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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:24

Fin octobre voilà encore une occasion de faire la fête !

La Fête du double neuf, neuvième jour de la neuvième lune, dernière lunaison de l'automne, a des origines assez obscures et très discutées. Elle est mentionnée dans des écrits de l'époque des Han occidentaux décrivant la vie dans à la capitale, Chang'an. Son nom chinois est Fête du Double Yang (陽節 pinyin : Chóngyángjié, « fête de la répétition du yang ») car neuf est un chiffre yang ().

 On peut reconnaitre dans ses rites actuels une fonction de protection contre les calamités : gravir la colline le 9 du 9e mois lunaire pour s'écarter des épidémies est une coutume transmise depuis l'antiquité. Elle est aussi en rapport avec les ancêtres, dans certaines régions on se rend sur leurs tombes. Ce lien avec avec les tombes ancestrales et le fait que le chiffre neuf (, jiǔ), homonyme de longtemps (,  jiǔ), soit un symbole de longévité ont fait désigner officiellement en 1989 par le gouvernement chinois le 9 du 9e mois lunaire « Journée de la personne âgée ».


Ce jour-là, les organismes administratifs, organisations populaires et bureaux de quartiers résidentiels organisent pour les retraités des excursions en montagne, l'admiration des paysages d'automne dans des sites pittoresques ou encore des activités sportives. Beaucoup de familles offrent également aux aînés un cadeau ou les accompagnent pour faire une promenade. Voilà de bonnes idées !


D'autres activités qui tirent parti des caractéristiques saisonnières enrichissent la fête : on fait voler les cerfs-volants car le vent est souvent fort à cette période, on visite des expositions florales où l’on peut se plonger dans la contemplation de chrysanthèmes (en pleine floraison en cette saison). Depuis l'Antiquité, les Chinois adorent le chrysanthème. En automne, les chrysanthèmes variés s'épanouissent et rivalisent de splendeur. Ce jour-là, on boit aussi du vin de chrysanthème (et non, je ne donnerai pas la recette !). Du point de vue médical, il est dit que le vin aux chrysanthèmes peut éclaircir la vue (si l’on en abuse pas…), guérir les vertiges, diminuer l’hypertension, faire maigrir, détendre le corps, tonifier le foie, tranquilliser les intestins et l’estomac et faire circuler le sang.

Dans les temps anciens, les femmes aimaient mettre une fleur de chrysanthème dans leurs cheveux. Des branches et des feuilles étaient aussi suspendues aux portes et fenêtres pour chasser les démons.

 

PHOTO Xiao Long

Que serait une fête sans petites douceurs ? Vous prendrez bien un 重陽糕,  chóngyáng gāo ? C’est un gâteau cuit à la vapeur contenant des châtaignes, des pignons de pin, autres graines et fruits secs, décoré d'un drapeau en papier. Comme tous ses homologues des fêtes chinoises, ce gao (, gāo gâteau) par son homonymie avec « haut » (, gāo) représente un souhait de développement et de prospérité. Pour assurer son ascension, ou devenir la nouvelle étoile montante, on déguste ces petits gâteaux qui peuvent avoir la forme de pagodes (jusqu’à neuf étage !)

La Fête du double neuf est de nos jours très inégalement observée.

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:05

Le trois octobre, c'est la "fête de la mi-automne" (Zhong Qiu Jie) ou "fête de la lune! Le 15ème jour de la 8ème lune, la lune est particulièrement brillante, plus ronde, et plus belle que les autres jours de l'année (quand on peut la voir!). La pleine lune est symbole de réunion familiale, cette fête est aussi appelée "fête de la réunion".


Une légende (entre autres...) court sur cette nuit de la mi automne, la légende de Chang'e:


Autrefois, la Terre était entourée de 10 soleils illuminant tour à tour la Terre. Un jour les 10 soleils apparurent en même temps et occasionnèrent sècheresse et ébullition des mers! Hou Yin, courageux et habile archer, décrocha avec ses flèches 9 soleils! Il sauva ainsi la terre et...devint roi! Mais il se comporta comme un tyran et vola l'élixir de longue vie de la Reine Mère céleste, il voulait régner éternellement. Mais c'est son épouse Chang'e qui le but pour sauver la Terre des lois tyranniques de son mari. Chang'e sentit alors son corps flotter dans l'air et s'envola jusqu'à la lune. On dit qu'en observant la lune, on peut apercevoir Chang'e dans son palais de jade...
Ainsi traditionnellement pour la fête de la mi-automne , on mange des gâteaux de lune (Yuebing) et les anciens racontent aux plus jeunes des histoires sur la lune. 


Ces gâteaux (que l'on trouve aisément toute l'année à Paris 13ème) sont parfois fourrés à la purée de graine de lotus, à la noix de coco, au pavot, à la pâte de haricot rouge, à l'oeuf...


Xiao long s'y connait bien en gâteaux de lune!!!
Pour déterminer scientifiquement lequel aura vos préférences, il vous faudra tous les goûter alors!

 
 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:54

Dao!
Encore une arme que l'on peut utiliser dans la pratique du Tai Ji. Ce qui distingue le sabre de l'épée dont nous avons déjà parlé, c'est le fait qu'il ne possède qu'un seul tranchant. Les techniques en tiennent comptent. On peut poser la main sur le dos de la lame pour renforcer certains blocages  par exemple, ou saisir la lame pour désarmer l'adversaire...
Il utilise 5 mouvements, liés aux 5 éléments: taille, estoc, contre, tournoiement, blocage.
Il combine 7 manoeuvres: Tang (fendre), Pi (couper de haut en bas), Kan (couper), Mo (frotter), Chan (ouvrir), Tiao (crocheter), To (hacher!!!).
Le sabre a un dos, un tranchant, une pointe, un plat de lame, une tête, une garde, une poignée.
Plus solide que l'épée, le sabre traditionnel est légèrement courbe avec une tête élargie, mais il en existe à lame droite aussi. Le sabre est une arme moins "noble" que l'épée, c'est l'arme du soldat, du champ de bataille, facile à dégainer et qui permet de dégager l'espace autour de soi.
La divinité attachée au sabre est le Dieu des batailles Zang Er, et le terme Dao Bing (sabre-arme) désigne aussi la guerre en général.

 

Photo Xiao Long


C'est une arme "yang", c'est l'avant bras qui travaille (pour l'épée, arme "yin", c'est le poignet). Il correspond à l'élément "métal".  


Les plus anciennes pièces retrouvées étaient en bois dur, il en existait de plus petite taille, en jade ou en pierre. La légende dit que le sabre a été inventé par Sui Jen Shi, le second des empereurs mythiques de la Chine, puis amélioré par Huang Di. Le premier aurait forgé un sabre en or, le second en bronze.  Puis apparut le sabre en fer (Royaumes combattants) puis, sous les Song, il prit cette forme "en feuille de saule" (Liu Ye Dao) et gagna en solidité. Sous les Ming, on fait la différence entre les sabres "civils" moins lourds, plus courts, sans fourreau et les sabres "militaires" en acier trempé, avec fourreau de cuir ou de bois. Les types de sabres se multiplient ( on en compte au moins 18!) et, rien que pour la beauté des noms, il y eut, le sabre en "plume d'oie", en "tête de démon", le sabre "aux neufs crocs", "aux trois anneaux", en "oreille de buffle", "papillon cantonnais", "nouille" (!, je n'invente rien... c'est un sabre très souple, à lame très mince qui tranche comme un rasoir), en "ailes de libellule"...
 

Voilà quelques informations sur cette arme que certains viennent de découvrir. Il y aurait encore beaucoup à dire... mais ce sera pour plus tard!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 06:58

Nous allons bientôt en manger de toutes les couleurs des pommes!
Il y a 3000 ans, elle était déjà connue des Chinois. Elle arriva par la route de la soie chez les Arabes, puis chez les grecs et les Romains.

La fleur du pommier est un symbole de beauté féminine (Et pourtant, nous ne sommes pas toutes des pommes...). La pomme "Ping" en chinois, peut aussi signifier quelque chose comme "que la paix vous accompagne". Mais "Ping" peut aussi signifier "malade". Toujours les homophonies...
... Et n'oubliez pas d'en manger (selon la règle du "5 fruits et légumes par jour", si possible sans pesticides...)

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 17:05

Avant de renouer avec nos articles sur la technique et avant de nous replonger dans la grisaille automnale (elle viendra, elle viendra...), prenons un peu de couleurs...
Dans la Chine ancienne le bleu était la couleur affectée aux morts (ça commence bien!), symbole des âmes des défunts.
Lao Zi écrivait :

"Le Tao est le principe du ciel et de la terre ; les deux modes d’être du Tao sont sa nature insaisissable et sa nature corporelle phénoménale ; ensemble, on les nomme "bleues", ou "incompréhensibles", "bleues et encore bleues", ou incompréhensibles au dernier degré".
Je crains que ce texte ne soit bleu aussi, à la première lecture en tout cas...

 

 

Photo Xiao Long

 

Le bleu symbolise parfois le Tao, la Voie sacrée, l'insondable des êtres...
Dans la tradition bouddhiste tibétaine, le Bleu est la couleur "de la Sagesse transcendante, de la potentialité et en même temps de la vacuité, dont l'infini du ciel bleu est une image possible".
Le Bleu est aussi la couleur du yang.

Sur un plan général pour nous, le bleu favorise la contemplation, la passivité, la méditation, le repos... (sur une chaise longue, admirant le ciel ...bleu?)

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:57

Après Yang Lu Chan (23 mai 2009) et Chen Wang Ting (20 juin 2009), voilà un autre personnage d'importance: Wang Zong Yue!

Wang Zong Yue (1736-1796) est natif du Shanxi, il aurait vécu sous le règne de Qian Long.

 

Selon les sources Wang aurait fait halte à Chen Jia Gou et aurait appris son art auprès de la famille Chen. On affirme parfois qu’il aurait été le maître de Jiang Fa. D’autres documents attestent qu’il aurait, dans son vieil âge, été professeur dans sa propre école de Luoyang en 1791. On dit aussi qu’il aurait été actif encore en 1795 à Kaifeng… Difficile de s’y retrouver.

 

Une chose est sûre cependant: son livre le " Tai Ji Quan Lun ", autrement dit le "Traité sur le Tai Ji Quan", a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette discipline. Cette œuvre en constitue le fondement théorique, puisque pour la première fois des textes définissent la pratique de cette « boxe du faîte suprême».

 

Sa thèse s’inspire avant tout du Yi Jing, le « Classique des Mutations », le plus ancien traité divinatoire du monde qui doit permettre à celui qui le consulte de mieux comprendre l’ordre de l’univers, la situation qu’il vit lui-même et peut l’aider à prendre une décision, à déterminer sa conduite pour vivre en harmonie avec la Nature. Xiao Long vous en reparlera bientôt...

 

Au début, il y a le Wu Ji,  l’indifférencié, qui existe depuis toujours.

 

C’est le moment où dans la forme l’individu est statique : on est calme, on existe simplement, le poids est réparti également sur les deux pieds, il n’y a ni avant, ni arrière, ni gauche, ni droite, ni intérieur, ni extérieur.

 

De cette immobilité naît le mouvement. L’énergie circule dans le Dan Tian bien qu’il n’y ait pas d’action. C'est le Tai Ji.

Dès le premier mouvement le Yin se sépare du Yang. Ils se distinguent dans la droite et la gauche, le haut et le bas, l’avant et l’arrière.

 

Ainsi se dessinent les 5 déplacements (Wu Bu, comme dans Wu Bu Quan, le petit enchainement que beaucoup d'entre vous connaissent... mais si, vous connaissez...) correspondants aux 5 éléments (Wu Xing) : le feu avance (Qian Jing), l’eau recule (Hou Tui), le bois regarde à gauche (Zuo Gu), le métal prend garde à droite (You Pan), la terre occupe le centre (Zhong Ding).

 

Les déplacements s’orientent selon 8 directions (Ba Gua), les 8 points cardinaux. On obtient les 8 portes (Ba Men) qui correspondent à 8 techniques: parer (Peng), tirer (Lu), presser (Ji), pousser (An), emmener vers le bas (Cai), déraciner vers le côté (Lie), coup de coude (Zhou), coup d’épaule (Kao). C'est bien, vous n'avez pas perdu le nord...
Bref, c'est Wang qui pose sur le papier les bases théoriques du Tai Ji Quan!


Et Xiao Long boude (et un dragon qui boude, ce n'est pas commode!), il n'a pas pu trouver de traduction valable à proposer en français... Il continue ses recherches!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 15:58

Je vous ai interrompu en plein Qi Gong des 5 animaux? Désolé!
Peut-être étiez-vous justement en train de saisir une pêche... Si vous passez  l'été à cueillir des pêches, savez-vous que la pêche est symbole de bonheur et d'immortalité.

 

Dans la mythologie taoïste un pêcher fabuleux  pousse dans le Palais de Xi Wang Mu, Reine Mère de l'Occident: il ne fleurit que tous les 3000 ans  et ses fruits ne murissent qu'une fois tous les 3000 ans! Les pêches une fois mûres, et il faut être patient..., sont mangées par les immortels (on comprend pourquoi!) au cours d'un banquet solennel (dans le film "Le Royaume Interdit" dont Xiao Long a déjà parlé, on voit une scène où le Dieu Singe perturbe cette réunion).
La pêche est un des attributs du Dieu de la longévité, le Dieu étoile Shou Xing ("étoile du vieil âge") la tient dans sa main droite. On le reconnait à son grand front! Il est parfois accompagné d'une  cigogne, d'une grue...

 

PHOTO Xiao Long


    Les deux autres Dieux étoiles sont le Dieu du bonheur (Fu Xing) et le Dieu de la prospérité (Lu Xing). Xing signifie "étoile".
Dans la pharmacopée chinoise l'amande séchée (Tao Ren) est prescrite pour ses propriétés purificatrices (foie et intestins) et tonifiantes.

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:30

 

Un peu d'histoire... Ne partez pas! Rassurez vous, on ne va pas passer en revue TOUTES les périodes, on fera des raccourcis!


Même si on a longtemps utilisé la pierre pour fabriquer des armes, L'Empereur Jaune, Huang Di,  qui ne riait pas toujours... (-2697/-2597) possédait  des épées en jade , mais aussi en cuivre ou en or. Sous les Shang (-1766/-1122) apparaît le bronze.

Les progrès de la métallurgie sont stimulés par les guerres, chacun recherchant des armes plus efficaces, plus tranchantes et solides: Les Zhou se battent contre les Shang et prennent le pouvoir (-909/-255), puis (on oublie un peu la période "Printemps Automne", qui porte pourtant un bien joli nom...) s'ouvre une longue période de guerres civiles (Royaumes Combattants)... Les forgerons sont alors tenus en grande estime!


Et hop! Nous faisons un petit bond par dessus les Han jusqu'à la période des "Trois Royaumes" (-220/-280) où le général Cao Cao (prononcé tsao tsao...) possédait des épées d'acier trempé capables de couper le fer. Nouveau petit saut, cette fois par dessus les Sui et les Tang, dynasties pacifiques... (Il y en a!), et les "Cinq Dynasties"  pour atterrir chez les Song (960-1279) qui perdent le pouvoir face  aux Mongols (Dynastie Yuan 1271-1368): ce brassage de cultures modifie les styles d'épées.


L'évolution se poursuit sous les Ming (1368-1644), puis les Qing (Mandchous). Depuis les Ming, on distingue les épées militaires (plus lourdes) des épées civiles parfois incrustées dans la lame de 7 pastilles de cuivre, représentant la constellation de la grande ourse, qui ont pour but de faire circuler l'énergie.

 

Photo Xiao Long


Sous les Qing (1644-1911) apparaissent des épées courtes offertes aux dignitaires ou aux étrangers, dont l'étui était en laque ou en galuchat (peau de raie ou de requin).

Les épées dont on se sert aujourd'hui sont toujours de style Ming ou Qing!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:41

L'épée est l'arme noble, l'arme vraie (pas comme l'éventail... mais non, n'y voyez aucune allusion...).
Comment la choisir?


L'épée a une lame droite à double tranchant, l'extrémité est fine, elle peut être souple ou rigide et plus ou moins lourde. Il est important lorsqu'on choisit une épée pour la pratique de la soupeser et de se demander si on pourra s'exercer avec longtemps sans solliciter excessivement son bras.
La taille de la poignée est aussi un paramètre à prendre en compte, on doit avoir son épée bien en main, si le pommeau est trop gros, on ne peut la tenir correctement ( Xiao Long songe à ces dames qui n'ont pas, heureusement, de grosses "paluches"...).


Enfin, il faut vérifier si l'équilibrage est bon: une épée facile à utiliser est équilibrée très près de la garde. Plus elle est équilibrée vers l'avant, plus le bras fatigue, surtout sur les mouvements larges où l'on tient l'épée à bout de bras.
Ainsi, même si certaines épées rigides sont très belles, elles ne sont pas toujours très pratiques. Il vaut mieux, dans ce cas, les réserver à la décoration... (une petite épée au dessus de la cheminée, c'est pas top déco ça?!)

Pour s'entrainer, on peut acheter une épée télescopique. Avantage (c'est, à mon sens, le seul...) on peut l'emporter partout. Il existe aussi des épées en bois, particulièrement intéressantes si l'on souhaite travailler à deux sur des applications martiales par exemple...

 

Photo Xiao Long


-Et le pompon alors?
Ah, oui, le pompon: que serait une épée sans pompon (une pizza sans anchois!). Traditionnellement le pompon est rouge. Mais on en trouve de couleurs et ... de longueurs différentes. Question longueur, restez raisonnables et conscients que le pompon est un élément TRES mobile et qu'il peut avoir une fâcheuse tendance à s'enrouler autour du poignet, ou de la garde au mauvais moment, il n'est pas exclu non plus, qu'il vienne sournoisement frapper un oeil si, emporté par l'élan de la forme (42 ou Wudang), vous faites tournoyer votre épée à hauteur du visage (ça sent pas le vécu ça?)... Bref, restez modeste!

Conclusion: votre épée fait partie de vous, vous devez être à l'aise dans toutes les techniques. Que l'on  bloque, coupe, fende, pique de la pointe ou frappe du pommeau, on doit avoir son épée bien en main, la tenir fermement sans crispation, tout près de la garde...


Et rien ne vous empêche de donner un nom à cette arme qui vous accompagnera longtemps  (Excalibur, c'est déjà pris...)

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 16:36

C'est toujours la grosse question qui empêche de dormir (Non, même pas!): "Qui a inventé le Tai Ji Quan alors?"


Ce serait simple de dire qui a inventé le téléphone ou qui a inventé le fil à couper le beurre (encore semble-t-il ne pas l'avoir inventé... pas malin!).  Et il est toujours aussi délicat, lorsqu'on s'aventure sur ces sentiers,  de savoir où commence le conte, où s'arrête l'histoire véridique. Sans doute pourrait-on trouver un proverbe chinois pour affirmer que " Pratiquer sans curiosité, c'est pratiquer l'esprit libéré"?


Mais Xiao Long est un dragon curieux (et un curieux dragon aussi !).


CHEN Wang Ting (1600-1680) semble bien être celui qui crée le Tai Ji Quan, même s'il n'existe encore aucune théorie sur le papier, la technique est là!


Passionné d'arts martiaux et de littérature, il associe sa connaissance des techniques de santé, de la philosophie taoïste, de la stratégie militaire pour inventer une nouvelle boxe caractérisée par des mouvements souples et fluides, combinés à de puissantes explosions de force. A la recherche du mouvement logique et efficace, il crée  quelques enchaînements (mains nues et armes).


Tous les principes de base sont là: technique martiale, technique de respiration, circulation énergétique dans les méridiens, alliance Yin Yang... Mais il faudra encore attendre un siècle avant que Wang Zhong Yue ne pose par écrit la théorie du Tai Ji Quan dans un traité (Tai Ji Quan Lun).


Le style Chen, dont découle le style Yang, est toujours largement pratiqué, mais demande une bonne condition physique si on veut réaliser fidèlement les mouvements vrillés, les sauts, les Fa Jin (explosions de force), les postures basses...

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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