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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 18:19

Saisir la queue de l’oiseau, en voilà une idée curieuse !!! Lan Que Wei (saisir la queue de l'oiseau  ou du moineau selon les traductions finalement plutôt fidèles puisque Lan signifie serrer, attacher; Que: moineau, oiseau et Wei: queue, bout).

Ce mouvement regroupe 4 techniques de base du Tai Ji Quan : les
"4 portes" ou "4 potentiels" : Peng (parer), (tirer ou rouler vers l'arrière), Ji (presser), An (pousser).

Peng: offensif et défensif, il sert à parer, à se protéger, sert à pousser aussi: il est "expansif". C'est l'idée du ballon qui grâce à son élasticité reste solide et "plein", même si on appuie dessus pour le comprimer.
: tirer, une fois  le partenaire à la limite de l'équilibre, on le déracine: il est
"attractif"
et relativement passif, puisque on ne fait que poursuivre le mouvement initié par le partenaire qui avance vers vous (on ne tire pas comme un malade sur le bras de son malheureux partenaire...)
Ji: se fait avec les deux mains superposées, il est proche de Peng, il sert à propulser le partenaire: on ajoute à "l'expansif" de Peng,
l'"impulsif",
et la main en "Peng" se voit renforcée par l'autre main pour une plus grande efficacité.
An: absorbe et utilise les paumes, poing ou pied pour
pousser et déraciner le partenaire.

penglûan Yang Chen Fu

Comme ce mouvement, "saisir la queue de l'oiseau",  comprend les principes fondamentaux du Tai Ji Quan, certains le surnomment "Le petit Tai Ji ".



 

Bien, mais pour en revenir à nos dragons, dans le 16, que faisons-nous ?

Nous allons la saisir cette queue de moineau, d'abord à droite, puis à gauche dès que nous sommes sortis de nos nuages…on saisit notre "ballon", main gauche en haut, puis on déroule, comme pour Ye Ma Fen Zong, mais la main devant se place à l'horizontale  (et non en diagonale), puisque l'on "pare". Et PENG!
Puis la taille pivote légèrement, les mains se placent pour "tirer" en Lü. On tire en diagonale, vers le côté, pas de face, pour ne pas récupérer son partenaire, s'il était là, directement sur nos pieds… (Elémentaire, mon cher Watson !)
Puis on se replace de face, les mains se rejoignent et se positionnent pour le Ji. On part du principe que l'on "presse" à sa hauteur :

 

nos "adversaires fictifs" sont à notre taille (on ne s’en prend jamais à un plus petit !!! Ni à un plus grand d’ailleurs… pour d’autres raisons ?)  Cela nous permet par ailleurs de conserver les coudes et les épaules relâchées.

Enfin, après avoir absorbé, les mains se préparent à pousser.

Et voilà, le moineau est bien attrapé à droite, il n'y a plus qu'à s'occuper de celui de gauche! La chasse est ouverte !

(Xiao long n'a pas pu trouver de "ji"correct en illustration... il ne vous reste plus qu'à... le visualiser!)

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 10:04

"Le raisonnement le plus sage avancé par l'insecte fragile

ne vaut pas un rond de carotte en face de la billevesée redoutable

proférée par le puissant éléphant"

 FO PLI

(encore!)mal-tete3.gif

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 09:46

confuciusLe Docteur Samson Fo Pli, illustre héros d'une des aventures rocambolesques d'Achille Talon, sait faire face à tous les évènements, même les plus explosifs... et sait nous faire découvrir des proverbes inédits très... particuliers, inspirés d'une sagesse chinoise sans faille:

"Donne une pierre au sage, il en pavera son chemin.

Donne une pierre à l'imbécile, il montera dessus pour faire croire qu'il domine tout.

Donne une pierre au fou, il la jettera à la tête de n'importe qui, alors l'imbécile haranguera le sage, il lui dira:

-"Le fou est dangereux, reprends la pierre de ta route et frappes-en le fou" et le sage qui ne sait pas que l'imbécile en est un, suit son conseil et devient fou à son tour.

A la fin, le fou le plus fort chasse l'imbécile de sa pierre, monte dessus à sa place et devient le roi des fous: ceux qui l'ont toujours été et ceux qui le sont devenus."

Attention:   mal-tete2.jpg

1.Toute ressemblance avec des personnes ayant existé serait purement fortuite. 

2.Ne rien comprendre à cette histoire de fous est une preuve de grande sagesse...

3.Pas de souci: on finira bien par avoir la tête de Samson!

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Published by Xiao Long - dans LIVRE & FILM
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 11:54
_gateaux_lune_.jpgLa fête de la lune célébrée le soir du 15ème jour du 8ème mois lunaire est passée… C’est l’occasion de partager quelques recettes… et quelques vœux de bonheur ! On peut aussi échanger quelques histoires avant d’aller se promener dans les rues avec des lanternes en papier pour voir si la lune de mi-automne est bien ronde… derrière quelques nuages parfois…  
L’incontournable de ces festivités : le gâteau de lune bien sûr ! Tout rond et doré (comme une … lune bien sûr !), on peut d’ailleurs en trouver toute l’année, mais bon… il est meilleur ce soir-là, c’est sûr ! Il peut contenir un cœur en crème de dattes, de soja ou de haricots rouges. On en trouve au lotus ou même au durian (dont le goût est bien plus appréciable que l’odeur… si particulière que certains hôtels en Asie arborent un panneau « Interdiction d’apporter son durian du soir dans sa chambre ! »). Parfois le gâteau de lune contient un œuf (spécial ! Mais à tester !!!), ou des graines…
bo-bing.jpgXiao Long, en vrai spécialiste de la chose, en connait aussi des salés ou poivrés (poivre de Sichuan). C’est l’occasion aussi de goûter aux crêpes Bo-Bing (eh non, nous n’avons pas l’exclusivité de la confection des crêpes…). Salées, rondes et blanches (comme des… lunes…aussi), elles accompagnent la viande (hum ! Fameux avec du canard !) ou les légumes (un « truc à choper des vitamines » comme le dirait un dragon néanmoins ami de Xiao Long !).
Il doit bien rester encore quelques boites de ces fameux gâteaux dans le commerce…
Pour se lancer dans les  "CREPES BO BING":
5 épices (badiane, poivre de Sichuan, clous de girofle, cannelle, graines de fenouil),
magret de canard
miel
2 carottes
pousse de soja
crêpes chinoises
oignons crusbâtonnets de concombre
sel, poivre, sauce Hoisin Amoy
 
 
Émincer le magret de canard en fines tranches.
1.    Mélanger 2 c.s. de sauce Hoisin, 1 c.c. de miel et 2 c.c. de cinq épices. En enduire le magret de canard.
2.    Disposer les émincés de magret dans un plat et faire mariner 30 minutes.
3.    Découper les carottes et le concombre en fins bâtonnets.
4.    Plonger les pousses de soja 1 minute dans de l’eau bouillante.
5.    Préchauffer le four à 200°C et faire cuire les émincés environ 20 minutes.
6.    Préparer une sauce en mélangeant 4 c.s. de sauce Hoisin, 1 c.c. de 5 épices.
7.    Servir le canard, les légumes et la sauce sur les crêpes chinoises et les rouler avant de les... manger!
               
 
 Déjà paru sur le blog :
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 15:25

"N'oublions pas, comme l'a vociféré Lao Tseu jusqu'à son dernier souffle, que les plus grands voyages commencent par un simple pas, qu'il n'est d'écrit impérissable qui ne s'entame par une lettre, qu'il faut passer sa chemise avant de nouer sa cravate."

Samson Fo Pli

(Achille talon et le grain de folie)sage-inde.gif

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 13:48

Stress-Les fins d'années, les débuts d'années sont des moments propices aux bilans. Il est curieux de voir combien l'être humain a besoin sans cesse de comptabiliser ses acquis, ses capacités, ses manques, ses qualités, ses défauts...

C'est une arithmétique bizarre qui ne prend en compte que les moins le plus souvent: "je ne sais pas faire ça", "je n'ai pas pu aller là", "je n'ai pas eu le temps de finir ça", "il faudra que j'achète ça que je ne possède pas encore"... Bref, un peu maso sur les bords, on se complait à appuyer là où ça fait le plus mal...stress.jpg

Savoir apprécier ce que l'on a accompli:

Voilà un exercice de saison: au lieu de farfouiller dans l'immensité des choses qu'il nous reste "à faire", on peut se demander si ces buts que l'on s'impose sont vraiment essentiels... et comptabiliser ce que l'on sait, ce que l'on a appris et... apprécier cet état de chose.

 

Il en va dans le quotidien comme en Tai Ji Quan: il n'y a pas de fin à cette route, plus on avance et plus l'horizon s'élargit... Pas la peine alors de vouloir avancer plus vite, on finira tous de toute façon par arriver au même endroit... (Le plus tard possible, c'est d'accord! Wouah!! ça plombe l'ambiance!).

Alors que ceux qui pratiquent déjà se retournent et regardent le long chemin qu'ils ont déjà parcouru, qu'ils enregistrent leurs succès et les comptabilisent (quitte à faire l'addition autant regarder du bon côté, non?). Et que ceux qui vont se lancer dans le pèlerinage se félicitent déjà d'avoir pris cette décision... et qu'ils cheminent sans (arrière-)pensée.

hyperactif_dessin.jpg

Savoir faire le vide...

A parler en termes de "vide" et "plein", à croire que notre vie est pleine de vides si nous ne sommes pas en action perpétuelle... et nous craignons le vide.

 

 

...dans la tête:

D'ailleurs le temps passé "à ne rien faire", "à ne penser à rien", le temps vide, est très mal vu en général. Qui oserait avouer qu'il "n'a fait que" regarder le paysage, ou la pluie tomber , en ne "faisant" rien... sans culpabiliser. Pourtant, comme le dirait Raymond Devos: rien, c'est déjà quelque chose... Donc... (on essaye de suivre, allez, on se motive!!!), penser à rien, c'est... penser à quelque chose! Wouaouh!!!

De l'utilité de notre gentil Tai Ji Quan, ou de notre Qi Gong, car pendant que notre esprit, "pense" à faire respirer notre corps, ou à coordonner nos mouvements (harmonieusement, cela va sans dire!), notre tête se vide... (de la liste des courses, des tennis à scratch qu'il faut trouver pour Petit Bout qui rentre en maternelle, du classeur Kitty indispensable à Mademoiselle Milieu ou au pantalon trop court de dix centimètres de Monsieur l'Aîné, sans parler du coup de fil à passer à Tatie Amélie et à la pâtée pour le chat de Papy Arthur...). Bref, c'est un des rares moments où l'on se paie le luxe de ne penser qu'à UNE chose à la fois... relax.jpg

 

 

...dans nos maisons":

On aime accumuler les savoirs, et accumuler les objets... Non, nous ne sommes pas de grands malades, cela nous rassure tout simplement, on se crée une sorte de petit rempart, une petite couette confortable, qui absorbe les mauvais coups du sort... Mais, finalement, parfois, une maison ou une pièce trop pleine finit par peser aussi sur notre esprit... Ce n'est pas pour "rien" que nos amis asiatiques ont un faible pour les jardins et les intérieurs dépouillés (et en plus, il y a bien moins de boulot pour ranger ou couper-tailler!!!)

 

Bref: tableau-galets-et-fleurs-zen

Faire le vide, accepter le vide, apprécier le vide...

Penser à "rien-une-chose-à-la-fois", et nous voilà sur la (bonne) voie

(Xiao long fait ses excuses les plus plates pour cet article un peu trop plein sur le vide ... Non, je n'ai pas dit plein de vide, j'ai dit SUR le vide! Ce n'est pas si creux que ça...

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 17:37

nuage_clr.jpgAprès avoir repêché notre aiguille enfouie au fond de la mer et s’être aéré pour la peine à grands coups d’éventail, voilà que la météo change et que les nuages arrivent. Les nuages, ce n’est pas ça qui nous fait peur !!! On en connait un rayon (de soleil ?)

Arrivé en bout de « ligne », éventail ouvert (main droite devant, main gauche en blocage latéral, position gong bu, appui jambe droite), il est temps d’inverser la vapeur…

Et les pieds :

Le poids du corps repasse dans la jambe gauche. Le pied droit, libéré, pivote sur le talon (le pied se ferme) pour orienter la pointe du pied vers le « miroir » (c’est-à-dire qu’on se retrouve dans la position de départ), le pied gauche peut se permettre de glisser gentiment afin d’être parallèle au pied droit, (évitons la position chasse-neige qui n’est  pas du goût de tous les genoux…).

yoyo.pngPuis on va se déplacer vers la droite, ramenant le pied gauche près du pied droit (pas trop près ! Prenons garde à l’équilibre…), écartant le pied droit du pied gauche (pas trop loin ! Prenons garde au jeu du yoyo…   ), ramenant à nouveau le pied gauche près du pied droit. Le poids du corps va s’installer dans la jambe gauche : le pied droit reste pointé (en attendant la suite des évènements !)

Et les bras :

Au moment où le poids du corps passe dans la jambe droite, la main droite descend tranquillement pour amorcer le mouvement des nuages. La synchronisation pieds/mains est un point délicat. On peut globalement se repérer sur trois points : quand la main droite est en haut, le pied gauche est allégé ; main/pied sont sur une diagonale. Quand les pieds sont rapprochés, les mains sont au centre, droite en bas, gauche en haut. Quand je déplace le pied droit vers la droite, la main gauche est en haut… C’est pas du beau Yin Yang ça ?

Une fois /, une fois I et une fois \ (ce n’est pas une histoire belge !)

Et la tête (alouette) :

Le regard suit le mouvement des mains : on suit le mouvement, pas les mains ! Si votre regard se fixe sur la main elle-même, au deuxième nuage, on perd la tête ! (et dans la 88 où il y en a 5 de suite, on a le tournis  !!!). Il s’agit d’avoir sa main « en visuel », la voir ne signifie pas la regarder, la fixer (et si on veut en lire les lignes, il vaut mieux s’arrêter…)

Accessoirement… il peut être utile de respirer (Prenons garde à ne pas devenir tout bleu…). Main droite en bas, inspirer, main droite en haut expirer…

16nuages1.png

16nuages2.png16nuages3.png

 

 

 

 

 

 

16nuages4.png16nuages5.png16nuages6.png

 

 

 

 

 

 

Le mouvement reste léger, sans à-coups ni crispation des mains, et ce, même si l’on souhaite exprimer une intention martiale.

 

 Le mouvement s’appelle Yun Shou, « les mains dans les nuages » et pas « casser le bras du débardeur des halles » (beaucoup moins poétique et aucunement céleste).

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Published by Xiao Long - dans 16 MOUVEMENTS
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 12:06

"Le voyageur le plus avisé n'a nul besoin d'emporter davantage de chapeaux qu'il n'a de têtes."

Samson Fo Pli

(Achille talon et le grain de la folie)achille-talon_thumbnail.jpg

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 10:21

lecture.gif« Voyage d’une parisienne à Lhassa », « Journal de voyage » (deux tomes) d’Alexandra David Néel : Voilà quelques récits de voyages pour agrémenter les soirées d’automne ! Cette femme exceptionnelle est fascinée par la civilisation tibétaine. Elle est prête à tout pour découvrir Lhassa, la capitale interdite et nous raconte ses aventures, et c'est vraiment un peu autre chose que Koh lanta et compagnie...

15294__alexandra_fdavid_neel.jpgLouise Eugénie Alexandrine Marie David, née en 1868, est une femme hors du commun à plus d’un titre.

 

Tout d’abord sa famille : son père, instituteur, était franc-maçon et de souche huguenote ; sa mère était belge d’origine scandinave et sibérienne et catholique. Assez tôt, Alexandra s’intéresse aux idées anarchistes de son époque et au milieu des féministes.

Chanteuse d’opéra (elle chanta à l’opéra d’Hanoï, puis à Athènes, à Tunis…), cette  orientaliste, tibétologue, journaliste, franc-maçonne, écrivaine et exploratrice(!!), vécut jusqu’à l’âge de 101 ans… A 100 ans et demi, elle demanda le renouvellement de son passeport, et l’avenir semblait encore lui appartenir !

A lire sa biographie, il n’est pas étonnant qu’elle ait été, en 1924,  la première femme d’origine européenne à séjourner au Tibet, à Lhassa. alexandra2.jpg

C’est à Tunis, en 1904 qu’elle épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des chemins de fer tunisiens, et même si leur vie commune se termine en 1911 (3ème départ en Inde d’Alexandra), ils resteront en contact de longues années encore. Il faut dire que ce voyage, qui devait durer 18 mois, dura en fait 14 ans… Au cours de ce périple, elle visita de nombreux monastères bouddhistes et rencontra celui qui devint son fils adoptif, Aphur Yongden.

Elle apprit le tibétain,  reçut les enseignements de célèbres ermites, passa la frontière tibétaine à deux reprises et ne rêvait que d’atteindre Lhassa et d’y entrer. A cause de ces tentatives, Alexandra fut expulsée du Sikkim en 1916!

alexandra-david-neel.jpgNe pouvant rejoindre l’Europe alors en guerre, Alexandra et Yongden vont en Inde, puis au Japon et en Corée, avant de s’arrêter en Chine qu’ils traverseront d’est en ouest. Après le désert de Gobi et la Mongolie, ils arrivent au Tibet. Huit mois difficiles, d’immense solitude et de dures privations à sillonner le « Pays des neiges ».

C’est alors que déguisée en mendiante, accompagnée de Yongden, elle atteint Lhassa, en 1924. Tout au long du voyage, elle fut attentive à son costume, à sa coiffure, modifiant ce qui devait l’être pour se « fondre dans la masse ». Elle sera finalement démasquée pour « propreté » excessive : elle se lavait quotidiennement dans la rivière ! Les autorités les laissèrent partir cependant et ils purent continuer leur périple…

Ce n’est qu’en 1928 qu’elle reviendra en France et s’installera à Dignes. Elle y écrivit de nombreux livres et se lança dans une tournée de conférences en France et en Europe. En 1937, Alexandra reprend le chemin de la Chine, en pleine guerre sino-japonaise. Elle y voit les horreurs de la guerre, les famines, les épidémies et erre à travers la Chine jusqu’à rejoindre l’Inde en 1946 avant de retrouver sa maison de Dignes.

Ses cendres seront transportées  à Vârânasî afin d’être dispersées dans le Gange. 

 

Alexandra David Néel nous laisse de nombreux écrits sur l’Inde, le Tibet, le bouddhisme et… quelques phrases pour nourrir nos réflexions :
« Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. »

« Ce qu’il faut chercher et trouver, c’est la douceur sereine d’une inébranlable paix ».

« Il fait froid parce qu’on regarde là où il n’y a pas de chaleur ».

« Négliger les petites choses sous prétexte qu’on voudrait en faire de grandes, c’est l’excuse des lâches. »



« La forteresse de la méditation », « Samten Dzong », la maison d’Alexandra à Dignes, existe toujours, elle est à présent centre culturel et musée. Pour plus de renseignements :

     http://www.alexandra-david-neel.org/francais/accf.htm

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 14:31

"L'arbre voudrait le calme,

mais il y a toujours du vent".

-arbre-

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.