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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:44

 

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre »

présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 –

MPC.

 

Il est important de comprendre comment nous fonctionnons, de découvrir les ressources que nous propose notre organisme qui, à l’image de la Nature, est capable sans cesse de s’adapter à de nouvelles conditions.

En réalité, l’éducation que nous recevons ne nous apporte que peu d’éléments sur le fonctionnement de l’être humain et sur l’interaction entre physique et spirituel, au sens philosophique du terme. Nous nous préoccupons davantage de la surface, de l’extérieur de notre corps, que de ce qui se passe à l’intérieur. Phénomène de société, symptôme finalement d’un déséquilibre qui accorde plus d’importance à ce qui se voit, au manifeste, qu’à ce qui est latent et se passe en profondeur.

 Il est bon d’élargir nos connaissances par un questionnement intelligent.

 

Le terme « équilibre » nous vient du latin « aequilibrium », de « aequus » : égal et « libra » : balance, poids. Ce concept décrit les situations où les forces  en présence sont égales.

Communément, l’équilibre se définit comme une attitude, une position stable, généralement verticale. Le poids est réparti également des deux côtés d'un point d'appui, de sorte que l’on ne bascule ni d'un côté ni de l'autre. Mais on ne se rend pas compte que ce processus n’est simple qu’en apparence, et qu’il repose en réalité sur un jeu de forces. La stabilité vient d’une dynamique, que l’équilibre soit statique ou dynamique.

 

PHOTO XIAO LONG

En effet, un équilibre peut être « statique ».

 

Et c’est bien là une première découverte : Debout, être debout, rester debout : c’est déjà une recherche d’équilibre. En restant simplement debout pendant un moment, immobile, nous pouvons sentir le corps osciller, aller de l’avant vers l’arrière, de l’arrière vers l’avant, et prendre conscience de la permanente accommodation qui est nécessaire pour se maintenir naturellement à la verticale sur nos deux pieds. Être immobile signifie réaliser un équilibre grâce à des ajustements constants. Ainsi l’équilibre « à l’arrêt », n’est pas réellement statique, au sens où nous l’entendons communément.

 

Mais un équilibre peut être également dynamique.

 

Pour un équilibre dynamique, le système est plus complexe, puisqu’il faut gérer en plus le déplacement du corps : des rétroactions de sens contraires peuvent se produire pour maintenir ou rétablir un certain niveau d'équilibre. Ces mécanismes peuvent s’opérer de manière réflexe, et font appel aux systèmes musculo squelettiques et au système nerveux pour permettre les mouvements qui permettront de s'adapter au contexte de la pesanteur.

PHOTO XIAO LONG

L’équilibre de l’homme a été analysé comme celui d’une grande structure qui reste debout sur une surface d’appui relativement petite.

Le squelette constitue la charpente du corps. Il est formé de 206 os reliés, pour la plupart, par des articulations. Il a pour rôle de supporter le poids du corps, de permettre sa mobilité et de protéger les organes internes. Le corps de l’homme est donc un ensemble de chaînes articulaires. Chacune de ces chaînes est composée de nombreux segments reliés par des articulations.

Pour chaque segment de notre corps, les forces de gravité doivent être rééquilibrées. Chaque segment repose sur un segment placé plus bas et l’articulation fait fonction de support.

Les surfaces des articulations étant très petites, le soutien du segment est difficile.

( … )

Les efforts d’un individu, pour maintenir la position verticale, résultent de micros mouvements incessants qui assurent un équilibre dans les 3 plans de l’espace: à la fois dans le plan sagittal antéropostérieur, dans le plan frontal, et aussi dans le plan horizontal.

Dans le plan sagittal avec mise en jeu des muscles antéropostérieurs.

Dans le plan frontal grâce à un système de haubans musculaires tendus entre la colonne vertébrale et les ceintures scapulaires et pelviennes.

Dans le plan horizontal avec mise en jeu des muscles rotateurs internes et externes. Le corps humain comprend plus de 650 muscles qui lui permettent de se mouvoir.

 

On voit combien ce mécanisme est complexe. C’est ainsi que l’on s’aperçoit que nous passons notre temps à réaliser un équilibre fugace. Si le moindre élément ne tient pas sa place, l’ensemble de la structure en est affecté et doit compenser cette faiblesse.

 

 

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Published by Xiao Long - dans PRINCIPES et FONDEMENTS
11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 09:54

 

 

A qui sait attendre,

 le temps ouvre ses portes.

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 09:44

 

« Pèlerins des nuages et de l'eau », voilà un titre tout à fait de saison ! C’est le nom d’une œuvre de l'artiste japonais Torao Yazaki, sur lequel il est bien difficile d’avoir des informations.

 

PHOTO XIAO LONG

 

Né en 1904 à Paris semble-t-il ; il y serait décédé en 1988…. Cette « petite » sculpture de bronze a été créée en 1971. Elle représente des pèlerins, bouddhistes, et trône dans le bois de Vincennes à proximité du lac Daumesnil, du centre bouddhiste Kagyu-Dzong et de la pagode de Vincennes.

Le patriarche, assis en tailleur, est encadré de  six  pèlerins zen dont sur un large pavé de bronze, un pieux à sa gauche, en prière de la manière la plus respectueuse, un autre agenouillé à droite derrière le maître, quatre sont debout derrière, l’un tête nue et les trois portant de grands chapeaux de paille, qui les abritent de la pluie et du soleil...

 

PHOTO XIAO LONG

 L'un des côtés du socle en pierre porte le nom de l'œuvre « Unsui Gunzo »*  雲水群像, calligraphié en caractères chinois par le calligraphe Hiragushi.

 

PHOTO XIAO LONG

 Cette sculpture vaut (le tour et) le détour et il faut tranquillement la regarder et tourner autour d’elle pour voir avec quelle richesse la scène est dépeinte. L’original se trouve au Temple de Sojiji  qui fut jadis l’un des plus importants temples du bouddhisme zen au Japon, mais a été bien endommagé par tremblement de terre en 2007  . Le comité japonais de soutien à l’Institut international bouddhique a offert ces statues  à la ville de Paris en témoignage de  l’amitié franco-japonaise.

*雲水群像: les nuages , l’eau , le groupe , la statue.

L’idée est que comme les nuages et l’eau ces pèlerins se déplacent au cœur de la nature à la recherche de la vérité...

 

PHOTO XIAO LONG
PHOTO XIAO LONG

 Si vous passez par là le jour de la cérémonie du jour de l'an... faites une halte et... méditez...

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 17:46

 

 

On ne s’égare jamais si loin

que lorsqu’on croit connaitre la route...

 

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 17:38

On pourrait faussement croire que les communications entre les pays étaient autrefois  peu performantes et peu fréquentes … quoique, en ce moment, évoquer les communications, les transports, les trains, les métros … c’est un peu délicat ! Il faut peut-être songer au bateau ?  Que Petit Dragon vous raconte l’histoire d’un petit bateau sur l’eau…

En 1323, il y a donc un petit moment, sombrait au large des côtes coréennes un navire marchand de la dynastie chinoise des Yuan, les cales remplies  d’une multitude d’objets. Il était  en route pour le Japon. Son épave est restée enfouie dans les eaux de Sinan un grand moment et  six siècles et demi plus tard, après onze campagnes de fouilles (1976-1984), cette épave a refait « surface » grâce à un pêcheur : il  naviguait au large de Jeungdo, une île du canton de Sinan (province du Jeolla du Sud), et a ramené dans son filet six vases de céladon ! Drôles de poissons !

Bien sûr, la rumeur se répand vite et même si des fouilles officielles sont prévues, les pillards sont bien tentés d’aller fureter, attirés par ces objets précieux qui, la rumeur enflant, sont certainement innombrables.

Les eaux environnantes ont finalement été classées en zone de protection du patrimoine culturel.

 

 

L’épave n’était pas très fraiche après plus de six siècles, on le conçoit ! Le pont et la mâture étaient presque entièrement recouverts de rouille, mais la boue avait préservé la coque en l’empêchant de prendre l’eau. À l’époque de sa découverte, le navire mesurait 28,4 mètres de long, sur 6,6 mètres de largeur maximale et 3,4 à 3,8 mètres de profondeur (sans doute a-t-il un peu rétréci au « lavage »).

 

Extraire les objets ne s’est pas fait sans peine (peu de visibilité, couche de boue considérable…), mais la découverte de ce navire marchand parti du port de Ningbo, au sud de Shanghaï , à destination de Hakata et de Kyoto a permis d’éclairer bien des aspects du commerce de cette époque: on y a trouvé  plus de 20 000 pièces de porcelaine (dont 5 303 pièces de porcelaine bleue et blanche… C’est bon, on peut changer les assiettes à chaque service…), des objets en métal variés, des laques, des verreries, des poteries en grès, des articles en os et en corne, des épices (notamment du poivre noir et du genévrier de Chine), des pierres à encre, des thés, des plantes médicinales et des céréales diverses…

 

Le succès que connaissaient alors les produits de provenance chinoise au Japon est incontestable, que ce soit les productions  céladon issues des fours de Longquan (province de Zhejiang), les vases et encensoirs, les théières et ustensiles destinés à la consommation de thé comme les bols, bocaux ou étuis ou encore les meubles en bois de rose ( on parle de 1 017 pièces, sans doute pour ranger la vaisselle J!).

Il y avait même des pièces de monnaie chinoises en cuivre (28 tonnes !!! Il faut un très gros porte-monnaie…). Chaque paquet de pièces portaient une étiquette en bois décrivant le contenu, la somme, la date et le nom du propriétaire  (le Japon n’émettait pas sa propre monnaie, il lui fallait faire venir ces pièces chinoises !).

La cargaison est maintenant exposée au musée maritime national de Mokpo (Corée) qui en 2016  célébrait le quarantième anniversaire de la première découverte de l’archéologie sous-marine coréenne.

Alors,  si vous passez par là…

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 15:03

 

 

 L’année s’en va

Le chat demeure

 Sur mes genoux blotti.

 

SOSEKI

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 14:26

Extrait du mémoire « TAI JI QUAN, la voix de l’équilibre » présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 – MPC.

 

 

Il y a parfois confusion entre les termes tài jí quán et tài jí.

On utilise l’un pour l’autre en considérant « tài jí » comme une abréviation de tài jí quán en langage courant. Mais en voulant faire « plus court », on fait surtout peu juste. Il faut distinguer l’art martial de son concept fondateur.

 

Tài jí est le « faîte suprême », elle évoque l'idée de la poutre faîtière qui préserve l'existence de tous les êtres et les choses. Ce faîte suprême est le principe supérieur, au-delà duquel il n’existe rien.

 

Le tài jí quán, 太极拳, est une discipline, un art martial interne. Le premier caractère tài signifie très ou trop. Le second caractère jí signifie sommet, ou extrémité, ou pôle. Le dernier caractère quán signifie poing ou boxe.

La traduction proposée est le plus souvent « boxe du tài jí » ou encore « boxe du faîte suprême ». Le terme boxe renvoie à la dimension martiale de la discipline. Le terme tài jí renvoie quant à lui à la dimension culturelle et philosophique de cet art, à la notion de sommet ultime. De cette clef de voûte, qui soutient la structure entière de l’univers, naissent le yīn et le yáng.

Lorsqu’on parle communément  du « tài jí », on fait allusion en réalité au taì jí tú, 太极, concept taoïste appelé aussi plus simplement « symbole du yīn et du yáng ». On y trouve l’idée d'un axe principal, essentiel, du point central, du fondement originel de l'univers.

 

(…)

 

Si on reste fidèle à cette image, le tài jí quán, qui repose sur les concepts précédemment évoqués, est une pratique qui s’effectue sur la plus haute crête de la montagne, entre adret et ubac, sur l’ultime cime, entre yáng et yīn.

Yáng et yīn ne sont pas opposés mais complémentaires.

FireShot Capture 109 - Les caractères chinois du Yin et du yan_ - https___fr

Nous avons dans yīn et dans yáng une première partie commune qui symbolise une colline  colline.

 

(…)

 

La graphie moderne conserve lidée fondamentale avec le choix commun de « colline » associée à « lune » pour le yīn et à « soleil » pour le yáng.

FireShot Capture 110 - yinyang-pinyin – Association Yin Yang_ -

 

Le pratiquant se déplace sur un fil, sur un axe. Ce dernier représente l’équilibre parfait. Toute oscillation vers un côté est immédiatement compensée par une oscillation vers l’autre côté, pour réaliser un centre permanent et mouvant.

Le tài jí quán est la représentation parfaite de l’équilibre qui se construit sans cesse, et n’est jamais acquis, une mutation perpétuelle.

La forme est un cycle, elle est une vie qui se déroule et qui se termine là, où elle avait commencé. C’est le chemin du wú jí au wú jí, de l’indifférencié à l’indifférencié...

 

 

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Published by Xiao Long - dans PRINCIPES et FONDEMENTS
7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 14:54

 

Extrait du mémoire "TAI JI QUAN, la voix de l'équilibre"

présenté pour le passage du 6ème Duan fédéral en juin 2019 - MPC.

 

Le taì jí tú des origines selon Hú Wèi

 

Il existe encore une autre image possible, la plus courante et que nous associons directement dans nos esprits au concept yīn et yáng.  Elle nous est plus familière : celle du taì jí tú des origines.

Les Chinois l’appelle « poissons yīn et yáng ». Le point noir figure l’œil du poisson blanc, alors que le point blanc figure l’œil du poisson noir. Selon Hú Wèi (1633-1714), auteur de l’ouvrage « Discrimination des diagrammes de mutations »,  ce dessin représente le mouvement d'alternance des qì yīn, en noir, et yáng, en blanc. Inconcevables l’un sans l’autre, chacun recèle aussi le germe de l’autre. Lorsque l’un décline, l’autre prospère.

C’est cette image qui est aujourd’hui la plus connue. Le yīn évoque entre autres, le principe féminin, la lune, l'obscurité, la fraîcheur, la réceptivité … Le yáng, quant à lui, représente entre autres le principe masculin, le soleil, la luminosité, la chaleur, le mouvement …

 

Le taì jí tú de Lái Zhīdé

 

 Le taì jí tú de Lái Zhīdé[1] est une représentation ancienne moins connue. Créée par un néo-confucianiste et pratiquant taoïste de la dynastie Ming, elle est moins complexe que celle envisagée par Zhōu Dūnyí.

Lái Zhīdé1525-1604) est l’auteur d’un important commentaire du Zhōu yì, autre nom du Yì jīng. Nous y retrouvons le cercle bien sûr, mais il y a cette fois un fort axe central. Nous imaginons sans peine les concepts complémentaires de yīn et de yáng ainsi que la dynamique qui anime l’ensemble, grâce à la spirale qui émane du centre et s’élargit vers l’extérieur.

 

Cette représentation souligne le rôle central de pivot du principe li[2].

« Cette spirale relie un cercle extérieur large à un cercle intérieur petit. La vision en creux est le lien par une spirale vide d’un vide infini extérieur à un vide limité intérieur. [3]»

 

L’idée fondamentale que l’on retrouve dans ces diverses représentations reste celle d’une interaction, d’un mouvement créateur d’équilibre. Cependant ces représentations ne sont que des dessins et nous donnent une image figée d’un processus tout en dynamique. C’est bien ce mouvement qui les anime et qui est la clé même de la compréhension de ces concepts.

Pour moi, le taì jí tú de Lái Zhīdé est l’image la plus adéquate pour symboliser notre pratique.

Le centre y est nettement matérialisé. Le centre librement s’exprime. Il suggère la dynamique de laquelle va naitre l’équilibre. On imagine aisément le mouvement de rotation, le tourbillon, qui nait de cet axe central fort.

Il figure l’expansion au sein d’un cercle, la rondeur, la solidité de la structure, la notion de « rempli », de spirale énergétique … Il peut figurer en même temps un vortex, qui absorbe, comprime l’énergie. Entre compression et expansion, il figure l’équilibre parfait.

 

 

[1] Lái Zhīdé (来知徳) :1525-1604,  néo-confucianiste et pratiquant taoïste de la dynastie Ming, auteur du Zhōu yì zhù (周易集注) (1598), important commentaire du Zhōu yì dans lequel se trouve son diagramme.

[2] Li, les lois de la nature antérieures au Qi, l'intelligence universelle en tant que cause efficiente, dans le Confucianisme.

 

[3] Extrait de l’article «  Spirale et logo de la Faemc » de Hugues Deriaz , Yi Mag n°5 juin 2017. Commentaire de la représentation du  « Fanghu waishi » de Lu Qianxu (vers 1550).

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Published by Xiao Long - dans PRINCIPES et FONDEMENTS
23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 14:42

 

Dans la rosée blanche

 Je m’exerce

 Au paradis

 

 

Kobayashi Issa

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 16:20

 

Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’en Chine pour voir de belles armes et armures anciennes. Quelques objets prestigieux qui viennent de la cour impériale chinoise sous la dynastie des Qing* sont présents au musée de l’armée à … Paris.

 

PHOTO XIAO LONG

On peut, entre autres, admirer un habit « de guerre » de l’empereur Qianlong (1711-1799). Cette tenue d’apparat était revêtue par l’empereur lors de grandes cérémonies militaires.

On n’y retrouve la symbolique habituelle : la couleur jaune, réservée à l’empereur, le motif du Dragon à cinq griffes que seul l’empereur avait le droit d’arborer. Même si cet habit est en soie, il reste militaire : des lamelles de métal sont fixées à l’intérieur.

 

 

On  voit bien dans cette exposition de nombreuses

PHOTO XIAO LONG

armes, haches, hallebardes, sabres, épées… et aussi le mousquet de l’empereur Kangxi: l’empereur Kangxi (1654-1722)  l’utilisa notamment lors d’une fastueuse chasse organisée en présence de sa suite et au cours de laquelle il abattit deux fauves (et voilà !!! encore deux tigres qui finissent mal).

 

En souvenir de cet exploit, et désireux de rendre hommage à son grand-père, son petit-fils Qianlong baptise cette arme « Esprit du Tigre ».

 

 

*Les Qing (1644-1911) sont des empereurs d’origine mandchoue. Kangxi et Qianlong sont les deux plus grands souverains de cette dynastie. Ces deux monarques agrandissent considérablement l’empire et  nouent  des  contacts bienveillants avec les missionnaires jésuites. Succédant aux Ming peu militarisés, les Qing ont apporté au cœur de la cité interdite les traditions de la steppe.

 

On y trouve également des armes et armures japonaises. Très travaillées, elles sont constituées d’éléments de métal laqué. Ils sont réunis entre eux par des lacets de soie. Ces armures japonaises allient souplesse et rigidité et sont conçues pour résister aux flèches plus qu’aux coups de sabre… mais elles seront perfectionnées par la suite !

 

PHOTO XIAO LONG

On y voit un kabuto (le kabuto est le casque porté par les samouraïs) en forme de queue de poisson des années 1720 au milieu d’autres aux formes parfois curieuses… très créatifs ces Japonais !

PHOTO XIAO LONG

 

De nombreuses armes dont un éventail, un sabre pour enfants, des tanto (couteau japonais légèrement courbe à un seul tranchant dont la taille de la lame est inférieure à 30 cm…) sont également exposées.

 

PHOTO XIAO LONG

Ainsi donc, pour les amateurs de beaux objets et d’armes de tous poils… une visite au Musée de l’Armée de Paris s’impose !!!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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