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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 15:06

 

Ne démolis pas le mur qui est à l’Est

pour réparer celui qui est à l’Ouest.

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 14:57

Qui a inventé le fil à couper le beurre ? Je ne sais pas… Mais pour ce qui est de la poudre…

 

Il semble que la poudre à canon soit bien une invention chinoise. Cela nous viendrait du IXème siècle, sous la dynastie Tang. On dit que les recherches effectuées par les taoïstes, grands chercheurs et chimistes… sont à l’origine de cette découverte. Ainsi leur quête de l’immortalité (qui n’était que de la … poudre aux yeux) les aurait mené vers cette invention…! L’utilisation de « feux volants » ((fēihuǒ 飛火) projectiles incendiaires) daterait des années 900.

 

La première mention de la formule de la poudre à canon (charbon, salpêtre et soufre) apparaît dans le Wǔjīng zǒngyào 武經總要 de 1044, près de 250 ans avant qu'un texte européen y fasse allusion, en 1285.

Grâce à cette découverte, on a pu mettre au point par la suite tout un arsenal plus ou moins (surtout moins…) pacifique : fusée, lance-flamme (des tubes de bambou remplis de poudre noire au départ), feux d’artifices, mines (grenades à corps de fonte), armes à feu, canon…La poudre de couleur noire ou grise inventée par les Chinois est un mélange de charbon de bois, de salpêtre (nitrate de potassium) et de soufre - on évite quand même d’essayer d’en fabriquer à la maison !!!

 

Mais quel est le lien avec les feux d’artifices ? Au départ les Chinois fabriquaient de petites « bombes » pour effrayer les adversaires: des morceaux de bambou séchés étaient jetés dans le feu et finissaient par éclater.
Puis la technique évolue : de petites fusées remplies d’un mélange de résine, de soufre, de bitume et de salpêtre sont fixés au sol et répandent une pluie de flammes. Une fois la poudre noire découverte, les Chinois comprennent que l’on peut propulser un projectile. Ils envoient alors des flèches enflammées au-dessus des ennemis !

Alors, ont-ils trouvé tout ça « joli » et ont-ils alors décidé de les utiliser pour les fêtes ?... Dans tous les cas, il est clair qu’aucun mauvais esprit n’oserait s’aventurer dans les rues lors du jour de l’an !

 

wikimedia

Cette poudre portait le nom de « huoyao », c’est-à-dire « médicament à feu » : les composants de base, le soufre et le salpêtre, étaient utilisés comme remèdes sous la dynastie Han. On disait même que la poudre était un traitement efficace de la gale, des rhumatismes et des maladies infectieuses et parasitaires. Bref, un remède… détonnant !

Et…

C’est Marco Polo qui rapportera cette poudre noire en Europe au XIIème siècle… De quoi faire la bombe !

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 14:05

Bien sûr, tout le monde connait la valise à roulettes, celle qui nous permet de ne plus avoir à soulever un énorme poids au bout de nos petits bras … pas si musclés… et qui parfois aussi prend son autonomie et décide de changer de direction au moment où… il ne faut pas !

Bref, on connait !

 Mais la valise à roulettes -  à moteur ? Ah, là ! Ça vous en bouche un coin quand même !!!!

Et He Liangcai en est l’inventeur. Ce brave homme, un agriculteur-bricoleur, vit dans la province du Henan et a présenté sa valise-scooter à la gare de Changsha…

 

Ce petit bolide possède un GPS (pour que vos pulls ne se perdent pas ( !) et une alarme (si on vous la vole quand vous n’êtes PAS assis dessus !). Cette valise est équipée d’un guidon, d’un klaxon, de freins, de signaux lumineux (on ne dit pas si elle fait aussi le café…).

À noter l’autonomie non négligeable de cette valise dont la batterie vous emmènera jusqu’à 60 kilomètres de votre point de départ, à une vitesse moyenne de 20 km/h. On finit même par se demander à quoi sert le train alors ??? Et c’est bien mieux qu’un tapis volant où l’on ne peut pas glisser sa brosse à dents !

 

 

Liangcai qui a passé 10 ans pour mettre au point sa valise formule 1, a déjà été récompensé par un concours d’inventions en 1999, où il s’était illustré grâce à un système d’alarme pour voiture.

Encore un petit effort, un peu de rouge, de belles jantes et on s’y croirait (euh, avec un peu –beaucoup- d’imagination….)

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 14:45

 

"Apprendre la peinture, c'est comme pénétrer dans un jardin

grand comme un grain de moutarde."

 

 

PHOTO XIAO LONG

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 14:30
PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

 

En Chine l’art de peindre est un art complet : il ne suffit pas de prendre un pinceau et de reproduire avec maestria le modèle que l’on a sous les yeux. L’artiste chinois peint « dans sa tête », c’est parce qu’il connait parfaitement son sujet qu’il est libre de peindre sans aucun modèle.

Il lui faut connaitre la calligraphie, la philosophie, la poésie, l’art des sceaux… Souvent les œuvres comportent différents sceaux apposés avec discernement ainsi qu’une maxime ou un poème. C’est cet ensemble qui permet à l’artiste de s’exprimer.

 

La calligraphie est la base incontournable. Le pinceau, le papier et l’encre et les sceaux sont ces « outils », ses trésors. Le trait est le fondement.

Ce même trait qui fut la première « écriture » que l’on trouva gravé sur des carapaces de tortue (scapulomancie : La tortue est l'allégorie du monde. Le ventre de la tortue forme un carré (représentant la Terre), inscrit dans le cercle (représentant le Ciel) formé par la carapace. Pour communiquer avec les ancêtres, les Chinois inscrivaient sur un morceau de carapace de tortue une question puis, ils exposaient ce morceau aux flammes. Le craquèlement donnait la réponse. )

 

La calligraphie, la peinture chinoise, sont des « messages énergétiques » plus que des représentations réalistes.

Un seul trait, comme le 1, trait horizontal, comprend tout le yin/yang. Chaque caractère est un tableau en soi, les traits ne sont pas posés au hasard ; le caractère s’inscrit dans un carré et les traits sont tracés dans un ordre particulier. Et si cet ordre n’est pas respecté, cela se voit immédiatement (euh, enfin… pour l’œil exercé !) dans la dynamique du trait.

 

 

http://passionnement-tchan.over-blog.com

 

Et tracer un trait n’est pas simple ! Et tous ceux qui se sont essayé à la calligraphie, ont commencé par « écrire » des os de pigeons… (Et rarement sans commentaires plus ou moins hilarants… « Où est Médor ? », « Tes os sont squelettiques », « Fais un tas, Idéfix viendra les chercher »…).

 

Bref, tracer un trait est déjà un art :

Le trait horizontal lorsqu’on le voit, semble immobile une fois tracé, en réalité, il est mouvement(s) et voici la recette :

 

apprendre-le-chinois-facilement.com

 

... et avec un peu d'entrainement, on peut alors réaliser de jolies peintures....

 

ateliermagique.com

 

 

 Un seul trait peut suffire pour figurer un chat, un personnage. L’artiste cherche la simplicité, l’essentiel … Que son trait soit « académique » ou plus « libre », c’est la vie, le mouvement interne des êtres, qu’il voudrait capter.

 

Les styles portent des noms très révélateurs de ce chemin vers le primordial:

 « Le pinceau soigneux » (Gong Bi) est finesse et précision ; « Le Dessin au trait » (Bai Miao) cerne les contours à l’encre et « Le sans ossature » (Mo Gu) ne dessine aucun contour. Le dégradé est la caractéristique de « Écrire l’intention » (Xie Yi)…

 

Finalement, notre pratique du Tai Ji Quan est dans le droit fil de la calligraphie et de la peinture (et c’est bien normal, car tout nous vient de la même source philosophique): économie de moyen et mouvements internes plutôt que dispersion et grands gestes « extérieurs », voilà notre « quête »...

il suffit de jouer des...pinceaux!

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 15:06

 

"Si tu comprends tout, c’est que tu es mal renseigné."

 

 

 

 

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 14:53

 

Si on regarde de loin, pour le non initié, Tai Ji Quan ou Qi Gong c’est un peu du pareil au même… Quelquefois même on regroupe ces deux pratiques sous le terme de « gymnastique chinoise »…

On se meut lentement, dans la fluidité, la lenteur, la continuité…On applique les mêmes principes de structure corporelle, le même enracinement, le même étirement vers le Ciel. On y recherche la même unité du corps et de l’esprit en correspondance avec la pensée et la philosophie chinoises.

 

Donc, vu de l’extérieur, ces 2 disciplines semblent identiques pour certains. De plus la confusion n’est pas rare entre « Qi » de Qi Gong et « Ji » de Tai Ji Quan qui pour notre oreille occidentale se prononcent quelque chose comme « tchi »…

Nous aimons bien mettre les choses dans des cases bien définies. Et si possible, il faut que rien ne déborde… Un peu rigide quand même notre système… Pas très dans le Yin/Yang… pour d’autres, elles sont radicalement différentes : l’une à visée thérapeutique, l’autre à but martial…

Tai Ji Quan et Qi Gong: Pareil ou pas ?

Même si dans le Tai JI Quan on travaille sur le QI comme en Qi Gong, l’intention n’est pas similaire. Mais il faut avouer que le Tai Ji Quan dans sa pratique de santé tend à se rapprocher du Qi Gong, les aspects martiaux ont une petite tendance à se dissoudre….

 

Pour les pratiquants, il semble que le Tai Ji Quan soit plus « difficile » dans son apprentissage, car les « mouvements » apparaissent comme plus complexes et la mémorisation des enchainements (souvent plus longs que les enchainements de Qi Gong) sollicite parfois de gros efforts.

 Xiao Long ajoutera que cette mémorisation n’est pas toujours facilitée du fait même que l’aspect martial des techniques n’est pas toujours enseigné…

Tai Ji Quan et Qi Gong: Pareil ou pas ?

 

Les 2 pratiques permettent  l’amélioration de toutes les fonctions vitales : respiratoires, digestives, cardio-vasculaires, nerveuses et aussi un meilleur contrôle du système nerveux central donc une meilleure gestion du stress et des émotions. Tous les liquides du corps (sanguin, interstitiel, synovial, lymphatique et cérébro-spinal) sont en action et les organes internes sont massés. De plus les mouvements d’ouverture et de fermeture Kai/He favorisent une bonne respiration. Enfin, les deux disciplines jouent un rôle sur la souplesse articulaire…

 

Alors ?

 

On le sait bien : « C’est l’intention qui compte » !

L’intention n’est pas la même : Le but du Qi Gong est la préservation et l’amélioration de la santé, quelques connaissances de base de médecine chinoise sont nécessaires pour rendre efficaces les mouvements que l’on exécute. Pour guider le Qi correctement et faire circuler au mieux l’énergie dans tout le corps, la concentration « douce » sur certains points, certaines zones ou trajets de méridiens est essentielle.

Dans le Tai Ji Quan, ce qui donne vie à notre enchainement est l’intention martiale, connaitre la finalité (ou une finalité…) de la technique est indispensable. Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas de travail énergétique. Simplement la concentration n’est pas portée particulièrement sur ce travail.

 

Pour Xiao Long –car ce Petit Dragon réfléchit beaucoup… tout est une question d’intention : on peut réaliser un enchainement de Qi Gong avec une intention martiale (de nombreux mouvements s’y prêtent merveilleusement), on peut aussi réaliser un enchainement de Tai Ji Quan « à la Qi Gong », se concentrant sur des trajets énergétiques par exemple. Donc, si ce n’est pas complètement  pareil, ce n’est pas non plus totalement différent (on pourrait en faire un proverbe –chinois ?)

Le Tai Ji Quan est infiniment riche, art/martial/interne, est une bonne définition. Un bon équilibre entre l’aspect artistique, l’aspect martial et l’aspect interne-énergétique n’est pas le plus simple à trouver… Le Qi Gong a ses propres trésors de travail en profondeur.

 La pratique du Dao Yin Yang Sheng Gong et des formes de Yang Sheng Tai Ji créées par maitre Zhang Guan De est très révélatrice de cette osmose. Xiao Long y a découvert ce qui ressemble le plus à une synthèse du Tai Ji Quan et du Qi Gong et s’y complait… ce qui ne l’empêche aucunement de pratiquer toujours avec plaisir le style Yang ainsi que des Qi Gong de santé…

Car l'ouverture de l'esprit (ainsi que des cases où l'on veut emprisonner les choses) est primordiale.

Maitre Zhang Guan De et son neveu Zhang Jian

Maitre Zhang Guan De et son neveu Zhang Jian

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 14:15

Si vous souhaitez décorer vos murs avec une petite peinture attribuée à Gu Quan , il vous suffira de verser la modique somme de 5 585 500 euros (et non, je ne tape pas deux fois sur les mêmes touches… vous avez bien lu !)

L’œuvre illustre le conte bouddhiste Cinq cents luhoan (moines bouddhistes). Elle  est réalisée à l’encre et aux couleurs sur un rouleau de papier mesurant 11 mètres de longueur (pour 35 centimètres de hauteur). Au moins, pour ce prix-là, vous avez de la longueur…

Peinte dans le style minutieux des académies de cour elle est signée de deux sceaux de l’artiste et datée du huitième mois de la 37ème du règne de Qianlong (1736-1795). Elle porte également deux sceaux de collection, dont un de l’empereur Qianlong.

Xiao Long n’a pu trouver d’images de ce chef d’œuvre, on ne peut que supposer que la somme exigée correspond à sa qualité……

Pour vous consoler, voici tout de même une belle oeuvre: ce rouleau peint par Zhang Weibang adjugé 1 530 000 euros !!!

image drouot.com

 

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 18:30

 

Les abeilles ont du miel dans la bouche

Et un dard à l’arrière

 

 

 

alynsimardaudio.com

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 18:03

Il ne fait pas bon être élève à Chengdu… Si vous êtes sage comme une image, il n’y aura pas de problème, mais… si vous voulez jouer les mauvais esprits, les rebelles, les retardataires, alors attention !!! Prévoyez le baume du tigre pour votre poignet !

Un enseignant a eu une idée géniale : faire copier le caractère « Biang » dont la graphie comporte 58 traits.

 

wikipedia

Comme ce caractère n’est pas passé dans les systèmes informatiques, impossible de truander… il faut s’y coller à la main ! Bien vu … pas de resquilleurs !

Si on peut en croire le journal local, les élèves punis doivent le recopier 1000 fois (ça en fait des traits !!!!), ce qui devrait représenter à peu près 3 heures et demie de travail. Pour le professeur-inventeur, il s’agit aussi de promouvoir la culture chinoise.

« Biang » est certes un caractère compliqué, mais sa signification n’en est pas moins extrêmement prosaïque : Biang Biang est le nom d’un plat de nouilles de la région, une des 10 originalités du Shaanxi… il s’agirait donc de culture culinaire ?

Mais bon, il n’y a pas à se plaindre, puisqu’il existe aussi une version de ca caractère en 68 traits… que le professeur, magnanime, n’a pas imposé à ses mauvais sujets… bonne pâte ( !?), ce prof !

 

wikipedia

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XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.