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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 15:36
PHOTO XIAO LONG

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On croyait les fêtes de fin d’année finie, mais non, pas du tout puisque dimanche  10 avril à Paris se fêtait Chaul Chnam Thmey !

បុណ្យចូលឆ្នាំថ្មី signifie « Entrer dans la nouvelle année » et ce sont nos amis cambodgiens qui fêtent l’année nouvelle à ce moment-là.

Le nouvel an khmer se déroule sur trois jours et les dates correspondent à l’ancien horoscope. En dehors du Cambodge, on peut modifier les dates afin de faire la fête un weekend.

La date d’ailleurs a subi quelques évolutions au fil du temps : vers la fin du Xe siècle la "Nouvelle Année" tombait le mois de MIKASIRA, entre fin novembre et début décembre selon le calendrier solaire. Ce mois était le premier mois du calendrier lunaire. Au XIe siècle, la fête de nouvel an khmer a été déplacée au cinquième mois lunaire (mi-avril) par les rois Suryavarman II ou Jayavarman VII, les avis sont partagés… cette modification correspond a rythme de vie de la grande majorité des Cambodgiens  qui alors travaillaient la terre et étaient très occupés pendant la période de novembre à mars. Au mois d’avril les moissons sont terminées et on se pose un peu avant le début de la saison des pluies. Si au départ la fête suivait les rites brahmaniques, elle suit à présent les rites bouddhiques.

PHOTO XIAO LONG

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Le déroulé :

Les cloches et les gongs des pagodes annoncent l'arrivée du Nouvel An dans presque tous les villages.

Moha Sangkran (មហាសង្រ្កាន្ត) - 1er jour

Moha Sangkran, « la grande marche », marque la fin de l’année et le début d’une nouvelle. Pour ce premier jour de fête, on décore la maison. Le matin, on apporte des repas aux bonzes à la pagode et on leur pose des questions.

On allume des bougies et des bâtonnets d’encens. Les membres de chaque famille rendent hommage au Bouddha et le remercient pour ses enseignements en s’inclinant, et se prosternant trois fois devant son image.

L’après-midi,  place aux jeux traditionnels, généralement dans l’enceinte de la pagode. Pour les jeunes, le nouvel an est une occasion de faire des connaissances et quelques couples s’y forment.

Voreak Wanabat (វ័នបត)– 2e jour

Ce second jour est consacré à l'adoration et à la charité et on va à la pagodes pour honorer leurs ancêtres. On érige également des monticules de sable  ou de paddy (riz brut) sur le sol des pagodes symbolisant un stupa, celui protégeant les cheveux et le diadème de Bouddha.

Thngai Laeung Saka (ថ្ងៃឡើងស័ក) – 3e jour

Ce jour, est l’« entrée dans le nouveau millésime ». C’est le jour de la cérémonie du Pithy Sroang Preah. Les bonzes sont mis à contribution pour présenter des vœux aux trois joyaux (Bouddha, Dharma et Sangha) et aux mânes des parents ; enfin on libère des animaux, surtout des oiseaux, achetés au préalable au marché.

 

A Paris, le weekend dernier la communauté cambodgienne et leurs amis fêtait à la grande pagode de Vincennes le nouvel an. Les familles sont venues nombreuses pour les rites, ou encore pour se promener dans le bois de Vincennes et y faire une promenade en barque et… pour pique-niquer sur l’herbe au soleil: les innombrables étals proposait des en cas pour tous les goûts !

La pagode était ouverte et chacun pouvait y entrer. À l’entrée des vasques accueillait des bâtons d’encens au pied d’un Bouddha doré entouré de fleurs. Une belle fête en ce début de printemps !

 

Soursdey Chnam Thmey !

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 19:37

 

 

Barque et rivage

Se répondent

Dans la longueur du jour

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:27

 

Le Bouddha m'accorde

un peu de temps -

Je fais la lessive...

 

Ozaki Hôsai

 

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 14:46
PHOTO XIAO LONG

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À partir du 8 février 2016, on passe de l’année de la Chèvre de bois à l’année du Singe de feu. Il va y avoir de l’animation…

 

Qui est le Singe ?

Le Singe est lucide, intelligent, mais se sent un peu supérieur et aime plastronner. Il accumule les connaissances, est inventif et original.

Désinvolte, il aime les discussions, la concurrence et aime que l’on parle de lui. Il semble s’entendre avec tous, mais il est astucieux et souvent intéressé, même si son abord est agréable. Indépendant et personnel, il ne faut jamais rien lui imposer.

Malgré ses travers (vanité, mensonge, manque de scrupules… mais qui n’en a pas ?) on le recherche pour son intelligence, son esprit rapide et avisé, son acuité d'esprit. Le Singe aura en général une bonne situation.

 

2016 !

Pour les personnes nées pendant une Année du Singe, 2016 est une année où l’on aspirera à l’accomplissement personnel. Pour les autres signes du zodiaque chinois, l'endurance et  la patience seront à l’ordre du jour pour profiter au mieux  de l’énergie vivifiante du Singe qui apportera son aide à ses amis. 

L'année du signe du Singe apportent de la vitalité et de l'innovation dans les affaires et les relations personnelles. Ainsi, cette année sera, parait-il, propice aux rentrées d'argent au sein du foyer. Espérons cependant qu’il n’est pas question de monnaie… de singe ? 2016 sera aussi un bon moment pour les personnes qui souhaitent repenser leur quotidien et bondir hors de leur routine.

Certains nous promettent –en lien avec la conjonction Singe et feu- des conséquences négatives dans la marche du monde, des tensions politiques ainsi que des marchés financiers instables (pas le moment de passer à l’action ?!!); Mais, bon… il n’est pas besoin d’être malin comme un singe pour ressentir cette évolution. 1968 était une année sous le signe du Singe…

Le Singe … et les autres n’en resteront pas moins optimistes et sauront profiter de cette nouvelle année pleine de surprises, puisque tout le monde est d’accord sur un point : l’année du Singe, tout peut arriver (ou pas…).

Car cet animal, le Singe, est fantasque, adepte de la grimace, de l’humour, de la dérision, il est intelligent et rusé.

Le Singe a ses amis et les « experts » en horoscope leur promettent une belle année:

Le Rat, aussi malin que le singe se sentira particulièrement bien en 2016 et devrait avoir de la chance dans ses entreprises. 

Le Bœuf que le Singe taquine, cessera peut-être enfin de ruminer le passé pour profiter du présent 

Le Dragon et le Singe  feront une bonne équipe.  

Le Serpent, prudent, se fera bousculer un peu par son ami le Singe qui poussera le Serpent à prendre confiance et à tenter l’aventure.

Le Cheval bénéficiera aussi de l’influence du Singe qui l’aidera à évoluer. 

La Chèvre, qui sort de son année, est pleine de projets et son ami le Singe la soutiendra.

     Deux Singes ensemble, voilà du mouvement et du succès en vue. 

Le Chien aussi sera actif et profitera de l’influence positive du Singe.

Le Cochon, va prendre les choses en main pour atteindre ses objectifs.

Mais il n’a pas que des amis…

Le Tigre, un peu téméraire, devra modérer son enthousiasme et reprendre pied dans la réalité.

Le Chat aussi sera peut-être un peu trop confiant, il devra rester vigilant et prudent. 

Le Coq, impulsif, devra prendre le temps de réfléchir à des stratégies et ne pas chanter… trop tôt sa victoire.

… Mais tout ça, ce ne sont peut-être que des singeries….

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 11:12

Qui sait si ce proverbe ne nous vient pas finalement de Chine? 


En Tai Ji Quan on ne va jamais assez lentement. C'est la règle n°1.

Pensez à/sentez  ce que votre corps est en train de faire, ne laissez pas votre esprit errer, oubliez ce que votre corps a fait, n'anticipez pas sur ce qu'il va faire. Prenez le temps de ressentir ce que vous faites. Profitez...


Cette lenteur permet un meilleur contrôle du corps, de l'équilibre, on prend le temps de poser le pied, de dérouler le pied avant de prendre appui sur le pied... tranquille. "Tout est dans les pieds" (proverbe de Xiao Long!), ils doivent être posés au bon endroit, au bon moment et recevoir le poids du corps ou au contraire s'alléger au bon moment: ils sont nos racines. Et si les racines ne sont pas bien ancrées dans le sol... Aïe! (ou paf!)

On ne force pas, on est détendu.
Observez-vous de haut en bas (essayez maintenant, en lisant cet article...): la mâchoire est-elle crispée? La nuque est-elle relâchée? Pourquoi vos épaules sont-elles si proches de vos oreilles? Les doigts sont-ils naturels ou bloqués? Bon, c'est vrai qu'il n'est pas toujours facile d'être l'image même de la zénitude quand on apprend un enchaînement: les neurones travaillent dur et la fumée sort parfois des oreilles! Mais dès que l'on tient le mouvement, il faut se laisser aller.


D'un autre côté, il ne faut pas non plus se ramollir complètement!

Xiao Long a écouté son maitre et comme lui dit toujours que le TAI JI QUAN, c'est la version économique, le diesel des arts martiaux chinois: on travaille avec le minimum de tonus,  juste ce qu'il faut pour que le mouvement ait un contenu. Ce n'est pas du café lyophilisé (mais est-ce du café?): pas besoin d'en rajouter pour donner du goût! 

L'intention n'est pas dans la raideur. Notre quête, c'est la force tranquille... l'interne...


L'esprit est calme, la respiration est calme, le mouvement est lent, le Qi circule harmonieusement dans tout le corps...

 

Photo Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 15:16

 

Sur la lande sans vie

Un peigne de femme

Du temps des herbes folles.

 

Ihara Saikaku

 

 

 

 

 

Haiku de la semaine du 25 au 31 janvier 2016
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Published by Xiao Long - dans HAIKU
17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:30

 

Son nom vient du chinois 龙眼 ; lóngyǎn  et du vietnamien lung ngaan, qui signifient œil de dragon. Ce petit fruit rond vient du longanier, un grand arbre aux belles feuilles persistantes et aux fleurs blanc-jaune- qui se rassemblent à l’extrémité des branches en grappes d’une quarantaine de centimètres de long. Originaire du sud de la Chine le longane est le « petit frère du litchi », sa chair blanche et translucide entoure une graine ronde lisse et noire, brillante comme… un œil de dragon.

Le longane est une mine de vitamines C et A. Le fruit est riche en potassium, fibres, protéines, magnésium, cuivre et contient plus de fer que les épinards (vous me direz, ce n’est pas difficile, cette réputation étant largement usurpée… Pauvre Popeye !!! S’il avait su !).

 

Ce fruit aurait de nombreuses vertus :

Il semble calmer les nerfs et revitaliser le système circulatoire, il soulage en cas d’œdèmes et de palpitations cardiaques.  Le fruit séché est utilisé comme remède comme l’insomnie. Les feuilles contiennent de la quercitrine (antioxydant et antiviral), et sont utilisées dans le traitement des allergies, du diabète et des maladies cardiovasculaires.
Ne me regardez pas avec cet œil rond (de dragon ?)…

 

Pour ceux qui ne souhaiteraient pas en consommer (et c’est pourtant pas mauvais du tout…), on peut aussi s’en servir de « démaquillant » pour nettoyer et purifier la peau du visage (Petit dragon préfère les manger!).

Les graines broyées (Aïe ! les yeux !!!) du longane produisent une mousse, qui peut servir de shampoing.

Bref, le longane est plein de ressources… et son bois est aussi utilisé pour fabriquer des meubles… rien ne se perd donc !

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 10:26

 

L’hiver, voilà une saison où il fait bon avoir des amis…

Sui Han San You, les trois amis de l’hiver sont des plantes robustes et hautement symboliques :

Le pin tout d’abord est toujours vert, même en hiver. Cette image nous est familière aussi et notre « beau sapin, roi des forêts » (Je ne chanterai pas, promis !) est son cousin…

Rien d’étonnant donc : le pin est symbole de longévité. On retrouve le pin associé au champignon Lingzhi et à la grue en tant que symbole de longévité.

Il est aussi symbole de sagesse.

Une légende veut que sa sève se change en ambre dès que le pin atteint ses mille ans !

On dit aussi que s’il est planté autour des tombes, le conifère éloigne le Wangxiang, une créature maléfique qui a la fâcheuse habitude de dévorer le cerveau des défunts.

 

Photo Xiao Long

Le bambou aussi est un ami de l’hiver (et des pandas...) : il est flexible, solide, résistant au froid. Il est symbole de force. Comme il pousse massivement (attention où vous le plantez dans votre jardin… sous peine d’être rapidement envahi…), il est aussi devenu un symbole de fertilité, de famille heureuse et de piété filiale.

Une histoire raconte qu’un fils, pour faire plaisir à sa mère gravement malade qui souhaitait manger une soupe de pousses de bambous, se lança malgré la neige à la recherche de jeunes plants. Mais ce fut en vain. Il se mit alors à pleurer et ses larmes attendrirent le sol gelé. De jeunes pousses apparurent et grandirent si rapidement qu’il pût les cueillir le jour-même et préparer pour sa mère une bonne soupe.

 

Le prunus dont les branches servent de décorations d’intérieur lors du nouvel an est symbole de vie et de beauté… de mariage aussi : un couple représenté sous un prunus ne peut bénéficier que d’une vie longue et heureuse

 

L’association de ces trois plantes résistantes au froid : le pin, le bambou et le prunus  symbolise le soutien mutuel des hommes de bien et l’amitié qui les soudent face aux défis de la vie.

 

Les trois amis de l’hiver sont très présents dans les arts comme la calligraphie ou la peinture chinoise. Ils incarnent à eux trois les vertus de persévérance, d´intégrité et de modestie, qualités primordiales du Lettré.

 

Les trois plantes associées apparaissent pour la première fois dans un poème du poète Zhu Qing Yu 朱慶餘 (Dynastie Tang). L´artiste Zhao Mengjian 趙孟堅 (dynastie Song) et ses contemporains  rendirent populaire ce motif des « trois amis de l´hiver » en peinture.

La toute  première mention connue de ce terme se trouve dans un texte de l´écrivain Lin Jingxi  林景熙, (dynastie Song).

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 16:31

 

Haïku… Qu’est-ce que c’est ?

 

Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à exprimer la fugacité des choses. C’est une sorte de « concentré » de sensation, d’émotion, de simplicité, d’évidence et d’humour parfois qui vous laisse dans un premier temps souvent perplexe…

 

Il nécessite le détachement de l'auteur qui va droit au but, s’exprime sans détours. C’est un instantané : le haïku ne se « travaille » pas, il saisit le moment présent –déjà passé-(!!?), il est rapide et concis.

Il doit évoquer plus que décrire, on ne rentre pas dans les détails. Pour l’apprécier, on préfère l’écouter, lu à haute voix et en une respiration (d’où l’intérêt de sa brièveté…). On peut ainsi en au mieux capter la vitalité et l’éphémère. Le haïku nous interpelle : son humilité fait sa force. C’est un poème « origami », que l’on regarde, que l’on déplie lentement pour découvrir ce qu’il y a à l’intérieur.

 

Ce poème obéit à quelques règles et une des règles du haïku (qui saisit l’évanescent) est le kigo : « mot de saison », une référence à la nature (le durable) ou un mot clé concernant l'une des quatre saisons, le jour de l’an figurant une saison à part entière ! On y trouvera donc, des cerisiers (printemps), des hannetons (été), des roseaux (automne) ….

 

Pivoine d’hiver
Les pluviers doivent être
Un coucou dans la neige

Matsuo Bashô (1644-1695)

 

 

Si l’image le plus souvent parle d’elle-même… elle peut en cacher une autre…

 

Et ça vient d’où ?

 

Le haïku est un terme créé par le poèteMasaoka Shiki (1867-1902). On attribue la paternité de cette forme poétique d’origine au poète Bashô Matsuo (1644-1694).

Cela signifie-t-il que le haïku est d’origine japonaise ? Pas si sûr… car il semble que Bashô ait lui-même fait allusion à l’origine chinoise de cette forme poétique :

 

« Quant au haïkaï de Chine

J’interroge

Le petit papillon qui voltige »

            Bashô, A Kyoto rêvant de Kyoto

 

Il serait ici question de Zhuang Zi (IVème siècle avant JC) lorsqu’il raconte son rêve et sa confusion (rêve-t-il qu’il est un papillon ou le papillon rêve-t-il qu’il est Zhuang Zi ?).

 

 

 

 

Yuan Ming (365–427) proposait :

 

Les nuages

Sans intention

Surgissent des cimes des montagnes

 

 

Wang Wei (701-761) écrivait:

 

Au printemps l'étang est large et profond

J'attends le retour de la barque légère

Lentement, lentement, les lentilles d'eau se rassemblent

Le saule pleureur les balaye, à nouveau les éparpille

 

 

Tung Po ((1023–1089) a composé :

 

Adossé à un vieux saule

Quelqu’un vend

Des citrouilles jaunes 

 

On ne peut nier l’influence de la Chine sur de la culture actuelle japonaise. Certains peuples chinois utiliseraient des caractères depuis -2500 (!!!) et l'assimilation de l'écriture, chinoise, par les japonais ne commence qu'au IVème siècle.

C’est avec l'écriture qu’arrive la poésie. Mais si l’esprit haïku est né en Chine, c’est bien au Japon qu’il a trouvé son aboutissement et c’est là que cette forme très particulière a prospéré.

 

Le vieil étang

Une grenouille qui plonge

Le bruit de l’eau

 

Bashô

 

En V.O :

furuike ya
古池

kawazu tobikomu
蛙飛込

mizu no oto
水の

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Chinois n’ont cependant pas jeté l’éponge… La langue chinoise qui ne manque pas de caractère(s)…(D’accord, elle est facile… mais comment résister…) se plie cependant bien au haïku et Ying Chen, poète contemporaine, en a écrit quelques-uns.

Ying Chen est née en Chine, mais vit à Vancouver. Elle a étudié Les Lettres françaises à Shanghai et à Montréal et vient souvent à Paris. Elle nous propose :
 



Terrasse vide
Des voitures passent
Le vent arrive

 



Entre les nuages
Et les vagues, parfois
Aucun bateau ne passe


 


Une pluie fine
Chaque maison est une île
Le reste est la mer

 

 


La pluie apporte
Le son d'une cloche
Dimanche chez nous

周日在家
风雨中传来
教堂钟声

 

 

 

 

Ying Chen
haïkus écrits en chinois, traduits en français par l'auteur.

 

Cet article vous livre quelques haïkus :

Attention, les haïkus sont comme les excellents chocolats, il ne faut pas tout engloutir d’un coup, mais prendre le temps de les apprécier avant d’en prendre (délicatement) un autre !
 

La langue japonaise et la langue chinoise se prêtent donc merveilleusement à cet exercice et il est plus délicat de composer un haïku en français, le flou, l’ambiguïté est plus difficile dans notre langue « compliquée » d’articles, de conjugaisons… plus avide de ponctuations diverses…

                                                 

Si la plume vous démange ...

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 19:19

 

An qui passe et an qui vient –

Anneaux –

Que traverse un même bâton.

 

Takahama Kyoshi

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans HAIKU

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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