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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 09:15
Sur la longue liste des inventions chinoises, la boussole occupe une place de choix, même si les experts ne sont pas tous d’accord sur la date de son apparition…
Il semble probable d’ailleurs, que cette première mouture de boussole ait été plus un instrument pour harmoniser l’énergie environnementale, dans le cadre du Feng Shui, que conçue pour s’orienter sur les océans… Il faut dire que jusqu’au Xème siècle les Chinois n’ont que peu parcouru les mers  lointaines…
 Les allusions littéraires à cet objet ne manquent pas : au IVème siècle, un écrit de Wang Zu affirme  « la magnétite fait venir le fer à elle ».
boussole_Si_Nan_of_Han_Dynasty.jpgUn ouvrage, composé vers 70 après JC, mentionne l’attraction d’une aiguille par un aimant.
En 1948 Wang Chen Tuo fabrique même un « compas-cuillère » d’après les descriptions de ces textes…
L’appareil le plus ancien pour indiquer le Sud aurait donc été ciselé dans de la magnétite sous la forme d’une louche (pas net tout ça !). Sa queue montre le Sud quand on la pose sur une petite plaque lisse représentant la Terre et comportant 24 directions. Ces « Si Nan » (Gouverneur du Sud) verront leur louche remplacée par une aiguille pivotant sur un axe, pointant vers le Sud.
 poisson-compas.jpg
 Les inventeurs  - nombreux- ont fait réellement preuve d’originalité, il y a eu le « chariot compas » de Ma Jun (ingénieur en mécanique - ! - de la période des 3 Royaumes), le « poisson compas » sous les Song : un poisson en fer, passé à la braise pour le « cuire », ainsi magnétisé, il flottait dans un bol d’eau, sa tête indiquant le Sud.
tortue-compas.jpgIl ne faut pas oublier non plus le « compas tortue » de Chen Yuan Liang (Song du Sud)… Une petite tortue de bois se voit « greffer » un petit aimant dans l’estomac pendant qu’une aiguille part de sa queue et rejoint l’aimant. Fixée par un clou de bambou sur son socle, elle indique le Sud. Et en 1988, la découverte de la « figurine de porcelaine Zhang Xian Ren » confirme bien que la forme fondamentale de la boussole a été inventée par les Chinois.
cardinaux-sud-en-haut.jpgRappel 1 : La boussole indique le Nord magnétique  (ce pôle nord magnétique n'est pas exactement le pôle nord géographique et il reste un point "errant", il se déplace d'environ 40 jms par an !). Le pôle Nord magnétique terrestre est en réalité un pôle de magnétisme Sud (on suit toujours derrière ? Moi, j'ai du mal... Je ne sais plus vraiment où j'habite maintenant!) - c'est le pôle sud de l’aimant constitué par la Terre... Au secours !!!.
 
 
 
Rappel 2 : Nous avons l’habitude de voir le Nord « en haut » d’une carte (le Sud « en bas », donc !). Mais certaines cartes anciennes indiquent le Sud en haut. Ce procédé était courant en Chine, car on voulait montrer ce que voit quelqu’un en se retournant naturellement dans cette direction (Sud !), afin d’avoir la course du soleil dans son champ de vision et le Nord, froid, dans le dos (d’où l’expression « froid dans le dos » ?)
 
cardinaux.jpgCes choix sont très liés à la vision chinoise du monde, aux 5 éléments (Feu/Phénix au Sud et Eau/Tortue au Nord…), au Feng Shui…
 
Conclusion : On va se contenter de regarder de quel côté la mousse pousse sur les arbres… Oh, vous habitez en ville ! Mince !
 
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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 15:00

"Au lieu de remuer l'eau chaude pour arrêter les bouillons, mieux vaut retirer les combustibles pour supprimer le feu."Large_wok-wild-side.jpg

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 14:43

Abandonnons notre cheval sauvage dont nous avons copieusement caressé la crinière… Voilà la Grue !

La Grue est un oiseau symbolique, on le retrouve fréquemment dans les noms de mouvements de Tai Ji Quan ou de Qi Gong. Il est grâce, légèreté et longévité bien sûr ! Donc, mettons-nous dans la peau (dans les plumes ?) de la Grue et imitons la au mieux…

grue-blanche-07BAI HE LIANG CHI est une technique déjà vue dans la forme des 16 mouvements, vous me direz, si on ne la connaît pas cette forme, on ne sera pas plus avancé… Ce n’est pas grave ! D’autant plus qu’histoire de bien perturber ceux qui auraient appris la 16, la Grue 24 se réalise… de l’autre côté : il y a dans la forme 24 trois YE MA FEN ZONG et non deux comme dans la forme 16… et que donc (allez, un effort, on suit un peu !!!) notre Grue se déploie à l’inverse… (car « Ce qui va par deux dans la 16, va par trois dans la 24 » Proverbe de Xiao Long).

Bref ! En fin  de mouvement précédent, on est en Gong Bu, pied gauche devant. Occupons-nous de la base (les pieds !).

On ramène en demi-pas le pied droit derrière le pied gauche (Demi-pas !!! Et pas « pas » : si je rapproche trop mon pied arrière, ma Grue risque d’avoir du gîte  -sans le couvert…).

ST3-grue-.gif

À présent je m’installe, je m’assois sur ma jambe arrière. J’y mets tout mon poids, progressivement bien sûr : je suis une Grue, pas un éléphant ! Cette manœuvre me permet de libérer ma jambe avant, disponible, je peux la soulever toujours en douceur et en reposer la pointe avec délicatesse (Xü Bu/pas vide). On ne précipite rien, on prend le temps de s’ancrer avant de libérer quoi que ce soit et on RESPIRE (l’inspiration permet de se stabiliser plus facilement).

Bon, les pieds sont au point ? Alors que se passe-t-il en haut ?

C’est la taille qui joue le rôle principal – et non les bras. Quand je prends appui dans ma jambe avant, je reforme mon ballon, main droite en haut. Quand je m’assois sur ma jambe arrière, ma taille suit et pivote sur la droite, le ballon suit donc : les bras ne font « rien », ils suivent (« Tai Ji = économie » : équation de Xiao Long).

 Au moment où mon pied libéré se soulève, le bras droit monte (paume vers moi, à hauteur du visage), le bras gauche descend (finition comme en brosser de genou, paume vers le sol, légèrement en avant du… genou). La taille ramène le corps face à la ligne de déplacement. C’est la taille qui nous emporte doucement à gauche, puis à droite et nous recentre.

Et là se termine la grue.

grue-20blanche.jpg

Le passage qui suit donne souvent lieu à des mouvements de bras un peu désordonnés : pour faire la jonction avec la technique suivante, la taille tourne à gauche, les bras ne font « rien », puis la taille tourne à droite, là le bras droit descend et le bras gauche monte, puis la main droite va remonter légèrement, la main gauche se rapprochant du coude droit. Le pied gauche toujours pointé au sol jusque-là, va se soulever et se rapprocher du pied droit. Nous voilà prêt à brosser nos genoux !

Les  « Dangers » de la Grue :

Certaines Grues avalent des yoyos et ont alors une fâcheuse tendance à « monter/descendre » curieusement…

D’autres ont la patte légère et ne s’enracinent pas suffisamment, elles sont sujettes alors au mal de mer… et vacillent.

Les « joies » de la Grue :

C’est un mouvement doux, ample, circulaire, on y est bien… on s’envolerait presque !grue-japon-danse6.jpg

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 14:13

images.jpgCette semaine le petit Dragon de service fête son troisième anniversaire et son 414ème article (!!!).

 

 

Très fier de lui (ben oui, il n’y a pas de raison !), il est très heureux d’être aussi lu et suivi et espère pouvoir continuer encore quelques temps à vous divertir et à vous informer.carte-anniversaire-amusante.png

Merci à tous les infatigables lecteurs et à ceux qui régulièrement encouragent Xiao Long !

 

 

 

 

 

Pour ceux qui découvrent le blog:

je rappelle que les rubriques se trouvent dans la colonne de droite sous le titre « CATEGORIES »… xiao long 1

A feuilleter lors des longues soirées de désert télévisuel (un peu tous les soirs finalement, non? Hou!!! Mauvaise langue de Dragon!) 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 17:37

"Le sage émet mille réflexions, l'une d'elles peut être erronée.

  L'imbécile émet mille idées, l'une d'elles peut être juste".

 

Zhuang ZiIDEE.jpg

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 16:07
ouverture-24.gif
Nous voilà prêts pour la grande aventure :
 
Ouverture : Qi Shi
 
Bien centré et concentré, je me prépare. J’inspire et je soulève le pied gauche du talon vers la pointe. J’expire et je repose le pied à distance « écartement de hanches », en  déroulant de la pointe vers le talon. Ne pas oublier de recentrer le poids, de basculer légèrement le bassin, et de  s’installer tranquille sans pour autant marquer de temps d’arrêt.
J’inspire et je continue en levant les bras, jusqu'au niveau des épaules (pas plus, on se souvient : "Tai Ji… Économie!").
Les mains sont relâchées. À l’expir, les mains redescendent, relâchées jusqu'au niveau du bassin.
Rien de nouveau jusque-là…
 
Ye Ma Fen Zong : caresser la crinière du cheval sauvage
 
 
 
On peut  à présent s’attaquer à la crinière du cheval sauvage…
 
Je saisis mon ballon Tai Ji, main droite en haut (et donc... main gauche en bas!), je passe mon poids dans la jambe droite pour libérer le pied gauche, et c'est parti!
 
Je pose mon pied gauche par le talon sur le sol et je déroule lentement, bien sûr je déroule mes bras en même temps afin que mon mouvement soit coordonné, ce qui me permet avec le plus grand naturel de "finir" simultanément haut et bas, mains et pieds.
 
 
 
Je n'ai pas oublié de respecter l'écartement de hanches en posant mon pied. Je n'oublie pas de regarder le soleil se lever à l'horizon (et non le ver de terre qui se tortille à mes orteils). J'ai tout bien respiré, inspir en préparation, expir en finition, je ne suis pas tout bleu…
 
 
 
Je porte mon poids sur ma jambe avant pour passer en gong bu, je soulève doucement la pointe du pied gauche en faisant passer mon poids sur la jambe droite, j'ouvre la pointe en pivotant sur le talon, et replace mon pied, pointe orientée vers la gauche à 45° (et pas un degré de plus, attention! Mais non, je plaisante), je place tout mon poids dans la jambe gauche pour libérer ma jambe droite, tout en reprenant mon ballon main gauche en haut (et donc main droite en bas…).
 
Puis je ramène le pied près de la jambe gauche avant de la reposer devant en respectant l'écartement de hanches et je repars tranquillement pour le second Ye Ma Fen Zong, puis le troisième. Car on répète ici trois fois cette technique, et non deux fois comme dans le 16 mouvements !ye ma 0
 
ye ma fen zong ye ma 2
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
ye ma 3 
 ye ma 4
 
 
 
 
 
       
 
 
 
 
Ici une fois à droite, une fois à gauche...à répéter encore une fois à droite.
 
 
 
 
 
Attention :
 
·        Je conserve le dos vertical tout au long de ces déplacements, je ne me penche pas en avant (pas besoin de lancer le lasso pour attraper le canasson, on sait lui parler à l’oreille...)
 
·        Je ne pose pas le pied avant trop loin devant moi, on reste modeste sur cet écartement pour pouvoir ramener la jambe arrière avec fluidité, sans déséquilibre.
 
·        Je respecte bien l’écartement de hanches dans mon avancée, car si mes pieds sont sur la même ligne, je change de style et je passe à la boxe de l’homme ivre… et je tombe de cheval !
 
·        Les bras restent détendus, il n’y a pas de crispation dans les épaules.
 
·        J’utilise mon centre, ma taille pour initier le mouvement et caresser en douceur le cheval qui reste « sauvage », on le rappelle !
 
 
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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 15:51

20111116035258721_Medium.jpgSi vous ne pouvez pas voir les chats en peinture, ou si vous faites une allergie au rose bonbon…. Je vous déconseille vivement d’y mettre les pieds.

 

Mais si vous rêvez d’un monde blanc et fraise… ou d’un restaurant qui a du... chien, ça change tout !

001ec94a271510a5b2df0b.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À condition de réserver votre place bien à l’avance, vous pourrez vous asseoir sur un chat, manger une tête de chat, boire un café… ou une bière chat !

Ce chaton, on en mangerait…

 

 

Attention aux photos qui pourraient choquer les âmes sensibles à la surenchère de roses et de petits nœuds !

2512567077.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, d’abord, il vous faudra pousser jusqu’à Beijing… c’est un peu loin. Mais là, vous pourrez découvrir le restaurant « Hello Kitty dreams » ! Il y avait déjà la maternité Hello Kitty, le parc d’attraction Hello Kitty… Il faut croire que c’est un filon qui rapporte pas mal de croquettes : un repas revient environ à 160 Yuan (une vingtaine d’euro) par personne, pour les bienheureux qui décrochent une chaise de libre !

Le petit minet japonais fait des ravages… et même le personnel est pris (bien involontairement, je le crains) de folie Kitty : les cuisiniers sont habillés en rose et les serveurs portent de petits nœuds… (L’histoire ne dit pas s’ils voient la vie en rose…).853336_hello-kitty-resturant-in-beijing.jpg

 

 

Bref, petit(e)s et grand(e)s sont prêt(e)s à sortir les griffes pour y diner. C’est papa Sanrio qui doit se frotter les pattes et se lisser les moustaches ! Shintaro Tsuji a eu une idée géniale en créant ce monde idéal, « kawaii » (mignon, adorable) : ce terme est d’ailleurs largement utilisé en Chine (ke’ai)…

Quelle mauvaise langue de chat a dit que Chinois et Japonais se regardaient comme des chiens de faïence ?

Allez, Xiao Long monte dans son nouveau carosse et...

 part en week end!

hello-kitty.jpg

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:23

"Les gens qui aiment à se poudrer

n'ont pas le visage blanc."Poudre_RizOPT25.jpg

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:12

Les formes 8 et 16 ne sont en réalité qu’apéritif et mise en bouche.

Ces formes sont « pédagogiques », donc créées pour faciliter l’apprentissage (et il est vrai qu’il est gratifiant de se dire que l’on peut faire une forme en « entier », tout seul, comme un grand, sans avoir besoin de beaucoup de place ou de temps… ).

article_taichi.jpg 

Plasticité « idéologique » ?

 Les maîtres, dont Yang Chen Fu et Wu Jian Quan ont participé sans problème à cette mise en place. Tout comme la famille Chen ou Yang Lu Chan qui avaient adapté en leur temps leur art pour enseigner aux Empereurs, les Maîtres des années cinquante s’adaptent aux changements sociaux culturels… Le changement est inéluctable et cette idée imprègne toute la philosophie chinoise.

 

 

Une naissance difficile :

La forme 24 est la forme de base, passe partout. Largement diffusée, cette forme est sans doute la plus pratiquée.

Elle reçoit aussi l’appellation contrôlée « Forme de Pékin » ou « Petite Forme ». Se sont retrouvés une première fois Chen fa Ke (style Chen) Wu Tu Nan (style Wu) Li Tian Ji (style Sun) Gao Rui Zhou (style Li) Tian Zhen Feng et Zhang Wen Guang (style Yang)… ainsi que l’historien Tang Hao. La forme qui sortit de leurs réflexions s’avéra trop compliquée !

Un nouveau groupe d’experts dont Tang Hao et Li Tian Ji se retrouve en 1956 au sein de la  Commission Chinoise des Sports : leur mission (elle n’était pas impossible cette fois et ils l’ont acceptée) était de simplifier la forme Yang « longue », 108 mouvements.

Il en ressortit cette fois une forme de 24 mouvements tout à fait « praticable ». Elle n’est donc pas très ancienne !

 

Un peu d’histoire…

Le gouvernement, qui depuis 1953 avait dans l’idée de promouvoir le Wushu, souhaitait rendre populaire une forme courte, accessible à tous qui serait introduite dans l’éducation. Ce n’est donc pas un hasard mais une volonté : La Chine des années cinquante a besoin de faire oublier les écoles ésotériques et sectes secrètes d’arts martiaux de l’époque précédente. Elle désire gommer les marques de spiritualités trop envahissantes.

help.jpgPourtant, dans le souci de se démarquer de l’Occident, elle doit renouer avec une tradition typiquement chinoise et cherche ce qui dans la mémoire populaire fait l’identité de ce vaste territoire. Médecine chinoise, Qi Gong et Tai Ji Quan en font partie, mais trop estampillés « taoïstes ». Trop élitistes aussi à cause de leur complexité, et… voilà qui va complètement à rebours d’une politique de masse.

 

Pourquoi 24 mouvements ?

Il fallait une forme facile et dépourvue de signe (extérieur) de « combativité » : une forme sage. Enseignée à tous, elle supplantait les autres formes existantes (survivantes ?).

Une forme qui ne dure pas plus de 10 minutes pour que cela n’empiète pas trop sur le temps de travail, car cette forme était pratiqué par tous  collectivement dans l’entreprise : on maintenait sa santé et créait en même temps un esprit « de groupe ».

 

« Forme de Pékin, ça ne vaut rien » !

dispute.jpgLe raccourci est un peu saisissant, mais c’est une idée qui court… Pour les « durs de durs », les « vrais de vrais » (si, si, il y en a)!, qui d’ailleurs souvent ne connaissent que la forme « ancienne », ou « longue », ce bricolage de forme est sans valeur. On peut le concevoir, si on est attaché aux seules origines (quoique, elles sont bien lointaines… est-on bien sûr que l’on pratiquait ainsi ?).

Mais tout n’est-il pas que changement ? (mauvais esprit ce dragon Xiao Long !).

La forme 24 est « simplifiée », édulcorée, bref, c’est une forme light… Comme toute forme, elle apporte au corps et à l’esprit des bienfaits certains. Les enseignements techniques sont là aussi. Alors que lui reproche-t-on ?grognon.jpg

De ne pas être assez vieille ? (Ah, les jeunes, on leur en veut toujours !). De ne pas porter le tampon d’UN Maître ? (Ben voilà, le travail de groupe est dénigré !). D’être trop courte ? (Allez, soyons de mauvaise foi jusqu’au bout : on peut faire trois ou quatre fois la 24 sans s’arrêter et paf ! en voilà une de forme longue…).  D’être une forme « gouvernementale » ? (Elle a quand même eu le mérite de rendre accessible au plus grand nombre le Tai Ji Quan… y compris à nous, Occidentaux qui ne sommes pas forcément du genre à prévoir un plan quinquennal pour apprendre une forme longue…).

zen.jpgBref, Xiao Long en est persuadée, cette forme a ses mérites et son intérêt, tout comme d’autres formes plus courtes ou plus longues, en fonction de ce que l’on recherche dans le Tai Ji Quan, en fonction du temps que l’on a à accorder à notre pratique, en fonction de nos états d’âme, de notre santé… Il n’y a pas de bonne forme, de mauvaise forme…

Il n’y a donc pas de « jugement » de valeur à porter, il n’y a qu’à  pratiquer …

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:04

Il n’est pas toujours nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour voir de belles choses. Pour voir une pagode par exemple, pas besoin de faire ses valises : il suffit de « voyager » jusqu’à Sèvres.

La « Pagode du Cœur tranquille »  Tinh Tam » en vietnamien) a été construite par des artisans bénévoles vietnamiens, cambodgiens et laotiens à partir de 1982 qui y ont consacrés tous leurs loisirs : l’édification a duré 8 ans.

Mais comment est-elle arrivée là, au n°2 de la rue des Bois ?pagode-sevres-1.jpg

 

Dès 1954, après l’éclatement du Vietnam en deux zones, nombreux sont ceux qui s’exilent en France. Malgré leur souci de s’intégrer le plus rapidement possible, ils n’abandonnent pas les traditions familiales  et pratiquent chez eux le culte des ancêtres ainsi que la religion bouddhiste. La communauté va s’agrandir…

À partir de 1975, une nouvelle vague de réfugiés vietnamiens, cambodgiens et laotiens arrive en France  (chute de Saigon en 1975, les communistes nord-vietnamiens prennent le pouvoir sur tout le territoire).

jean-sainteny.jpgUn homme, Jean Sainteny, dépêché en son temps par de Gaulle au Vietnam, devenu un spécialiste de l’Extrême-Orient et poursuivant une brillante carrière politique, est touché par la situation des réfugiés.

Il sait à quel point la religion est source de réconfort, il obtient de faire aménager pour eux un temple bouddhiste… Oui, mais… où pourrait-on trouver un endroit ? Ce sera finalement… dans le bois de Vincennes… dans une des « huttes » rescapées de l’Exposition Universelle de 1931. Ainsi, c’est le pavillon du Cameroun qui deviendra Grande Pagode du bois de Vincennes en 1977… pas vraiment un look de pagode, mais l’important est que désormais, un lieu existe.

La communauté asiatique s’agrandit encore et de nombreux Chinois s’y adjoignent. Il est question de construire une pagode plus conforme à la tradition. Les fonds seront fournis par les diasporas asiatiques du monde entier et de nombreuses donations.

Cette pagode « universelle », coincée entre des immeubles tout ce qu’il y a de plus « occidentaux », rassemble des matériaux venus de différentes régions d’Asie, briques vernissées de Chine, parquets de chêne, de 800 ans d’âge !!!, de Thaïlande… Le monument comporte comme le veut la tradition 3 étages. Une salle de culte au 1er, une chapelle consacrée à Avalokitesvara, déesse de la miséricorde au 2ème, le tout chapeauté d’un « clocher » en forme de stupa contenant une relique de Bouddha.

La pagode symbolise l’ascension de l’esprit dans sa quête de perfection spirituelle. Le jardin dans lequel un grand Bouddha doré est allongé, est avant tout un endroit destiné à la méditation : lotus, roue du dharma, lions de pierre protecteurs… et même un bananier…pagode-sevres-013.jpg

Une grande partie des 150.000 asiatiques – mais pas uniquement- de la région parisienne s’y retrouvent le dimanche. Le bouddhisme compte de plus en plus d’adeptes non asiatiques, car cette philosophie de vie attire. Et la pagode est ouverte à plusieurs cultes (autel dédié à Ganesh…).

Les visites sont autorisées le dimanche de 9h à 18h, de préférence en dehors d’heures de culte bien sûr. Et la pagode vaut vraiment le détour !

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.