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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 15:58

Je vous ai interrompu en plein Qi Gong des 5 animaux? Désolé!
Peut-être étiez-vous justement en train de saisir une pêche... Si vous passez  l'été à cueillir des pêches, savez-vous que la pêche est symbole de bonheur et d'immortalité.

 

Dans la mythologie taoïste un pêcher fabuleux  pousse dans le Palais de Xi Wang Mu, Reine Mère de l'Occident: il ne fleurit que tous les 3000 ans  et ses fruits ne murissent qu'une fois tous les 3000 ans! Les pêches une fois mûres, et il faut être patient..., sont mangées par les immortels (on comprend pourquoi!) au cours d'un banquet solennel (dans le film "Le Royaume Interdit" dont Xiao Long a déjà parlé, on voit une scène où le Dieu Singe perturbe cette réunion).
La pêche est un des attributs du Dieu de la longévité, le Dieu étoile Shou Xing ("étoile du vieil âge") la tient dans sa main droite. On le reconnait à son grand front! Il est parfois accompagné d'une  cigogne, d'une grue...

 

PHOTO Xiao Long


    Les deux autres Dieux étoiles sont le Dieu du bonheur (Fu Xing) et le Dieu de la prospérité (Lu Xing). Xing signifie "étoile".
Dans la pharmacopée chinoise l'amande séchée (Tao Ren) est prescrite pour ses propriétés purificatrices (foie et intestins) et tonifiantes.

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:30

 

Un peu d'histoire... Ne partez pas! Rassurez vous, on ne va pas passer en revue TOUTES les périodes, on fera des raccourcis!


Même si on a longtemps utilisé la pierre pour fabriquer des armes, L'Empereur Jaune, Huang Di,  qui ne riait pas toujours... (-2697/-2597) possédait  des épées en jade , mais aussi en cuivre ou en or. Sous les Shang (-1766/-1122) apparaît le bronze.

Les progrès de la métallurgie sont stimulés par les guerres, chacun recherchant des armes plus efficaces, plus tranchantes et solides: Les Zhou se battent contre les Shang et prennent le pouvoir (-909/-255), puis (on oublie un peu la période "Printemps Automne", qui porte pourtant un bien joli nom...) s'ouvre une longue période de guerres civiles (Royaumes Combattants)... Les forgerons sont alors tenus en grande estime!


Et hop! Nous faisons un petit bond par dessus les Han jusqu'à la période des "Trois Royaumes" (-220/-280) où le général Cao Cao (prononcé tsao tsao...) possédait des épées d'acier trempé capables de couper le fer. Nouveau petit saut, cette fois par dessus les Sui et les Tang, dynasties pacifiques... (Il y en a!), et les "Cinq Dynasties"  pour atterrir chez les Song (960-1279) qui perdent le pouvoir face  aux Mongols (Dynastie Yuan 1271-1368): ce brassage de cultures modifie les styles d'épées.


L'évolution se poursuit sous les Ming (1368-1644), puis les Qing (Mandchous). Depuis les Ming, on distingue les épées militaires (plus lourdes) des épées civiles parfois incrustées dans la lame de 7 pastilles de cuivre, représentant la constellation de la grande ourse, qui ont pour but de faire circuler l'énergie.

 

Photo Xiao Long


Sous les Qing (1644-1911) apparaissent des épées courtes offertes aux dignitaires ou aux étrangers, dont l'étui était en laque ou en galuchat (peau de raie ou de requin).

Les épées dont on se sert aujourd'hui sont toujours de style Ming ou Qing!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:41

L'épée est l'arme noble, l'arme vraie (pas comme l'éventail... mais non, n'y voyez aucune allusion...).
Comment la choisir?


L'épée a une lame droite à double tranchant, l'extrémité est fine, elle peut être souple ou rigide et plus ou moins lourde. Il est important lorsqu'on choisit une épée pour la pratique de la soupeser et de se demander si on pourra s'exercer avec longtemps sans solliciter excessivement son bras.
La taille de la poignée est aussi un paramètre à prendre en compte, on doit avoir son épée bien en main, si le pommeau est trop gros, on ne peut la tenir correctement ( Xiao Long songe à ces dames qui n'ont pas, heureusement, de grosses "paluches"...).


Enfin, il faut vérifier si l'équilibrage est bon: une épée facile à utiliser est équilibrée très près de la garde. Plus elle est équilibrée vers l'avant, plus le bras fatigue, surtout sur les mouvements larges où l'on tient l'épée à bout de bras.
Ainsi, même si certaines épées rigides sont très belles, elles ne sont pas toujours très pratiques. Il vaut mieux, dans ce cas, les réserver à la décoration... (une petite épée au dessus de la cheminée, c'est pas top déco ça?!)

Pour s'entrainer, on peut acheter une épée télescopique. Avantage (c'est, à mon sens, le seul...) on peut l'emporter partout. Il existe aussi des épées en bois, particulièrement intéressantes si l'on souhaite travailler à deux sur des applications martiales par exemple...

 

Photo Xiao Long


-Et le pompon alors?
Ah, oui, le pompon: que serait une épée sans pompon (une pizza sans anchois!). Traditionnellement le pompon est rouge. Mais on en trouve de couleurs et ... de longueurs différentes. Question longueur, restez raisonnables et conscients que le pompon est un élément TRES mobile et qu'il peut avoir une fâcheuse tendance à s'enrouler autour du poignet, ou de la garde au mauvais moment, il n'est pas exclu non plus, qu'il vienne sournoisement frapper un oeil si, emporté par l'élan de la forme (42 ou Wudang), vous faites tournoyer votre épée à hauteur du visage (ça sent pas le vécu ça?)... Bref, restez modeste!

Conclusion: votre épée fait partie de vous, vous devez être à l'aise dans toutes les techniques. Que l'on  bloque, coupe, fende, pique de la pointe ou frappe du pommeau, on doit avoir son épée bien en main, la tenir fermement sans crispation, tout près de la garde...


Et rien ne vous empêche de donner un nom à cette arme qui vous accompagnera longtemps  (Excalibur, c'est déjà pris...)

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:36

C'est toujours la grosse question qui empêche de dormir (Non, même pas!): "Qui a inventé le Tai Ji Quan alors?"


Ce serait simple de dire qui a inventé le téléphone ou qui a inventé le fil à couper le beurre (encore semble-t-il ne pas l'avoir inventé... pas malin!).  Et il est toujours aussi délicat, lorsqu'on s'aventure sur ces sentiers,  de savoir où commence le conte, où s'arrête l'histoire véridique. Sans doute pourrait-on trouver un proverbe chinois pour affirmer que " Pratiquer sans curiosité, c'est pratiquer l'esprit libéré"?


Mais Xiao Long est un dragon curieux (et un curieux dragon aussi !).


CHEN Wang Ting (1600-1680) semble bien être celui qui crée le Tai Ji Quan, même s'il n'existe encore aucune théorie sur le papier, la technique est là!


Passionné d'arts martiaux et de littérature, il associe sa connaissance des techniques de santé, de la philosophie taoïste, de la stratégie militaire pour inventer une nouvelle boxe caractérisée par des mouvements souples et fluides, combinés à de puissantes explosions de force. A la recherche du mouvement logique et efficace, il crée  quelques enchaînements (mains nues et armes).


Tous les principes de base sont là: technique martiale, technique de respiration, circulation énergétique dans les méridiens, alliance Yin Yang... Mais il faudra encore attendre un siècle avant que Wang Zhong Yue ne pose par écrit la théorie du Tai Ji Quan dans un traité (Tai Ji Quan Lun).


Le style Chen, dont découle le style Yang, est toujours largement pratiqué, mais demande une bonne condition physique si on veut réaliser fidèlement les mouvements vrillés, les sauts, les Fa Jin (explosions de force), les postures basses...

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 16:34

YANG Lu Chan (1799-1872) est connu comme le fondateur du Tai Ji Quan de style Yang . Il n'a donc pas créé le Tai Ji Quan, puisqu'il apprit lui-même les techniques dans la famille CHEN ( dont nous reparlerons un jour...).


On dit que travaillant au service de cette famille, il apprit en secret en espionnant les cours de CHEN.  Découvert, il fit une démonstration de ce qu'il savait et Maitre Chen aurait été si impressionné qu'il décida de le prendre parmi ses élèves!


Plus tard, il se rendit à Beijing, enseigna à ses propres élèves puis à partir de 1850 (dynastie Qing),  enseigna à la famille impériale et à quelques membres  de la garde impériale mandchoue... Toujours vainqueur des défis qu'on lui proposait, on le surnomma "l'invincible"!


Il fit évoluer la pratique, retira les "explosions de puissance"(fa jin), apprentissage qu'il réserva à quelques initiés .


Ce style n'a cessé d'évoluer, d'où l'existence d'écoles différentes, de pratiques différentes, de la "gymnastique santé" au ... martial.


Les pratiquants d'arts martiaux japonais ont pour coutume de saluer la photo du Maitre avant de commencer le cours: si nous devions en début de séance saluer un Maitre, ce serait sans doute YANG Lu Chan puisque nous travaillons le style qui porte son nom... même si ses formes ont évolué au fil du temps.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 13:36

Xiao Long est très vexé, car il a entendu dire que l'éventail c'était "pour faire joli" et que ça n'était pas une arme! Il a passé la nuit à lisser ses pinceaux, à préparer son encre et à méditer sur la question...

L'éventail est pour nous un objet vieillot, décoratif, esthétique... exotique.  L'éventail en bambou que nous utilisons pour nos enchainements semble fragile et inoffensif et pourtant, il peut servir d'arme (que si!).


Un éventail fermé, en métal, et même en bambou permet de bloquer une attaque, et de frapper comme un bâton court (on y retrouve d'ailleurs ici les techniques que l'on connait aussi pour l'épée). Il peut aussi piquer (avec les bouts) et si le coup est porté au bon endroit - la connaissance des points vitaux essentiels n'est sans doute pas superflue - cela peut être très douloureux.
Un éventail ouvert peut servir à masquer une attaque de poing ou de pied par exemple. Il permet aussi de se protéger ou de tenir à distance l'adversaire lorsqu'on l'ouvre devant soi, horizontal ou vertical. On peut frapper ou dévier un coup avec le "plat" de l'éventail.


On peut aussi utiliser son tranchant pour couper: c'est ce que l'on a le plus de mal à imaginer, il faut l'admettre... Encore que l'on puisse se couper avec une simple feuille de papier!
 

Photo Xiao Long


Bref, on peut garder son adversaire à distance, dévier ses attaques (il finira bien par se décourager!) et le blesser (il aura au moins quelques bosses...) ou le désarmer.
C'est un objet utilitaire "détourné". D'ailleurs le Japon connait aussi le gunsen (éventail de guerre) et le tessen (souvent réservé aux femmes). Dans les situations où le samouraï devait déposer ses armes à l'entrée d'une demeure, il conservait toujours son éventail dans la ceinture... On aurait même enregistré des duels gagnés à l'aide d'un éventail de fer contre une épée.


Si on peut frapper, bloquer, dévier, piquer, couper (je n'ai pas pu essayer, mon partenaire n'est pas d'accord...), on peut considérer que l'éventail est une arme.
Ainsi, Messieurs, n'hésitez plus à pratiquer les taolus à l'éventail! Xiao Long le dit: c'est pas que pour faire "joli"... Et pour ceux qui ont quelques doutes: il faut essayer...

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 16:22

                                 
                        ...  Il est dit que Zhang San Feng (XIIème siècle?), retiré dans la solitude de sa cabane et récitant les Classiques, fut interrompu soudain par un cri étrange.
A pas feutrés, il se dirigea alors vers la fenêtre, il se pencha et vit un oiseau. Immobile, celui-ci scrutait un serpent lové au pied de l'arbre où il avait bâti son nid.


L'oiseau tout à coup, poussa un cri et vola vers le serpent, gonflant ses plumes, battant des ailes, cherchant à le piquer avec son bec. Le serpent se dérobait toujours à ses attaques, esquivait, ondulait, ses glissements sinueux, fluides, en spirale le rendait insaisissable.


Zhang San Feng décida de se rapprocher pour les observer, mais lorsqu'il atteignit le pas de la porte, l'oiseau et le serpent avaient disparus...
Avait-il rêvé?

C'est ainsi, dit-on, que Zhang San Feng posa les principes fondateurs de ce qui deviendra le Tai Ji Quan : la souplesse prime sur la rigidité, le mouvement continu sur le mouvement saccadé, l'absorption sur la force de l'adversaire.

 

PHOTO Xiao Long


Le serpent et l'oiseau sont opposés et complémentaires, on peut y voir l'image du  Yin et du Yang, ils peuvent symboliser les arts martiaux internes et externes...

Il existe évidemment  bien des versions et des variantes de cette histoire, on dit même que ce moine taoïste n'a peut-être jamais existé, mais la légende est belle et pleine d'enseignements et il n'y a pas que les enfants qui aiment les histoires...




 





 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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