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2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 09:05

 

Moins connue que sa cousine japonaise, la BD chinoise existe ! Appelée manhua 漫画 (on voit bien la parenté avec manga en japonais, manhwa en coréen) ou lianhuanhua 连环 (pour la BD traditionnelle), il faut savoir que le premier ouvrage de BD chinoise a été publié en 1928  et s’appelait « Le croquis de Shanghai »…

Elle ne date donc pas d’hier !

Le terme màn huà se traduit par caricature : màn tout seul signifie déborder ou librement et huà dessiner ou peindre.

Le développement ira croissant au cours des années Mao, la propagande aime les images, mais ce n’est qu’en 1985 seulement les artistes pourront vendre leurs œuvres… pour leur compte.

Puis le déclin s’annonce, la Chine aussi s’ouvre aux mangas et aux BD occidentales et la concurrence est rude, sans parler de l’attirance pour la nouveauté que les BD étrangères représentent.

Mais depuis 2005, on encourage les étudiants qui souhaitent se tourner vers l’animation et la BD chinoise reprend des couleurs…

…Et même s’exporte puisque l’éditeur français Dargaud et l’éditeur chinois Comicfans ont créé Urban China qui publie en France des manhua… en français (ouf !).

 

“La princesse vagabonde, « Chang Ge Xing »- 歌行  de Xia Da ou encore Little Yu, de cette même jeune auteure, en est un exemple. Mais elle n’est pas seule et vous pourrez en découvrir d’autres sur le site de l’édition. Le travail de Mei Lan Fang mérite le détour ! 

http://www.urbanchina-editions.com/

Site sympathique qui propose aussi des fonds d’écran qui ne manquent pas de caractères (chinois ?).

 

 

 

http://commeenchine.com

Chaiko ? Connaissez-vous ce nom ?

Il s’agit de Feng Cai et Chaiko est son pseudo. Il possède un studio d’animation situé à Shanghai et y travaille en tant que réalisateur de dessins animés.

Illustrateur, il a déjà publié dans son pays de nombreux albums.  Résidant toujours à Shanghai, ce dessinateur chinois, né en 1981, a déjà publié une dizaine de BD en France.

Il a commencé à dessiner très jeune, vers l’âge de 8 ans, a étudié l’art puis s’est mis à la BD à l’âge de 20 ans. Connu pour ses quatre albums de la série La Chronique des Immortels, Chaiko n’a pas d’a priori et s’essaye à tous les genres comme le montre sa bibliographie.

C’est ainsi qu’il a réalisé les dessins de l’adaptation des Enquêtes de Nicolas Le Floch qui vient de paraitre en y apportant sa touche personnelle. On y retrouve des constantes : souci du réalisme, une savante gestion de la lumière, un souci du détail et des mouvements, les arrière-cours, les ambiances ténébreuses… Jean-François Parot, l’auteur des livres, avait donné son aval à cette production.

Chaiko était à Evreux le weekend dernier pour le festival normand de la BD.

Il dessinait volontiers quelques dédicaces aux amateurs présents.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si vous êtes conquis par ses dessins, vous « lirez » avec plaisir les images du « Artbook Chaiko » paru en 2016 aux éditions Paquet.

 

 

 

http://www.auracan.com

 

Tout un monde à découvrir…

 

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 15:43

Voilà que septembre approche et non...

 

nous ne prononcerons pas le mot qui fâche (c'est la R....),

mais il est temps de se réveiller doucement et

de reprendre nos activités....

 

Xiao Long se remet en action à partir du

VENDREDI 7 SEPTEMBRE

 

http://www.icone-gif.com

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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 18:36

PHOTO XIAO LONG

 

Voilà que le Petit Dragon se met en vacances

jusqu'en septembre où il reprendra ses activités

le lundi 3.

D'ici là...

Bonnes vacances à tous

et

...vous pourrez en profiter

les jours de pluie

pour relire quelques anciens articles...

à moins que vous ne préfériez

suivre l'exemple de ce chat chinois qui se repose

sur la Colline Parfumée

 

PHOTO XIAO LONG

 

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 13:26

 

On ne vend pas de bois dans une forêt 

Ni de poissons sur le lac.

 

 

 

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

 

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 13:15

Le Tai Ji Quan guiding, mais qu’est-ce que c’est ? Dans guī dìng 规定

Il y a guī  qui signifie  règle  ou  (verbe) planifier et il y a dìng : fixé décidé. Il est question donc ici de formes codifiées conforme à une règle…

Le Tai Ji Quan guiding est apparu dans les années 50.

La « forme de Pékin », c’est-à-dire la forme 24 mouvements est certainement la plus connue. C’est une version simplifiée de la forme développée par Yang Cheng Fu, elle comporte moins de mouvements et certaines difficultés techniques ont été laissée de côté afin d’en faire une forme abordable par le plus grand nombre.

Pour quelques puristes cette forme n’est que gymnastique en pyjama … Pourtant, c’est faire preuve d’un esprit bien étroit que d’affirmer cela : la forme 24 comme les autres formes guiding  se pratiquent selon les principes et règles fondamentales de la discipline.

Mais peut-être le Tai Ji Quan est-il réservé aux seuls ermites qui vivent perchés sur un pied au sommet des montagnes  comme sur les photos ?

Pour certains ces formes sont standardisées et sont de peu d’intérêt car restrictives … mais les formes – quelles quelles soient sont par définition standardisées ou bien ? Chacun fait-il dans l’impro ? Je connais quelques Maitres qui ne seraient pas contents du tout de savoir cela !

 Quelques repères :

En 1956 la forme 24 est créée par d’éminents experts réunis par le gouvernement, parmi eux des représentants de la famille Yang, pour simplifier l’ancienne forme traditionnelle du 108, la rendre accessible à tous – but finalement louable puisque nous en bénéficions - et l’introduire dans l’éducation de la population afin que chacun puisse se maintenir en bonne santé.

 

Maitre Yuan Hong Hai  (Directeur de l'école Jingwu)

Ainsi est créée la 24- forme de Pékin- non sans critiques. C’est la plus connue à travers le monde.

En 1957 : la 88 –forme longue- est recrée par le fils de Yang Jian Hou (1839-1917), elle est restructurée et des indications claires sont données afin que les principes fondamentaux soient respectés.

1979 : la  48 est créée par des experts dans les 5 styles appelés par le ministère des sports. La 48 représente plus de difficultés que la 24, elle  est très technique, très équilibrée, vivante, riche et variée.

Puis la forme 42 est créée pour la compétition, elle apparait pour la première fois en 1991.

Dans les années 1997 : sont créés les formes 8 et 16 afin de développer les AMC : sans doute les Occidentaux peu patients sont-ils satisfaits d’avoir ces formes pédagogiques pour mettre le pied à l’étrier…

D’autres formes y compris en armes existent, comme par exemple la 32 épée ou la 48 éventail…

Peut-être êtes-vous comme ce gentilhomme « bourgeois » de Molière qui faisait de la prose sans le savoir… peut-être pratiquez-vous le « guiding » sans être au courant…

Cette école existe bel et bien et des épreuves lui sont dédiées dans les rencontres fédérales tout comme cela était le cas lors de l’Europa Taichi.

La caractéristique de cette pratique est sa fluidité, les mouvements sont particulièrement amples, circulaires, constants…

Bref, on s’y sent bien, on y respire, on y combat des ombres, l’énergie y circule…

que demander de plus ?

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 12:45

 

Le loooong weekend du 15 au 17 juin 2018 a été riche en émotions…

Tous les participants et spectateurs de cette 4ème édition d’EUROPA TAI CHI ont pu se régaler et découvrir une multiplicité de styles et d’écoles.

Car il ne faut pas croire que « LE » Tai Ji Quan est unique et qu’il n’y a qu’une seule façon de pratiquer (et pourtant, quelques-uns le pensent encore…).

Mais que l’on s’adonne au Chen Laojia ou Xiaojia, au Yang Tung ou Yang Sau Chung, au Yangjia Michuan, au  Guiding (oui !!! c’est nous !!!!) au style Li ou Wudang et …. J’en passe, nous avons tous une passion commune que nous aimons faire partager.

Et c’est bien là le plus important !!!

Xiao Long, accompagné d’autres « Petits Dragons » était de la partie.

 

Et au-delà de quelques émotions fortes (trac, mains moites, genoux tremblotants, grandes questions métaphysiques sans réponses juste au moment de passer….)  chacun a pu vivre de belles expériences et faire de belles rencontres avec des pratiquants venus de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Russie, d’Italie et d’autres encore.

Mais, cet évènement ne proposait pas que des épreuves individuelles … de nombreux groupes étaient présents pour présenter des taolus synchronisés et même –nouvelle épreuve- des taolus chorégraphiés.

La différence ?

Si un groupe fait une forme – par exemple la forme 24 – c’est une forme synchronisée. Le but est de fonctionner ensemble, au même rythme, avec des mouvements les plus uniformes possibles  -et donc il faut apprendre à « gommer » nos petites personnalisations, rester sobre et choisir une façon de faire qui convient à tous les membres du groupe. Bref, pas de « Woooouah, t’as vu comme je lève haut la jambe » si d’autres ne peuvent pas le faire…

C’est un très bel exercice, où l’on peut se laisser porter par le groupe et parfois avoir cette sensation de n’être plus qu’un dans une harmonie parfaite… ces instants sont rares et précieux et lorsqu’on a la chance de les partager, on peut ressentir une joie profonde et simple.

Le taolu chorégraphié est une création libre, on peut y mêler armes et mains nues, les déplacements sont choisis en fonction des effets recherchés en cohérence avec nos pratiques. Cette épreuve était ouverte pour la première fois et a sans aucun doute un bel avenir !

Nous avons présenté un taolu mains nues-éventails-épées, 6 personnes en miroir…

 

D’autres épreuves méritent le détour : les duilian.

Les duilian sont des « combats arrangés », autrement dit, il s’agit de concevoir un combat à deux selon les règles soit avec armes (identiques ou non), soit sans. Ce travail est très intéressant car il faut alors se pencher (pas trop) sur les principes fondamentaux du Tai Ji Quan, approfondir ses connaissances des techniques à mains nues ou en armes pour créer un combat logique, réaliste en utilisant des techniques variées.

Nous présentions un duilian à mains nues et un avec armes (sabre-bâton).

Voilà donc un weekend bien rempli et bien agréable et des Petits Dragons rentrés fatigués certes –mais bien contents.

Dans leurs poches ils ont rapporté 2 premières places en groupe chorégraphié et en groupe synchronisé mains nues – une deuxième place en groupe avec armes – ainsi qu’en duilian mains nues et une troisième sur le duilian armes –ainsi que 2 médailles d’or, 3 d’argent et 1 de bronze dans les épreuves individuelles.

 

PHOTOS XIAO LONG

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 14:48

 

Couvert de papillons

L’arbre mort

Est en fleur

 

Kobayashi Issa

 

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 13:59

HISTOIRE

L'histoire de la soie débuterait en Chine entre 3000 et 2000 ans av. J.-C. (le plus vieux fragment de soie découvert en Chine datant tout de même de 2570 av. J.-C.)

Pendant trois millénaires la Chine aurait fait commerce de ce tissu précieux sans jamais en transmettre le secret. L’art de fabriquer la soie se serait ensuite progressivement transmis aux autres civilisations par le biais d'espions variés et singuliers en fonctions des légendes en cours (moines, princesses, pillards …)

photo wikipedia

Arrivée en Europe occidentale seulement à la fin du Moyen Âge, la production de soie s’industrialise  puis décline avant redevenir une production essentiellement asiatique.

LEGENDE :

Confucius et la tradition chinoise racontent qu'au XXVIIe siècle av. J.-C. un cocon de ver à soie serait tombé dans la tasse de thé de l’impératrice Leizu.

Voulant l'extraire de sa boisson, la jeune fille de quatorze ans aurait commencé à dérouler le fil du cocon. Elle aurait alors eu l’idée de le tisser.

 

photo wikipedia

Ayant ensuite observé la vie du bombyx du mûrier sur recommandation de son mari, l'Empereur Jaune Huangdi, elle aurait commencé à enseigner à son entourage l'art de son élevage, la sériciculture. Depuis, la jeune femme reste dans la mythologie chinoise comme déesse de la soie.

ET AUJOURD’HUI

La soie sous toutes ses formes :

Le 5 juin, l’exposition intitulée « Reconstitution : Art et conception des soieries chinoises » a été inaugurée avec un défilé de mode au Centre culturel de Chine à Paris. Les mannequins français ont défilé sur fond de musique traditionnelle chinoise pour présenter plusieurs créations conçues avec de la soie chinoise. On peut tout faire avec de la soie , non seulement des vêtements, mais aussi des pochettes, des bijoux… des tableaux… ce matériau est toujours aussi surprenant !

Du 6 au 15 juin dans ce même centre, une exposition photographique présentera les résultats de la protection du patrimoine culturel de la Route de la Soie.

Plus de photos sur http://french.china.org.cn/culture

 

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 13:02

 

 

Un puits ne se creuse pas d’un coup de pioche,

Un dragon ne se peint pas d’un trait de pinceau.

 

 

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9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 12:20
 
 

PHOTO XIAO LONG

 

On s'y perd un peut dans toutes ces appellations (non) contrôlées:
On parle de TAI JI QUAN, de WUSHU, de KUNG FU et vous vous demandez (si, si, j'en suis sûre, c'est une question qui vous hante! : " Alors le Tai Ji Quan , c'est du Kung Fu? du Wushu?"

 

Nous allons nous intéresser d'abord au Wushu:

 

Le terme Wushu est traduit par « art martial ».

Le sinogramme « Wu » représente une hallebarde. C’est l’arme du gardien qui empêche tout agresseur, voleur ou mauvais esprit, de porter atteinte aux biens ou à l’intégrité physique des habitants.

« Shu » est le savoir-faire, les connaissances multiples nécessaires ici pour se défendre. C’est « l’art » dans son sens ancien, le fruit d’un long apprentissage.

 

 

Le terme « Wushu » apparaît pour la première fois pendant la dynastie Liang (502-557) et désigne alors les techniques militaires de combats (Jiji) et arts guerriers (Wuji). Il ne se répand vraiment qu’à la fin de la dynastie Qing.

En 1915 Ma Liang édite un manuel : « Les nouveaux arts martiaux chinois ». Le terme perd alors son  caractère militaire pour s’appliquer plutôt à une activité sportive traditionnelle.

 

A la fin du XIXème siècle (plus proche de nous!) on commence à distinguer les boxes internes (Neijia) des boxes externes (Waijia).

En Europe on considère alors que les styles externes utilisent uniquement la force et la vitesse. D'un côté il y aurait les styles externes (Shaolin – bouddhistes) et de l'autre les styles internes (Wudang - taoistes).

 

 

 

On a tendance à les opposer: les styles internes ne s’appuieraient que sur un travail respiratoire, énergétique, la décontraction et la lenteur.

En réalité pourtant les principes fondamentaux sont identiques, qu’il s’agisse de techniques internes ou externes, seule la mise en œuvre diffère.

De la même façon, à l’origine le Qi Gong était partie intégrante du Wushu, ce n’est que plus tard que chaque boxe a développé un Qi Gong plus adapté à ses besoins respectifs.

Ainsi avons-nous aujourd’hui ce cloisonnement entre interne, externe et énergétique comme si chacune de ces disciplines était unique et homogène. Le Wushu est donc un terme générique qui englobe ces trois aspects.


Pour répondre à notre question initiale, le Tai ji Quan est un Wushu.

C’est bien un art martial et il est non seulement martial, mais aussi interne et énergétique… le Yang contient toujours un peu de Yin, le Yin renferme toujours un peu de Yang…

Il ne faut pas toujours vouloir mettre des frontières... où il n'y en a pas :)

 

 

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NOUS CONTACTER:

XIAO LONG EST UN CLUB OU SE PRATIQUENT LE TAI JI QUAN, LE QI GONG ET LA RELAXATION. IL SE SITUE A EVREUX, QUARTIER DE SAINT MICHEL (27).

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Les textes sont rédigés par Xiao Long. Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s'interessent à la culture asiatique.