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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 15:04

                             

 

                     

  Rien n’abrège la vie

Comme les pas perdus,

Les paroles oiseuses

Et les pensées inutiles.

 

PHOTO Xiao Long

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 14:50

Quoi de plus naturel que de manger avec des baguettes (non, la bonne réponse n’est pas « manger avec une fourchette » !) ?

Mais, c’est une arme double qu'il faut apprendre à manier, si l’on veut espérer attraper quelque chose avec.

 

Ce n’est pas une invention récente : Elles nous viennent de la Dynastie Shang (XVIème-XIème avant J-C) et leur usage se répand largement au IIIème siècle, toujours avant J-C!

 

Pourquoi ?

 

Il existait alors un impôt (eh oui, déjà!!!) sur le fer, si bien que les familles ne possédaient le plus souvent qu'un wok et un couteau. Les autres ustensiles étaient en bambou, en bois  ou en porcelaine... Que ne ferait-on pas pour payer moins d’impôts !

Bien sûr, il existe aussi une légende pour expliquer l’utilisation des baguettes :

On raconte qu'un Empereur chinois fit interdire couteaux et fourchettes (?) de peur d'être assassiné et que l'on inventa alors les baguettes afin de ne pas manger avec les doigts...

 

Une autre histoire attribue à Yu le Grand cette invention:

Cet Empereur mythique, fondateur de la première dynastie chinoise des Xia était si impatient de manger la viande qui mitonnait dans le pot, qu'il arracha deux branchettes d'un arbre dont il se servit comme d'une pince afin de ne pas se brûler les doigts...

 

Une autre légende circule encore: il s'agirait de Zhou, un roi chinois, qui, craignant pour sa vie faisait goûter ses plats par sa concubine favorite (en plus!). Le plat étant trop chaud, celle-ci retira deux baguettes qui retenaient  sa chevelure pour manger... (D'où l'expression "cheveu sur la soupe"??) La coutume s'installa dans le pays.

 

PHOTO Xiao Long

 

Plus prosaïquement, il semble que les baguettes aient été préconisées par Confucius, considérant couteaux et fourchettes comme des symboles de violence (des armes blanches ?!) alors que les baguettes ne reflètent que gentillesse et bienveillance, la nourriture arrivant déjà découpée sur la table...

Tout le travail de découpe se fait lors de la préparation des plats, ce qui n’est pas le cas chez nous. Cela évite d’avoir à découper une pauvre bête une fois à table ! Et permet une meilleure digestion puisque on ne peut pas avaler d’énormes morceaux.

 

A vous de choisir votre version... Il y en a certainement d'autres tout aussi surprenantes!

 

Mode d'emploi:

Les baguettes chinoises sont longues, à bouts cylindriques: à ne pas confondre avec les baguettes japonaises plus courtes, à bouts pointus. Le mode d'emploi est rarement livré avec ...

 

Bien utiliser les baguettes demande une certaine pratique. Il existe plusieurs techniques, dont la plus simple consiste à :

1. Placer les deux baguettes dans le creux formé par le pouce et l'index de la main droite ou de la main gauche pour les gauchers.

2. Fermer la main sans forcer de manière que les baguettes soient soutenues dans le haut par le pouce. Majeur, annulaire et auriculaire viennent automatiquement se placer autour des baguettes. L'auriculaire doit soutenir la baguette se trouvant vers le corps. Cette baguette est également soutenue par la partie inférieure du pouce, qui exerce une légère pression.

La deuxième baguette repose légèrement sur le majeur. Elle est en plus maintenue par l'index et l'extrémité du pouce. Seule la baguette du haut est mobile. En recourbant légèrement l'index, le majeur et le pouce, il est maintenant possible de saisir des petites bouchées comme vous le feriez avec une pince.

 

PHOTO Xiao Long

 

Code dans la pratique périlleuse des baguettes:

 

Certaines règles sont connues déjà des utilisateurs de couverts classiques:

 

Il ne faut pas utiliser ses baguettes pour pousser les plats, ne pas les agiter en tous sens en discutant, ni les pointer vers quelqu'un, ne pas farfouiller dans le plat pour trier les morceaux, ne pas prendre un plat dans la main qui tient les baguettes, ne pas lécher ostensiblement ses baguettes...

On évitera aussi de tambouriner sur la table avec (comportement des mendiants qui prient pour de la nourriture), de les faire tomber (porte malheur...).

On espèrera tomber sur des baguettes de longueur égale sans quoi on risque fort de rater son avion, son train, son bateau... et on ne plante pas ses baguettes dans le riz! (cela ressemble trop aux bâtons d'encens que l'on plante dans le sable des brûle-parfums).

 

Si les baguettes sont croisées, l'affaire se complique: ce peut être pour signifier que l'on a fini et que l'on attend l'addition, certains y voient le malheur, d'autres une invitation romantique... Dans le doute...

Il semble que jeter ses baguettes par la fenêtre lors d’un mariage est une manière de souhaiter aux mariés une abondante descendance. (NB : viser bien la fenêtre et vérifier qu’il n’y a personne qui passe par là !)

 

On ne pose pas ses baguettes sur le bol (sinon, on signifie que le repas n'était pas terrible...), mais à côté.

On évite également de se gratter la tête avec (!) ou de s’en servir de cure-dent (pour ce faire, il y a des … cure-dents).

 

Bien, on va s'arrêter là, sinon, vous serez tellement occupé à penser à ce qui se fait ou ne se fait pas avec des baguettes que vous n'aurez plus d'appétit...

 

 

Des chiffres:

De nos jours, 30% de la population mondiale mange avec des baguettes, 30% avec des couverts et 40% avec les doigts (Vive les hamburgers et les sandwiches !)...

J'aimerais beaucoup savoir comment on a pu compter tout ça... Avec un boulier peut-être?

 

PHOTO Xiao Long

 

Déforestation ?

On n’aime guère se servir des baguettes déjà utilisées et lavées, on leur préfère les baguettes jetables. Résultat, on consomme en Chine plusieurs millions de tonnes de bois car 80 milliards de paires de baguettes sont mises à la poubelle chaque année. La Chine est le premier consommateur  et importateur de bois au monde.

Pour freiner cette consommation massive, on veut inciter les Chinois à utiliser des couverts.

 L’alternative est de renouer avec certaines traditions et de porter sur soi, dans un étui, ses propres baguettes. On est ainsi toujours prêt  - arme au poing pour ainsi dire-  en cas de petit creux. Et, avantage non négligeable, cela vous épargne le casse-tête (chinois) des baguettes (chinoises)  attachées ensemble qu’il faut casser proprement, ce qui est rarement le cas !

Bref, dégainer ses baguettes persos hors d’un bel étui, c’est quand même plus classe que de s’acharner sur deux malheureux bouts de bois qui n’ont pas l’intention de vous laisser manger !

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 14:54

🐀

 

De fameux courriers peuvent parcourir mille li en un jour,

Mais ne peuvent attraper le rat

Ainsi que le fait le chat ;

Chaque chose a sa capacité.

 

Zhuangzi

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 14:47

Nous avons déjà brièvement abordé le sujet, mais il mérite un petit détour supplémentaire !

 

"Zhuangzi rêva qu'il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Zhuangzi .

Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Zhuangzi.

Il ne savait plus s'il était Zhuangzi qui venait de rêver qu'il était papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Zhuangzi."

 

Ce "rêve" de Zhuangzi, date du IVème siècle avant notre ère et fait partie d'un recueil de contes allégoriques, de fables, de paraboles qui contiennent tout l'esprit du Tao.

Le Zhuangzi, 莊子, est une des œuvres majeures du taoïsme avec le Dao de jing (Lao Zi).

Même les experts ne savent pas d’ailleurs lequel de ces ouvrages a précédé l’autre, mais ce n’est pas forcément le plus important dans cette histoire… ce sont des textes incontournables de toute façon.

 

Et comme souvent pour des œuvres aussi anciennes, certains pensent qu’il s’agirait de textes écrits par Zhuangzi – mais pas que !  Il y aurait aussi d’autres auteurs, ce serait une sorte de « compil », le fait qu’il s’agisse de petites saynètes autour d’une même thématique va dans ce sens…

Zhuangzi cependant a bien existé, né dans l’Etat de Song (Henan), il a vécu à l'époque des Royaumes Combattants dans le royaume de Chu. Il aimait la nature. Petit fonctionnaire (surintendant du jardin d’arbres à laque), il décline l’offre du roi de Chu d’occuper un poste très en vue et se retire loin de la cour pour vivre de la vente des sandales en paille qu’il tresse, puis voyage à travers les états sans rechercher succès, renommée ou richesse.

 

Ce recueil rassemble donc de petites histoires qui ne sont pas dénuées d’humour, le ton y est parfois un peu provocateur. Il est agréable à lire, et nous laisse pensif !

 

Il invite l'homme au Wuwei, un non-agir qui ne signifie pas passivité (rien à voir avec une petite sieste postprandiale sous un arbre, les doigts de pieds en éventail – par ailleurs, c’est un très gros effort d’avoir les doigts de pieds en éventail, je vous assure : essayez !), mais plutôt conformité de l'action à la nature des choses et des êtres.  

Certains textes montrent combien la connaissance humaine est limitée. La logique, les raisonnements poussés à l’extrême , peuvent devenir pervers et sont des leurres. Souvent l’histoire se clôt sur un non sens patent qui n’est là que pour nous faire prendre conscience d’une autre vérité. Où est la frontière entre le rêve et la réalité ? Où est la frontière entre la connaissance et l’ignorance ? Est-ce déterminant ?


 

PHOTO Xiao Long

 

"Le rêve du papillon" est sans doute le passage le plus connu du Zhuangzi et pose la question de la nature de la réalité...

Dans notre volonté de tout contrôler, nous scindons la réalité, ce qui nous donne l’impression de mieux la maitriser. Nous oublions ce qu’est l’expérience immédiate –et donc incontrôlable.

 L’unité avec le Dao ne peut être atteinte que par le détachement, la quiétude (contraire de l’inquiétude !), ne pas se demander où cela nous mène, mais simplement suivre.

« L’homme authentique » qui atteint cet état est le sage par excellence, invincible, rien ne le touche. (NB : ce nom « homme authentique » est souvent utilisé dans la dénomination de mouvements de formes de Dao Yin Yang Sheng Gong »)

 

Si vous voulez  butiner plus, il vous suffit de voleter tranquillement, de vous poser chez  votre libraire et de chercher "Le rêve du papillon", de Tchouang Tseu (et oui, une autre transcription!!!), par exemple aux éditions Albin Michel, collection "spiritualités vivantes".

 

 Quel intérêt pour nos pratiques :

 Ben, oui, nous ne sommes que des humains et nous cherchons à savoir en quoi ces lectures nous apportent quelque chose (on peut aussi régler le problème autrement et se dire que, si toute connaissance est vaine, ce n’est pas la peine de passer un weekend sur cette œuvre… Mais, bon, c’est un peu facile ça !!!)

 

Deux idées peuvent êtres pertinentes :

Que faisons-nous en Tui shou ? Adhérer, coller, suivre…, se détendre, être présent à l’action qui se fait, ne pas s’opposer directement… Avez-vous remarqué comme les idées préconçues se prêtent peu au Tui shou ? Si vous partez avec l’idée que vous allez faire ceci ou cela, c’est-à-dire que vous partez en voulant contrôler ce qui va se passer, en général, il n’en sort rien de bon (rien du tout même !)

Il vaut mieux s’adapter et ne rien imposer. C’est très Zhuangzi tout ça !!!

 

Dans un autre texte de ce recueil « Le boucher de Ding », il est question des artisans dont le savoir-faire est si ancien qu’il en devient une seconde nature, il devient instinctif et leur pratique est en accord total avec la nature. L’art acquis, nous sommes dans le « sans effort », le lâcher-prise.

 Nous sommes des artisans en Tai ji quan, lorsque nous pratiquons, notre esprit est libre, nous sommes plus instinctifs que « raisonnés ».

Bon, je vois les sourires en coin d’ici… On est d’accord, ça ne vient pas tout de suite, d’ailleurs le boucher dit : « Au début, je ne voyais que le bœuf ; à présent mon esprit opère plus que ma vue » …

Et nous au début, nous sommes focalisés sur les détails, ce  qui disperse notre pensée et ne permet pas à notre forme d’être fluide. Mais au fil du temps…

 

 Bref, il ne faut pas croire que ces « vieux » textes soient dépassés. Il y a bien des sujets de réflexion pour les soirées d’hiver ou … les siestes d’été au frais au milieu de cette nature simple et en perpétuelle mutation.
 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans DES PAGES et DES IMAGES CULTURE
2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 12:45

 

 

Un chien qui mange des raviolis

ne les ouvre pas...

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 12:43

 

On parle beaucoup de gymnastique chinoise, de Qi Gong, de Tai Ji Quan pour atteindre la sérénité…

😴

La « zénitude » est dans l’air du temps et devient un peu (trop ?) un phénomène de mode. D’autant plus que de trop nombreuses personnes pensent – à tort- que la sérénité vient naturellement, comme ça, en claquant des doigts- et – donc, sont très déçues de s’apercevoir que cette détente ne soit pas forcément synonyme de « s’allonger au sol » et ronfloter (mais pour cela, il y a la sieste, ne l’oublions pas !)

 

Mais il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain… (Et d’ailleurs, gardez l’eau aussi, elle est précieuse…)

 Il n’y a que du bon à prendre dans le Qi Gong comme dans le Tai Ji Quan, à condition de savoir à quoi s’attendre.

 

Se défaire des préjugés :

Qi Gong, Tai Ji Quan : deux termes qui apportent dans leurs bagages un gros paquet d’idées préconçues !

Combien de fois m’a-t-on demandé si les tapis de sol étaient prêtés ? S’il fallait apporter son coussin ? Sa couverture ? Combien de fois ai-je rencontré des personnes qui avaient déjà « pratiqué » et ne savaient pas finalement ce qu’elles pratiquaient parce que là où elles étaient régnait un joyeux mélange de relaxation/méditation/ pseudo qi gong, genre de Tai Ji Quan/voire stretching pseudo Yoga ?

🤔

Combien de fois ai-je dû expliquer que nos disciplines ne sont pas des thérapies…

Et c’est pour cela qu’il faut arrêter de parler de « Qi Gong santé » de Tai Ji Quan santé », toute activité physique correctement pratiquée est « de santé ».

 

Cultiver le calme, la lenteur :

La lenteur permet de rompre avec le rythme habituel, de s’apaiser. Le moment de pratique doit être une bulle confortable dans un quotidien où l’on court trop souvent après la montre (et où parfois, on finit par courir même quand ce n’est pas nécessaire !).

On  peut se retrouver enfin. Dans cette lenteur, on perçoit mieux son corps et ses mouvements. On est calme et loin de tout. On est attentif. L’esprit se concentre et se libère.

J’entends de mauvais esprits (si, si, il y en a !) qui me disent : « L’esprit se libère ? La bonne blague, il faut penser au mouvement juste, à ses mains, ses pieds… son port de tête (alouette ?). »

Et Xiao Long réplique : « Et bien justement ! L’esprit se libère du quotidien et de toutes les pensées parasites puisqu’il est pris (porté aussi) par le mouvement ! »

 

PHOTO Xiao Long

 

Prendre conscience de sa propre existence :

On prend conscience de son corps, de sa respiration, des battements de son cœur, de soi. On se détourne un moment de l’extérieur et on se tourne vers l’intérieur.

Plus « zen »*, calme, on peut retrouver en nous ce qui est en sommeil, voir la vie différemment, apprécier ces instants, ouvrir son esprit.

Le plus souvent dans notre vie quotidienne, nous sommes absents à nous-mêmes : on est tourné vers les autres, vers le travail ou le divertissement et on s’oublie ».

* « zen » est un peu mis à toutes les sauces, mais l’image que dégage ce mot reste celle de la sérénité…

🌈

 Faire circuler « l’énergie » harmonieusement dans tout le corps :

Ah ! La fameuse « Énergie vitale », elle fait couler beaucoup d’encre et de salive: les plus cartésiens, les plus sceptiques, diront qu’il s’agit là d’une vaste plaisanterie.

Mais, même sans accepter le concept d’énergie qui circule dans des méridiens (ce qui est le fondement de la médecine chinoise –qui après tout- notons-le- en a soigné plus d’un depuis quelques millénaires !), on sent bien que le corps se détend et chauffe, que la circulation sanguine est favorisée par ces mouvements.

 

Il n’est pas besoin de « croire » à l’énergie ou de se faire des nœuds au cerveau pour savoir ce qu’elle est ou ce qu’on est « censé » ressentir,  il suffit d’apprécier le bien-être physique et mental qui découle des exercices.

 

PHOTO Xiao Long

 

Se préserver :

Tai Ji Quan et Qi Gong font partie d’une démarche de préservation de la santé : En Chine, cela est une évidence, il faut prévenir les maladies par l’activité physique, le repos de l’esprit.

Chez nous, le plus souvent, c’est lorsqu’on est malade que l’on découvre ces disciplines… (Mieux vaut tard que jamais !). C’est une fois que le corps est épuisé –ou l’esprit- que l’on se dit qu’il faut y remédier…

Il est clair que ces activités, Qi Gong et Tai Ji Quan, renforcent le terrain, revitalisent le corps : tout le corps travaille en douceur.

Beaucoup de kinés pratiquent et font pratiquer le Qi Gong à leurs patients, ces exercices globaux, moins pointus que ceux habituellement préconisés en kiné ciblent le corps dans son ensemble. Chacun peut faire les mouvements à son rythme et, gros avantage, on peut adapter le  mouvement selon ses capacités. Il n’y a pas de but à atteindre, de performance à établir. On entretien, on progresse… Que du bonheur !

 

Cependant, il ne faut pas oublier que « Tout ce qui a été réparé n’est pas neuf ! » (Encore un proverbe qui pourrait être chinois !). Et donc, comme un vase cassé puis recollé, les points faibles, les blessures sont toujours là et il ne faut pas s’attendre à des miracles : nos disciplines ne sont pas là pour soigner !

Elles sont là pour prévenir, se connaitre mieux pour éviter de faire des bêtises en allant au-delà de nos limites.

 

 

« Tout pour un » :

Il est rare de pouvoir adapter une activité à ses possibilités physiques. Ici, on le peut :

Que l’on soit un « vrai » sportif, un « ancien » sportif (Ah, les traumatismes du sport !!!), un « pas du tout » sportif , que l’on soit très jeune, jeune, moins jeune, plus très jeune ou pas jeune du tout, il y a toujours une solution pour tirer parti de ces disciplines et en ressentir les bienfaits.

Cela ne demande QUE du temps et du travail.

 

Bref, encore une fois (et on ne le dira jamais assez !) à condition de ne pas s’attendre à des miracles (du genre : «Ouais, l’arnaque !!! J’ai fait deux heures de Qi Gong et je n’ai pas atteint le nirvana »), Tai Ji Quan et Qi Gong peuvent apporter beaucoup et maintenir en forme notre esprit et notre corps.

 

Il suffit d’un peu de patience, de bonne volonté, de travail régulier (Aïe ! Mince alors ! Ce n’était pas noté dans la pub !).

 

Bonne humeur et ouverture d’esprit ne feront pas de mal non plus… A bientôt ?

 

PHOTO Xiao Long

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 12:45

 

🐛

Le vermisseau qui admire le paon

finit dans son bec...

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 12:36

 

La première Impératrice chinoise se nommait  Wǔ Zétiān, 则天 (la seule d’ailleurs, car les femmes ne pouvait exercer le pouvoir dans le système impérial que de façon temporaire (en temps que régente) et ne pouvaient pas porter le titre « d’Empereur ».

 

 

Et pourtant, Wǔ Zétiān fonda la dynastie Zhou (la seconde), se réclamant de l’antique dynastie Zhou.

 Cet «  esprit sage » régna sous le nom d’ « Empereur Shengshen » Shèngshén huángdì, 聖神皇帝), de 690 à 705, année de sa mort : elle avait alors 81 ans !

Son père, Wu Shiyue (武士彠), devenu duc de Taiyuan en remerciement de ses actions militaires, eut trois filles de sa seconde épouse qui lui avait été « attribuée » par l’empereur, parmi elles : Wǔ Zétiān. N’étant donc pas issue d’une grande famille aux glorieux ancêtres, rien ne semblait la prédestinée à devenir Impératrice.

 

PHOTO Xiao Long

 

Comment s’y prendre pour devenir Impératrice ?

 

Wǔ Zétiān entra par la petite porte : vers l’âge de 12 ans, elle est introduite dans le « harem » de l’Empereur Táng Tàizōng (deuxième Empereur de la dynastie Tang).

Une anecdote bien connue raconte que l’Empereur Taizhong  avait un cheval appelé « Lion », il était sauvage et personne n’arrivait à le contrôler ; la belle Zétiān se proposa de dominer la bête si on lui donnait un fouet de fer, un marteau de fer et une dague. D’abord, elle aurait fouetté le cheval, puis s’il refusait toujours d’obéir, elle se proposait de le frapper avec le marteau et s’il se montrait toujours rebelle de lui trancher la gorge.

Tout en finesse…

 

On dit que le prince héritier, futur Empereur Táng Gāozōng  s’intéresse à elle.

Tàizōng décède et elle doit entrer au monastère comme toutes les autres veuves de l’Empereur…

Comme dans les bons films, les intrigues de palais vont bon train, et les jeux d’influence sont monnaie courante.

La première épouse de Gāozōng, toujours sans enfant et craignant d’être supplantée par la seconde épouse, souhaite conserver son « poste » et connaissant l’inclinaison de son époux pour Wǔ Zétiān , elle organise sa sortie du monastère. C’était l’occasion rêvée !

 

Elle était vraiment  très belle dit-on, on dit aussi qu’elle n’était pas particulièrement tendre… Elle fait tranquillement son chemin au gré des intrigues et grimpe dans la hiérarchie. Son influence sur l’Empereur s’accroit aussi au grand dam de la première épouse !

 On raconte que son premier enfant était une fille, qu’elle l’étouffa de ses mains et fit porter le chapeau à la première épouse, ce qui lui permit de prendre sa place !

 

Elle use de son influence pour discréditer les épouses gênantes qui freinent son ascension. Et la voilà, à 32 ans, première épouse de Gāozōng  …

 

La santé de l’Empereur n’est pas des meilleures et Wǔ Zétiān, dissimulée derrière un rideau participe largement aux affaires de l’État ! Et elle sait prendre de bonnes décisions dans de nombreux domaines (philosophique, agricole, militaire… Elle fit aussi beaucoup pour le statut des femmes.) et on ne peut mettre en doute l’efficacité politique de cette femme d’action que rien n’arrête.

 

.

Pour mener à bien ses projets, rien n’est exclu… Elle se débrouille pour éliminer les conseillers et  ministres encombrants, le premier fils héritier meurt un peu empoisonné, le second un peu assassiné, le troisième docile et toléré un temps, sera remplacé par son jeune frère… de toute façon, dans son testament l’Empereur  sous le charme de son épouse, exigera qu’elle reste chargée des affaires de l’État !

 

Oui, mais…

 

Elle n’est qu’une femme et une femme ne peut être Empereur…

Pour être acceptée, elle soutient le bouddhisme.

Elle fait bâtir des temples et une immense statue de Bouddha. On raconte qu'elle a  participé à la traduction d’un des ouvrages les plus importants du bouddhisme chinois. Elle dépêcha même des émissaires en Inde afin de ramener en Chine le manuscrit complet. 

En retour, les moines ont déclaré que le pouvoir divin avait été accordé à Wǔ Zétiān, ce qui légitimait donc son pouvoir. Leur aide a été essentielle.

 

PHOTO Xiao Long

 

En dehors de ces activités politiques (qui furent nombreuses, elle lança de nombreuses réformes) Wǔ Zétiān possédait quelques  qualités littéraires : elle écrivait aussi des poèmes et un bon nombre de ses poèmes ont d'ailleurs été rassemblés dans deux recueils «  Poèmes de Tang » et « Essais de Tang ». Elle avait bénéficié d’une éducation très complète et l’époque Tang est une période où les femmes étaient assez libres.

 

Pour « s’amuser » et voir Wǔ Zétiān: Film « Detective Dee »

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
18 juin 2022 6 18 /06 /juin /2022 17:12

 

 

“On a toujours tort d'essayer d'avoir raison

devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !”

 

Raymond Devos

 

PHOTO XIAO LONG

 

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Published by Xiao Long - dans PROVERBES
18 juin 2022 6 18 /06 /juin /2022 17:08

🤔

Si l'on ne veut pas finir tous sur les rotules, il faut apprendre à protéger ses genoux, ils le valent bien (pub!). Et comme pour les Chinois le premier signe de « vieillesse » est à chercher dans les genoux, il va falloir être attentif pour rester fringant.


Une des choses qui frappe toujours le débutant, c'est que pratiquer le Tai Ji Quan sollicite autant les jambes. On est toujours debout, genoux un peu, beaucoup ou passionnément fléchis et lorsqu'on en n'a pas l'habitude... on redécouvre l'existence de ses jambes!

 

🐼C’est à ce moment que vole en éclat le beau rêve d’activité « facile », cool, momolle et fondante : les muscles travaillent même si ça ne saute pas aux yeux !
Pour voyager longtemps dans le pays du Tai Ji Quan quelques règles de base doivent être respectées:


Le genou dans l'alignement du pied:

Le genou souffre s'il n'est pas à l'aplomb du pied, donc pas de genou dedans, pied dehors ou l'inverse, d'ailleurs ces positions sont très inconfortables et l'on doit sentir une tension anormale dans le genou s'il est mal positionné.

 

PHOTO Xiao Long


Le genou ne dépasse pas le pied:

Dans les déplacements, on opte pour un pas mesuré. Si le pas est trop court (pied posé trop près de soi) ou trop long (pied trop loin de soi), le genou ne sera pas placé correctement et le plus souvent dépassera le pied, ce qui signifie que je force sur le genou pour ramener le pied ou pour progresser.

C’est souvent dans un souci de trop bien faire que l’on laisse son genou partir au-delà du raisonnable…


Le genou a besoin d'une bonne racine:

Une bonne racine, on en parle souvent de la racine... Si le pied est bien posé, bien à plat, dans son intégralité, la racine est bonne et mon appui est équilibré, je ne forcerai donc pas trop sur le genou dans mes déplacements. Pour bien poser mon pied, je prends (racine?) le temps de dérouler doucement mon pied au sol.

Il ne faut pas oublier que « Tout ce qui est en haut dépend du bas » (proverbe faussement chinois… mais ça aurait pu !)

Si les pieds sont posés à la va vite (un comble pour un "taijiste" !!!) la cheville, le genou, la hanche… tout ce qui se trouve au dessus cherchera à compenser et ce n’est pas une bonne chose.

 

PHOTO Xiao Long


 

Le genou n'aime pas les jambes tendues:

Qui dit jambe tendue, dit articulation bloquée et ça les articulations, elles n'apprécient pas trop... En Tai Ji Quan, les articulations (toutes) ne sont jamais bloquées, car ces articulations sont des "barrages" énergétiques, et nous, nous voulons la faire circuler , l'énergie... alors les articulations restent souples! De plus des genoux souples vous aideront à garder un bon équilibre, ce qui n’est pas négligeable.

Et voilà, vous pouvez partir pour quelques décennies de pratique, C'est qu'on en parcourt des kilomètres au fil des années... Alors, prenez soin de vos genoux et ils vous le rendront bien!!!

On tombera à genou devant votre style...😮

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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