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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:27

A la suite du mouvement précédent, reposer les pieds au sol doucement, relâcher les doigts et descendre les mains par les côtés, paumes vers le sol. Expirer.

yin-jin-jin-4.jpgTourner le corps vers la gauche. Fléchir les genoux et passer le bras droit devant le corps en direction du genou gauche, la main gauche posée sur la fesse droite, la main droite remonte en diagonale vers le côté droit pendant que la main gauche glisse vers Mingmen (zone lombaire). Le regard suit la main droite. On remonte sur les jambes (sans les bloquer...). Inspirer.

 

Ne pas placer la main trop loin du corps, elle n'est pas sur le côté (à côté de soi), mais presque au dessus de la tête. Le coude est légèrement arrondi, la paume détendue et elle fait face au visage.

Puis, redescendre dans la position bras horizontaux, paumes vers le sol avant de reproduire ce même mouvement de l'autre côté.

 

Penser à:

Faire partir le mouvement de la taille.

Concentrer son attention sur Mingmen.

Adapter le mouvement et les torsions à ses capacités physiques (problèmes de cou ou d'épaules).

 

Et ça sert à:

Renforcer la zone taille, associée au Rein, les yeux regardent la main mais l'esprit est concentré sur Mingmen.

Améliorer la mobilité du cou, des épaules et de la taille.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:54

Voilà la suite de l'épisode: Wei Tuo en finit enfin de présenter les armes (va-t-il les déposer?)

On relâche les poignets, les bras passent vers l'avant, on replie les coudes pour placer les mains devant la poitrine toujours à l'horizontale et on regarde devant!

YIJinJing-3.jpgPuis les paumes se retournent pour s'orienter vers le ciel, on les place sous les oreilles avant de les monter vers le ciel et comme si on voulait pousser le ciel (avant qu'il ne nous tombe sur la tête!), on monte sur la pointe des pieds tranquillement et on a même le droit de choisir sa "hauteur", il n'est pas nécessaire de pousser le zèle à l'excès: si l'équilibre pose problème, on peut aussi simplement faire passer le poids du corps sur l'avant du pied sans soulever les talons afin de rester stable. N'oublions pas que la performance n'est pas le but poursuivi...

Penser à ne pas exagérer la poussée vers le haut (ce ciel n'est pas très lourd en fait une fois les nuages enlevés...) pour ne pas monter les épaules. Le regard reste sur l'avant (on ne regarde pas ses mains comme dans certains autres exercices...). L'esprit lui est tourné vers les mains (et non les yeux).

 

Cet exercice régule la circulation de qi dans le San Jiao (triple réchauffeur, partie centrale du corps). On favorise la mobilité des articulations des bras, des épaules et  la circulation du sang.

Et les muscles des bras et des jambes sont sollicités en douceur.

 

La photo est extraite d'un blog qui propose des illustrations d'exercices de qi gong que nous pratiquons aussi:

http://www.corps-energie-conscience.com/pages/Qi_Gong_etudies_en_cours_photos 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 10:48

 

Ce n’est pas sur une montagne

Que l’on trébuche

Mais sur une pierre.

 

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 10:26

wikimedia

ZHAO MENGJIAN

 

L’hiver, voilà une saison où il fait bon avoir des amis…

Sui Han San You, les trois amis de l’hiver sont des plantes robustes et hautement symboliques :

Le pin tout d’abord est toujours vert, même en hiver. Cette image nous est familière aussi et notre « beau sapin, roi des forêts » (Je ne chanterai pas, promis !) est son cousin…

Rien d’étonnant donc : le pin est symbole de longévité. On retrouve le pin associé au champignon Lingzhi et à la grue en tant que symbole de longévité.

Il est aussi symbole de sagesse.

Une légende veut que sa sève se change en ambre dès que le pin atteint ses mille ans !

On dit aussi que s’il est planté autour des tombes, le conifère éloigne le Wangxiang, une créature maléfique qui a la fâcheuse habitude de dévorer le cerveau des défunts.

 

Le bambou aussi est un ami de l’hiver (et des pandas...) : il est flexible, solide, résistant au froid. Il est symbole de force. Comme il pousse massivement (attention où vous le plantez dans votre jardin… sous peine d’être rapidement envahi…), il est aussi devenu un symbole de fertilité, de famille heureuse et de piété filiale.

Une histoire raconte qu’un fils, pour faire plaisir à sa mère gravement malade qui souhaitait manger une soupe de pousses de bambous, se lança malgré la neige à la recherche de jeunes plants. Mais ce fut en vain. Il se mit alors à pleurer et ses larmes attendrirent le sol gelé. De jeunes pousses apparurent et grandirent si rapidement qu’il pût les cueillir le jour-même et préparer pour sa mère une bonne soupe.

 

Le prunus dont les branches servent de décorations d’intérieur lors du nouvel an est symbole de vie et de beauté… de mariage aussi : un couple représenté sous un prunus ne peut bénéficier que d’une vie longue et heureuse.

 

wikimedia

CHOSUI YABU (?1830-1864)

 

L’association de ces trois plantes résistantes au froid : le pin, le bambou et le prunus  symbolise le soutien mutuel des hommes de bien et l’amitié qui les soudent face aux défis de la vie.

 

Les trois amis de l’hiver sont très présents dans les arts comme la calligraphie ou la peinture chinoise. Ils incarnent à eux trois les vertus de persévérance, d´intégrité et de modestie, qualités primordiales du Lettré.

 

Les trois plantes associées apparaissent pour la première fois dans un poème du poète Zhu Qing Yu 朱慶餘 (Dynastie Tang). L´artiste Zhao Mengjian 趙孟堅 (dynastie Song) et ses contemporains  rendirent populaire ce motif des « trois amis de l´hiver » en peinture.

La première mention connue de ce terme se trouve dans un texte de l´écrivain Lin Jingxi  林景熙, (dynastie Song).

 

www.icone-gif.com

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 16:31

 

Haïku… Qu’est-ce que c’est ?

 

Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à exprimer la fugacité des choses. C’est une sorte de « concentré » de sensation, d’émotion, de simplicité, d’évidence et d’humour parfois qui vous laisse dans un premier temps souvent perplexe…

 

Il nécessite le détachement de l'auteur qui va droit au but, s’exprime sans détours. C’est un instantané : le haïku ne se « travaille » pas, il saisit le moment présent –déjà passé-(!!?), il est rapide et concis.

Il doit évoquer plus que décrire, on ne rentre pas dans les détails. Pour l’apprécier, on préfère l’écouter, lu à haute voix et en une respiration (d’où l’intérêt de sa brièveté…). On peut ainsi en au mieux capter la vitalité et l’éphémère. Le haïku nous interpelle : son humilité fait sa force. C’est un poème « origami », que l’on regarde, que l’on déplie lentement pour découvrir ce qu’il y a à l’intérieur.

 

Ce poème obéit à quelques règles et une des règles du haïku (qui saisit l’évanescent) est le kigo : « mot de saison », une référence à la nature (le durable) ou un mot clé concernant l'une des quatre saisons, le jour de l’an figurant une saison à part entière ! On y trouvera donc, des cerisiers (printemps), des hannetons (été), des roseaux (automne) ….

 

Pivoine d’hiver
Les pluviers doivent être
Un coucou dans la neige

Matsuo Bashô (1644-1695)

 

 

Si l’image le plus souvent parle d’elle-même… elle peut en cacher une autre…

 

Et ça vient d’où ?

 

Le haïku est un terme créé par le poèteMasaoka Shiki (1867-1902). On attribue la paternité de cette forme poétique d’origine au poète Bashô Matsuo (1644-1694).

Cela signifie-t-il que le haïku est d’origine japonaise ? Pas si sûr… car il semble que Bashô ait lui-même fait allusion à l’origine chinoise de cette forme poétique :

 

« Quant au haïkaï de Chine

J’interroge

Le petit papillon qui voltige »

            Bashô, A Kyoto rêvant de Kyoto

 

 

BASHÔ wikipedia

 

 

Il serait ici question de Zhuang Zi (IVème siècle avant JC) lorsqu’il raconte son rêve et sa confusion (rêve-t-il qu’il est un papillon ou le papillon rêve-t-il qu’il est Zhuang Zi ?).

 

 

ZHUANG ZI wikipedia

 

 

Yuan Ming (365–427) proposait :

 

Les nuages

Sans intention

Surgissent des cimes des montagnes

 

 

Wang Wei (701-761) écrivait:

 

Au printemps l'étang est large et profond

J'attends le retour de la barque légère

Lentement, lentement, les lentilles d'eau se rassemblent

Le saule pleureur les balaye, à nouveau les éparpille

 

 

Tung Po ((1023–1089) a composé :

 

Adossé à un vieux saule

Quelqu’un vend

Des citrouilles jaunes 

 

On ne peut nier l’influence de la Chine sur de la culture actuelle japonaise. Certains peuples chinois utiliseraient des caractères depuis -2500 (!!!) et l'assimilation de l'écriture, chinoise, par les japonais ne commence qu'au IVème siècle.

C’est avec l'écriture qu’arrive la poésie. Mais si l’esprit haïku est né en Chine, c’est bien au Japon qu’il a trouvé son aboutissement et c’est là que cette forme très particulière a prospéré.

 

Le vieil étang

Une grenouille qui plonge

Le bruit de l’eau

 

Bashô

 

En V.O :

furuike ya
古池

kawazu tobikomu
蛙飛込

mizu no oto
水の

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

www.jeffreythompson.org

 

Les Chinois n’ont cependant pas jeté l’éponge… La langue chinoise qui ne manque pas de caractère(s)…(D’accord, elle est facile… mais comment résister…) se plie cependant bien au haïku et Ying Chen, poète contemporaine, en a écrit quelques-uns.

Ying Chen est née en Chine, mais vit à Vancouver. Elle a étudié Les Lettres françaises à Shanghai et à Montréal et vient souvent à Paris. Elle nous propose :
 



Terrasse vide
Des voitures passent
Le vent arrive

 



Entre les nuages
Et les vagues, parfois
Aucun bateau ne passe


 


Une pluie fine
Chaque maison est une île
Le reste est la mer

 


La pluie apporte
Le son d'une cloche
Dimanche chez nous

周日在家
风雨中传来
教堂钟声

 

 

auteurs.contemporains.info

Ying Chen
haïkus écrits en chinois, traduits en français par l'auteur.

 

Cet article vous livre quelques haïkus :

Attention, les haïkus sont comme les excellents chocolats, il ne faut pas tout engloutir d’un coup, mais prendre le temps de les apprécier avant d’en prendre (délicatement) un autre !
 

La langue japonaise et la langue chinoise se prêtent donc merveilleusement à cet exercice et il est plus délicat de composer un haïku en français, le flou, l’ambiguïté est plus difficile dans notre langue « compliquée » d’articles, de conjugaisons… plus avide de ponctuations diverses…

 

 

                                                         

Si la plume vous démange et que vous voulez vous frotter au haïku, vous trouverez quelques conseils sur :

http://www.unhaiku.com/accueil.html

et les règles de base sur :

http://www.tempslibres.org/tl/fr/theo/mode02.html

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 19:19

 

An qui passe et an qui vient –

Anneaux –

Que traverse un même bâton

 

Takahama Kyoshi

 

 

 

BONNE ANNEE 2016

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 13:42

 

"Épouse le courant du fleuve

Et il te mènera à la mer"

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 13:14
CONTES ZEN : LE BOL

 

 

Un jeune moine du temple zen laisse un jour tomber au sol un bol de cérémonie. Sans surprise le bol se brise. Ce bol avait été offert par l’Empereur en personne et le supérieur du temple réprimande le moinillon sévèrement.

Ikkyu, le frère du coupable en disgrâce, dit qu’il a une solution et collecte les morceaux du bol qu’il cache dans sa manche. Il part se promener dans le jardin du temple et attend le supérieur auquel il pose cette question :

«  Maitre, les hommes de ce monde meurent-ils ou ne meurent-ils pas ? »

« Bien sûr, ils meurent. Le Bouddha lui-même est mort. »

« Maitre, les autres choses, les minéraux, les objets, sont-ils eux aussi destinés à disparaitre ? »

     « Bien sûr, toute chose ayant forme doit nécessairement disparaitre le moment venu. »

« Je comprends, dit Ikkyu, comme tout est voué à disparaitre, on ne devrait pas avoir à pleurer ni à regretter ce qui n’est plus. On ne peut donc se fâcher contre la destinée. »

« Non, bien sûr, il n’y a pas à se fâcher. »

 

www.icone-gif.com

Ikkyu sort de sa manche les débris du bol et les présente à son maitre qui en reste bouche bée.

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 12:59

Il est temps de se mettre en route pour nos "Exercices des Paysans":

Pieds joints, bras relâchés le long du corps, menton légèrement rentré, regard horizontal, langue touchant le palais... un grand classique quoi... Cette préparation permet de calmer l'esprit, de réguler la respiration et de détendre le corps.

 

WEI TUO présente son arme (1)

 

yin-jin-jin.jpgEcarter le pied gauche (largeur du bassin), fléchir un peu les genoux, bras souples. Monter les bras devant soi, à hauteur des épaules, les paumes se font face, les doigts sont dirigés vers l'avant. Inspirer.

Puis descendre les coudes, centrer les mains devant Dan Zhong (centre de la poitrine), ramener les mains vers soi, mains en "prière", doigts légèrement vers l'avant (30° ou ... 31... on accepte aussi!). Expirer.

On marque une petite pause: on fait une respiration complète avant de repartir.

Attention à bien garder les coudes détendus, les petites balles sous les aisselles...

 

La maison ne reculant devant aucun sacrifice, je vous livre aussi:

WEI TUO présente son arme (2- le retour)

 

Tirer les coudes vers les côtés, les bras sont à présent à l'horizontale, les pointes de doigts se font face, paumes orientées vers le sol. Inspirer. wei-tuo-2.jpg

Puis les bras s'allongent vers l'avant, toujours à hauteur des épaules. Expirer. Ecarter les bras sur les côtés, toujours à hauteur des épaules, paumes vers le sol. Inspirer.

Enfin, casser les poignets et pointer les doigts vers le ciel, sans bouger les bras. Expirer. Le regard est toujours dirigé vers l'avant.

 

Lorsqu'on casse les poignets pour "pousser" avec les mains sur les côtés, la force se place à la base de la paume de la main. Attention à ne pas appliquer de force musculaire exagérée qui raidirait les bras et ferait remonter les épaules! L'esprit est placé seulement sur la base de la main...

 

 

Cet exercice régule la circulation du Qi dans les poumons et le coeur, il rend les articulations des bras plus souples et tonifie les muscles.

 

L'épisode "présenter les armes 3", ce sera pour la prochaine fois... Vous n'êtes pas obligé de rester bras écartés à l'horizontale jusque là... Il vous est permis de reprendre vos activités courantes... 

 yin-jin-jin-2.jpg

 

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:46

 

 

Un chat pressé n’attrapera pas de rats

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.