Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 14:48

 

Couvert de papillons

L’arbre mort

Est en fleur

 

Kobayashi Issa

 

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans HAIKU
9 juin 2018 6 09 /06 /juin /2018 12:20
 
 

PHOTO XIAO LONG

 

On s'y perd un peut dans toutes ces appellations (non) contrôlées:
On parle de TAI JI QUAN, de WUSHU, de KUNG FU et vous vous demandez (si, si, j'en suis sûre, c'est une question qui vous hante! : " Alors le Tai Ji Quan , c'est du Kung Fu? du Wushu?"

 

Nous allons nous intéresser d'abord au Wushu:

 

Le terme Wushu est traduit par « art martial ».

Le sinogramme « Wu » représente une hallebarde. C’est l’arme du gardien qui empêche tout agresseur, voleur ou mauvais esprit, de porter atteinte aux biens ou à l’intégrité physique des habitants.

« Shu » est le savoir-faire, les connaissances multiples nécessaires ici pour se défendre. C’est « l’art » dans son sens ancien, le fruit d’un long apprentissage.

 

 

Le terme « Wushu » apparaît pour la première fois pendant la dynastie Liang (502-557) et désigne alors les techniques militaires de combats (Jiji) et arts guerriers (Wuji). Il ne se répand vraiment qu’à la fin de la dynastie Qing.

En 1915 Ma Liang édite un manuel : « Les nouveaux arts martiaux chinois ». Le terme perd alors son  caractère militaire pour s’appliquer plutôt à une activité sportive traditionnelle.

 

A la fin du XIXème siècle (plus proche de nous!) on commence à distinguer les boxes internes (Neijia) des boxes externes (Waijia).

En Europe on considère alors que les styles externes utilisent uniquement la force et la vitesse. D'un côté il y aurait les styles externes (Shaolin – bouddhistes) et de l'autre les styles internes (Wudang - taoistes).

 

 

On a tendance à les opposer, car les styles internes ne s’appuieraient que sur un travail respiratoire, énergétique, la décontraction et la lenteur.

En réalité pourtant les principes fondamentaux sont identiques, qu’il s’agisse de techniques internes ou externes, seule la mise en œuvre diffère.

De la même façon, à l’origine le Qi Gong était partie intégrante du Wushu, ce n’est que plus tard que chaque boxe a développé un Qi Gong plus adapté à ses besoins respectifs.

Ainsi avons-nous aujourd’hui ce cloisonnement entre interne, externe et énergétique comme si chacune de ces disciplines était unique et homogène. Le Wushu est donc un terme générique qui englobe ces trois aspects.


Pour répondre à notre question initiale, le Tai ji Quan est un Wushu.

C’est bien un art martial et il est non seulement martial, mais aussi interne et énergétique… le Yang contient toujours un peu de Yin, le Yin renferme toujours un peu de Yang…

Il ne faut pas toujours vouloir mettre des frontières... où il n'y en a pas :)

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 15:05

 

On entend parler parfois de densité de mouvement. C’est encore une notion complexe sur laquelle il peut être intéressant de s’arrêter. Comment savoir si un mouvement est « dense » (avec un « e » bien sûr…), comment le voir ? Peut-on le voir ?

S’il s’agissait simplement d’agiter les bras harmonieusement pour faire du tai ji quan… ce serait facile !

Mais… c’est un art… l’art du vide et du plein (et non, ce que je dis n’est pas plein de vide…)

 

Un mouvement dense est un mouvement qui a du volume. Mais pas seulement, on peut faire un joli ballon avec ses bras sans que le mouvement révèle une quelconque densité : on a l’amplitude, mais il reste un vide dans ce beau « rond ». Il ne suffit donc pas simplement de remplir ou d’occuper l’espace pour être dense. Un petit mouvement peut être dense. Allez, encore une histoire de vide et de plein… on doit remplir délicatement ce vide…

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

Il faut chercher de la consistance, de « l’épaisseur » dans le mouvement : remplir le ballon… Si les bras travaillent seuls, il n’y aura rien dans le mouvement.

Pour créer de la densité, le corps, la respiration et l’esprit doivent s’accorder. Cela repose aussi sur les sensations fines : si on est attentif, on sent si le mouvement est dense ou non.

Cela se voit alors aussi de l’extérieur car le mouvement est plus expressif, plus rempli, plus vivant.

 

Densité ne signifie pas raideur, tension permanente, mais plutôt souplesse, présence, force tranquille.

 

Il est toujours difficile d’expliquer par des mots ce genre de notion. Et sans doute n’en avons-nous pas tous la même définition.

Comme souvent, il n’y a pas de recette simple. C’est en avançant dans la compréhension du mouvement, en affinant ses sensations et en harmonisant  respiration, corps et esprit que l’on s’en approche.

 

On ne se rend pas toujours compte que l’on n’a pas atteint la densité de mouvement, elle ne vous manquera pas forcément donc. Par contre, le jour où on la « trouve », on le sait !

 

Et dès lors vous prendrez conscience que votre pratique est plus complète (ce qui ne veut pas dire parfaite...), que vous avez progressé sur le looooong chemin…

 

Ben, oui… on n’est pas rendu, comme on dit par chez nous !

Et c’est très bien ainsi… toujours de nouvelles perspectives…

 

PHOTO XIAO LONG

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 13:42

Les beaux jours arrivent et il est bien normal d’avoir envie de prendre un peu d’air… Pratiquer dehors est très agréable et si nous en avions le courage, sans doute le ferions-nous plus souvent. Il suffit d’éviter les conditions climatiques trop désagréables, le trop froid, comme le trop chaud, le trop venté… bref le trop !

 

Pratiquer à l’extérieur est une sensation nouvelle et le ressenti est alors plus important que la pure technique. Les pelouses à trou-trous ou le sable humide ne permettent pas les équilibres parfaits, mais nous pouvons travailler différemment : sentir le sol, ou même l’herbe si on adopte le pied nu ! Ou le sable ! … On sent comment notre pied s’ancre, comment tout le corps participe à cet équilibre et il est très plaisant d’être en contact direct avec cette nature dont nous nous inspirons.

 

PHOTO XIAO LONG

 

Nous pouvons aussi respirer bien plus à l’aise en extérieur (éviter les chemins de terre sous les autoroutes !), et le plus souvent, on se rend compte que la pratique est autre, que l’on est plus lent ou au contraire plus rapide sur les positions d’équilibre qui sont moins tenues, que l’on est plus posé, car il faut bien assurer ses appuis avant de se déplacer,  et souvent plus concentré.

Petit Dragon aime pratiquer en extérieur et redécouvrir les taolus dans un cadre apaisant et relaxant, sans murs, sans plafond. C’est comme si les mouvements pouvaient s’agrandir encore et remplir l’espace, les pieds dans le sol, la tête dans le ciel…

Il ne faut pas hésiter à faire son petit qi gong ou son tai ji quan dehors en oubliant les regards de ceux qui peut-être passeront par-là à un moment donné.

Après tout, il est tout aussi intelligent de pratiquer nos disciplines dehors que de faire son jogging, d’aller à vélo, ou de parler tout seul (euh, non, désolée, de parler au téléphone et de faire participer tout le monde à ses conversations…)

Alors, plus d’hésitation ! Allez, hop ! on va dans la prairie la plus proche ou sur la plage !!!

 

PHOTO XIAO LONG

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 17:31

 

Faire son ménage est une chose  très moyennement passionnante, il faut l’avouer- et voilà qu’on veut nous le rendre thérapeutique ! Si ce n’est pas beau le progrès !

Il y a tant de façons de méditer… la dernière en vogue proposée est – nous dirons une forme de méditation en action !

Donc, on croyait jusqu’ici que ranger, dépoussiérer, trier était une vraie corvée, mais non, pas du tout !!! C’est le moyen d’accéder à un bien-être !

Comment faire ?

Au lieu de nettoyer le weekend la saleté de la semaine en maugréant, il faut se rendre compte que l’on se vide la tête en même temps – comme si l’on méditait…

Il y a des bazars organisés pourtant !!!

 

Et d’autres pas !

 On crée un espace propre, net duquel on élimine les parasites et qui nous permettra de goûter à une certaine forme de sérénité. Cela ne signifie pas avoir un intérieur désincarné tout beau comme une photo extraite d'un magazine de décoration- on y vit quand même!!! mais... dépouillé des inutiles.

Une fois le ménage fait, les objets superflus rangés ou jetés ou donnés (c’est encore mieux !), on peut se reposer dans un espace libéré. L’idée est simple et n’est pas nouvelle : intérieur et extérieur communiquent. Si votre intérieur extérieur (alors déjà, vous ne suivez plus !)- votre maison- est en désordre, alors votre monde intérieur est à son image…Ce n’est pas faux et même vrai… de là à parler de méditation… Petit dragon a un doute et le voit plutôt comme l’application d’une des règles de base du Feng Shui.

Le Feng Shui insiste sur le bon placement des objets dans une pièce pour permettre au Qi de circuler harmonieusement. Pour ce faire, il faut faire des choix et ne pas forcément garder des choses qui ne servent plus à rien, la pile de journaux des années précédentes, les vieilles chaussures entassées sous les chaises, les tapis roulés sous les lits, les cartons empilés sur les armoires, sans parler de tout ce qui est conservé à droite et à gauche et qui « pourrait servir un jour »… Mais l’expérience prouve que la plupart des objets qui n’ont pas été utilisés depuis une ou deux années, ne le seront plus jamais…(spécial dédicace à celui qui n’a pas encore défait certains cartons depuis son aménagement, il y a … un temps certain 😉)

 

Photo Xiao Long

Et donc,...c’est le printemps, et donc c’est la saison idéale pour un grand nettoyage -méditatif ou pas- mais certainement bénéfique !

Trier signifie choisir, prendre des décisions, classer, mettre au clair, gagner de l’espace, rétablir un équilibre harmonieux et gagner en énergie. .

Être dans un intérieur aéré qui favorise le repos et la mise en place de nouveaux projets… et la méditation...

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans MEDITATION RELAXATION
22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 09:16

 

La sapèque est une pièce ronde percée d’un carré au centre. Elle peut être en cuivre ou en bronze. Le mot français serait originaire du malais ( ?!)  « sapocou » qui contient mille caxas (vous m’en direz tant…).

En chinois la pièce était désignée par qián (argent, pièce de monnaie). La sapèque avait cours déjà sous la dynastie Qin (-221 à -206) puis se répandit en Asie.

Les pièces rondes étaient  percées en leur centre d'un trou carré et portaient deux caractères « ban liang »( demi liang :le liang est une unité de poids).

Le trou permettait de les enfiler sur une barre carrée, pour les faire tourner afin de les ébarber. Du côté symbolique chinois, la forme ronde évoque le Ciel, et le trou carré central évoque la Terre.

Pour les transporter, les sapèques étaient réunies et enfilées sur un lien de jonc ou des cordelettes passées dans leur trou central, constituant ainsi des ligatures de sapèques. On pouvait en lier 100 ou 1 000 pièces ! La ligature devient une unité de compte.

 

PHOTO Xiao Long

Sur les premiers billets de banque (début dynastie Tang) apparaissait l’image des sapèques enfilées sur  des cordons. L’utilisation du  papier-monnaie se justifiait par son côté pratique (la lourdeur des ligatures) et l'appauvrissement des stocks de cuivre…

De nos jours, on ne peut plus régler ses achats en sapèques… mais on peut les utiliser comme porte-bonheur pour attirer richesse et bonne fortune. On doit alors attacher ensemble trois pièces en les reliant par un cordon rouge (bien sûr !), symbole de réalisation, de chance et d’abondance. Il ne faut pas oublier ensuite de les accrocher sur la porte d’entrée... Il ne vous en coûtera que trois sapèques d’essayer… Mais ne vous sentez pas lié… (encore de l’humour à deux … sapèques…)

 En Feng-Shui, il existe aussi « l’épée magique » : elle est constituée de nombreuses sapèques ligaturées entre elles sur le modèle d’une épée..

L’épée de pièces chinoises sert aux purifications symboliques des lieux, selon un ancien rite Feng Shui lié au Métal. On doit alors  trancher d’abord verticalement dans les “Quatre Directions” (Nord, Ouest, Sud, Est)  dans le sens des aiguilles d’une montre, puis horizontalement dans le sens contraire des aiguilles d’une montre en tournant sur soi-même enfin de trancher d’une manière oblique de la gauche en haut (Yang) vers la droite en bas (Yin) en visualisant la couleur blanche (Métal !). Voilà qui n’est pas des plus simples…


Certains officiants utilisent une “épée aux Sept Etoiles du Nord qui comporte sept points de cuivre inclus dans la lame d’acier forgé rituellement et se réunissant pour former l’image symbolique de la Grande Ourse. (Nous retrouvons cette symbolique sur nos épées de Tai Ji).

  L’épée de sapèques sert aussi de porte-bonheur (on fait donc de quelques misérables sapèques deux coups !). On pourrait ainsi attirer la chance et  la prospérité.
 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 15:13

 

L'été approche, c'est ce qu'il faut se dire... et c'est le moment des fleurs. Les fleurs ont chez nous "un langage", et elles parlent aussi en Chine!


Le lotus par exemple est l'emblème de l'été (mais oui, c'est une saison qui existe aussi en Normandie!).
"De la sombre profondeur du fond de l'étang, le lotus apporte beauté et lumière" voit-on souvent dans les poèmes chinois.


Photo XIAO LONG

Il est symbole de pureté et de perfection,de force de caractère (associé à une personne vertueuse qui fait face aux difficultés en conservant son optimisme). Il est facile de faire plier une tige de lotus, mais difficile de la casser.


Il représente la constance des liens dans la famille ou (représenté alors en compagnie de canards mandarins) le couple : les nombreuses fibres de sa tige maintiennent la cohésion.
Souvent sont représentés sur le même dessin des graines, un bouton et une fleur de lotus, ce qui représente le passé, le présent et l'avenir, les 3 stades de l'existence.


Les graines sont symboles de prospérité, de fertilité.

Le lotus (He Lian) fut introduit en Chine à partir de l'Inde, il est considéré comme l'un des 8 trésors du Bouddhisme. Lorsqu'il apparait avec 8 pétales, il indique les 8 directions, sa tige représentant l'axe terre-ciel. Nous revoilà avec des 8...


Décidément, les symboles sont partout!!!
Le lotus est donc une fleur précieuse, soyez doux lorsque vous devez le balayer ... dans un taolu (bien haute la tige du lotus à balayer!).

...et pour les amateur de thé, sachez (et non pas sachet!) qu'il existe des thés au lotus excellents... A vos tasses!

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans SYMBOLES
25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 09:59

 

Ce pourrait être un de ces proverbes chinois qu’affectionne Xiao Long… Rien n’est plus vrai et rien n’est plus simple à oublier !

Les Chinois parlent souvent du pilier et de la poutre qui sont les pièces maitresses de tout bâtiment, il n’est pas superflu de temps à autre de vérifier si la poutre est en bon état et si le pilier tient toujours…

 

 

PHOTO XIAO LONG

 

Le stage que proposait Maitre Yuan hier à Rouen sur les bases énergétiques du Tai Ji Quan était donc un incontournable pour le Petit Dragon.

Yuan Lao Shi nous a rappelé qu’il n’est pas nécessaire d’accumuler les formes, et qu’il ne s’agit pas de mesurer ses connaissances et capacités au nombre de taolu connus. La quantité n’est pas synonyme de qualité. Et il faut savoir chercher au-delà du visible, ne pas rester à la surface.

 

C’est l’invisible qui nourrit nos techniques. Et c’est ici que l’on peut parler d’énergie… Bien sûr, on peut difficilement la mesurer et pourtant. Il suffit de regarder Yuan Lao Shi faire un mouvement tout en simplicité en naturel pour comprendre que cette harmonie est issue d’une union du corps et de l’esprit où tout se fait sans contrainte, où tout est équilibré.

Xiao Long est toujours admirative devant tant de simplicité, car nous avons tous tendance à « rajouter » des choses, à personnaliser nos techniques, quelques fioritures par-ci par-là, un petit arrondi « joli », un petit truc en plus. Pourtant ce n’est pas utile, cela peut même finir par parasiter notre pratique.

 

L’énergie s’exprime dans l’unité du corps, dans ce centrage, cette solidité du noyau qui laisse les extrémités libres et disponibles pour aller au bout des techniques.

 

Bref, Xiao Long a beaucoup apprécié ces heures de stages en compagnie de celui qui est le point fixe, le centre vers lequel on revient, le repère pour tous ceux qui ont eu la chance de bénéficier de son enseignement.

Xie xie Yuan lao shi!

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN
24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 12:46

 

Fêter les premiers jours de la nouvelle année est toute une organisation, ce n’est pas seulement une fête de famille (on rend visite aux amis aussi...). Et même si c'est d'abord une grande réunion familiale  -et pour le voir, il suffit d'aller dans les gares pour se rendre compte que tous les Chinois rentrent chez eux, c'est aussi une fête "religieuse". Car si on se retrouve ensemble  et c'est très important, c’est aussi pour honorer ses ancêtres.

 

Le premier jour  " yuan dan " est « Le lever du jour » ou « les trois débuts ».

 

C’est le premier jour de l'année, le premier jour du premier mois et le début de toute une nouvelle année , donc les " trois débuts ". À partir du matin de ce premier jour, on honore les ancêtres et on exprime sa reconnaissance.

 

Pendant l'Hommage aux ancêtres, la famille fait des offrandes devant les tablettes des ancêtres (petites planches en bois sur lesquelles figurent les noms des défunts, placées sur l'autel des ancêtres). On place sur l’autel des fruits, des gâteaux du nouvel An, des nourritures salées et sucrées et du vin. On allume de l'encens et des bougies rouges et l'on s'incline devant les tablettes en signe de gratitude  envers les  Dieux, les parents et les aînés.

Après cette cérémonie, les membres de la famille se complimentent réciproquement et les enfants se présentent tour à tour devant les parents : ils expriment leurs vœux, de l'aîné au plus jeune et du fils à la fille.

 

C’est alors qu’ils reçoivent les "Hong-Bao",  petites enveloppes rouges et or qui contiennent les étrennes.

Si des offrandes sont faites aux ancêtres, les vivants se retrouvent pour des grands repas préparés de longue date...

 

 

Le culte des ancêtres joue, depuis les temps les plus anciens, un rôle capital dans la pensée et dans les pratiques religieuses de la civilisation chinoise. La pensée confucéenne insiste sur la piété des fils envers leurs pères, le culte des ancêtres est une pratique immémoriale.

Ce culte est supposé entretenir les liens de communication entre les vivants et les morts et a pour vocation de perpétuer la mémoire des ancêtres afin qu'ils protègent avec bienveillance  toute la famille!

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans CULTURE
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 15:24

 

Il faut de temps à autre (re)parler du Tui Shou (推手 ; Tuī Shǒu), le « laissé pour compte » de beaucoup de cours de Tai Ji Quan… Beaucoup d’enseignants disent que les élèves s’ennuient et n’aiment pas travailler à deux. Pourtant ce n’est qu’ainsi que l’on peut accéder à la compréhension d’un autre « pan » de notre pratique.

Ce qui peut devenir un art (avec de nombreuses heures de vol !!!), est au début surtout un jeu. C’est un outil majeur dans l’apprentissage du Tai Ji Quan (qui, rappelons-le, n’est pas uniquement la récitation fidèle d’une forme…)

 

LES DEBUTS : CODIFIES

La progression dans le Tui Shou est structurée par une succession d’exercices codifiés, dont la complexité et la vitesse augmentent pour progressivement arriver au combat libre. On commence par une main, puis on apprend à « tourner » des mains…

Xiao Long aime bien le terme « tourner », car il met en relief le fondement de l’exercice : la circularité … qui est partout et à chaque étape du contact, de la déviation, de l’absorption, de la transformation. Il y a du Yin / Yang dans l’air !!!

Le Tuishou est un travail à deux : on apprend au début à se positionner correctement face à un son partenaire (je ne parle pas d’adversaire… non, non…), à la bonne distance, correctement enraciné et en respectant la rectitude (et non la raideur) du corps.

On cherche à contrôler les articulations, puis on apprend à suivre les changements de direction, à s’adapter aux mouvements du partenaire pour développer des qualités d’écoute de l’autre qui seront très utiles par la suite, pour le libre par exemple... Toutes les articulations doivent être contrôlées : la main, le coude, l’épaule, et pour cela différentes combinaisons sont possibles… on a l’embarras du choix !

Ces « jeux » codifiés sont aussi un support  pour appréhender les applications martiales dans le mouvement. Le contact permanent avec l’adversaire est difficile à maintenir au début. La « main » (ou avant-bras) suit constamment l’autre dans un contact le plus léger possible et sans jamais le perdre, quels que soient les changements de rythme, de direction, de force. On ne « casse » pas le mouvement, on ne lâche pas, on ne force pas, on ne s’arrête pas…

L’apprentissage commence le plus souvent lorsqu’une première forme est maîtrisée, car il faut quelques bases techniques avant de se lancer… sans quoi le Tuishou n’aura qu’une portée très limitée…

La pratique du Tuishou devient indispensable à un certain moment, car c’est à travers le travail à deux que l’on valide la pertinence de la technique de la forme. Le Tuishou permet de comprendre, de ressentir une technique par l’interaction. Les choses prennent du volume et lorsqu’on retourne ensuite à la pratique, on l’aborde souvent différemment.

Une application martiale n’est vraiment maîtrisée que lorsque qu’on est capable de l’utiliser lors des Tuishou et avec différents partenaires. Un enseignant qui ne connait pas l’utilisation correcte des mouvements aura du mal à transmettre les bases même des premiers mouvements, et transmettra une boxe vide.

 

LIBRE :

 L’envisager comme un jeu ouvre des perspectives : On peut essayer de déstabiliser le partenaire amicalement en trouvant son point faible sans être obnubilé par le désir de « gagner », le Tui Shou est moins un combat qu’un échange. On peut apprendre à se connaitre et à reconnaitre ses limites. On peut apprendre à percevoir l’intention du partenaire avant qu’il ne fasse le mouvement (b Toutes les articulations doivent être contrôlées ; la main, le coude, l’épaule, et pour cela différentes combinaisons sont possibles on là, ‘faut pas rêver non plus…il faut déjà pratiquer un peu pour y arriver...)

C’est une forme de communication non verbale.

Cette pratique de poussée des mains nous permet de progresser sur tous les plans (tendino-musculaire- correction posturale – enracinement – fluidité - écoute - présence …) accompagné par notre partenaire.

Ce travail à deux de « poussée des mains » s’effectue à courte distance et en contact constant avec le partenaire. Il permet de développer la synchronisation, d’apprendre à relâcher les articulations et les muscles, afin de mieux percevoir la force et les intentions du partenaire et d’absorber ses assauts sans (trop) céder au déséquilibre.

 Le principe à appliquer est celui du Yin et du Yang (pas de surprise…), on détend son corps tout en restant  « présent » dans l’action, on ne s’oppose pas directement par la force (pas de Yang contre Yang.. syndrome des « deux vaches » comme dirait Maitre Yuan !).

On utilise le Yin pour neutraliser la force de l’adversaire, on absorbe, on accueille, avant de renvoyer. Affinant les sensations le jeu peu devenir très subtil… Dans ce cadre, le Tui Shou devient  une forme de lâcher-prise, une pratique relaxante.

On ne parlera pas ici de l’aspect compétition… c’est autre chose… (On y bourrine trop souvent et cela n’a plus grand-chose à voir avec le Tuishou… Opinion qui n’engage que Xiao Long, Dragon indépendant…)

Du côté « obscur » de la force (je plaisante !) Le Tui Shou intègre de nombreuses techniques telles que les Qinna (擒拿 ; qínná : saisies et luxations), les frappes des poings, des coudes, des épaules, des hanches, les projections, les blocages où verrouillages, les immobilisations, les balayages…

Mais, bon, Xiao Long a arrêté depuis hier…

 

RAPPEL :

Tui Shou est le plus souvent traduit par « poussée des mains ». Et pourtant, ce ne sont pas les mains qui poussent, mais l’ensemble du corps. Comme dans tous les mouvements de Tai Ji Quan, le corps entier participe et la force musculaire passe au second plan (enfin… devrait passer au second plan…)

Les « mains » sont le point de  contact, la paume, le poignet voire l’avant-bras sont le prolongement des mains …

 

Le but du Tuishou

 

L’objectif ultime étant de « connaître l’autre sans se laisser connaître » (principe tiré du Sunzu Bingfa, l’art de la guerre).

Ainsi ce n’est pas forcément celui qui lance l’action qui sera à son avantage… au contraire, il vaut mieux laisser faire l’autre pour utiliser son « point faible »…

Pour connaître l’autre, un seul point de contact est insuffisant, mais dès lors que l’on possède trois points de contact, il est possible de travailler sans regarder l’adversaire, et même en fermant les yeux tout en sachant anticiper le moindre mouvement.

« 势两扇门,全靠步赢人 » ; shǒu shì liǎng shàn mén, quán kào bù yíng rén

« La gestuelle des mains ne sont qu’agitation,

La victoire vient des déplacements »

 

LES GENRES

 

Les Tuishou fixes (剜花推手 ; wān huā tuīshǒu) : on reste sur place

Le Tuishou mobile (活步推手 ; huó bù tuīshǒu) :  on recule ou avance d’un pas , puis les déplacements sont progressivement de plus en plus complexes et rapides

Les Tuishou à déplacements circulaires (花脚步推手 ; huā jiǎo bù tuīshǒu) : petits pas circulaires ou grands pas circulaires

Le Tuishou à déplacements libres (散步推手 ; sǎn bù tuīshǒu) :

Le contact est toujours gardé, les changements du haut du corps ainsi que les déplacements ne sont pas codifiés, il faut changer de direction sans se soucier d’une chorégraphie, dès lors qu’une force s’oppose…

Lorsque toutes les étapes précédentes sont maîtrisées, le contact disparaît progressivement et l’on rentre alors dans le Sanshou (combat libre).

Partager cet article
Repost0
Published by Xiao Long - dans TAI JI QUAN

Recherche

 Ce blog est a but non commercial, non lucratif. Il délivre des informations et des commentaires techniques et culturels pour les pratiquants de Tai Ji Quan et de Qi Gong ainsi que pour tous ceux qui s’intéressent à la culture asiatique.

Si vous voulez pratiquer le Tai Ji Quan ou le Qi Gong, allez sur le site de l'association Feng yu Long où vous trouverez toutes les informations nécessaires.

https://www.taijiqigongevreux.com/

 

.