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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 17:31

 

Faire son ménage est une chose  très moyennement passionnante, il faut l’avouer- et voilà qu’on veut nous le rendre thérapeutique ! Si ce n’est pas beau le progrès !

Il y a tant de façons de méditer… la dernière en vogue proposée est – nous dirons une forme de méditation en action !

Donc, on croyait jusqu’ici que ranger, dépoussiérer, trier était une vraie corvée, mais non, pas du tout !!! C’est le moyen d’accéder à un bien-être !

Comment faire ?

Au lieu de nettoyer le weekend la saleté de la semaine en maugréant, il faut se rendre compte que l’on se vide la tête en même temps – comme si l’on méditait…

Il y a des bazars organisés pourtant !!!

 

Et d’autres pas !

 On crée un espace propre, net duquel on élimine les parasites et qui nous permettra de goûter à une certaine forme de sérénité. Cela ne signifie pas avoir un intérieur désincarné tout beau comme une photo extraite d'un magazine de décoration- on y vit quand même!!! mais... dépouillé des inutiles.

Une fois le ménage fait, les objets superflus rangés ou jetés ou donnés (c’est encore mieux !), on peut se reposer dans un espace libéré. L’idée est simple et n’est pas nouvelle : intérieur et extérieur communiquent. Si votre intérieur extérieur (alors déjà, vous ne suivez plus !)- votre maison- est en désordre, alors votre monde intérieur est à son image…Ce n’est pas faux et même vrai… de là à parler de méditation… Petit dragon a un doute et le voit plutôt comme l’application d’une des règles de base du Feng Shui.

Le Feng Shui insiste sur le bon placement des objets dans une pièce pour permettre au Qi de circuler harmonieusement. Pour ce faire, il faut faire des choix et ne pas forcément garder des choses qui ne servent plus à rien, la pile de journaux des années précédentes, les vieilles chaussures entassées sous les chaises, les tapis roulés sous les lits, les cartons empilés sur les armoires, sans parler de tout ce qui est conservé à droite et à gauche et qui « pourrait servir un jour »… Mais l’expérience prouve que la plupart des objets qui n’ont pas été utilisés depuis une ou deux années, ne le seront plus jamais…(spécial dédicace à celui qui n’a pas encore défait certains cartons depuis son aménagement, il y a … un temps certain 😉)

 

Photo Xiao Long

Et donc,...c’est le printemps, et donc c’est la saison idéale pour un grand nettoyage -méditatif ou pas- mais certainement bénéfique !

Trier signifie choisir, prendre des décisions, classer, mettre au clair, gagner de l’espace, rétablir un équilibre harmonieux et gagner en énergie. .

Être dans un intérieur aéré qui favorise le repos et la mise en place de nouveaux projets… et la méditation...

 

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Published by Xiao Long - dans MEDITATION RELAXATION
22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 09:16

 

La sapèque est une pièce ronde percée d’un carré au centre. Elle peut être en cuivre ou en bronze. Le mot français serait originaire du malais ( ?!)  « sapocou » qui contient mille caxas (vous m’en direz tant…).

En chinois la pièce était désignée par qián (argent, pièce de monnaie). La sapèque avait cours déjà sous la dynastie Qin (-221 à -206) puis se répandit en Asie.

Les pièces rondes étaient  percées en leur centre d'un trou carré et portaient deux caractères « ban liang »( demi liang :le liang est une unité de poids).

Le trou permettait de les enfiler sur une barre carrée, pour les faire tourner afin de les ébarber. Du côté symbolique chinois, la forme ronde évoque le Ciel, et le trou carré central évoque la Terre.

Pour les transporter, les sapèques étaient réunies et enfilées sur un lien de jonc ou des cordelettes passées dans leur trou central, constituant ainsi des ligatures de sapèques. On pouvait en lier 100 ou 1 000 pièces ! La ligature devient une unité de compte.

 

PHOTO Xiao Long

Sur les premiers billets de banque (début dynastie Tang) apparaissait l’image des sapèques enfilées sur  des cordons. L’utilisation du  papier-monnaie se justifiait par son côté pratique (la lourdeur des ligatures) et l'appauvrissement des stocks de cuivre…

De nos jours, on ne peut plus régler ses achats en sapèques… mais on peut les utiliser comme porte-bonheur pour attirer richesse et bonne fortune. On doit alors attacher ensemble trois pièces en les reliant par un cordon rouge (bien sûr !), symbole de réalisation, de chance et d’abondance. Il ne faut pas oublier ensuite de les accrocher sur la porte d’entrée... Il ne vous en coûtera que trois sapèques d’essayer… Mais ne vous sentez pas lié… (encore de l’humour à deux … sapèques…)

 En Feng-Shui, il existe aussi « l’épée magique » : elle est constituée de nombreuses sapèques ligaturées entre elles sur le modèle d’une épée..

L’épée de pièces chinoises sert aux purifications symboliques des lieux, selon un ancien rite Feng Shui lié au Métal. On doit alors  trancher d’abord verticalement dans les “Quatre Directions” (Nord, Ouest, Sud, Est)  dans le sens des aiguilles d’une montre, puis horizontalement dans le sens contraire des aiguilles d’une montre en tournant sur soi-même enfin de trancher d’une manière oblique de la gauche en haut (Yang) vers la droite en bas (Yin) en visualisant la couleur blanche (Métal !). Voilà qui n’est pas des plus simples…


Certains officiants utilisent une “épée aux Sept Etoiles du Nord qui comporte sept points de cuivre inclus dans la lame d’acier forgé rituellement et se réunissant pour former l’image symbolique de la Grande Ourse. (Nous retrouvons cette symbolique sur nos épées de Tai Ji).

  L’épée de sapèques sert aussi de porte-bonheur (on fait donc de quelques misérables sapèques deux coups !). On pourrait ainsi attirer la chance et  la prospérité.
 

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 15:13

 

L'été approche, c'est ce qu'il faut se dire... et c'est le moment des fleurs. Les fleurs ont chez nous "un langage", et elles parlent aussi en Chine!


Le lotus par exemple est l'emblème de l'été (mais oui, c'est une saison qui existe aussi en Normandie!).
"De la sombre profondeur du fond de l'étang, le lotus apporte beauté et lumière" voit-on souvent dans les poèmes chinois.


Photo XIAO LONG

Il est symbole de pureté et de perfection,de force de caractère (associé à une personne vertueuse qui fait face aux difficultés en conservant son optimisme). Il est facile de faire plier une tige de lotus, mais difficile de la casser.


Il représente la constance des liens dans la famille ou (représenté alors en compagnie de canards mandarins) le couple : les nombreuses fibres de sa tige maintiennent la cohésion.
Souvent sont représentés sur le même dessin des graines, un bouton et une fleur de lotus, ce qui représente le passé, le présent et l'avenir, les 3 stades de l'existence.


Les graines sont symboles de prospérité, de fertilité.

Le lotus (He Lian) fut introduit en Chine à partir de l'Inde, il est considéré comme l'un des 8 trésors du Bouddhisme. Lorsqu'il apparait avec 8 pétales, il indique les 8 directions, sa tige représentant l'axe terre-ciel. Nous revoilà avec des 8...


Décidément, les symboles sont partout!!!
Le lotus est donc une fleur précieuse, soyez doux lorsque vous devez le balayer ... dans un taolu (bien haute la tige du lotus à balayer!).

...et pour les amateur de thé, sachez (et non pas sachet!) qu'il existe des thés au lotus excellents... A vos tasses!

 

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Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 09:59

 

Ce pourrait être un de ces proverbes chinois qu’affectionne Xiao Long… Rien n’est plus vrai et rien n’est plus simple à oublier !

Les Chinois parlent souvent du pilier et de la poutre qui sont les pièces maitresses de tout bâtiment, il n’est pas superflu de temps à autre de vérifier si la poutre est en bon état et si le pilier tient toujours…

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

Le stage que proposait Maitre Yuan hier à Rouen sur les bases énergétiques du Tai Ji Quan était donc un incontournable pour le Petit Dragon.

Yuan Lao Shi nous a rappelé qu’il n’est pas nécessaire d’accumuler les formes, et qu’il ne s’agit pas de mesurer ses connaissances et capacités au nombre de taolu connus. La quantité n’est pas synonyme de qualité. Et il faut savoir chercher au-delà du visible, ne pas rester à la surface.

 

C’est l’invisible qui nourrit nos techniques. Et c’est ici que l’on peut parler d’énergie… Bien sûr, on peut difficilement la mesurer et pourtant. Il suffit de regarder Yuan Lao Shi faire un mouvement tout en simplicité en naturel pour comprendre que cette harmonie est issue d’une union du corps et de l’esprit où tout se fait sans contrainte, où tout est équilibré.

Xiao Long est toujours admirative devant tant de simplicité, car nous avons tous tendance à « rajouter » des choses, à personnaliser nos techniques, quelques fioritures par-ci par-là, un petit arrondi « joli », un petit truc en plus. Pourtant ce n’est pas utile, cela peut même finir par parasiter notre pratique.

 

L’énergie s’exprime dans l’unité du corps, dans ce centrage, cette solidité du noyau qui laisse les extrémités libres et disponibles pour aller au bout des techniques.

 

Bref, Xiao Long a beaucoup apprécié ces heures de stages en compagnie de celui qui est le point fixe, le centre vers lequel on revient, le repère pour tous ceux qui ont eu la chance de bénéficier de son enseignement.

Xie xie Yuan lao shi!

 

 

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 12:46

 

Fêter les premiers jours de la nouvelle année est toute une organisation, ce n’est pas seulement une fête de famille (on rend visite aux amis aussi...). Et même si c'est d'abord une grande réunion familiale  -et pour le voir, il suffit d'aller dans les gares pour se rendre compte que tous les Chinois rentrent chez eux, c'est aussi une fête "religieuse". Car si on se retrouve ensemble  et c'est très important, c’est aussi pour honorer ses ancêtres.

 

Le premier jour  " yuan dan " est « Le lever du jour » ou « les trois débuts ».

 

C’est le premier jour de l'année, le premier jour du premier mois et le début de toute une nouvelle année , donc les " trois débuts ". À partir du matin de ce premier jour, on honore les ancêtres et on exprime sa reconnaissance.

 

Pendant l'Hommage aux ancêtres, la famille fait des offrandes devant les tablettes des ancêtres (petites planches en bois sur lesquelles figurent les noms des défunts, placées sur l'autel des ancêtres). On place sur l’autel des fruits, des gâteaux du nouvel An, des nourritures salées et sucrées et du vin. On allume de l'encens et des bougies rouges et l'on s'incline devant les tablettes en signe de gratitude  envers les  Dieux, les parents et les aînés.

Après cette cérémonie, les membres de la famille se complimentent réciproquement et les enfants se présentent tour à tour devant les parents : ils expriment leurs vœux, de l'aîné au plus jeune et du fils à la fille.

 

C’est alors qu’ils reçoivent les "Hong-Bao",  petites enveloppes rouges et or qui contiennent les étrennes.

Si des offrandes sont faites aux ancêtres, les vivants se retrouvent pour des grands repas préparés de longue date...

 

 

Le culte des ancêtres joue, depuis les temps les plus anciens, un rôle capital dans la pensée et dans les pratiques religieuses de la civilisation chinoise. La pensée confucéenne insiste sur la piété des fils envers leurs pères, le culte des ancêtres est une pratique immémoriale.

Ce culte est supposé entretenir les liens de communication entre les vivants et les morts et a pour vocation de perpétuer la mémoire des ancêtres afin qu'ils protègent avec bienveillance  toute la famille!

 

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 15:24

 

Il faut de temps à autre (re)parler du Tui Shou (推手 ; Tuī Shǒu), le « laissé pour compte » de beaucoup de cours de Tai Ji Quan… Beaucoup d’enseignants disent que les élèves s’ennuient et n’aiment pas travailler à deux. Pourtant ce n’est qu’ainsi que l’on peut accéder à la compréhension d’un autre « pan » de notre pratique.

Ce qui peut devenir un art (avec de nombreuses heures de vol !!!), est au début surtout un jeu. C’est un outil majeur dans l’apprentissage du Tai Ji Quan (qui, rappelons-le, n’est pas uniquement la récitation fidèle d’une forme…)

 

LES DEBUTS : CODIFIES

La progression dans le Tui Shou est structurée par une succession d’exercices codifiés, dont la complexité et la vitesse augmentent pour progressivement arriver au combat libre. On commence par une main, puis on apprend à « tourner » des mains…

Xiao Long aime bien le terme « tourner », car il met en relief le fondement de l’exercice : la circularité … qui est partout et à chaque étape du contact, de la déviation, de l’absorption, de la transformation. Il y a du Yin / Yang dans l’air !!!

Le Tuishou est un travail à deux : on apprend au début à se positionner correctement face à un son partenaire (je ne parle pas d’adversaire… non, non…), à la bonne distance, correctement enraciné et en respectant la rectitude (et non la raideur) du corps.

On cherche à contrôler les articulations, puis on apprend à suivre les changements de direction, à s’adapter aux mouvements du partenaire pour développer des qualités d’écoute de l’autre qui seront très utiles par la suite, pour le libre par exemple... Toutes les articulations doivent être contrôlées : la main, le coude, l’épaule, et pour cela différentes combinaisons sont possibles… on a l’embarras du choix !

Ces « jeux » codifiés sont aussi un support  pour appréhender les applications martiales dans le mouvement. Le contact permanent avec l’adversaire est difficile à maintenir au début. La « main » (ou avant-bras) suit constamment l’autre dans un contact le plus léger possible et sans jamais le perdre, quels que soient les changements de rythme, de direction, de force. On ne « casse » pas le mouvement, on ne lâche pas, on ne force pas, on ne s’arrête pas…

L’apprentissage commence le plus souvent lorsqu’une première forme est maîtrisée, car il faut quelques bases techniques avant de se lancer… sans quoi le Tuishou n’aura qu’une portée très limitée…

La pratique du Tuishou devient indispensable à un certain moment, car c’est à travers le travail à deux que l’on valide la pertinence de la technique de la forme. Le Tuishou permet de comprendre, de ressentir une technique par l’interaction. Les choses prennent du volume et lorsqu’on retourne ensuite à la pratique, on l’aborde souvent différemment.

Une application martiale n’est vraiment maîtrisée que lorsque qu’on est capable de l’utiliser lors des Tuishou et avec différents partenaires. Un enseignant qui ne connait pas l’utilisation correcte des mouvements aura du mal à transmettre les bases même des premiers mouvements, et transmettra une boxe vide.

 

LIBRE :

 L’envisager comme un jeu ouvre des perspectives : On peut essayer de déstabiliser le partenaire amicalement en trouvant son point faible sans être obnubilé par le désir de « gagner », le Tui Shou est moins un combat qu’un échange. On peut apprendre à se connaitre et à reconnaitre ses limites. On peut apprendre à percevoir l’intention du partenaire avant qu’il ne fasse le mouvement (b Toutes les articulations doivent être contrôlées ; la main, le coude, l’épaule, et pour cela différentes combinaisons sont possibles on là, ‘faut pas rêver non plus…il faut déjà pratiquer un peu pour y arriver...)

C’est une forme de communication non verbale.

Cette pratique de poussée des mains nous permet de progresser sur tous les plans (tendino-musculaire- correction posturale – enracinement – fluidité - écoute - présence …) accompagné par notre partenaire.

Ce travail à deux de « poussée des mains » s’effectue à courte distance et en contact constant avec le partenaire. Il permet de développer la synchronisation, d’apprendre à relâcher les articulations et les muscles, afin de mieux percevoir la force et les intentions du partenaire et d’absorber ses assauts sans (trop) céder au déséquilibre.

 Le principe à appliquer est celui du Yin et du Yang (pas de surprise…), on détend son corps tout en restant  « présent » dans l’action, on ne s’oppose pas directement par la force (pas de Yang contre Yang.. syndrome des « deux vaches » comme dirait Maitre Yuan !).

On utilise le Yin pour neutraliser la force de l’adversaire, on absorbe, on accueille, avant de renvoyer. Affinant les sensations le jeu peu devenir très subtil… Dans ce cadre, le Tui Shou devient  une forme de lâcher-prise, une pratique relaxante.

On ne parlera pas ici de l’aspect compétition… c’est autre chose… (On y bourrine trop souvent et cela n’a plus grand-chose à voir avec le Tuishou… Opinion qui n’engage que Xiao Long, Dragon indépendant…)

Du côté « obscur » de la force (je plaisante !) Le Tui Shou intègre de nombreuses techniques telles que les Qinna (擒拿 ; qínná : saisies et luxations), les frappes des poings, des coudes, des épaules, des hanches, les projections, les blocages où verrouillages, les immobilisations, les balayages…

Mais, bon, Xiao Long a arrêté depuis hier…

 

RAPPEL :

Tui Shou est le plus souvent traduit par « poussée des mains ». Et pourtant, ce ne sont pas les mains qui poussent, mais l’ensemble du corps. Comme dans tous les mouvements de Tai Ji Quan, le corps entier participe et la force musculaire passe au second plan (enfin… devrait passer au second plan…)

Les « mains » sont le point de  contact, la paume, le poignet voire l’avant-bras sont le prolongement des mains …

 

Le but du Tuishou

 

L’objectif ultime étant de « connaître l’autre sans se laisser connaître » (principe tiré du Sunzu Bingfa, l’art de la guerre).

Ainsi ce n’est pas forcément celui qui lance l’action qui sera à son avantage… au contraire, il vaut mieux laisser faire l’autre pour utiliser son « point faible »…

Pour connaître l’autre, un seul point de contact est insuffisant, mais dès lors que l’on possède trois points de contact, il est possible de travailler sans regarder l’adversaire, et même en fermant les yeux tout en sachant anticiper le moindre mouvement.

« 势两扇门,全靠步赢人 » ; shǒu shì liǎng shàn mén, quán kào bù yíng rén

« La gestuelle des mains ne sont qu’agitation,

La victoire vient des déplacements »

 

LES GENRES

 

Les Tuishou fixes (剜花推手 ; wān huā tuīshǒu) : on reste sur place

Le Tuishou mobile (活步推手 ; huó bù tuīshǒu) :  on recule ou avance d’un pas , puis les déplacements sont progressivement de plus en plus complexes et rapides

Les Tuishou à déplacements circulaires (花脚步推手 ; huā jiǎo bù tuīshǒu) : petits pas circulaires ou grands pas circulaires

Le Tuishou à déplacements libres (散步推手 ; sǎn bù tuīshǒu) :

Le contact est toujours gardé, les changements du haut du corps ainsi que les déplacements ne sont pas codifiés, il faut changer de direction sans se soucier d’une chorégraphie, dès lors qu’une force s’oppose…

Lorsque toutes les étapes précédentes sont maîtrisées, le contact disparaît progressivement et l’on rentre alors dans le Sanshou (combat libre).

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 14:57

 

Les tout petits dragons aussi peuvent pratiquer le Tai Ji Quan ! Et ils sont même armés: d'un éventail...

Peut-être allez-vous initier vos enfants ou petits-enfants, et leur apprendre à réaliser un beau "coq d'or sur une patte"?

... Et on verra qui tiendra le plus longtemps... Et ce n'est pas toujours celui qu'on pense!

 

Nous avons perdu un peu (beaucoup) de notre spontanéité... Et il est parfois étonnant de voir à quelle vitesse des enfants assez jeunes encore peuvent « apprendre ». Au-delà de leur souplesse  -que nous avons aussi parfois un peu « oubliée », les enfants réalisent souvent les techniques assez aisément.

Et certainement parce qu’ils se posent beaucoup moins de questions que nous et se contentent de regarder et d’imiter… Il faudrait que nous puissions retrouver un peu de notre « âme d’enfant », notre apprentissage en serait plus aisé !

 

Car quoiqu’on en dise, au départ, il s’agit bien de regarder un modèle et de le reproduire. On dit souvent, les plus jeunes ne comprennent pas  la finalité du mouvement*… c’est vrai … au début … et d’ailleurs beaucoup de moins jeunes non plus… et parfois longtemps…

Ce n’est qu’après un certain temps (ou un temps certain ?) que l’on place ce qui fera du Tai Ji Quan ce qu’il est : l’intention, l’interne.

Bref, l’idée est simplement que parfois, il nous faudrait retrouver cette ouverture d’esprit et « faire » sans a priori, sans se faire des nœuds au cerveau… Juste rentrer dans le mouvement, le regarder, le faire, le ressentir, et laisser le temps au corps de le comprendre avant de le « décortiquer » par la réflexion et avoir recours aux grandes théories fondamentales…

 

*Certains disent que les plus jeunes doivent bouger et que le Tai Ji Quan demande trop de calme et de maturité… cependant, certains enfants aiment le calme – de la même façon certains adultes ne peuvent rester en place et n’aiment que le mouvement, l’action…

 

"Esprit ouvert"'… dit le Petit Dragon !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 16:17

 

 

"Les feuilles tombent

sur les feuilles -

La pluie tombe sur la pluie"

 

Katô Gyôdai

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 16:08

 

On le dit, on le répète:

"Soyez zen, cool, relax..."


" C'est facile à dire, mais quelle est la recette? Pourquoi me dit-on toujours de relâcher, je suis relâché!!!

Je suis CALME!!!". On voit bien que le ton monte?


Restez z.., euh, je veux dire... voilà quelques trucs:


*Premier ingrédient: la prise de conscience. On se rend compte que l'on est sous tension presque en permanence et que cet état étant devenu pour ainsi dire notre état "normal", il faudra faire un petit (restons optimiste) effort pour se détendre. On arrête de serrer les dents, de bloquer ses épaules, de se crisper sur son volant (au pire) ou sur sa fourchette (!?)

 *Ajoutez une pincée de silence ou de musique douce ( difficile de se détendre dans le bruit, les enfants qui appellent, le chat qui veut sortir, le chien qui veut entrer, le téléphone qui sonne...) et un environnement agréable, pourquoi pas à l'extérieur si le temps le permet (et si votre voisin a cassé sa tondeuse!). S'installer confortablement debout, colonne bien verticale, ou assis, ou allongé. L'essentiel est de s'arrêter et d'être confortablement installé... le tapis à clous... c'est pour les fakirs!

 


*Une louche d'air pur (?): Écouter sa respiration, la calmer (oublier la liste des courses...). Laisser passer les pensées: revenir toujours à sa respiration tranquille et régulière est une des clés.

*Un peu d'anti-rides: Détendre le front et tout le visage, relâcher la mâchoire, les muscles du cou, des épaules, etc... se laisser fondre (sans s'effondrer cependant).


Pour bien sentir la différence, on peut tendre au maximum les doigts, ou monter les épaules très haut (inspirer), puis tout laisser aller (expirer).


*Profiter de cet instant rare où tout passe et rien ne se passe...
On a dit "relâcher," ce n'est pas s'endormir...
Il faut garder l’œil entrouvert...

Photo Xiao Long

 

Ceci est un chat zen... m'enfin! que dis-je là?  je me répète... c'est un chat!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 15:43

 

Connaissez-vous Yiwu ?

 

Yiwu se trouve dans l'est de la Chine (province du Zhejiang) et on y fabrique des décorations de Noël.

Même si les Chinois célèbrent de plus en plus cette fête, on ne peut pas dire que cela soit aussi marqué que chez nous !

Et cependant, Yiwu est le plus grand marché de Noël au monde.

 

 

On y produit près de 80% des décorations vendues dans le monde, et 30% partent vers les États Unis (gros consommateur de décos !).

 

Depuis 2008, cette ville inonde la planète de ses produits.

La ville est une ville atelier et là-bas c’est Noël tous les jours !!!

L'été est même la période de pointe pour la fabrication des sapins de Noël, des bonnets de Père Noël, des boules …

 Bien sûr puisque les achats doivent être faits plusieurs mois avant Noël, ces achats se font souvent au « Marché du commerce international d'Yiwu ».

 

PHOTO Xiao Long

 

 

Des centaines d'usines (plus de 600 usines et ateliers de fabrication entourant la petite ville d'1,2 million d'habitants)  produisent toute l'année ce que nous allons accrocher dans nos sapins. L'année dernière, les commandes de décorations ont rapporté pas moins de 3 milliards d'euros : ça en fait des étoiles et des angelots!

Il faut dire que la concurrence est rude et chacun calcule ses prix au plus juste.

Et pour vous ce sera ? Un sapin qui s’éclaire tout seul ? ?? Une guirlande ?

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE

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 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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