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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 16:34

YANG Lu Chan (1799-1872) est connu comme le fondateur du Tai Ji Quan de style Yang . Il n'a donc pas créé le Tai Ji Quan, puisqu'il apprit lui-même les techniques dans la famille CHEN ( dont nous reparlerons un jour...).


On dit que travaillant au service de cette famille, il apprit en secret en espionnant les cours de CHEN.  Découvert, il fit une démonstration de ce qu'il savait et Maitre Chen aurait été si impressionné qu'il décida de le prendre parmi ses élèves!


Plus tard, il se rendit à Beijing, enseigna à ses propres élèves puis à partir de 1850 (dynastie Qing),  enseigna à la famille impériale et à quelques membres  de la garde impériale mandchoue... Toujours vainqueur des défis qu'on lui proposait, on le surnomma "l'invincible"!


Il fit évoluer la pratique, retira les "explosions de puissance"(fa jin), apprentissage qu'il réserva à quelques initiés .


Ce style n'a cessé d'évoluer, d'où l'existence d'écoles différentes, de pratiques différentes, de la "gymnastique santé" au ... martial.


Les pratiquants d'arts martiaux japonais ont pour coutume de saluer la photo du Maitre avant de commencer le cours: si nous devions en début de séance saluer un Maitre, ce serait sans doute YANG Lu Chan puisque nous travaillons le style qui porte son nom... même si ses formes ont évolué au fil du temps.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:36

Xiao Long est très vexé, car il a entendu dire que l'éventail c'était "pour faire joli" et que ça n'était pas une arme! Il a passé la nuit à lisser ses pinceaux, à préparer son encre et à méditer sur la question...

L'éventail est pour nous un objet vieillot, décoratif, esthétique... exotique.  L'éventail en bambou que nous utilisons pour nos enchainements semble fragile et inoffensif et pourtant, il peut servir d'arme (que si!).


Un éventail fermé, en métal, et même en bambou permet de bloquer une attaque, et de frapper comme un bâton court (on y retrouve d'ailleurs ici les techniques que l'on connait aussi pour l'épée). Il peut aussi piquer (avec les bouts) et si le coup est porté au bon endroit - la connaissance des points vitaux essentiels n'est sans doute pas superflue - cela peut être très douloureux.
Un éventail ouvert peut servir à masquer une attaque de poing ou de pied par exemple. Il permet aussi de se protéger ou de tenir à distance l'adversaire lorsqu'on l'ouvre devant soi, horizontal ou vertical. On peut frapper ou dévier un coup avec le "plat" de l'éventail.


On peut aussi utiliser son tranchant pour couper: c'est ce que l'on a le plus de mal à imaginer, il faut l'admettre... Encore que l'on puisse se couper avec une simple feuille de papier!
 

Photo Xiao Long


Bref, on peut garder son adversaire à distance, dévier ses attaques (il finira bien par se décourager!) et le blesser (il aura au moins quelques bosses...) ou le désarmer.
C'est un objet utilitaire "détourné". D'ailleurs le Japon connait aussi le gunsen (éventail de guerre) et le tessen (souvent réservé aux femmes). Dans les situations où le samouraï devait déposer ses armes à l'entrée d'une demeure, il conservait toujours son éventail dans la ceinture... On aurait même enregistré des duels gagnés à l'aide d'un éventail de fer contre une épée.


Si on peut frapper, bloquer, dévier, piquer, couper (je n'ai pas pu essayer, mon partenaire n'est pas d'accord...), on peut considérer que l'éventail est une arme.
Ainsi, Messieurs, n'hésitez plus à pratiquer les taolus à l'éventail! Xiao Long le dit: c'est pas que pour faire "joli"... Et pour ceux qui ont quelques doutes: il faut essayer...

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 16:22

                                 
                        ...  Il est dit que Zhang San Feng (XIIème siècle?), retiré dans la solitude de sa cabane et récitant les Classiques, fut interrompu soudain par un cri étrange.
A pas feutrés, il se dirigea alors vers la fenêtre, il se pencha et vit un oiseau. Immobile, celui-ci scrutait un serpent lové au pied de l'arbre où il avait bâti son nid.


L'oiseau tout à coup, poussa un cri et vola vers le serpent, gonflant ses plumes, battant des ailes, cherchant à le piquer avec son bec. Le serpent se dérobait toujours à ses attaques, esquivait, ondulait, ses glissements sinueux, fluides, en spirale le rendait insaisissable.


Zhang San Feng décida de se rapprocher pour les observer, mais lorsqu'il atteignit le pas de la porte, l'oiseau et le serpent avaient disparus...
Avait-il rêvé?

C'est ainsi, dit-on, que Zhang San Feng posa les principes fondateurs de ce qui deviendra le Tai Ji Quan : la souplesse prime sur la rigidité, le mouvement continu sur le mouvement saccadé, l'absorption sur la force de l'adversaire.

 

PHOTO Xiao Long


Le serpent et l'oiseau sont opposés et complémentaires, on peut y voir l'image du  Yin et du Yang, ils peuvent symboliser les arts martiaux internes et externes...

Il existe évidemment  bien des versions et des variantes de cette histoire, on dit même que ce moine taoïste n'a peut-être jamais existé, mais la légende est belle et pleine d'enseignements et il n'y a pas que les enfants qui aiment les histoires...




 





 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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