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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:12

Les formes 8 et 16 ne sont en réalité qu’apéritif et mise en bouche.

Ces formes sont « pédagogiques », donc créées pour faciliter l’apprentissage (et il est vrai qu’il est gratifiant de se dire que l’on peut faire une forme en « entier », tout seul, comme un grand, sans avoir besoin de beaucoup de place ou de temps… ).

article_taichi.jpg 

Plasticité « idéologique » ?

 Les maîtres, dont Yang Chen Fu et Wu Jian Quan ont participé sans problème à cette mise en place. Tout comme la famille Chen ou Yang Lu Chan qui avaient adapté en leur temps leur art pour enseigner aux Empereurs, les Maîtres des années cinquante s’adaptent aux changements sociaux culturels… Le changement est inéluctable et cette idée imprègne toute la philosophie chinoise.

 

 

Une naissance difficile :

La forme 24 est la forme de base, passe partout. Largement diffusée, cette forme est sans doute la plus pratiquée.

Elle reçoit aussi l’appellation contrôlée « Forme de Pékin » ou « Petite Forme ». Se sont retrouvés une première fois Chen fa Ke (style Chen) Wu Tu Nan (style Wu) Li Tian Ji (style Sun) Gao Rui Zhou (style Li) Tian Zhen Feng et Zhang Wen Guang (style Yang)… ainsi que l’historien Tang Hao. La forme qui sortit de leurs réflexions s’avéra trop compliquée !

Un nouveau groupe d’experts dont Tang Hao et Li Tian Ji se retrouve en 1956 au sein de la  Commission Chinoise des Sports : leur mission (elle n’était pas impossible cette fois et ils l’ont acceptée) était de simplifier la forme Yang « longue », 108 mouvements.

Il en ressortit cette fois une forme de 24 mouvements tout à fait « praticable ». Elle n’est donc pas très ancienne !

 

Un peu d’histoire…

Le gouvernement, qui depuis 1953 avait dans l’idée de promouvoir le Wushu, souhaitait rendre populaire une forme courte, accessible à tous qui serait introduite dans l’éducation. Ce n’est donc pas un hasard mais une volonté : La Chine des années cinquante a besoin de faire oublier les écoles ésotériques et sectes secrètes d’arts martiaux de l’époque précédente. Elle désire gommer les marques de spiritualités trop envahissantes.

help.jpgPourtant, dans le souci de se démarquer de l’Occident, elle doit renouer avec une tradition typiquement chinoise et cherche ce qui dans la mémoire populaire fait l’identité de ce vaste territoire. Médecine chinoise, Qi Gong et Tai Ji Quan en font partie, mais trop estampillés « taoïstes ». Trop élitistes aussi à cause de leur complexité, et… voilà qui va complètement à rebours d’une politique de masse.

 

Pourquoi 24 mouvements ?

Il fallait une forme facile et dépourvue de signe (extérieur) de « combativité » : une forme sage. Enseignée à tous, elle supplantait les autres formes existantes (survivantes ?).

Une forme qui ne dure pas plus de 10 minutes pour que cela n’empiète pas trop sur le temps de travail, car cette forme était pratiqué par tous  collectivement dans l’entreprise : on maintenait sa santé et créait en même temps un esprit « de groupe ».

 

« Forme de Pékin, ça ne vaut rien » !

dispute.jpgLe raccourci est un peu saisissant, mais c’est une idée qui court… Pour les « durs de durs », les « vrais de vrais » (si, si, il y en a)!, qui d’ailleurs souvent ne connaissent que la forme « ancienne », ou « longue », ce bricolage de forme est sans valeur. On peut le concevoir, si on est attaché aux seules origines (quoique, elles sont bien lointaines… est-on bien sûr que l’on pratiquait ainsi ?).

Mais tout n’est-il pas que changement ? (mauvais esprit ce dragon Xiao Long !).

La forme 24 est « simplifiée », édulcorée, bref, c’est une forme light… Comme toute forme, elle apporte au corps et à l’esprit des bienfaits certains. Les enseignements techniques sont là aussi. Alors que lui reproche-t-on ?grognon.jpg

De ne pas être assez vieille ? (Ah, les jeunes, on leur en veut toujours !). De ne pas porter le tampon d’UN Maître ? (Ben voilà, le travail de groupe est dénigré !). D’être trop courte ? (Allez, soyons de mauvaise foi jusqu’au bout : on peut faire trois ou quatre fois la 24 sans s’arrêter et paf ! en voilà une de forme longue…).  D’être une forme « gouvernementale » ? (Elle a quand même eu le mérite de rendre accessible au plus grand nombre le Tai Ji Quan… y compris à nous, Occidentaux qui ne sommes pas forcément du genre à prévoir un plan quinquennal pour apprendre une forme longue…).

zen.jpgBref, Xiao Long en est persuadée, cette forme a ses mérites et son intérêt, tout comme d’autres formes plus courtes ou plus longues, en fonction de ce que l’on recherche dans le Tai Ji Quan, en fonction du temps que l’on a à accorder à notre pratique, en fonction de nos états d’âme, de notre santé… Il n’y a pas de bonne forme, de mauvaise forme…

Il n’y a donc pas de « jugement » de valeur à porter, il n’y a qu’à  pratiquer …

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:04

Il n’est pas toujours nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour voir de belles choses. Pour voir une pagode par exemple, pas besoin de faire ses valises : il suffit de « voyager » jusqu’à Sèvres.

La « Pagode du Cœur tranquille »  Tinh Tam » en vietnamien) a été construite par des artisans bénévoles vietnamiens, cambodgiens et laotiens à partir de 1982 qui y ont consacrés tous leurs loisirs : l’édification a duré 8 ans.

Mais comment est-elle arrivée là, au n°2 de la rue des Bois ?pagode-sevres-1.jpg

 

Dès 1954, après l’éclatement du Vietnam en deux zones, nombreux sont ceux qui s’exilent en France. Malgré leur souci de s’intégrer le plus rapidement possible, ils n’abandonnent pas les traditions familiales  et pratiquent chez eux le culte des ancêtres ainsi que la religion bouddhiste. La communauté va s’agrandir…

À partir de 1975, une nouvelle vague de réfugiés vietnamiens, cambodgiens et laotiens arrive en France  (chute de Saigon en 1975, les communistes nord-vietnamiens prennent le pouvoir sur tout le territoire).

jean-sainteny.jpgUn homme, Jean Sainteny, dépêché en son temps par de Gaulle au Vietnam, devenu un spécialiste de l’Extrême-Orient et poursuivant une brillante carrière politique, est touché par la situation des réfugiés.

Il sait à quel point la religion est source de réconfort, il obtient de faire aménager pour eux un temple bouddhiste… Oui, mais… où pourrait-on trouver un endroit ? Ce sera finalement… dans le bois de Vincennes… dans une des « huttes » rescapées de l’Exposition Universelle de 1931. Ainsi, c’est le pavillon du Cameroun qui deviendra Grande Pagode du bois de Vincennes en 1977… pas vraiment un look de pagode, mais l’important est que désormais, un lieu existe.

La communauté asiatique s’agrandit encore et de nombreux Chinois s’y adjoignent. Il est question de construire une pagode plus conforme à la tradition. Les fonds seront fournis par les diasporas asiatiques du monde entier et de nombreuses donations.

Cette pagode « universelle », coincée entre des immeubles tout ce qu’il y a de plus « occidentaux », rassemble des matériaux venus de différentes régions d’Asie, briques vernissées de Chine, parquets de chêne, de 800 ans d’âge !!!, de Thaïlande… Le monument comporte comme le veut la tradition 3 étages. Une salle de culte au 1er, une chapelle consacrée à Avalokitesvara, déesse de la miséricorde au 2ème, le tout chapeauté d’un « clocher » en forme de stupa contenant une relique de Bouddha.

La pagode symbolise l’ascension de l’esprit dans sa quête de perfection spirituelle. Le jardin dans lequel un grand Bouddha doré est allongé, est avant tout un endroit destiné à la méditation : lotus, roue du dharma, lions de pierre protecteurs… et même un bananier…pagode-sevres-013.jpg

Une grande partie des 150.000 asiatiques – mais pas uniquement- de la région parisienne s’y retrouvent le dimanche. Le bouddhisme compte de plus en plus d’adeptes non asiatiques, car cette philosophie de vie attire. Et la pagode est ouverte à plusieurs cultes (autel dédié à Ganesh…).

Les visites sont autorisées le dimanche de 9h à 18h, de préférence en dehors d’heures de culte bien sûr. Et la pagode vaut vraiment le détour !

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:10

"Même le cheveu le plus fin a une ombre".A3254_w.jpg

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 16:14

Il existe un nombre faramineux de formes et de styles de Tai Ji Quan. Rien que dans notre style officiel, il y a la forme 8 mouvements, la 16, la 24, la 88 sans parler des deux formes 48 et 42 (même si elles ne sont pas du Yang « pur sucre », elles font partie du package !). Alors, si on y ajoute une ou deux cuillérées d’épée (18 et 32 par exemple), une pincée de sabre (13 postures), deux ou trois feuilles d’éventail et qu’on touille tout ça avec une petite lance ou un bâton… on a bien de quoi occuper une vie et même plusieurs !!!

063a0132.gifIl ne faut pas cependant, et même si cela est tentant, succomber à la collectionnite aigüe…

C’est une maladie qui se répand assez facilement par contact (« Tu as vu eux là-bas, ils connaissent celle-là et nous non, allez, il faut qu’on s’y mette ! ») et même au seul visuel (« Wouah, elle est vraiment intéressante cette forme, il faut absolument que je l’apprenne ! »).

Xiao Long connait cette maladie (il a été atteint comme tous les enthousiastes !) et il vous rassure : elle n’est pas incurable si on lui accorde du temps et si on est (… devient) raisonnable.

Voilà le mot lâché ! Le temps…

 Car,  accumuler simplement des formes comme on pose des timbres de couleurs dans un album, ce n’est pas si compliqué avec un peu de mémoire. Mais il est frustrant souvent d’apprendre une forme puis de devoir l’oublier aussi sec pour en apprendre une autre que l’on aura  pas le temps d’approfondir avant de passer … à la suivante ! Alors, si on souhaite progresser en douceur, sans torturer ses neurones, sans faire exploser son planning, l’apprentissage d’une forme peut s’envisager selon ces étapes :

 

tai-ji-donjon--2-.jpgApprendre une forme : Une bonne mémoire visuelle, une belle régularité dans la pratique et un peu d’huile de coude sont suffisants pour apprendre une forme. Cette phase peut durer plus ou moins longtemps, nous ne bénéficions pas tous des mêmes facilités d’imitation. Gérer le corps dans l’espace, coordonner, demande un réel travail de concentration. Chacun doit prendre son temps, ne rien bousculer : il n’est pas raisonnable de vouloir poser le toit de la maison s’il manque un pan de mur ! Il faut avancer à son rythme propre sans se décourager. Et on est content à chaque « pas » réussi ! Car tant que l’on se pose des questions sur le mouvement qui va suivre, (« C’est lequel déjà ? », « Comment j’avance là ? Zut, c’est quel pied ? », « Mince ! C’est le bug complet : Qu’est-ce que je fais après ! »). Enfin, le niveau 1 est atteint, les pièges sont déjoués et on sort des oubliettes !

    physique-chateaux-sable.jpgConnaitre une forme : Une fois mémorisée la forme est connue, « en surface ». On sort des geôles, le châtelain nous libère !  C’est un peu comme une « récitation » par cœur : elle est encore « légère », un peu « coquille vide ». Mais on apprécie déjà de ne plus avoir à froncer le sourcil en permanence et on a le sentiment d’avoir réussi quelque chose.

 Approfondir une forme :

Sherlock-Holmes.pngVoilà qui commence à devenir très intéressant ! Il n’y a plus de question réelle sur l’enchainement proprement dit… et une foule d’autres choses surgissent. On se sent bien en faisant cette forme, mais la tête reste active et on peut commencer à « remplir » vraiment la coquille…

On détecte alors les mouvements où l’on n’est pas 100% à l’aise et on cherche l’origine jusqu’à trouver la respiration juste, la bonne position du corps, la finition juste… On sort la loupe et on peaufine : quelle est/sont la/les  finalité(s) martiale(s) de ce passage, est ce que mon mouvement est cohérent avec ces interprétations ? On envisage aussi le point de vue énergétique, cet insaisissable, on « s’écoute », on affine les sensations… Bref, on creuse ! On ne creuse pas tous pareil, ni dans la même direction… peu importe, ce qui compte c’est de creuser… Et on atteint le niveau 4, le donjon !

tai-ji-donjon--7-.jpgS’approprier une forme :

On a bien gratté et on commence à personnaliser « sa » forme. On a fait des choix dans les réponses à nos questions et on va opter pour ce qui « nous » parle le plus. Voilà ce qui explique les différences de réalisation d’une même forme, chacun s’y investit et donne un accent particulier à la forme… et quoiqu’on en dise, c’est bien. Cela ne signifie pas que tout est fini : il faut savoir retourner vers les fondamentaux régulièrement pour éviter d’aller trop loin et « dé-former » les mouvements, il faut prendre le temps toujours et encore de vérifier la cohérence martiale et énergétique de ce que l’on s’est approprié. Nous voilà dans l’escalier à vis (sans fin) qui monte vers le sommet du donjon !

 Apprécier, profiter du travail accompli.

tai-ji-donjon--4-.jpgIl n’empêche qu’on peut s’arrêter tranquillement (à chaque meurtrière !) et admirer le paysage : on est de mieux en mieux et on ne va pas bouder notre plaisir ! Bref, c’est le nirvana du pratiquant, il ne réfléchit plus… il ressent, il flotte ! (Non, il n’a pas mis la main sur une des plantations de l’herboriste !). tai-ji-donjon.jpg

 

Attention cependant à l’ivresse des sommets ! Il faut accepter que les autres, partis dans d’autres directions, s’épanouissent aussi et ne pas vouloir imposer son propre chemin en pensant qu’il n’y en a qu’un et que c’est uniquement celui-là le bon !

tai-ji-donjon--6-.jpgHumilité et ouverture d’esprit restent les qualités fondamentales du pratiquant qui gravit les marches de cette tour (pas infernale du tout !). Et un petit pique-nique de temps  en temps avec les autres joueurs permet d’échanger les idées et les expériences… et on s’aperçoit alors que l’on est encore un tooooout petit dragon qui a bien des choses à apprendre… et c’est tant mieux ! D'ailleurs connaissez vous seulement le style de l'Ecureuil?tai_chi_chuan.jpg

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:08

"Le sucre fait ressortir le sel".yin-yangpandas-design.jpg

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:41

pandas-gc3a9ants.pngDepuis un peu plus d’un mois à présent Huan Huan (欢 :Joyeuse) et Yuan Zi (仔 : Rondouillard) habitent Saint Aignan sur Cher, ce qui doit un peu les dépayser de Chengdu, leur ville natale, tout de même ! Mais ils sont là pour une dizaine d’années et auront tout le temps de s’adapter.

Ces nouveaux venus aux prénoms inoubliables ( !) sont âgés de trois ans et ont fait la une récemment : ce n’est pas tous les jours qu’un Boeing 777, surnommé le « Panda Express » atterrit à Paris ! La Chine « prête » ces deux pandas afin qu’ils se reproduisent et que l’espèce soit préservée. Le panda géant reste le symbole de toutes les espèces menacées, il était donc bien normal que leur arrivée soit entourée  d’une agitation médiatique particulière…

137765228_10.jpgEt que l’on déroule le tapis rouge pour ce Yin-Yang à quatre pattes, car le concept de la « diplomatie du panda » ne date pas d’hier : déjà sous les Tang, offrir des pandas permettait de resserrer des liens entre la Chine et d’autres pays. Le panda est un « trésor national ».  De nos jours, il ne s’agit plus de cadeau, mais de « prêt » à long terme. Le panda reste un « émissaire d’amitié », même si cela a un coût : le transfert (non on ne parle pas de joueurs de foot, mais bien de pandas !) a coûté 750 000 euros et un don d’un million et demi a été fait à l’association chinoise des zoos. Tout se négocie…

49246d36xb8eb7f4a2b01690.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux gros nounours blanc et noir à la tête toute ronde ne peuvent cependant pas laisser insensibles.

Le panda ne vit que dans le centre de la Chine, dans les montagnes du Sichuan et du Tibet (1800 à 3400m). Voilà pourquoi ils ont bien apprécié les jours de neige! 

  Les-pandas-de-Beauval-se-presentent-au-public reference En chinois, on le nomme « ours chat », xiong mao , et certains pensent qu’il est plus proche des ratons-laveurs (gros le raton-laveur !) que des ours. Dans tous les cas , il grimpe aussi bien qu'un chat dans les arbres (bon, d'accord, c'est pas le même poids et il faut bien choisir l'arbre...)

On signale sa présence dans des textes chinois du XIIème siècle, où on parle de lui en le décrivant comme un « animal blanc et noir qui ressemble à un ours et mange du cuivre et du fer ». Il faut dire qu’apparemment, il adorait alors mordiller les ustensiles de cuisine dans les villages…

panda_arbre.jpg 

Les légendes sur son compte sont nombreuses :

Une histoire chinoise raconte qu’il y a bien longtemps les pandas étaient tous intégralement blancs.

panda_.jpgUn jour, une fillette, la cadette de quatre sœurs, meurt, les pandas, habitués à jouer avec elle qui les comprenait si bien, sont désemparés. Ils trempent leurs pattes dans de la cendre en signe de deuil. Ils se frottent les yeux pour essuyer leurs larmes abondantes et se consolent et se réconfortent mutuellement en s’entourant de leurs pattes. Enfin, ils se bouchent les oreilles pour ne plus entendre les tristes lamentations des autres… et les traces de cendre sont restées sur leur fourrure en souvenir de ce pénible jour.

Le-panda image player 432 324Un autre conte dit qu’une bergère aurait sauvé un bébé panda qui allait se faire dévorer par un léopard. La malheureuse bergère s’interpose avec courage mais… c’est elle qui se fait croquer. Les pandas, émus et reconnaissants pleurent et se recouvrent les pattes de cendre pour respecter les rites de la région.

 

 La réalité est tristounette elle aussi:

Seuls 1600 pandas environ vivent encore en pleine nature, leur habitat se réduit sans cesse, et de plus, les forêts de bambous nécessaires à leur survie disparaissent parfois naturellement :tous les 10 à 100 ans le bambou fleurit, puis meurt : il faut attendre une dizaine d’années pour qu’ils atteignent une taille suffisante  pour servir de cantine aux pandas.

Très menacé, mais bénéficiant d’une grande popularité en Chine et à l’étranger (et sa bonne bouille y est pour quelque chose !), plusieurs projets existent en sa faveur (réserves, gardes spécialisés dans la lutte contre le braconnage…).

 

Espérons que l’histoire du panda se terminera bien et que nous n’aurons pas à nous frotter les mains dans la cendre !

 

 POUR EN SAVOIR PLUS :

Les photos sont celles représentant Huan Huan et Yuan Zi, vous en aurez plus encore  en allant visiter le site du ZooParc de Beauval, on peut y voir aussi des vidéos. 

http://pandas.zoobeauval.com/

 

 panda3.gif

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:44

"Le ciel ferait-il tomber des petits pains qu'il faudrait encore se lever tôt pour les ramasser".chine-baozi_1234693005.jpg

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:31
lee-bruce-02-g.jpgLi Jun Fan ou Li Xiao Long est une personnalité incontournable pour tout pratiquant d’arts martiaux que l’on fasse dans l’explosif ou dans le tranquille…. Né une année du Dragon à l’heure du Dragon, son surnom « Xiao Long » lui ira comme un gant !
Et malgré ce beau nom chinois, Li Xiao Long, fils d’un comédien vedette de l’Opéra de Canton,  est américain : il est né dans le quartier de Chinatown à San Francisco en 1940. Si je vous dis que cet homme était philosophe, artiste martial, acteur, réalisateur, producteur, scénariste et qu’il créa sa propre voie martiale, le « Jeet Kune Do »… peut-être aurez-vous deviné de qui il s’agit?
Il semblerait que son prénom américain lui ait été donné par… une infirmière ! Mais il n’en profitera pas tout de suite puisqu’il repart vers Hong Kong avec ses parents. Très tôt il jouera dans des films hongkongais introduit dans ce milieu par son père. Ce n’est qu’adolescent qu’il découvre la passion de sa vie : les arts martiaux.
images.jpgS’il est passé par la case Tai Ji Quan, c’est le Wing Chun surtout qui va former sa technique grâce aux enseignements de Yip Man puis de William Cheung
  
(car Li fut exclu de l’école de Wing Chun à l’initiative de quelques jaloux sans doute ( ?!) sous prétexte que sa mère, au quart allemande, était donc étrangère et que Yip Man avait toujours refusé d’enseigner aux étrangers…)
Finalement, ses parents décident de renvoyer en Amérique ce fils turbulent et bagarreur qui n’était pas sans ennemis… Bruce enseignera le Kung Fu dans les parcs et intègre l’Université de Washington pour y bruce-2.jpgétudier la philosophie.    
Petit à petit, son expérience personnelle et ses réflexions philosophiques le poussent à créer son propre art martial : « La voie du poing qui intercepte », le Jeet Kune Do, plus pratique, plus fluide que le Kung Fu, adapté au combat réel, où techniques de boxe anglaise, de self-défense, de Kali se côtoient. (Le JKD sera même enseigné aux Forces Spéciales américaines).
 
Suite à une blessure, immobilisé pendant six mois, il entreprend de mettre sur papier ses réflexions et croquis sur l’art du combat: « Tao of Jeet Kune Do ».
Bruce-Lee-Pictures-Latest-3.gifIl n’y a pas que le « petit » Bruce Lee bondissant et hurlant des films qui l’ont fait connaitre en Europe, c’est pourtant souvent cette image qui domine… Loin du « tout dans les muscles et rien dans la tête », Bruce Lee est un vrai penseur.
 
« Absorbe ce qui t’est utile, rejette ce qui ne l’est pas, ajoute ta propre expérience ».
 
Corps et esprit ne font qu’un et participent de l’Univers, on s’oublie soi-même, cette idée n’est pas nouvelle. Et la citation qui suit en rappelle d’autres plus anciennes :
 
« Vide ton esprit. Sois sans forme, informe, comme l’eau. Tu mets de l’eau dans une tasse, elle devient la tasse. Tu mets de l’eau dans une bouteille, elle devient la bouteille. Tu mets de l’eau dans une théière, elle devient une théière. L’eau peut couler ou elle peut tout balayer sur son passage. Sois l’eau, mon ami. »
 
 
 
Le Wu Wei, le non-agir reste la clé, pour faire face efficacement, on est relax (et non inerte !), prêt à s’adapter, à accepter ce qui se présente. Pas de but ou de mobile, pas de calcul, le mouvement surgit du vide.
 
Mais il va plus loin: il n’y a pas pour lui un style de combat unique ou meilleur qu’un autre. Les techniques préétablies figent le corps et l’esprit. L’art martial est une expression de soi, pour cette raison se soumettre sans réflexion à une seule doctrine est un obstacle à l’épanouissement de la personne. Les techniques sont apprises pour être oubliées, ne plus avoir de techniques, c’est les avoir toutes et la réponse devient spontanée, automatique, libre.
 
Compréhension, expérimentation, simplicité permettent de développer une « auto-connaissance ».
 
 
 
 « Une fois que tu connais les racines, tu peux comprendre les bourgeons ».
bruce-lee.jpgPour en savoir plus (avant de tout oublier…) le livre « Tao du Jeet Kune Do »…
 
 
 
 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:17
Et  voilà ! Les meilleures choses ont une fin, notre dernière pièce arrive aujourd’hui… Et on peut commencer à reposer les neurones : le mouvement est assez simple.
ba-duan-jin-8.jpgLes pieds sont joints, les bras détendus le long du corps. On soulève les talons pour monter sur la pointe des pieds, en tirant sur Bai Hui. Griffer le sol. Rester un moment. Regarder devant.
Redescendre doucement les talons vers le sol, puis taper le sol avec les talons. Regarder devant.
On répète ce mouvement 7 fois. Apparemment rien de bien sorcier.
Il faut cependant être vigilant :    

Hors de question de se laisser tomber du point le plus haut en frappant des talons, on y va gentiment, le but n’est pas de secouer tout notre bel empilage de vertèbres, ni de bouleverser nos petits neurones en les agitant dans le bocal.

Le corps reste détendu  et pour cela un bon équilibre est de mise (alors, pas d’excès de zèle sur les pointes des pieds…). Ainsi les épaules restent basses, la nuque n’est pas raidie.

 

 Les effets :

 

points jing des piedsLes orteils serrés et agrippés stimulent les méridiens des membres inférieurs : Toute la famille digestive est dans le coin (Estomac, Vésicule, Foie, Rate)  de même que Rein et Vessie.

Taper des talons simule la colonne (si on y va tranquiiiille) ainsi que les méridiens de cette zone. La circulation du sang aussi est améliorée.

Cet exercice améliore aussi les sensations au niveau des pieds (ces grands oubliés, tout au bout là-bas, toujours enfermés dans leurs chaussures !!!), on renforce les muscles qui bien sont sollicités, car il ne faut pas oublier que les pieds participent activement à l’équilibre (une évidence que l’on a tendance à occulter : que ferait un arbre sans ses racines ?).

NB: F pour Foie, E pour estomac, VB pour vésicule biliaire, V pour vessie, RP pour rate/pancréas.  
The (happy) end :

Une fois le mouvement fini, les bras se placent de chaque côté du corps, paume vers l’arrière puis passent vers l’avant pour se poser sur la zone Dan Tian, main droite dessous pour les femmes et main gauche dessous pour les hommes. Le regard est toujours posé vers l’avant. On respire calmement, naturellement. Tout le corps est détendu.

Enfin, on laisse descendre les bras le long du corps… Et on ne se précipite pas sur sa « listedetrucàfaire » ! On prend son temps pour sortir des exercices. On peut aussi se masser les mains puis le visage et profiter encore de ce moment de détente.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:56

"Une route se trace avec les gens qui y marchent."marche.jpg

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.