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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 13:07

Ce bel objet a une histoire qui remonte à … très loin !

Son origine se situerait dans la région de Yushan (province du Sichuan) où l’on trouve des représentations sur des théières en bronze datant de 481 – 221 av. J.-C … même si on peut affirmer que ceux-ci étaient connus en Chine antérieurement.

L’un des huit immortels, Zhong Li Quan, possède un éventail en plumes. On le représente souvent tenant une pêche et un tambour.

Déjà sous la dynastie Jin (265-420), on parle d’éventail. À l’époque, les éventails sont rigides et en plumes (pensez à l’éventail du stratège dans le film « Les Trois Royaumes, une aile d’oiseau.).

Le caractère chinois désignant l'éventail est composé du caractère de la demi-porte () , on y retrouve la monture rigide, et du caractère des plumes ().

Les plus anciens découverts et conservés jusqu’à aujourd’hui sont en bambou. C’est sur le site de Mawangdui à Changsh dans le Hunan que l’on en a trouvé.

On a aussi connaissance d’éventails montés sur ivoire, sur ébène, sur écaille de tortue… Soie, papier et feuille d’or participaient aussi aux créations les plus nobles. Leur utilisation première était bien tout simplement de maintenir l’air frais et d’écarter la poussière. Les éventails sont alors des écrans fixes. Des archéologues ont mis à jour des vestiges d’éventail en os, nacre, écaille, plume, bambou, en papier huilé ou en tissu précieux, dans la province du Hubei à Jiangling. L’éventail symbolise aussi le pouvoir impérial, celui des mandarins et de ceux qui ont gagné l’immortalité. Il était donc couramment utilisé lors de cérémonies et accompagnait parfois son propriétaire dans la tombe. 

 

 

 

Bien plus tard, apparaissent les éventails pliables, il en existe de tout « bois »… y compris en bois de santal : parfumé, on les laisse dans les placards la nuit afin de chasser les insectes nuisibles (… qui ne manquent pas d’air de venir nicher dans vos armoires !). L’éventail plié s’implanta en Chine sans doute après un petit voyage en Corée).

Plus tard et surtout à partir de la dynastie Tang (618-907) apparait une nouvelle mode : orner son éventail de peintures ou de poèmes. Les éventails avaient une utilité sociale, permettaient de se cacher le visage, de présenter ou de recevoir un objet, d’accompagner la danse, de battre la mesure, ils étaient aussi offerts en cadeau et servaient à entretenir le souvenir des disparus.

 

Apparait aussi l’utilisation des éventails dans certains arts martiaux (aucun écrit ne permet cependant de dater nettement le phénomène) et dans certaines danses traditionnelles. L’objet s’y prête car il est très esthétique. Du même coup, nombreux sont ceux qui considèrent que l’éventail n’est pas une arme… Tout dépend de la définition que l’on donne à ce mot.

 

www.fandeventails.fr

L’éventail est un objet utilitaire « détourné », on se sert de ce que l’on a sous la main, de la même façon que l’on se défendrait avec une canne, un parapluie (et en Normandie, on est donc armé toute l’année !) : d’apparence anodine, on peut utiliser l’éventail comme un bâton court et donc frapper ou bloquer. Et on le sait, il peut arriver qu’un éventail reprenne sa liberté et se retourne contre son propriétaire… Une arme « autonome » alors qui ne s’adresse pas seulement à votre adversaire donc !!!

 

Maitre Wang Yen Nien (1914-2008) disait que l’éventail est une arme « saisissante ou surprenante ». Il surprend par le bruit lorsqu’on l’ouvre. Il peut masquer une attaque de poing, tenir à distance. Il peut parer ou détourner une attaque en « capturant » l’arme de l’adversaire. Il pique (et des deux côtés !). Il tranche (avec le fil… du tissu !) : on est bien capable de se couper tout seul avec une feuille de papier !!! Et … (voir divers films chinois) c’est aussi une arme de jet. Y cacher des lames et en faire un boomerang est possible… au cinéma. Dans la réalité, j’ai encore un petit doute…

L’éventail propose tout un (éventail ?)- choix de techniques : on y retrouve  des techniques de l’épée, du sabre, de la lance, des mains nues… et quelques autres inédites spécifiques à lui-même.

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

Au Japon existent également deux sortes d'éventails, le « sensu » qui se plie et « l’uchiwa » en bambou, rond, qui ne se plie pas. L'inventeur du « sensu » au VIIe siècle aurait été inspiré par les ailes des chauves-souris(!).

L’éventail « martial », repliant serait une invention japonaise du VIIIème siècle, importé en Chine un siècle plus tard.

On faisait au Japon la différence entre le « gunsen », éventail de guerre en acier qui servait aussi sur le champ de bataille pour communiquer des instructions aux troupes et le « tessen » plutôt réservé aux femmes.

Il est probable aussi que l’éventail permettait aux guerriers et nobles d’être « armés » constamment : lorsqu’il était nécessaire d’abandonner ses lames pour pénétrer à l’intérieur d’une demeure, l’éventail restait autorisé. Porté à la ceinture, il pouvait servir à se défendre…

 

On parle même de duels gagnés à l’éventail de fer contre une épée !

Importé en Europe au XVIème siècle par les portugais l’éventail reste pour nous un simple accessoire de mode (ou pas !).

Du point de vue de la santé, la pratique de l'éventail en Tai Chi stimule tous les méridiens du corps, et permet une amélioration de la circulation énergétique dans le corps. Il a un caractère très tonifiant, et est connu pour favoriser la vigueur et la joie.

L'éventail serait, pour certains, lié à l'élément Eau.

 

Les mouvements précis, fluides et spiralés de l'éventail sont très esthétiques et artistiques : leur pratique développe une maitrise de l’équilibre, de la force, de la souplesse, de la respiration et de la mémoire.

En Asie il est un élément culturel incontournable. Que ce soit dans le théâtre, la danse, les arts martiaux ou au quotidien, l’éventail reste omniprésent… pour notre plus grand plaisir !

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 08:51

 

On en parle beaucoup, tout le monde veut le faire et d’ailleurs, tout le monde peut le faire ! « Et qui veut, peut » selon la formule consacrée…. Alors !

 

Cela peut sembler compliqué, mais non, ce n’est qu’une excuse : Il suffit de prendre le temps de se poser et ce, en toute bonne conscience –et c’est peut-être le plus difficile !

Au sens premier, se relaxer, c’est se libérer… libérer ce qui est prisonnier en nous. Se libérer de nos tensions, de nos soucis, de tout ce qui nous stresse, de ce qui nous est imposé et/ou de ce que l’on s’impose soi-même. Car nous savons très bien nous stresser tout seul en multipliant les obligations, les activités, les buts à atteindre…

Pour se détendre, il faut d’abord se libérer de certains automatismes du fonctionnement mental : Bref, comme le dirait un Chinois, calmer le petit singe qui court et bondit partout dans notre tête en lui donnant un abri –au calme-!

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

 

Nous sommes passés maitres dans l’art de sauter d’une pensée à l’autre sans jamais nous arrêter : on voit une banane (rapport direct avec le singe !!!) et on se dit que c’est la dernière qu’il faut aller faire les courses, que ce sera après le travail, qu’on ira à pied, mais que le travail se terminera plus tard aujourd’hui, qu’il y a une réunion avec Machin Chose, qu’on va s’y casser les pieds, qu’on a mal aux pieds dans ces chaussures….. Qu’on ne pourra pas aller à pied… chercher des bananes…. Et encore, ce n’est qu’avec un peu de chance on retrouve son idée de départ ! Ce n’est pas toujours le cas !

On se détend!!!!

 

L’état de relaxation  modifie le fonctionnement du système nerveux. La majorité des personnes qui pratiquent la relaxation remarquent que ses effets réparateurs vont au-delà de la séance elle-même. Certaines douleurs disparaissent, le sommeil s’améliore, on se sent plus efficace physiquement et mentalement, on est plus calme, le rythme cardiaque ralentit, la respiration s’apaise, les organes sont mieux irrigués et on contrôle mieux ses émotions… on apprend à ressentir : lourdeur, chaleur, fraicheur… de certaines parties du corps.

 

La « lourdeur » est l’expression de la détente musculaire. La chaleur, les picotements sont le fait d’une vasodilatation. Le calme, la sensation de sécurité (n’oubliez pas votre Doudou !) ont leur origine dans la mise au repos du système nerveux volontaire.

Il est rare que le corps soit au repos, le tonus musculaire n’est limité que dans certains stades du sommeil (rêves ou sommeil paradoxal) et dans les états de relaxation. Or, la tension musculaire et l’activité cérébrale sont en étroite relation, elles interagissent. Donc, se relaxer, c’est à la fois libérer le corps et libérer l’esprit d’un maximum de tensions, c’est se « déconnecter » un moment de tout ce qui n’est pas soi. Les exercices favorisent l'apparition des « ondes alpha » qui participent à notre équilibre psychique. Pour une fois que des ondes sont positives…

De plus, notre participation consciente au processus fait que l’on mémorise les sensations de bien-être et les images qui y sont liées, on se sent mieux, on s’accepte mieux, on gagne alors en sérénité.

 

Quelques idées d’exercices de relaxation :

 

- Pratiquez les automassages en respirant calmement :
• Les tempes : posez le bout de l’index et du majeur sur les tempes. En exerçant une légère pression, faites de petits cercles d’avant en arrière sans bouger le bout des doigts : c’est la peau qui doit bouger légèrement, dans un sens puis dans l’autre. Sentez au fur et à mesure vos paupières se détendre et aussi votre front. Observez le réchauffement de vos doigts.
• Le plexus : posez la main ouverte sur le plexus, au milieu de votre thorax, en exerçant une légère pression, faites de petits cercles dans le sens des aiguilles d’une montre. Observez comment votre respiration se ralentit et comment votre corps se détend au niveau du diaphragme, des viscères et des poumons.

2. Accordez-vous une séance de relaxation à la maison :

 

Allongez-vous sur le sol ou un plaid, les bras le long du corps et fermez les yeux. Concentrez-vous sur votre respiration.

Portez votre attention sur le talon gauche. Repérez le contact entre votre talon et le sol. Puis, concentrez tout le poids du pied dans ce talon. Il doit vous paraître lourd, très pesant.

Passez ensuite au mollet. Détectez le contact au sol de votre mollet gauche. Votre jambe est très lourde, si lourde qu'elle semble s'enfoncer dans le sol.

Intéressez-vous à votre cuisse gauche. Même chose…

Puis vient le bassin. Concentrez tout le poids du corps sur votre bassin. Vos fesses doivent s'enfoncer complètement dans le sol.

Respirez profondément par le nez. Gonflez d'abord le ventre, puis la poitrine. Puis, expirez très lentement, toujours par le nez. Enfin recommencez les exercices avec la jambe droite.

Portez ensuite votre attention sur votre dos, sur le sacrum. Sentez son "poids" sur le sol et remontez progressivement le long de la colonne vertébrale pour sentir le contact de chaque vertèbre avec le sol.

Vous êtes enfin prêt à détendre votre visage. Relâchez les tensions, relâchez la mâchoire, entrouvrez votre bouche. Décontractez vos joues, votre front...

Puis respirez calmement, lentement, toujours par le nez.

Prenez le temps d’apprécier cet état de relâchement total, où vous ne faites rien et ne pensez à rien d’autre qu’à vous, en toute bonne conscience. Profitez de ce moment de bien-être complet.

3. Pensez « arbre » !

 

À faire debout, discrètement, dans le bus ? Dans la queue du supermarché ? Dans l’ascenseur en panne ? Ou bien plus agréable encore dans votre jardin….

  • Posez bien vos pieds dans le sol, en appuyant un peu comme si vous vouliez faire des empreintes dans du sable.
  • Une fois que vos pieds sont ancrés, imaginez qu'ils sont prolongés par des racines qui s'enfoncent dans le sol. Ces racines vous apportent de la sève, de l'énergie, et vous rattachent solidement à la terre.
  • Ensuite, en profitant de l'énergie qui vous vient de la terre, tenez-vous bien droit, comme le tronc d'un arbre et étirez-vous vers le ciel en imaginant que vos « branches « vont chercher le soleil et l’énergie du ciel pour vous renforcer.
  • Restez ainsi aussi longtemps que vous le désirez, enraciné et doucement étiré à la fois pour reprendre des forces.
  • Prenez le temps à la fin de respirer profondément et de revenir tranquillement à la réalité qui vous entoure!

 

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Published by Xiao Long - dans MEDITATION RELAXATION
30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 13:38

 

On parle beaucoup de gymnastique chinoise, de Qi Gong, de Tai Ji Quan pour atteindre la sérénité… La « zénitude » est dans l’air du temps et devient un peu (trop ?) un phénomène de mode. Mais il ne faut pas jeter bébé avec l’eau du bain… (Et d’ailleurs, gardez l’eau aussi, elle est précieuse…)

 Il n’y a que du bon à prendre dans le Qi Gong comme dans le Tai Ji Quan.

 

Cultiver le calme, la lenteur :

 

La lenteur permet de rompre le rythme habituel, de s’apaiser. Le moment de pratique doit être une bulle confortable dans un quotidien où l’on court trop souvent après la montre.

On  peut se retrouver enfin. Dans cette lenteur, on perçoit mieux son corps et ses mouvements. On est calme et loin de tout. L’esprit se concentre et se libère.

J’entends de mauvais esprits qui me disent : « L’esprit se libère ? La bonne blague, il faut penser au mouvement juste, à ses mains, ses pieds… son port de tête (alouette ?). »

Et Xiao Long réplique : « Et bien justement ! L’esprit se libère du quotidien et de toutes les pensées parasites puisqu’il est pris (porté aussi) par le mouvement ! »

 

PHOTO XIAO LONG "Paresseux en pleine concentration"

PHOTO XIAO LONG "Paresseux en pleine concentration"

 

Prendre conscience de sa propre existence :

 

On prend conscience de son corps, de soi. On se détourne un moment de l’extérieur et on se tourne vers l’intérieur. Plus « zen »*, calme, on peut retrouver en nous ce qui est en sommeil, voir la vie différemment, apprécier ces instants, ouvrir son esprit.

* « zen » est un peu mis à toutes les sauces, mais l’image que dégage ce mot reste celle de la sérénité.

 

 Faire circuler l’énergie harmonieusement dans tout le corps :

 

Ah ! La fameuse « Énergie vitale » : les plus cartésiens, les plus sceptiques diront qu’il s’agit là d’une vaste plaisanterie. Même sans accepter le concept d’énergie qui circule dans des méridiens (ce qui est le fondement de la médecine chinoise –qui après tout- notons-le- en a soigné plus d’un), on sent bien que le corps se détend et chauffe, que la circulation sanguine est favorisée par ces mouvements.

Il n’est pas besoin de « croire » à l’énergie, il suffit d’apprécier le bien-être qui découle des exercices.

 

Se préserver :

 

Tai Ji Quan et Qi Gong font partie d’une démarche de préservation de la santé : En Chine, cela est une évidence, il faut prévenir les maladies par l’activité physique, le repos de l’esprit.

Chez nous, le plus souvent, c’est lorsqu’on est malade que l’on découvre ces disciplines… (Mieux vaut tard que jamais !).C’est une fois que le corps est épuisé –ou l’esprit- que l’on se dit qu’il faut y remédier…

Il est clair que ces activités, Qi Gong et Tai Ji Quan, renforcent le terrain, revitalisent le corps : tout le corps travaille en douceur. Beaucoup de kinés pratiquent et font pratiquer le Qi Gong à leurs patients, ces exercices globaux, moins pointus que ceux habituellement préconisés en kiné ciblent le corps dans son ensemble. Chacun peut faire les mouvements à son rythme et, gros avantage, on peut adapter le mouvement selon ses capacités. Il n’y a pas de but à atteindre, de performance à établir. On entretient, on progresse… Que du bonheur !

 

« Tout pour un » :

 

Il est rare de pouvoir adapter une activité à ses possibilités physiques. Ici, on le peut :

Que l’on soit un « vrai » sportif, un « ancien » sportif (Ah, les traumatismes du sport !!!), un « pas du tout » sportif , que l’on soit très jeune, jeune, moins jeune, plus très jeune ou pas jeune du tout, il y a toujours une solution pour tirer parti de ces disciplines et en ressentir les bienfaits.

 

Bref, à condition de ne pas s’attendre à des miracles (du genre : « L’arnaque !!! J’ai fait deux heures de Qi Gong et je n’ai pas atteint le nirvana »), Tai Ji Quan et Qi Gong peuvent apporter beaucoup et maintenir en forme notre esprit et notre corps.

Il suffit d’un peu de patience, de bonne volonté, de travail régulier (Aïe ! Ce n’était pas noté dans la pub !).

Et ... Bonne humeur et ouverture d’esprit ne feront pas de mal non plus…

À bientôt alors !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 09:01

 

On vous parle Tai Ji Quan, Wu Dang, taoïsme, alchimie interne, externe….Quel rapport avec notre pratique à nous, aujourd’hui ?

 

Qu’est-ce que l’ « Alchimie taoïste » ?

Dès la dynastie Han, les Chinois pratique l’alchimie. L’alchimie apparaît dès le IIe siècle av. J.-C. dans les textes comme l’encyclopédie Huainanzi .

Les adeptes de cette méthode sont ceux-là même qui constitueront le courant taoïste. Ils cherchaient à fabriquer la « pilule de longue vie » -Souvent à base de métaux peu « digests »- ces cachets empoisonnaient fréquemment les personnes qui les prenaient… L’or, l’argent et surtout le cinabre, plus tard le plomb, étaient très utilisés dans ces préparations !

Le cinabre-de nature yin- (mercure) était mélangé à du soufre- de nature yang-… Bref, un fameux cocktail !

 

De très nombreux écrits sont dédiés à ces « recettes ». Le terme jindanshu (金丹術), « techniques de l’or et du cinabre », est l’appellation la plus répandue de l’alchimie dite externe.

(Quand on pense que de nos jours, il suffit de bien choisir son poisson pour avoir sa dose de mercure gratis !)

 

Principes :

L’idée qui fonde l’alchimie externe est que l'alchimiste condense temporellement les étapes de la cosmogonie dans un creuset, il reconstitue le chaos primordial.

 

Toutes les étapes - transmission des textes et des instructions orales, construction du laboratoire, scellement à la boue du creuset, allumage et contrôle du feu, ingestion de l’élixir - sont encadrées par des règles comme le Feng Shui par exemple et par des rituels de purification ainsi que des invocations et des offrandes aux dieux.

 

Les ingrédients alchimiques peuvent comporter des herbes en plus des minerais, ils ne doivent pas faire l’objet d’un marchandage ni être acquis auprès d’un commerçant en deuil… Tout cela est très codifié donc.

Le produit obtenu se nomme « or » ou « élixir d’or », symbole de pureté et de stabilité. Il peut simplement servir de talisman ou être ingéré.

L’alchimie externe, aurait fait six victimes parmi les empereurs Tang et encore plus chez les dignitaires. Elle disparait progressivement  au profit de l’alchimie dite interne… (On se demande pourquoi ?)

Celle-ci domine à partir des Jin/Song avec l’apparition de l’un des plus importants courants du taoïsme jusqu’à nos jours : Quanzhen.

 Quanzhen (« complète perfection ») et Jindan pai nanzong  sont les deux grands courants d’alchimie interne, dits « du Nord » et « du Sud ».

 

PHOTO Xiao Long

 

Vers l’alchimie interne…

On se détourne donc alors de la chimie (Wai Dan- alchimie externe) et du remède à avaler… et on se concentre sur l’être humain, sa connaissance et ses propres capacités.

 

Les alchimistes taoïstes développent alors la médecine, des gymnastiques Dao Yin, des pratiques sexuelles règlementées, des régimes et différentes formes de méditation (Nei Dan- alchimie externe) qui doivent nous garantir un printemps éternel, une jeunesse inaltérable...

Moins facile que d’avaler une pilule mais tout de même beaucoup moins dangereux !

 

Ce sont les trois composantes de l’humain, Jing-Qi-Shen : « essence, souffle et esprit », qui involuent grâce à l’ascèse en yin et yang, puis en élixir interne primordial.

On recherche donc l’état "primordial", en sens contraire de l’évolution, qui entraine la différenciation puis la mort. L’opération alchimique de fabrication de l’élixir de longue vie est désormais réalisée entièrement dans le corps du pratiquant grâce à des gymnastiques, régimes et méditations...

 

 

Et quel lien avec nos pratiques ?

 

Les grandes idées fondamentales, Yin-Yang/ Wu Xing (5 principes)/Dao (Voie)… sont toujours présentes dans nos pratiques. C’est ainsi que de façon très synthétique, aujourd’hui, on présente le Qi Gong, le Tai Ji Quan et la méditation comme des activités de « santé ».

L’homme est ce qu’il est et il cherche toujours la même chose : une forme d’éternité… une belle longévité pour le moins… qui, dans nos disciplines, et de façon plus terre à terre peut s’obtenir en calmant l’esprit et en gardant le corps en mouvement, en harmonisant yin et yang, en régulant nos émotions, en faisant circuler l’énergie dans les méridiens...

 

Bref, du travail sur la planche !

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 14:18

On connait bien les grades japonais, et toutes les disciplines japonaises en ont.

Quand on parle de grades pour le Tai Ji Quan, les esprits s’agitent : Certains disent que le Wushu ne se prête pas aux grades, c’est une évolution personnelle qui n’a pas besoin d’être mesurée puisque il s’agit d’une progression personnelle, il n’y a pas de maitre-étalon…

Un brin d’histoire (rapide !)

 

Autrefois, il n’y avait que trois « distinctions » : élève, enseignant et maitre (Sifu), cela avait le mérite d’être clair... et simple (on se demande tout de même comment l’élève se transformait en professeur, comment le professeur devenait maitre… Il devait bien falloir à un moment ou à un autre être évalué…

 

 Il semble que déjà sous la dynastie Tang un système existait ! … Mais il y a si longtemps …

 

Petit bond dans le temps…

 

Beaucoup plus tard (sous les Qing), pour des raisons politiques, le Wushu représente une menace et on se doit de contrôler de très près sa transmission… La pratique et l’enseignement perdent de leur prestige, et l’image véhiculée alors n’est plus très positive… C’est une phase de repli. Pourtant les disciplines perdurent et les techniques sont communiquées aux élèves… discrètement.

 

Second petit bond dans le temps…

 

L’essor économique de la Chine puis son ouverture vers l’Occident marque une nouvelle ère pour le Wushu qui retrouve ses lettres de noblesse et se fait connaitre largement en Chine et hors de Chine où les compétitions se multiplient.

 

Les grades existent officiellement en Chine depuis 1998.  Les Duan comportent neuf niveaux :

 

Le niveau élémentaire « Aigle » comprend les trois premiers Duan :

 

  • Qingying - Aigle de cuivre, 1er Duan
  • Yinying -   Aigle d'argent, 2e Duan
  • Jinying -   Aigle d'or, 3e Duan

Le niveau intermédiaire regroupe :

 

  • Qinghu - Tigre de cuivre, 4e Duan
  • Yinhu -    Tigre d'argent, 5e Duan
  • Jinhu -    Tigre d'or, 6e Duan

 

Le niveau supérieur réservé à ceux qui participent activement au rayonnement et à l’évolution de la discipline comprend :

 

 

Les Duan sont là pour évaluer la technique du pratiquant. Ils structurent l’évolution et jalonnent le chemin.

Au-delà de la technique « pure », ces étapes reposent sur des vertus fondamentales. 6 vertus martiales sont nécessaires : Avoir du cœur (Ren), respecter la hiérarchie (Yi), faire preuve de la politesse (Li), de maitrise de soi (Zhi), de loyauté (Xin), de courage (Yong).

Si ces vertus animent le pratiquant, alors, il ne passe pas un grade pour se pavaner ou bomber le torse car il est (croit-il) le meilleur…

Il le fait dans une démarche personnelle, pour progresser. Et la réussite le rend plus confiant et l’incite à continuer sa route, toujours plus loin, selon les règles du Wushu.

 

On peut bien sûr, se passer de grade et pratiquer très bien. Chacun choisit selon sa personnalité et ses convictions.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 06:05

 

Le Tigre (Hu) est très présent dans la culture chinoise.
Le Tigre est le 3ème animal qui apparait dans le zodiaque chinois. 

Il est tout à la fois Yin  et Yang: il sait être toute souplesse, toute fluidité: un (méga) gros gentil chat,  mais  il peut soudain bondir, saisir sa proie avec les griffes et l'emporter...

Chasseur de démons, roi des animaux à fourrure, il porte parfois sur le front le caractère "Wang" - qui signifie "roi".

 

Lors de la fête du double 5 (5ème jour du 5ème mois lunaire), on traçait ce caractère- symbole du Tigre-sur le front des enfants pour les protéger des démons.De nombreux bonnets ou pantoufles d'enfant portent des oreilles de Tigre, des têtes de Tigres...
Le Tigre symbolise la force, la puissance, le courage, et comment prouver au mieux sa valeur, si ce n'est en se mesurant à lui, en l'affrontant.  

Sans doute est-ce pour cette raison que le Tigre est aussi présent dans notre pratique. Si les enchainements du 8 et du 16 préfèrent laisser le tigre en paix, et il doit bien en profiter, car tout se gâte pour lui par la suite!

 

Dans le 24, ou forme de Beijing, le tigre n'a qu'à bien se tenir et a interêt à avoir la peau dure: On va lui frapper les oreilles (shuang feng guan er). Il est à noter cependant qu'en chinois le terme "Tigre" n'apparait pas dans le nom de cette technique. En fait on parle du vent!  Le "Double vent traverse les oreilles" et... celà fait mal aussi!

 

PHOTO Xiao Long

 

La forme 48 propose  de l'attraper, à droite, puis à gauche (pai jiao fu hu), de le frapper aux oreilles (et re!), puis de le chevaucher (du li kua hu)( sur un pied en plus!) avant de tirer à l'arc sur le Tigre (wan gong she hu)! La pauvre bête... de quoi finir en descente de lit...
 
Il ne reste plus, dans la forme longue (88), et ce par deux fois, qu'à "porter le Tigre dans la montagne" (bao hu gui shan) où - nous l'espérons - il pourra goûter à un repos bien mérité... Et faire le "Tigre" des 5 animaux pour se remettre de ses émotions!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 15:05

Il y a plusieurs façons d’apprendre le Tai Ji Quan.

On vous dira que certains maitres ne parlent jamais, montrent simplement et font répéter un mouvement, un seul, des dizaines (pour ne pas dire des centaines) de fois pour mieux le comprendre, l’intégrer, le « vivre ».  Il n’y a rien à dire, rien à expliquer, il y a juste à expérimenter…

et à patienter !

 

La patience n’est pas vraiment dans les habitudes des Occidentaux… Et j’en connais peu qui résisteraient à cette pédagogie. De même que l’on imagine assez difficilement un prétendant karateka, balayant le chemin autour du dojo pendant des années en attendant d’être admis dans le saint des saints… (on aurait tenté l’aspirateur pour aller plus vite ?)

 

Il n’y a aucun jugement à émettre, il n’y a pas de mieux ou moins bien, il n’y a que du différent. Nous aimons savoir ce que nous faisons et pourquoi… On reste sur notre faim quand rien n’est expliqué ! (Descartes est passé par là ?)

En général notre esprit est plutôt attiré par  le « apprendre d’abord la suite de mouvements et voir les détails ensuite ».

 

En effet nous éprouvons le besoin de savoir ce qui « se passe après », nous avons du mal à rester longtemps sur le même mouvement. Apprendre donc dans un premier temps l’enchainement, mémoriser la suite des techniques, reste notre souci n°1 !

Dans un second temps, l’esprit libéré du « et qu’est ce qui vient après », on peut alors approfondir, corriger si besoin afin de gagner en précision et en finesse.

 

Les neurosciences nous donnent raison et disent qu’il est inefficace de vouloir en même temps mémoriser la suite de mouvements et être précis, ce qui exige un contrôle fin qui mobilise toute notre attention.

  

PHOTO Xiao Long

 

De plus, nous n’avançons pas tous à la même « vitesse » (si on peut parler de vitesse  en Tai Ji Quan ?)

Donc, si le rythme d’apprentissage dans un cours est vraiment trop rapide pour vous, il est sans doute préférable pour éviter la surchauffe neuronale de vous concentrer seulement sur l’ordre des gestes. Il est toujours possible de reprendre une forme l’année d’après –la même-  pour améliorer votre précision. Chacun a le droit d’aller à son rythme. Il n’y a aucun scrupule, aucune « honte » à avoir. Chacun sa stratégie après tout !

 

   Il ne faut en aucun cas se sentir « obligé » d’apprendre en permanence de nouvelles formes, le but n’est pas de les collectionner… surtout juste en suivant les autres…

On pratique avant tout pour soi. Il vaut mieux ne connaitre qu’une seule forme et savoir la réaliser tout seul que de loucher en permanence, la tête en gyroscope –ou périscope pour ceux qui sont en plongée profonde, pour suivre le mouvement : ce n’est plus de « l’interne », c’est de « l’externe » (au sens dispersion vers l’extérieur…)

L’approfondissement est un moment privilégié où l’on découvre soudain ce qui fait la technique, la respiration du mouvement, sa finesse, son harmonie…

On peut même (attention !) devenir accro à l’approfondissement ! Plus on avance, plus on voit et sent de choses insoupçonnées.

Il semble donc que ce qui nous convienne le mieux se soit

 1) de mémoriser l’enchaînement  puis

2) d’approfondir …

Allez, allez, on y va tout de suite!!!

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 13:35
PHOTO XIAO LONG

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L’être humain a le don pour rendre compliquées les choses les plus simples : on va finir par croire qu’il s’ennuie…

Si, comme Xiao Long le Curieux, vous lisez quelques « articles conseils » pour bien méditer et que vous faites la liste des incontournables prérequis à cette pratique, vous verrez qu’il faut :

… s’installer confortablement- de préférence sur un zafu- que l’endroit doit être calme, l’air pur, qu’il ne faut pas manger avant, mais qu’il ne faut pas avoir faim, ni soif, certains même, prudents et expérimentés diront qu’il faut penser à aller aux toilettes avant… Bien sûr, il ne faut pas avoir froid et prévoir de se couvrir, il ne faut pas non plus avoir trop chaud. À l’extérieur, le vent est à éviter (la pluie, n’en parlons pas : il n’existe pas de méditation waterproof !)…

 

Bref, rien que de lire cette liste de conditions sine qua non, il vous passe l’envie de se poser !!!

 

Alors, au-delà des contingences, Xiao Long le Simple vous propose la « méditation du bourdon » pour bien commencer le printemps.

Cela pourrait être un gag et le 1er avril n’est pas encore très loin – mais non ! Méditer peut aussi être un acte simple, facile. Oublions le zafu, la haute montagne et les gongs du temple. Les heureux possesseurs de jardin n’auront pas loin à aller. Pour les autres voir le plan B…

 

Plan A :

Ce matin Petit Dragon sort dans son jardin, il peut sentir les parfums des jacinthes finissantes et des muscaris en pleine floraison. Un beau bourdon, noir et orange passe et se pose sur une fleur de muscari. Petit Dragon s’arrête. La « méditation » commence.

Le simple fait de regarder ce petit insecte, de se rapprocher de la nature, d’être dans le présent, est une forme de méditation.

 

On ne court pas chercher son appareil photo, on se fiche de savoir si c’est un hyménoptère, un coléoptère ou un hélicoptère… on ne craint pas de se faire piquer ! On regarde, on apprécie cet instant, on observe ce petit insecte, petite boule en velours, qui va de fleur en fleur…

Pour quelques instants, il n’y a rien à faire ou à réfléchir, on a besoin de rien. On est juste et on prend conscience de la beauté et la perfection de cette nature qui nous entoure et que l’on oublie trop souvent de regarder.

 

Plan B :

Méditation du bourdon… sans bourdon !

Ça, c’est fort…

 

Le bourdon n’est qu’un prétexte, il est remplaçable ! Il suffit de trouver un morceau de nature, une jardinière sur votre balcon, une mangeoire à oiseaux chez le voisin, un jardin public, un arbre oublié entre deux immeubles… Elle est toujours là, s’adapte à tout, tenace ! Il y a toujours quelque chose à observer qui nous relie à la beauté, à la nature, à la simplicité de l’instant.

Pour cela, il suffit de… s’arrêter, de tourner son esprit vers l’instant présent! On observe simplement ce qui est.

 

Peu importe le moment, peu importe combien de temps.

Ce qui compte c’est de voir, de prendre conscience, de ressentir.

Cette forme de méditation là, on peut la faire chaque jour !

Elle est sans contraintes, sans complications, instantanée.

Et … pour ceux qui avaient « le bourdon », elle vous  pomponne  le moral à neuf illico !

PHOTO XIAO LONG

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Published by Xiao Long - dans MEDITATION RELAXATION
5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 17:23

Si Noël est devenu un « must » en Chine, Pâques est encore peu fêté si ce n’est par la communauté chrétienne de Chine. Les messes  de Pâques ont donc bien lieu.

Pour ce qui est des œufs en chocolats, les cloches de Rome et les lapins anglo-saxons ne sont pas allés aussi loin et n’ont pas atteint la mer de Chine!

Il est vrai que les Chinois sont peu amateurs de chocolat- contrairement à nous qui en faisons une consommation industrielle (à tous les sens du terme, car il serait aventureux de croire que les maitres chocolatiers des grandes marques se promènent toques sur la tête et cuillères en bois à la main pour chouchouter leur production et emballer un par un, de leurs petites menottes blanches , les lapins et autres œufs de Pâques !)

 

Pour avoir de beaux œufs de couleur sombre, il reste cependant les œufs de 100 ans appelés Pídàn!

Eux (ces œufs), sont authentiquement chinois. Là encore, il faut être tristement réaliste : ils n’ont pas 100ans ! Ce nom leur a été donné par les étrangers fraichement (eux… œuf…euh !) débarqués en Chine, parce qu’ils pensaient ces œufs périmés et trop vieux !

Ces œufs, souvent de cane, ont séjourné quelques semaines -il paraitrait 100 jours- dans un mélange de paille de boue riche en chaux, de riz non décortiqué, de cendre de bois et de feuilles de thé. À l’abri dans des pots recouverts d’une fine couche de terre, ils macèrent tranquillement…

Puis on les sort de leur mixture et lorsqu’on les libère de leur coquille, le blanc a foncé, il est bien gélatineux (miam !), le jaune est …noir (chocolat ?) et l’odeur… très intéressante...

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:02
 
On sait que le nouvel an chinois marque le début du printemps. Ce renouveau met en joie toute la population et la fête des lanternes (元宵节 Yuán xiāo jié) est là pour symboliser ce retour à la lumière.
 

Quinze jours après le Nouvel An), la fête des Lanternes célèbre la première pleine lune de l'année. Pour l'occasion, les familles décorent leur porche de lanternes et se réunissent afin de déguster ensemble des boulettes de riz glutineux (fourrées au sésame, aux cacahuètes ou aux haricots, elles représentent la lune).

À la nuit tombante, des feux d'artifices et des pétards sont tirés. Tout le monde sort pour aller admirer les illuminations. Enfants et adultes arborent des lanternes ou lampions en forme de poissons, de coqs, d’oiseaux  ou autres….

 

A Changsha, capitale du Hunan, c’est avec un festival international des lumières que l’on souhaite à tous prospérité et bonheur ! Plus de 500.000 personnes sont déjà allées voir les œuvres présentées par 32 groupes. On est certes un peu loin de la lanterne en papier…

Pour ceux qui préfèrent se promener de jour, il faudra aller voir le festival des tulipes (Shixiang) : chaque année en cette saison et sur plus de 7000m2, on peut admirer des tulipes de toutes les couleurs… On se croirait aux Pays-Bas !

Et les amateurs de tulipes se retrouveront aussi à l’exposition à Wuhan, capitale de la province du Hubei …ou à Beijing…

 

Pour nos modestes jardins normands, il faudra attendre encore un peu avant d’en voir la couleur…. On en est plutôt aux crocus !

 

Bref...

c’est avec de nombreuses manifestations que l’année commence, concours de calligraphie, concours de lanternes et j’en passe : effervescence de saison !

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Published by Xiao Long - dans CULTURE

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