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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 12:10

Pour nous la Tortue est associée au ... lièvre! Elle va doucement, mais sûrement. On connait bien l'histoire!
La Tortue (Gui) marque plus fortement la civilisation chinoise: les premières traces d'écriture (il y a - quand même - 3500 ans!) étaient gravés parfois dans la pierre, souvent sur des carapaces de tortues lorsqu'on voulait les conserver pour l'éternité. Les 214 clés* (seulement?) de base (ah, bon!) permettant l'élaboration de l'écriture chinoise ont été tracées sur des carapaces! 
                      
La longévité exceptionnelle des tortues et la stabilité des carapaces à travers les siècles intriguait les devins qui finalement décidèrent que les dessins de la carapace cachaient tous les secrets de la Terre et du Ciel, annonçaient l'avenir ou pouvaient permettre de communiquer avec les ancêtres (scapulomancie, mais oui, ça existe! On posait une question aux ancêtres, on exposait un morceau de carapace aux flammes et les craquelures qui apparaissaient alors étaient interprétées).
La Tortue est l'allégorie du monde: une fois sur le dos (pas confortable pour la Tortue!), son ventre forme un carré, la Terre, le Monde, le carré du centre représente la Chine. La carapace  qui dépasse autour est ronde, c'est le Ciel.

 

Photo Xiao Long


 
Depuis longtemps avoir une tortue sous son toit protège la famille et le foyer. Les temples taoïstes et bouddhistes possédaient tous des tortues. Symboliser la protection est logique, avec sa grosse carapace, la tortue est bien à l'abri! Elle symbolise aussi la stabilité, la longévité, l'immortalité et la sagesse (qui va de pair avec la longévité?).
La Tortue est associée au nord, à l'eau, au noir.
Dans la légende, le monde est porté par 4 éléphants, eux mêmes portés par... une Tortue.

* clé: pour distinguer des caractères identiques ayant des sens différents, l'écriture chinoise utilise les clés, qui ne se prononce pas...

   
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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:06

Le Wu Wei  (无为) est un concept taoïste qui littéralement signifie "sans" "action", souvent traduit  en français par "non agir". 

 

 On se dit alors que tous les chats sont des adeptes du Wu Wei puisqu'ils passent leur temps en boule sur leur coussin, si ça n'est pas du non agir, ça! On pourrait donc croire qu'il n'est question que de repos, de paresse, d'inertie ou de passivité, ce qui, il faut l'avouer, nous conviendrait assez bien en cette saison!


Mais non, c'est raté, on a tout faux!! Ce n'est pas aussi simple. Le Wu Wei irait-il à l'encontre du Taoïsme qui, au contraire invite à la mise en mouvement, puisqu'il faut s'engager sur la Voie?! Alors... C'est à n'y rien comprendre!
      
                                         
"Non-agir", ce n'est pas ne rien faire, mais plutôt faire à bon escient et en accord avec la Nature. Il ne s'agit pas d'insouciance ou de laisser-faire, mais de se mettre à l'écoute des rythmes de l'univers: on ne s'agite pas,  on ne court pas dans tout les sens pour faire avancer de lointains projets, on ne calcule pas, on s'économise.

De toute manière, ce qui doit arriver, arrive. C'est un peu notre "Tout vient à point à qui sait attendre"... (proverbe non chinois pour une fois). 


Pas de réponse disproportionnée, on ne fait que ce qui doit être fait, spontanément. On est intérieurement disponible et l'on obéit à une "Volonté Céleste" ou une "Intelligence universelle"...  

Ce concept apparait dans le yi jing et le Laozi. On y retrouve souvent l'image de l'eau. Comme l'eau coule et s'adapte au terrain ou se transforme selon le climat, sans jamais perdre pourtant sa nature profonde, les évènements surgissent, on y réagit... en gardant la juste mesure.

Le chat dort, la souris passe, l'oeil s'ouvre: s'il n'a pas faim... l'oeil se referme.
... Voilà une belle idée, et l'on voudrait être capable plus souvent de Wu Wei!  


 

PHOTO Xiao Long


 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 15:21

           On entend souvent parler de Feng Shui et les livres sur le sujet ne manquent pas. Il en est des bons et des (nettement) moins bons qui font alors du Feng Shui un ramassis de vieilles superstitions ne reposant sur rien (pour les plus mauvais!). Xiao Long a donc décidé de reprendre la chose de son début (ou presque...)


Définition: Le Feng shui (chinois traditionnel : 風水 : fēng shuǐ), prononcé en français quelque chose comme "fonchoué", signifie « le vent et l'eau ». C'est un art chinois millénaire:  le but est d'harmoniser le Qi,  l'énergie d'un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants.


Il s'agit d'un des arts taoïstes. Le principe du Feng Shui se fonde surbasé sur la complémentarité du yin et du yang. Les parties yin d'une maison sont l'arrière du bâtiment (les chambres, salles de bains) et les parties yang sont les parties avant de la maison (séjour, cuisine, entrée, bureau).

Cet art fut tout d'abord appelé Kan Yu (堪輿), kan « observation » et yu « char », puis « terre ». On a choisi l'expression: « observation de la terre ». Certaines interprétations considèrent que Kan désigne la voie du ciel et Yu la voie de la terre. Le nom de Feng Shui apparaît pour la première fois dans le Zangshu (葬書) ou Traité des sépultures (IIIème siècle?).


Depuis des siècles, les Chinois s'y réfèrent pour concevoir leurs cités, construire leurs maisons et inhumer leurs morts. Au delà de la sphère privée, le Feng Shui est utilisé dans le monde des affaires et on peut consulter un maîtres en Feng Shui pour décider de l'implantation de son commerce, de son bureau. Et l'on s'assure la bonne fortune... On ne risque rien à essayer...

 

Photo Xiao Long

 

Les Classiques disent que le Qi se disperse par le vent et il est arrêté par l'eau. Les Anciens l'ont collecté pour prévenir sa dissipation, ils l'ont guidé pour assurer sa rétention. Ils ont nommé cette méthode Feng Shui.

                       

Le Feng Shui est une sorte d'acupuncture: Elle modifie la distribution du Qi au travers des méridiens du corps, dans un but déterminé et le Feng shui est  en ce sens une sorte de « médecine de l'habitat » qui en respectant quelques règles modifie la circulation de l'énergie dans un espace donné.

Les cinq éléments (bois, feu, terre, métal et eau) sont positionnés en fonction des axes cardinaux pour l'école de la boussole, la plus répandue à travers le monde.

Au fil du temps, le Feng Shui est devenu de plus en plus complexe et plusieurs « écoles » ont vu le jour, chacune apportant un éclairage différent d'une même réalité:

Le Ba Gua Fa, plus connue en tant que Méthode des Huit Aspirations

Le Ba Zhai Fa, ou Méthode des Huit Demeures

Le Xuan Kong Fei Xing, ou méthode des Étoiles Volantes, etc...

 

Depuis les années 80, une forme simplifiée du Feng Shui s'est propagée, aux États-Unis d'abord, puis partout dans le monde. Celle-ci présente le Feng Shui dans son aspect originel mais pour une approche plus pragmatique.


La ligne directrice du Feng Shui est donc d'optimiser la circulation du Qi. en équilibrant les forces en présence. Ces flux sont influencés par les formes et les matières composant l'environnement... Suite ... au prochain épisode!

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 14:00

Un peu de couleur dans notre grisaille : le rouge !

En Chine, le rouge est symbole de la vie, du bonheur: "HONG"

C'est une couleur porte-bonheur. Elle est reliée à l'élément "Feu", au Sud, au cœur... Elle est yang.

 
Dans les histoires d’amour chinoises, le mouchoir rouge était très populaire. En général, dans le passé, l'histoire d’amour classique commençait par un mouchoir perdu volontairement par une jeune fille et finissait par des noces bien sûr! Les poètes décrivaient volontiers dans leurs poèmes le mouchoir rouge qui était un traditionnel témoignage d'amour.
Lors d'une fête comme des noces, on aime porter du rouge. La robe de la mariée est rouge selon la tradition, même si ces dernières années le blanc à l'occidentale
se répand de plus en plus...

Le rouge est positif. Dans les entreprises, lorsqu'on partage des profits, la
cérémonie est dénommée "
Fen Hong", qui signifie "partager le rouge"! Si quelqu'un est très apprécié par son patron, on l'appelle "Hong Ren", "personne rouge".
Dans l'opéra de Pékin, le rouge a aussi un sens positif et symbolise la loyauté et le courage!

 

Photo Xiao Long


La distribution d’étrennes (歲錢 / 压岁钱 yāsuìqián)se fait dans des enveloppes rouges. Et les étrennes,c’est du positif…  Traditionnellement, ces enveloppes étaient distribuées par les aînés aux enfants et aux jeunes non encore mariés, et avaient surtout la valeur symbolique de porter chance durant toute la nouvelle année.
 
Au niveau psychologique le rouge représente la joie de vivre, l'optimisme , la passion!

 

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 15:24

Fin octobre voilà encore une occasion de faire la fête !

La Fête du double neuf, neuvième jour de la neuvième lune, dernière lunaison de l'automne, a des origines assez obscures et très discutées. Elle est mentionnée dans des écrits de l'époque des Han occidentaux décrivant la vie dans à la capitale, Chang'an. Son nom chinois est Fête du Double Yang (陽節 pinyin : Chóngyángjié, « fête de la répétition du yang ») car neuf est un chiffre yang ().

 On peut reconnaitre dans ses rites actuels une fonction de protection contre les calamités : gravir la colline le 9 du 9e mois lunaire pour s'écarter des épidémies est une coutume transmise depuis l'antiquité. Elle est aussi en rapport avec les ancêtres, dans certaines régions on se rend sur leurs tombes. Ce lien avec avec les tombes ancestrales et le fait que le chiffre neuf (, jiǔ), homonyme de longtemps (,  jiǔ), soit un symbole de longévité ont fait désigner officiellement en 1989 par le gouvernement chinois le 9 du 9e mois lunaire « Journée de la personne âgée ».


Ce jour-là, les organismes administratifs, organisations populaires et bureaux de quartiers résidentiels organisent pour les retraités des excursions en montagne, l'admiration des paysages d'automne dans des sites pittoresques ou encore des activités sportives. Beaucoup de familles offrent également aux aînés un cadeau ou les accompagnent pour faire une promenade. Voilà de bonnes idées !


D'autres activités qui tirent parti des caractéristiques saisonnières enrichissent la fête : on fait voler les cerfs-volants car le vent est souvent fort à cette période, on visite des expositions florales où l’on peut se plonger dans la contemplation de chrysanthèmes (en pleine floraison en cette saison). Depuis l'Antiquité, les Chinois adorent le chrysanthème. En automne, les chrysanthèmes variés s'épanouissent et rivalisent de splendeur. Ce jour-là, on boit aussi du vin de chrysanthème (et non, je ne donnerai pas la recette !). Du point de vue médical, il est dit que le vin aux chrysanthèmes peut éclaircir la vue (si l’on en abuse pas…), guérir les vertiges, diminuer l’hypertension, faire maigrir, détendre le corps, tonifier le foie, tranquilliser les intestins et l’estomac et faire circuler le sang.

Dans les temps anciens, les femmes aimaient mettre une fleur de chrysanthème dans leurs cheveux. Des branches et des feuilles étaient aussi suspendues aux portes et fenêtres pour chasser les démons.

Que serait une fête sans petites douceurs ? Vous prendrez bien un 重陽糕,  chóngyáng gāo ? C’est un gâteau cuit à la vapeur contenant des châtaignes, des pignons de pin, autres graines et fruits secs, décoré d'un drapeau en papier. Comme tous ses homologues des fêtes chinoises, ce gao (, gāo gâteau) par son homonymie avec « haut » (, gāo) représente un souhait de développement et de prospérité. Pour assurer son ascension, ou devenir la nouvelle étoile montante, on déguste ces petits gâteaux qui peuvent avoir la forme de pagodes (jusqu’à neuf étage !)

La Fête du double neuf est de nos jours très inégalement observée.

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:05

Le trois octobre, c'est la "fête de la mi-automne" (Zhong Qiu Jie) ou "fête de la lune! Le 15ème jour de la 8ème lune, la lune est particulièrement brillante, plus ronde, et plus belle que les autres jours de l'année (quand on peut la voir!). La pleine lune est symbole de réunion familiale, cette fête est aussi appelée "fête de la réunion".


Une légende (entre autres...) court sur cette nuit de la mi automne, la légende de Chang'e:


Autrefois, la Terre était entourée de 10 soleils illuminant tour à tour la Terre. Un jour les 10 soleils apparurent en même temps et occasionnèrent sècheresse et ébullition des mers! Hou Yin, courageux et habile archer, décrocha avec ses flèches 9 soleils! Il sauva ainsi la terre et...devint roi! Mais il se comporta comme un tyran et vola l'élixir de longue vie de la Reine Mère céleste, il voulait régner éternellement. Mais c'est son épouse Chang'e qui le but pour sauver la Terre des lois tyranniques de son mari. Chang'e sentit alors son corps flotter dans l'air et s'envola jusqu'à la lune. On dit qu'en observant la lune, on peut apercevoir Chang'e dans son palais de jade...
Ainsi traditionnellement pour la fête de la mi-automne , on mange des gâteaux de lune (Yuebing) et les anciens racontent aux plus jeunes des histoires sur la lune. 


Ces gâteaux (que l'on trouve aisément toute l'année à Paris 13ème) sont parfois fourrés à la purée de graine de lotus, à la noix de coco, au pavot, à la pâte de haricot rouge, à l'oeuf...


Xiao long s'y connait bien en gâteaux de lune!!!
Pour déterminer scientifiquement lequel aura vos préférences, il vous faudra tous les goûter alors!

 
 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 07:54

Dao!
Encore une arme que l'on peut utiliser dans la pratique du Tai Ji. Ce qui distingue le sabre de l'épée dont nous avons déjà parlé, c'est le fait qu'il ne possède qu'un seul tranchant. Les techniques en tiennent comptent. On peut poser la main sur le dos de la lame pour renforcer certains blocages  par exemple, ou saisir la lame pour désarmer l'adversaire...
Il utilise 5 mouvements, liés aux 5 éléments: taille, estoc, contre, tournoiement, blocage.
Il combine 7 manoeuvres: Tang (fendre), Pi (couper de haut en bas), Kan (couper), Mo (frotter), Chan (ouvrir), Tiao (crocheter), To (hacher!!!).
Le sabre a un dos, un tranchant, une pointe, un plat de lame, une tête, une garde, une poignée.
Plus solide que l'épée, le sabre traditionnel est légèrement courbe avec une tête élargie, mais il en existe à lame droite aussi. Le sabre est une arme moins "noble" que l'épée, c'est l'arme du soldat, du champ de bataille, facile à dégainer et qui permet de dégager l'espace autour de soi.
La divinité attachée au sabre est le Dieu des batailles Zang Er, et le terme Dao Bing (sabre-arme) désigne aussi la guerre en général.

 

Photo Xiao Long


C'est une arme "yang", c'est l'avant bras qui travaille (pour l'épée, arme "yin", c'est le poignet). Il correspond à l'élément "métal".  


Les plus anciennes pièces retrouvées étaient en bois dur, il en existait de plus petite taille, en jade ou en pierre. La légende dit que le sabre a été inventé par Sui Jen Shi, le second des empereurs mythiques de la Chine, puis amélioré par Huang Di. Le premier aurait forgé un sabre en or, le second en bronze.  Puis apparut le sabre en fer (Royaumes combattants) puis, sous les Song, il prit cette forme "en feuille de saule" (Liu Ye Dao) et gagna en solidité. Sous les Ming, on fait la différence entre les sabres "civils" moins lourds, plus courts, sans fourreau et les sabres "militaires" en acier trempé, avec fourreau de cuir ou de bois. Les types de sabres se multiplient ( on en compte au moins 18!) et, rien que pour la beauté des noms, il y eut, le sabre en "plume d'oie", en "tête de démon", le sabre "aux neufs crocs", "aux trois anneaux", en "oreille de buffle", "papillon cantonnais", "nouille" (!, je n'invente rien... c'est un sabre très souple, à lame très mince qui tranche comme un rasoir), en "ailes de libellule"...
 

Voilà quelques informations sur cette arme que certains viennent de découvrir. Il y aurait encore beaucoup à dire... mais ce sera pour plus tard!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 06:58

Nous allons bientôt en manger de toutes les couleurs des pommes!
Il y a 3000 ans, elle était déjà connue des Chinois. Elle arriva par la route de la soie chez les Arabes, puis chez les grecs et les Romains.

La fleur du pommier est un symbole de beauté féminine (Et pourtant, nous ne sommes pas toutes des pommes...). La pomme "Ping" en chinois, peut aussi signifier quelque chose comme "que la paix vous accompagne". Mais "Ping" peut aussi signifier "malade". Toujours les homophonies...
... Et n'oubliez pas d'en manger (selon la règle du "5 fruits et légumes par jour", si possible sans pesticides...)

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 17:05

Avant de renouer avec nos articles sur la technique et avant de nous replonger dans la grisaille automnale (elle viendra, elle viendra...), prenons un peu de couleurs...
Dans la Chine ancienne le bleu était la couleur affectée aux morts (ça commence bien!), symbole des âmes des défunts.
Lao Zi écrivait :

"Le Tao est le principe du ciel et de la terre ; les deux modes d’être du Tao sont sa nature insaisissable et sa nature corporelle phénoménale ; ensemble, on les nomme "bleues", ou "incompréhensibles", "bleues et encore bleues", ou incompréhensibles au dernier degré".
Je crains que ce texte ne soit bleu aussi, à la première lecture en tout cas...

 

 

Photo Xiao Long

 

Le bleu symbolise parfois le Tao, la Voie sacrée, l'insondable des êtres...
Dans la tradition bouddhiste tibétaine, le Bleu est la couleur "de la Sagesse transcendante, de la potentialité et en même temps de la vacuité, dont l'infini du ciel bleu est une image possible".
Le Bleu est aussi la couleur du yang.

Sur un plan général pour nous, le bleu favorise la contemplation, la passivité, la méditation, le repos... (sur une chaise longue, admirant le ciel ...bleu?)

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:57

Après Yang Lu Chan (23 mai 2009) et Chen Wang Ting (20 juin 2009), voilà un autre personnage d'importance: Wang Zong Yue!

Wang Zong Yue (1736-1796) est natif du Shanxi, il aurait vécu sous le règne de Qian Long.

 

Selon les sources Wang aurait fait halte à Chen Jia Gou et aurait appris son art auprès de la famille Chen. On affirme parfois qu’il aurait été le maître de Jiang Fa. D’autres documents attestent qu’il aurait, dans son vieil âge, été professeur dans sa propre école de Luoyang en 1791. On dit aussi qu’il aurait été actif encore en 1795 à Kaifeng… Difficile de s’y retrouver.

 

Une chose est sûre cependant: son livre le " Tai Ji Quan Lun ", autrement dit le "Traité sur le Tai Ji Quan", a beaucoup contribué à la propagation du nom de cette discipline. Cette œuvre en constitue le fondement théorique, puisque pour la première fois des textes définissent la pratique de cette « boxe du faîte suprême».

 

Sa thèse s’inspire avant tout du Yi Jing, le « Classique des Mutations », le plus ancien traité divinatoire du monde qui doit permettre à celui qui le consulte de mieux comprendre l’ordre de l’univers, la situation qu’il vit lui-même et peut l’aider à prendre une décision, à déterminer sa conduite pour vivre en harmonie avec la Nature. Xiao Long vous en reparlera bientôt...

 

Au début, il y a le Wu Ji,  l’indifférencié, qui existe depuis toujours.

 

C’est le moment où dans la forme l’individu est statique : on est calme, on existe simplement, le poids est réparti également sur les deux pieds, il n’y a ni avant, ni arrière, ni gauche, ni droite, ni intérieur, ni extérieur.

 

De cette immobilité naît le mouvement. L’énergie circule dans le Dan Tian bien qu’il n’y ait pas d’action. C'est le Tai Ji.

Dès le premier mouvement le Yin se sépare du Yang. Ils se distinguent dans la droite et la gauche, le haut et le bas, l’avant et l’arrière.

 

Ainsi se dessinent les 5 déplacements (Wu Bu, comme dans Wu Bu Quan, le petit enchainement que beaucoup d'entre vous connaissent... mais si, vous connaissez...) correspondants aux 5 éléments (Wu Xing) : le feu avance (Qian Jing), l’eau recule (Hou Tui), le bois regarde à gauche (Zuo Gu), le métal prend garde à droite (You Pan), la terre occupe le centre (Zhong Ding).

 

Les déplacements s’orientent selon 8 directions (Ba Gua), les 8 points cardinaux. On obtient les 8 portes (Ba Men) qui correspondent à 8 techniques: parer (Peng), tirer (Lu), presser (Ji), pousser (An), emmener vers le bas (Cai), déraciner vers le côté (Lie), coup de coude (Zhou), coup d’épaule (Kao). C'est bien, vous n'avez pas perdu le nord...
Bref, c'est Wang qui pose sur le papier les bases théoriques du Tai Ji Quan!


Et Xiao Long boude (et un dragon qui boude, ce n'est pas commode!), il n'a pas pu trouver de traduction valable à proposer en français... Il continue ses recherches!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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