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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 15:25

 

Elle tombe et tombe

 la feuille du paulownia

aux rayons du soleil...

 

Takahama Kyoshi

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 15:15
PHOTO et CREATION NEKO

 

L'amigurumi (編みぐるみ « peluche tricotée ou crochetée ») est l’art japonais qui consiste à confectionner de petits animaux ou de petites poupées en tricot ou au crochet. Le mot japonais ami, signifie « crocheté » ou « tricoté », et nuigurumi, « peluche ». Et en ce moment, c’est la folie avec ces petites bêtes !!!

L’association Crochet Guild of America fait état de poupées crochetées ou tricotées retrouvées en Chine qui seraient les  exemples les plus anciens de ces travaux tridimensionnels. Il se pourrait que la technique du tricot soit apparue sous l’ère Edo alors que le Japon commerçait avec les Pays-Bas.

 

Les samouraïs auraient aussi contribué au développement de ces arts en confectionnant eux-mêmes certains de leurs accessoires : cordons, étuis, bourses… peut-être même certains de leurs sous-vêtements confectionnés à partir de fil de soie ou de coton.

On imagine, quelques rônins (47 au moins ?) assis au coin du feu et tricotant leurs chaussettes pour l’hiver en chantant des balades… Une maille endroit, une maille envers ou une maille serrée.... (Xiao Long va finir sous la lame d’un katana !!!!)

Plus tard, sous l’ère Meiji, les Japonaises se tournent vers les travaux d’aiguilles à l’occidentale. Et lors de la crise économique qui suivit la seconde guerre mondiale, ces techniques de tricot et de crochet proposaient une alternative sympathique pour pouvoir créer soi-même à moindre frais des jouets pour les enfants.

 

PHOTO et CREATION NEKO

Ce n’est que depuis les années 2000 que les amigurimi sont devenus populaires à l’extérieur du Japon.

Ils peuvent prendre la forme de petits animaux, mais aussi de petits objets comme des sacs, des bonnets, des bijoux… et s’inscrivent dans la grande tradition du kawai… かわいい * (« mignon », « adorable »). Ce concept nous semble parfois trop enfantin pour être pris au sérieux, un côté exagéré et un peu curieux, comme les personnages de manga avec leurs yeux surdimensionnés, leur petit nez …

  • En kanji : 可愛い où « » veut dire « capable de » et « » affection, amour
  •  

Les amigurumi sont typiquement crochetés ou tricotés à partir d’un fil et le plus souvent en spirale. Ils sont également fabriqués avec un crochet de plus petite taille que celle indiquée sur les pelotes de fil, en mailles serrées, de façon à créer un maillage sans trous, et à éviter des fuites de rembourrage (surtout s’ils sont destinés à devenir des jouets ! Même si, ils sont de plus en plus de simples objets décoratifs…).

Et pour vos nuits d’insomnies…. Si jamais vous vient l’envie de confectionner un Petit Dragon….

:)

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
28 septembre 2019 6 28 /09 /septembre /2019 09:23

Lorsqu'un troupeau de moutons est uni,

 le loup n'ose l'attaquer.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 18:43
https://www.icone-gif.com

 

Petit Dragon va se reposer un peu  et reprendra ses activités le 2 septembre...

 

 

 

 D'ici là, bonnes vacances à tous, de belles promenades, de bonnes lectures...

 

... et une agréable pratique dans la nature!!!

 

 

 

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Published by Xiao Long
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 18:30

 

 

En colère, on peint des bambous.

Dans la joie, on peint des orchidées.

Quand on est ni en colère, ni en joie, on peint des pivoines.

 

 

 

 

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Published by Xiao Long
9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 16:15
By FifthLegend from Eagan, Minnesota, United States of America - ZHU, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=70617365

De la même façon que les Chinois ne portent pas tous de longues robes, de longues moustaches et ne restent pas forcement immobiles au sommet d’une montagne pour méditer… la musique chinoise ne se résume pas à la musique traditionnelle, erhu, pipa et compagnie …

Xiao Long vous propose pour commencer ces vacances un peu de douceur avec Steven Zhu .

Comme son nom le laisse deviner, ce chanteur est sino-américain et très mystérieux puisqu’il ne veut être jugé que sur sa musique et non sur son apparence. Donc, pas de vidéos avec paillettes et effets spéciaux… rien qu’une image et du son.

Il faut avouer que sa musique est assez particulière… à découvrir…..

 

 

Pour en savoir plus sur cet artiste étonnant :

https://play.google.com/store/music/artist/ZHU?id=Agj7rebjxjog6d6dyicjfgiiywa&hl=en_US

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Published by Xiao Long
29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 15:02
PHOTO XIAO LONG

 

S’il y a bien un incontournable en Tai ji quan, c’est bien le concept des « portes »… Evidemment, si on pratique tout seul et que l’on a jamais l’occasion de travailler (« jouer » serait plus juste J) avec un partenaire, on peut complètement passer à côté. Mais, j’enfonce là une porte ouverte… (désolée, ça sent les vacances !)

Elles sont partout, dans chaque technique, parfois une toute seule comme une grande, parfois plusieurs… Et, pour ceux qui se demanderaient encore à quoi sert d’apprendre à tourner des mains, Xiao Long leur répondra que c’est une approche de ces mêmes portes.

 

Un brin de théorie :

Bā Mén : que l’on traduit par les huit portes ou bien les 8 potentiels, ce terme fait référence aux 8 principales techniques de mains (membres supérieurs)  

 

Elles correspondent aux 8 trigrammes* (BAGUA) et aux 8 directions géographiques. Enfin, ce concept de correspondance ne serait pas chinois s’il n’était pas multiforme… et différentes théories cohabitent en fonction des écoles, des époques… Donc, Le Petit Dragon – qui a beaucoup réfléchi et s’est cassé les dents sur ces lignes continues et discontinues- n’ira pas jusqu’à vous présenter la panoplie complète des possibilités, il a lâchement fait des choix qui –pour notre pratique- semblent judicieux…

 

*Figure formée de trois traits superposés, coupés ou non en leur milieu, utilisée dans la divination chinoise, cf : Yi Jing.

 

 

Huit potentiels : l’essence du Tai ji quan

Au début, il y a péng…

 

, on prononce péng et on traduit par parer. Dans la pratique, il est perçu comme une force d’expansion. L’énergie de péng est comme celle d’un bouclier qui tourne, dévie et protège, il permet l’écoute. Péng est omniprésent, il est ce fameux « ballon », il exprime notre centre et il comprend virtuellement ses amis lǔ , et les autres… C’est un plaisir de commencer par péng en travail à deux, car il nous ouvre toutes les portes !

On l’associe à Qián, le ciel, le créateur, la créativité, la force, l’initiative.

 

: lǔ   signifie lisser, peigner avec les doigts.

 

lǔ est traduit par tirer, rouler en arrière, attirer dans le vide, céder, guider et neutraliser. Petit Dragon voit dans  lǔ un guidage qui laisse passer la force tout en adhérant et en contrôlant, lǔ est différent de cǎi.

On l’associe à kūn , la terre, la disponibilité, l’adaptabilité, l’accueil, le don de soi.

 

, : jǐ : Presser, bousculer, pousser…

C’est une action percutante ou une énergie qui propulse. C’est péng plus àn.

On l’associe à kǎn, l’eau, l’insondable, la profondeur, force de l’eau qui avance… un yang entre deux yin.

 

: àn

    Presser, appuyer sur, contenir, contrôler, restreindre, réprimer, tenir quelque chose dans la main, selon, conformément à.

    Dans le contexte du tai chi chuan, àn est traduit par pousser, presser vers le bas, l’avant ou le haut, repousser des deux mains.

C’est une énergie qui repousse et déracine.

On l’associe à lí , le feu, ce qui s’attache, la clarté, la lucidité, la vivacité, l’éclat.

 

 

: cǎi C’est cueillir, exploiter, recueillir, extraire… on dit souvent saisir. Au sens propre et figuré finalement car, on va saisir- par exemple un poignet- et tirer vivement dans une direction pour surprendre le partenaire, le faire sortir de son centre, l’obliger à réagir et profiter de cette réaction ;)

   

On l’associe à xùn , le vent, une rafale de vent qui déracine.

 

, : liě est traduit par ranger, aligner, citer, inscrire… Pour nous   liě c’est fendre ou séparer, c’est une clé possible, c’est créer un point fixe –par exemple bloquer un pied- et déséquilibrer le partenaire, le faire basculer…

 On l’associe à zhèn, le tonnerre, l’impulsion, la secousse.

 

: zhǒu

   

    Coude !  C’est simple, non ? Eh bien, non, ce n’est pas si simple car  si zhǒu est l’action de donner un coup de coude, c’est aussi frapper avec une articulation saillante.

 

On l’associe à duì, le lac : Petit Dragon n’a pas trouvé mieux, il y a une faille dans chaque système… en cherchant bien et longtemps, on finit toujours par trouver un argument… beaucoup de yang caché sous une surface yin ?

 

: kào

    S’appuyer contre ou sur, être proche de…

C’est le plus souvent l’action de donner un coup d’épaule, de tamponner…ce que l’on peut faire aussi avec la hanche, le dos… kào est puissant et heureusement, car si je dois l’utiliser, c’est que je suis dangereusement proche de mon partenaire… c’est ma dernière chance…

    On l’associe à gèn, la montagne, la solidité. Bon, là… l’image est probante

 

 

Beaucoup de pratique :

La théorie est jolie et c’est un point intéressant, car elle nous fait toucher du doigt une autre façon de concevoir les choses… mais pour comprendre vraiment, c’est la pratique qui va nous aider. Et, c’est en pratiquant que de nouveaux horizons s’ouvrent (normal, il y a des portes !!!)

Alors, finis les discours… Allez chercher un partenaire et amusez-vous !

 

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 18:11

 

Mais qui est ce Martial dont on nous parle ?

Il semble toujours délicat d’aborder cette question, le Tai Ji Quan donne cette belle image lisse, fluide, reposante et hautement pacifique. Nombreux sont ceux qui ne voient dans nos mouvements que des … mouvements lents –voire mous- exécutés en « pyjama » pour le plaisir des yeux.

C’est oublier un peu vite l’aspect martial de cet art interne.

Et comme le dirait Xiao Long, si c’est pour faire du Tai Ji Quan 100% énergétique… il vaut mieux faire du Qi Gong !

 

 

Parler « martial » ne signifie pas que l’on doive se taper dessus, tout rouge et en sueur… (Là, c’est de la lutte qu’il faut faire !).

Cela signifie simplement qu’il faut tenir compte de cet aspect qui fait partie intégrante du Tai Ji Quan (ben oui, il y a « Quan » quand même dans l’histoire et Quan, c’est le poing !)

 

Alors,  à quoi cela sert-il de connaitre  des applications martiales ?

 

À donner du « corps » à notre forme en complément de la dimension énergétique, un peu de Yang dans le Yin… Pour qu’une harmonie naisse de ce jeu d’équilibre entre énergétique et martialité.

 

Est-ce pour tout le monde ?

 

Ce travail sur les applications martiales est à la portée de tous. Il suffit de se pencher sur une technique, se poser la question de sa finalité puis de tester avec un partenaire les différentes possibilités. Le but n’est pas –pour nous- d’être rapide ou efficace au point d’envoyer valser son partenaire (mais le sera-t-il encore ?) à l’autre bout de la pièce. Le but est de voir si l’application peut-être crédible, cohérente, comprendre mieux la technique, redécouvrir le mouvement de la forme dans un contexte différent : à deux et non seul, face à … l’imaginaire.

Le partenaire donne de la consistance à nos réflexions.

 

Comment savoir si l’efficacité est là... alors que les attaques sont lentes et codifiées ?

 

L’efficacité ne peut être « réelle », nous ne sommes pas non plus dans le style « full contact », si on entend efficacité au sens de mettre HS un autre individu : non, nous ne sommes pas efficace ! Les applications ont du coup l’air moins réalistes puisqu’on fonctionne un peu « au ralenti »…

 

Mais transformer une attaque, repousser, déraciner son partenaire, appliquer une clé avec modération… prouvent que la technique est bonne et qu’elle « pourrait » être efficace.

Et là, en ce qui nous concerne, il vaut mieux prendre son temps, être précis, plutôt que de vouloir être trop rapide et utiliser finalement la force et non la technique pour arriver à ses fins, au risque d’ailleurs de se blesser ou de blesser l’autre. On cherche juste à savoir si dans les faits la technique tient la route, si elle est faisable.

 

Un jeu… ?

 

Finalement, ces applications sont un jeu, il n’y a que des gagnants car les questions que l’on se pose, la réflexion que l’on mène à deux sur les techniques nous ouvre des perspectives.

Et l’on s’aperçoit que les solutions sont infinies…

 Contrairement à certains qui vous diront :

 « Alors l’application de « La grue blanche déploie ses ailes » c’est ça. »

Sous-entendu, point barre, il n’y en a qu’une, c’est la bonne, c’est la mienne… On se rend compte que l’on peut imaginer de multiples solutions, et en fonction de notre physique, de notre personnalité, nous pourrons choisir celles qui nous conviennent le mieux.

 

Le plus difficile au début, c’est de rentrer dans cette optique et de se libérer d’un certain nombre de préjugés ou d’appréhensions… et de trouver un partenaire prêt à la même démarche !

Mais ceux qui s’engagent sur ce chemin ne le regrettent pas… C’est le premier pas qui coûte !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 14:14

 

Au clair de lune

 je laisse ma barque

 pour entrer dans le ciel.

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 13:28

 

Vues de l’extérieur, nos pratiques sont faciles. On se déplace tranquillement, lentement, l’air de rien, les mouvements paraissent simples… mais ce n’est là que la surface. Tout bien réfléchi, c’est un peu comme si on regardait évoluer des patineurs sur la glace : les gestes sont fluides, harmonieux, on ne voit vraiment pas en quoi réside la difficulté… et pourtant…

Et pourtant… lorsqu’on s’initie au Tai ji quan ou au Qi gong, on s’aperçoit que le mental aussi bien que le physique sont largement sollicités. Ainsi, notre posture de base (se tenir debout et évoluer) demande déjà un peu de travail.

Vous me direz, se tenir debout, ce n’est quand même pas très compliqué ! Et le Petit Dragon vous répondra que se tenir debout est tout un art…

 

On pourrait parler des appuis : une des remarques les plus répandues à la fin d’un cours lorsqu’une personne n’a encore jamais pratiqué, c’est que l’on sent bien ses jambes ! Car si l’on se tient « debout », on se tient tout de même un peu fléchi, et, dans notre école en particulier, nous nous devons de rester au même niveau pour évoluer et éviter le célèbre syndrome du yo-yo.

Pour pouvoir rester fléchi le temps de réaliser une forme, il faut que nos jambes soient solides. Si nos jambes sont trop faibles, alors nous aurons tendance à remonter sur nos appuis pour nous soulager et nous évoluerons  de façon discontinue avec des hauts et des bas… et de plus en plus de haut – de moins en moins de bas ;)

 Ainsi, contrairement à une idée répandue, nous ne nous reposons pas…  travaillons : nos muscles sont sollicités et nous pouvons renforcer nos jambes en douceur.

N’oublions pas que les Chinois disent que nous vieillissons par les jambes, par les genoux. Entretenir la musculature de nos jambes c’est aussi entretenir notre santé.

Il ne suffit pas d’avoir de bonnes racines et d’être bien installé dans le sol. Se tenir debout c’est aussi se tenir vertical.

On pourrait alors aussi parler d’axe : on nous dit toujours d’imaginer qu’un petit fil de soie relie le sommet de notre crâne au ciel. Cette image peut être utile, mais il est souvent difficile de la garder en mémoire tout au long d’une forme. Parfois, ce petit fils se casse, la tête par vers l’avant, ou bien vers le côté. À nouveau, il nous faut travailler. Car penser à maintenir son axe nous demande un effort.

Mais ces efforts, celui de s’étirer vers le ciel et celui d’alourdir le bas de notre corps, sont toujours récompensés (si, si, je vous assure !).

C’est cette attitude qui va nous permettre d’évoluer ensuite aisément et avec un minimum de fatigue. C’est ainsi que nous pouvons être détendus et concentrés, stables et présents à ce que nous faisons. C’est ainsi que nous pouvons respirer au mieux. C’est ainsi que nous pouvons laisser l’énergie circuler librement dans tout le corps.

Donc, en résumé, nous avons le droit, en toute modestie (mais oui !?), de nous redresser, d’être « fiers » de pratiquer le Qi gong ou le Tai ji quan.

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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