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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 15:24

 

Il faut de temps à autre (re)parler du Tui Shou (推手 ; Tuī Shǒu), le « laissé pour compte » de beaucoup de cours de Tai Ji Quan… Beaucoup d’enseignants disent que les élèves s’ennuient et n’aiment pas travailler à deux. Pourtant ce n’est qu’ainsi que l’on peut accéder à la compréhension d’un autre « pan » de notre pratique.

Ce qui peut devenir un art (avec de nombreuses heures de vol !!!), est au début surtout un jeu. C’est un outil majeur dans l’apprentissage du Tai Ji Quan (qui, rappelons-le, n’est pas uniquement la récitation fidèle d’une forme…)

 

LES DEBUTS : CODIFIES

La progression dans le Tui Shou est structurée par une succession d’exercices codifiés, dont la complexité et la vitesse augmentent pour progressivement arriver au combat libre. On commence par une main, puis on apprend à « tourner » des mains…

Xiao Long aime bien le terme « tourner », car il met en relief le fondement de l’exercice : la circularité … qui est partout et à chaque étape du contact, de la déviation, de l’absorption, de la transformation. Il y a du Yin / Yang dans l’air !!!

Le Tuishou est un travail à deux : on apprend au début à se positionner correctement face à un son partenaire (je ne parle pas d’adversaire… non, non…), à la bonne distance, correctement enraciné et en respectant la rectitude (et non la raideur) du corps.

On cherche à contrôler les articulations, puis on apprend à suivre les changements de direction, à s’adapter aux mouvements du partenaire pour développer des qualités d’écoute de l’autre qui seront très utiles par la suite, pour le libre par exemple... Toutes les articulations doivent être contrôlées : la main, le coude, l’épaule, et pour cela différentes combinaisons sont possibles… on a l’embarras du choix !

Ces « jeux » codifiés sont aussi un support  pour appréhender les applications martiales dans le mouvement. Le contact permanent avec l’adversaire est difficile à maintenir au début. La « main » (ou avant-bras) suit constamment l’autre dans un contact le plus léger possible et sans jamais le perdre, quels que soient les changements de rythme, de direction, de force. On ne « casse » pas le mouvement, on ne lâche pas, on ne force pas, on ne s’arrête pas…

L’apprentissage commence le plus souvent lorsqu’une première forme est maîtrisée, car il faut quelques bases techniques avant de se lancer… sans quoi le Tuishou n’aura qu’une portée très limitée…

La pratique du Tuishou devient indispensable à un certain moment, car c’est à travers le travail à deux que l’on valide la pertinence de la technique de la forme. Le Tuishou permet de comprendre, de ressentir une technique par l’interaction. Les choses prennent du volume et lorsqu’on retourne ensuite à la pratique, on l’aborde souvent différemment.

Une application martiale n’est vraiment maîtrisée que lorsque qu’on est capable de l’utiliser lors des Tuishou et avec différents partenaires. Un enseignant qui ne connait pas l’utilisation correcte des mouvements aura du mal à transmettre les bases même des premiers mouvements, et transmettra une boxe vide.

 

LIBRE :

 L’envisager comme un jeu ouvre des perspectives : On peut essayer de déstabiliser le partenaire amicalement en trouvant son point faible sans être obnubilé par le désir de « gagner », le Tui Shou est moins un combat qu’un échange. On peut apprendre à se connaitre et à reconnaitre ses limites. On peut apprendre à percevoir l’intention du partenaire avant qu’il ne fasse le mouvement (b Toutes les articulations doivent être contrôlées ; la main, le coude, l’épaule, et pour cela différentes combinaisons sont possibles on là, ‘faut pas rêver non plus…il faut déjà pratiquer un peu pour y arriver...)

C’est une forme de communication non verbale.

Cette pratique de poussée des mains nous permet de progresser sur tous les plans (tendino-musculaire- correction posturale – enracinement – fluidité - écoute - présence …) accompagné par notre partenaire.

Ce travail à deux de « poussée des mains » s’effectue à courte distance et en contact constant avec le partenaire. Il permet de développer la synchronisation, d’apprendre à relâcher les articulations et les muscles, afin de mieux percevoir la force et les intentions du partenaire et d’absorber ses assauts sans (trop) céder au déséquilibre.

 Le principe à appliquer est celui du Yin et du Yang (pas de surprise…), on détend son corps tout en restant  « présent » dans l’action, on ne s’oppose pas directement par la force (pas de Yang contre Yang.. syndrome des « deux vaches » comme dirait Maitre Yuan !).

On utilise le Yin pour neutraliser la force de l’adversaire, on absorbe, on accueille, avant de renvoyer. Affinant les sensations le jeu peu devenir très subtil… Dans ce cadre, le Tui Shou devient  une forme de lâcher-prise, une pratique relaxante.

On ne parlera pas ici de l’aspect compétition… c’est autre chose… (On y bourrine trop souvent et cela n’a plus grand-chose à voir avec le Tuishou… Opinion qui n’engage que Xiao Long, Dragon indépendant…)

Du côté « obscur » de la force (je plaisante !) Le Tui Shou intègre de nombreuses techniques telles que les Qinna (擒拿 ; qínná : saisies et luxations), les frappes des poings, des coudes, des épaules, des hanches, les projections, les blocages où verrouillages, les immobilisations, les balayages…

Mais, bon, Xiao Long a arrêté depuis hier…

 

RAPPEL :

Tui Shou est le plus souvent traduit par « poussée des mains ». Et pourtant, ce ne sont pas les mains qui poussent, mais l’ensemble du corps. Comme dans tous les mouvements de Tai Ji Quan, le corps entier participe et la force musculaire passe au second plan (enfin… devrait passer au second plan…)

Les « mains » sont le point de  contact, la paume, le poignet voire l’avant-bras sont le prolongement des mains …

 

Le but du Tuishou

 

L’objectif ultime étant de « connaître l’autre sans se laisser connaître » (principe tiré du Sunzu Bingfa, l’art de la guerre).

Ainsi ce n’est pas forcément celui qui lance l’action qui sera à son avantage… au contraire, il vaut mieux laisser faire l’autre pour utiliser son « point faible »…

Pour connaître l’autre, un seul point de contact est insuffisant, mais dès lors que l’on possède trois points de contact, il est possible de travailler sans regarder l’adversaire, et même en fermant les yeux tout en sachant anticiper le moindre mouvement.

« 势两扇门,全靠步赢人 » ; shǒu shì liǎng shàn mén, quán kào bù yíng rén

« La gestuelle des mains ne sont qu’agitation,

La victoire vient des déplacements »

 

LES GENRES

 

Les Tuishou fixes (剜花推手 ; wān huā tuīshǒu) : on reste sur place

Le Tuishou mobile (活步推手 ; huó bù tuīshǒu) :  on recule ou avance d’un pas , puis les déplacements sont progressivement de plus en plus complexes et rapides

Les Tuishou à déplacements circulaires (花脚步推手 ; huā jiǎo bù tuīshǒu) : petits pas circulaires ou grands pas circulaires

Le Tuishou à déplacements libres (散步推手 ; sǎn bù tuīshǒu) :

Le contact est toujours gardé, les changements du haut du corps ainsi que les déplacements ne sont pas codifiés, il faut changer de direction sans se soucier d’une chorégraphie, dès lors qu’une force s’oppose…

Lorsque toutes les étapes précédentes sont maîtrisées, le contact disparaît progressivement et l’on rentre alors dans le Sanshou (combat libre).

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 14:57

 

Les tout petits dragons aussi peuvent pratiquer le Tai Ji Quan ! Et ils sont même armés: d'un éventail...

Peut-être allez-vous initier vos enfants ou petits-enfants, et leur apprendre à réaliser un beau "coq d'or sur une patte"?

... Et on verra qui tiendra le plus longtemps... Et ce n'est pas toujours celui qu'on pense!

 

Nous avons perdu un peu (beaucoup) de notre spontanéité... Et il est parfois étonnant de voir à quelle vitesse des enfants assez jeunes encore peuvent « apprendre ». Au-delà de leur souplesse  -que nous avons aussi parfois un peu « oubliée », les enfants réalisent souvent les techniques assez aisément.

Et certainement parce qu’ils se posent beaucoup moins de questions que nous et se contentent de regarder et d’imiter… Il faudrait que nous puissions retrouver un peu de notre « âme d’enfant », notre apprentissage en serait plus aisé !

 

Car quoiqu’on en dise, au départ, il s’agit bien de regarder un modèle et de le reproduire. On dit souvent, les plus jeunes ne comprennent pas  la finalité du mouvement*… c’est vrai … au début … et d’ailleurs beaucoup de moins jeunes non plus… et parfois longtemps…

Ce n’est qu’après un certain temps (ou un temps certain ?) que l’on place ce qui fera du Tai Ji Quan ce qu’il est : l’intention, l’interne.

Bref, l’idée est simplement que parfois, il nous faudrait retrouver cette ouverture d’esprit et « faire » sans a priori, sans se faire des nœuds au cerveau… Juste rentrer dans le mouvement, le regarder, le faire, le ressentir, et laisser le temps au corps de le comprendre avant de le « décortiquer » par la réflexion et avoir recours aux grandes théories fondamentales…

 

*Certains disent que les plus jeunes doivent bouger et que le Tai Ji Quan demande trop de calme et de maturité… cependant, certains enfants aiment le calme – de la même façon certains adultes ne peuvent rester en place et n’aiment que le mouvement, l’action…

 

"Esprit ouvert"'… dit le Petit Dragon !

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 16:17

 

 

"Les feuilles tombent

sur les feuilles -

La pluie tombe sur la pluie"

 

Katô Gyôdai

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 16:08

 

On le dit, on le répète:

"Soyez zen, cool, relax..."


" C'est facile à dire, mais quelle est la recette? Pourquoi me dit-on toujours de relâcher, je suis relâché!!!

Je suis CALME!!!". On voit bien que le ton monte?


Restez z.., euh, je veux dire... voilà quelques trucs:


*Premier ingrédient: la prise de conscience. On se rend compte que l'on est sous tension presque en permanence et que cet état étant devenu pour ainsi dire notre état "normal", il faudra faire un petit (restons optimiste) effort pour se détendre. On arrête de serrer les dents, de bloquer ses épaules, de se crisper sur son volant (au pire) ou sur sa fourchette (!?)

 *Ajoutez une pincée de silence ou de musique douce ( difficile de se détendre dans le bruit, les enfants qui appellent, le chat qui veut sortir, le chien qui veut entrer, le téléphone qui sonne...) et un environnement agréable, pourquoi pas à l'extérieur si le temps le permet (et si votre voisin a cassé sa tondeuse!). S'installer confortablement debout, colonne bien verticale, ou assis, ou allongé. L'essentiel est de s'arrêter et d'être confortablement installé... le tapis à clous... c'est pour les fakirs!

 


*Une louche d'air pur (?): Écouter sa respiration, la calmer (oublier la liste des courses...). Laisser passer les pensées: revenir toujours à sa respiration tranquille et régulière est une des clés.

*Un peu d'anti-rides: Détendre le front et tout le visage, relâcher la mâchoire, les muscles du cou, des épaules, etc... se laisser fondre (sans s'effondrer cependant).


Pour bien sentir la différence, on peut tendre au maximum les doigts, ou monter les épaules très haut (inspirer), puis tout laisser aller (expirer).


*Profiter de cet instant rare où tout passe et rien ne se passe...
On a dit "relâcher," ce n'est pas s'endormir...
Il faut garder l’œil entrouvert...

Photo Xiao Long

 

Ceci est un chat zen... m'enfin! que dis-je là?  je me répète... c'est un chat!

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 15:43

 

Connaissez-vous Yiwu ?

 

Yiwu se trouve dans l'est de la Chine (province du Zhejiang) et on y fabrique des décorations de Noël.

Même si les Chinois célèbrent de plus en plus cette fête, on ne peut pas dire que cela soit aussi marqué que chez nous !

Et cependant, Yiwu est le plus grand marché de Noël au monde.

 

 

On y produit près de 80% des décorations vendues dans le monde, et 30% partent vers les États Unis (gros consommateur de décos !).

 

Depuis 2008, cette ville inonde la planète de ses produits.

La ville est une ville atelier et là-bas c’est Noël tous les jours !!!

L'été est même la période de pointe pour la fabrication des sapins de Noël, des bonnets de Père Noël, des boules …

 Bien sûr puisque les achats doivent être faits plusieurs mois avant Noël, ces achats se font souvent au « Marché du commerce international d'Yiwu ».

 

PHOTO Xiao Long

 

 

Des centaines d'usines (plus de 600 usines et ateliers de fabrication entourant la petite ville d'1,2 million d'habitants)  produisent toute l'année ce que nous allons accrocher dans nos sapins. L'année dernière, les commandes de décorations ont rapporté pas moins de 3 milliards d'euros : ça en fait des étoiles et des angelots!

Il faut dire que la concurrence est rude et chacun calcule ses prix au plus juste.

Et pour vous ce sera ? Un sapin qui s’éclaire tout seul ? ?? Une guirlande ?

 

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 17:21

 

Hiver désolé

Noir de corbeau

Neige d’aigrette.

 

Yosa Buson

 

PHOTO XIAO LONG

PHOTO XIAO LONG

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Published by Xiao Long - dans HAIKU
9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 17:21

La tenue chinoise est bien particulière (pour nous…) et il est de bon ton d’en avoir une pour pratiquer, tout comme on porte une tenue particulière pour faire du Judo ou du Tennis ou du Football. Il ne viendrait à l’esprit de personne de faire du tennis en chaussures à crampons ou de porter une jupette plissée pour envoyer son adversaire au tapis (euh, tatami…).

Endosser sa tenue est le premier pas vers la pratique. Nous ne sommes plus tout à fait le même, nous entrons dans une autre sphère. Cela fait partie de la « mise en condition ». 

Pour ceux qui recherchent  la tenue adéquate pour exécuter le plus confortablement possible les formes, il faut savoir que tout vêtement large et souple peut faire l'affaire.
Xiao Long préconise le tee shirt (blanc dans notre section, avec notre logo et notre mascotte!) et un pantalon noir ample. Rien ne doit gêner le mouvement des bras ni entraver les jambes.

Il est important d’être à l’aise dans ses mouvements et l’ampleur des tenues chinoises pensées pour la pratique du Tai Ji Quan et du Qi Gong nous laissent libres d’exécuter un magnifique « serpent qui rampe » sans craindre une explosion de pantalon… ce qui libère l’esprit totalement ! (Le vôtre et celui des éventuels spectateurs remplis de compassion).

 

Photo Xiao Long

Bien sûr, il est bien agréable de mettre une « vraie » tenue chinoise et ce n’est pas « se déguiser » que d’en porter une, et il n’est pas besoin non plus d’être un « super taijiste » pour se le permettre !

Encore faut-il en trouver…

Si vos vacances vous mènent en Chine, vous n'aurez que l'embarras du choix. Si (crise oblige) vos vacances ne vous mènent qu'à Paris, poussez jusqu'au 13ème arrondissement et les boutiques s'ouvriront pour vous (c'est une image! vérifiez les horaires avant d'y aller...).

Les rues d'Ivry et de Choisy sont une mine!

Alors, flânez, essayez et vous trouverez certainement votre bonheur!
Il y a beaucoup de choses, même si ce ne sont pas toujours de "vraies" tenues de Tai Ji Quan.


-"Mais c'est quoi les vraies?"


-"Les "vraies" ont 7 brandebourgs sur le devant, des découpes particulières sur les manches et le pantalon offre une "aisance" particulière qui permet de ramper comme un serpent digne de ce nom ...
Mais pour une pratique de santé sans exploits gymniques, une tenue classique fait bien l'affaire.

Pour les « bricoleurs » , on peut aussi-  à partir d’une vieille tenue achetée, se faire un patron.

On désosse la bête (en suivant les pointillés : investissez dans de bons petits ciseaux pour découdre tout ça), puis on pose les morceaux de tissu sur du papier à patron et toc, v’là un patron de base qui pourra servir à se confectionner d’autres tenues.

Le plus délicat sera de trouver des « brandebourgs » chinois traditionnels…

 

Photo Xiao Long

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 11:24

On parle beaucoup de Qi: mais qu'est ce que c'est?

 Le symbole Qi représente dans sa partie haute la vapeur s'échappant d'une céréale en train de cuire (partie basse). Il y a donc une dynamique, une transformation, le Qi est en mutation constante, se concentre, se dissout, circule...

Concept de base de la culture chinoise, le Qi (prononcer "tchi") précède la scission binaire du Yin et du Yang. Il est traduit le plus souvent par "l'énergie" ou "les souffles" en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Si l'on parle d'énergie invisible, impalpable, non mesurable... il est tentant de dire pour un occidental que tout ça n'existe pas ou que c'est du vent (!) et que l'on n'y "croit" pas, comme s'il s'agissait d'une religion... Pour les chinois cette idée fait partie de leur conception du monde alors que les explications proposées en occident ne sont pas loin de dériver  parfois  vers l'ésotérisme.
Attention, on s'accroche, on va essayer de faire clair...

Cette idée d'énergie vitale n'est pas facile à appréhender pour les occidentaux rationnels que nous sommes. Pourtant l'idée se rapproche du "pneuma"grec, le souffle de vie ou du "spiritus"latin (de spirare=souffler) ou encore du "prana" indien...

Le Qi est partout, il anime toute forme de vie, il y a le Qi du ciel (Tian Qi), le Qi de la terre (Di Qi), chaque homme, animal, plante, minéral, est animé de Qi. Ainsi l'homme est un axe entre ciel et terre. Il reçoit le Qi du ciel et celui de la terre. A l'intérieur du corps humain, le Qi circule dans les méridiens. Au point d'intersection de tous les méridiens, le centre des énergie est appelé Dan Tian inférieur (Hara japonais).

 

Il se situe à 3cm environ sous le nombril. ( Bon, d'accord, si celui là est inférieur, c'est qu'il y en a un supérieur et un médian, mais, bon... pas tout à la fois!)

Le but de l'acupuncture, des massages, du Qi Gong et du Tai Ji Quan est maintenir l'équilibre et la bonne circulation du Qi dans le corps, car pour la MTC, lorsque le Qi se bloque, une maladie surgit.
La détente, les mouvements lents du Tai ji Quan ou le jeu des contractions, décontractions du Qi Gong permettent d'harmoniser la circulation du Qi.

Voilà une brève explication de que que sont Qi et Dantian. Loin d'être exhaustive car ce sont des sujets où il y a beaucoup à dire...

... Pour ceux qui voudraient se plonger plus avant dans l'étude, le livre de Yang Jwing Ming "Les racines du qi gong" des éditions Budo est une approche intéressante qui allie conception traditionnelle et conception scientifique moderne.

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
19 novembre 2017 7 19 /11 /novembre /2017 09:54
Photo Xiao Long

 

 

Verlaine (qui certes n’était pas chinois... mais aurait pu l'être ?!) l’écrivait :

 

« Les sanglots longs des violons de l’automne

                  bercent mon cœur d’une langueur monotone. »

… et il avait raison.

L’automne est la saison de la mélancolie, de la tristesse…  L’été est bien fini, le soleil faiblit, les températures baissent, les journées raccourcissent.

Notre rythme de vie change : après le Yang du Yang, l’été, où toutes les activités se déploient et avant le repli de l’hiver Yin, voilà une phase intermédiaire où le Yang s’efface, où le Yin se développe. Nos émotions évoluent... et une sorte de nostalgie peut s’emparer de nous...

Bref… On se traine un peu - et on a des excuses !

Pour couronner le tout, notre quotidien nous impose des horaires que notre pauvre petit corps a un peu de mal à suivre et la trop fameuse « Rentrée » -dont on nous parle depuis la « Sortie »- avec son lot de petits soucis et de courses (au sens propre et figuré) nous fatigue.

 

L’automne est un moment important.

C’est alors que se prépare l’hiver : on rassemble, on « engrange », on s'organise pour pouvoir passer la « mauvaise » ( !?) saison confortablement.

 

 

L’automne est le moment du Poumon (élément Métal) et cette tristesse qui pointe est en fait la perversion du mouvement lié au Métal : Tout se concentre, se condense pour ramener vers l’intérieur ce qui, en été, était tourné vers l’extérieur.

Sur le plan des émotions, on peut ressentir un découragement excessif, une sorte de pessimisme profond  et tomber dans une « dépression » automnale. Cette tristesse gêne le Cœur, la circulation du sang… et gêne aussi le Poumon, le « Maitre des Souffles », assistant du Cœur.

C’est le Poumon qui régule le cheminement des liquides organiques, qui contrôle les frontières du corps. Le Poumon est en charge du Wei Qi, l’énergie « défensive », qui circule en surface et fait comme une armure qui nous protège des agressions extérieures. La peau est associée au Poumon.

Si le Poumon est affaibli, des rhumes, des sinusites peuvent se déclarer. Un proverbe chinois (il en fallait un) affirme :

« Si le Poumon est équilibré, l’odorat est bon »,

ce serait dommage de passer à côtés des parfums de l’automne à cause d’un bête nez bouché non ?

 

Et le partenaire du Poumon (Gros Intestin) peut aussi faire des siennes ! S’il gère l’évacuation des déchets inutiles, il gouverne aussi le lâcher-prise qui nous libère de ce qui nous bloque, nous pèse au quotidien.

 

Mais voilà, nous avons de quoi nous reprendre en main…

Les exercices de Qi Gong qui favorisent le Poumon sont donc les bienvenus.

 

On cherche à ouvrir la poitrine en ouvrant les bras, à déverrouiller les épaules par des rotations par exemple. Ces mouvements seront complétés par quelques autres pour le Rein (dont la saison est l’hiver) afin de préparer la saison suivante.

Quelques jolies promenades en forêt, au bord de mer… bref dans la belle nature, correctement couvert (ni trop, ni trop peu), vous redonneront aussi un moral (de Métal !).

 

Photo Xiao Long

 

La médecine chinoise considère qu’il est important de recevoir l’énergie de la saison en cours en choisissant ses aliments. 

    Pour se nourrir en accord avec la saison, pas de choses compliquées, on choisit des aliments tièdes et neutres : poireau, oignons, ail, choux, navet et autres radis (légumes racines) … quelques légumineuses, quelques fruits secs… et un peu (on a dit « un peu » ! pas une louche !) de piquant (poivre, gingembre, piment…) ne fera pas de mal.

La couleur qui correspond à l’Automne/ Métal est le blanc, couleur du deuil, de la tristesse ...

 

Conseil de Xiao Long:

On évitera cependant de porter un pantalon blanc en particiulier  pour les grandes promenades à la campagne, par temps de pluie…

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Published by Xiao Long - dans CULTURE
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 13:51

行 !

 

On les trouve sous différentes appellations : 5 éléments, 5 phases, 5 agents …  « Wu » signifie 5 et là nous sommes tous d’accord. « Xing » signifie marcher, aller, agir et induit un processus, un mode d’action, le terme « phase » est plus proche que le terme « élément ».

     Il est question

du bois,

du feu,

de la terre,

du métal et

de l’eau.

Ces notions apparaissent sous les Royaumes Combattants (Vème-IIIème siècle). Ce là ne date pas d'hier donc!!!

 

Tout un système de correspondances est né qui nous servira bien si l’on veut mieux comprendre la pensée chinoise, la médecine et… nos exercices de Qi Gong !

Comme le principe Yin/Yang, les Wu Xing sont des incontournables si l’on veut aller plus avant dans la découverte de nos disciplines.

 

 

Il y a donc une notion de dynamique dans les Wu Xing que le mot « élément » ne rend pas. Cette théorie veut mettre un peu d’ordre dans les phénomènes naturels et humains, cosmiques et sociaux, par un jeu subtil de similarité, de correspondances et de liens qui soutiennent une transformation permanente.

 

Ainsi le Feu correspond à l’Été, à la direction Sud, à la couleur rouge, à la joie… au Cœur.

 

Le Métal correspond à l’Automne, à la direction Ouest, à la couleur blanche, à la nostalgie, la tristesse… Au Poumon.

 

L’Eau correspond à l’Hiver, au Nord, au noir ou bleu nuit, à la peur … au Rein.

 

Le Bois correspond au Printemps, à l’Est, au vert, à la colère… au Foie.

 

La Terre correspond à la saison intermédiaire, au centre, au jaune, à la rumination… à la Rate.

 

Dans le Qi Gong des 5 Animaux par exemple, on retrouve ces notions, ce lien entre émotions et organes…

On trouve fréquemment des cercles représentant ce cycle. Il faut savoir que dans les représentations le Nord est en bas, le sud en haut…

Dans certaines le Jaune, la Terre est au centre ; dans d’autres, elle se glisse entre le rouge et le blanc…

 

 

 

Pour créer une dynamique, deux mouvements existent :

Le premier est celui de « l’engendrement ».

Le métal devient liquide et donne l’eau, l’eau nourrit le bois  qui alimente le feu, les cendres retrouvent la terre qui cache le métal….

 

Le second est un cycle de « domination ».

Le métal coupe le bois, le bois épuise la terre, la terre absorbe l’eau, l’eau éteint le feu, le feu fond le métal…

 

Par ce biais et le jeu entre notions, un équilibre peut-être maintenu ou rétabli afin d’obtenir une harmonie qui permet la vie dans de bonnes conditions.

 

    Ainsi en médecine chinoise, le Cœur est considéré comme la mère de la Rate, celle-ci est mère du Poumon. Le Poumon est mère du Rein et celui-ci est mère du Foie. Le Foie est mère du Cœur.

Nos « organes » forment donc une grande famille et pour rester en bonne santé, il faut que chacun reste à sa place et fonctionne correctement, en belle harmonie.

 

 

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Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN QI GONG

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

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