 

Partager cet article

Repost0
19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 15:15

Le simple fouet, dan bian, est une technique que l'on retrouve dans de nombreuses formes. Dans la forme 88, la forme longue, ce simple fouet revient régulièrement (10 fois... Pour s'endormir certains comptent les moutons, d'autres les simples fouets de la 88...).

5dan_bian.jpgAu sortir de la fermeture apparente, nous sommes en gong bu (pas de l'archer), poids sur la jambe gauche (en avant). On passe le poids sur la jambe arrière (la droite donc!), afin de libérer la jambe gauche: le pied gauche se rapproche et se place, pointé, à côté du pied droit.

Ah, s'il n'y avait que les pieds... on serait sauvés, mais non, les mains aussi ont leur mot à dire! Lorsque le poids du corps se replace en arrière, la main droite part en arc de cercle par le haut, pour se placer, en crochet, sur la droite, à hauteur de l'oreille. Pendant ce temps, la main gauche ne reste pas inactive et part en arc de cercle, par le bas, avant de se replacer à hauteur de l'avant bras droit. Oups, j'allais oublier: on inspire...

Bien, nous voilà en position, mais... ce n'est pas fini! Le bras gauche s'ouvre, s'éloignant de la poitrine, en arrondi, paume toujours face à soi, alors que le pied gauche (qui était en léger appui sur sa pointe) se soulève et se repose en avant  (sur l'axe de déplacement) par le talon.

Et enfin, enfin, on déroule le pied avant, pour terminer en gong bu, plaçant la paume gauche vers l'extérieur comme pour pousser. On expire.

tai-chi-chuan-ecoles-2.jpg

 

Et que faire de cette technique, martialement parlant?

L'imagination débordante de Xiao Long propose d'interpréter le crochet de la main en saisie ou en frappe. Si l'on saisit de la main en crochet, on peut frapper ou pousser de la main ouverte en avant , sous l'aisselle, dans le dos, (par l'extérieur), au plexus (par l'intérieur). Si l'on pare et dévie une attaque de la main ouverte, le crochet peut servir à frapper au visage, à la gorge... Les versions sont nombreuses...

En voici deux, non, non, vous n'êtes pas obligé de faire pareil... l'intention suffit!

http://www.youtube.com/watch?v=mWT8pri0uRk&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=F0GRTevH9vg

Partager cet article

Repost0
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 14:40

"Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin."


paysages-chine-304653.jpg

Partager cet article

Repost0
13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 13:55

bouddha_sourire-01345.jpgSouriez, vous êtes filmés...

Le sourire est une expression qui ouvre les portes. Xiao Long, qui fut un grand voyageur, sait d’expérience qu’un simple sourire permet de communiquer avec tous, où que l’on se trouve et quel que soit le pays. C’est une sorte de langage universel, compris de tous, il donne le ton de la « conversation », de l’échange qui s’en suivra ( et qui sera certainement plus positif que si l'on fait une tête d'enterrement en abordant son interlocuteur...).

Regarder un visage souriant, détend, repose... 

Le sourire a un réel pouvoir, qu’il soit extérieur et adressé aux autres personnes qui nous entourent, ou intérieur et adressé à … nous même !


Sourire taoïste…

Dans les temps anciens, les maîtres taoïstes enseignaient déjà que le sourire intérieur était garant d’une bonne santé, procurant bonheur et longévité. Grâce à ce sourire, une harmonie intérieure s’établit. Le cœur est calme, l’esprit est calme, nous pouvons prendre conscience de notre être et - en allant plus avant par la suite -  apprendre à nous renforcer en adressant cette énergie positive à nos organes.

chat-sourire.jpg

Selon les taoïstes,  le sourire attire à nous et transmet l’énergie de l’amour et de la joie qui a le pouvoir de réchauffer et de guérir. 

Cette pratique du sourire intérieur est un bon carburant pour notre moteur: pour rétablir l’activité dans les glandes et les organes et les maintenir à un haut niveau de performance, ce qui augmente la conscience de soi et la confiance en soi.

Le sourire intérieur est donc une ancienne méthode taoïste de relaxation profonde et de guérison.  Cette pratique se fait en position assise, les pieds au sol, le dos bien droit, les yeux fermés. 


 ‘’Projetez votre propre visage qui sourit ou le sourire de quelqu’un que vous aimez devant vous et laissez entrer ce sourire dans vos yeux.’’ 


 La base de cette relaxation-méditation est interne.  L’objectif est de nous occuper à relaxer l’intérieur de notre corps : les yeux, le visage, les organes internes, le cerveau et la colonne vertébrale.  C’est donc une pratique de méditation qui nous apprend à entrer en contact avec nos organes internes, à apprendre à leur sourire et à les aimer (après tout, si on est encore en vie… on le leur doit…Ils en ont du boulot nos petits organes, on peut bien leur accorder 5 minutes).  De cette façon, le stress et les émotions négatives seront transformées en aptitudes créatrices et curatives, ce qui augment la quantité et la qualité de l’énergie vitale.


 Le sourire intérieur :

se pratique en quatre étapes. Le sourire est dans :
1. Les yeux et le visage
2. Les yeux et les organes internes : cœur-poumons-foie-rate-reins
3. Les yeux et la voie digestive.
4. Les yeux, le cerveau et la colonne vertébrale.

 

Pourquoi les yeux sont-ils aussi importants? Parce qu'ils sont reliés au système nerveux autonome, lui même en connexion directe avec les orgenes et les glandes. C'est la partie du corps qui reçoit en premier les "signaux" émotionnels. Dans les situations de stress ou de danger, les yeux peuvent accélérer l'activité des glandes et organes. Lorsque les yeux sont détendus, ils ralentissent leur activité.

 

(De nombreux ouvrages existent sur le sujet pour plus de précisions)

 

Sceptique?

sourire.jpgBien sûr, comme toujours dans ce genre de chose, la démarche parait simpliste, et on se dit que s’il suffisait de sourire pour tout arranger, on s’en décrocherait quotidiennement la mâchoire … et on vivrait sur un petit nuage…

En fait apprendre à se sourire n’est pas si évident, il faut changer son attitude vis-à-vis de soi-même : être plus tolérant envers ses limites, plus chaleureux envers soi …


Pour ceux qui pensent que notre petit monde ne nous donne pas vraiment l’occasion de se marrer tous les jours et qui doutent de l’efficacité du sourire intérieur, Xiao Long attire leur attention  sur le fait que ce moment méditatif est une parenthèse dans un monde (parfois/souvent) hostile, un monde où la tendance est à la dispersion, au « zapping » ; c’est l’instant que l’on s’accorde à soi-même, où l’individu se recueille, s’intéresse à lui-même. Et un peu d’égocentrisme ne fait pas de mal… car pour s’occuper des autres, il faut d’abord s’occuper de soi : « On ne peut pas donner ce que l’on a pas », dit une maxime.

 Le sourire intérieur nous aide à prendre conscience de ce qui est, à transformer les forces négatives en forces positives et à mieux contrôler nos émotions : c’est ce que les taoïstes appellent ‘’monter le dragon’’ ou la force émotive. 

Cet héritage de la tradition taoïste nous aide à renouer avec les aspects positifs de la vie, à redécouvrir les sentiments de  joie, d’amour, de courage, de bonté, d’ouverture aux autres, d’honnêteté, de douceur, etc. que nous avons tendance à étouffer sous la pression du stress.  Si nous sommes détendus, nos organes aussi sont détendus et « travaillent » dans de meilleures conditions.

sourire1.gif 

                  Allez, on actionne les zygomatiques!!!

                  Un petit sourire :D

Partager cet article

Repost0

NOUS CONTACTER:

XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

VOUS TROUVEREZ LES INFORMATIONS SUR LES COURS, LES HORAIRES ET NOTRE SALLE PLUS BAS SOUS LA RUBRIQUE "COURS HORAIRES".

POUR EN SAVOIR PLUS?

NOTRE MAIL: fengyulong1@gmail.com

Recherche

QUI EST XIAO LONG?

 


XIAO LONG:
"Petit Dragon"est notre logo. Il nous accompagne sur nos T-Shirts, nos sweats, nos circulaires d'information, il signe même nos articles! Il est sympathique, de bonne composition, à l'image de l'ambiance de notre section qui souhaite être conviviale, ce qui ne nuit en rien aux progrès de nos adhérents, ni au sérieux des cours, au contraire...

L'AUTEUR

Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.