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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 16:22

Voilà une évidence de plus dans le vaste monde du Tai Ji Quan…

 

Ce qui est vide n’est pas plein ! C’est un des principes de base de toute pratique, et malgré la clarté du propos… une petite explication n’est pas forcément inutile !

Les pieds…

Il n’y a pas d’hésitation possible dans la marche Tai Ji, le déroulé délicat des pieds fait transiter le poids du corps d’un appui dans l’autre et au final, un pied est « plein », donc Yang, l’autre est « vide » , donc Yin. Plus ou moins plein, plus ou moins vide, mais toujours le poids du corps est plus d’ un côté que de l’autre : il est rare dans nos formes que le poids du corps soit au final également réparti entre les deux pieds.

 

Ma Bu, la position du cavalier, est peu répandue dans nos formes – et on ne va pas s’en plaindre…(les cavaliers ont de tout petits poneys…).

 Seules les postures d’ouverture et de fermeture sont équilibrées : le poids du corps est également réparti dans les deux jambes. Et ici, en toute logique puisque l’ouverture est un préalable et va initier les déplacements Yin/Yang. La fermeture quant à elle symbolisant le retour au calme et à l’indéfini, la fin du cycle Yin/Yang.

 

Bref, si le poids du corps est dans la jambe droite : la jambe droite est « pleine », pendant que la gauche est  -donc-… « vide » ! (Super, tout le monde a suivi !)

Lorsqu’on débute dans la pratique, que l’on est encore hésitant sur les techniques et/ou que la mémorisation n’est pas parfaite, on a tendance à se positionner au milieu : comme on ne sait plus très bien dans quel sens on doit poursuivre, étant centré, on est prêt à partir dans toutes les directions. On veut la jouer « incognito », du genre : « Si je me trompe, je pourrais toujours rattraper le coup, ni vu ni connu, j’t’embrouille et les copains ne verront rien !!! ».

Ce n’est pas un bon plan ! Désolée…

Le piège est que l’on pense être plus disponible si on ne fait pas la différence entre plein et vide. Mais en réalité, c’est une mauvaise habitude que l’on prend là… C’est justement l’engagement dans le plein et le vide qui donne une indication sur la suite des évènements : Si je termine la technique avec une jambe droite pleine… c’est elle qui devra se « vider » par la suite. Si je termine un brosser de genou, jambe droite devant et remplie, je sais que je vais devoir alléger cette jambe et « alourdir » l’autre, puisque je navigue selon les règles du Yin /Yang…

 

L’alternance du vide et du plein rythme notre avancée, donne des indices pour la suite des déplacements : si je suis toujours « au milieu », comment savoir si je vais aller vers l’avant ou vers l’arrière au mouvement suivant ? J’aurais toujours un « temps » de retard, je serais moins stable. Bref… Engagez-vous !

 

Et la tête (alouette?) !

Nous avons parlé du bas….

Alors,le haut maintenant !

Tête vide ne signifie pas que votre électroencéphalogramme ressemble à une ligne droite ininterrompue :

L’esprit est « vide », libéré de toute réflexion : la tête se redresse et tend vers le Ciel et ainsi l’esprit peut s’élever. Le fameux fil qui nous relie au Ciel est là pour nous aider. Cette attitude nous permettra de laisser circuler librement le Qi et le sang.

Si la tête est « pleine » de pensées parasites, le cou, la nuque tendue, la position du corps induira des tensions qui seront susceptibles de bloquer cette circulation d’énergie et de sang.

Si la tête est légère, l’esprit reste en éveil, la concentration sans contrainte.

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 16:00

On le sait, le Tai Ji Quan n’est pas une activité speedante ! Les affairés et autres fourmis pressées d’engranger et d’arriver au but ne peuvent qu’en être déçus.

Si je vous dis donc, qu’il faut savoir prendre le temps de s’asseoir en exécutant votre forme, vous n’en serez aucunement étonné ! Il ne s’agit pas de faire une pause (bien méritée pourtant), de prendre un siège confortable et de siroter un bon petit thé chinois- ou japonais à l’extrême limite… Non, nous sommes dans l’action pure : il faut s’asseoir… en avançant.

 

Être assis : c’est une image.

Ici, on s’assoit –sans chaise- dans le vide… ce qui nous permet d’avoir le dos plus droit, les genoux plus souples, donc une meilleure amplitude de mouvement. La colonne vertébrale se redresse, le bassin se place de façon que les tensions dorsolombaire soient réduites et que les lordoses (lombaire et cervicale) s’adoucissent. On cherche à gommer les cambrures mais en finesse, sans rétroversion complète du bassin. La tête « colle » au ciel, le coccyx « colle » à la terre.

 

Être assis : c’est un « ralentisseur ».

Si on prend le temps de passer par (pas d’y rester une heure non plus…) cette étape, la respiration, les mouvements deviennent plus amples, plus lents encore, la coordination haut/bas est meilleure. On a toujours tendance à se projeter en avant un peu trop « vite » et à oublier que notre corps « ballon » oscille entre deux pôles, comme si un élastique nous tirait vers l’arrière, alors qu’un autre nous amène en avant.

 

Être assis : c’est un « stabilisateur », comme les petites roues des vélos pour les enfants ! Voilà un bon moyen de gagner des points en équilibre, en particulier dans les postures de « la grue » (qui du même coup peut se permettre de battre des ailes en toute sérénité), du « pipa » ou du « repousser de singe » (moins malheureux d’avoir à reculer sans rétroviseur).

 

Bref... il n’y a que des avantages à prendre le temps de s’asseoir, position du corps plus agréable, rythme tranquille, coordination plus fine, meilleur équilibre... En prime, cela renforce la musculature de nos petites jambes…

Personne ne dit que cela est facile. Mais pour vous récompenser de ces efforts, vous pourrez toujours vous laisser tomber dans un bon vieux canapé moelleux au retour de votre pratique !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 15:44

 

Tai Ji Quan et Qi Gong sont complémentaires, cela n’est pas une nouveauté ! Le Qi Gong permet d’approfondir l’aspect interne et énergétique, de consolider la force interne (cf. Obi-Wan Kenobi et son Bang laser...).

Si on connait bien (ou presque !) les formes de Qi Gong à « mains nues », on ne sait pas toujours qu’il existe aussi des exercices avec « support » (et non, pas avec « arme » quoi que…). On peut travailler avec une balle, en bois de préférence- Tai Ji Qiu- ou bien avec une règle –Tai Ji Ci- ou encore avec un bâton : Tai Ji Bang.

Vous me direz, quel est l’intérêt d’un ustensile en Qi Gong… Comme si ce n’était pas déjà assez dur de se concentrer sur ce que fait notre corps ! Eh bien, justement… On trouve parfois difficile de se détendre correctement, et même on peut avoir la sensation d’être de plus en plus tendu à force de penser à … se détendre ! Pour remplacer les « mille pensées » par une seule, faire tourner un Bang est une bonne solution. L’esprit est alors concentré sur une seule chose. L’énergie dispersée se rassemble en un point.

 

Ce bâton de bois, arrondi aux extrémités peut avoir jusqu’à 40 cm de long selon les écoles et exercices. On peut le tordre, « l’essorer », le faire tourner, en spirale, en cercle…

 

Photo Xiao Long

Les principes :

Comme pour la pratique du Tai Ji Quan, le corps est détendu, les épaules décontractées, les coudes relâchés, la poitrine légèrement creusée, les genoux un peu fléchis pour un meilleur enracinement.

 

Les effets :

Le Bang est en contact avec les paumes, les doigts et stimule ainsi les points situés sur les 6 méridiens des membres supérieurs. Ainsi, la circulation du Qi est favorisée dans tout le corps, le travail des jambes relançant la circulation énergétique dans les 6 méridiens des membres inférieurs, les mouvements de la taille favorisant la communication entre le haut et le bas.

Les mouvements se répètent et le corps se détend, la respiration se calme. On peut s’exercer sur place ou en déplacement.

On renforce les tendons, les articulations, les muscles des membres supérieurs.

On peut aussi se servir du Bang pour des automassages, pour percuter certains points… (Ou accueillir Monsieur s’il rentre trop tard ?)

On peut enfin travailler à deux, une sorte de Tui Shou avec Bang pour entrainer la coordination, la synchronisation des mouvements !

 

Les écoles :

Elles sont nombreuses, chacune ayant développé les exercices les plus pertinents pour leur propre pratique de Tai Ji Quan. Il existe même une forme au double « bang »!!

 

Pour notre pratique :

Le Tai Ji Bang Dao Yin Yang Sheng Gong, crée par Me Zhan Guan De, demande de préférence un bâton léger, fin et assez court pour faciliter les mouvements de rotation.

  Nos formes (il en existe deux), sont aussi de bons échauffements avant la pratique du Tai Ji Quan, cela permet de mobiliser en douceur les articulations, et de stabiliser l’esprit avant de pratiquer nos taolus.

Le travail du poignet est particulièrement intéressant pour la pratique de l’épée et de l’éventail qui demande une grande souplesse et un bon contrôle de notre centre (taille) et des membres supérieurs de l’épaule jusqu’au bout des doigts.

Le Tai Ji Bang est encore rarement proposé et souvent méconnu. Il ne faut pas laisser passer l’occasion de découvrir cet art du « petit bâton du Tai Ji ». Les mouvements sont très doux et agréables… et vous pourrez en plus utiliser votre Bang pour étaler votre pâte à tarte. (Tartelette…)

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 18:40

 

Il est grand temps de se préparer sérieusement pour fêter l’année du Serpent d’Eau ! D’ailleurs à Kuala Lumpur ce temple est déjà décoré et prêt pour la fête.

Ce jour de l’an chinois est avant tout la fête du printemps (même si cela ne saute pas aux yeux du simple mortel qui a encore les pieds dans la neige…, ni même à ceux d’un serpent à lunettes).

L’année chinoise commence le 1er jour du 1er mois du calendrier lunaire et les festivités durent deux semaines, la fête des lanternes y mettant un terme.

L’année du serpent débutera le 10 février 2013 et s’achèvera le 30 janvier 2014.

 

Les festivités :

 

Comme chaque année, à Paris, sera organisé un défilé traditionnel dans le 13ème arrondissement et les magasins du quartier proposeront beaucoup (trop !) de bonnes choses : c’est le moment d’aller faire ses courses…

 

Les manifestations se dérouleront du 2 février au 2 mars. Le grand défilé aura lieu le dimanche 17 février à partir de 13h avec ses Dragons, ses danses et ses pétards qui chasseront les mauvais esprits – y compris ceux qui sont durs d’oreille !

 

 

Le dimanche 10 février des défilés auront lieu aussi dans les 3ème et 4ème arrondissements de Paris. Des expositions, conférences et démonstrations seront proposées jusqu’au 17 février (et même du Qi Gong ! le « Yi Jin Jing » –exercices des paysans- le mardi 13 !)

 

 

Et si vous ne pouvez aller jusqu’à la « Capitale », Xiao Long est persuadé qu’un restaurant chinois sera prêt à vous consoler et à vous accueillir pour fêter le grand jour , tentant, non?

 

PHOTO Xiao Long

 

Petit portrait du Serpent :

Le Serpent est le 6ème signe du zodiaque chinois. Si vous êtes né en 1941, 1953, 1965, 1977, 1989 ou en 2001, vous êtes un Serpent.

Le Serpent a la réputation d’être mystérieux, intuitif, intelligent, réservé, égoïste (!), séducteur mais aussi jaloux et manipulateur… Il aime la tranquillité. Sa dominante est Yin.

Il semble doté d’un grand sens des affaires. Travailleur, il réfléchit longuement avant de prendre une décision et supporte difficilement les échecs.

Les Serpents s’entendent bien avec le Buffle, le Dragon, le Lièvre et le Coq, dit-on, mais ne supporte pas les autres Serpents.

 

L’année 2013 : Calme et sagesse ?

 

D’après ses lectures, Xiao Long vous fait un résumé de ce qui est censé vous attendre :

 

Ce devrait être une année de contrastes, de hauts et de bas (perso, je ne vois pas la nouveauté, ou bien avez-eu le bonheur de connaitre une année faite exclusivement de hauts ? Voudrait-on nous faire avaler des couleuvres ? … Non, Xiao Long n’est pas une langue de vipère !).

 

La caractéristique de  cette année du Serpent serait un retour à plus de calme, un retour vers des valeurs plus profondes : on se sentira porté vers la philosophie et la méditation. Une année favorable à l’étude donc. On devrait aller vers une meilleure compréhension du monde… une meilleure connaissance de soi et des autres. Qui sait… Et si ce n’était pas un Serpent à so(r)nette(s) ?

(Désolée...  pas pu résister !!!)

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 14:48

Que veulent dire ces mots mystérieux qui nous donnent le signal du départ ? On les entend à chaque fois… mais on ne sait pas trop ce que cela veut dire… C’est du chinois !

 

Au début de chaque forme, les pieds sont joints, on est centré (et concentré). C’est le Wu Ji. C’est le vide, le sans limite, l’indifférencié : il ne se passe rien à l’extérieur, mais à l’intérieur je suis toute conscience et esprit, je suis calme. C’est le Un.

 

Puis on se lance… « Le Tai Ji, surgi du Wu Ji, est la mère du Yin et du Yang » (Wang Zhongyue).

 

Préparation :

C’est la traduction que l’on donne pour « Yu Bei Shi ». Yù Bèi signifie « se préparer » et Shì  signifie  « forme, rituel, mouvement »…

Préparation, cela signifie que l’on a fait le vide, on se met « en condition » pour exécuter une forme.

C’est le moment ou le pied gauche se soulève pour se séparer du pied droit et se reposer naturellement à une distance raisonnable ! Yin et Yang (vide et plein) se distinguent puis se réunissent à nouveau lorsque le poids du corps se recentre et se répartit également sur les deux pieds.

 

Symbolique : moment de communion entre la Terre, le Ciel et l’Homme. On harmonise les Qi avant de se mettre en mouvement.

 

Ouverture :  

C’est la traduction que l’on donne pour « Qi Shi » (attention, ce « shi » ressemble à « shi » mais ce n’est pas le même « shi » !!!): qi signifie se lever, entreprendre » et shi signifie « puissance, force, tendance » …

 

On lève les bras, tout alors sera Yin/Yang jusqu’au bout de la forme. C’est le moment aussi où l’on choisit sa « hauteur » de croisière… pour ne pas jouer au yoyo !

 

Symbolique : On commence la forme, on réveille la force qui va animer le corps dans les déplacements.

  et enfin:

 

Fermeture :   

À la fin de la forme intervient « Shou Shi ».Shou au sens de recueillir, rassembler et le "shi" du début: rituel, forme.

Fermeture ici s'entend comme un rassemblement d'énergie au Dan Tian. c'est le moment où, lorsqu'on baisse les bras, on remonte (enfin!) sur ses jambes, avant de rapprocher les pieds pour retrouver la position initiale. La boucle est bouclée. C'est le Un de nouveau.

 

   

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:33

 

Comme toujours la traduction/les traductions donnée(s) du mot Tai Ji Quan sont plus ou moins précises.

 

On parle de « boxe Taiji » ou de  « boxe du faite suprême », de « boxe de la grande polarité », « boxe de l’ombre », « boxe ultime »… et j’en passe… Une seule constante : la boxe. Rapprochons nous un peu de ces caractères pour voir si l’on peut mieux comprendre le sens de ce mot.

太 Tài avec un ton descendant (mais pas condescendant du tout !) signifie « très » ou « trop » : il est composé de Dà (grand) auquel on ajoute un trait en oblique pour figurer l’extrême ou le suprême.

   se traduit par « sommet, extrémité, pôle ». Il est formé de mù le bois, accompagné d’une bouche kǒu. Puis en regardant bien, on distingue le caractère (fils), symbole de l’homme entre ciel et terre. Complètement à droite, on repère (ou pas..) le mot agir/action. Ce caractère se simplifie parfois ainsi : (Ah ! Nettement mieux !!!).

 

 

太極 Tai Ji L’ensemble signifie la poutre faîtière, symbole de réunion de deux pôles, de puissance créatrice.

 La poutre faîtière est celle qui se trouve au sommet de la charpente, sans elle, tout s’écroule. Elle doit être solide et bien placée (Évitez le lamellé collé ? Préférez le chêne...).

Il est difficile et périlleux de marcher sur ce sommet, il faut garder l’équilibre, ne pas tomber d'un côté ou de l’autre. On se déplace dans cet esprit, précautionneusement, lentement, précisément.

C’est l’idée de l’axe essentiel, le point central, le fondement. On appelait autrefois l’étoile polaire, point fixe de la voûte céleste, « Taiji ».

 

Tai Ji peut aussi être considéré comme le concept qui inclue les deux pôles antithétiques et interdépendants Yin et Yang (d’où la traduction de « boxe Taiji »). Tout est Yin/Yang dans le déplacement : avancer/reculer ; monter/descendre…

 

Quán veut dire poing ou boxe. Voilà qui souligne l’aspect martial de la discipline et explique que nos mains doivent avoir une certaine présence dans les finitions (pas de patte inanimée, ou ... un peu molle !)

 

太極拳 Tài Jí Quán est une pratique martiale qui vise à la perfection (on vise…). Son but est la longévité et l’harmonie tout en se préservant, en s’économisant pour se renforcer.

 

 

PHOTO Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 17:32

Il est parfois étonnant de s’apercevoir que nos bras, nos jambes, notre corps se meuvent… indépendamment de nous ! À croire qu’ils ont une vie propre et que notre tête ne dirige plus rien !!!

Dans la vie courante, notre corps obéit sans que l’on ait de gros efforts à faire. Mais quand il s’agit de reproduire exactement un mouvement ou une technique précise, on se sent empoté et notre cerveau patine… Pourquoi ?

Parce qu’on enlève le pilotage automatique et que l’on passe au vol libre ! Le mouvement est un prétexte à la prise de conscience de soi.

Mieux nous percevons notre corps dans l’espace, plus nos mouvements sont fluides, harmonieux. Prendre conscience, c’est « prêter attention à l’expression sensorielle que procurent les mouvements afin de créer de nouveaux circuits nerveux ».

Le premier pas est donc de prendre conscience de son corps et de savoir comment il « marche » : un découpage (au sens figuré !) en zones  peut nous aider à comprendre.

 

On part du bas et l’on distingue une partie qui va des pieds aux genoux : voilà la zone en contact direct avec le sol, celle qui prend en charge le poids du corps.

Il sera donc très important d’apprendre à sentir comment sont posés ses pieds, où se trouve le poids du corps, comment il est réparti (au centre du pied, en avant, en arrière… sur les deux pieds de façon égale, plus à droite qu’à gauche…). On veillera à garder l’alignement entre pied et genou afin de protéger ses articulations… La sensibilité est la caractéristique de cette zone.

Des genoux au Dan Tian (sous le nombril, notre « centre ») s’ouvre une zone source de puissance à la fois centre de gravité et centre d’énergie. Il est souvent difficile de sentir son centre de gravité, en général quand on en prend conscience c’est qu’il n’est plus… central et que l’on commence sérieusement à prendre de la gîte.

En hau,t on peut considérer une zone qui définit l’alignement du corps. C’est ici que tous nos petits muscles abdominaux et dorsaux ont un rôle à jouer ,pour nous aider à avoir une bonne posture et que la colonne vertébrale maintient une verticalité correcte. C’est ici aussi que se place la respiration (Je rappelle qu’il est vivement déconseillé de pratiquer en apnée : Le « Grand bleu » a très mal fini sa carrière).

 

Au sommet, la zone de l’intentionnalité, des sens on voit, on entend… on perçoit… et de là partent les principes du mouvement (en principe). Voilà le pilote.

 Ce ne sont là que de grandes lignes.

 

Une question se pose encore : Comment arriver à prendre conscience de son corps dans l’espace, comment « sentir » ce qui se passe en mouvement ?

Il faut prendre le temps de faire et refaire un mouvement pour analyser ce qui se passe et apprendre à contrôler le mouvement. Si on sent son mouvement, on pourra le modifier, l’améliorer.

On peut travailler par segments, sur des choses simples. C’est le sens des exercices dans lesquels on ne s’occupe que des jambes et des pieds » par exemple : on peut mieux se concentrer et vérifier que l’on est bien le chef, que l’on maitrise la situation. Et puis il faut savoir être patient avec soi-même, s’accorder quelques « dérapages  incontrôlés », s’y remettre et surtout apprécier ses progrès. La qualité d’un mouvement peut se définir en termes de fluidité et de dépense minimale d’énergie pour une efficacité maximale.

 … Et après, on peut tout faire (voir photo pour rêver)…. Ou presque !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 10:34

 

Le poisson apparait très tôt dans les motifs décoratifs utilisés en Chine. À l’époque Zhou déjà (XIème siècle avant J-C), on le trouve sur des objets funéraires, il ferme les yeux des morts. Il semble qu’à ce moment-là, il ait été symbole de survie et de réincarnation.

Nous le connaissons mieux comme symbole de richesse. Ce sens est ancien et remonte au « Livre des Odes » (Anthologie du XIème au Vème siècle avant J-C).

 

On pense en général que cette symbolique vient d’une homophonie. Le Poisson « Yu » [yú]  serait substitué à «  Yu »  [yù]  abondance. Voir de nombreux poissons signifiait que les récoltes seraient bonnes. On offrait alors au Dieu de la Richesse des têtes de poissons (la partie le plus recherchée parait-il- la moins comestible aussi…). Pour le Nouvel An le plat de poisson est un incontournable du coup.

Et il revient aussi sur les images du Nouvel An, souvent accompagné d’un enfant qui joue avec lui pour souhaiter au destinataire une grande richesse et une postérité nombreuse.

Ce motif de poissons est toujours très répandu en Chine, sur les plats, les assiettes, les bols … pour y placer plus joliment une abondance de nourriture…

 

Photo Xiao Long

Un autre sens encore est attribué aux poissons: le symbole que nous connaissons sous le nom « yin-yang » est appelé souvent « les deux poissons ». Deux polarités, l’une Yin et l’autre Yang, il n’en faut pas plus pour en faire l’emblème de l’harmonie conjugale, de la félicité dans le mariage. Comme un poisson dans l’eau, les époux vivent heureux dans leur élément.

Dans le cadre des fiançailles et du mariage, on choisit le cyprin doré, sans doute pour sa belle couleur rouge, celle du bonheur!

 

Enfin, notre poisson symbolise aussi dans le cadre du bouddhisme la liberté d’esprit de celui qui atteint l’éveil, puisque, comme le poisson, il vit alors sans entrave ni contrainte, ayant échappé au piège des apparences et des désirs.

D’ailleurs les adeptes qui voulaient obtenir quelques mérites achetaient pour les fêtes des poissons qu’ils libéraient dans les bassins des temples. Certains mauvais esprits pensaient que les marchands les pêchaient peu avant dans ces mêmes bassins… une forme de recyclage de poissons ? Mais bon, il semble que la profession de pêcheur était considérée comme très noble…

 

Il n’y a plus qu’à acheter( !) un aquarium et y mettre vos petits poissons pour devenir riches….Il en existe d’ailleurs maintenant des tatoués –au laser- de caractère de bon augures qui font fureur en Chine !

   

 

(Un article qui se termine –logiquement- en queue de poisson !)

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 17:19

 

Cette couleur est un mélange de rouge et de bleu, deux teintes antagonistes. Elle associerait action réfléchie, lucidité, sur la ligne d’équilibre entre ciel et terre.

Le violet 紫 (Zi) est riche en significations :

 

Il est symbole de sagesse et cela tiendrait à ce que les conseillers de l’Empereur étaient vêtus de violet (on en déduits qu’ils étaient tous « sages »…), le violet dans ce contexte est aussi signe de puissance. Les fonctionnaires étaient « rangés » par couleurs ( !) : rouges, violets, bleus, noirs et blancs… (On s’en inspira ensuite chez nous dans les classes maternelles – je plaisante - les jaunes, les roses et les bleus sont de chez nous…). Leurs épouses faisaient moins de complications et adoptaient des robes rouges… (Et on ose maintenir que les femmes accordent trop d’importance à leur toilette !).

 

Il semblerait que dans l’ensemble de l’Extrême-Orient on  attribue au violet une dynamique, ce serait le passage du Yang au Yin, de l’actif au passif.

Le violet a une action « sédative » apte à calmer les troubles nerveux ou les troubles mentaux.

 

Photo Xiao Long

 

Cet allié de la méditation aide à intérioriser, à se relaxer et incite à la réflexion. Spiritualité, mystère, secret y sont associés.

Du côté de l’Inde, on retrouve la même signification. Le 7èmechakra, chakra de la couronne (« sahasrara ») est violet. Il se situe au sommet de la tête, il est le centre de la « conscience cosmique »…

 

Le côté « obscur » du violet se traduirait par la tristesse ou mélancolie, les ténèbres ou la mort.

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 18:55

 

... Les vacances sont encore bien lointaines pour certains, et même ceux qui ont eu déjà l’occasion de se « dépayser » pourront mettre en pratique ces petits exercices de relaxation… surtout s’ils reviennent épuisés de leurs séjours (et si, cela arrive : on part pour se détendre et on aimerait avoir une  bonne semaine de repos quand on revient pour s’en remettre !).

 

Comment utiliser les gestes/moments simples du quotidien pour se détendre et démarrer sa journée bien (corps et esprit) réveillé(s) ?

Et les choses sérieuses commencent dès le matin, avant même de se lever : hors de question de bondir hors des plumes comme un pantin sort de sa boite, nous ne sommes pas, nous, montés sur ressorts !.

 

Il convient donc de s’étirer doucement, comme un chat, on étire les pattes, les quatre ( !) pour réveiller son corps en douceur. Il n’y a rien d’urgent (que des gens pressés…).

 

Pour se lever, on se laisse rouler sur le côté, les genoux se replient et on peut prendre appui sur un coude pour se soulever… en douceur. On pose les pieds au sol (les deux en même temps pour éviter de se lever du pied gauche ?!).

Frotter doucement les jambes, les bras pour prévenir vos articulations que la mise en route est proche. Enfin, on se lève...

 

À lire ces lignes quelques-uns se disent, si je fais tout ça pour le « lever », ce n’est plus un petit déjeuner que je vais prendre, c’est un repas du soir !!! Mais non, je réponds aux caustiques qu’il n’y en a que pour quelques toutes petites minutes et que cela peut, peut-être éviter de se retrouver plié en deux au moment où l’on se penche en avant pour attraper sa brosse à dent…

 

 

savoir se détendre est essentiel!!! Photo Xiao Long

 

Un petit massage du visage ne prend pas trop de temps non plus si on le fait en mettant sa crème (Allez, Messieurs ne faites pas les timides… on sait bien que vous avez aussi votre petit tube de crème… antirides !).

 

On masse le visage à deux mains en montant par le centre, en redescendant par les côtés, puis arrivé au menton, on glisse les mains vers la nuque…

 

On lisse le front avec toute la paume de main, d’une tempe à l’autre pour effacer nos petites rides soucieuses.

 

On masse doucement les paupières et on termine par un petit massage, avec la tranche des index, des coins de la bouche vers le haut en passant sur les ailes du nez.

 

Un bon brossage des cheveux  (et donc du crâne) finira de vous « réveiller » et stimulera au mieux la circulation sanguine de cette zone...

 

Il ne reste plus qu’à sourire. Et voilà une journée qui s’annonce bien…

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Published by Xiao Long - dans Points Méridiens Energétique

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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